(S-F) La conjonction K-D (version 2)

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Message  Nérouje le Ven 11 Juin 2010 - 6:57

Salut Arwen Smile

Là tu nous mets un gros panneau pour qu'on comprenne bien, en lecteur imbécile que l'on est
Bin écoute, je ne tiens pas à être offensant mais quand je lis :
Confus, en quoi le fait d'avoir des chances de survie égales irait contre le fait de poursuivre leur chemin ensemble ? Ca semble naturel, que deux rescapés marchent ensemble.
et, la cerise sur le gâteau (un 'tit cliché) :
Et on apprend que les mutmains sont des ennemis et pourtant, j'avais cru comprendre plus haut que non.
je me pose des questions et me demande franchement si je peux apporter quelque crédit à tes critiques de fond.
scratch
M'enfin...

Pour ce qui est des com' sur la forme (maladresses, clichés et excès d'adjectifs), je vais revoir ça. (Au fait, j'ai retravaillé le passage précédent, si ça te branche d'aller l'ébrancher...)

Merci cheers et à +
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Ven 11 Juin 2010 - 7:15

La confusion sur le fond est liée à la confusion de la forme, je pense...
J'ai peut-être compris de travers ton histoire, mais euh, j'ai un QI supérieur à 80... Si j'ai du mal à comprendre, c'est que ton récit a un souci quelque part... je crois. Parce que, même si tu en doute, si si, je sais suivre une histoire !

Ok, ce sont deux ennemis (on le comprend péniblement entre la peur de ton personnage, le fait qu'ils marchent ensemble, se parlent... )
Mais alors pourquoi marcher ensemble ? Surtout que ton personnage crève d'envie de le tuer , si je comprends bien...

regarde en dix lignes, tu dis tout et son contraire...


il n’avait pu esquisser un geste, pétrifié par la crainte qu’une arme le poignarde ou qu’une ferme poigne serre son cou.

sa terreur était injustifiée : le mutmain ne lui voulait aucun mal. Comment aurait-il put en être autrement ? Cela aussi était impossible.

il rongeait son frein, harcelé par l’envie d’assouvir sa vengeance, ne voyageait-il pas en compagnie d’un ennemi juré ?

Et maintenant qu’ils étaient arrivés à bon port, Korell risquait de lui filer entre les doigts.
Il a peur et puis il n'a plus peur et puis en fait il veut se venger... ouh !

non, y'a quelque chose qui colle pas.
Je pense que toi, tu as les réponses à tout ça et que c'est logique dans ta tête, mais moi quand je lis, je n'ai pas les réponses, pas même un début de piste, parce que tu vas très vite, trop vite sur le sujet et, en plus, c'est dit maladroitement...
Et en fait, c'est pas tant leurs comportements contradictoires (j'imagine que l'un et l'autre ont leurs raisons) que la façon dont tu décris ça qui pose problème. Tu vas trop vite. Tu boucles dix jours en 15 lignes... alors que j'ai l'impression que c'est important. Bon sang, il doit s'en passer des choses en dix jours ! Surtout quand on voyage en telle compagnie !

Donc, attention je ne remets pas en cause le contenu ! pas du tout ! Je veux bien te croire qu'il a peur et puis plus peur et qu'en fait, il veut se venger... mais faudrait, à mon avis, t'attarder plus, expliciter plus. Et ne pas liquider dix jours en 15 lignes...
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Ven 11 Juin 2010 - 18:01

J'ai peut-être compris de travers ton histoire, mais euh, j'ai un QI supérieur à 80...
Ah... le retour des vrai valeurs ! Razz
Trois autres intervenants ont lu le début : Pacô, MrSonge et Azul. Mais je n'ai jamais eu droit - après qu'ils eussent lu les trois premiers extraits - à ÇA : Et on apprend que les mutmains sont des ennemis et pourtant, j'avais cru comprendre plus haut que non. Vraiment impressionnant !
1 - Petite question : Où avais-tu cru comprendre que les humains étaient amis des Mutmains ? Certainement dans le premier extrait où les uns essayent de faire sortir les autres pour les zigouiller ? À moins que ce ne soit quand les Mutmains refusent de remettre en route la station de dessalement pour donner de l'eau potable aux humains et que ceux-ci crèvent comme des mouches ?
C'est vrai que que Dagmar les adore : sa mère est morte d'épuisement par leur faute et son père s'est saigné à blanc pour qu'il puisse survivre... Arrow Arrow
2 - Pacô, MrSonge et Azul semblent avoir compris, eux. Soit ils ont un QI de 140, soit ils n'ont peut-être pas osé me dire qu'ils ne voyaient vraiment pas pourquoi humains et mutmains étaient ennemis... Suspect

Disons que pour l'instant, ne m'en veux pas mais ton intervention me laisse plus que dubitatif.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Ven 11 Juin 2010 - 18:22

bah, pas la peine de le prendre sur ce ton, tu sais...
c'est juste mon avis.

Après, lire par épisode aide pas à la compréhension, je veux bien l'avouer, mais non j'avais pas saisi que les parents de ton héros étaient morts à cause d'eux. donc voilà...Et si c'est ça, tu serais gentil de t'adresser à moi autrement qu'à une demeurée qui comprend que dalle et devrait se contenter de petit ours brun.


Dernière édition par arwen le Ven 11 Juin 2010 - 19:36, édité 1 fois
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Ven 11 Juin 2010 - 19:00

j'ai relu rapidement les premiers envois, pour me convaincre que je n'étais pas devenue débile mentale en deux jours...

Tu abordes bien les relations entre les deux races :

Le sable de ces contrées désertiques, charrié par des vents incessants comblait le fossé qui alimentait en eau de mer la station de dessalement commune aux deux races. Sans en connaître la raison, les humains qui menaient une vie rude à l’extérieur devaient s’occuper de l’entretien journalier du chenal, tandis que les mutmains, réfugiés dans leur abri, géraient l’activité du dispositif de filtrage.

mais c'est expédié en trois lignes.
désolée, j'suis pas devin.
C'est ma principale critique à ton récit : tu vas trop vite sur des points importants. Libre à toi de faire ce que tu veux de ça, mais c'est ce que je ressens. C'est confus car trop rapide. Tu as abordé ce point de façon si légère que j'ai pas ressenti ça comme important, donc j'ai pas retenu...

Et d'ailleurs, le lien entre la mort des parents et cette situation entre les races, est pas explicitée, non plus...


