Le tombeau des enfants fous

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Ven 7 Aoû 2009 - 11:27

Merci pour la correction Smile
Tu as raison, faut que j'améliore leur discussion pour que ça paraisse plus naturel. Je vais essayé d'arranger tout ça !
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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Ven 7 Aoû 2009 - 11:28

Impatient d'en voir le résultat Smile.

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Elea le Ven 7 Aoû 2009 - 11:33

N'empêche t'as vu Pacô, une fois que j'suis passée par là, y te reste pu grand chose à corriger xD

Super'Elea ! (T'as pas un smiley de Super Héro[ïne] ?)

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Ven 7 Aoû 2009 - 11:48

Non, j'ai que celui de super admin Smile.

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  B. le Lun 10 Aoû 2009 - 10:16

en rouge: orthographe, grammaire et conjugaison
en bleu: erreur de syntaxe, maladresses
en bleu ciel: répétition
en noir: mes commentaires, corrections et propositions
en orange: phrases à revoir, remarques spéciales
en marron: répétitions des participes présent

Akira a écrit:
Prologue:

D'un pas lent, l'homme atteint >>> vu que la suite de ton texte est écrite au présent, commence au présent. Même si personnellement, je préfère la narration à l'imparfait et passé simple la tombe pas de virgule blanche et immaculée. L'aube déchire le ciel, éclaboussant de rouge et d'ocre le firmament, l'azur du ciel s'immisce entre les nuages blafards. Le vieillard est sombre, vêtu de son ancien costume militaire. Il se déplace avec difficultés à l'aide d'une canne. Sa main est couturée de cicatrices et son corps porte bien d'autres blessures. Mais ce n'est rien en comparaison des plaies qui suturent >>> jonchent? blessent? parcourent? son âme. Un sang putride y suppure depuis quarante ans déjà. Le vent est frais, il sent la mort et les souvenirs douloureux, les os brisés et les rancœurs du passé.
Le verbe "suturer" ne va pas, mauvais emploi.
Définition de suturer = faire une suture = opération chirurgicale consistant à rapprocher les lèvres d'une plaie par une couture ou par un autre moyen (agrafes par exemple)

