Le Véritable Visage de la Lumière
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Le Véritable Visage de la Lumière
Quoi, encore lui ? 
Et oui, déchainez-vous les enfants ! Voici le lieux où vous pouvez enfin vous déchainer sur l'admin et donner votre avis sur l'histoire
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Et oui, déchainez-vous les enfants ! Voici le lieux où vous pouvez enfin vous déchainer sur l'admin et donner votre avis sur l'histoire
.Dernière édition par Pacô le Sam 21 Nov - 11:51, édité 1 fois
Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Et bien bon courage à toi, c'est ambitieux
Ta tout mon soutien 

Encrier_virtuel- Patriarche du trombi

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Je suis deriere toi Pacô 
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L'inspiration chante toujours, elle n'explique jamais.
Ce qui sépare réunit. Comme la mer réunit les continents qu'elle sépare.
L'enseignement dit: "ou tu es l'autre n'est pas".

kaëd- Talent Divin

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
kaëd a écrit:Je suis deriere toi Pacô
Serre les fesses mon grand il a un bout coup de crayon

Encrier_virtuel- Patriarche du trombi

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
J'aime bien la première partie, mais on s'égare un peu, et je ne sais pas si c'est forcément super génial pour le début d'un bouquin, m'enfin, vu que ce ne sont que des parties à part (je suppose), elles ne montrent leur véritable intérêt que par la suite. Mais ça ne décourage pas, sauf si tu mets ça en premier paragraphe et que la suite est pareille
(et je n'ai pas vu de faute)
Autant je n'ai pas du tout mais alors pas du tout (autant être sincère) aimé les deux premiers paragraphes, autant j'ai beaucoup aimé la suite. Même si c'est peut-être un poil violent pour un premier chapitre, mais j'aime bien les débuts bourrés de descriptions aussi...
Bon alors vraiment, tes deux premiers paragraphes, je n'ai aps arrêté d'être bloqué, les phrases sont mal tournées, trop longues, ou présentent des erreurs par-ci par-là. Mais l'évocation de Bonaparte, même si elle est sympa, me semble grandement inutile. Je n'adhère pas non plus particulièrement à la manière dont tu décris le soleil qui se lève. Etant donné que je n'ai pas cessé de représenter dans mon esprit un train qui voyage de nuit (malgré le fait que je sache que le soleil venait de se lever)...
Et pourtant, la suite est très bien, les entreprises, la crise, l'empire, tu introduis tout ça beaucoup mieux que dans le précédent, à mon avis, donc j'attends la suite, et je te soutiens dans ton projet
.
Mais il se rend à Paris là, marc ? (truc qui vient de me revenir)
Épisode 1
Le train glissait à vive allure sur ses rails gonflés au néon. La piste argentée, en légère pente (mouais, c'est... je ne sais pas mais ça l'est \o/), était recouverte d’une fine lamelle de glace. Tenu par de solides câbles coulissant sur deux barres métalliques parallèles, au-dessus des wagons propulsés à plusieurs centaines de kilomètres par heure, l’engin abordait la ville préfectorale du département allemand (très franchement je n'aime pas du tout cette phrase, j'ai beau la retourner dans tous les sens, elle bloque vraiment). Au loin, les toitures en aluminium réfléchissaient les rayons de l’astre levant en une multitude de petites lumières aveuglantes. Le ciel orangé, parcouru de longues langues de feu, s’éveillait sur une énième bataille entre le jour et la nuit.
Le train s’aventura finalement au cœur du centre ville. Il sursauta lorsqu’il s’engagea sur un passage à niveau. Marc fut libéré de sa torpeur. Il écarquilla les yeux et examina sa condition (c'est beaucoup trop hâchuré, enlève des points). Il s’était assoupi sur son sac, dans sa petite cabine en forme de bulle. Elle était de dernière classe donc, par conséquent, démunie de tout mobilier, de tout service et de tout confort en général. Le petit écran tactile, en face de lui, indiquait « Berlin » en grosses lettres. Le jeune homme soupira et se rassit sur son sac. Paris, jadis la ville des Lumières et de l’art de philosopher, n’était plus qu’à une heure d’ici, s’il n’y avait pas trop d’arrêts. Le train prenait peu à peu de la vitesse, signe qu’il venait de sortir de l’agglomération. Il se dirigeait à présent vers Leipzig, célèbre il y a plusieurs siècles jour pour jour – c'est-à-dire autour du vingt mai – pour sa cuisante défaite face aux armées de Napoléon Bonaparte (ouch, enlève le 20 mai, on s'en fout, et c'est moins lourd sans >< et le fait de s'attarder sur la célébrité de la ville n'est pas utile), affaibli pourtant par son terrible échec lors de la campagne de Russie. Bonaparte, empereur des français, de la nation dissoute qui composait actuellement l’un des départements les plus touristiques de la République Terrae. A quoi auraient rimé ses conquêtes aujourd’hui alors que le monde constituait à lui seul un état unique ?
