Le tombeau des enfants fous

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Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mar 4 Aoû - 11:25

Je doute que cela soit à la hauteur d'être un roman, mais j'écris cela pour pure plaisir. Soyez indulgents xD je ne suis pas très douée en orthographe et j'espère que ça ne va pas trop vous brûler les yeux ! ^^"

Le tombeau des enfants fous...

Prologue:


D'un pas lent, l'homme atteignit la tombe, blanche, immaculée. L'aube déchire le ciel, éclaboussant de rouge et d'ocre le firmament, l'azur du ciel s'immisçe entre les nuages blafards. Le vieillard est sombre, vêtu de son ancien costume militaire. Il se déplace avec difficultés à l'aide d'une canne. Sa main est couturée de cicatrices et son corps porte bien d'autres blessures. Mais ce n'est rien en comparaisons des plaies qui suturent son âme. Un sang putride y suppure depuis quarante ans déjà. Le vent est frais, il sent la mort et les souvenirs douloureux, les os brisés et les rancœurs du passé.
Sur la tombe est inscrit Charles W. Woods. Son meilleur ami, son compagnon de toujours, une partie de lui... Les regrets ressurgissent. Il n'a jamais oublié son rire espiègle et franc, sa voix retentissante et souple. Les souvenirs sont inaltérables et ces lambeaux de passé demeurent, ravivés par cette vision douloureuse de la tombe claire. Le vieil homme, Jackson O'Dennel laisse couler le long de sa joue ridée une larme qui se fraie un chemin parmi les sillons creusés dans sa peau. Il laisse tomber sur la terre meuble une fleur, un chrysanthème cueilli le matin même. Combien de corps ont été enterrés ici suite à cette boucherie ? Combien d'êtres démantelés ont été ramenés ici ? Et surtout, combien de soldats sont restés là-bas, en enfer ?
Jackson lève un regard vers le ciel qui étincèle. Après la guerre, il n'a plus jamais cru au paradis. Tout se joue ici, sur Terre. Et après ? Le néant... Il ne peut y avoir que cela après tout ce que ses yeux ont vu. Se souvenir... Il faut les réveiller du fond du cœur, juste une dernière fois. Après tout, avec ce cancer qui grandit en lui, ce sera peut-être la dernière fois qu'il irait à pied jusqu'à ce cimetière. Peut-être la dernière fois qu'il déposera une fleur sur la tombe de son ami, peut-être la dernière fois qu'il rendra hommage à tous ces soldats. Il s'assoit, sort sa vieille gourde remplie d'une eau au goût de fer, ça lui rappelle ce temps reculé qu'on a enterré. C'est un passé trop honteux.
-Tu te souviens Charles, quand on est allé là-bas pour la première fois ? commence-t-il, sa voix fébrile s'élevant dans ce silence lourd. L'euphorie s'était emparée de toi, tu étais heureux à l'idée de te battre pour ta patrie... Mais on était que des gosses... Il n'y avait que ça, des gosses...
Il ferme les yeux, soupirant. Les bruits assourdissants de la guerre lui reviennent, les blagues grivoises des soldats, le bruit étourdissant des hélicoptères. Les entraînements, le fusil à la main et cette idée monstrueuse et malsaine de "tuer du Viet". Non, juste tuer un être humain. Et pour quelle cause ? Le communisme ? Cette guerre n'avait plus aucun sens, c'était le chaos, la folie...
-On était volontaire, tout était en règle, on est parti, sûrs de vivre l'aventure de notre vie. Pourquoi ? Pourquoi se battre pour des idéaux qui ne sont pas les nôtres ? Pourquoi se battre contre ces gens ? Nous l'avons perdu cette guerre, et c'est la chose la plus juste au monde...
Il souffle lentement, la fumée de son haleine s'enroule autour de la tombe. Il pose une main frêle, caresse la pierre polie. En-dessous, que reste-t-il de Charles ? Des os ? De la poussière ? Il sourit malgré lui. Sans s'en rendre compte, les souvenirs sont remontés en lui. Il ferme les yeux, respire l'air frais qui lui glace la poitrine.
-Je crois qu'il est temps de se remémorer le passé une dernière fois, et après, j'oublierais, je te le promets.
C'est comme si la vérité lui apparaissait, soudainement, nimbée de cette lumière arrogante. Tout lui apparaissait, dans son unité, pure, immaculée. Une entité. Brillante au milieu de cette pénombre. La brume qui enveloppait son âme se dissipe enfin, laissant entrevoir entre ses panaches grises les scènes tant regrettées de cette guerre monstrueuse, diabolique. Enfin, le temps de l'oubli est arrivé. Les arbres se courbent : une tempête s'annonce. Le vent, agité, malmène l'herbe tondue. Ainsi, en réveillant les souvenirs, même le temps exprime son mécontentement. Mais quoi de mieux de déterrer un passé dans un cimetière ? Lieu de culte, suprême, divin. Bien que l'idée même d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson, il sent une force. Pas un homme surpuissant et créateur qui aurait tout bâti à son image, mais quelque chose de moins absurde qu'un humain égoïste, miroir de l'âme corrompue de l'Homme. Quelque chose de... chatoyant. Sans visage. Sans corps. Juste une âme.
Mais pourquoi cette guerre au sein même de cette nature pure et poétique, cette nature qui a tout créé dans sa sagesse universelle ? Quel était le nom de cette puissance, désirant la vie et la retirant en un seul souffle ? Pourquoi cette noirceur dévorante au milieu de ces plantes ? Est-il possible qu'elles portent elles aussi ce mal dans leur cœur végétal ? De ses mains mouchetées de tâche de vieillesse, il effleure les brins d'herbe. Tout finira par disparaître....



