(S-F) La conjonction K-D (version 2)

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Message  Pacô le Mer 24 Fév 2010 - 21:01

Pas de souci Wink.
On reprend au chapitre 2 donc :

Il roulait sur six rails assemblés en un berceau longiligne, posé sur la piste.
=> c'est peut-être moi... mais j'ai envie de dire que s'il roule sur les rails, on se doute bien qu'il est posé dessus... non ?
Ou alors il y a une autre explication que je n'ai pas saisie.

De temps à autre, la voie formait d’amples courbes pour contourner le relief et, les nombreuses poulies en bois garnissant ses flancs en forme de felouque crissaient, perturbant le sommeil des passagers.
=> la phrase est un tantinet trop longue (mais j'aime les phrases longues). Ce qui me dérange plus, c'est la virgule après le "et" qui est inutile et coupe la narration. Je la supprimerais.
=> garnissant/perturbant... attention aux doubles adverbes

Le mistral, qui raclait la région depuis des millénaires, chassait le vaisseau vers les contrées du sud comme s’il fut impatient de nettoyer les plaines avant l’arrivée de la neige.
=> ah ! Placé comme ça, le mistral introduit bien la notion : nous sommes dans le Midi, mais dans le futur.
=> par contre, le "fut" de "comme s'il fut" est un tantinet dérangeant et incohérent : tu utilises l'imparfait pour chasser, mais pas pour la comparaison du chasser. Ce n"est pas très logique, non ? (j'aurais tendance à écrire : comme s'il était impatient)

Après avoir tâtonné sans succès le bois de la coque, il s’était assis
=> j'aurais plus dit "redressé pour s'asseoir" ou un truc du genre. Parce que dis comme ça, on a l'impression qu'il était debout avant, mais si tu sais pertinemment qu'il dormait.

Cette absence lui avait fait l’effet d’une douche glacée.
Qu’en avait-il fait ?
=> fet/fait/fait... un peu beaucoup je pense en si peu de mots ^_^.

et menaçait de sauter des taquets au moindre coup de vent.
=> simple question pour me renseigner pour ma culture perso : c'est quoi sauter des taquets avec un artimon ?

il s’était sentit planer dans les airs puis un violent choc lui avait fait perdre conscience.
=> senti

Ce qu’il avait vu en reprenant ses esprits, lui avait glacé le sang !
=> j'aurais peut-être sauté une ligne, parce que là tu fais un bond dans la narration tout de même.

une silhouette penchée vers lui
=> on ne dit pas plus "une silhouette penchée sur lui" ?

mais les circonstances irréelles de l’accident le faisait sombrer dans une indécision frisant la paranoïa.
=> faisaient (sujet : les circonstances)
=> pourquoi friser la paranoïa ? La démence à la rigueur, pour exprimer le fait qu'il n'arrive pas à faire le choix et que ça le prend au ciboulot. Mais pourquoi la peur constante pour tout ce qui bouche pour signifier qu'il n'arrive pas à se décider ?

Conclusion :
pas grand chose à redire, si ce n'est ce que j'ai relevé.
On peut dire que ça se lit bien, même très bien, et que c'est plutôt super agréable.

Le seul reproche, au niveau de l'histoire, c'est que les non-initiés au vocabulaire marin risquent de ne pas tout comprendre quand tu parles de artimon, de drisse etc. et du coup, j'avoue moi-même pas avoir tellement compris ce qu'il a fait sans rien dire à personne mais qui se révélait dangereux sur cette embarcation...