Marc ouvrit, d’un mouvement de son index, la porte vitrée de sa cabine sphérique. Une fulgurante envie d’uriner lui endolorissait le bas ventre. Le couloir du wagon, à cette heure si matinale, demeurait désert, calme et serein. Le paysage défilait à une vitesse inconcevable pour le cerveau qui n’avait pas le temps d’enregistrer les images. Le jeune homme évitait de regarder au-dehors, peu désireux de supporter les nausées provoquées. Et à quoi bon ? S’étendaient ici des usines, des industries et des chantiers à perte de vue ; seule solution qu’avait imaginée le gouvernement de Bagdad, la capitale mère, pour résoudre « La Crise », suite à l’unification du monde. Oui, les hommes des ministères avaient conclu que la reconversion – ou la dévastation – des campagnes en chantiers de travaux nationaux, que l’on appelait communément les grands travaux, relancerait l’économie mondiale. Comme toujours, l’homme s’était calqué sur des faits passés et n’avait pas cherché à innover, à trouver de meilleures solutions. Plusieurs hauts membres de l’Assemblée avaient contesté cette décision, mais le gouvernement avait agi et les populations croyaient en lui comme au Messie. On ne sut jamais si cette entreprise aurait fonctionné, aurait finalement redressé une bourse en chute libre, puisqu’ils étaient arrivés …
Marc pressa le pas. Des flèches luisantes guidaient jusqu’aux toilettes. Il remarqua à quel point elles devenaient brusquement si essentielles alors qu’à sa montée, la veille à Saint-Pétersbourg, elles lui avaient paru insignifiantes voire inexistantes (le soleil se lève et il y ades fenêtres, je pense que ça suffit pour trouver son chemin et les flèches luminueses pour indiquer les toilettes, moui... je pense qu'elles indiquent plutôt la direction à emprunter pour trouver la sortie de secours). Il découvrit enfin la porte tant désirée (bof...) et la poussa d’un geste virulent. Il choisit le premier urinoir (il y en a combien ? Oo), dégrafa son pantalon en cuir synthétique, comme le voulait la mode actuelle, et vida sa vessie avec soulagement. Aussitôt, un étrange produit chimique, auréolé d’une fumée blanchâtre, investit (investit ? envahit non ?) la cavité souillée. En une fraction de seconde, le liquide avait disparu, comme évaporé. Le jeune garçon n’aurait su dire par quelle réaction exacte, ne serait-ce qu’un vague souvenir sur les acides et les bases ; son domaine se concentrait sur les sciences humaines, ou l’histoire en général. C’était aussi pourquoi il étudiait à Saint-Pétersbourg, dans l’une des plus prestigieuses universités du monde, Sokolov, nom donné en référence à l’énigmatique professeur russe, originaire de cette même ville, fasciné par Napoléon et surtout, par sa stratégie militaire. Marc partageait la même passion et relisait parfois ses ouvrages, comme L’Armée de Napoléon (à mettre en italique), traduit en anglais, la langue universelle, qu’il connaissait par cœur. Après s’être rhabillé (se rhabiller, c'est remettre ses vêtements, ici, il n'a pas enlevé son froc, si ?), le jeune homme se rinça les mains au lavabo. Un liquide tiède, à la limite du gazeux, coula entre ses doigts. Il ne s’agissait pas d’eau, juste une sorte de savon désinfectant présent dans tous les lieux publics de la planète qui s’évaporait en un temps record, ce qui dispensait de l’utilisation de serviette en papier.
Une voix dépourvue d’émotion, de chaleur, d’humanité en quelque sorte, vibra dans les interphones du wagon.
« Welcome to Leipzig » ce qui signifiait ni plus ni moins, « Bienvenue à Leipzig », comme si son ton donnait réellement envie de séjourner ici, pensait amèrement le jeune homme (juste une remarque à part, s'il met le temps de trouver les toilettes (deux minutes au plus) pour faire le trajet Berlin/Leipzig, il faut moins, beaucoup moins d'une heure pour faire Berlin/Paris). Marc se redressa devant le miroir, fissuré par endroits. Sa tignasse blonde et ses yeux azur suffisaient à charmer la gente féminine, et il ne s’en cachait pas. D’un mouvement agile, il tenta de récupérer un peu du savon et de se le passer sur le visage avant qu’il ne disparaisse. Ses pommettes, rosies par le sommeil de l’heure précédente, teintaient ses joues fermes et un peu trop laiteuses à son goût. Un nez légèrement sévère et une fine bouche renforçaient son air sage et discipliné, qui dissimulait facilement son instinct malicieux. Marc réajusta le col de sa chemise blanche, froissée, et essaya de prendre une attitude sereine. Les examens de fin de trimestre le fatiguaient beaucoup et il ne désirait pas inquiéter sa mère, de nature anxieuse. La sélection pour la seconde année universitaire était rude et il fallait s’accrocher. Telle était la règle de ces (les deux marchent, mais je préfère "ses" ici, à toi de voir) études supérieures.