Suite plus tard....


Dernière édition par Akira le Mer 5 Aoû - 13:47, édité 8 fois

Akira
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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Elea le Mar 4 Aoû - 12:28

Prologue:

L'homme s'approche à pas len
ts de la tombe, blanche, immaculée. L'aube déchire le ciel, éclaboussant de rouge et d'ocre le firmament, l'azur du ciel commençant à s'immiscer entre les nuages blafards. Le vieillard est sombre (gné ?), vêtu de son ancien costume militaire, se déplaçant avec difficulté à l'aide d'une canne. Sa main est couturée de cicatrices et son corps porte bien d'autres blessures. Mais ce n'est rien comparé à la plaie béante qui s'ouvre sur son âme. Il y coagule depuis plus de quarante ans maintenant un sang putride (Un sang putride y coagule depuis…, sinon on se demande c’est qui « Il »). Le vent est frais, il sent la mort et les souvenirs douloureux, les os brisés et les rancœurs du passé.
Sur la tombe est écrit
(« inscrit » c’est plus joli non ?) Charles W. Woods. Son meilleur ami, son compagnon de toujours, une partie de lui... Les regrets remontent en lui. Il n'a jamais oublié son rire espiègle et franc, sa voix retentissante et souple. Les souvenirs sont inaltérables et ne s'estompent que par le temps. Cependant ces lambeaux du passé demeurent, ravivés par cette vision douloureuse de la tombe claire. Le vieil homme, Jackson O'Dennel laisse couler le long de sa joue ridée une larme qui déambule (Je suis sceptique, il me semble que ce verbe ne s’utilise que pour un être vivant… Essaie « qui se fraie un chemin ») parmi les sillons creusés dans sa peau. Il laisse tomber sur la terre meuble une fleur, un chrysanthème cueilli le matin même. Combien de corps ont été enterrés ici suite à cette boucherie ? Combien d'êtres démantelés ont été ramenés ici ? Et surtout, combien de soldats sont restés là-bas, en enfer ?
Jackson lève un regard vers le ciel étincelant. Après la guerre, il n'a plus jamais cru au paradis. Tout
se joue ici, sur Terre. Et après ? Le néant... Il ne peut y avoir que cela après tout ce que ses yeux ont vu. Se souvenir... (Là j’ai un doute. Tu veux dire « Se souvenir » comme « Se rappeler » ou tu veux parler de « ce souvenir là » ?) Il faut les réveiller du fond de son cœur, juste une dernière fois. Après tout, avec ce cancer qui grandit en lui, se sera peut-être la dernière fois qu'il se rendra à pied jusqu'à ce cimetière. Peut-être la dernière fois qu'il déposera une fleur sur la tombe de son ami, peut-être la dernière fois qu'il rendra hommage à tous ces soldats. Il s'assoit, sort sa vieille gourde remplie d'une eau au goût de fer. Ca lui rappelle ce temps reculé qu'on a enterré. C'est un passé trop honteux.