Extrait suivant

à son sommeil nocturne
=> je sais pas, pour moi, ça sonne comme un pléonasme. Toutefois, tu peux aussi dormir la journée, donc il n'est pas absurde de préciser. Je te fais juste part de mon ressenti ^_^.

soit un mutmain impliquait qu’en aucun cas, il n’avait ingurgité d’autre choses que de l’eau claire et l’aliment synthétique en tube propre à son espèce.
=> je ne suis pas sûr mais là, la phrase n'a ni queue ni tête. Soit le "en aucun ca" est en trop, soit la négation "ne que" pour l'eau claire et les aliments est en trop Wink.

je ne sait même pas comment il raisonne.
=> sais

les mutmains restaient indifférents à la contrainte, ceci le mettait hors de lui.
=> point virgule à la place de la virgule

Dagmar eût une inspiration :
=> eut (pas d'accent)

Toujours aussi plaisant à lire, cela va de soi.
L'alternance entre les pensées de Dagmar et le récit donne un rythme juste à la narration.
Toutefois, attention à ne pas trop répéter la narration dans ses pensées (ce que tu as tendance parfois à faire légèrement).

Et juste comme ça, c'est quoi une gageure ?

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Ven 26 Fév 2010 - 8:55

Salut Pacô,

Il roulait sur six rails assemblés en un berceau longiligne, posé sur la piste.

=> c'est peut-être moi... mais j'ai envie de dire que s'il roule sur les rails, on se doute bien qu'il est posé dessus... non ?
Ou alors il y a une autre explication que je n'ai pas saisie.
Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, dans mon idée, le sujet de "posé" n'est pas "il" mais "un berceau longiligne". Faut que je revois ça.

simple question pour me renseigner pour ma culture perso : c'est quoi sauter des taquets avec un artimon ?
Taquets http://fr.wikipedia.org/wiki/Taquet
artimon http://fr.wikipedia.org/wiki/Artimon
Est-ce que l'emploi de termes techniques gêne la lecture ou plutôt à la compréhension du récit ? Je m'explique : a-t-on besoin de savoir exactement ce que sont un taquet et une voile d'artimon pour comprendre que l'équipage a effectué une manip' foireuse et que Dagmar y remédie ? Est-ce que la description détaillée de cette manip' changerait qq chose au sens du récit ou bien est-ce secondaire ?

Mais pourquoi la peur constante pour tout ce qui bouche pour signifier qu'il n'arrive pas à se décider ?

Gné !?!

Et juste comme ça, c'est quoi une gageure ?
Wiki : Fig. et fam., Cela ressemble à une gageure, C'est une gageure se dit d'une Action, d'une opinion singulière étrange, et qui semble un défi au bon sens.

Merci pour tes remarques,
Nérouje
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Pacô le Ven 26 Fév 2010 - 17:36

Nérouje a écrit:
Taquets http://fr.wikipedia.org/wiki/Taquet
artimon http://fr.wikipedia.org/wiki/Artimon
Est-ce que l'emploi de termes techniques gêne la lecture ou plutôt à la compréhension du récit ? Je m'explique : a-t-on besoin de savoir exactement ce que sont un taquet et une voile d'artimon pour comprendre que l'équipage a effectué une manip' foireuse et que Dagmar y remédie ? Est-ce que la description détaillée de cette manip' changerait qq chose au sens du récit ou bien est-ce secondaire ?
Un tantinet... oui =/.
Mais en même temps, ça apporte de la richesse et je le vois comme ça.
Tu peux peut-être rajouter une ou deux phrases explicatives mais, selon moi, pas plus Wink.

Confirmation d'inscription sur Ramdam03.com
Nérouje a écrit:
Mais pourquoi la peur constante pour tout ce qui bouche pour signifier qu'il n'arrive pas à se décider ?

Gné !?!
tout ce qui bouge *

Okay, merci pour les infos sinon Smile.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Dim 28 Fév 2010 - 15:08

Soudain l’un d’entre eux s’éveille, et nous voilà chevauchés comme des bêtes de somme, quoique le cavalier ne sois jusqu’ici qu’une part inconnue de notre être.
La bête de somme n'est pas un animal utilisé pour être chevauché mais pour porter des charges, non des cavaliers. Le "quoique" aussi ne me semble pas la conjonction appropriée, je ne vois pas pourquoi on dirait "bien que" à cet endroit-là. ^^

L’unique différence résidait, bien entendu, dans le pouvoir qu’il croyait posséder sur ses ouailles.
Est-ce qu'il croit vraiment posséder un pouvoir quelconque sur cette tribu ou tu veux dire que c'est la seule différence avec le berger ? Parce que en lisant cela, on se dit que lui aussi croit posséder un pouvoir, mais que la seule différence c'est que chez le berger, elle est réelle, et chez lui pas. Et aussi, pourquoi "ouailles" ? Dagmar n'a la charge de personne et n'est pas curé, je crois... ^^

Le sable de ces contrées désertiques, balayé par des vents incessants, comblait le fossé qui alimentait en eau de mer, la station de dessalement commune aux deux races.
J'enlèverais cette dernière virgule qui n'a, à mon avis, pas lieu d'être.

