"Vampire", le début d'un "roman"

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Mer 26 Aoû 2009 - 20:17

Je n’ai pas confiance en toi mais contrairement à Ninon, je n’ai pas non plus de véritable raison de te haïr, si l’on excepte (le fait ? Il faut qqchose, un complément, pas une relative) que tu aies voulu me vider de mon sang bien entendu ! Explique-moi plutôt comment était ce passé avant que tu… »

correction: "si l’on excepte ta tentative pour me vider de mon sang bien entendu ", c'est mieux comme cela?


Elle laissa sa phrase en suspend, comme si le caractère abject de la réalité le rendait innommable.

grrr je fais vraiment des erreurs idiotes quand je ne fais pas attention!

« Avant que je ne devienne vampire n’est ce pas (j'aurais plus dit: "c'est ça?")? »

Oui... ça fait juste plus familier...


une expression enfantine presque touchante, une pétillante teinte mordorée (n'avait-elle pas déjà cette lueur dorée avant ? je me souviens plus exactement, ça remonte à 5 jours xD) envahit ses prunelles.

Comme je te l'avais expliqué ses yeux changent de couleur selon son humeur, je les avais décrits comme dorés au début puis verts ( jade) et là ils reprennent une teinte mordorée.


Avec moult (moult est un terme strictement réservé au moyen âge. Ici, il fait un peu annachronisme inversé ^^.)

Je l'utilise assez souvent à l'oral pourtant je t'assure que je suis bien née au vingtième siècle... Je n'ai pas l'impression qu'il soit complétement inusité de nos jours, il m'est venu tout à fait spontanément car pour moi il est de l'ordre du langage courant et que je l'ai souvent entendu...


L’ancien engouement de Mohanne pour les fêtes filtrait dans (j'dirais plus "teintait son récit") son récit, elle avait un air enjoué et un ton léger lorsqu’elle dépeignait sa vie d’antan, si bien qu’elle communiquait à Lyelle son humeur badine : la jeune femme ne put retenir un sourire à l’écoute des tours que naguère la vampire s’était plu (Le participe passé du verbe plaire est invariable, comme tous ses composés. un truc à savoir Wink Mais ce n'est pas une faute grave étant donné que plusieurs auteurs font le pas et accordent quand même (Aragon pour le citer). Encore une étrangeté de notre langue ^^) à jouer à ses pairs.

"teintait son récit": adopté!Wink

J'avais hésité sur l'orthographe de plaire car ça me semblait bizarre avec le "e" mais en même temps c'était la règle habituelle. Bon, du coup, pas de "e", merci.



Quel dommage ces fautes !
Parce que ton passage sur la vie passée de Mohanne est tout simplement magnifique - et le vocabulaire tient la route ! Tu devrais jeter un oeil sur les auteurs comme Proust qui aimait vagabonder dans les soirées mondaines et retranscrire ce qu'il y voyait. Tu pourrais enrichir encore plus (même si c'est déjà suffisant ce que tu as mis là hein ^^). Mais ça m'y a fait drôlement penser tiens Razz .

D'autant que certaines fautes sont vraiment de la pure étourderie, je vais relire plus attentivement pour la suite.

Je suis contente que ce passage de te plaise, je me suis bien amusée à l'écrire et c'est mon préféré. J'adore le luxe des fêtes de cette époque, j'ai un imaginaire très victorien: imaginer les jolies robes et les corsets, les conversations dans les petits boudoirs, ça me fait rêver... alors forcément c'est plus facile à retranscrire.

La suite certainement demain soir;)
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Mer 26 Aoû 2009 - 20:44

céléiane a écrit:
correction: "si l’on excepte ta tentative pour me vider de mon sang bien entendu ", c'est mieux comme cela?
Très bien Wink !

Oui... ça fait juste plus familier...
Oui, mais c'est du dialogue. Et le "n'est-ce pas" est tout aussi familier, rassure-toi ^^".



Comme je te l'avais expliqué ses yeux changent de couleur selon son humeur, je les avais décrits comme dorés au début puis verts ( jade) et là ils reprennent une teinte mordorée.
Ah voui ! J'avais zappé qu'ils devenaient verts entre temps. C'était juste pour confirmation ^^.


Je l'utilise assez souvent à l'oral pourtant je t'assure que je suis bien née au vingtième siècle... Je n'ai pas l'impression qu'il soit complétement inusité de nos jours, il m'est venu tout à fait spontanément car pour moi il est de l'ordre du langage courant et que je l'ai souvent entendu...
Eh bien toi et tout ce beau monde se trompent ^.^.
Moult est l'ancêtre latin de "beaucoup". (étrange hein ?) Il est apparu au Vème siècle et est mort au XVème (mille ans, c'est pas mal pour une vie). Donc il ne peut être utilisé pour un récit d'après XVème Wink.
Pour plus d'infos:
http://fr.wiktionary.org/wiki/moult

Voilà, sinon, ouais moi aussi j'adore cette époque blasée où l'opulence et le faste étaient politiques et où tout ce qui touchait à Bonaparte et religion étaient tabous x).
C'est l'ère de la prospérité du capitalisme !

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Mer 26 Aoû 2009 - 20:47

oui je suis allée voir pour "moult", dommage, c'est mal de laisser mourir les mots... peut être que je pourrais remplacer par "maintes"?
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Mer 26 Aoû 2009 - 21:02

Maintes passe mieux oui.
Ou beaucoup, il est pas horrible ce mot. Et en fonction du contexte: "divers", "de nombreux" etc ... Wink.

Oui les mots viennent puis meurent, c'est ainsi pour tout le monde sur une plus ou moins courte durée.

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Mer 26 Aoû 2009 - 21:04

Pacô a écrit:Maintes passe mieux oui.
Ou beaucoup, il est pas horrible ce mot. Et en fonction du contexte: "divers", "de nombreux" etc ... Wink.

Oui les mots viennent puis meurent, c'est ainsi pour tout le monde sur une plus ou moins courte durée.

c'est vrai, mais j'aime bien déterrer des mots oubliés, ils sont tout poussiéreux Very Happy !
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Mer 26 Aoû 2009 - 21:13

Mais ce qui est justement génial dans ces mots morts, c'est qu'il caractérise vraiment une époque à eux seuls et donnent de la puissance à la narration.
Alors que s'ils étaient encore en vie, ils auraient pas autant de cachet Wink.