Dernière édition par arwen le Ven 11 Juin 2010 - 19:37, édité 2 fois
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Ven 11 Juin 2010 - 19:07

[quote="Nérouje"]
J
1 - Petite question : Où avais-tu cru comprendre que les humains étaient amis des Mutmains ? Certainement dans le premier extrait où les uns essayent de faire sortir les autres pour les zigouiller ? À moins que ce ne soit quand les Mutmains refusent de remettre en route la station de dessalement pour donner de l'eau potable aux humains et que ceux-ci crèvent comme des mouches ?
C'est vrai que que Dagmar les adore : sa mère est morte d'épuisement par leur faute et son père s'est saigné à blanc pour qu'il puisse survivre... Arrow Arrow
2 - Pacô, MrSonge et Azul semblent avoir compris, eux. Soit ils ont un QI de 140, soit ils n'ont peut-être pas osé me dire qu'ils ne voyaient vraiment pas pourquoi humains et mutmains étaient ennemis... Suspect

Disons que pour l'instant, ne m'en veux pas mais ton intervention me laisse plus que dubitatif.

moi aussi dubitative, sur ton récit

1. ben nan j'ai pas compris que ce rassemblement était là pour zigouiller quelqu'un, c'est dit nulle part.
2. on comprend qu'ils meurent, mais pas spécialement à cause des mutmains. En fait, j'avais même pas compris que c'étaient les mutmains qui étaient assiégés
3. Où ça elle est la morte la mère ? (edit, pour être honnête, je parlais de la version que j'avais lue, celle que tu as postée, est beaucoup plus claire sur ce point)

confus, confus, confus...

edit :désolée du ton cassant, mais j'apprécie moyennement de me faire rabaisser après avoir pris la peine de te lire, de pondre un commentaire qui veut tenir la route... Ceci dit, comme il m'arrive également de mal prendre certaines critiques, faut être honnête, je n'en ferai pas cas. et je prendrai la peine de relire tes premiers envois d'un coup pour voir les changements apportés (apparemment y'en a pas mal) et m'assurer de ce que je releve là.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Pacô le Ven 11 Juin 2010 - 20:50

arwen a écrit:
1. ben nan j'ai pas compris que ce rassemblement était là pour zigouiller quelqu'un, c'est dit nulle part.
2. on comprend qu'ils meurent, mais pas spécialement à cause des mutmains. En fait, j'avais même pas compris que c'étaient les mutmains qui étaient assiégés
3. Où ça elle est la morte la mère ? (edit, pour être honnête, je parlais de la version que j'avais lue, celle que tu as postée, est beaucoup plus claire sur ce point)

Pour ma part, si j'avais compris depuis le début que Mutmain et Humain étaient pas copains. Ils font une mini-révolution, se font griller au soleil, crèvent de soif et les Mutmains ne leur servent pas une goutte.
Puis la suggestion en dit long (au point de ne plus être une suggestion en fait ^^) lorsque la mère meurt, que le père exige de son fils qu'il boive son sang pour survivre. Et puis surtout, lorsqu'on dit que l'ethnie est éradiquée dans l'attente d'une prochaine, qui sera elle aussi "esclave" des Mutmains.
Pour moi c'était clair comme de l'eau de roche.

Ceci dit, je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il faut prendre le parti de la diplomatie et de la douceur. Nérouje, tu seras plus d'une fois - si tu réussis un jour et que tu perces dans le milieu éditorial - confronter à des personnes qui sont plus "hermétiques" à ton histoire ; à un tel point que tu as l'impression qu'ils sont demeurés.
Pourtant, ils ne seront pas forcément plus idiots que toi, mais auront simplement une autre vision des choses.

En vérité, ce n'est pas une question de QI mais plutôt de sensibilité : la sensibilité à des problèmes ethniques, philosophiques ou non. En l'occurrence, ce n'est visiblement pas le dada d'arwen et elle te le montre bien à travers son incompréhension. Rien ne sert cependant de prendre le pli du ton cassant, car ça ne fera pas avancer les choses.
Au contraire, avoir l'avis d'une personne non initiée à ton genre littéraire, ça ne peut que t'apporter du "plus". Il ne s'agit pas cependant de tout prendre sans se poser de question (tu peux d'ailleurs tout rejeter Razz) mais l'idée restera néanmoins la suivante : je discute pour mieux comprendre mon lecteur.

C'est toujours le meilleur moyen. Il peut très bien avoir une vision différente, et c'est dommage de se fermer à ça. Wink

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Ven 11 Juin 2010 - 21:10

J'ai pas spécialement été diplomate en réaction non plus...
je crois que la lecture hachée a fait que j'ai décroché des éléments importants ( mis à part les défauts relevés).
Ceci dit, Paco, tu as entièrement raison. je viens d'en faire l'expérience avec Azul. discussion très vive sur un passage. J'ai même mal pris ses propos. Et puis bon, au final, je crois que ça aboutit à quelque chose d'intéressant et de très constructif ( bon, je dis pas que ça doit être le cas à chaque fois qu'on se prend le chou avec quelqu'un, hein ? Possible que là j'ai tort... et qu'il n'y ait rien à en retirer...)
Pourtant, je tiens à dire que je trouve le thème intéressant ( d'où la poursuite de ma lecture)
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  azul le Ven 11 Juin 2010 - 21:31

Je suis d'accord avec ce que dit Pacô. J'ajouterai que l'ironie entraîne l'ironie en réponse, qui elle-même... c'est vite l'escalade et plus personne n'entend l'autre.

Je crois, malgré tout ce qui a pu être dit depuis que je suis ici – et je m'y inclus –, qu'il est difficile de se faire "attaquer" sur ce que l'on a écrit. Et qu'il est surtout difficile et compliqué d'accepter de faire bonne figure quand c'est dit sur un ton cynique. Ce n'est pas si évident que ça de réagir de façon neutre.

Mais je crois que ce qui me pose le plus question, c'est le cynique qui lui-même n'accepte pas la moindre réflexion. J'avoue que ça n'encourage pas au commentaire. Nérouje, je pensais (naïvement) que tu avais compris.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Ven 11 Juin 2010 - 21:42

J'espère ne pas avoir été cynique ( au moins en première intention...)
Bon p'tre trop directe et si j'avais lu de façon plus "naturelle", c'est à dire sans coupure, sans d'autres lectures "parasites" sans doute aurais je été moins gênée par ce que j'appelle l'aspect confus et aurais je mieux compris, saisi les enjeux.
Mais c'est d'autant plus vexant que mis à part ça, j'apprécie l'histoire.

Pfiou
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  domingo le Ven 11 Juin 2010 - 22:07

Vu que tu as apporté des corrections et que j'ai un peu de temps à moi je reviens commenter ton texte ! Cool

(Extrait n°1)
PROLOGUE


Pourtant, aussi héroïque que soit le combat, les organismes ne peuvent en sortir vainqueurs. Aucune espèce n'est immortelle et toutes doivent, en dernier ressort, périr. Si cela n'était pas le cas, il n'y aurait pas de science de la paléontologie, et j'aurais peut-être été plombier.


