Le Véritable Visage de la Lumière

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  Pacô le Sam 6 Fév - 0:56

Raté, ce n'est même pas un problème de formation du nom, d'étymologie, mais bien le nom lui-même.
Et il ne s'interroge pas sur sa signification, il se contente de dire :
"Quel bien étrange nom que monsieur Hong !"


C'est fondamentalement différent, puisque ce n'est pas un souci de langue qui est souligné ici, mais bien de philosophie.
Et ces questions répétées deux ou trois fois sont justement là pour susciter la curiosité du lecteur, sans lui en apprendre davantage.
Et j'ai l'impression que ça fonctionne remarquablement bien sur toi chizz.

Pour les étudiants, il est question de les envoyer sur leur monde, et non sur leur planète.
Mais après, on parle bien de monde différent quand on parle d'ouvrier et de patrons au XIXème (et même encore aujoud'hui ^^).

Donc, non, pas d'autres planètes (au sens Star Wars du terme en tout cas Wink).
VVL est surtout basée sur une philosophie que j'ai essayée de monter, sans me prendre pour un philosophe non plus.
Après on adhère ou pas, mais en tout cas, pas de nouvelles planètes. On reste dans le domaine spirituel plutôt Smile.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.


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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Sam 6 Fév - 20:38

Et j'ai l'impression que ça fonctionne remarquablement bien sur toi

Exact ! Je vais arrêter de chercher pour l'instant. En relisant, j'ai vu ceci qui me paraît un peu pléonastique :
– Allons bon, pas de chinoiseries entre nous, monsieur Hong. Votre arme d’un autre siècle n’impressionnerait même pas la secrétaire de votre bureau », répondit calmement l’étranger d’une voix dénuée de toute inquiétude.

Je continue.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  nico4g le Sam 6 Fév - 20:45

En coup de vent :
ignorer exprime plutôt une certitude, peut-être une hypothèse, les mettre ensemble me fait donc tiquer.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Sam 6 Fév - 21:11

De quoi il parle le Nico ? scratch

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Sam 6 Fév - 22:19

Si je comprends bien, le monde, après s’être unifié à la suite dont ne sait quelle catastrophe, voit son fonctionnement remis en cause par l’arrivée (ou la naissance) d’un nouveau peuple possédant ses propres codes. Les rejeter est difficile parce qu’ils ont participé à relancer l’économie. Les accepter serait à mon avis en faire un peuple à part, parce qu’avec des mœurs à part. Ça me rappelle les fameuses exécutions. Il y a une notion de Bien et de Mal là-dessous. Non ?

(extrait 3)

« Quelle bande d’emmerdeurs ! grogna Marc en revenant sur ses pas. Ils sont bien décidés à nous faire attendre ici jusqu’à la nuit. »
Le jeune homme s’assit sur le capot luisant de la petite (pourquoi « petite » ? Ça devient une manie cet adjectif^^) voiture noire ; il regrettait de plus en plus Saint-Pétersbourg. Roald et lui semblaient bel et bien coincés dans cette manifestation imprévue par les autorités : cette foule compacte autour de lui façonnait un immense mur infranchissable ; un bloc de chair humaine qui ne fléchirait sous aucune protestation ou supplication. Le garçon s’était excusé, les avait raisonnés puis s’était rebellé : rien n’avait altéré leur impétueuse détermination à bloquer ce boulevard, d’habitude désert, qui traversait le treizième arrondissement. Ils se tenaient tous la main et les contournaient, avec une fausse indifférence, les astreignant simplement à contempler ce défilé presque militaire. A (À) dire vrai, il ne leur manquait plus que l’uniforme, tant leurs lignes étaient droites et leurs pas, (pas de virgule) rythmés. À tue-tête, un chant était hurlé (et encore une !) et renchéri : À bas l’Empire ! À bas l’Empire ! La rue te fera fuir ! (ça mériterait de l’italique ou des guillemets ce slogan) Toutefois, Marc nota un comportement qui le fit trembler légèrement (qui le fit frissonner ?) : leurs bras ainsi (pourquoi « ainsi » ?) raidis formaient de curieux barreaux de cellule et, pire encore, leurs yeux se comportaient comme de redoutables miradors : ils scrutaient les deux prisonniers qu’ils venaient de capturer dans leur procession et se préparaient à les fusiller au moindre mouvement qui trahirait une agressivité soudaine. Une étrange angoisse saisit alors le jeune garçon : il avait la désagréable impression d’être pris en otage. (tu sais quoi ? Je te laisse compter les « deux points » que tu as semé partout. Je trouve qu’il y en a beaucoup trop)

« La prochaine fois, je ne freinerai pas et ils n’auront qu’à se bouger les fesses s’ils veulent la vie sauve », dit son ami en baissant la vitre du côté chauffeur.
Marc sourit, ce qui dérida un peu son visage fermé. Le plus drôle, c’est que Roald était effectivement capable de ne pas arrêter son véhicule (de mettre sa menace à exécution ?) si une telle situation venait à se reproduire. Des promesses comme celles-ci, il en avait fait d’autres : elles s’étaient vérifiées plus d’une fois et le jeune blond (le jeune homme ? On sait que c’est Marc) ne s’étonnait plus des réactions impulsives de son ami. Il arrivait même parfois à les comprendre et à les approuver lorsque de pareilles circonstances venaient déranger ses objectifs premiers. Marc ne tolérait pas qu’on interagisse avec ses ambitions. Il appréciait l’ordre et organisait ses journées (son temps ?) pour améliorer leur efficacité : sa nature était faite ainsi (était ainsi faite) et elle avait beaucoup favorisé sa réussite en études supérieures. Ce type de contretemps l’irritait et, même s’il s’appliquait à n’en divulguer aucun signe et arborait une mine lassée, la colère transpirait de tous ses membres. Son père Roland (Roland, son père,) avait comparé un jour, emporté par l’humeur comique d’Hassan Adjahid, la sueur qui coulait sur l’échine de son fils à la mythique atrabile que diagnostiquaient les médecins de jadis (tiens donc ! Connais pas) . Seuls ses doigts, qu’il croisait en bien d’innombrables figures, révélaient son indignation et démontraient toute l’agitation qui perturbait son âme.

La manifestation progressait ; les parisiens agissaient toujours de la même manière au cours du temps – qu’une République planétaire les régisse ou non. Lorsqu’une crise menaçait leurs têtes et leurs intérêts, ils marchaient vers la source du pouvoir. Durant la Révolution, ils s’étaient rassemblés à Versailles et avaient ramené Louis XVI dans la ville des Lumières. Aujourd’hui, ils se dirigeaient vers les quartiers huppés de la capitale, vers le domaine du 5, rue Georges Jacques Danton – des résidences séculaires de l’ancien régime et du XIXème – mais aussi vers les bijoux de verre et d’acier de la nouvelle bourgeoisie. L’époque n’était certes pas la même, toutefois les principes résistaient aux siècles. Ce ne serait (peut-être) plus un palais à assiéger, mais plutôt des dizaines de riches villas : les manifestants n’en feraient qu’une seule bouchée. D’un coup d’œil rapide, Marc les avait évalués. Il n’aurait pas été surpris d’apprendre le lendemain dans la presse que leur nombre approximait les dix ou quinze mille.