Bien visible sur la gauche, l’unité vitale formait une ridicule excroissance incrustée au gigantisme du Dôme.
"Incrustée au", sonne faux à mes oreilles... Je ne sais pas si c'est seulement moi.

les restrictions en eau
=> ou "restrictions d'eau"

Dagmar vit des lèvres craquelées maudire le sort ; les restrictions en eau et l’attente avaient paralysé cette tribu que seul le désespoir rassemblait encore.
Tu utilises souvent le mot "tribu", peut-être un ou deux synonymes seraient-ils les bienvenus, même si ce n'est pas profondément dérangeant car les répétitions sont assez espacées...

Sept jours plus tard, la communauté d’Entrepierre frôlait la catastrophe.
Froler la catastrophe sous-entendrait qu'elle y a échappé de justesse. Or, si je lis la fin du paragraphe, ce n'est visiblement pas du tout le cas.

Le Style :
Pas grand chose à redire de ce point de vue. Parfois certaine phrases me semblent un peu bancales dans leur finition comme le "quoique" du début mais dans l'ensemble vraiment rien de très gênant ni de très grave.Par contre, un détail tout personnel, je suis allergique aux retours à la ligne intempestifs. ^^ Donc je suppose que je te recommanderai assez souvent de ne pas en abuser, même si pour l'instant ça ne m'a pas vraiment gêné, juste un peu fait tiquer.

Le récit :
Ceci dit pour une première scène, le décors est bien posé, le personnage de Dagmar très bien placé à l'intérieur et on comprend très rapidement la problématique posée ainsi que le rôle de chacun (primordial dans ce genre de scène d'exposition).

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Dim 28 Fév 2010 - 16:36

Salut Mr Songe !

Tout d'abord, un grand merci pour ta participation Very Happy , j'espère sincèrement que ce n'est qu'un début.

Soudain l’un d’entre eux s’éveille, et nous voilà chevauchés comme des bêtes de somme, quoique le cavalier ne sois jusqu’ici qu’une part inconnue de notre être.

La bête de somme n'est pas un animal utilisé pour être chevauché mais pour porter des charges, non des cavaliers. Le "quoique" aussi ne me semble pas la conjonction appropriée, je ne vois pas pourquoi on dirait "bien que" à cet endroit-là. ^^

Oui, je sais. Le problème est que cette citation n'est pas de moi mais de Gene Wolf. Peut-être est-ce dû à la traduction ? J'ai décidé de ne pas y toucher (après tout cet écrivain au style si particulier a reçu de multiples distinctions alors que Nérouje n'a toujours pas réussi à se faire éditer, lui.) Pour info, la conjonction K-D comporte 5 parties et chacune débutera par une citation de l'un de mes auteurs préférés.


L’unique différence résidait, bien entendu, dans le pouvoir qu’il croyait posséder sur ses ouailles.

Est-ce qu'il croit vraiment posséder un pouvoir quelconque sur cette tribu ou tu veux dire que c'est la seule différence avec le berger ? Parce que en lisant cela, on se dit que lui aussi croit posséder un pouvoir, mais que la seule différence c'est que chez le berger, elle est réelle, et chez lui pas. Et aussi, pourquoi "ouailles" ? Dagmar n'a la charge de personne et n'est pas curé, je crois... ^^

C'est absolument ce que j'ai voulu dire. Ce pauvre gosse est un peu mytho, vois-tu, et la suite ne vas pas arranger les choses. Laughing

Sept jours plus tard, la communauté d’Entrepierre frôlait la catastrophe.