Sur la tombe est inscrit Charles W. Woods. Son meilleur ami, son compagnon de toujours, une partie de lui... Les regrets ressurgissent. Il n'a jamais oublié son rire espiègle et franc, sa voix retentissante et souple >>> bof, c'est pas très adapté comme terme: "une voix chaude/chaleureuse/enjouée". Les souvenirs sont inaltérables et ces lambeaux de passé demeurent, ravivés par cette vision douloureuse de la tombe claire. Le vieil homme, Jackson O'Dennel laisse couler le long de sa joue ridée une larme qui se fraie un chemin parmi les sillons creusés dans sa peau. Il laisse tomber sur la terre meuble une fleur, un chrysanthème cueilli le matin même. Combien de corps ont été enterrés ici suite à cette boucherie ? Combien d'êtres démantelés ont été ramenés ici ? Et surtout, combien de soldats sont restés là-bas, en enfer ?
Jackson lève un regard vers le ciel qui étincelle. Après la guerre, il n'a plus jamais cru au paradis. Tout se joue ici, sur Terre. Et après ? Le néant... Il ne peut y avoir que cela après tout ce que ses yeux ont vu. Se souvenir... Il faut les réveiller du fond du cœur, juste une dernière fois. Après tout, avec ce cancer qui grandit en lui, ce sera peut-être la dernière fois qu'il ira à pied jusqu'à ce cimetière. Peut-être la dernière fois qu'il déposera une fleur sur la tombe de son ami, peut-être la dernière fois qu'il rendra hommage à tous ces soldats. Il s'assoit, sort sa vieille gourde remplie d'une eau au goût de fer, ça lui rappelle ce temps reculé qu'on a enterré. C'est un passé trop honteux.
-Tu te souviens Charles, quand on est allé là-bas pour la première fois ? commence-t-il, sa voix fébrile s'élevant dans le silence lourd. L'euphorie s'était emparée de toi, tu étais heureux à l'idée de te battre pour ta patrie... Mais on était que des gosses... Il n'y avait que ça, des gosses...
Il ferme les yeux et soupire >>> évite le participe présent. Les bruits assourdissants de la guerre lui reviennent, les blagues grivoises des soldats, le bruit étourdissant >>> encore deux participes présent, à éviter des hélicoptères. Les entraînements, le fusil à la main et cette idée monstrueuse et malsaine de "tuer du Viet". Non, juste tuer un être humain. Et pour quelle cause ? Le communisme ? Cette guerre n'avait plus aucun sens, c'était le chaos, la folie...
- mets un espace ici On était volontaire, tout était en règle >>> que vient faire ce passage ici? Il parle des papiers en règle pour partir à la guerre? Je pense que c'est inutile, on est parti, sûrs de vivre l'aventure de notre vie. Pourquoi ? Pourquoi se battre pour des idéaux qui ne sont pas les nôtres ? Pourquoi se battre contre ces gens ? Nous l'avons perdu cette guerre, et c'est la chose la plus juste au monde...
Il souffle lentement, la fumée >>> bof, on dirait qu'il fume, même si on comprend que tu parles de la condensation formée par la différence chaud/froid, à modifier non? de son haleine s'enroule autour de la tombe. Il pose une main frêle, caresse la pierre polie >>> Il pose une main frêle sur la pierre polie et la caresse doucement. En-dessous, que reste-t-il de Charles ? Des os ? De la poussière ? Il sourit malgré lui. Sans s'en rendre compte, les souvenirs sont remontés en lui >>> répétition d'avec le "lui" de "malgré lui", à modifier car ce n'est pas très heureux: "les souvenirs sont remontés à la surface de sa mémoire" ou autre chose. Il ferme les yeux et respire l'air frais qui lui glace la poitrine.
- mets un espace ici Je crois qu'il est temps de se remémorer le passé une dernière fois pas de virgule ici et après, j'oublierais, je te le promets.
C'est comme si la vérité lui apparaissait, soudainement, nimbée de cette lumière arrogante. Tout lui apparaissait, dans son unité pas de virgule ici pure et immaculée >>> tu as déjà utilisé ce terme plus haut, il faut un synonyme: limpide? claire? ou alors: "La réalité des évènements lui apparaissait dans une unité parfaite"ou mieux * au fur et à mesure, je cogite, lol: "Avec le recul, il voyait les évènements avec davantage de clarté". Une entité brillante au milieu de cette pénombre. La brume qui enveloppait son âme se dissipe enfin, laissant entrevoir entre ses panaches grises les scènes tant regrettées de cette guerre monstrueuse et diabolique. Enfin, le temps de l'oubli est arrivé. Les arbres se courbent : une tempête s'annonce. Le vent pas de virgule agité pas de virgule malmène l'herbe tondue. Ainsi, en réveillant les souvenirs, même le temps exprime son mécontentement. Mais quoi de mieux que de déterrer un passé dans un cimetière ? >>> il faut un "que" dans cette phrase pour la syntaxe, mais du coup, tu as deux déterminants et deux pronoms relatifs: quoi et que, et ta phrase n'en est donc pas très jolie >>> à réécrire Lieu de culte, suprême, divin >>> à relier à la phrase précédente. Bien que l'idée même d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson, il sent une force. Pas un homme surpuissant et créateur qui aurait tout bâti à son image, mais quelque chose de moins absurde qu'un humain égoïste, autre chose que ce miroir de l'âme corrompue de l'Homme. Quelque chose de... chatoyant. Sans visage. Sans corps. Juste une âme.
J'aime bien la fin de ce passage, mais ce serait bien si tu développais un peu plus la phrase que j'ai surlignée en orange. Genre:
"Bien que l'idée même de l'existence d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson (pourquoi? il est athée? Il ne croit que ce qu'il voit = il a un raisonnement scientifique = il se base sur la réalité des faits pour croire ou ne pas croire?), il perçoit une force omnisciente."