Marc s’apprêtait à sortir lorsque le wagon fut agité d’une violente secousse. Déséquilibré, le garçon se retint à la porte qui oscilla sous son poids et s’entrouvrit avant de se refermer brutalement (elle n'est pas tactile ?). Les longs rails gonflés se remplirent d’hélium et s’élevèrent afin de freiner le train (hein ?), provoquant d'autant plus de turbulence dans les cabines de verre contre lesquelles des têtes se cognaient. D’autres passagers furent éjectés dans le couloir, l’alarme retentit, poussant son cri strident comme un appel à l’aide. Finalement, le train se stabilisa et les gens approchèrent prudemment les vitres, soucieux d’appréhender le danger. Marc en profita pour abandonner ses toilettes. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils découvrirent d’énormes engins dans le ciel qui pivotaient sur eux-mêmes. Des sortes d’hélicoptères, mais avec plusieurs hélices, plusieurs gouvernails et d’imposants canons à chaque extrémité du cockpit. Autour, la ville, effarée, et ses buildings de plus en plus grands assistaient, comme les passagers courbaturés, à ce mystérieux déploiement. Les machines redressèrent leur trajectoire et sillonnèrent la voûte céleste, comme si elles patientaient une proie (ça existe ?). Soudain, trois bolides, dont deux noirs, pare-brise teinté, quatre roues motrices et d’un esthétique sportif, traversèrent avec aisance les rails, à quelques centimètres du train stoppé. Le troisième véhicule, d’une couleur vermeille, était cerné par les deux autres et ronflait à en exploser son moteur. Ils étaient sur l’avenue centrale de la ville et fonçaient droit sur l’édifice le plus proéminent : la mairie. Un silence angoissant s’était installé (j'aurais plutôt cru à des cris). Les engins dans le ciel, tels de redoutables prédateurs, plongèrent sur eux et tirèrent. La ville n’avait que des oreilles pour eux, tétanisée, incapable de réagir. Les deux bolides noirs s’espacèrent brusquement de leur cible ; un projectile lumineux atteint le véhicule rouge. Une impressionnante explosion souleva la voiture, qui hurla de son cri caverneux et enroué, avant de s’écraser, en flamme, contre un immeuble. Les deux autres bolides interrompirent leur course, dans un crissement de pneus à l’unisson, firent demi-tour et s’enfuirent. Les engins se posèrent et quatre hommes, vêtus d’un uniforme noir, de la tête aux pieds, sautèrent au sol. Ils se courbèrent en deux et atteignirent rapidement leur proie, immobile, qui venait d’expirer son dernier soupir avant de rôtir dans les flammes. Déjà, des ambulances carillonnaient dans les rues adjacentes et les hommes en noir vérifièrent juste que le chauffeur de la voiture vermeille s’était bien éteint au milieu du brasier. Ils remontèrent alors dans leurs engins volant et s’envolèrent à l’horizon.
Les rails s’abaissèrent, investis par le néon, et le train glissa, lentement au départ, puis de plus en plus vite. Il reprenait son chemin, imperturbable face à ce quotidien étourdissant. A la gare Montparnasse, à Paris, serait annoncé un retard à cause de perturbations sur la ligne. Ceci était une arrestation sur Terrae, comme il en existait tant d’autres. Toutefois, elle n’était orchestrée ni par la police ni par aucune force armée (force millitaire ?) de la République Terrae. Non, ces hommes en noir étaient des agents, les agents de l’Empire, puissance salvatrice du monde entier.
Autant je n'ai pas du tout mais alors pas du tout (autant être sincère) aimé les deux premiers paragraphes, autant j'ai beaucoup aimé la suite. Même si c'est peut-être un poil violent pour un premier chapitre, mais j'aime bien les débuts bourrés de descriptions aussi...
Bon alors vraiment, tes deux premiers paragraphes, je n'ai aps arrêté d'être bloqué, les phrases sont mal tournées, trop longues, ou présentent des erreurs par-ci par-là. Mais l'évocation de Bonaparte, même si elle est sympa, me semble grandement inutile. Je n'adhère pas non plus particulièrement à la manière dont tu décris le soleil qui se lève. Etant donné que je n'ai pas cessé de représenter dans mon esprit un train qui voyage de nuit (malgré le fait que je sache que le soleil venait de se lever)...
Et pourtant, la suite est très bien, les entreprises, la crise, l'empire, tu introduis tout ça beaucoup mieux que dans le précédent, à mon avis, donc j'attends la suite, et je te soutiens dans ton projet
.Mais il se rend à Paris là, marc ? (truc qui vient de me revenir)
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La curiosité est un mauvais défaut, mais au moins, c'est l'un des seuls que l'on assume.

kirlim- Talent Divin

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Yop, j'ai changé et reformulé certains paragraphes
.
J'ai raccourci aussi le délais entre Paris-Berlin à quarante minutes. Par contre, il se passe environ cinq-dix minutes entre Berlin et Leipzig hein
.
Pour les rails, faut les voir comme les récents prototypes japonais, avec les rails en toboggan \o/. Ce qui explique le gel. J'ai aussi modifié une énorme erreur de ma part.
Liepzig est une défaite de Napoléon hein, à pas confondre avec Dantzig, cinq six ans plus tôt, et elle se passe en octobre. Donc ça m'arrange plus en plus xD.
Voilà sinon, pour la violence c'est voulu. Je veux montrer davantage le côté rude de l'Empire, le côté expéditif. Pour une bonne raison cependant
.
Et oui, Marc va bien à Paris, il rentre chez lui pour le week end après une semaine à Saint Pétersbourg.
.J'ai raccourci aussi le délais entre Paris-Berlin à quarante minutes. Par contre, il se passe environ cinq-dix minutes entre Berlin et Leipzig hein
.Pour les rails, faut les voir comme les récents prototypes japonais, avec les rails en toboggan \o/. Ce qui explique le gel. J'ai aussi modifié une énorme erreur de ma part.
Liepzig est une défaite de Napoléon hein, à pas confondre avec Dantzig, cinq six ans plus tôt, et elle se passe en octobre. Donc ça m'arrange plus en plus xD.
Voilà sinon, pour la violence c'est voulu. Je veux montrer davantage le côté rude de l'Empire, le côté expéditif. Pour une bonne raison cependant
.Et oui, Marc va bien à Paris, il rentre chez lui pour le week end après une semaine à Saint Pétersbourg.
Re: Le Véritable Visage de la Lumière
« Boîte de réception » dit-il d’une voix distincte.
Et les risques de guérillas entre populations anciennement rivales n’étaient pas à écarter.
Les tensions subsistaient malheureusement toujours et elles s’étaient même accrues avec l’ascension de l’Empire au sein de la société.
Et bien écoute, rien à dire là, j'aime, et c'est bien fluide.
Sinon, connaissant l'histoire, ce ne serait pas plus logique qu'il fasse l'autre trajet ? Et qu'il retourne en cours ? Je n'ai pas souvenir d'un marc à paris moi... si ?