D’un geste nonchalant, le garçon connecta la puce électronique dans son oreille : la presse parlait-elle déjà de cette manifestation spectaculaire ? La voix d’Emile Borget, l’animateur vedette du News Budapest, résonna tout à coup dans sa tête. En direct de Varsovie, il animait un violent débat sur la position relative et effective de l’Empire au sein de la société : la question qui serait tranchée lors de la cession extraordinaire de l’Assemblée. Pour l’occasion, deux vieux philosophes français, un historien allemand et un théoricien britannique (virgule) avaient été conviés à la discussion mais les chroniqueurs de l’équipe rédactionnelle menaient la danse : ils accordaient un durée de paroles très limitée aux hommes de sciences et n’hésitaient pas à apporter leur propre avis plus qu’il n’en suffisait. Marc soupira : rien de bien intellectuellement relevé ne vint enrichir ses connaissances sur le sujet et, entre deux ou trois boutades à l’humour fébrile, ils ne firent que ressasser les éternelles questions sans réponse : (il y a des deux points partout) comment garantir à l’Empire une place définie dans une société non conforme à ses exigences et à ses mœurs ? Mais surtout, l’Empire serait-il distinct de la République ou admis comme une nation tout à fait indépendante et qui jetterait le discrédit sur une institution initialement unique ? Quelques fois, (quelques fois = plusieurs fois, quelquefois = parfois. À toi de voir ce que tu as voulu dire) s’échappaient les noms de Rousseau puis de Kant lorsqu’il s’agissait de parler d’autonomie. Un français souligna l’effet du Pacte Social et réclama son application même pour cette société étrangère, en respect du pouvoir indivisible qui rassemblait le peuple et sa volonté. Son homologue cita ensuite Gellner et rappela les nuisances du nationalisme et la nécessité d’uniformiser les cultures (point ou point virgule) puis le professeur germanique illustra ses propos par la montée en puissance des différents despotes qui avaient conduit le monde à la folie dévastatrice et brisé la paix entre les individus, (point ou point virgule) mais bientôt, alors que l’anglais désirait intervenir, Emile Borget les interrompit pour amorcer une ritournelle publicitaire qui vanta les produits pharmaceutiques d’un laboratoire situé à Madrid. Marc ne voyait dans cette discussion qu’une ribambelle d’idées lancées à la va-vite, pour éventuellement impressionner le public moyennement instruit par la politique, mais rien de bien constructif pour bâtir l’avenir. Il chercha un autre réseau ; aucun ne semblait mentionner ce considérable rassemblement populaire à Paris. Il éteignit finalement sa puce d’un mouvement nerveux de l’index.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Sam 6 Fév - 23:02

La révolte gronde et s’amplifie. Je sens venir le gros massacre. Quoique là ce serait un peu trop massif et ne jouerait pas en faveur de l’Empire.

(extrait 4)

À bas l’Empire ! À bas l’Empire ! La rue saura te nuire ! Aussitôt, les cris des manifestants rebondirent sur ses tympans. Marc secoua la tête : il était toujours étrange de constater à quel point l’utilisation de la puce électronique vous connectait aussi bien au réseau mondial qu’il vous déconnectait de la réalité physique (oui je me souviens de ça). Roland contestait même son acquisition ; il était persuadé que ces petits gadgets conduiraient à des maladies neurologiques qui affecteraient une très grande proportion de la population planétaire. Il la qualifiait de grand péril pour l’humanité, au cours de ses réflexions passionnées qu’il faisait partager au reste de la famille. Il en possédait pourtant une lui-même et l’avait toujours à portée de main, ce qui lui attirait quelques sarcasmes. Plusieurs autres médecins et collègues pensaient comme lui, néanmoins tous ne se séparaient jamais d’elle et l’employaient régulièrement. Marc avait tendance à lui souligner cette incohérence et à citer Ovide en guise de bonne foi : Je vois le Bien, je l’approuve et je fais le Mal. (ah ah !) Cet argument pesait lourd dans la balance et Roland était incapable de le contredire ; les études universitaires de son fils (lui) avaient développé une répartie qui lui clouait bien souvent le bec. Toutefois, outre ces bonnes paroles et ces pensées bien bâties, le monde oubliait la morale et voyait en cette technologie un formidable secours à la crise économique. Et quiconque ne se pliait pas à cette vérité devenait un parjure de la société.

À bas l’Empire ! À bas l’Empire ! La rue va te pourrir ! Les slogans ne se tarissaient pas et se mélangeaient aux flots des divers chants populaires ; tout comme la procession interminable qui avançait et envahissait les quartiers résidentiels. Les garçons n’en voyaient pas plus le début que la fin : des familles entières, des groupes d’amis, des collègues de bureau ; tous s’étaient donnés le mot pour grossir les rangs de cette armée de pancartes et de banderoles. Les rangs se resserraient à présent. Marc avait l’impression que l’écart qui les séparait de la foule se réduisait à mesure qu’il clignait des cils. S’ils continuaient ainsi, les deux garçons seraient bientôt étouffés par la masse.

À bas l’Empire ! À bas l’Empire ! La rue va te salir ! La foule ne criait plus : elle hurlait. Elle ne voulait plus se faire entendre des riches qui tiraient leurs rideaux à l’arrière des fenêtres, mais des politiques qui siégeaient à Bagdad, comme si leurs voix portées à l’unisson atteindraient (je dirais « allaient atteindre » ou « pouvaient atteindre ») le parloir dans la gigantesque Assemblée Mondiale. Le rythme de leur pas s’était renforcé, tout comme leur obstination. Ils auraient traversé toute la section eurasiatique si le gouvernement leur avait assuré qu’il s’agissait du seul moyen de répondre à leurs exigences. En réalité, leur détermination était telle, qu’ils ne ressemblaient plus à des humains mais à des machines programmées pour manifester : ils ne marchaient plus parce qu’ils voulaient marcher, mais parce qu’il fallait marcher.

Mieux vaut prévenir que guérir, (je mettrais entre guillemets, tu utilises l’italique pour d’autres choses) avait toujours répété le vieux Charles Dubois quand il conversait « médecine » en partageant un verre de cognac avec (monsieur )Pasceli. Marc s’était prudemment rapproché de la portière côté passager et s’était penché par la vitre entrouverte. Roald trépignait sur son volant (avec ses pieds ?^^) : il scrutait d’un mauvais œil les hommes et les femmes qui effleuraient presque la carrosserie de son bijou à moteur. Il avait lui aussi connecté le réseau mondial sur son tableau de bord. À l’écoute : (tu as encore des deux points partout) le même débat avec Émile Borget sur la News Budapest et les quotidiennes sur les autres antennes. Personne ne se souciait de la furie du treizième arrondissement de Paris et les autorités ne semblaient toujours pas réagir aux cris des manifestants. D’un geste rageur, le jeune Adjahid rompit le contact.
« Ils sont vraiment payer à rien foutre ces journalistes à la con ! (fulmina-t-il.) Ils ont pas de correspondant local ici ? »
Marc haussa les épaules et secoua doucement la tête de droite à gauche. Il avait envie de lui rétorquer : Tu crois que j’en sais plus que toi ? (guillemets aussi) Et il l’aurait fait s’ils étaient avachis sur (dans) les fauteuils du salon au 5, rue Georges-Jacques Danton devant la télévision en trois dimensions. Toutefois, il avait lu dans les yeux de son ami un certain courroux, qui tendait vers l’affolement, qu’il ne fallait (valait) mieux pas exciter dans de telles circonstances. Le plus sage était de ne rien relever et surtout de ne pas chercher les complications. Marc se redressa et s’étira.