Mais pourquoi cette guerre au sein même de cette nature pure et poétique, cette nature qui a tout créé dans sa sagesse universelle ? Quel était le nom de cette puissance, désirant la vie et la retirant en un seul souffle ? Pourquoi cette noirceur dévorante au milieu de ces plantes >>> entre les participes présent et le "an" de plantes, ça fait trop! Modifie les participes présents et remplace "plantes" par "la flore"? Est-il possible qu'elles portent elles aussi ce mal dans leur cœur végétal ?
>>> Mets le reste à la ligne, tu changes de sujet. De ses mains mouchetées de tâche de vieillesse, il effleure les brins d'herbe. Tout finira par disparaître....

J'aime bien ce prologue, belle entrée en matière. Très logiquement, je voudrais bien connaître l'histoire de ces deux hommes qui ont fait la guerre, même si j'avoue que c'est un sujet qui ne me passionne guère à force de l'avoir étudié et ingurgité à l'école. No
Ton style est assez fluide, même si les enchaînements d'adjectifs avec des virgules alourdissent un peu le texte.
Par contre, j'ai du mal avec la narration au présent. Je n'aime pas, mais bon...
Je lirai la suite plus tard, j'ai trop faim là! Razz

B.
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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  B. le Lun 10 Aoû 2009 - 14:24

Akira a écrit:
Chapitre 1
L’air brûlant de la campagne emplissait mes poumons. Charles était à côté de moi, un de ces livres de Shakespeare dans les mains, me récitant ses citations préférées. Mon meilleur ami avait toujours été un amoureux des lettres, à croire qu’il était né avec Mcbeth dans une main et une plume dans l’autre. Nous étions les inséparables, à aduler les actrices en vogue et à courir après les filles. Nous étions jeunes, la vie s’étendait à nos pieds, brillante >>> "éclatante de promesses".
La guerre ? On trouvait cela extraordinaire. Ces soldats étaient depuis toujours à nos yeux des êtres courageux, braves, tuant >>> "les seuls autorisés à engendrer la mort" pour la bonne cause. On s’imaginait souvent sur la plage du débarquement, fusils à la main à tuer les boches une balle dans le crâne >>> "anéantir les Boches d'une balle dans le crâne" ou à s’avancer glorieusement dans les rues de Paris libéré, les belles françaises nous embrassant et nous enlaçant. Une vision fausse de gamins, évidemment.
L'emploi du pronom "on" est ici injustifié. Tu utilises le "nous", reste dessus.
>>> "Nous trouvions cela extraordinaire. [...] Nous nous imaginions souvent [...] ou à nous avancer... "