Jay Gould - Lointain millénaires - Archives du Vérolé

Je suis allé voir sur le net qui était ce monsieur, c'est un type bien. Je n'ai jamais rien lu de lui mais j'ai vu sur wikipédia qu'il était en désaccord avec Richard Dawkins (et lui je le connais un peu). Donc grosso modo, l'idée scientifique sur laquelle tu t'es basée pour écrire cette histoire est la théorie des équilibres ponctués ?
Du coup j'ai une question : Combien de temps s'est écoulé entre "le cataclysme" dû à la société de consommation et la naissance de Dagmar ?

Chapitre 1 - Padre Sanctis


Albâtre, soleil et rocaille, arômes de silex et de sel.
À peu de distance, les reflets aveuglants de la mer. ( ils sont près de la méditerranée ?)
Ici – comme partout ailleurs sur Terre – les millénaires n’avaient pu gommer les stigmates provoqués par les légendaires guerres de conso et la « grande lessive » qui en avait découlé. Pour les rares survivants de ce gâchis, le double héritage laissé par leurs lointains ancêtres se soldait à peu de choses : l’intoxication tenace du biotope et les providentiels Dômes, sources d’eau potable. ( Comment ces connaissances se sont-elles transmises ? je suppose que les humains de cette communauté n'ont pas accès aux livres, non ? Si il y a eu transmission orale une scène de "histoire d'un ancien au coin du feu serait la bienvenue" .)
Maintenant, le sud de l’ancienne Europe n’était plus qu’un âpre désert appelé « Granfour »…

Depuis plusieurs semaines, une foule d’humains ( Qui parle ? Toi ou le personnage ? les gens de cette communauté se désignent entre eux "humains" ?) impassibles assiégeait la structure colossale du Dôme d’Entrepierre. Juché sur les épaules imposantes de son père, Dagmar s’imaginait ( s'imaginait en plutôt ?) le berger d’un troupeau de chevelures hirsutes et crasseuses. Comparaison surprenante, bien que pleine de justesse car de même le gardien respecte et dépend de ses bêtes, de même Dagmar respectait cette tribu à laquelle il devait tout. L’unique différence résidait, bien entendu, dans le pouvoir qu’il croyait posséder sur ses ouailles. ( Que âge à Dagmar là ? Je trouve cette comparaison malvenue dans l'esprit d'un enfant, d'autant plus si il n'a jamais vu de berger)
Ces derniers temps, il avait surpris de nombreux indices de désarroi : gestes impatients sous les dards du soleil, hommes hochant la tête avec résignation, bravades étouffées en silence, regards las.
Où donc était passé le sang-froid légendaire de son peuple ?
Dagmar ne pouvait comprendre leur projet mais ces signes inhabituels l’inquiétaient et présageaient le pire. Pour couronner le tout, ce matin-là il avait beau se concentrer, il avait perdu le compte des journées passées à fixer la base du Dôme et l’évidence narguait ses puériles espérances : le sas de l’immense coupole résistait à la force de sa volonté.
Ouvre-toi, implora-t-il.
Allez, ouvre-toi !

Tous les jours, à l’aube, il accompagnait son père pour surveiller le sas et aujourd’hui, comme précédemment, l’accès au refuge des mutmains restait clos. Il ne comprenait pas, lui qui souffrait tant de la soif, comment ses occupants privés d’eau ne risquaient pas une sortie pour désobstruer le chenal. Étaient-ils tous morts, cuits sous l’immense cloche de verre dépoli comme ce calofil imprudent tombé dans le four solaire de la communauté ? Il pensa au pauvre reptile domestique, grillé en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. ( pourquoi veillent-ils sur l'entrée du Dôme ? Ils espèrent qu'il va s'ouvrir et que les mutmains vont en sortir ?)
Sauf que l’utilité du calofil ( c'est quoi le calofil ?) n’était plus à prouver.
Pas le cas d’ces « ‘culés d’pédés » !
Il ne s’autorisait l’expression favorite de son père qu’en pensée, craignant la rigueur de la main paternelle.
Le sable de ces contrées désertiques, charrié par des vents incessants comblait le fossé qui alimentait en eau de mer la station de dessalement commune aux deux races. Sans en connaître la raison, les humains qui menaient une vie rude à l’extérieur devaient s’occuper de l’entretien journalier du chenal, tandis que les mutmains, réfugiés dans leur abri, géraient l’activité du dispositif de filtrage. Bien visible sur la gauche, l’unité vitale formait une ridicule excroissance incrustée au gigantisme du Dôme. (ils surveillent l'entrée à la demande des mutmains ou bien ils surveillent le sas pour leur compte en espérant voir la porte s'ouvrir et avoir accès à l'eau potable ?)
Dagmar vit des lèvres craquelées maudire le sort ; les restrictions d’eau et l’attente avaient paralysé ces hommes que seul le désespoir rassemblait encore. Le soleil les chasserait bientôt, laissant là quelques inutiles guetteurs.­
­­­­— Rahah… ‘culés d’pédés ! râla son père en se détournant.
La chaleur accablante les repoussa jusqu’à la porte de leur unid’hab où ils purent se réfugier dans une fraîcheur relative.

Sept jours plus tard, la communauté d’Entrepierre était au bord de la catastrophe. Malgré les privations, il ne subsistait qu’un souvenir fugace des importantes réserves d’eau et chacun usait ses dernières forces pour déblayer l’adduction qui alimentait la stadesse (KEZACO ?); rude tâche après ces semaines de manque. Là, tombèrent les premiers morts, vaine offrande à des maîtres indifférents.( =bof... pas terrible cette envolée lyrique)
Vaillante tribu à la conquête de sa liberté !
Héroïsme ridicule, car la Stadesse refusa de délivrer son précieux breuvage.

Ne pas tout dire est une bonne chose, surtout qu'il ne s'agit que du premier extrait mais je pense tout de même qu'il faudra que tu éclaircisses les points que j'ai soulevé dans ce passage. Pas tout de suite bien sûr.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  domingo le Ven 11 Juin 2010 - 22:29