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  B. le Jeu 27 Aoû 2009 - 11:07

céléiane a écrit:
La prisonnière luttait pour garder ouverts des yeux étrécis qui, même à la lumière s’illuminaient encore de curieux reflets dorés. Les deux agates s’injectaient >>> utilisation abusive de la forme pronominale: "étaient injectées" de sang. Un masque d’incommensurable souffrance se dessinait sur son visage mais, même ainsi martyrisée, elle conservait une beauté farouche effrayante de violence.
Lyelle ressentait un malaise diffus à ce spectacle, elle rompit le silence :
« Tu peux parler ? »
« Oui, mais… ça brûle… atrocement… »
« Je sais… je veux dire, je me doute… quel est ton nom ? »
« Mohanne. »
« Qui t’envoie ? »
L’inconnue se crispa et secoua la tête :
« N’attends pas de réponse…. mais…merci…de… m’avoir épargnée… j’aimerais… pouvoir dire que… je … te le…. revaudrai ! »
« Cela m’étonnerait qu’on nous en donne l’occasion! La seule façon de me remercier serait de me donner un minimum de renseignements. »
« Non ! S’il te plaît… c’est si… douloureux… s’il te plait… enlève-moi les liens ! »
« Je peux être magnanime mais je ne suis pas suicidaire! »
« Non…je te le promets…je… tu m’as protégée… je… ne te ferais pas de mal… je… te donne… ma parole… je vais mourir si tu ne m’aides pas…je t’en prie…cette douleur… c’est… affreux… »

Bon, j'aurai bien aimé que, suite à mes remarques, tu corriges tes erreurs au niveau des majuscules qui suivent les trois points de suspension. Donc là, je ne vais pas les corriger car il y en a trop.
De plus, il ne faut pas abuser de ce genre de ponctuation. On a compris que tes personnages étaient hésitants, avaient peur, pas la peine d'inonder les dialogues de ces points de suspension qui finissent par être indigestes. Certaines tournures de phrases et de nombreux mots permettent de préciser ce qu'éprouvent tes personnages et de décrire leurs peurs.

Lyelle observait le cruel tableau. Le fil d’argent était incrusté dans la chair opaline. La paume de la jeune femme se serra sur son arme rassurante mais si inutile tout à l'heure. Le métal froid et lisse l’apaisa un bref instant. Les exhalaisons méphitiques de la terreur flottaient dans la pièce >>> j'adore cette phrase, les gémissements se faisaient lancinants et inarticulés. Les râles de la vampire lui étaient insupportables.
Les traits tirés de la prisonnière se décomposaient un peu plus à chaque minute. Pantelante, elle cherchait toujours son souffle . Elle était visiblement à l’agonie. Ses cris >>> bizarre qu'elle ait encore la force de crier alors qu'elle manque à ce point de souffle, à modifier déchiraient le silence dans la moiteur poisseuse de la nuit.
Si Lyelle la libérait du carcan qui la tourmentait impitoyablement, n’allait-elle pas à nouveau se muer en un prédateur sanguinaire dont la cruauté n’avait d’égal que la puissance implacable ?

« Non, je ne… t’attaquerai pas… je.. te… l’ai… promis…» >>> même remarque que plus haut à propos des points de suspension
« Tu es télépathe ? »
« Nul besoin…pas difficile de savoir… ce que tu penses… s’il te plait… si tu ne comptes pas les enlever… alors tue-moi tout de suite… je t’en supplie ! » >>> même remarque
Sa voix s’éraillait. Les mots qui suivirent furent incompréhensibles.
« Je vais te les enlever. Mais je te préviens: >>> je rajoute ça, mais c'est comme tu veux mon arme est chargée, fais un seul geste et cette fois je tirerai ! >>> "au moindre geste hostile de ta part, je n'hésiterai pas, cette fois."»

Lyelle approcha la vampire à pas circonspects, son arme braquée sur elle. Elle la contourna et défit les nœuds experts de Ninon. L'argent s'acquittait de sa corrosive besogne sur les fins poignets.

« Enlève-les, pitié! Enlève-les vite ! »

Sans un mot Lyelle tira sur la fine chaînette, d’un geste rapide et assuré, comme on retire un pansement.
Un hurlement guttural s’ensuivit.

« Pardon… »

La vampire secoua la tête en signe de dénégation.

« Les… chevilles… fais… de même… » >>> même remarque que précédemment

D’épaisses bottes de cuir protégeaient sa peau à cet endroit mais il semblait qu’elle ressentît tout de même la brûlure.
Lyelle dénoua le lien serré avec application par Ninon et la vampire fut bientôt libre.[/size]

Rien à dire de plus que les commentaires annotés. Mais s'il-te-plaît, n'abuse pas des points de suspension. Ils ne sont ni utiles ni efficaces.
Sinon, j'apprécie le vocabulaire que tu utilises. Very Happy

B.
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Jeu 27 Aoû 2009 - 11:31

Oui, je suis pas fan non plus des points de suspension. Ils hachent la narration et énervent très vite. Si si, ça m'est déjà arriver de me taper une crise en en voyant plein Shocked .
Non mais sérieusement, en plus de ne servir à rien, ils donnent aussi un caractère stupide à ton personnage parce qu'on a l'impression qu'il bégaie.

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Lou le Jeu 27 Aoû 2009 - 11:50

Il y a forcément des majuscules après les points de suspensions ? Il me semble que dans pas mal de livres il n'y en pas.
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Laumie le Jeu 27 Aoû 2009 - 12:33

Il me semble que ça dépend du type de phrase que tu emploies. Demande à Eléa, elle a cherché il me semble LoL
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Elea le Jeu 27 Aoû 2009 - 12:38

Ca dépend des phrase.

Exemple :
"Hier à quatre heures, j'ai mangé, une pomme, un carré de chocolat, ... Je n'avais plus faim !" -> Majuscule, parce que les "..." marquent la fin d'une phrase.
« Oui, mais… ça brûle… atrocement… » -> Pas de majuscule, les "..." marquent simplement une pause dans la phrase, qui reprend juste après.