Froler la catastrophe sous-entendrait qu'elle y a échappé de justesse. Or, si je lis la fin du paragraphe, ce n'est visiblement pas du tout le cas.
Content que tu le relève car ce mot me gêne aussi. Si tu as une suggestion, je suis preneur.

je suis allergique aux retours à la ligne intempestifs. ^^ Donc je suppose que je te recommanderai assez souvent de ne pas en abuser, même si pour l'instant ça ne m'a pas vraiment gêné, juste un peu fait tiquer.
Cette "manie" est voulue. Elle permet d'alléger la lecture : j'ai décidé de faire l'impasse sur les descriptions et de les remplacer par une influence / conditionnement direct du lecteur. Du coup, j'ai l'impression de me retrouver avec un texte trop dense et exécutif.
Enfin, je me trompe peut-être. En tous cas, si un jour je dois supprimer ces alinéas, ça ne sera qu'une formalité.

N.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Dim 28 Fév 2010 - 18:18

Le problème est que cette citation n'est pas de moi mais de Gene Wolf.
Soit il y a un problème de contexte, soit un problème de traduction, soit une subtilité de l'auteur voulue et que je n'ai pas comprise. Razz
Mais comme c'est une citation, bien évidemment, n'y touche pas.


Content que tu le relève car ce mot me gêne aussi. Si tu as une suggestion, je suis preneur.
Je veux bien chercher mais il faudrait que tu me dises exactement ce que tu voulais dire. Qu'une catastrophe commençait à pointer son nez, que c'était le début de la descende au fond des ennuis ?^^

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Pacô le Dim 28 Fév 2010 - 19:03

Tiens parce que en relisant vos commentaires, j'ai vu une petite faute :
Soudain l’un d’entre eux s’éveille, et nous voilà chevauchés comme des bêtes de somme, quoique le cavalier ne sois jusqu’ici qu’une part inconnue de notre être.
=> quoique le cavalier ne soit

Sinon, je l'aime bien cette phrase moi, même si elle fait un brin pas très subtile.

Je reprends où j'en suis :
Chapitre 3.

L’orage canonne. Il gronde le long des à-pics et engloutit la voix de Patrick Damart.
=> l'image est bien mais la formulation est pas top pour moi !
=> mais le problème pire peut-être, c'est qu'il canone (donc c'est fort un tir de canon) et après tu dis qu'il gronde, ce qui est bien moins fort. Donc au départ il est limite à l'apogé de sa force, et après il n'est plus qu'en approche...

John Kalowell s’égosille, plus pour étouffer sa panique croissante que le vacarme environnant.
=> j'irais à la ligne

saisit les gants qu’il maintenait serré
=> serrés

Cette pensée effraye John.
=> effraie. C'est quand même plus agréable à l'oreille Smile.

Était-ce lui avait crié ?
=> oulah euh... "Etait-ce lui qui avait crié ?" mais c'est un peu lourd.

Peu probable car sa gorge est nouée ; il dégluti.
=> pourquoi un présent ? "car sa gorge était nouée"
=> il déglutit

L’écho du tonnerre se répercute dans la falaise.
=> généralement, l'écho se répercute plus dans un ensemble de falaises, dans des montagnes, dans un grand espace. Mais pas forcément contre un grand truc vide... Enfin je ne parle pas en connaisseur non plus ^_^

descendant de l’illustre créateur de linge de corps,
=> obligatoire ça ? \o/ Je trouve que ça fait un peu... plus très crédible d'un coup ^^.

Cette menace le galvanise mais une fois encore la chance intercède en une rafale subite qui le projette à quelques mètres du bord
=> je n'ai pas tout compris : en quoi se prendre la foule est galvanisant ?
=> en quoi se faire projeter à quelques centimètres du vide est-ce une chance ?

des éclats fusent en tout sens
=> en tous sens

Une bordée de juron traverse son esprit.
=> jurons
=> théoriquement, le verbe des expressions de groupe comme une bordée de, une multitude de, une foule de, lorsqu'ils sont suivis d'un complément, s'accorde avec le dit complément. Donc "traversent". Mais les deux orthographes sont tolérées.