-Tu te souviens Charles, quand on est all
é là-bas pour la première fois ? Commence-t-il, sa voix fébrile s'élevant dans ce silence lourd. L'euphorie s'était emparée de toi, tu étais tout fou (L’expression me gêne, surtout venant d’un vieillard) à l'idée de te battre pour ta patrie... Mais on n’était que des gosses... Il n'y avait que ça, des gosses...

Il ferme les yeux,
soupire. Les sons (Ca me parait trop « doux » pour parler de la guerre. Le mot « bruit » irait mieux je pense.) de la guerre lui reviennent, les blagues grivoises des soldats, le bruit (ah mais du coup après ça ferait des répétitions. Mais y a plein de mots : tintamarre, brouhaha, …) étourdissant des hélicoptères. Les entraînements, le fusil à la main et cette idée monstrueuse et malsaine de "tuer du Viet". Non, juste tuer un être humain. Et pour quelle cause ? Le communisme ? Cette guerre n'avait plus aucun sens, c'était le chaos, la folie...

-On était volontaire, tout était en règle, on est part
i, sûrs de vivre l'aventure de notre vie. Pourquoi ? Pourquoi se battre pour des idéaux qui ne sont pas les nôtres ? Pourquoi se battre contre ces gens ? Nous l'avons perdue cette guerre, et c'est la chose la plus juste au monde...

Il souffle lentement, la fumée de son haleine
s'enroule autour de la tombe. Il pose une main frêle (où ça ?), caresse la pierre polie. En-dessous, que reste-t-il de Charles ? Des os ? De la poussière ? Il sourit malgré lui. Sans s'en rendre compte, les souvenirs sont remontés en lui. Il ferme les yeux, respire l'air frais qui lui glace la poitrine.

-Je crois qu'il est temps de
se remémorer le passé une dernière fois, et après, j'oublierai, je te le promets.

C'est comme si la vérité lui apparaissait, soudainement, nimb
ée de cette lumière arrogante. Tout lui apparaissait, dans son unité, pure, immaculée. Une entité. Brillante au milieu de cette pénombre. La brume qui enveloppait son âme se dissipe enfin, laissant entrevoir entre ses panaches gris les scènes tant regrettées de cette guerre monstrueuse, diabolique. Enfin, le temps de l’oubli est arrivé, enfin (la répétition est probablement fait exprès, mais ça fait pas très joli)... Les arbres se courbent : une tempête s’annonce. Le vent, agité, malmène l'herbe parfaitement tondue. Ainsi, en réveillant les souvenirs, même le temps en exprime son mécontentement. Mais quoi de mieux que de déterrer un passé dans un cimetière ? Lieu de culte suprême, divin. Bien que l'idée même d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson, il sent une force. Pas un homme surpuissant et créateur qui aurait tout bâti à son image, mais quelque chose de moins absurde qu'un humain égoïste, miroir de l'âme corrompue de l'Homme. Quelque chose de... chatoyant, sans visage, sans corps, juste une âme. Juste Gaïa. (Je pense que ce passage aurait plus de force si tu remplaces les virgules par des points)
Mais pourquoi cette guerre au sein même de cette nature pure et poétique, cette nature qui a tout créé dans sa sagesse universelle.
(Ta phrase ne veut rien dire…) Quel était le nom de cette puissance, donnant la vie et la retirant en un seul souffle ? Pourquoi cette noirceur dévorante au milieu de ces arbres et ces plantes ? Est-il possible qu'elles portent elles aussi ce mal dans leur cœur végétal ? De ses mains mouchetées de tâche de vieillesse, il effleure les brins d'herbe. Tout finira par disparaître....