-T’es au courant Jack ? me fit Charles, relevant le nez de son bouquin.
Je marmonnais une vague réponse, concentré à admirer ma fine musculature >>> 1° mauvaise tournure: "concentré sur l'examen minutieux de ma fine musculature" 2° Il admire sa "fine musculature"? Un homme n'admire pas ses muscles s'il n'en a pas, d'autant que tu dis qu'il en a, donc ce serait plutôt "concentré sur l'examen minutieux de ma musculature"
-Tu sais, au Vietnam… Enfin, l’ex-Indochine.
-Ouais, avec la guerre que les Frenchies ont perdu, me rappelais-je.
Il acquiesça :
-T’as entendu ce qu’il se passe ? Enfin… J’ai parlé au Général hier, il paraît que ça s’arrange pas…
Je relevais la tête. Charles et moi, nous étions devenus militaires, persuadés qu’à la prochaine guerre, ce seraient nous les héros >>> "persuadés que nous serions les héros de la prochaine guerre".
-Ah ouais ? Bah raconte ! m’impatientai-je
-Tu sais, il y a ces enflures de communistes au Nord, et puis, ça va pas fort. Comme tu sais, on soutient le Sud, et le Vietnam du Nord a repris les armes.
-Ouais, pour soi-disant une dictature>>> pas très clair là.
Je réfléchis quelques instants, assimilant les informations que Charles venait de me donner.
-Et donc ? demandais-je.
-Les communistes sont soutenus, le Vietnam Sud aussi >>> Par qui? Précise… Le Général Wattson m’a assuré que des troupes seront envoyées dans trois mois à Saïgon.
Une lumière naquit dans mon regard.
-Et… tu veux en venir à quoi ?
-Ben, les États-Unis apportent déjà une aide militaire au Vietnam pas de virgule ici en entraînant les troupes.... Mais là, si on s'engage, on va contribuer à cette guerre, on va butter ces communistes ! se réjouit-il. Cette putain de guerre froide, on va la remporter !
Un sourire fend mes lèvres fines, je constate sur son visage de petit garçon blond qu'il n'est pas mécontent de ma réaction. >>> Pourquoi cette phrase est au présent? Tu as tout écris au passé!
-Alors ? Qu’est-ce que t’en dis ? me questionna-t-il.
-Tu le sais très bien ! m’exclamai-je avant de lui taper dans la main.
Nous éclatâmes de rire, enjoués et survoltés à cette idée. Il m’apprit ensuite que dans quelques jours les tests d’aptitude au combat auraient lieu. Simple formalité bien entendu en ce qui nous concernait. Cependant, je me sentais prêt, rien ne pouvait barrer mon chemin. Avec plus de quarante nations qui soutenaient le Vietnam Sud appelé aussi RDV, >>> quand on écrit des initiales qui apparaissent pour la première fois dans un texte, il faut préciser ce qu'elles signifient afin que tout le monde comprenne ce beau petit régime nationaliste, nous étions sûrs de remporter la victoire.
-Mais qui sait, on arrivera peut-être à prendre Hô Chi Mihn... Ou plutôt appelée Nguyễn Sinh Cung, c'est comme tu veux. Tu sais, c'est le fondateur de la RDVN >>> là, tu n'aurais plus eu besoin de donner d'explications au lecteur si tu n'avais pas rajouté le "N", donc il faut encore que tu écrives la signification de chacune des initiales, se lança Charles, m'exposant toute sa culture générale.
-Allez, arrête avec tes noms de chinois tu vas m’embrouiller l’esprit ! râlai-je, craignant qu’il n'altère ma joie soudaine.
-Vietnamiens, Jack ! me corrigea-t-il avec des yeux pleins de malice.
Je lui donnai alors une petite tape sur l’épaule pour le faire chuter de la rambarde où nous étions assis. Il tomba de l’autre côté, dans les mottes de foin avant de pousser un juron.
-Espèce de crétin !
-Moi aussi je t’aime ! le taquinai-je avant de le rejoindre.
-Mais qu’est-ce que t’es con, Jack ! grogna-t-il.
Il sortit tout en s'enlevant >>> "secouant", ça t'évite un verbe pronominal inutile la paille qui le recouvrait. Charles n’avait pas changé depuis la petite école. Il me suivait depuis toujours, partout où j’allais. Il faut dire que je l’avais sauvé de bien des ennuis mais je ne pouvais m’empêcher de l’embêter. Malgré ses réactions, je savais que jamais il ne le prendrait mal. J’étais les muscles, il était le cerveau. Nous étions la paire parfaite.

Je t'ai corrigé les fautes que j'ai repérées, je t'ai proposé des corrections et fait tous les commentaires sur la forme dans le texte.
En ce qui concerne le temps de la narration, je suis contente que tu sois passée au passé. Je comprends maintenant le pourquoi du présent dans le prologue, même s'il n'est pas très utile puisqu'avec les âges des personnages et les prénoms, on sait que tu passes d'un moment actuel à une époque passée.

Sur le fond, tu écris bien, continue. Very Happy Mais ce thème ne me passionne pas... Avis personnel, je le répète.


Dernière édition par Barbara le Lun 10 Aoû 2009 - 18:05, édité 1 fois

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Pacô le Lun 10 Aoû 2009 - 17:06

Barbara a écrit:En plus le fait d'utiliser "on" te fait employer des verbes à la forme pronominale, ce qui n'est pas très heureux et inutile.
>>> "Nous trouvions cela extraordinaire. [...] Nous nous imaginions souvent [...] ou à nous avancer... "
Beh ... que tu utiles nous ou on, le verbe reste tout de même de forme pronominal ... Suspect
Par contre oui je plussoie, privilégie le "nous" au "on", parce que le on est impersonnel et impropre à la consommation littéraire.