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Lou le Jeu 27 Aoû 2009 - 12:39

D'accord, merci de tes conseils oh grande éléa.
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  B. le Jeu 27 Aoû 2009 - 13:47

Eleazare McNight a écrit:Ca dépend des phrase.

Exemple :
"Hier à quatre heures, j'ai mangé, une pomme, un carré de chocolat, ... Je n'avais plus faim !" -> Majuscule, parce que les "..." marquent la fin d'une phrase.
« Oui, mais… ça brûle… atrocement… » -> Pas de majuscule, les "..." marquent simplement une pause dans la phrase, qui reprend juste après.
Oui, exactement, je viens de regarder moi aussi.
Donc beaucoup des points de suspension employés par Céléiane ne nécessitent pas de majuscule après.
Cependant, je répète qu'ils sont beaucoup trop utilisés ici et qu'il faut les supprimer pour les remplacer par autre chose: description de l'état d'esprit des personnages par exemple, adjectifs qualificatifs, etc...

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Jeu 27 Aoû 2009 - 13:49

J'ai fait la chasse aux points de suspension. C'est vrai qu'il y en avait beaucoup, j'ai déjà une facheuse tendance à en semer partout à la base mais en plus là, cela avait pour but de montrer la douleur de Mohanne ( je vous assure qu'en cas de douleur forte on ne peut pas avoir un discours fluide.) alors forcément je m'étais un peu lâchée mais il est vrai que j'avais déjà beaucoup décrit l'état de Mohanne et que ce n'était pas nécessaire de la faire bégayer à ce point. J'ai rectifié cela.
Pacô, je t'imagine derrière ton écran en croisant autant de "..." dans un texte: affraid.
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Ven 28 Aoû 2009 - 10:22

La suite:





Mohanne dormait depuis plusieurs heures maintenant. Elle s’agitait et geignait dans son sommeil, son visage était à nouveau crispé.

Lyelle l’appela dans un murmure. Ce chuchotement suffit à la réveiller en sursaut et sa réaction affola la jeune femme. La vampire s’était redressée vivement, avait découvert ses canines et jeté des œillades suspicieuses autour d’elle avant de se souvenir de sa situation. Elle avait ensuite observé ses poignets en silence avec une moue contrariée.

Le coin de sa bouche se tordit en un tic nerveux quand elle aperçut ses blessures: des tuméfactions bleuâtres ourlaient les crevasses de ses poignets. Des lézardes violacées barraient ses bras boursouflés. Ses doigts congestionnés se marbraient de pourpre et de carmin. Elle serrait les mâchoires. Des rides profondes creusaient son visage. Lyelle n’avait guère de connaissances relatives à la santé des vampires mais elle pouvait aisément deviner que ces signes auguraient mal d'une guérison.

Mohanne rassembla ses forces et s'extirpa du clic-clac. Chaque mouvement semblait être une épreuve et lui arrachait un gémissement. Elle parvint à se lever à grand-peine.
La voir à nouveau sur pieds réactiva chez Lyelle une peur instinctive :

« Que fais-tu ? Où vas-tu ? »

La vampire lui jeta un regard torve et haussa les épaules : elle ne comptait pas épuiser ses dernières réserves d’énergie à se justifier. Parler lui eût demandé trop d’efforts.

« Arrête toi tout de suite ! N’avance plus ou je tire ! »

Mohanne chancela. Des étincelles éclataient devant elle et le sol, comme secoué par la houle, semblait tanguer dangereusement, mais elle s’obstinait à progresser en direction de la cuisine. Sa gorge sèche la brûlait, des crampes atroces lui nouaient le ventre, une douleur aiguë explosait dans sa cage thoracique. Chaque parcelle de son être semblait ravagée par un incendie dévastateur. Rassurer une humaine terrifiée n'était pas exactement une priorité. De plus, peu lui importait maintenant que celle-ci tirât : elle eût tout accepté pour que cessât l’intense souffrance qui la rongeait.

Quel regard porter sur la mort lorsque ses arcanes vous ont figé dans un corps immarcescible ? Comment craindre son parfum alors qu'il accompagne chacun de vos gestes depuis si longtemps?


Elle éprouvait une immense surprise en examinant la certitude de n’avoir plus qu'une poignée heures à passer en ce monde. Au fil des années, elle avait accepté l'idée d'une existence sans fin, aussi était-elle sidérée par cette nouvelle donnée.

Elle fût heureuse de s’être dépouillée, en devenant vampire, d’une grande part de son émotivité : lors de sa première mort, la peur l'avait paralysée. Elle sonda son être mais n’y décela rien qui s’apparentât à cette terreur d’autrefois.
Maintes fois pourtant, ses émotions avaient ressurgi, presque intactes, de façon fort peu opportune. Lorsque le cas s’était présenté, elle en avait été soulagée : au cours de sa non-vie, elle s’était efforcée de sauvegarder les reliquats de cette humanité perdue.

Etrange ironie, alors qu’elle s’apprêtait à sombrer dans les brumes d’une nuit éternelle, elle se félicitait de ne pas être envahie par les angoisses ou les appréhensions de son ancienne vie. Peut-être la douleur anesthésiait-elle totalement le moindre affect, peut-être aussi son esprit refusait-il d’admettre la réalité dans un déni stupide mais protecteur.

En de telles circonstances, elle eut sans doute dû éprouver une impulsion primale usuellement appelée instinct de survie mais, à bien y réfléchir, elle doutait que cela s’appliquât aux vampires : peut-on conserver cette inclination à protéger sa vie lorsqu’on est déjà mort depuis près de deux siècles ?

Elle n’avait nulle envie de combattre pour arracher à son destin quelques centaines d’années de plus, elle aspirait seulement à mettre un terme à cette torture. Pour cette unique raison, elle s’efforçait d’avancer sans trébucher. Atteindre le grand monolithe blanc qui officiait dans la cuisine en qualité de distributeur de nourriture était le seul espoir de faire décroître quelque peu la brûlure qui la dévorait.



Dernière édition par céléiane le Lun 26 Oct 2009 - 16:16, édité 14 fois
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Ven 28 Aoû 2009 - 11:37

céléiane a écrit:
Mohanne dormait depuis plusieurs heures maintenant. Elle s’agitait et geignait dans son sommeil, son visage (s’)était (si tu peux éviter la forme pronominale, fais-le, tu gagnes en fluidité) à nouveau crispé.