J'ai fait du mieux que j'ai pu, je ne sais pas si j'ai tout bien corrigé, mais je pense que quelqu'un d'autre va repasser ^^"

Sinon, j'aime assez =) Malgré les fautes, ça se laisse lire facilement. C'est la fin du prologue là ou pas ?
J'attends la suite en tout cas ^^"

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Mar 4 Aoû - 12:36

Ce soir je te corrige ça (je suis pris chez des amis cet aprèm').
En tout cas, heureux de te revoir parmi nous Smile.

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mar 4 Aoû - 13:20

heureuse aussi de me retrouver parmi vous Smile
Et merci beaucoup Eleazare pour la correction !! (oui, c'est la fin du prologue ^^)

Akira
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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  kirlim le Mar 4 Aoû - 13:38

Proposition de trucs à améliorer
Problème de logique ou de style
Orthographe, trucs à regarder absolument
Bleu pour les répétitions (et ses variantes selon la gravité de la répétition, du plus foncé pour le plus grave au plus clair pour le moins grave)
Répétitions particulières (la précision se trouve après les répétitions et en gras)


Akira a écrit:Le tombeau des enfants fous...

Prologue:


L'homme s'approche d'un pas lent de la tombe blanche, immaculée. L'aube déchire le ciel, éclaboussant de rouge et d'ocre le firmament, l'azur du ciel commençant à s'immiscer entre les nuages blafards. Le vieillard est sombre, vêtu de son ancien costume militaire, se déplaçant avec difficulté à l'aide d'une cane (beaucoup de participes). Sa main est couturée de cicatrices et son corps porte bien d'autres blessures. Mais ce n'est rien en comparaison de la plaie béante qui s'ouvre sur son âme (Gné ?). Il y coagule depuis plus de quarante ans maintenant un sang putride. Le vent est frais, il sent la mort et les souvenirs douloureux, les os brisés et les rancœurs du passé.
Sur la tombe est écrit Charles W. Woods. Son meilleur ami, son compagnon de toujours, une partie de lui... Les regrets remontent en lui (mouais... "ressurgissent" ?), il n'a jamais oublié son rire espiègle et franc, sa voix retentissante et souple. Ces souvenirs sont inaltérables et ne s'estompent que par le temps (ils ne sont pas inaltérables don, si ?). Cependant les lambeaux de passé demeurent, ravivés par cette vision douloureuse de la tombe claire. Le vieil homme, Jackson O'Dennel laisse couler le long de sa joue ridée une larme qui déambule parmi les sillons creusés dans sa peau. Il laisse tomber sur la terre meuble une fleur, un chrysanthème cueillie le matin même (répétition). Combien de corps ont été enterrés ici suite à cette boucherie ? Combien d'êtres démantelés ont été ramenés ici ? Et surtout, combien de soldats sont restés là-bas, en enfer ?
Jackson lève un regard vers le ciel étincelant. Après la guerre, il n'a plus jamais cru au paradis. Tout se joue ici, sur terre. Et après ? Le néant... Il ne peut y avoir que cela après tout ce que ses (de qui parles-tu ?) yeux ont vu. Ce souvenir... Il faut les réveiller du fond de son cœur, juste une dernière fois. Après tout, avec ce cancer qui grandit en lui, ce sera peut-être la dernière fois qu'il se rendra à pied jusqu'à ce cimetière. Peut-être la dernière fois qu'il déposera une fleur sur la tombe de son ami, peut-être la dernière fois qu'il rendra hommage à tous ces soldats. Il s'assoit, sort sa vieille gourde remplie d'une eau au goût de fer, ça lui rappelle ce temps reculé qu'on a enterré. C'est un passé trop honteux.