Soudain, des cris surpassèrent les chansons populaires, mais ceux-ci n’avaient rien d’un autre slogan. Au contraire, au lieu de soulever la révolte, ils pénétraient les entrailles et vous clouaient au sol. Marc fit volte face et ses yeux s’agrandirent. Dans le ciel, les mêmes engins qu’à Leipzig, énormes et noirs, tournaient au-dessus des têtes paniquées. Ils étaient vingt, trente peut-être, mais ils semblaient surtout se dédoubler et cerner l’ensemble de la foule. Plus loin, d’autres frôlaient les toits d’aluminium et de verre des maisons bourgeoises et complétaient le cercle autour des manifestants. Ils s’abaissèrent légèrement et restèrent ainsi en vol stationnaire.
Dix secondes s’étaient écoulées et la foule retenait son souffle. Alors que la plupart réclamaient la guerre une dizaine de minutes auparavant, beaucoup ne développaient à présent plus la même hargne et montèrent les bras en signe de soumission. Peut (peu) s’attendaient à cette réaction éclair et surtout avec une telle organisation. Mais, à l’étonnement général, rien ne se produisit. Les vitres des cockpits étaient fumées (virgule) si bien qu’il était impossible d’apercevoir les hommes à l’intérieur des engins et surtout ce qu’ils manigançaient. Une minute et toujours aucun changement dans leur attitude : l’Empire était comme inerte. L’incompréhension se lisait sur les visages rougis par le froid hivernal. Puis, la peur fut balayée par la témérité précédente et par la soif de violence. Les manifestants baissèrent les mains et les relevèrent brusquement, le poing fermé, en hurlant : À bas l’Empire ! À bas l’Empire ! La rue te fera fuir ! Les chants de révolte, faibles au départ puis avec de plus en plus de force, s’échappèrent des lèvres. Certains lancèrent (sur les vitres teintées) ce que leurs doigts saisissaient au sol (sur les vitres teintées). Les appareils ne bougeaient pas ; ils les cernaient, voilà tout. Marc lui-même ne comprenait pas la logique de ce déploiement pour si peu de réaction. Il examina alors les engins avec minutie. Dans le train, le tumulte des passagers et la rapidité d’action de l’Empire lui avaient proscrit le loisir d’étudier leur architecture. Même à la télévision où, pourtant, les journalistes s’abreuvaient des exécutions répétées par les agents impériaux, il n’avait pas eu une aussi bonne conjoncture.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  nico4g le Dim 7 Fév - 0:11

Épisode 3.
(extrait 1)

« Attention, tu risques de souffrir un peu. »
Soigneux, le docteur Charles Dubois, très proche ami et collègue de Roland, appliqua un « Aspirlex » – ou un « nettoie-tout » comme le personnel médical aimait l’appeler dans son jargon professionnel – sur la plaie sanguinolente de Marc. Ce n’était qu’un modeste tampon imbibé de bétadine et recouvert de ventouses électroniques. Le garçon grimaça ; une vive douleur lui transperça l’arrière du crâne et se répandit en de nombreux petits élancements jusqu’à la nuque. Sa chute sur le parquet puis le combat au sol lui avaient ouvert le cuir chevelu d’où s’était échappé un épais liquide rougeâtre. Le « nettoie-tout » aspirait le sang souillé et nettoyait la plaie afin de prévenir les risques d’infection. D’un geste expérimenté, Charles Dubois retira l’appareil qui produisit un bruit de succion écœurant. Il le déposa ensuite dans un petit bol rempli d’alcool et s’aventura dans le pêle-mêle d’outils chirurgicaux qui encombrait sa petite serviette en cuir noir posée sur ses genoux. Ce quinquagénaire aux abords de la soixantaine avait une figure des plus joviales. Les rides de l’âge avaient certes creusé son front et ses joues, toutefois son regard bleuté pétillait encore d’une éternelle adolescence ; contraste qui se renforçait d’ailleurs avec ses petites lunettes rondes de praticien aguerri et sa chevelure grisonnante.

Après plusieurs secondes de recherches intensives, le médecin sortit le nez de sa mallette et se redressa, bof, pas de virgule fort embarrassé.
« Nathalie, aurais-tu par le plus grand des hasards du fil et une aiguille stérilisée ? Dans la précipitation ce matin, j’en ai oublié de remplir ma mallette. »
Le teint de la femme devint livide. Son regard se posa successivement sur son fils, sur la serviette noire reposée au pied de la chaise et sur le docteur Dubois. Puis, malgré ses efforts pour paraître la mère la plus épanouie de la République Terrae, son sourire fabriqué vacilla sur ses lèvres et se contorsionna en une moue inquiète, sensiblement identique à celle qu’elle avait arborée durant le trajet les ramenant à la maison une heure et demie auparavant. plus tôt.
« Mais… je peux aller voir si Roland n’a pas laissé son cicatriseur dans la trousse à pharmac…
– Cela m’étonnerait fort, Nat’, l’interrompit Charles d’une voix posée. Un médecin part rarement à son lieu de travail sans son matériel. Par contre, je connais la frénésie de ton mari à rassembler tous les outils qui ont accompagné l’histoire de la médecine. Du fil et une aiguille ne doivent pas être bien compliqués à dénicher dans sa collection et Marc doit être rapidement soigné.
– Dans ce cas, peut-être devrions-nous l’emmener à l’hôpital …
– Alors que tu as déjà un médecin à domicile ? rétorqua t-il. Je te remercie de la confiance que tu m’as accordée en sollicitant ma présence suite à l’agression, et je te recommande de croire encore un peu en moi. Ton fils a certes une vilaine plaie sur le haut du crâne, mais cela ne l’aidera pas à passer en priorité devant tous les traumatisés du train Saint-Pétersbourg-Paris, même s’il en faisait partie.
– Oui mais Roland m’a toujours dit que le fil et l’aiguille étaient assez douloureux et peu fiables, rétorqua Nathalie de plus en plus angoissée. Je préfère l’appeler et lui demander de revenir avec son cicatriseur.
– Et le déranger pendant qu’il soigne éventuellement un autre gosse avec une même plaie sur la tête ? intervint Marc dont les picotements autour de la blessure le brûlaient comme si le foyer de la douleur s’étendait sur l’ensemble de son cuir chevelu. Maman, j’ai presque vingt ans et je ne suis plus un môme qu’il faut protéger. J’ai l’âge de faire mes propres choix et surtout de les assumer. Charles, recousez-moi de la manière qui vous semblera la meilleure, enjoignit-il au médecin surpris par la répartie du jeune homme.
– Roland est un excellent praticien, mais il a été formé avec des technologies superflues, rassura t-il alorsj’enlèverai cet « alors » Nathalie d’un air conciliant. À mon époque, il n’y avait pas plus de cicatriseurs que de puces électroniques. Comment faisaient les hommes des siècles précédents lorsqu’ils se blessaient et qu’ils n’avaient pas encore inventé cet appareil ? Mourraient-ils tous pour autant ? ajouta t-il en la grondant gentiment. J’apprenais déjà à manier le scalpel, les ciseaux et le bistouri alors que tu empilais encore des cubes électroniques, ma petite Nat’. »
Madame Pasceli se tut. Depuis que Marc était rentré à Sokolov, deux mois auparavant, il n’hésitait plus à éluder totalement les choix de sa propre mère, comme si l’école universitaire lui avait enseigné un peu plus que le savoir érudit des sciences-humaines. Tourmentée, elle chercha une aide chaleureuse dans les yeux de l’ami de famille, debout à côté de son fils dans son riche costume en lin. Cet homme n’avait pas subi les dommages de « La Crise ». Grâce à des placements judicieux – et salutaires pour sa fortune personnelle ! – dans la plus grande firme de productions maraîchères du bloc eurasien, plusieurs années avant la dégringolade économique, il était à présent devenu un actionnaire incontournable des marchés les plus fructueux avec l’Empire. Il faisait partie de ces chanceux anciens riches qui avaient réussi à reconvertir leur patrimoine financier sans en perdre le moindre centime. Le sage regard du docteur Dubois plongea Madame Pasceli dans une confiance sans limite et elle acquiesça.
« Bien. Va donc voir dans l’un des placards de son bureau si une bobine de fil chirurgical ne traîne pas aux côtés d’une aiguille. Je me charge de préparer mon patient. »
Madame Pasceli hocha la tête de haut en bas et se précipita immédiatement au second étage. Satisfait, Charles se rassit sur la chaise et s’empara d’une lingette désinfectante et d’un petit rasoir électrique. Puis, avant de s’appliquer à la préparation nécessaire pour recoudre, il dit, calmement :
« Je suis toujours aussi admiratif de l’amour qu’elle te porte, Marc. ».