Je continues mes commentaires à chaud ! Wink

Une main insistante secouait son bras.
— Debout, mon p’tit.
La voix masculine acheva de le réveiller.
Dagmar se frotta les yeux et regarda aux alentours, hébété. La pâle luminosité de l’octille, blottie dans la main de son père, accentuait les contours émaciés de son visage ; il installa la bête phosphorescente sur une petite table basse.
Ah oui…On doit aller surveiller le sas !
Son regard balaya l’obscurité et s’attarda quelques instants sur les traits de sa mère, calmes et détendus comme ils ne l’avaient été depuis bien longtemps.
— On réveille pas m’man ? chuchota-t-il.
L’adulte, qui préparait quelques effets et un peu de nourriture, suspendit ses gestes.
— Non mon lapin. Laisse-la s’reposer, elle en a grand besoin.
Dagmar observa sa mère. Elle paraissait jouir d’un sommeil paisible, ses paupières détendues masquaient son regard, la veille fiévreux, et la commissure de ses lèvres s’étirait en un semblant de sourire comme si – enfin ! – tous les malheurs de ce monde n’avaient plus de prise sur elle. Soudain, il eut envie de l’embrasser et s’approcha d’elle. Mais son père s’interposa.
— Aide-moi à préparer l’sac !
— J’voulais juste lui faire un bisou…
L’homme le fixa et soupira devant son air peiné. Puis ses yeux las caressèrent le visage de sa femme et leur éclat se durcit. D’un geste où perçait une ferme mise en garde, il empoigna le bras de l’enfant.
— J’ai dit non.
Comme Dagmar faisait la moue, il poursuivit plus amène :
— T’inquiètes pas, elle nous rejoindra plus tard… Ou plutôt, on la rejoindra dans peu…
Bien que ces derniers mots ne fussent qu’un souffle, l’enfant tiqua : alors, pourquoi son père préparait-il un sac ? Ce fait inhabituel soulevait bien d’autres questions qu’il étouffa en silence ; l’existence rude de la tribu lui avait appris à respecter les adultes et leur obéir sans restriction. Question de vie ou de mort.

Ils sortirent de l’unid’hab ( tu n'explique pas tes néologismes c'est perturbant), le père portant son fils, comme à l’accoutumée. Ils arrivèrent les premiers, la faible lueur de l’aube qui teintait l’horion, dévoilait le site désert et l’enfant fut heureux : il pourrait choisir la meilleure place.
Chic ! J’vais les voir arriver à mesure.
Toutefois, sa joie disparu quand, à proximité du Dôme, ils obliquèrent vers l’est et quittèrent le village. Soudain, Dagmar aperçut le dernier quartier de la lune, jusqu’à présent caché par l’immense coupole. Le dernier quartier de la lune… qu’il avait pris pour la lumière de l’aurore. Mais cette méprise ne le fit pas sourire : son père et lui quittaient les lieux en pleine nuit mais sa mère restait à Entrepierre et personne n’était au courant !
Pourquoi ?… Pourquoi !!
Ce constat douloureux le plongea dans une telle confusion qu’il ne put réprimer un frisson d’angoisse. Une main calme vint tapoter sa cuisse et il senti la musculature de l’adulte jouer sous le tissu fin de ses pantalons. Son père était un costaud, il aurait pu aider les Tout-en-Jambes à haler les chars à voile le long des pentes. Sa progression était lente et régulière ; de temps à autre, il s’accordait une halte, posait l’enfant et reprenait son souffle. Comme l’air vif du désert pénétrait sous leurs vêtements, Dagmar voulut marcher pour se réchauffer.
— Tu vas avoir besoin d’tes forces, Dag, toutes, et même avec ç’la…
Son père laissa sa phrase en suspens.
Ils n’allaient pas au hasard, semblaient plutôt suivre un sentier peu visible, encombré de cailloutis. Au bout de quelques heures, la lune haute dans le ciel éclairait leur marche mais l’homme trébuchait sous le poids de son fardeau et s’arrêtait de plus en plus souvent.
Puis l’aube arriva ; un sifflement rauque accompagnait la buée qu’il exhalait par saccade, il vacillait, épuisé par les privations et l’effort. Dagmar sentait son dos trempé de sueur frémir sous la charge. Il observa les environs. Devant ses yeux, le jour dévoilait à perte de vue la rocaille du désert et la confiance éprouvée en son père s’écroula, entraînant dans sa chute ses dernières illusions de gamin.
P’pa n’en peut plus ! Suis perdu en plein désert…
L’idée qu’il dût mourir ici, loin des siens, lui serra le cœur.
Peu après, un soleil inhumain embrasa le Granfour et la chaleur les chassa dans une ravine, à l’ombre de gros rochers et d’une rare végétation. L’adulte ouvrit le sac, lui tendit une maigre nourriture puis les ultimes gorgées d’eau de la réserve familiale ; lui ne prit rien. Ils ne bougèrent pas et la journée s’étira en longueur, l’enfant trop choqué pour aligner plus de trois mots et son père moins loquace que jamais. Quand le jour déclina, l’homme lui expliqua leur seul espoir : rejoindre la communauté la plus proche, à deux nuits de marche, peut-être trois. Comme il lui en décrivait le chemin avec minutie, Dagmar l’interrompit :
— Pourquoi, tu vas où P’pa ?
— Moi ? J’vais rejoindre maman.
Alors, il sortit son couteau et le regarda dans les yeux.
— Tu vas faire c’que j’te dis, sans discuter.
Dagmar détesta ce ton péremptoire.
— Il reste une bonne heure avant ton départ, je vais m’entailler le poignet ici et durant ce temps tu vas boire mon sang.

La mère est morte le père ne va pas tarder à la rejoindre... C'est un enfance heureuse ! Laughing
J'ai bien aimé ce passage. Par contre je trouve qu'il serait judicieux de dire que le gamin a tout à fait compris que sa mère était morte. Quand on a une vie difficile comme la sienne on est sûrement habitué à reconnaitre la mort quand on la voit. Par soucis de suspens, je te conseille de faire un monologue du père ( l'explication en détail de l'emplacement de la nouvelle communauté) pendant qu'il se taillade les veines, tu vois le genre ? le gamin écoute son père et voit ce qu'il est en train de faire sans piper mot. Comme tu le dit, les enfants sont "conditionnés à écouter les adultes donc inutile de faire dire au père ;
— Tu vas faire c’que j’te dis, sans discuter.

Voilà pour les suggestions.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Sam 12 Juin 2010 - 6:03

Salut à tous ! Smile

pacô a écrit:Ceci dit, je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il faut prendre le parti de la diplomatie et de la douceur. Nérouje, tu seras plus d'une fois - si tu réussis un jour et que tu perces dans le milieu éditorial - confronter à des personnes qui sont plus "hermétiques" à ton histoire ; à un tel point que tu as l'impression qu'ils sont demeurés.
Pourtant, ils ne seront pas forcément plus idiots que toi, mais auront simplement une autre vision des choses.
Heueue... Y'a quand même un 'tit problème : ce n'est certainement pas moi qui ait lancé cette discut sur le QI. Pour une raison bien simple, j'ai BAC-4 (CAP de cuisine, pour être plus précis.) Alors... tu vois le tableau.
Je tenais aussi à préciser que vu qu'Arwen ne prenait pas de gants, je pensais pouvoir me permettre de ne pas en prendre non plus. En quoi je me suis trompé. Mais comme le souligne Azul, ce n'est qu'un juste retour des choses.
Il est vrai que ce genre d'échange n'a peut-être pas sa place sur un forum. Pour ma part, ça ne me gêne aucunement - ça me fait même marrer...