-Tu te souviens Charles, quand on est allé là-bas pour la première fois ? commence-t-il, sa voix fébrile s'élevant dans ce silence lourd. L'euphorie s'était emparée de toi, tu étais tout fou à l'idée de te battre pour ta patrie... Mais on était que des gosses... Il n'y avait que ça, des gosses...

Il ferme les yeux, soupirant. Les bruits de la guerre lui reviennent, les blagues grivoises des soldats, le bruit étourdissant des hélicoptères. Les entraînements, le fusil à la main et cette idée monstrueuse et malsaine de "tuer du Viet". Non, juste tuer un être humain. Et pour quelle cause ? Le communisme ? Cette guerre n'avait plus aucun sens, c'était le chaos, la folie...

-On était volontaire, tout était en règle, on est parti, sûr de vivre l'aventure de notre vie. Pourquoi ? Pourquoi se battre pour des idéaux qui ne sont pas les nôtres ? Pourquoi se battre contre ces gens ? Nous l'avons perdue cette guerre, et c'est la chose la plus juste au monde...

Il souffle lentement, la fumée de son haleine s'enroule autour de la tombe. Il pose une main frêle, caressant la pierre polie. En-dessous, que reste-t-il de Charles ? Des os ? De la poussière ? Il sourit malgré lui. Sans s'en rendre compte, les souvenirs sont remontés en lui. Il ferme les yeux, respire l'air frais qui lui glace sa poitrine.

-Je crois qu'il est temps de me remémorer le passé une dernière fois, et après, j'oublierai, je te le promets.

C'est comme si la vérité lui apparaissait, soudainement, nimbée de cette lumière arrogante. Tout lui apparaissait, dans son unité, pure, immaculée. Une entité. Brillante au milieu de cette pénombre. La brume qui enveloppait son âme se dissipe enfin, laisse entrevoir entre ces panaches grises les scènes tant regrettées de cette guerre monstrueuse, diabolique. Enfin, le temps des oublis est arrivé, enfin... Les arbres se courbent : une tempête s'annonce. Le vent, agité, malmène l'herbe parfaitement tondue. Ainsi, en réveillant les souvenirs, même le temps en exprime son mécontentement. Mais quoi de mieux que de déterrer un passé dans un cimetière ? Lieu de culte, suprême, divin. Bien que l'idée même d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson, il sent une force, pas un homme surpuissant et créateur qui aurait tout batti à son image, mais quelque chose de moins absurde qu'un humain égoïste, miroir de l'âme corrompue de l'Homme. Quelque chose de... chatoyant, sans visage, sans corps, juste une âme. Juste Gaïa (pourquoi gaïa ? O_o pour la nature ?).
Mais pourquoi cette guerre au sein même de cette nature pure et poétique, cette nature qui a tout créé dans sa sagesse universelle. Quel était le nom de cette puissance, donnant la vie et la retirant en un seul souffle ? Pourquoi cette noirceur dévorante au milieu de ces arbres et plantes. Est-il possible qu'elles portent elles aussi ce mal dans leur cœur végétal ? De ces mains mouchetés de tâche de vieillesse, il effleure les brins d'herbe. Tout finira par disparaître....


J'aime beaucoup le fond, et c'est incontestablement bien écrit. Il y a juste les fautes qui dérangent pas mal... :s
Je veux lire la suite en tous cas ^^
(tu nous montreras la version corrigée aussi ?)