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kirlim- Talent Divin

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Oh mais il va y retourner en cours, ne t'inquiète pas. Il rentre que pour les congés.
L'histoire va être beaucoup plus longue. Les premiers chapitres sont étoffés parce que plus je me relis et plus je me dis que le début est plat, vu et revu, pas original ... pathologie de l'écrivain qui a trop vu son histoire peut être ...
Je distille le contexte historique au fur et à mesure. Je vais mettre plus en avant les personnages fantômes (papa/maman/roald) et je vais accentuer (si je peux encore le faire) la réflexion politique. Mirelly n'apparaîtra plus de nulle part, les élections présidentielles vont faire l'objet de tout le tome 1 (chose qui était passée à côté de la plaque dans l'autre version) et surtout, je vais mettre un énorme accent sur le côté futuriste, beaucoup trop négligé à mon goût avant.
Bref, de quoi écrire en perspective.
Et j'ai honte pour les fautes. Surtout pour mon air de poule qui découvre un couteau après que tu me les as montrées sur msn
.
L'histoire va être beaucoup plus longue. Les premiers chapitres sont étoffés parce que plus je me relis et plus je me dis que le début est plat, vu et revu, pas original ... pathologie de l'écrivain qui a trop vu son histoire peut être ...
Je distille le contexte historique au fur et à mesure. Je vais mettre plus en avant les personnages fantômes (papa/maman/roald) et je vais accentuer (si je peux encore le faire) la réflexion politique. Mirelly n'apparaîtra plus de nulle part, les élections présidentielles vont faire l'objet de tout le tome 1 (chose qui était passée à côté de la plaque dans l'autre version) et surtout, je vais mettre un énorme accent sur le côté futuriste, beaucoup trop négligé à mon goût avant.
Bref, de quoi écrire en perspective.
Et j'ai honte pour les fautes. Surtout pour mon air de poule qui découvre un couteau après que tu me les as montrées sur msn
Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Pacô a écrit:Et j'ai honte pour les fautes. Surtout pour mon air de poule qui découvre un couteau après que tu me les as montrées sur msn.
Est-ce que je dévoile la conversation au public ?
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kirlim- Talent Divin

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Si tu veux ruiner ma réputation ... déjà pas bien haute ... oui.
Mais tu as vu l'heure aussi? (défense pitoyable >.<).
Mais tu as vu l'heure aussi? (défense pitoyable >.<).
Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Même moi, je trouverai de meilleures défenses, je te rappelle que tu as le début de la conversation comme menace
Notre vie privée n'a pas à être ainsi étalée :p
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kirlim- Talent Divin

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Tu as tout à fait raison
.
Bref, je continue. Je crois que tu vas être mon seul fan (la chance !
). Je crois que j'ai clos le premier chapitre. Dis-moi comment tu l'aimes, dans son état général j'entends.
Je pense avoir légèrement modifié par rapport au premier chapitre initial. L'entrée en matière et toussa. Bon, je baragouine pas plus, voilà !
Le message envoyé, Marc retourna oralement sur l’accueil. Il restait une petite dizaine de minutes avant le terminus. Son esprit vagabonda sur les titres de musique. Elles étaient toutes agréables et il les appréciait pour leur rythme. Cependant, il ne recherchait pas le dynamisme. Le garçon opta pour une valeur sûre. Il changea d’archive et ouvrit celle qu’il cachait parfois à ses camarades lorsqu’il prêtait sa puce. Plusieurs avaient oublié la musique classique et la magie de ses sons. L’homme ne jouait plus, il programmait. Les instruments avaient été remisés au profit des outils informatiques qui synthétisaient les notes et les codaient de manière à produire une sonorité originale. Il n’était plus question de talent mais de technologie. Quelques notes de « La Primavera » amorcèrent l’introduction des quatre saisons. On ne se souvenait plus du compositeur. Un Mozart peut être, seul nom resté emblématique. Mais les consonances révélaient un caractère italien et surtout, un pendant pour le baroque. Personne ne répondait à ses vaines questions. Le passé est le passé disait-on. Si on fouillait dans les archives de la République, on le retrouverait, sans nul doute. Cependant, on ne préférait pas. Marc doutait que certains érudits regrettaient cette absence de culture et la dissimulait sous une impassibilité déconcertante.
« Welcome to Paris »
Marc sursauta. Il se colla à la vitre de la bulle, résistant aux nausées engendrées par le tournis. La ville des Lumières n’avait pas été entièrement défigurée par les grands travaux de la République – le faisait-on croire ! Se dressaient pourtant ci et là de hautes cheminées qui brûlaient on ne savait quoi ; la Seine était recouverte d’immenses chapes de béton, la rendant souterraine, pour gagner de la place et favoriser les échanges entre les deux rives – quitte à perde le surnom d’île de France. La piste pneumatique avait été tracée sur son lit. Marc distingua au loin le sommet des tours de la cathédrale Notre-Dame, ses gargouilles scrutant l’horizon d’un air malsain et narquois, comme s’ils avaient toujours leur mot à dire dans les croyances des hommes actuels. Le bas de l’édifice était difficilement visible. On avait recouvert les monuments historiques d’immenses coupoles protectrices, contre la fumée des pollutions diverses et le temps qui coulait éternellement. Plus loin, le Louvre, le musée débordant du génie humain, avait été lui aussi muselé sous d’imposants échafaudages, enfermant sous leurs couvertures de verre l’Arc de Triomphe, le jardin des Tuileries et une partie de la place de la Concorde. A l’intérieur, l’air était épuré, les gens contrôlés et les accès réduits. Ainsi témoignait la politique de préservation du patrimoine : l’interdire au public actuel pour d’éventuelles générations futures. Un moyen doublement efficace car elle permettait aussi d’oublier le fastueux passé des nations indépendantes, octroyant à la République Terrae le monopole de l’attention publique.