Lyelle l’appela dans un murmure. Ce chuchotement suffit à la réveiller en sursaut et sa réaction affola la jeune femme. La vampire s’était redressée vivement, avait découvert ses canines et jeté des œillades suspicieuses autour d’elle avant de se souvenir de sa situation. Elle avait ensuite observé ses poignets en silence avec une moue contrariée.

Le coin de sa bouche se tordit dans (en) un tic nerveux quand elle aperçut ses blessures: des tuméfactions bleuâtres ourlaient les crevasses de ses poignets. Des lézardes violacées barraient ses bras boursouflés. Ses doigts congestionnés se marbraient de pourpre et de carmin. Elle serrait les mâchoires. Des rides profondes se creusaient sur son visage. Lyelle n’avait guère de connaissances relatives à la santé des vampires mais elle pouvait aisément deviner que la situation n’évoluait pas favorablement ("de manière favorable" ou autre chose de mieux => la chasse aux adverbes continue \o/).

Mohanne rassembla ses forces pour s’extirper du clic-clac. Chaque mouvement semblait être une épreuve et lui arrachait un gémissement. Elle parvint à se lever à grand-peine.

La voir à nouveau sur pieds réactiva chez Lyelle une peur instinctive :

« Qu’est ce que tu fais ? Où vas-tu ? »

La vampire lui jeta un regard hâve (ça se peut un regard d'une maigreur maladive ?) et haussa les épaules, lui signifiant ainsi qu’elle ne comptait pas épuiser ses dernières réserves d’énergie à se justifier.

Parler lui eut demandé (pas d'accent circonflexe pour le passé antérieur. Généralement, ce n'est valable que pour le subjonctif) trop d’efforts.

« Arrête toi tout de suite ! N’avance plus ou je tire ! »

Mohanne chancela. Des étincelles éclataient devant elle et le sol, comme secoué par la houle, lui semblait tanguer dangereusement mais elle s’obstinait à progresser en direction de la cuisine. Sa gorge sèche la brûlait, des crampes atroces lui nouaient le ventre, une douleur aiguë explosait dans sa cage thoracique. Chaque parcelle de son corps semblait ravagé par un incendie dévastateur (ravagé et dévastateur me font l'effet rébarbatif. S'il ravage, il est sûrement dévastateur oui ^^) : elle avait bien d’autres soucis que de rassurer une humaine terrifiée. De plus, peu lui importait maintenant que celle-ci tirât : elle eût tout accepté pour que cessât l’intense souffrance qui la rongeait.

Qu’est ce que la mort lorsqu’on a vécu si longtemps… (là je reste sceptique sur cette phrase. Qu'on ait vécu plus ou moins longtemps, la mort reste la fin de la vie ... mais je vois ce que tu veux dire. Ce n'est pas la mort, mais l'appréhension de la mort, sa notion, la peur, qui font réfléchir)

Elle n’éprouvait que surprise (y manque des mots là ... "que de la surprise") en examinant la certitude de n’avoir plus que quelques heures à passer en ce monde. Au fil des années, elle s’était convaincue qu’il n’y aurait jamais nulle fin à son existence, aussi était-elle sidérée par cette nouvelle donnée.

Elle fût heureuse de s’être dépouillée, en devenant vampire, d’une grande part de son émotivité: lors de sa première mort, elle avait été paralysée de peur. Elle sonda son être mais elle n’y décela rien qui s’apparentât à cette terreur d’autrefois.

Ses émotions lui avaient toutefois déjà prouvé ne pas être tout à fait éteintes, maintes fois elles avaient ressurgi, presque intactes, de façon fort peu opportune. Chaque fois que le cas s’était présenté, elle en avait pourtant été soulagée : au cours de sa non-vie, elle s’était efforcée de sauvegarder les reliquats de cette humanité perdue.

Étrange ironie, maintenant qu’elle s’apprêtait à sombrer dans les brumes d’un sommeil éternel, elle se félicitait de ne pas être envahie par l’angoisse ou l’appréhension qui était le lot de son ancienne vie. Peut-être la douleur anesthésiait-elle totalement le moindre affect, peut-être aussi son esprit refusait-il d’admettre la réalité dans un déni stupide mais protecteur.

Elle pensa qu’en de telles circonstances, elle eût sans doute dû éprouver une impulsion primale qu’on appelait usuellement l’instinct de survie mais, à bien y réfléchir, elle doutait que cela s’appliquât aux vampires : comment conserver un instinct de survie (j'aurais essayé de trouver une autre façon de le dire ... avec un genre de synonyme) lorsqu’on est déjà mort depuis près de deux siècles ?

Elle n’avait nulle envie de combattre pour arracher à son destin quelques centaines d’années de plus, seulement voulait-elle mettre un terme à cette torture: c’était pour cette unique raison qu’elle s’efforçait de ne pas trébucher et d’avancer. Atteindre le grand monolithe blanc qui officiait dans la cuisine en qualité de distributeur de nourriture à humain était le seul espoir de faire décroître quelque peu la brûlure qui la dévorait.

Tiens, certains m'ont dit qu'il fallait que tu évites de mettre ton texte en si gros caractères parce que ça les démotivait pour te lire.
(je fais que relayer le message u__u").

J'aime bien la réflexion sur la mort ! J'ai pas grand chose à dire de plus mis à part mes commentaires déjà présents dans le texte ^^. J'aime aussi la description des entailles dans ses poignets et du mal qui se répand en elle.

Bref, vivement la suite !

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Ven 28 Aoû 2009 - 12:44

Mohanne dormait depuis plusieurs heures maintenant. Elle s’agitait et geignait dans son sommeil, son visage (s’)était (si tu peux éviter la forme pronominale, fais-le, tu gagnes en fluidité) à nouveau crispé.

oui, c'est vrai, je ne sais pas pourquoi j'ai un faible pour la forme pronominale même quand ce n'est pas utile!



Le coin de sa bouche se tordit dans (en) un tic nerveux quand elle aperçut ses blessures: des tuméfactions bleuâtres ourlaient les crevasses de ses poignets.