Ses muscles stressés handicapent sa reptation qui, sous l’urgence, se mue bientôt en un tricotage désordonné
=> Comment ça ? je ne fais pas bien le parallèle entre des muscles et le tricotage...

cette manip familière lui rend un peu de sérénité
=> pourquoi une abrévation dans un texte qui fait tout sauf "texte olé olé" ? Pourquoi pas "manipulation" alors que tu viens d'utiliser le terme "reptation" qui n'est pas forcément très commun à tous.

les vertes prairies bordées de pierriers
=> euh... c'est-à-dire ? Des pierriers... ce sont pas les vieilles catapultes du Moyen Âge ça ?

Appréciation linguistique :

Peut-être un peu le même reproche que l'autre fois : attention à ne pas employer trop de termes pas communs à tous et qui nécessitent une connaissance solide d'un certain domaine (ici l'alpinisme).
Mais en même temps, si tu lis un livre, c'est bien pour enrichir son vocabulaire. Donc prends garde tout de même à ne pas déboussoler.

Le niveau de la langue est excellent. Mises à part les bourdes d'orthographe (que tu fais souvent Razz) il n'y a pas grand chose à redire et je prends un plaisir particulier à lire plus l'histoire avance.


Appréciation du récit :

J'ai déjà lu ce passage. Je m'en souviens. Patrick est bien mort d'ailleurs ?

En tout cas, on peut éventuellement se demander le rapport avec le reste de l'intrigue mais... le titre du chapitre semble répondre à la question.

N'était-ce pas ce passage qui ouvrait ton roman auparavant ?

Des notions d'alpinismes... tu es toi-même grimpeur ? Je ne pourrais pas trop m'avancer là-dessus, n'en ayant jamais fait.

Je lirais sans aucun doute la suite avec le même plaisir si tu poursuis ainsi.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Lun 1 Mar 2010 - 15:19

Une main insistante secouait son bras.
— Debout, mon p’tit.
Une voix masculine finit de le réveiller.
Deux fois la même construction passive avec "une main" et "une voix"

— Aide-moi à préparer l’ sac ! fit-il d’un ton bourru.
— Je voulais juste lui faire un bisou… se plaignit Dagmar.
C'est un peu étrange que ce soit le père qui parle avec des abréviations "l'sac" alors que son fils ne dit pas "J'voulais juste"

Il empoigna le bras de l’enfant qui perçut, dans ce geste, une mise en garde.
"Percevoir", dans le cas d'une empoignade, me semble un peu faible.

L’enfant sentait qu’un fait inattendu modifiait la donne.
Cette phrase est un peu étrange. D'abord l'utilisation de "donne" qui me semble un peu décalée. L'enjeu est bien trop important et vital pour qu'on parle simplement de "donne". Et aussi l'imparfait de "modifier" comme si le fait était entrain de modifier la donne. Alors que je pense qu'elle est déjà modifiée : "avait modifié" me semble presque plus approprié.

L’existence rude de la tribu lui avait appris à respecter et obéir aux adultes, sans restriction.
Petite rupture syntaxique, je crois. Si on vire "et obéir" ça conne "à respecter aux adultes". => "à respecter les adultes et à leur obéir" ?

La lune couchée depuis des heures rendait la progression hasardeuse, l’homme trébuchait sous le poids de son fardeau et s’arrêtait de plus en plus souvent.
1) répétition de "s'arrêtait" avec quelque lignes plus haut
2) Ce n'est pas la lune qui rend la progression hasardeuse, puisque justement elle n'est plus là. À mon avis il faudrait tourner la première partie de ta phrase autrement ^^.

Un sifflement rauque accompagnait la buée qu’il exhalait en saccade.
Suggestion personnelle : "par saccades"

Ils se réfugièrent dans une ravine, à l’ombre de gros rochers et d’une rare végétation.
Idem : "de la rare végétation"

Quand le soleil déclina, l’homme lui expliqua son plan en détail
Pas sûr mais : "détails" ?