Pacô a écrit:avoir l'avis d'une personne non initiée à ton genre littéraire, ça ne peut que t'apporter du "plus" [...] C'est toujours le meilleur moyen. Il peut très bien avoir une vision différente, et c'est dommage de se fermer à ça.
J'en suis convaincu. La preuve en est qu'après son premier com', j'ai bossé une dizaine d'heures sur le deuxième extrait.

=> @ Arwen,
Ton cynisme ne me gêne pas, ni ton ton cassant, d'ailleurs. Je trouve ça plutôt rigolo comme tu branches, alors tu n'a absolument pas à t'excuser.

Domingo a écrit:Je suis allé voir sur le net qui était ce monsieur, c'est un type bien.
Non content d'être un type bien, Gould était aussi un écrivain hors-pair !

Domingo a écrit:Par soucis de suspens, je te conseille de faire un monologue du père ( l'explication en détail de l'emplacement de la nouvelle communauté) pendant qu'il se taillade les veines, tu vois le genre ? le gamin écoute son père et voit ce qu'il est en train de faire sans piper mot.
Excellente suggestion !
Et merci pour tes com' cheers dès que j'ai un peu de temps je revoie tout ça.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Sam 12 Juin 2010 - 8:43

Domingo a écrit:ils sont près de la méditerranée ?
Tu peux le supposer puisque plus loin, il est question du sud de l'Europe.

Comment ces connaissances se sont-elles transmises ?
La plupart du temps par les Archives du Vérolé (aidées de la tradition orale voire écrite.) Il sera amplement question de ces archives lors de la quatrième partie de la Konjonction. Pour l'instant, rien d'urgent je présume.

Depuis plusieurs semaines, une foule d’humains ( Qui parle ? Toi ou le personnage ? )
Tiens... Je ne vois pas de quel personnage tu parles, je n'en ai pas encore placé.

les gens de cette communauté se désignent entre eux "humains" ?
À ce stade du récit, as-tu des raisons d'imaginer qu'il n'en soit pas ainsi ? Ou bien est tu influencé par la suite que tu as déjà lu ?

Dagmar s’imaginait ( s'imaginait en plutôt ?) le berger
Je suppose que les deux sont corrects. Mais à vrai dire, je n'en sais rien.

Que âge à Dagmar là ? Je trouve cette comparaison malvenue dans l'esprit d'un enfant, d'autant plus si il n'a jamais vu de berger.
Si, les bergers existent encore. Disons que j'ai mis cette comparaison pour souligner que Dagmar a un grain.

pourquoi veillent-ils sur l'entrée du Dôme ? Ils espèrent qu'il va s'ouvrir et que les mutmains vont en sortir ?
Ils surveillent l'entrée à la demande des mutmains ou bien ils surveillent le sas pour leur compte en espérant voir la porte s'ouvrir et avoir accès à l'eau potable ?
Il me semble que les réponses à ces questions sont dans le texte :
Albâtre, soleil et rocaille, arômes de silex et de sel.
À peu de distance, les reflets aveuglants de la mer.
Ici – comme partout ailleurs sur Terre – les millénaires n’avaient pu gommer les stigmates provoqués par les légendaires guerres de conso et la « grande lessive » qui en avait découlé. Pour les rares survivants de ce gâchis, le double héritage laissé par leurs lointains ancêtres se soldait à peu de choses : l’intoxication tenace du biotope et les providentiels Dômes, sources d’eau potable.
Maintenant, le sud de l’ancienne Europe n’était plus qu’un âpre désert appelé « Granfour »…

Depuis plusieurs semaines, une foule d’humains impassibles assiégeait la structure colossale du Dôme d’Entrepierre. Juché sur les épaules imposantes de son père, Dagmar s’imaginait le berger d’un troupeau de chevelures hirsutes et crasseuses. Comparaison surprenante, bien que pleine de justesse car de même le gardien respecte et dépend de ses bêtes, de même Dagmar respectait cette tribu à laquelle il devait tout. L’unique différence résidait, bien entendu, dans le pouvoir qu’il croyait posséder sur ses ouailles.
Ces derniers temps, il avait surpris de nombreux indices de désarroi : gestes impatients sous les dards du soleil, hommes hochant la tête avec résignation, bravades étouffées en silence, regards las.
Où donc était passé le sang-froid légendaire de son peuple ?
Dagmar ne pouvait comprendre leur projet mais ces signes inhabituels l’inquiétaient et présageaient le pire. Pour couronner le tout, ce matin-là il avait beau se concentrer, il avait perdu le compte des journées passées à fixer la base du Dôme et l’évidence narguait ses puériles espérances : le sas de l’immense coupole résistait à la force de sa volonté.
Ouvre-toi, implora-t-il.
Allez, ouvre-toi !

Tous les jours, à l’aube, il accompagnait son père pour surveiller le sas et aujourd’hui, comme précédemment, l’accès au refuge des mutmains restait clos. Il ne comprenait pas, lui qui souffrait tant de la soif, comment ses occupants privés d’eau ne risquaient pas une sortie pour désobstruer le chenal. Étaient-ils tous morts, cuits sous l’immense cloche de verre dépoli comme ce calofil imprudent tombé dans le four solaire de la communauté ? Il pensa au pauvre reptile domestique, grillé en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire.
Sauf que l’utilité du calofil n’était plus à prouver.
Pas le cas d’ces « ‘culés d’pédés
» !
Il ne s’autorisait l’expression favorite de son père qu’en pensée, craignant la rigueur de la main paternelle.
Le sable de ces contrées désertiques, charrié par des vents incessants comblait le fossé qui alimentait en eau de mer la station de dessalement commune aux deux races. Sans en connaître la raison, les humains qui menaient une vie rude à l’extérieur devaient s’occuper de l’entretien journalier du chenal, tandis que les mutmains, réfugiés dans leur abri, géraient l’activité du dispositif de filtrage. Bien visible sur la gauche, l’unité vitale formait une ridicule excroissance incrustée au gigantisme du Dôme.

Non ?
c'est quoi le calofil
Étaient-ils tous morts, cuits sous l’immense cloche de verre dépoli comme ce calofil imprudent tombé dans le four solaire de la communauté ? Il pensa au pauvre reptile domestique, grillé en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire.
Malgré les privations, il ne subsistait qu’un souvenir fugace des importantes réserves d’eau et chacun usait ses dernières forces pour déblayer l’adduction qui alimentait la stadesse (KEZACO ?)
chacun usait ses dernières forces pour déblayer l’adduction qui alimentait la sta(tion)dess(alement)
Ils sortirent de l’unid’hab ( tu n'explique pas tes néologismes c'est perturbant)
Perturbant pour les lecteurs qui ne sont pas habitués à lire de la S-F. Uni(té)d'hab(itation). Je fais tout mon possible pour que le sens de ces mots soit induit par le texte. Je suppose qu'il serait considéré comme extrêmement maladroit de la part d'un auteur de S-F de les expliquer in-texto. Non ?
je te conseille de faire un monologue du père ( l'explication en détail de l'emplacement de la nouvelle communauté) pendant qu'il se taillade les veines, tu vois le genre ? le gamin écoute son père et voit ce qu'il est en train de faire sans piper mot.
Que voilà une excellente suggestion, comme je te l'ai signalé plus haut.