« Monsieur le Sénateur ! Monsieur le Sénateur ! » hurlaient à pleins poumons les journalistes lorsque les portes de l’Assemblée Mondiale s’ouvrirent. La masse des gardes républicains, dans leurs uniformes bleus et blancs, se répandit tout autour des grands escaliers blancs qui reliaient le haut bâtiment de forme sphérique à la terre ferme de Bagdad. Un vieil homme, marqué au visage par l’âge et ses responsabilités politiques, descendit les marches de marbre d’une manière si élégante que l’on reconnaissait aisément l’un des hommes les plus puissants de la République Terrae, après le Président Mernine. Tandis qu’il revêtait une riche veste bleu-nuit pour se protéger de la morsure du froid automnal, les flashs des capteurs vidéo redoublèrent d’intensité et sa mine déjà naturellement pâle devint spectrale. D’un signe de tête, le sénateur autorisa les reporters venus de toutes les sections à l’approcher. Son regard impérieux et sage ne freina cependant pas la véhémence des questions de plus en plus agressives.
« Monsieur le Sénateur Nixon ! l’interpela l’un d’entre eux, cette réunion aux allures de concile œcuménique promet-elle des réformes solides pour l’intégration de l’Empire dans notre société ? »
Le vieil homme sourit ; cette question revenait sans cesse dans la bouche des élus qu’il rencontrait, et même dans celle des employés qu’il côtoyait à longueur de journée : l’Empire serait-il admis au sein de la République ? Et cette session extraordinaire, exigée par la majorité absolue lors du récent débat de cet après-midi au sujet de l’Empire, prendrait en effet des apparences de synodes ecclésiastiques ; elle intimait la présence de tous les représentants sectionnaires et projetait de verrouiller les portes de l’Assemblée tant que la réunion n’aurait pas pris une conclusion satisfaisante. Depuis deux ans, le président, des hommes d’État et lui-même redoutaient une telle audience. La diplomatie était de rigueur ; polémiquer autour de l’insertion d’une nation extérieure qui avait sauvé la société risquait d’agacer l’Empire et ses dignitaires. Aujourd’hui, et ce malgré le discours enthousiaste du président le matin même, la contestation envahissait les rangs des députés – même parmi le Sénat, qui partageait pourtant autrefois qui avait pourtant partagé (tu économises un autrefois)l’avis et la patience de Nixon – et le gouvernement était dans l’obligation de se plier aux désirs de l’Assemblée législative.
« Cette session extraordinaire répondra effectivement aux affres de la République et éventuellement à celles de ses citoyens, affirma le sénateur d’une voix si emprunte de sérénité qu’elle paraissait venir d’un autre univers, étranger au tumulte de tous ces médias obnubilés par la quête d’informations. Nous ne sommes néanmoins pas en mesure de prédire pour quelle décision l’Assemblée optera et par quel raisonnement elle y parviendra. Par conséquent, aucune promesse ne peut être encore prononcée et je ne puis vous en faire part. forcément ^^ Ce choix et cette réflexion n’appartiennent pas à un seul homme mais bien à une communauté.
– Monsieur le Sénateur, l’apostrophatiens, ce mot là me dit quelque chose… un autre en secouant de la main. Monsieur le Président et vous-même étiez contre une telle réunion : comment vivez-vous le comportement de tous ces hommes de la République qui outragent vos résolutions ?
– Monsieur le Président et moi-même ne pouvons aller à l’encontre des désirs de la majorité, déclara Nixon toujours aussi imperturbable. La découverte d’une autre civilisation a fortement troublé la République Terrae jusqu’à sa base alors qu’elle n’était qu’à ses balbutiementsque dans ses premiers pas. Nous estimions qu’il était préférable pour sa santé de ne pas la confronter immédiatement au dilemme de l’acceptation d’un nouveau frère. Toutefois, si telle est la seule alternative pour apaiser son malaise, je me révélerais prompt à la satisfaire.
– Croyez-vous que l’opposition profitera de cette hésitation pour valoriser son programme électoral ? poursuivit l’impétueux journaliste. Ne craignez-vous pas d’éluder une partie de l’opinion publique ?
– Choisir est exclure, rétorqua le vieux sénateur. oui et gouverner c’est prévoir Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Le sénateur Nixon releva la manche de sa veste et examina sa montre dorée. Son chauffeur ne tarderait pas à surgir de l’une des grosses avenues qui se terminaient sur l’Agora, la plus vaste place de la République Terrae. Le vieil homme était tombé amoureux de ce lieu dès sa construction, lors du projet de l’Unification Totale. Entourée des monuments les plus puissants et les plus célèbres – le palais présidentiel au Nord, la Banque Mondiale et le Temple de l’Humanité à l’Est, différents ministères publics et l’État Major à l’Ouest et enfin l’Assemblée législative au Sud – l’Agora avait été imaginée comme le poumon républicain de Bagdad. Aujourd’hui, elle se gonflait d’orgueil et poussait son cri de triomphe au sein de la plus brillante capitale. En son centre, la fontaine de jouvence composée de cinq bassins – un pour chaque bloc sectionnaire – promettait la jeunesse éternelle à ce nouveau régime politique. Ses jets d’eau, les plus hauts jamais réalisés sur la surface de la planète se plaisait-on à répéter, semblaient transpercer l’immensité du ciel et chatouiller la suprématie des entités supérieures, si craintes autrefois. La lumière du soleil levant décomposée par les vapeurs d’eau qui se propageaient tout autour produisait bien souvent un arc-en-ciel ; il surplombait toutes les infrastructures publiques de son immense dégradé de couleurs. Aussi, l’Agora devenait un paysage enchanté et merveilleux au milieu de ce pastiche d’institutions froides et austères. Dans le foyer bouillonnant d’eau, un homme et une femme en pierre et sans visage brandissaient à bout de bras un globe terrestre de verre, fragile et inaccessible à la fois. « L’univers sera désormais fondé sur l’équilibre des forces et l’harmonisation des passions. » avait un jour déclaré à la foule le président. Ainsi, de gigantesques obélisques de plus en plus réduits à mesure qu’ils approchaient du cœur de la place formaient une rangée symétrique par rapport à la fontaine. L’Agora, immense et cependant si petite aux yeux de la majesté des monuments qui l’entouraient, n’était-elle donc pas l’image concrète d’une farouche détermination à concevoir un pouvoir souverain, pondéré et animé d’une sage ambition ?