— Tu vas faire ce que je te dis sans discuter.
Répétition de "faire" avec le début du dialogue

— Il reste une bonne heure avant ton départ, durant ce temps, je vais m’entailler le poignet ici et tu vas boire mon sang.
"Durant" s'utilise, je crois, avec des actions qui durent. Pas des actions ponctuelles comme celle dont il parle, sinon ça vaudrait dire qu'il va s'acharner sur son poignet pendant une bonne heure... ^^

Le Style :
Rien à redire non plus sur ce passage, si ce n'est que parfois, certains termes me semblent un peu mal choisis. Mais c'est assez rare et on sent que ce n'est pas du tout par méconnaissance du vocabulaire, ça, de ce côté-là, il n'y a pas de souci. Il faudrait juste, je pense, vérifier lorsque tu veux utiliser des synonymes de mots relativement simple, pour être certains qu'ils ont la même définition que le terme de base. (par exemple "durant" qui me semble pas exactement approprié, mais je peux me tromper ^^)

Le Récit:
Très bon début, et excellent idée, cette ellipse continue de la mort de la mère, qui n'est jamais mentionnée directement. Un manque assez notable de descriptions, mais je crois que tu m'as déjà dit que cet effet était voulu, par conséquent on ne peut pas te le reprocher comme un défaut, d'autant que le manque n'est absolument pas dérangeant. On le constate comme n'importe quelle autre structure de récit, sans qu'on ressente le besoin de quelque chose en plus.
Une seule chose me dérange : l'absence de réaction de Dagmar. Il comprend que sa mère est morte, et là-dessus, on a que deux lignes, dont un cri intérieur en italique... Tu ne crois pas que c'est un peu peu, pour un enfant qui vient de perdre sa mère ? Pas de questions à son père, de demande d'explications, rien ? Enfin peut-être est-il déjà très mûr tout de même, comme enfant, il aurait au moins tenté d'acquérir une certitude de la bouche de son père ; peut-être même avoir l'envie de la revoir une dernière fois...

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Lun 1 Mar 2010 - 20:48

Salut les gars et merci pour vos commentaires très utiles, j'ai vraiment besoin qu'on mette le nez sur certaines choses pour que je les remarque.

@ Mr Songe

Je veux bien chercher mais il faudrait que tu me dises exactement ce que tu voulais dire. Qu'une catastrophe commençait à pointer son nez, que c'était le début de la descende au fond des ennuis ?^^
Je veux dire qu'ils étaient au bord de la catastrophe, qu'ils l'effleuraient. Je suis preneur d'un truc simple.

Rien à redire sur ce que tu as relevé dans le deuxième passage, si ce n'est :

Ils se réfugièrent dans une ravine, à l’ombre de gros rochers et d’une rare végétation.


Idem : "de la rare végétation"
Pas d'accord. Voici comment j'interprète la subtile différence entre les deux sorte d'article :
"Une" = article indéfini, je laisse au lecteur le soin d'imaginer (fugitivement) cette végétation.
"La" = article défini, je sous-entends que cette végétation a déjà été évoquée dans le récit, voire décrite. Ce qui n'est pas le cas.

Une seule chose me dérange : l'absence de réaction de Dagmar. Il comprend que sa mère est morte, et là-dessus, on a que deux lignes, dont un cri intérieur en italique... Tu ne crois pas que c'est un peu peu, pour un enfant qui vient de perdre sa mère ? Pas de questions à son père, de demande d'explications, rien ? Enfin peut-être est-il déjà très mûr tout de même, comme enfant, il aurait au moins tenté d'acquérir une certitude de la bouche de son père ; peut-être même avoir l'envie de la revoir une dernière fois...
Yes ! Tu as bigrement raison (il me semble que Barbara m'avait fait la même remarque), une phrase ou deux devraient régler ce problème.