La piste pneumatique quitta le lit de la Seine et obliqua à gauche. Le train ralentit. Sur les deux derniers kilomètres, il grimpa sur une sorte de ponton aérien, passa au-dessus du quai d’Orsay, lui aussi emmitouflé dans sa camisole protectrice, et l’esplanade des Invalides. Les pneumatiques se dégonflèrent, la glace fondit et les décharges électrostatiques cessèrent. Le convoi amorça la descente du ponton, arrivé à la gare Montparnasse, mais fut freiné jusqu’à son arrêt total devant les quais bondés de familles soucieuses. Marc rassembla ses affaires, ouvrit de l’index sa cabine et tira son sac derrière lui. Mentalement, il composa le code numéroté de la puce de sa mère. Sa demande fut rejetée. Exaspéré, il énuméra à voix haute les chiffres, au nombre de dix. Les autres passagers le dévisagèrent d’une étrange façon dans le couloir, mais il tenta de les ignorer. Les portes transversales se séparèrent en deux lentement et le garçon fut l’un des premiers à sortir.
« Maman ? dit-il lorsque celle-ci eut manifesté sa présence par la puce. Tu es où exactement ?
– Dans le hall. Tu vas bien ? J’ai su que …
– Ne t’inquiète pas, je me porte à merveille. Juste … une turbulence, répondit-il en reprenant les mots de la SCTE. J’arrive. »
Et il coupa la communication. Des médecins en blouses laiteuses l’approchèrent. Marc eut la désagréable impression qu’il sortait d’une catastrophe naturelle. Quelques ecchymoses justifiaient-elles toute cette effervescence ? Il les repoussa gentiment, prétextant qu’il n’avait mal nulle part. Une horde de journalistes, contenue jusque là, investit les quais et harponna les passagers surpris. Leurs capteurs filmèrent l’ensemble du train intact afin de former une image trois dimensions, exploitée ensuite par les grandes chaînes de télévision. Le garçon en esquiva plusieurs et se dirigea vers la sortie. En plus du vacarme de la foule, les mégaphones, du haut de leur tour d’acier, annonçaient les correspondances suivantes et Marc crut s’évader facilement des griffes de la communication massive. Il pensa trop vite.
« Jeune homme ! l’interpella un homme vêtu d’un ample manteau gris, au moment où il croyait avoir échappé à l’interrogatoire. Comment ressens-tu l’agression de l’Empire ?
– Il n’y a pas eu d’agression, démentit Marc en poussant la porte.
– Tiens donc ! s’exclama l’homme. Et comment appelles-tu l’incident qu’il s’est produit à Leipzig ? »
Marc mit un certain temps à répondre. Ce journaliste l’agaçait dans son par-dessus trop propre, dans sa voix trop assurée et dans son allure trop sereine. La gare n’avait pourtant signalé qu’une légère turbulence et ces reporters le considéraient comme une véritable catastrophe diplomatique. Que cherchaient-ils donc à la fin ? L’Empire n’avait fait ni plus ni moins ce qu’il faisait depuis des mois, depuis son apparition, depuis la signature des accords de Bagdad : il traquait quelque chose. Personne ne savait quoi ou qui et, en cet instant, Marc s’en fichait comme de sa première chemise, tant qu’il n’interférait pas dans ses projets. Plusieurs contre-enquêtes avaient révélé que toutes les « proies » – ainsi les chaînes de télévision surnommaient les personnes poursuivies par les services impériaux – s’avéraient des criminels. Comme si l’Empire se chargeait de nettoyer la planète, sans aucun but précis. Devant l’impatience du journaliste, Marc haussa les épaules et rétorqua :
« De l’audimat pendant une semaine ? »
L’homme au manteau gris lui sourit et lui adressa un clin d’œil. Il se détourna ensuite du garçon et partit vers le convoi, visé, impuissant, par tous les capteurs trois dimensions. Marc pénétra dans le hall, beaucoup plus peuplé encore, où le silence était notion inconnue, et repéra rapidement sa mère, petite, rondelette mais souriante. Cependant, il ne fit pas attention aux journaux tout autour de lui et à l’annonce du président Mernine le matin même.
Bref, je continue. Je crois que tu vas être mon seul fan (la chance !
Je pense avoir légèrement modifié par rapport au premier chapitre initial. L'entrée en matière et toussa. Bon, je baragouine pas plus, voilà !
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Le message envoyé, Marc retourna oralement sur l’accueil. Il restait une petite dizaine de minutes avant le terminus. Son esprit vagabonda sur les titres de musique. Elles étaient toutes agréables et il les appréciait pour leur rythme. Cependant, il ne recherchait pas le dynamisme. Le garçon opta pour une valeur sûre. Il changea d’archive et ouvrit celle qu’il cachait parfois à ses camarades lorsqu’il prêtait sa puce. Plusieurs avaient oublié la musique classique et la magie de ses sons. L’homme ne jouait plus, il programmait. Les instruments avaient été remisés au profit des outils informatiques qui synthétisaient les notes et les codaient de manière à produire une sonorité originale. Il n’était plus question de talent mais de technologie. Quelques notes de « La Primavera » amorcèrent l’introduction des quatre saisons. On ne se souvenait plus du compositeur. Un Mozart peut être, seul nom resté emblématique. Mais les consonances révélaient un caractère italien et surtout, un pendant pour le baroque. Personne ne répondait à ses vaines questions. Le passé est le passé disait-on. Si on fouillait dans les archives de la République, on le retrouverait, sans nul doute. Cependant, on ne préférait pas. Marc doutait que certains érudits regrettaient cette absence de culture et la dissimulait sous une impassibilité déconcertante.