Et merci encore pour ta participation.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Sam 12 Juin 2010 - 8:44

Excuse moi, je ne crois pas avoir été cynique ( directe oui) ou bien faut me dire où dans mon commentaire.
Par contre, tu as pris de très haut d'emblée ce que j'ai pu dire sur mon incompréhension( d'où ma sortie sur le qi, j'ai eu l'impression, visiblement justifiée, que tu me prenais pour une débile) et tu ne t'en excuses pas ?
Et bien, c'est simple, je ne vais pas me prendre la tête avec toi... je ne perdrai plus mon temps à te lire.
Si tu trouves ça drôle, tant mieux pour toi. Moi, ce n'est pas le cas.
.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Sam 12 Juin 2010 - 9:29

arwen a écrit:Excuse moi, je ne crois pas avoir été cynique ( directe oui) ou bien faut me dire où dans mon commentaire.
Par contre, tu as pris de très haut d'emblée ce que j'ai pu dire sur mon incompréhension( d'où ma sortie sur le qi, j'ai eu l'impression, visiblement justifiée, que tu me prenais pour une débile) et tu ne t'en excuses pas ?
Et bien, c'est simple, je ne vais pas me prendre la tête avec toi... je ne perdrai plus mon temps à te lire.
Si tu trouves ça drôle, tant mieux pour toi. Moi, ce n'est pas le cas.
Ah ? Où ? confused
C'est le coup de la cerise sur le gâteau qui t'as vexée ? Si c'est le cas, j'avoue ne pas comprendre, étant donné que tu ne prends pas de gants toi non plus dans tes com'
M'enfin, j'ai bien l'impression que tout ceci me dépasse complétement. Evil or Very Mad Dommage.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Sam 12 Juin 2010 - 9:46

Quand on se demande si on peut apporter quelque crédits à des réflexions en citant deux commentaires, sans que tu t'expliques plus que ça, ben moi je comprends que j'ai pissé dans un violon et que j'aurais dû aller voir ailleurs... circulez y'a rien à voir. Cause toujours, parle à mon c...
Tu laisses sous entendre que c'est de la pisse de chat et que ça ne vaut même la peine d'etre explicité : merci... j'ai passé quelques heures en tout et ah " je me demande si je peux apporter du crédit a ce que tu dis parce que tu me sembles un peu débile sur ce coup..."

Je reconnais tout à fait mon tort dans mes remarques ironiques - ça, elles le sont, je ne peux pas le nier - ( mais qui ne se voulaient pas blessantes, comme quoi l'intention passe mal par écrit. Quand je parle de tablettes de chocolat sur les clichés, j'espère que tu as compris que c'était de l'humour quand même... ) et j'y ferai plus gaffe à l'avenir.
Mais entre mon ironie et le dédain, mépris de ta réponse... bref.
Je suis d'autant plus énervée de ça, avec le sentiment d'injustice, que j'ai quand même souligné à plusieurs reprises que j'aimais l'histoire, le personnage. tu ne peux pas m'accuser de te dire que ton récit c'est de la merde.
je n'ai relu hier soir que très rapidement tes modifs, 'a des trucs qui me semblent même très bien dedans.

alors, soit, je peux comprendre tes réponses, ta réaction à mes remarques ironiques, je peux même comprendre que tu ne comprennes pas que moi je ne comprenne pas certaines choses de ton récit... ( si t'arrive à comprendre cette phrase ! ) même si je vois que domingo a quelques interrogations similaires aux miennes, mais ce petit jeu c'est lassant. si j'ai fait des excuses hier soir, c'était pour revenir à quelque chose de plus sain et plus constructif et tu recommences avec ton dédain, mépris...
donc là, j'en ai un peu soupé. Faut aussi y mettre du tien, un peu...
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Gavroche le Sam 12 Juin 2010 - 10:05

Donc, je fais encore l'effort de dire, oui mon ironie était déplacée. Non, je ne voulais pas être cynique.
et donc je me répète, très sérieusement :
y'a quelque chose de confus dans ton histoire ou du moins y'avait, faudrait que je lise tes modifs pour voir si ça a évolué. J'ai l'impression que oui sur certains points.

maintenant, la balle est dans ton camp... pour repasser à ce pour quoi on est ici.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  azul le Sam 12 Juin 2010 - 16:10

arwen a écrit:
maintenant, la balle est dans ton camp... pour repasser à ce pour quoi on est ici.
Je crois effectivement qu'il vaut mieux en rester là et reprendre les commentaires qui concernent ce roman.
Vous pouvez toujours ouvrir un sujet dans "Débats et discut' "

Édit : le sujet portant sur les commentaire en général, évidemment.


Dernière édition par azul le Sam 12 Juin 2010 - 19:43, édité 1 fois
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Pacô le Sam 12 Juin 2010 - 18:48

Hé ! On sent la ritournelle classique de l'administration : allez en discuter ailleurs ^^.

Mais elle a raison : ici, ce n'est pas l'endroit pour régler ses comptes.
Il y a le MP aussi si vous estimez que ça ne concerne que vous Wink.

En tout cas, oui, il s'agit désormais de reprendre le cours des commentaires, notamment les très bons de Domingo qui viennent de surgir en plein milieu de la bataille Smile.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  domingo le Sam 12 Juin 2010 - 23:19

Tu peux le supposer puisque plus loin, il est question du sud de l'Europe.
Nous faire supposer des éléments clés de l'intrigue est une bonne chose pour les information du genre : "qui?"; "Où ?", "Comment?", "Pourquoi?" il est essentiel que l'on ne suppose pas mais que l'on SACHE. De plus, cela te permettra d'agrémenter ton récit de description post-apocalyptique bien sentie : Moi je veux sentir la chaleur du soleil mordant, je veux ressentir la soif des protagonistes et la fatalité qui s'installe peu à peu dans les esprits, tu vois ce que je veux dire ?

La plupart du temps par les Archives du Vérolé (aidées de la tradition orale voire écrite.) Il sera amplement question de ces archives lors de la quatrième partie de la Konjonction. Pour l'instant, rien d'urgent je présume.
Très bien. Je pense que la transmission du savoir est une notion clé car, dans toute les communauté humaines, la transmission du savoir est indispensable à la survie du groupe. Je ne sais pas comment tu a prévu d'aborder cela mais comme je l'ai dit l'image de l'ancien de la communauté qui raconte le soir au coin du feu comment s'était avant et comment c'est devenu cet enfer est petinente : Ca donne des information contextuelle au lecteur et en plus ça donne une information sociologique (comment s'organise la vie dugroupe, l'éducation des plus jeunes, le devoir de mémoire, la volonté de préserver des connaissances qui attestent de leur humanité et de leur identité)

Tiens... Je ne vois pas de quel personnage tu parles, je n'en ai pas encore placé.
J'ai relevé cela exprès. Fais un choix : soit c'est ton personnage qui s'exprime tout au long du récit, soit c'est toi (un narrateur extérieur) qui nous raconte une histoire. Changer de point de vue est désagréable pour le lecteur ( parce qu'après on ne sait pas qui parle) et aussi au niveau du style c'est vraiment pas très joli.