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  B. le Lun 10 Aoû 2009 - 18:04

Pacô a écrit:
Barbara a écrit:En plus le fait d'utiliser "on" te fait employer des verbes à la forme pronominale, ce qui n'est pas très heureux et inutile.
>>> "Nous trouvions cela extraordinaire. [...] Nous nous imaginions souvent [...] ou à nous avancer... "
Beh ... que tu utiles nous ou on, le verbe reste tout de même de forme pronominal ... Suspect
Oui, je sais, z'ai dit une c*nnerie là! geek Oups...

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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  Akira le Lun 10 Aoû 2009 - 20:04

Merci beaucoup pour les corrections Barbara. Oui, les goûts et les couleurs ne se discutent pas !! Je corrigerais demain, ce soir j'ai la flemme xD
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Re: Le tombeau des enfants fous

Message  kirlim le Jeu 20 Aoû 2009 - 16:23

Proposition de trucs à améliorer
Problème de logique ou de style
Orthographe, trucs à regarder absolument
Bleu pour les répétitions (et ses variantes selon la gravité de la répétition, du plus foncé pour le plus grave au plus clair pour le moins grave)
Répétitions particulières (la précision se trouve après les répétitions et en gras)

1ère partie _
Spoiler:
Le tombeau des enfants fous...
Prologue:

D'un pas lent, l'homme atteignit la tombe, blanche, immaculée. L'aube déchire le ciel, éclaboussant de rouge et d'ocre le firmament, l'azur du ciel s'immisce entre les nuages blafards. Le vieillard est sombre, vêtu de son ancien costume militaire. Il se déplace avec difficultés à l'aide d'une canne. Sa main est couturée de cicatrices et son corps porte bien d'autres blessures. Mais ce n'est rien en comparaison des plaies qui suturent son âme. Un sang putride y suppure depuis quarante ans déjà (je trouve que les deux mots pas loin à côté, ça fait beaucoup de "u"..). Le vent est frais, il sent la mort et les souvenirs douloureux, les os brisés et les rancœurs du passé.
Sur la tombe est inscrit Charles W. Woods. Son meilleur ami, son compagnon de toujours, une partie de lui... Les regrets ressurgissent. Il n'a jamais oublié son rire espiègle et franc, sa voix retentissante et souple. Les souvenirs sont inaltérables et ces lambeaux de passé demeurent, ravivés par cette vision douloureuse de la tombe claire. Le vieil homme, Jackson O'Dennel laisse couler le long de sa joue ridée une larme qui se fraie un chemin parmi les sillons creusés dans sa peau. Il laisse tomber sur la terre meuble une fleur, un chrysanthème cueilli le matin même. Combien de corps ont été enterrés ici suite à cette boucherie ? Combien d'êtres démantelés ont été ramenés ici ? Et surtout, combien de soldats sont restés là-bas, en enfer ?
Jackson lève un regard vers le ciel qui étincèle. Après la guerre, il n'a plus jamais cru au paradis. Tout se joue ici, sur Terre. Et après ? Le néant... Il ne peut y avoir que cela après tout ce que ses yeux ont vu. Se souvenir... Il faut les réveiller du fond du cœur, juste une dernière fois. Après tout, avec ce cancer qui grandit en lui, ce sera peut-être la dernière fois qu'il ira à pied jusqu'à ce cimetière. Peut-être la dernière fois qu'il déposera une fleur sur la tombe de son ami, peut-être la dernière fois qu'il rendra hommage à tous ces soldats. Il s'assoit, sort sa vieille gourde remplie d'une eau au goût de fer, ça lui rappelle ce temps reculé qu'on a enterré. C'est un passé trop honteux.