Excellent idée, cette ellipse continue de la mort de la mère, qui n'est jamais mentionnée directement. Un manque assez notable de descriptions, mais je crois que tu m'as déjà dit que cet effet était voulu, par conséquent on ne peut pas te le reprocher comme un défaut, d'autant que le manque n'est absolument pas dérangeant. On le constate comme n'importe quelle autre structure de récit, sans qu'on ressente le besoin de quelque chose en plus.
L'ellipse et l'absence quasi totale de description de ce passage se renforcent et servent le même but : une section sèche et violente comme un coup de trique (histoire de ferrer le lecteur Wink )

@ Pacô,

Peu probable car sa gorge est nouée ; il déglutit.


=> pourquoi un présent ? "car sa gorge était nouée"

Un présent car il constate que sa gorge est nouée et qu'il ne sait pas si elle l'était l'instant d'avant tellement il était absorbé par la scène.


descendant de l’illustre créateur de linge de corps,

=> obligatoire ça ? \o/ Je trouve que ça fait un peu... plus très crédible d'un coup ^^.
Non, pas du tout nécessaire. J'avais trouvé ça rigolo. Si d'autres lecteurs abondent en ton sens, je n'aurais aucun mal (ni remord) à l'enlever.

Cette menace le galvanise mais une fois encore la chance intercède en une rafale subite qui le projette à quelques mètres du bord
=> je n'ai pas tout compris : en quoi se prendre la foule est galvanisant ?
=> en quoi se faire projeter à quelques centimètres du vide est-ce une chance ?
Aïe, oui... je vois bien que tu n'a pas compris. Il faudra que je revoie ce passage. Le sujet de "galvanise" est "cette menace" et non la foudre elle-même, quand à la chance, l'explication se trouve dans la phrase suivante : "un éclair (Jhon attire la foudre...) pulvérise les blocs qu'il occupait à l'instant."

Ses muscles stressés handicapent sa reptation qui, sous l’urgence, se mue bientôt en un tricotage désordonné

=> Comment ça ? je ne fais pas bien le parallèle entre des muscles et le tricotage...

Normal, il n'y en a pas. Si ç'avait été le cas j'aurais écris "se muent" (quoique, vu mes erreurs de conjugaison Laughing ), le sujet de "se mue" est sa "reptation". Certainement à revoir (en plus simple...)

les vertes prairies bordées de pierriers
=> euh... c'est-à-dire ? Des pierriers... ce sont pas les vieilles catapultes du Moyen Âge ça ?
Tiens, pas mal celle-là ! Shocked À 45 ans, Nérouje s'aperçoit qu'il donne un sens au mot "pierrier" qui n'existe pas dans la langue française ! Je voulais dire "éboulis".

J'ai déjà lu ce passage. Je m'en souviens. Patrick est bien mort d'ailleurs ?

En tout cas, on peut éventuellement se demander le rapport avec le reste de l'intrigue mais... le titre du chapitre semble répondre à la question.

N'était-ce pas ce passage qui ouvrait ton roman auparavant ?
Oui, c'était l'ouverture de ma première version et l'on se rends compte maintenant, que je ne pouvais pas m'en sortir ainsi : manquaient trop d'éléments indispensables à une bonne compréhension. Raison pour laquelle j'avais tout mis en stand-by, le temps d'éclaircir ce qui clochait.
Au fait, pour quelles raisons veux-tu que Patrick soit mort ?
Quand au rapport avec le reste de l'intrigue, tu oublies que ce n'est pas la première fois que tu lis le nom de Kalowell.

Des notions d'alpinismes... tu es toi-même grimpeur ?
Oeuf course, I am ! Je suis un mordu de sports qui engagent, et donc d'escalade en terrain d'aventure entre autre. Tiens, cet hivers je me suis mis au Skwal, tu connais ?

N.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Lun 1 Mar 2010 - 21:29

Je veux dire qu'ils étaient au bord de la catastrophe, qu'ils l'effleuraient. Je suis preneur d'un truc simple.
Pour moi le "être au bord de la catastrophe" me semble le plus simple.