bon, vraiment pas grand-chose à me mettre sous la dent ^^. Fluide, cohérent, bref un récit très bien maitrisé et à la narration agréable. J’espère que la suite sera plus perfectible (oui, j’ai envie de te coincer, gnark, gnark, gnark Twisted Evil MAis pourquoi suis-je si méchant ?

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  Pacô le Dim 7 Fév - 19:20

Nico : comme tu ne m'en as pas beaucoup relevé, je ne vais pas en plus refuser tes suggestions ^^".
Je crois tout prendre sauf :

  • le "avait pourtant partagé" à la place du "autrefois" : parce que le autrefois marque bien la séparation (bien plus radicale) entre le passé, où le Sénat était ok avec Nixon, et aujourd'hui où il ne l'est plus.
  • les balbutiements : je garde mes premiers pas. Balbutiements, ça fait quand même très république pas à la hauteur ^^. Premiers pas, ça veut juste dire qu'elle se lance dans une grande étape de la vie Wink.
Ce sera tout Smile.

Azul : bah autant commencer parce que tu as le plus relevé justement : les ":" : ça alors hein ? Je les utilise un peu c'est vrai : tu trouves que c'est beaucoup ?
Okay je taquine.

J'avoue, c'est mon gros défaut, j'ai tendance à peupler mes textes de ":" ou de ";".
Du coup, va falloir partir à la chasse T_T.

Pour les slogans, ils sont tous en italique sous word. Mais comme d'hab', j'ai zappé de les remettre en les passant sur le forum T_T.
Pour le premier extrait je prends pas mal de choses (je te dirais surement plus demain quand j'appliquerai les corrections sur le texte ^^).
Je garde néanmoins le "ainsi" des "bras ainsi raidis". Parce que le ainsi met en valeur qu'ils ne devraient pas être raidis normalement, et que ça fait bizarre.
Je garde le jeune blond : c'est juste pour varier un peu ses appellations. Et puis aussi parce que le mot "homme", il est truffé de partout.

Et l'atrabile, j'ai appris ça en SVT un jour (parce que je suis mes cours de bio ces temps-ci ^^).
J'avais déjà entendu parler de l'atrabile mais je croyais que c'était une vraie maladie, alors que non. En fait, les médecins de l'antiquité (et même Moyen-Âge-début Renaissance) qualifiait d'atrabile toutes les maladies qui faisaient faire de la fièvre. Ils croyaient que c'était le MAL qui se répandait dans les veines du patient, d'où les splendides saignées qui achevaient le patient plutôt que de le guérir (en même temps, quand tu te faisais saigner alors que t'avais la grippe... T_T).
Donc du coup, comme le père est dans le milieu médical, je me suis dit qu'il serait amusant de placer ce petit renseignement - ou plutôt cette petite histoire - dans la narration.

Pour le second extrait, je prends tout je crois XD. Sans aucune contestation en plus.
Oups pour le trépigner, et double "oups" pour le "Peu" en "Peut".
J'ai cité pas mal de petits auteurs de philo, lancé deux ou trois idées... j'espère qu'on me dira pas que je veux faire mon boss, parce que c'est justement le contraire. J'use de mes faibles bases d'élève en TS de philo pour souligner le fait que le pseudo débat sur l'antenne radio ne vaut pas un clou ^.^.

Sinon, valà valà. Tu t'attends au massacre ? Azul est encore plus sanguinaire que moi.
Non, je me la joue plus subtile.
Et peut-être qu'avec l'extrait suivant, qui clôture ce 4ème épisode, tu auras une vision moins négative de l'Empire et des critiques à faire sur la République Smile.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Dim 7 Fév - 20:05

Je garde néanmoins le "ainsi" des "bras ainsi raidis". Parce que le ainsi met en valeur qu'ils ne devraient pas être raidis normalement, et que ça fait bizarre.

J'ai fait cette remarque parce qu'au départ ils se tenaient juste la main ; il n'était pas question de bras raides. Pour moi, quand tu dis "les bras ainsi raidis", c'est comme si tu l'avais évoqué plus haut.
Donc du coup, comme le père est dans le milieu médical, je me suis dit qu'il serait amusant de placer ce petit renseignement - ou plutôt cette petite histoire - dans la narration.

Tu as bien fait, j'ai appris un truc en plus. Par contre, pour les saignées, je ne savais pas que c'était pour évacuer le Mal avec une majuscule, mais plutôt la maladie elle-même. Je crois qu'ils appelaient ça les humeurs.
J'ai cité pas mal de petits auteurs de philo, lancé deux ou trois idées... j'espère qu'on me dira pas que je veux faire mon boss, parce que c'est justement le contraire. J'use de mes faibles bases d'élève en TS de philo pour souligner le fait que le pseudo débat sur l'antenne radio ne vaut pas un clou ^.^.

Eh ben là je n'ai osé rien dire parce que je n'ai aucune idée de ce qu'ont dit ces philosophes.
tu auras une vision moins négative de l'Empire et des critiques à faire sur la République

Ahhhhhhhhh vous m'en direz tant ! Very Happy

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  Pacô le Dim 7 Fév - 20:16

azul a écrit:
J'ai fait cette remarque parce qu'au départ ils se tenaient juste la main ; il n'était pas question de bras raides. Pour moi, quand tu dis "les bras ainsi raidis", c'est comme si tu l'avais évoqué plus haut.

Ils peuvent se tenir la main et avoir les bras raidis oO.

azul a écrit:
Tu as bien fait, j'ai appris un truc en plus. Par contre, pour les saignées, je ne savais pas que c'était pour évacuer le Mal avec une majuscule, mais plutôt la maladie elle-même. Je crois qu'ils appelaient ça les humeurs.