-Tu te souviens Charles, quand on est allé là-bas pour la première fois ? commence-t-il, sa voix fébrile s'élevant dans ce silence lourd. L'euphorie s'était emparée de toi, tu étais heureux à l'idée de te battre pour ta patrie... Mais on était que des gosses... Il n'y avait que ça, des gosses...
Il ferme les yeux puis soupire (c'est plus léger). Les bruits assourdissants de la guerre lui reviennent, les blagues grivoises des soldats, le bruit étourdissant des hélicoptères. Les entraînements, le fusil à la main et cette idée monstrueuse et malsaine de "tuer du Viet". Non, juste tuer un être humain. Et pour quelle cause ? Le communisme ? Cette guerre n'avait plus aucun sens, c'était le chaos, la folie...
-On était volontaire, tout était en règle, on est parti, sûrs de vivre l'aventure de notre vie. Pourquoi ? Pourquoi se battre pour des idéaux qui ne sont pas les nôtres ? Pourquoi se battre contre ces gens ? Nous l'avons perdue cette guerre, et c'est la chose la plus juste au monde...
Il souffle lentement, la fumée de son haleine (eurk) s'enroule autour de la tombe. Il pose une main frêle, caresse la pierre polie. En-dessous, que reste-t-il de Charles ? Des os ? De la poussière ? Il sourit malgré lui. Sans s'en rendre compte, les souvenirs sont remontés en lui. Il ferme les yeux, respire l'air frais qui lui glace la poitrine.
-Je crois qu'il est temps de se remémorer le passé une dernière fois, et après, j'oublierai, je te le promets.
C'est comme si la vérité lui apparaissait, soudainement, nimbée de cette lumière arrogante. Tout lui apparaissait, dans son unité, pure, immaculée. Une entité. Brillante au milieu de cette pénombre. La brume qui enveloppait son âme se dissipe enfin, laissant entrevoir entre ses panaches grises les scènes tant regrettées de cette guerre monstrueuse, diabolique. Enfin, le temps de l'oubli est arrivé. Les arbres se courbent : une tempête s'annonce. Le vent, agité, malmène l'herbe tondue. Ainsi, en réveillant les souvenirs, même le temps exprime son mécontentement. Mais quoi de mieux de déterrer un passé dans un cimetière ? Lieu de culte, suprême, divin. Bien que l'idée même d'un Dieu soit complètement absurde pour Jackson, il sent une force. Pas un homme surpuissant et créateur qui aurait tout bâti à son image, mais quelque chose de moins absurde qu'un humain égoïste, miroir de l'âme corrompue de l'Homme. Quelque chose de... chatoyant. Sans visage. Sans corps. Juste une âme.
Mais pourquoi cette guerre au sein même de cette nature pure et poétique, cette nature qui a tout créé dans sa sagesse universelle ? Quel était le nom de cette puissance, désirant la vie et la retirant en un seul souffle ? Pourquoi cette noirceur dévorante au milieu de ces plantes ? Est-il possible qu'elles portent elles aussi ce mal dans leur cœur végétal ? De ses mains mouchetées de tachesde vieillesse, il effleure les brins d'herbe. Tout finira par disparaître....