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mar 4 Aoû - 18:43

Merci Kirlim Smile et encore merci pour la correction! Smile oui, je vais corriger tout cela immédiatement !
La suite je la posterais sois ce soir sois demain ^^
(et Gaïa pour la terre, la nature. Enfin je crois que je vais enlever ça xD )

Donc voilà, j'ai corrigé ! =)

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Mar 4 Aoû - 22:07

Rien ne vaut encore une dernièr petite correction XD.
Akira a écrit:
Le tombeau des enfants fous...

Prologue:


L'homme s'approche d'un pas lent de la tombe (de et de c'est pas top question fluidité. Pourquoi pas: "D'un pas lent, l'homme atteignit la tombe etc ...") , blanche, immaculée. L'aube déchire le ciel, éclaboussant de rouge et d'ocre le firmament, l'azur du ciel commençant à s'immiscer (pourquoi pas tout simplement " s'immisçant" ... c'est plus léger non ?) entre les nuages blafards. Le vieillard est sombre, vêtu de son ancien costume militaire, se déplaçant avec difficultés à l'aide d'une canne (arf' ... j'aurais pas utilisé le verbe être et j'aurais conjugué le déplacer. Les participes présent sont les bêtes noires de l'auteur u__u". Genre: "Vêtu de son sombre et ancien costume militaire, le vieillard se déplace avec difficultés ..." ). Sa main est couturée de cicatrices et son corps porte bien d'autres blessures. Mais ce n'est rien en comparaison à la plaie béante (je vois le genre ... mais c'est assez maladroit Smile) qui s'ouvre sur son âme. Un sang putride y coagule (coaguler .. je trouve que ça va pas trop avec l'image de ta métaphore. "suppurer" à la rigueur) depuis quarante ans déjà. Le vent est frais, il sent la mort et les souvenirs douloureux, les os brisés et les rancœurs du passé.
Sur la tombe est inscrit Charles W. Woods. Son meilleur ami, son compagnon de toujours, une partie de lui... Les regrets ressurgissent. Il n'a jamais oublié son rire espiègle et franc, sa voix retentissante et souple. Les souvenirs sont inaltérables et ces lambeaux de passé demeurent, ravivés par cette vision douloureuse de la tombe claire. Le vieil homme, Jackson O'Dennel laisse couler le long de sa joue ridée une larme qui se fraie un chemin parmi les sillons creusés dans sa peau. Il laisse tomber sur la terre meuble une fleur, un chrysanthème cueilli le matin même. Combien de corps ont été enterrés ici suite à cette boucherie ? Combien d'êtres démantelés ont été ramenés ici ? Et surtout, combien de soldats sont restés là-bas, en enfer ?
Jackson lève un regard vers le ciel étincelant. Après la guerre, il n'a plus jamais cru au paradis. Tout se joue ici, sur Terre. Et après ? Le néant... Il ne peut y avoir que cela après tout ce que ses yeux ont vu. Se souvenir... Il faut les réveiller du fond du cœur, juste une dernière fois. Après tout, avec ce cancer qui grandit en lui, ce sera peut-être la dernière fois qu'il se rendra à pied jusqu'à ce cimetière. Peut-être la dernière fois qu'il déposera une fleur sur la tombe de son ami, peut-être la dernière fois qu'il rendra (répétition) hommage à tous ces soldats. Il s'assoit, sort sa vieille gourde remplie d'une eau au goût de fer, ça lui rappelle ce temps reculé qu'on a enterré. C'est un passé trop honteux.