Pas tellement pour le monde antique, mais pour le Moyen-Âge, fièvre (ou maladie) = le diable (le Mal ^^) en toi. Le seul moyen de l'évacuer, c'était par la saignée.
Après, je sais pas trop les termes techniques de l'époque XD.

azul a écrit:
Eh ben là je n'ai osé rien dire parce que je n'ai aucune idée de ce qu'ont dit ces philosophes.

Bah normalement, ce que j'en dis n'est pas faux (enfin j'espère oO) mais par contre, c'est bon pour un niveau de TS... pas pour un débat soi-disant poussé sur la condition de la société sur une grande antenne de radio (avec de grands philosophes...).

Tu verras, tu verras Smile.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Dim 7 Fév - 20:25

Ils peuvent se tenir la main et avoir les bras raidis

Ou pas^^ En plus, j'aime pas "raidis".

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  Pacô le Dim 7 Fév - 20:37

Bahj là en l'occurrence, ils peuvent, si.

Et j'avais une blague pas très joyeuse à l'esprit, pour ta réponse, mais je crois que je m'abstiendrai ^.^.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Dim 7 Fév - 20:47

Ça tombe bien parce que je voulais te dire à quoi me fait penser raidis, mais je me suis abstenue. Je crois que ce n'est pas à la même chose que toi.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  azul le Dim 7 Fév - 22:47

Je ne suis pas sûre de mon fait, mais il me semble que l’Empire a déjà commis des crimes, et connu de la République, qui n’ose pas réagir pour ne pas se mettre en porte à faux avec « les bienfaiteurs ». Or ici l’Empire serait poussé à attaquer pour provoquer une entrée en guerre. Avec une attaque de masse ? Les cas isolés n’étaient pas suffisants pour déclarer la guerre ?

Il te faudra revoir la description des machines et la façon dont elles fonctionnent en osmose, parce que j’ai eu du mal à cerner l’idée.
(extrait 5)

Ils étaient redoutables : des canons autour du corps principal et de multiples hélices sur les côtés (virgule) si bien que Marc avait l’impression (eut l’impression ? La remarque qu’il se fait sur l’instant ?) que même si un assaillant parvenait à en détruire trois, (si bien que Marc eut l’impression qu’en en détruisant trois ? ou « que même si trois étaient détruites)) l’appareil pourrait maintenir son cap. Mais ce qui émerveilla (le plus) le jeune (pléonasme) garçon, (Mais ce qui émerveilla le garçon. Ce qui émerveilla le plus le garçon) ce n’était pas l’armada (armada ne se rapporte pas aux armes mais à une grande quantité. En première lecture j’ai cru qu’il s’agissait de troupes) qu’ils transportaient. Les forces armées de la République – et Roald lorsqu’il rentrait de ses stages à Genève, au centre de commandement de la section – se targuaient des quantités incalculables de bombes et de divers explosifs que produisaient chaque année les usines militaires ; bien que le monde fût un état unique et donc théoriquement dépourvu de conflits. Terrae écrasait les insurrections qui éclataient contre son régime (je trouve que cette information est en contradiction avec la précédente) de prospérité et de paix, en exprimant sans relâche qu’elle était capable de faire la guerre et d’anéantir.
Non, ce qui fascinait Marc, c’était leur physionomie. Elle dégageait une sorte de puissance qui n’émanait pas des armes elles-mêmes mais de tout l’ensemble ; pas seulement de la machine en tant que pièce unique répliquée pour constituer un nombre considérable, mais de toutes les machines qui formaient une unité. Il y avait en elles une sorte d’osmose : pour en vaincre une, il fallait les détruite toutes. Tandis que chacune s’était placée à un endroit précis du cercle qui les entourait, elles avaient toutes répondu à un appel identique et s’exécutaient en parfaite harmonie avec l’ensemble. Et là encore, ce n’était pas le fait qu’une seule machine reste immobile alors que les manifestants reprenaient de la voix, qui était troublant, mais que l’ensemble s’accordât à ne pas frémir et à ne pas riposter. Leur force n’était pas exclusivement constituée de leurs armes, mais surtout de la naturelle communion qui les liait. (c’est logique ça, les pilotes obéissent à un même ordre. Je ne comprends pas ce que tu as voulu faire passer. S’il y a osmose, à la limite, il y a communion sans qu’il y ait eu d’ordre. C’est comme si elles savaient ce qu’elles avaient à faire indépendamment et l’exécutaient ensemble. Euh… comme un concept connu de plusieurs personnes, où il n’est pas besoin de se parler pour savoir ce que l’on a à faire face à une situation donnée. Bref, je crois que c’est ce que tu as voulu dire, mais j’ai dû relire plusieurs fois. Ce n’est pas si clair que ça. Ou alors je me suis plantée, ce qui est une autre possibilité)

« Ne restons pas là, Marc, l’appela Roald. Je n’ai pas envie d’assister au délire si ça dégénère. »
Marc acquiesça ; ils avaient assez perdu leur temps et les engins dans le ciel ne resteraient peut-être pas éternellement impassibles. Tandis que les manifestants criaient toujours plus (fort), le moteur de la voiture ronfla et elle s’éleva légèrement au-dessus du bitume. Les manifestants autour d’eux s’écartèrent et leur jetèrent (en leur jetant – tu peux bien te permettre un participe présent , de toute façon tu as deux « et ») des regards méfiants. Marc fronça les sourcils et demanda :
« Tu comptes faire comment pour que l’ordinateur accepte de rouler sur des gens ? »
Roald ignora sa remarque désobligeante. Il toucha le tableau de bord et saisit un code secret différent. Son camarade s’en était rendu compte puisqu’il connaissait le vrai : sa date de naissance. Il avait un jour tenté de lui expliquer que, selon les statistiques, les mots de passe de ce type étaient les moins sécurisés ; ce à quoi Roald lui rétorquait que le premier qui forcerait la portière de son véhicule jouirait des nouvelles technologies en matière d’espionnage. Sa voiture était en effet équipée d’un prototype de l’armée, monnaie courante pour les jeunes officiers fortunés, qui permettait de repérer la position du véhicule dans l’espace, de colporter au centre de police le plus proche toutes les paroles prononcées dans l’habitacle (virgule) et surtout de prendre le contrôle du véhicule à distance. Cet outil rassurerait les consommateurs lorsqu’il inonderait le marché, (point virgule ?) toutefois, il rendait Marc très mal à l’aise : (point) savoir que des hommes écoutaient leurs conversations et pouvaient à plusieurs kilomètres jouer avec leurs vies n’avait rien de réconfortant.
« Tu m’expliques ce que tu fais ? l’interrogea-t-il à nouveau. On est un peu coinc…
– Tais-toi deux secondes et admire plutôt de quoi est capable mon petit bijou » (virgule) l’interrompit Roald en tirant (à lui) un écran du tableau de bord (à lui) sur lequel était apparue une manette de jeu vidéo.
Marc ne comprit pas immédiatement. Toutefois, dès que son ami fit danser ses doigts sur sa surface, la voiture s’anima et avança. Surpris, les gens s’espacèrent ; les programmes de sécurité proscrivaient toute manœuvre avec autant de personnes. Ce (bolide-ci ) semblait le négliger et il accéléra en une fraction de seconde, manquant de percuter un petit groupe effaré. Il traversa la foule comme un couteau s’enfonce dans une motte de beurre. Si des récalcitrants venaient à lui barrer le passage, Marc aurait juré que la voiture ne se serait pas arrêtée (problème de temps. Si des récalcitrants venaient à lui barrer le passage, Marc était prêt à jurer que la voiture ne s’arrêterait pas. Ou alors : Si des récalcitrants étaient venus à lui barrer le passage…) . A (À) son grand soulagement, les manifestants paraissaient en être venus (arrivés) aux mêmes conclusions. Lorsque les deux garçons atteignirent la fin du rassemblement, un gigantesque engin leur faisait face, très peu élevé par rapport au sol. (ah, il s’est désolidarisé des autres celui-là) D’aussi près, il était encore plus effrayant. Roald ralentit l’allure (de sa voiture) en redressant les pouces, mais ne rompit pas le contact ; au contraire, il s’approcha davantage et défia leur autorité (à qui « leur », il s’agit de l’engin). Marc s’aperçut qu’il y avait juste la place nécessaire pour passer sous leurs ailerons (à tous les engins alors. Tu me fais bouillir la marmite là) et, à l’instant où il eut cette idée, Roald en était arrivé à une constatation similaire.
La voiture rugit et, (même forme que la phrase précédente) en un élan mesuré, s’engagea sous la machine volante (ah ben voilà, y’en a qu’une) . Le jeune Pasceli serra des dents ; s’ils n’éraflaient ne serait-ce qu’un centimètre carré de peinture, l’Empire réagirait sûrement autrement (réagirait en conséquence ?).