2ème partie _
Spoiler:
Chapitre 1
L’air brûlant de la campagne emplissait mes poumons. Charles était à côté de moi, un de ces livres de Shakespeare dans les mains, me récitant ses citations préférées. Mon meilleur ami avait toujours été un amoureux des lettres, à croire qu’il était né avec Mcbeth dans une main et une plume dans l’autre. Nous étions les inséparables, à aduler les actrices en vogue et à courir après les filles. Nous étions jeunes, la vie s’étendait à nos pieds, brillante.
La guerre ? On trouvait cela extraordinaire. Ces soldats étaient depuis toujours à nos yeux des êtres courageux, braves, tuant pour la bonne cause. On s’imaginait souvent sur la plage du débarquement, fusils à la main à tuer les boches une balle dans le crâne ou à s’avancer glorieusement dans les rues de Paris libérées (pas indispensable, mais je préfère accorder aux rues), les belles françaises nous embrassant et nous enlaçant. Une vision fausse de gamins, évidemment.
-T’es au courant Jack ? me fit Charles, relevant son nez de son bouquin.
Je marmonnais une vague réponse, concentré à admirer ma fine musculature.
-Tu sais, au Vietnam… Enfin, l’ex-Indochine.
-Ouais, avec la guerre que les franchies ont perdu… me rappelais-je.
Il acquiesça :
-T’as entendu ce qu’il se passe ? Enfin… j’ai parlé au Général hier, il paraît que ça s’arrange pas…
Je relevais la tête. Charles et moi étions devenus militaires, persuadés qu’à la prochaine guerre, ce seraient nous les héros.
-Ah ouais ? Bah raconte ! m’impatientai-je[ . ]
-Tu sais, il y a ces enflures de communistes au Nord, et puis, ça va pas fort. Comme tu sais, on soutient le Sud, et le Vietnam du Nord a repris les armes.
-Ouais, pour soi-disant une dictature…
Je réfléchis quelques instants, assimilant les informations que Charles venait de me donner.
-Et donc ? demandais-je.
-Les communistes sont soutenus, le Vietnam Sud aussi… Le Général Wattson m’a assuré que des troupes seront envoyées dans trois mois à Saïgon.
Une lumière naquit dans mon regard.
-Et… tu veux en venir à quoi ?
-Ben, les États-Unis apportent déjà une aide militaire au Vietnam, en entraînant les troupes.... Mais là, si on s'engage, on va contribuer à cette guerre, on va butter ces communistes ! s'enjoue-t-il. Cette putain de guerre froide, on va la remporter !
Un sourire fend mes lèvres fines, je constate sur son visage de petit garçon blond qu'il n'est pas mécontent de ma réaction.
-Alors ? Qu’est-ce que t’en dis ? me questionna-t-il.
-Tu le sais très bien ! m’exclamai-je avant de lui taper dans la main.
Nous éclatâmes de rire, enjoués et survoltés à cette idée. Il m’apprit ensuite que dans quelques jours les tests d’aptitude à combattre auraient lieux. Simple formalité bien entendu. Cependant, je me sentais prêt, rien ne pouvait barrer mon chemin. Avec plus de quarante nations qui soutenaient le Vietnam Sud appelé aussi RDV, ce beau petit régime nationaliste, nous étions sûrs de remporter la victoire.
-Mais qui sait, on arrivera peut-être à prendre Hô Chi Mihn... ou plutôt appelé Nguyễn Sinh Cung, c'est comme tu veux. Tu sais, c'est le fondateur de la RDVN, se lança Charles, m'exposant toute sa culture générale.
-Allez, arrête avec tes noms de chinois tu vas m’embrouiller l’esprit ! râlai-je, craignant qu’il n'altère ma soudaine joie.
-Vietnamiens, Jack ! me corrigea-t-il avec des yeux plein de malice.
Je lui donnai alors une petite tape sur l’épaule pour le faire chuter de la rambarde où nous étions assis. Il tomba de l’autre côté, dans les mottes de foin avant de pousser un juron.
-Espèce de crétin !
-Moi aussi je t’aime ! le taquinai-je avant de le rejoindre.
-Mais qu’est-ce que t’es con, Jack ! grogna-t-il.
Il sortit tout en s'enlevant la paille qui le recouvrait. Charles n’avait pas changé depuis la petite école. Il me suivait depuis toujours, partout où j’allais. Il faut dire que je l’avais sauvé de bien des ennuis mais je ne pouvais m’empêcher de l’embêter. Malgré ses réactions, je savais que jamais il ne le prendrait mal. J’étais les muscles, il était le cerveau. Nous étions la paire parfaite.

J'aime beaucoup Smile L'histoire semble bien fondée, et j'aime particulièrement le style. Il y a juste plusieurs choses que je trouve assez dommage, premièrement le fait que ça me fasse penser à Pearl Harbor, deuxièmement, le fait que ton premier chapitre soit narré tout du long au passé, étant donné que l'on connait déjà la fin, on a l'impression que tu racontes un petit évènement sans trop d'importance, alors que je suppose que c'est toute l'histoire qui sera ainsi racontée. Disons qu'on arrive pas à s'identifier aux personnages, un exemple :
La guerre ? On trouvait cela extraordinaire.
Ce qui me gêne, c'est ce temps du passé, qui sous-entend vachement que c'est fini, qu'ils ont revu leurs avis et du coup, on arrive pas à appréhender pleinement leur point de vue. Je ne sais pas si je me fais comprendre..

M'enfin, j'aime, c'est sûr Smile

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kirlim
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