À ce stade du récit, as-tu des raisons d'imaginer qu'il n'en soit pas ainsi ? Ou bien est tu influencé par la suite que tu as déjà lu ?
Non ça n'a rien à voir, en fait. la ce que je sous-entendait c'est une information anthropologique : "comment les membres de la communauté se désignent entre eux ?" "Qu'est-ce qui définit l'identité de cette communauté ?" Vu qu'il y a les humains et les mutmains i lserait appréciable de cerner en quoi ces deux peuples ne peuvent pas s'accorder. Si ils se considèrent différents et si des guerre de ressources font rage il faudrait donner une explication viscérale. NOUS, les humains et EUX, les créatures. Ils pourrait revendiquer leur humanité comme certain revendique leur religion en s'appelant Frère. Tu vois l'idée ?

Si, les bergers existent encore. Disons que j'ai mis cette comparaison pour souligner que Dagmar a un grain.
OKAY ! Si tu veux souligner une déficience mentale prend un autre exemple cr pour le coup cette réflexion ne m'a pas donné d'avoir à faire à quelqu'un qui a un grain mais à un gamin très très mature avec peut-être une vision prophétique ; "Tout comme dans mon enfance je me rêvais berger je deviendrait le guide et le protecteur du troupeau de l'humanité révolté " C'est l'image qui m'est venu en lisant ce que tu as écrit et pas l'idée qu'il avait un grain. Donc j'en conclu que c'est mal dit.

Concernant les réponses à mes questions (donc tes réponses en bleues) Je vais me permettre de te citer :

Quel lectorat vises-tu au fait ?


Les lecteurs de S-F style collection "Ailleurs et demain" chez Robert Laffont, par exemple. Et plus, si j'y parviens. Mais pour cela, il faudra d'abord que la "Conjonction" soit terminée et acceptée par un éditeur qui en vailles la peine. Ce qui, pour l'instant, est loin d'être le cas.

Allez, sur ce, bonne nuit ! Wink

Ce que tu vise ici c'est l'excellence puisque tu veux être édité par une maison de renom au côté de Génie de la S-F, or même si je ne suis pas un génie j'ai déjà lu des auteurs de génie et leur point commun est celui-ci : "Lorsque je lis leur livre ( 1984, Orwell) je suis incapable de sauter des pages parce que je suis porté par l'histoire, je vis avec les protagonistes leur aventures ou leur déboires. Malheureusement, dans ton texte ce n'est pas le cas. Viser l'excellence est une bonne chose encore faut-il ne pas mépriser ou dénigrer les gens qui prennent la peine de te lire. J'ai eu la même impression Qu'Arwen quand j'ai lu la 1ère fois :" ca va trop vite, le vocabulaire est banal, l'ensemble est confus" !

et les providentiels Dômes, sources d’eau potable.
C'est essentiel cela, comment peux-tu expédier les conditions de vie de cette communauté en quelques lignes ? Si c'est Dôme sont importants fait nous le sentir. Montre nous que les personnages voit ces oasis artificiel comme leur seul espoir de survie, qu'ils sont prêt à tout pour pouvoir y pénétrer. Je ne veux pas un "bulletin d'information " de l'auteur pour situer l'action mais J'EXIGE d'un Génie qu'il me fasse ressentir la détresse de ce peuple au travers d'un personnage (Dagmar ou son Père).


Depuis plusieurs semaines, une foule d’humains impassibles assiégeait la structure colossale du Dôme d’Entrepierre
Un siège ne se fait pas dans l'impassibilité surtout lorsque la vie d'une communauté en dépend ! Une fois de plus j'exige de quelqu'un qui veut être publié chez Robert Laffont qu'il me fasse ressentir la tension, la haine que ressentent les humains à l'égard des mutmains. Un simple : "Une foule impassible assiégeait la structure collossale du Dôme" c'est peu.

comment ses occupants privés d’eau ne risquaient pas une sortie pour désobstruer le chenal.
Seulement de l'incompréhension ? c'est léger. Même si c'est un gamin on peut considérer que vu les conditions dans lesquelles il vit il est assez mature. Si il y a quelque chose à comprendre il faut nous le dire et surtout il faut y mettre les formes ! Montre la révolte ou la résignation de Dagmar et de son Père, explique que malgré que son père soit une force de la nature doté dune volonté de faire il demeurait impuissant à abreuver sa famille et que cette impuissance le mine. Je ne veux pas seulement le déduire, je veux le lire, je veux le sentir.

L'originalité et la force de la S-F comme celle de Dick, de Herbert ( Ceux qui sont publiés chez Robert Laffont) ne vient pas de quelques expressions qui "font SF" mais elle vient de la situation et de leur manière aborder des problèmes possibles. Ils ont un talent indéniable pour nous plonger dans un univers, dans des problèmes, dans l'absurde même. Si tu veux être publié aux côtés de ces grands tâche de revoir l'intégralité de ton texte et mets-y les formes. Ta histoire en elle-même semble intéressante mais ta manière de l'exposer est médiocre. Je crois que tu pourrais en faire quelque chose de super si tu prenais le temps de t'attarder sur des détails apparemment insignifiants, car c'est dans des actes quotidiens et anodins que l'on voit l'horreur d'une société.

Si tu veux te donner les moyens d'être un génie travaille sans relâche écris, retravaille encore et encore car la perfection n'est approchable que par la répétition.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Dim 13 Juin 2010 - 18:21

Salut Domingo Smile

Et bien, voilà ce que j'appelle une remontée de bretelles magistrale !
Ta critique est claire, honnête, complète et pleine de bon sens.