« Welcome to Paris »
Marc sursauta. Il se colla à la vitre de la bulle, résistant aux nausées engendrées par le tournis. La ville des Lumières n’avait pas été entièrement défigurée par les grands travaux de la République – le faisait-on croire ! Se dressaient pourtant ci et là de hautes cheminées qui brûlaient on ne savait quoi ; la Seine était recouverte d’immenses chapes de béton, la rendant souterraine, pour gagner de la place et favoriser les échanges entre les deux rives – quitte à perde le surnom d’île de France. La piste pneumatique avait été tracée sur son lit. Marc distingua au loin le sommet des tours de la cathédrale Notre-Dame, ses gargouilles scrutant l’horizon d’un air malsain et narquois, comme s’ils avaient toujours leur mot à dire dans les croyances des hommes actuels. Le bas de l’édifice était difficilement visible. On avait recouvert les monuments historiques d’immenses coupoles protectrices, contre la fumée des pollutions diverses et le temps qui coulait éternellement. Plus loin, le Louvre, le musée débordant du génie humain, avait été lui aussi muselé sous d’imposants échafaudages, enfermant sous leurs couvertures de verre l’Arc de Triomphe, le jardin des Tuileries et une partie de la place de la Concorde. A l’intérieur, l’air était épuré, les gens contrôlés et les accès réduits. Ainsi témoignait la politique de préservation du patrimoine : l’interdire au public actuel pour d’éventuelles générations futures. Un moyen doublement efficace car elle permettait aussi d’oublier le fastueux passé des nations indépendantes, octroyant à la République Terrae le monopole de l’attention publique.
La piste pneumatique quitta le lit de la Seine et obliqua à gauche. Le train ralentit. Sur les deux derniers kilomètres, il grimpa sur une sorte de ponton aérien, passa au-dessus du quai d’Orsay, lui aussi emmitouflé dans sa camisole protectrice, et l’esplanade des Invalides. Les pneumatiques se dégonflèrent, la glace fondit et les décharges électrostatiques cessèrent. Le convoi amorça la descente du ponton, arrivé à la gare Montparnasse, mais fut freiné jusqu’à son arrêt total devant les quais bondés de familles soucieuses. Marc rassembla ses affaires, ouvrit de l’index sa cabine et tira son sac derrière lui. Mentalement, il composa le code numéroté de la puce de sa mère. Sa demande fut rejetée. Exaspéré, il énuméra à voix haute les chiffres, au nombre de dix. Les autres passagers le dévisagèrent d’une étrange façon dans le couloir, mais il tenta de les ignorer. Les portes transversales se séparèrent en deux lentement et le garçon fut l’un des premiers à sortir.
« Maman ? dit-il lorsque celle-ci eut manifesté sa présence par la puce. Tu es où exactement ?
– Dans le hall. Tu vas bien ? J’ai su que …
– Ne t’inquiète pas, je me porte à merveille. Juste … une turbulence, répondit-il en reprenant les mots de la SCTE. J’arrive. »
Et il coupa la communication. Des médecins en blouses laiteuses l’approchèrent. Marc eut la désagréable impression qu’il sortait d’une catastrophe naturelle. Quelques ecchymoses justifiaient-elles toute cette effervescence ? Il les repoussa gentiment, prétextant qu’il n’avait mal nulle part. Une horde de journalistes, contenue jusque là, investit les quais et harponna les passagers surpris. Leurs capteurs filmèrent l’ensemble du train intact afin de former une image trois dimensions, exploitée ensuite par les grandes chaînes de télévision. Le garçon en esquiva plusieurs et se dirigea vers la sortie. En plus du vacarme de la foule, les mégaphones, du haut de leur tour d’acier, annonçaient les correspondances suivantes et Marc crut s’évader facilement des griffes de la communication massive. Il pensa trop vite.
« Jeune homme ! l’interpella un homme vêtu d’un ample manteau gris, au moment où il croyait avoir échappé à l’interrogatoire. Comment ressens-tu l’agression de l’Empire ?
– Il n’y a pas eu d’agression, démentit Marc en poussant la porte.
– Tiens donc ! s’exclama l’homme. Et comment appelles-tu l’incident qu’il s’est produit à Leipzig ? »
Marc mit un certain temps à répondre. Ce journaliste l’agaçait dans son par-dessus trop propre, dans sa voix trop assurée et dans son allure trop sereine. La gare n’avait pourtant signalé qu’une légère turbulence et ces reporters le considéraient comme une véritable catastrophe diplomatique. Que cherchaient-ils donc à la fin ? L’Empire n’avait fait ni plus ni moins ce qu’il faisait depuis des mois, depuis son apparition, depuis la signature des accords de Bagdad : il traquait quelque chose. Personne ne savait quoi ou qui et, en cet instant, Marc s’en fichait comme de sa première chemise, tant qu’il n’interférait pas dans ses projets. Plusieurs contre-enquêtes avaient révélé que toutes les « proies » – ainsi les chaînes de télévision surnommaient les personnes poursuivies par les services impériaux – s’avéraient des criminels. Comme si l’Empire se chargeait de nettoyer la planète, sans aucun but précis. Devant l’impatience du journaliste, Marc haussa les épaules et rétorqua :
« De l’audimat pendant une semaine ? »
L’homme au manteau gris lui sourit et lui adressa un clin d’œil. Il se détourna ensuite du garçon et partit vers le convoi, visé, impuissant, par tous les capteurs trois dimensions. Marc pénétra dans le hall, beaucoup plus peuplé encore, où le silence était notion inconnue, et repéra rapidement sa mère, petite, rondelette mais souriante. Cependant, il ne fit pas attention aux journaux tout autour de lui et à l’annonce du président Mernine le matin même.
Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Pacô a écrit:Le message envoyé, Marc retourna oralement (j'ai mis un temps à comprendre) sur l’accueil. Il restait une petite dizaine de minutes avant le terminus. Son esprit vagabonda sur les titres de musique. Elles étaient toutes agréables et il les appréciait pour leur rythme. Cependant, il ne recherchait pas le dynamisme. Le garçon opta pour une valeur sûre. Il changea d’archive et ouvrit celle qu’il cachait parfois à ses camarades lorsqu’il prêtait sa puce. Plusieurs avaient oublié la musique classique et la magie de ses sons. L’homme ne jouait plus, il programmait. Les instruments avaient été remisés au profit des outils informatiques qui synthétisaient les notes et les codaient de manière à produire une sonorité originale. Il n’était plus question de talent mais de technologie. Quelques notes de « La Primavera » amorcèrent l’introduction des quatre saisons. On ne se souvenait plus du compositeur. Un Mozart peut être, seul nom resté emblématique. Mais les consonances révélaient un caractère italien et surtout, un penchant (?) pour le baroque. Personne ne répondait à sesvaines(pas utile à mon avis) questions. Le passé est le passé disait-on. Si on fouillait dans les archives de la République, on le retrouverait, sans nul doute. Cependant, on ne préférait pas. Marc doutait que certains érudits regrettaient cette absence de culture et la dissimulait sous une impassibilité déconcertante.
« Welcome to Paris »
Marc sursauta. Il se colla à la vitre de la bulle, résistant aux nausées engendrées par le tournis (mal des transports ?). La ville des Lumières n’avait pas été entièrement défigurée par les grands travaux de la République – le faisait-on croire ! Se dressaient pourtant ci et là de hautes cheminées qui brûlaient on ne savait quoi ; la Seine était recouverte d’immenses chapes de béton, la rendant souterraine, pour gagner de la place et favoriser les échanges entre les deux rives – quitte à perdre le surnom d’île de France. La piste pneumatique avait été tracée sur son lit. Marc distingua au loin le sommet des tours de la cathédrale Notre-Dame, ses gargouilles scrutant l’horizon d’un air malsain et narquois, comme s’ils avaient toujours leur mot à dire dans les croyances des hommes actuels. Le bas de l’édifice était difficilement visible. On avait recouvert les monuments historiques d’immenses coupoles protectrices, contre la fumée des pollutions diverses et le temps qui coulait éternellement. Plus loin, le Louvre, le musée débordant du génie humain, avait été lui aussi muselé sous d’imposants échafaudages, enfermant sous leurs couvertures de verre l’Arc de Triomphe, le jardin des Tuileries et une partie de la place de la Concorde. A l’intérieur, l’air était épuré, les gens contrôlés et les accès réduits. Ainsi témoignait la politique de préservation du patrimoine : l’interdire au public actuel pour d’éventuelles générations futures. Un moyen doublement efficace car elle permettait aussi d’oublier le fastueux passé des nations indépendantes, octroyant à la République Terrae le monopole de l’attention publique.
La piste pneumatique quitta le lit de la Seine et obliqua à gauche. Le train ralentit. Sur les deux derniers kilomètres, il grimpa sur une sorte de ponton aérien, passa au-dessus du quai d’Orsay, lui aussi emmitouflé dans sa camisole protectrice, et l’esplanade des Invalides. Les pneumatiques se dégonflèrent, la glace fondit et les décharges électrostatiques cessèrent. Le convoi amorça la descente du ponton, arrivé à la gare Montparnasse, mais fut freiné jusqu’à son arrêt total devant les quais bondés de familles soucieuses. Marc rassembla ses affaires, ouvrit de l’index sa cabine et tira son sac derrière lui. Mentalement, il composa le code numéroté de la puce de sa mère. Sa demande fut rejetée. Exaspéré, il énuméra à voix haute les chiffres, au nombre de dix. Les autres passagers le dévisagèrent d’une étrange façon dans le couloir, mais il tenta de les ignorer. Les portes transversales se séparèrent en deux lentement et le garçon fut l’un des premiers à sortir.
« Maman ? dit-il lorsque celle-ci eut manifesté sa présence par la puce. Tu es où exactement ?
– Dans le hall. Tu vas bien ? J’ai su que …
– Ne t’inquiète pas, je me porte à merveille. Juste … une turbulence, répondit-il en reprenant les mots de la SCTE. J’arrive. »
Et il coupa la communication. Des médecins en blouses laiteuses l’approchèrent. Marc eut la désagréable impression qu’ils sortaient d’une catastrophe naturelle. Quelques ecchymoses justifiaient-elles toute cette effervescence ? Il les repoussa gentiment, prétextant qu’il n’avait mal nulle part. Une horde de journalistes, contenue jusque là, investit les quais et harponna les passagers surpris. Leurs capteurs filmèrent l’ensemble du train intact afin de former une image trois dimensions, exploitée ensuite par les grandes chaînes de télévision. Le garçon en esquiva plusieurs et se dirigea vers la sortie. En plus du vacarme de la foule, les mégaphones, du haut de leur tour d’acier, annonçaient les correspondances suivantes et Marc crut s’évader facilement des griffes de la communication massive. Il pensa trop vite.