-Tu te souviens Charles, quand on est allé là-bas pour la première fois ? commence-t-il, sa voix fébrile s'élevant dans ce silence lourd. L'euphorie s'était emparée de toi, tu étais heureux à l'idée de te battre pour ta patrie... Mais on était que des gosses... Il n'y avait que ça, des gosses...
Il ferme les yeux, soupirant. Les bruits assourdissants de la guerre lui reviennent, les blagues grivoises des soldats, le bruit étourdissant des hélicoptères. Les entraînements, le fusil à la main et cette idée monstrueuse et malsaine de "tuer du Viet". Non, juste tuer un être humain. Et pour quelle cause ? Le communisme ? Cette guerre n'avait plus aucun sens, c'était le chaos, la folie...
-On était volontaire, tout était en règle, on est parti, sûrs de vivre l'aventure de notre vie. Pourquoi ? Pourquoi se battre pour des idéaux qui ne sont pas les nôtres ? Pourquoi se battre contre ces gens ? Nous l'avons perdu cette guerre, et c'est la chose la plus juste au monde...
Il souffle lentement, la fumée de son haleine s'enroule autour de la tombe. Il pose une main frêle, caresse la pierre polie. En-dessous, que reste-t-il de Charles ? Des os ? De la poussière ? Il sourit malgré lui. Sans s'en rendre compte, les souvenirs sont remontés en lui. Il ferme les yeux, respire l'air frais qui lui glace la poitrine.
-Je crois qu'il est temps de se remémorer le passé une dernière fois, et après, j'oublierais, je te le promets.
C'est comme si la vérité lui apparaissait, soudainement, nimbée de cette lumière arrogante. Tout lui apparaissait, dans son unité, pure, immaculée. Une entité. Brillante au milieu de cette pénombre. La brume qui enveloppait son âme se dissipe enfin, laissant entrevoir entre ses panaches grises les scènes tant regrettées de cette guerre monstrueuse, diabolique. Enfin, le temps de l'oubli est arrivé. Les arbres se courbent : une tempête s'annonce. Le vent, agité, malmène l'herbe parfaitement (bof ce parfaitement) tondue. Ainsi, en réveillant les souvenirs, même le temps exprime son mécontentement. Mais quoi de mieux de déterrer un passé dans un cimetière ? Lieu de culte, suprême, divin. Bien que l'idée même d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson, il sent une force. Pas un homme surpuissant et créateur qui aurait tout bâti à son image, mais quelque chose de moins absurde qu'un humain égoïste, miroir de l'âme corrompue de l'Homme. Quelque chose de... chatoyant. Sans visage. Sans corps. Juste une âme.
Mais pourquoi cette guerre au sein même de cette nature pure et poétique, cette nature qui a tout créé dans sa sagesse universelle ? Quel était le nom de cette puissance, donnant la vie et la retirant en un seul souffle (désir plutôt non ?) ? Pourquoi cette noirceur dévorante au milieu de ces plantes ? Est-il possible qu'elles portent elles aussi ce mal dans leur cœur végétal ? De ses mains mouchetées de tâche de vieillesse, il effleure les brins d'herbe. Tout finira par disparaître....