Que répondre ?
Pas grand chose. Ah si, je regrette de ne pas y avoir eut droit avant (mais ce n'est pas de ta faute), ça m'aurais évité de perdre mon temps à essayer de faire quelque chose que j'ai supposé (à tort) être capable de faire : écrire un chouette roman de S-F.
Devant l'ampleur du désastre, je rends mon tablier (ce qui n'est pas tout à fait vrai puisque je vais reprendre celui de mon vrai métier, cuisinier. Wink )

Merci de m'avoir ouvert les yeux !
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Dim 13 Juin 2010 - 18:38

" ca va trop vite, le vocabulaire est banal, l'ensemble est confus" !
Mmh, alors là, j'avoue ne pas être trop d'accord. Je ne trouve pas du tout le vocabulaire de la Konjonction banal. Il me semble au contraire qu'excepté quelques tournures maladroites (sur l'ensemble des chapitres, 4 ou 5 m'ont fait hausser un sourcil...) on sent que le choix des termes n'est pas laissé au hasard comme on pourrait le croire quand on lit des textes à vocabulaire "banal". Évidemment je ne suis pas un grand lecteur de SF, mais je doute que la norme du vocabulaire "pas banal" dans cette catégorie d'écrits soit très nettement supérieur à celle que l'on se fixe après avoir lu Proust ou Hugo. chizz

Si tu veux te donner les moyens d'être un génie travaille sans relâche écris, retravaille encore et encore car la perfection n'est approchable que par la répétition.
On ne peut pas se donner les moyens d'être un génie, à mon avis. On peut développer son talent ou son génie (bénis soient-ils), mais c'est inné. Enfin à mon sens, en tous cas. Ce n'était pas très important, juste une remarque au passage. Razz

Ceci dit, je crois que la seule chose que domingo te reproche, en fait, c'est de vouloir viser trop haut. Peut-être qu'il aurait lu la Konjonction différemment, et aurait eu un ressenti différent si tu n'avais pas précisé tes objectifs fort honorables mais néanmoins ambitieux. Tu l'as toi-même dit, tu voulais écrire un "chouette roman SF", or il y a une nette différence entre cela et l'ambition d'égaler Orwell. Je ne dis pas que tu n'es pas assez bon, ou que tu l'es, je ne veux pas me prononcer sur ce genre de comparaison ennuyeuse (y a-t-il Flaubert junior sur le forum ?), simplement il est possible que ce genre d'optiques influencent tes lecteurs qui vont se mettre à lire ton texte comme ils liraient "1984". Il n'est fondamentalement pas mauvais qu'on lise la Konjonction comme un texte a visée éditoriale, puisque qu'une critique à ce niveau sera peut-être plus poussée et donc plus bénéfique, mais entre visée éditoriale (pour laquelle tu as à mon humble avis toute tes chances) et concurrence à Jules Verne, il y a une marge. Encore une fois je ne sous-entends pas que tu as donné l'impression de vouloir te mesurer à des titans de la SF, mais peut-être que domingo a pu comprendre ta remarque sur les éditions Laffont "et plus" dans ce sens-là.

Tout cela pour dire que je n'approuve pas, mais alors pas du tout ta reddition ! ^^
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Pacô le Dim 13 Juin 2010 - 20:45

domingo a écrit:
J'ai relevé cela exprès. Fais un choix : soit c'est ton personnage qui s'exprime tout au long du récit, soit c'est toi (un narrateur extérieur) qui nous raconte une histoire. Changer de point de vue est désagréable pour le lecteur ( parce qu'après on ne sait pas qui parle) et aussi au niveau du style c'est vraiment pas très joli.
Juste histoire de relever ceci :
Je ne suis pas particulièrement d'accord avec ceci. On peut très bien changer de narrateur, et ça enrichit.
Ce que l'on ne peut pas (ou plutôt, ce qui est déconseillé, parce que après tout, on est libre dans son roman Razz) c'est le faire sans le mentionner.

Le moyen le plus pratique, et utilisé très couramment c'est que, avant de commencer la narration, tu l'indiques à la manière d'une pièce de théâtre :
"Le Légat, Devant le Dôme, 18h45"

(oui je schématise ^^).

Il faut juste prévenir le lecteur, histoire qu'il ne se perde pas (je crois que l'égarement est le pire mal pour un bouquin).
Par contre, changer de protagonistes, au point de vue interne, c'est très enrichissant pour l'aspect psychologique. On est bien mieux informé sur l'état moral d'un personnage qu'en étant directement dans sa tête, non ?

Et tout comme MrSonge, je n'accepte pas ta reddition. Ce serait calamiteux pour ton lectorat appliqué tongue.

Et puis, personne n'exige que tu ailles directement chez Robert Laffont. Construit ton histoire et termine là dans une première phase, puis rend là génial ensuite Wink.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  domingo le Dim 13 Juin 2010 - 20:46

Comme je l'ai dit viser haut est une bonne chose. Prendre comme exemple des gens que l'on adore et qui sont reconnus unanimement pour leur talent est une excellente chose. Ce que je reproche au texte ce n'est pas d'être mal écrit (il ne l'est pas d'ailleurs) ou inintéressant (le fond est intéressant est semble travaillé) mais le fait que la formulation soit banale ( et j'insiste sur le terme Mr. Songe Wink ).

Ce n'est pas sur le choix de mots pour désigné tel ou tel objet ou animal dont je parle mais sur l'impression d'ensemble. Puisque Nérouje écrit pour être publié dans les éditions Robert Laffont je me permet de lui faire remarquer que son niveau d'exigence envers lui-même est insuffisant. Je ne sais pas ce qui fait un chef-d'œuvre, mais je crois que lorsqu'on en lit un, on est complètement dedans ! L'auteur nous ballade à travers le temps et l'espace par le biais de ces personnages et on ressent ce qu'il s'y passe. Or, dans son texte ce n'est pas ce que j'ai ressenti : Je lis une scène où se trouve une contextualisation, je la comprend à moitié, puis je lis la scène suivante que je trouve intéressante mais qui manque de force, etc...

Je trouve que l'exemple du Père qui s'entaille les veines est le parfait exemple ! Cette scène est primordiale à la fois pour la psyché à venir de Dagmar et pour le lecteur. Nérouje se doit de la travailler à fond et de la rendre parfaite ! Ce que je reproche ici c'est que l'on comprend ce qui se passe mais le texte est totalement dépourvu de charge émotionelle on dirait que Dagmar est apathique, qu'il décrit simplement mais qu'il ne ressent rien. Soit c'est voulu dans ce cas le passage est réussi soit ce n'est pas voulu et le passage est mauvais. C'est pour cela que je demande l'éclairage de l'auteur.

Je ne condamne pas l'ambition de Nérouje, au contraire ! Mais au vu de son désir d'être publié chez Laffont, je me dis que je lui rends service en lui exposant mon point de vue. Puisqu'il veut rivaliser avec les plus grands il faut qu'il se méprise car en méprisant ce qu'il fait il s'obligera à retravailler et à approcher l'excellence. S'enorgueillir de ses textes est loin d'être la meilleur manière de progresser, d'autant plus si on méprise les gens qui prennent la peine de vous lire et de pointer les faiblesses.

Je vois la reddition de Nérouje comme un aveu : il arrête d'écrire quand je lui fais des remarques parce qu'il écrit pour être publié pas pour faire quelque chose qui lui plaît. Si il écrivait pour lui il serait plus exigeant et il s'en foutrait de l'avis des autres. Si il considère que son histoire ne mérite pas de la persévérance alors...
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