Ah, ben voilàcheers tu as trouvé ce qui me turlupinait dans cette phrase!

Des lézardes violacées barraient ses bras boursouflés. Ses doigts congestionnés se marbraient de pourpre et de carmin. Elle serrait les mâchoires. Des rides profondes se creusaient sur son visage. Lyelle n’avait guère de connaissances relatives à la santé des vampires mais elle pouvait aisément deviner que la situation n’évoluait pas favorablement ("de manière favorable" ou autre chose de mieux => la chasse aux adverbes continue \o/).



j'ai remplacé par: "Lyelle n’avait guère de connaissances relatives à la santé des vampires mais elle pouvait aisément deviner que ces signes n'augurait pas d'une guérison.
"



La vampire lui jeta un regard hâve (ça se peut un regard d'une maigreur maladive ?) et haussa les épaules, lui signifiant ainsi qu’elle ne comptait pas épuiser ses dernières réserves d’énergie à se justifier.

Non, je crois que tu as raison. Au départ je voulais donné l'idée de "faim" mais pour un regard je ne suis pas du tout certaine que ça puisse s'écrire. J'ai remplacé par "torve" qui n'a pas la même signification mais qui dans le contexte me plaît bien aussi.

Parler lui eut demandé (pas d'accent circonflexe pour le passé antérieur. Généralement, ce n'est valable que pour le subjonctif) trop d’efforts.

Ca tombe bien ce n'est pas du passé antérieur, c'est du conditionnel passé deuxième forme et il y a bel et bien un accent. Smile Ca remplace " aurait demandé"


Qu’est ce que la mort lorsqu’on a vécu si longtemps… (là je reste sceptique sur cette phrase. Qu'on ait vécu plus ou moins longtemps, la mort reste la fin de la vie ... mais je vois ce que tu veux dire. Ce n'est pas la mort, mais l'appréhension de la mort, sa notion, la peur, qui font réfléchir)

J'essaierai de trouver d'autres façons de le dire, mais oui tu as compris l'idée. Sans compter que pour une vampire déjà morte, ce n'est pas vraiment une "fin".


Elle n’éprouvait que surprise (y manque des mots là ... "que de la surprise") en examinant la certitude de n’avoir plus que quelques heures à passer en ce monde. Au fil des années, elle s’était convaincue qu’il n’y aurait jamais nulle fin à son existence, aussi était-elle sidérée par cette nouvelle donnée.

Je crois que ça peut se dire quand même comme cela, il faudrait que je recherche, je le ferai plus tard, là je manque de temps.





Elle pensa qu’en de telles circonstances, elle eût sans doute dû éprouver une impulsion primale qu’on appelait usuellement l’instinct de survie mais, à bien y réfléchir, elle doutait que cela s’appliquât aux vampires : comment conserver un instinct de survie (j'aurais essayé de trouver une autre façon de le dire ... avec un genre de synonyme) lorsqu’on est déjà mort depuis près de deux siècles ?

j'ai remplacé par cela:" Elle pensa qu’en de telles circonstances, elle eût sans doute dû éprouver une impulsion primale qu’on appelait usuellement l’instinct de survie mais, à bien y réfléchir, elle doutait que cela s’appliquât aux vampires : comment conserver ce type de pulsion de vie lorsqu’on est déjà mort depuis près de deux siècles ?"

On a toujours une répétition de vie mais plus de "instinct". J'avoue que je ne trouve pas de synonyme pour "vie".



Tiens, certains m'ont dit qu'il fallait que tu évites de mettre ton texte en si gros caractères parce que ça les démotivait pour te lire.
(je fais que relayer le message u__u").


Pas de soucis. Ce n'est pas un comité pour les mal-voyants, je retiens Laughing en fait je faisais ça pour préserver les yeux de mes lecteurs et ne pas leur filer la migraine mais si ça gène je laisse une police "simple" ( je corrigerai sur les autres textes aussi).

J'aime bien la réflexion sur la mort ! J'ai pas grand chose à dire de plus mis à part mes commentaires déjà présents dans le texte ^^. J'aime aussi la description des entailles dans ses poignets et du mal qui se répand en elle.

Bref, vivement la suite !


Merci, je mets la suite prochainement Wink
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Ven 28 Aoû 2009 - 16:35

céléiane a écrit:
j'ai remplacé par: "Lyelle n’avait guère de connaissances relatives à la santé des vampires mais elle pouvait aisément deviner que ces signes n'augurait pas d'une guérison."
Ce serait encore mieux avec "auguraient" Wink.

céléiane a écrit:J'ai remplacé par "torve" qui n'a pas la même signification mais qui dans le contexte me plaît bien aussi.
Oui, c'est pas la même chose, mais au moins ça ne se dit que pour un regard \o/.

céléiane a écrit:Ca tombe bien ce n'est pas du passé antérieur, c'est du conditionnel passé deuxième forme et il y a bel et bien un accent. Smile Ca remplace " aurait demandé"
Au temps pour moi Wink.
Mais sur le coup, j'ai pas tilté que c'était du conditionnel (et je connaissais pas bien cette forme)


céléiane a écrit:Je crois que ça peut se dire quand même comme cela, il faudrait que je recherche, je le ferai plus tard, là je manque de temps.
Eh bien en toute logique ... non.
Cette phrase négative doit être aussi valable en affirmative, tu me suis ? Donc si on supprime les deux éléments de la négation, ça nous donne:
"Elle éprouvait surprise".

Et je ne suis pas sûr que ce soit bien français \o/.



céléiane a écrit:
j'ai remplacé par cela:" Elle pensa qu’en de telles circonstances, elle eût sans doute dû éprouver une impulsion primale qu’on appelait usuellement l’instinct de survie mais, à bien y réfléchir, elle doutait que cela s’appliquât aux vampires : comment conserver ce type de pulsion de vie lorsqu’on est déjà mort depuis près de deux siècles ?"

J'vais être chiant hein ... mais le pulsion de vie ne m'a pas convaincu u__u". Surtout quand y'a "impulsion" juste avant =/.
"... que cela s'appliquât aux vampires: comment conserver cette inclination à la vie lorsqu'on était déjà mort depuis près de deux siècles ?"
Je reconnais que le survie/vie ne me plaît pas non plus. Mais ça me paraît mieux quand même, non ?