La fin est mieux réussie que le début je dirais Smile.
En effet, au début, y'a pas mal de tournures assez maladroites ... avec pas mal de lourdeurs qui font trainer la narration et bloquer le lecteur.
Mais après ça s'arrange. Y'a une légère prépondérance du terme "souvenir", mais en même temps c'est le mot clef du prologue me diras-tu. Mais si tu pouvais plus l'élaguer la prochaine fois ... ce serait surement bénéfique !

Après, ce prologue m'a fait fortement pensé au début du film le soldat Ryan (vas chercher pourquoi) ... mais ce vieillard qui se remémore et tout ...
Parcontre, j'ai bien aimé le passage du souvenir qui ressurgit et le brouillard qui dissipe ytouw ytouw (éléa sort de mon corps xD).

Bref, pas mal donc pour un début, malgré les erreurs d'ortho et de tournures parfois.
Suite ?

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mer 5 Aoû - 10:57

Merci beaucoup pour tes conseils et pour vos corrections. Je vais améliorer tout ça de suite Smile pour essayer de faire des tournures moins maladroite au début du texte.
(et oui, je me suis rendue compte après que ça ressemblait au début d'Il faut sauver le Soldat Ryan. A cause du cimetière, des souvenirs et tout... Et là je me suis dit : La bourde ! )

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Mer 5 Aoû - 12:28

Non, mais ce n'est pas non "puant de soldat ryan". C'est juste que ça m'y a fait penser tout de suite avec le fait d'aller voir la tombe blanche, le vieux soldat ytouw ytouw ... (j'm'en fous des copyright Eléa Very Happy).

Pour être moins maladroit, il faut privilégier les verbes conjugués et se détacher des participes présents. On a tendance à les employer parce que ça donne un effet cool ... mais c'est juste un effet généralement. Parce que certes pour un phrase, ça peut faire bien. Mais pour tout un passage, c'est très lourd, les sonorités ne sont pas esthétiques (les ant ... c'est pas le plus joli) et surtout, ça confond le lecteur avec les adverbes en -ement (le pire selon moi ^^).
Donc voilà une petite justification ^^'.

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mer 5 Aoû - 13:50

D'accords, tu as tout à fait raison, faut que j'aille à la chasse aux participes présents ! C'est mon défaut d'en mettre beaucoup T_T, je ne sais pas pourquoi, je sais pourtant que ce n'est pas super...
Et sinon, j'aurais besoin d'un conseil, si ça ne vous dérange pas. pour la suite, comment faire pour introduire des informations sur la guerre du Vietnam tout en instaurant l'histoire, le départ, ect... Parce que j'ai peur que ça fasse trop documentaire. J'ai essayé mais au final, le départ est vraiment trop lourd, je bombarde d'informations...

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Elea le Mer 5 Aoû - 15:21

Ca dépend, tu comptes commencer comment ton récit ?

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mer 5 Aoû - 15:47

En faîtes, en expliquant un peu le passé du personnage, ses liens avec Charles, ce qu'il connaissait de la guerre froide, de la guerre du Vietnam, son engagement en tant que militaire et après ça poursuit...

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Mer 5 Aoû - 16:37

La meilleure technique, c'est de faire vivre en direct ces informations. Un des personnages qui balancent le journal, le poste de radio etc ...
C'est sûr que bombarder de renseignements dès le départ ça a deux effets négatifs:
- de un, ça déprime le lecteur et ça lui donne vraiment pas envie de poursuivre
- de deux, comme il est lassé, il ne retient rien et finalement, il commence le récit (s'il a résisté jusque là XD) comme s'il n'avait rien lu avant ... tandis que l'auteur écrit la suite en s'appuyant sur les bases d'avant. Ce qui induit une sérieuse mésentente entre auteur/lecteurs.

Donc oui, il faut les faire vivre et les distiller. Si tu commences avec l'avant guerre, dans la vie de ton personnage... pourquoi ne pas lui faire écouter la radio ? Lui faire lire le journal ? Tu peux aussi le faire réfléchir (mais aps trop, ça aussi ça peut lâcher).
Mais pour garder le lecteur en haleine, il faut toujours incorporer un peu d'actions concrètes au milieu et varier les situations.
Genre après, tu peux découler sur une conversation:
« Oh que oui, elle est vraiment proche cette guerre ...
-Tu as raison on va buter la gueule à tous ces viet' »


Ou quelque chose du genre.
Cela répond-il à ta question ou tu attends mieux ? XD

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Mer 5 Aoû - 16:46

Oui, merci beaucoup Pâco, ça m'aide beaucoup Smile

Et j'ai adoré ton ptit exemple xDDD
Bon, je vais m'atteler à la tâche x)

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Elea le Mer 5 Aoû - 17:31

Sinon il peut aussi regarder Forrest Gump.

[Pourquoi faut que je soooorte ? Rolling Eyes ]

J'ai pas compris ce que tu voulais dire pour ton commencement. Mais l'idée de Pacô est bien, enfin, elle me paraît bien quoi xD

C'est Jackson le narrateur ? Il a quel âge à ce moment-là ?

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