« Jeune homme ! l’interpella un homme vêtu d’un ample manteau gris, au moment où il croyait avoir échappé à l’interrogatoire. Comment ressens-tu l’agression de l’Empire ?
– Il n’y a pas eu d’agression, démentit Marc en poussant la porte.
– Tiens donc ! s’exclama l’homme. Et comment appelles-tu l’incident qu’il s’est produit à Leipzig ? »
Marc mit un certain temps à répondre. Ce journaliste l’agaçait dans son par-dessus trop propre, dans sa voix trop assurée et dans son allure trop sereine. La gare n’avait pourtant signalé qu’une légère turbulence et ces reporters le considéraient comme une véritable catastrophe diplomatique. Que cherchaient-ils donc à la fin ? L’Empire n’avait fait ni plus ni moins ce qu’il faisait depuis des mois, depuis son apparition, depuis la signature des accords de Bagdad : il traquait quelque chose. Personne ne savait quoi ou qui et, en cet instant, Marc s’en fichait comme de sa première chemise, tant qu’il n’interférait pas dans ses projets. Plusieurs contre-enquêtes avaient révélé que toutes les « proies » – ainsi les chaînes de télévision surnommaient les personnes poursuivies par les services impériaux – s’avéraient des criminels. Comme si l’Empire se chargeait de nettoyer la planète, sans aucun but précis. Devant l’impatience du journaliste, Marc haussa les épaules et rétorqua :
« De l’audimat pendant une semaine ? »
L’homme au manteau gris lui sourit et lui adressa un clin d’œil. Il se détourna ensuite du garçon et partit vers le convoi, visé, impuissant, par tous les capteurs trois dimensions. Marc pénétra dans le hall, beaucoup plus peuplé encore, où le silence était notion inconnue, et repéra rapidement sa mère, petite, rondelette mais souriante. Cependant, il ne fit pas attention aux journaux tout autour de lui et à l’annonce de l'élection du président Mernine le matin même.
Je pense que le trajet du train est incohérent, mais rien que parce qu'il fait plus classe, ça peut le faire. Et sinon, j'aime beaucoup, ça change un peu beaucoup de VVL 1, mais j'attends de voir ce que tu comptes en faire

(enfin, je veux surtout revoir la période avec les examens qui m'avait parue très clichée à l'époque :p)
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La curiosité est un mauvais défaut, mais au moins, c'est l'un des seuls que l'on assume.

kirlim- Talent Divin

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Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Oulah, tu extrapoles là xD.
Non, pas d'élection du président Mernine, il l'est déjà
. Et elles ne sont prévues que pour six mois.
L'examen aura toujours lieu, je crois d'ailleurs que c'est ce qui va être annoncé dans les journaux
. Justement, ju'utilise des clichés pour mieux les briser. Comme tu as pu le remarquer dans le TOME 1. Un examen raté, c'est moins courant hein.
Bon allez sur ce bonne nuit !
(et si, il marche le trajet du train, carte à l'appui. Il est juste un peu tordu puisqu'on suit la seine. Mais on ne peut pas faire traverser la capitale en ligne droite non
).
Non, pas d'élection du président Mernine, il l'est déjà
L'examen aura toujours lieu, je crois d'ailleurs que c'est ce qui va être annoncé dans les journaux
Bon allez sur ce bonne nuit !
(et si, il marche le trajet du train, carte à l'appui. Il est juste un peu tordu puisqu'on suit la seine. Mais on ne peut pas faire traverser la capitale en ligne droite non
Re: Le Véritable Visage de la Lumière
Bon, eh bien voilà un petit extrait, comme à chaque début de nouveau chapitre, du Livre des Pensées de l'Empire. Un moyen de philosopher tout en gardant une réserve, tout en gardant un écart de sécurité en quelque sorte. Sans me prendre pour un vrai philosophe en quelque sorte
.
Ce n'est pas long, je suis gentil pour la semaine moi ^^'.
Good read!
.Ce n'est pas long, je suis gentil pour la semaine moi ^^'.
Good read!
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L’étincelle.
Si petite et pourtant si visible au milieu de l’obscurité, son aura outrepasse la constance des choses qui ont été. Instigatrice de l’espoir, elle libère les cœurs des chaînes qui les maintiennent dans la peur de l’ignorance. Fugace, elle ébranle la confiance des souverains et génère à son tour la terreur chez son ennemi. Oui, messieurs les grands, messieurs les sages, messieurs les puissants, méfiez-vous de la volonté des choses, craignez l’acharnement d’une petite lueur qui rêve d’illumination. Aujourd’hui, le Néant déplore amèrement la perte de son royaume de ténèbres car il n’a pas su envisager l’obstination d’une simple étincelle à travers l’immensité de son ombre. Etait-il si compliqué, lui souverain d’un univers, d’éradiquer l’éclat effronté d’un si futile esprit ? Par quel moyen réussit-elle à invoquer la puissance qui terrasserait le Néant ? Ne commit-elle pas l’erreur de créer une force qu’elle ne contrôlait pas ? Il en était toutefois ainsi. L’étincelle conçut la rivale du Néant qui, forcé d’admettre sa défaillance, partage désormais son univers avec la Lumière. Mère du génie, elle s’éteignit en pleine gloire, satisfaite de son rôle éphémère mais tant essentiel. Aujourd’hui, aurait-elle agi avec autant de vigueur si elle avait appris que son enfant, sa propre fille à qui elle avait décerné trop de pouvoirs, avait été abusée par la cupidité des hommes ?
Les Pensées de l’Empire, Livre I, Chapitre 2, Verset 2.
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