Oui, bah vu que moi je cite pour te corriger, la taille est remise à l'état normal je crois.
Et pis c'était juste un message que je faisais passer hein u__u" XD. (le mec qui se défausse à peine).

Voilà voilà !

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Ven 28 Aoû 2009 - 20:57

j'ai remplacé par: "Lyelle n’avait guère de connaissances relatives à la santé des vampires mais elle pouvait aisément deviner que ces signes n'augurait pas d'une guérison."
Ce serait encore mieux avec "auguraient" Wink.

Oui, en effet, quand je fais des corrections très rapidement avant de partir de chez moi, ça se voit Laughing ! J'ai rectifié le tir.



Je crois que ça peut se dire quand même comme cela, il faudrait que je recherche, je le ferai plus tard, là je manque de temps.
Eh bien en toute logique ... non.
Cette phrase négative doit être aussi valable en affirmative, tu me suis ? Donc si on supprime les deux éléments de la négation, ça nous donne:
"Elle éprouvait surprise".


Effectivement, vu comme ça... pourtant on trouve bien " il n'éprouvait que haine et horreur". J'ai remplacé par "elle n'éprouvait qu'une immense surprise".


j'ai remplacé par cela:" Elle pensa qu’en de telles circonstances, elle eût sans doute dû éprouver une impulsion primale qu’on appelait usuellement l’instinct de survie mais, à bien y réfléchir, elle doutait que cela s’appliquât aux vampires : comment conserver ce type de pulsion de vie lorsqu’on est déjà mort depuis près de deux siècles ?"

J'vais être chiant hein ... mais le pulsion de vie ne m'a pas convaincu u__u". Surtout quand y'a "impulsion" juste avant =/.
"... que cela s'appliquât aux vampires: comment conserver cette inclination à la vie lorsqu'on était déjà mort depuis près de deux siècles ?"

Ah ben oui, inclination c'est très bien Smile

Oui, bah vu que moi je cite pour te corriger, la taille est remise à l'état normal je crois.


Non, ça change juste de taille dans les quotes mais pas dans le texte initial or je ne pense pas que les gens vont lire tous les quotes. Je viens de corriger la taille des premiers extraits.

Et pis c'était juste un message que je faisais passer hein u__u" XD. (le mec qui se défausse à peine).



Les lecteurs ont à ce point peur de venir faire leurs remarques eux-mêmes confused . Je n'envoie bouler personne pourtant.
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Ven 28 Aoû 2009 - 21:41

céléiane a écrit:Effectivement, vu comme ça... pourtant on trouve bien " il n'éprouvait que haine et horreur". J'ai remplacé par "elle n'éprouvait qu'une immense surprise".
Ouais, mais on dit: elle éprouvait haine et horreur !
Moins, elle éprouvait surprise tout seul ^^.
Bref x).

Non, la remarque, je l'ai juste eu l'autre jour sur msn avec une membre qui me disait ça. J'pense qu'elle te l'aurait dit elle même, mais là j'y ai pensé en te corrigeant u__u".

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Dim 30 Aoû 2009 - 19:38

Qu’est ce que la mort lorsqu’on a vécu si longtemps… (là je reste sceptique sur cette phrase. Qu'on ait vécu plus ou moins longtemps, la mort reste la fin de la vie ... mais je vois ce que tu veux dire. Ce n'est pas la mort, mais l'appréhension de la mort, sa notion, la peur, qui font réfléchir)

J'ai réfléchi à cela et je me suis dit que je pouvais formuler cela comme ça:

"Quel regard porter sur la mort lorsque ses arcanes vous ont figé dans un corps immarcescible? Comment craindre son parfum alors qu'il accompagne chacun de vos gestes depuis si longtemps?"

Mieux ou pas?
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Dim 30 Aoû 2009 - 21:40

Ah bin ça ne pouvait être que mieux.
Mais là c'est super Wink.

Peut être la première phrase un peu lourde à lire ... mais bon, ça passe pas trop mal non plus.
J'aime (à la mode FB).

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Dim 30 Aoû 2009 - 21:45

Alors je mets la suite Wink







Mohanne s’attendait à tout instant à recevoir la décharge foudroyante de la balle d’argent du pistolet de l’humaine. C’était là un supplice redoutable mais cette épreuve lui apporterait rapidement la délivrance ultime. Pour être libérée du carcan de la souffrance, elle se résignait à connaître une fin violente.

Si toutefois la mort ne l'accueillait pas, elle espérait que celles qui résidaient en ces lieux n’avaient pas été prises de cette étrange manie qui saisissait certains humains et qui consistait à bannir toute viande de leur alimentation.

Les quelques pas qu'elle parcourut lui parurent insoutenables : son corps se dérobait sous elle, ses mouvements se faisaient imprécis et saccadés. Des spasmes agitaient ses bras.

Deux issues se présentaient à elle, elle se força à les étudier mentalement : si la jeune femme apeurée derrière elle se décidait enfin à tirer, elle cesserait de souffrir. Si elle atteignait son but et si ce réfrigérateur contenait ce qu’elle escomptait y trouver, elle ne serait soulagée que quelques heures. Son martyr reprendrait ensuite. Cela valait–il tant d'efforts ?

Sa vue se troublait. Elle étouffait. Un poids terrible comprimait sa poitrine. Un étau enserrait sa tête. Elle ne parvenait plus à donner sens aux mots prononcés par l’humaine derrière elle, seul son ton comminatoire perçait par delà la brume opaque qui l’entourait.

L’engin ronronnait imperturbablement. Elle tira sur sa porte avec toute la vigueur dont elle disposait encore.

Apercevoir un emballage de polyester blanc sur les étagères de pvc lui arracha un cri victorieux. Elle s’empara de la réserve de viande puis se laissa glisser sur le carrelage tel un guerrier épuisé mais triomphant qui aurait consumé ses ultimes forces au combat.

Livide, elle serrait la barquette comme un inestimable trésor et perça son emballage à la hâte de ses doigts raides et intumescents.



Lyelle avait d'abord bondi de sa chaise lorsque la vampire s’était levée mais elle s’était quelque peu apaisée en voyant celle-ci lui tourner le dos, prendre la direction de la cuisine pour finalement s'intéresser au contenu du frigidaire.