Finalement, ils passèrent sans encombre et, quelques minutes plus tard, ils étaient déjà à plusieurs centaines de mètres de la manifestation. Les nerfs à vif, Marc triturait les languettes (hein ?) du siège passager, sous son fessier. Il n’avait pas adressé un mot à son ami qui avait réactivé la conduite automatique. Puis, comme le silence se faisait pesant, son camarade brisa la glace :
« L’Empire n’aurait pas réagi de toute façon. Tu l’as vu comme moi, leur plan était clair : on contente (comment ça « on contente » ?) la marée de manifestants en évitant les vagues. Leur réaction (leur tactique, stratégie ?) était de ne pas réagir. Et ça a fonctionné on dirait, rajouta-t-il avec un faible sourire.
– Ah ça pour fonctionner, tu l’as dit, (point d’exclamation ?) le reprit vigoureusement Marc. Mais tu peux me dire d’où tu sors cet éclair de génie, autrement (ailleurs ?) que de ta folie pure ?
– Ils ne font que parler de ça entre gradés, à la caserne. Je sais que je ne devrais pas me baser sur ça, se rattrapa t-il rapidement lorsque Marc le fusilla du regard, mais ça me paraît tout à fait logique et je savais que ça marcherait. Tu vois, je pense qu’on pousse l’Empire au crime. On réunit toutes les bonnes occasions pour qu’il se défoule, pour qu’il s’emporte dans sa fougue sanguinaire et qu’il massacre ces couillons qui gueulent sans savoir ce qu’il se passe. Les journalistes se taisent et les autorités aussi : ils le tentent en lui laissant le champ libre. (ouais, en même temps, jusqu’à présent, l’empire n’a fait que punir les criminels. Non ?)
– Tu es (en train) de me dire que tu as misé nos vies sur la bonté de l’Empire ? rétorqua Marc (virgule) interloqué.
– Non (virgule) pas sur leur bonté, mais sur leur intérêt, lui confia Roald, penaud. Ce n’est pas la première fois que y’a ce type de scénar. Aux States, à New-York (virgule) je crois, il y a eu ce genre de manif’ et pas loin de Kiev aussi.
– Et pourquoi nous on le sait pas ?
– Parce que, j’te dis, ils en causent tout le temps qu’à Boulogne (virgule) jamais dans les journaux. C’est limite leur sujet de conversation favori là-bas. Ils attendent que l’Empire passe à l’acte, mais il le fait jamais, parce qu’il est bien trop malin. S’il réagit, on l’a le motif pour les foutre dehors, expliqua Roald. Alors j’me suis dit que y’avait pas de raison que ces enfoirés réagissent plus ici qu’ailleurs ; j’en ai profité et j’ai démarré.
– Et depuis quand tu peux conduire toi-même ce bolide ? l’interrogea Marc, suspicieux
– Depuis que j’ai ma licence, lui répondit Roald en évitant son regard. Non, je ne te l’ai pas dit plus tôt parce que c’est encore dans le cadre du prototype et ça doit rester dans le secret. On n’a pas le droit d’utiliser ce privilège en dehors du cadre de nos fonctions.
– Et je suppose que ça doit rester entre nous ? » dit Marc.
Roald approuva sans rien ajouter. Son camarade soupira et se calma ; dans deux jours il reprendrait le chemin de Saint-Pétersbourg. Il quitterait la capitale française bientôt et il préférait (une virgule ici si tu gardes la suivante) avant toutes choses, passer de bons moments avec son meilleur ami d’enfance.
« Elle est bien belle notre république (virgule) tiens, susurra t-il en étirant toutes ses articulations qui craquèrent en de multiples endroits.
– C’est clair, acquiesça son ami. Risquer notre peau pour sauver notre peau, y’a comme qui dirait un souci. »
Marc éclata de rire et tapota l’épaule de son camarade. Mais au fond de lui, il commençait à prendre conscience que son univers d’enfance se confondait en des apparences inquiétantes, voire irrémédiables. Pour la première fois, il se promit de s’impliquer un peu plus dans l’actualité de son monde et non plus de l’étudier scolairement. Car en effet, bientôt, plus rien ne serait comme avant.

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière

Message  Pacô le Dim 7 Fév - 23:37

azul a écrit:Ils étaient redoutables : des canons autour du corps principal et de multiples hélices sur les côtés (virgule) si bien que Marc avait l’impression (eut l’impression ? La remarque qu’il se fait sur l’instant ?) que même si un assaillant parvenait à en détruire trois, (si bien que Marc eut l’impression qu’en en détruisant trois ? ou « que même si trois étaient détruites)) l’appareil pourrait maintenir son cap. Mais ce qui émerveilla (le plus) le jeune (pléonasme) garçon, (Mais ce qui émerveilla le garçon. Ce qui émerveilla le plus le garçon) ce n’était pas l’armada (armada ne se rapporte pas aux armes mais à une grande quantité. En première lecture j’ai cru qu’il s’agissait de troupes) qu’ils transportaient. Les forces armées de la République – et Roald lorsqu’il rentrait de ses stages à Genève, au centre de commandement de la section – se targuaient des quantités incalculables de bombes et de divers explosifs que produisaient chaque année les usines militaires ; bien que le monde fût un état unique et donc théoriquement dépourvu de conflits. Terrae écrasait les insurrections qui éclataient contre son régime (je trouve que cette information est en contradiction avec la précédente) de prospérité et de paix, en exprimant sans relâche qu’elle était capable de faire la guerre et d’anéantir.