Elle l'observa piller la réserve de viande de Ninon et se contenta de maugréer :

« Oh, ne te gêne pas surtout ! Inutile de demander! »

Mohanne lui lança un regard noir. Elle eût volontiers répliqué avec verdeur et demandé à cette humaine présomptueuse si elle préférait lui servir de repas mais elle sentit confusément que provoquer celle qui la menaçait était peu judicieux. De plus, bien que la soif et la douleur la rendissent irascible, elle était liée par une promesse et se refusait à trahir sa parole.

La vampire s’empara de la viande fraîche et pressa avidement celle-ci contre ses lèvres. Elle but chaque goutte de sang qui stagnait au fond de la barquette, lécha avec un soin méticuleux le polyester rougi puis prit chaque morceau entre ses crocs encore sanguinolents et téta goulûment. Elle suçota les morceaux de bœuf comme si ils distillaient un nectar divin. Sa langue courut sur les pièces de viande avec délectation. Elle aspira le liquide rubescent dans un bruit de déglutition fort inélégant qui eût sans nul doute offusqué ses contemporains tant il était indigne d'une Dame de l'aristocratie, puis rejeta les steaks sur le carrelage immaculé.

Le spectacle écoeurait Lyelle; des nausées la saisirent.



Dernière édition par céléiane le Lun 26 Oct 2009 - 14:52, édité 11 fois
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  Pacô le Mar 1 Sep 2009 - 7:39

céléiane a écrit:
Mohanne s’attendait à tout instant à recevoir la décharge foudroyante de la balle d’argent du pistolet de l’humaine. C’était là un supplice redoutable mais cette épreuve lui apporterait rapidement la délivrance ultime. S’il fallait une fin violente pour être libérée du carcan de la souffrance, elle s’y résignait.

Si (ça fait deux si à la suite) toutefois la mort ne venait pas la cueillir (je dirais plus l'accueillir que la cueillir, c'est moins familier ^^), elle espérait que celles qui résidaient en ces lieux n’avaient pas été prises de cette étrange manie qui saisissait certains humains et qui consistait à bannir toute viande de leur alimentation.

Les quelques pas qui restaient à parcourir lui parurent insoutenables : son corps se dérobait sous elle, ses mouvements se faisaient imprécis et saccadés. Des spasmes agitaient ses bras.

Elle se força à étudier mentalement les deux issues qui se présentaient à elle : si la jeune femme apeurée derrière elle se décidait enfin à tirer, elle cesserait de souffrir. Si elle atteignait son but et que ce réfrigérateur contenait ce qu’elle aspirait (à trouver) (il est de trop) elle ne serait soulagée que quelques heures. Son martyr reprendrait ensuite. Cela valait–il vraiment la peine qu’elle se donnait ?

Sa vue se troublait. Elle étouffait. Un poids terrible comprimait sa poitrine. Un étau enserrait sa tête. Elle ne parvenait plus à donner sens aux mots prononcés par l’humaine derrière elle, elle ne discernait que le ton comminatoire qui perçait par delà la brume opaque qui l’entourait.

Elle tira désespérément sur la porte de l’engin qui ronronnait imperturbablement

L’emballage de polyester blanc qu’elle aperçut sur les étagères de pvc lui arracha un cri victorieux. Elle s’empara de la réserve de viande puis se laissa glisser sur le carrelage comme un sportif (l'image n'est peut être pas la plus fameuse ... enfin sachant que y'a rien à voir avec du sport mais plutôt avec un martyr. "comme un soldat blessé" ou un truc du genre) épuisé mais triomphant qui aurait consumé ses ultimes forces dans la course.

Livide, elle serrait la barquette comme un inestimable trésor et perça son emballage à la hâte de ses doigts raides et intumescents (euh ... ce sont des doigts qui peuvent changer de forme sous l'effet de la chaleur ?).

Lyelle avait bondit de sa chaise lorsque la vampire s’était levée mais elle s’était quelque peu apaisée en voyant celle-ci lui tourner le dos et prendre une seconde fois la direction de la cuisine. (elle n'y est pas déjà? Je croyais qu'elle s'était affalée juste à côté du frigo ...)

Elle se contentait de maugréer en voyant celle-ci piller la réserve de viande de Ninon :

« Oh, ne te gêne pas surtout ! Pas la peine de demander! »



Mohanne lui lança un regard noir. Elle eût volontiers répliqué avec verdeur et demandé à cette humaine présomptueuse si elle préférait lui servir de repas mais elle sentit confusément que provoquer celle qui la menaçait était peu judicieux. De plus, bien que la soif et la douleur la rendissent irascible, elle était liée par une promesse et se refusait à trahir sa parole.

Elle s’empara de la viande fraîche et pressa avidement celle-ci contre ses lèvres. Elle but chaque goutte de sang qui stagnait au fond de la barquette, lécha avec un soin méticuleux le polyester rougi puis prit chaque morceau entre ses crocs encore sanguinolents et (les ?) téta goulûment. Elle suçota les morceaux de bœuf comme s'ils distillaient un nectar divin. Sa langue courut sur les pièces de viande avec délectation. Elle (un ptit peu trop de elle qui commence la phrase dans ce passage) aspira le liquide rubescent avant de rejeter les steaks sur le carrelage immaculé.

Le spectacle écœurait Lyelle; [point virgule dans ce cas là ^^ ou alors "et"] des nausées la saisirent.

A part les "si" du début et les "elle" de la fin trop fréquents (qui monotonisent le récit) je n'ai rien de particulier à dire.
Le passage où Mohanne se restaure est assez dégoûtant, c'est vrai, mais peut être faudrait-il pousser le bouchon un peu plus loin ? En faisant agir tous les sens. Là, on a que la vue. Alors pourquoi pas introduire l'ouïe avec des bruits de suscions puis l'odorat, avec l'odeur peu avenante de la viande rouge pas cuite ?

Sinon, oui, j'aime moins l'image du sportif. Et je croyais que ces vampires là avaient trouvé un autre moyen de se nourrir sans passer par le sang des animaux ? Very Happy

Suite ! Mais je ne suis pas là la fin de semaine (à partir de 17h30 ce soir en fait) donc ce sera pour ce week end Wink.