Justement, c'est voulu qu'elle soit en contradiction là. oO
Enfin, c'est même clair comme de l'eau de roche, j'ai même pas trop fait d'ironie. En gros, bien que Terrae stipule qu'elle soit un régime de paix et de prospérité où l'armée serait peu à peu démantelée, elle n'hésite pas à répandre la guerre, ou plutôt les conflits, contre les groupuscules résistants à son régime universel (des nationalistes, sous-entendu).
Là cet extrait, il est entrain de ternir le blason de la République ^.^.

Okay pour armada. J'ai cru avoir à faire un autre mot. Je vais transformer par "armes" je pense.

azul a écrit:Leur force n’était pas exclusivement constituée de leurs armes, mais surtout de la naturelle communion qui les liait. (c’est logique ça, les pilotes obéissent à un même ordre. Je ne comprends pas ce que tu as voulu faire passer. S’il y a osmose, à la limite, il y a communion sans qu’il y ait eu d’ordre. C’est comme si elles savaient ce qu’elles avaient à faire indépendamment et l’exécutaient ensemble. Euh… comme un concept connu de plusieurs personnes, où il n’est pas besoin de se parler pour savoir ce que l’on a à faire face à une situation donnée. Bref, je crois que c’est ce que tu as voulu dire, mais j’ai dû relire plusieurs fois. Ce n’est pas si clair que ça. Ou alors je me suis plantée, ce qui est une autre possibilité)

Non, ce n'est pas si logique que ça.
Les meilleurs pilotes ne sont pas au degré près en harmonie, alors que là, si. Je dirais même que les hélicos des autorités policières etc, ils ont aucune harmonie.
Ils sont très bons pour se mouvoir dans le ciel, certes, mais pour faire ce que vient de faire les engins de l'Empire, je mets au défi l'armée française de faire pareil sans risquer la casse ^.^.
Quand je parle de dédoubler, je pense un peu à une image des danseuses étoiles qui sont en lignes et qui partent chacune à droite et à gauche (suivant leur place dans le rang) avec un rythme impressionnant (ce qui fait toute la beauté et l'excellence du geste).
Un hélicoptère (et encore moins les avions) ils peuvent voler en parallèle, faire des chemins parallèles, mais pas faire des tourbillons en parfaite coordination Wink. (sans risquer la casse, encore une fois)
Ou alors, dans tes rêves \o/.

Là il s'agit pas simplement du contact radio, mais surtout d'une habileté exemplaire, comme si les engins étaient vivants et que c'étaient des oiseaux qui se passaient l'un en dessous l'autre, en parfaite coordination, pour se placer tout autour du cercle de manifestants ^.^.

azul a écrit: (en leur jetant – tu peux bien te permettre un participe présent , de toute façon tu as deux « et ») des regards méfiants. Marc fronça les sourcils et demanda :

Certes, mais ça me gêne.
On verra demain, après une bonne nuit ! =P


azul a écrit:A (À) son grand soulagement, les manifestants paraissaient en être venus (arrivés) aux mêmes conclusions. Lorsque les deux garçons atteignirent la fin du rassemblement, un gigantesque engin leur faisait face, très peu élevé par rapport au sol. (ah, il s’est désolidarisé des autres celui-là)

Point du tout !
A ton avis, comment ils ont fait pour contenter (oui parce que ça se dit contenter une foule !) la foule ? Juste en volant au-dessus d'eux ?
Ils se sont placés tout autour, raz le sol, et les ont poussé par leur prestance, par leur carrure, à se regrouper plus loin des quartiers dits "riches".

Forcément, Roald et Marc étaient au centre de la foule, du coup, ils voyaient ça de plus loin, et ils voyaient surtout les engins arrivant dans le ciel, d'où l'impression peut-être que tu avais de croire que ces engins n'étaient que dans le ciel.
Mais bon sinon, pour qu'on puisse leur jeter des pierres, faut pas qu'ils soient à 100 mètres de haut non plus Rolling Eyes.


azul a écrit:
D’aussi près, il était encore plus effrayant. Roald ralentit l’allure (de sa voiture) en redressant les pouces, mais ne rompit pas le contact ; au contraire, il s’approcha davantage et défia leur autorité (à qui « leur », il s’agit de l’engin).

Bah c'était "défier l'autorité des agents".
Mais finalement, je vais mettre "son", et ça sera compréhensible pour tout le reste T_T.
Donc je mets aussi "ses ailerons" plutôt que "leurs ailerons".

azul a écrit: Le jeune Pasceli serra des dents ; s’ils n’éraflaient ne serait-ce qu’un centimètre carré de peinture, l’Empire réagirait sûrement autrement (réagirait en conséquence ?).

Non non... réagirait surement autrement.
Donc oui, sous-entendu, en conséquence.

azul a écrit:Marc triturait les languettes (hein ?) du siège passager,

Vicelarde !

azul a écrit:
« L’Empire n’aurait pas réagi de toute façon. Tu l’as vu comme moi, leur plan était clair : on contente (comment ça « on contente » ?) la marée de manifestants en évitant les vagues. Leur réaction (leur tactique, stratégie ?) était de ne pas réagir. Et ça a fonctionné on dirait, rajouta-t-il avec un faible sourire.

Mais euh !
On peut contenter une foule, comme on contente quelqu'un. C'est-à-dire, on le repousse un peu, mais sans le brusquer.
Tu vas me dire : non mais tu confonds avec le verbe "contenir". Mais moi je te réponds que non ^.^.

Et "leur réaction" c'est mieux. Sinon, tu fais casser la gueule à tout le jeu de mots !

azul a écrit:
– Ah ça pour fonctionner, tu l’as dit, (point d’exclamation ?) le reprit vigoureusement Marc. Mais tu peux me dire d’où tu sors cet éclair de génie, autrement (ailleurs ?) que de ta folie pure ?

Mieux, je prends !

azul a écrit:Les journalistes se taisent et les autorités aussi : ils le tentent en lui laissant le champ libre. (ouais, en même temps, jusqu’à présent, l’empire n’a fait que punir les criminels. Non ?)

Tout là est l'ambiguïté de la situation : est-ce vraiment punir que d'assassiner des criminels ?
(on dirait un sujet de philo là T_T)

Bref voilà voilà !
J'espère que tu n'es pas trop désorientée.

Là je fais entrer en scène toute la puissance militaire de l'Empire. Je le réaffirme, presque pleinement sûr et certain : ce que font les genres d'hélicos de l'Empire, c'est totalement inconcevable pour un pilote actuel, sauf s'il veut tenter le suicide.
Je dis pas, éventuellement, deux supers supers (et vraiment supers !) bons pilotes pourraient éventuellement le faire juste à deux.
Mais sûrement pas avec vingt ou trente collègues, ça non Wink.

Et justement, la République cherche un motif pour déclarer la guerre à l'Empire. Les exécutions ne suffisent donc pas, puisque comme dit dans le chapitre précédent, la position de l'Empire est ambigüe. Il ne touche pas aux intérêts de la république, mais il n'est pas non plus exemplaire en tuant des gens, certes criminels et nuisibles pour la société.
Du coup, s'ils rentrent dans le lard de tout plein de manifestants innocents, tout de suite, y'aurait un motif valable.

Mais l'Empire est pas si con pour tomber dans le panneau...

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