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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

Message  céléiane le Mar 1 Sep 2009 - 10:47

Mohanne s’attendait à tout instant à recevoir la décharge foudroyante de la balle d’argent du pistolet de l’humaine. C’était là un supplice redoutable mais cette épreuve lui apporterait rapidement la délivrance ultime. S’il fallait une fin violente pour être libérée du carcan de la souffrance, elle s’y résignait.

J'ai corrigé ainsi: "C’était là un supplice redoutable mais cette épreuve lui apporterait rapidement la délivrance ultime. Pour être libérée du carcan de la souffrance, elle se résignait à connaître une fin violente. "



Si (ça fait deux si à la suite) toutefois la mort ne venait pas la cueillir (je dirais plus l'accueillir que la cueillir, c'est moins familier ^^), elle espérait que celles qui résidaient en ces lieux n’avaient pas été prises de cette étrange manie qui saisissait certains humains et qui consistait à bannir toute viande de leur alimentation.

Comme j'ai enlevé le premier " si", je laisse le deuxième. Pour "accueillir", je l'ai mis comme cela: "Si toutefois la mort ne l'accueillait pas, elle espérait que celles qui résidaient en ces lieux n’avaient pas été prises de cette étrange manie qui saisissait certains humains et qui consistait à bannir toute viande de leur alimentation. "




Elle se força à étudier mentalement les deux issues qui se présentaient à elle : si la jeune femme apeurée derrière elle se décidait enfin à tirer, elle cesserait de souffrir. Si elle atteignait son but et que ce réfrigérateur contenait ce qu’elle aspirait (à trouver) (il est de trop) elle ne serait soulagée que quelques heures. Son martyr reprendrait ensuite. Cela valait–il vraiment la peine qu’elle se donnait ?

Là, je ne comprends pas: qu'est ce qui est de trop?

L’emballage de polyester blanc qu’elle aperçut sur les étagères de pvc lui arracha un cri victorieux. Elle s’empara de la réserve de viande puis se laissa glisser sur le carrelage comme un sportif (l'image n'est peut être pas la plus fameuse ... enfin sachant que y'a rien à voir avec du sport mais plutôt avec un martyr. "comme un soldat blessé" ou un truc du genre) épuisé mais triomphant qui aurait consumé ses ultimes forces dans la course.

Correction: "Elle s’empara de la réserve de viande puis se laissa glisser sur le carrelage tel un guerrier épuisé mais triomphant qui aurait consumé ses ultimes forces au combat."


Livide, elle serrait la barquette comme un inestimable trésor et perça son emballage à la hâte de ses doigts raides et intumescents (euh ... ce sont des doigts qui peuvent changer de forme sous l'effet de la chaleur ?).

Ils sont gonflés et déformés à cause de l'effet de l'argent.



Lyelle avait bondit de sa chaise lorsque la vampire s’était levée mais elle s’était quelque peu apaisée en voyant celle-ci lui tourner le dos et prendre une seconde fois la direction de la cuisine. (elle n'y est pas déjà? Je croyais qu'elle s'était affalée juste à côté du frigo ...)

Oui, c'est vrai qu'à ce moment là du texte on peut s'interroger...
En fait, après avoir expliqué le parcours de Mohanne et les réflexions qu'elle mène, je reviens sur Lyelle et j'explique ce qu'elle, elle a ressenti pendant le passage qui a précédé. En quelque sorte, je fais un petit retour en arrière, c'est bizarre?





Elle s’empara de la viande fraîche et pressa avidement celle-ci contre ses lèvres. Elle but chaque goutte de sang qui stagnait au fond de la barquette, lécha avec un soin méticuleux le polyester rougi puis prit chaque morceau entre ses crocs encore sanguinolents et (les ?) téta goulûment. Elle suçota les morceaux de bœuf comme s'ils distillaient un nectar divin. Sa langue courut sur les pièces de viande avec délectation. Elle (un ptit peu trop de elle qui commence la phrase dans ce passage) aspira le liquide rubescent avant de rejeter les steaks sur le carrelage immaculé.

Là, du coup tu m'as donné des idées! Voilà ce que ça donne:

"La vampire s’empara de la viande fraîche et pressa avidement celle-ci contre ses lèvres. Elle bu chaque goutte de sang qui stagnait au fond de la barquette, lécha avec un soin méticuleux le polyester rougi puis pris chaque morceau entre ses crocs encore sanguinolents et téta goulûment. Elle suçota les morceaux de bœuf comme si ils distillaient un nectar divin. Sa langue courut sur les pièces de viande avec délectation. Elle aspira le liquide rubescent dans un bruit de déglutition fort inélégant qui eût sans nul doute offusqué ses contemporains tant il était indigne d'une Dame de l'aristocratie, puis rejeta les steaks sur le carrelage immaculé."



Le passage où Mohanne se restaure est assez dégoûtant, c'est vrai, mais peut être faudrait-il pousser le bouchon un peu plus loin ? En faisant agir tous les sens. Là, on a que la vue. Alors pourquoi pas introduire l'ouïe avec des bruits de suscions puis l'odorat, avec l'odeur peu avenante de la viande rouge pas cuite ?

C'est une bonne idée en effet, comme tu l'as vu j'ai corrigé en ajoutant des détails auditifs ( je ne pouvais pas mettre succion puisque j'avais déjà utilisé le verbe " suçoter" alors j'ai choisi " bruits de déglutition".

Quant à l'odeur, là je ne suis pas convaincue: il faudra que tu penses à changer de boucher si tu arrives à sentir une odeur peu avenante sur une viande censée être fraiche alors que tu te situes à quelques mètres de la cuisine ouverte Laughing , je n'avais pas précisé que les steaks étaient périmés depuis trois mois. Laughing

Et je croyais que ces vampires là avaient trouvé un autre moyen de se nourrir sans passer par le sang des animaux ? Very Happy

C'est le cas en effet, le sang des animaux n'est pas du tout leur nourriture de base, d'ailleurs on verra ensuite que le petit apéritif que s'est octroyé Mohanne n'est pas son alimentation privilégiée. Faute de grives on mange des merles...
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Re: "Vampire", le début d'un "roman"

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