Pas d'accord. Voici comment j'interprète la subtile différence entre les deux sorte d'article :
"Une" = article indéfini, je laisse au lecteur le soin d'imaginer (fugitivement) cette végétation.
"La" = article défini, je sous-entends que cette végétation a déjà été évoquée dans le récit, voire décrite. Ce qui n'est pas le cas.
Je ne le voyais pas tout à fait comme cela. Pour moi le "une" aurait désigné une végétation parmi d'autres. Or dans un écosystème donné il n'y en a qu'une seule et unique, "la" végétation de cette contrée.
Mais ton explication se tient parfaitement, et tu es l'auteur donc là, tu fais totalement comme tu le sens. (et en plus c'était un point de détail ^^)

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Mar 2 Mar 2010 - 16:08

La vengeance demeurait son pain quotidien, poissant d’innombrable fois ses mains du sang des mutants, volant la vie de ses ennemis dont il guettait les régulières migrations.
Avec ce "demeurer" on a un peu l'impression qu'avant ce passage, ça l'était déjà. Moi je tenterais plutôt de prendre la chose par l'autre sens et indiquer que la vengeance était devenu son pain quotidien.

Toutefois, rien n’avaient put atténuer la haine engendrée par ces jours funestes, gravés au fer rouge dans sa mémoire.
"rien n'avait pu", sauf erreur ^^. Il faudrait peut-être préciser exactement ce à quoi "ces" se rapporte. Parce que bon, le lecteur à la limite peut le comprendre, ma syntaxiquement, c'est un peu espacé...

Et pour cause, ses victimes subissaient toujours le sort qu’il leur réservait, sans soupir, plainte ni révolte.
Je ne sais pas si "Et pour cause" est vraiment approprié... la cause ce n'est pas que ses victimes subissent le sort qu'il leur réservait, c'est justement l'inverse, la cause c'est la mort de ses parents, et l'effet c'est sa folie meurtrière. Mais j'ai peut-être mal compris ce que tu voulais dire... ^^

Le mistral, qui raclait la région depuis des millénaires, chassait le vaisseau vers les contrées du sud comme s’il fut impatient de nettoyer les plaines avant l’arrivée de la neige.
"racler" n'est pas très joli, dans ce contexte, enfin pour moi.

L’air glacial du désert avait réveillé Dagmar ; il dormait en compagnie des autres voyageurs, dans la relative chaleur de la cale.
Est-ce que tous les passagers sont dans la cale ? Parce que si c'est le cas, c'est presque inutile de préciser qu'il est avec eux. Si ce n'est pas le cas, alors je mettrais presque "d'autres voyageurs" pour bien indiquer qu'ils ne sont pas tous dans la cale.

D’un geste assoupi, il avait tendu la main pour se couvrir de son manteau.
Un geste assoupi ? c'est le geste qui dort ? Si l'effet est voulu c'est ok, mais sinon à ta place je changerais, ça fait vraiment bizarre. ^^

Après avoir tâtonné sans succès le bois de la coque, il s’était assis.
Je crois qu'on ne peut pas tâtonner quelque chose. Dans quelque chose, sur quelque chose mais pas "tâtonner le bois"

Ce qu’il avait vu en reprenant ses esprits, lui avait glacé le sang !
Virgule de trop, à mon avis

pétrifié en l’attente d’un objet tranchant pénétrant ses chairs ou d’une ferme poigne serrant son cou.
Je ne sais pas pourquoi, cette fin de phrase me revient pas. Peut-être à cause du "tranchant pénétrant" ou alors du "en l'attente" qui sonne un peu étrange à mes oreilles... Je ne sais pas. "pétrifié et attendant/redoutant/craignant qu'un objet tranchant pénètre ses chairs ou qu'une ferme poigne serre son cou"... suggestion personnelle, bien sûr. ^^

Le Style :
Dans la partie qui suit le réveille de Dagmar, attention à ne pas nous ensevelir sous des monceaux de vocabulaire marin que tout le monde ne connait pas (si je n'avais pas eu une période "passion bateaux" qui m'est vite passée -mal de mer-, je ne saurais sans doute ni ce qu'est une drisse, ni une écoute, ni un taquet, ni le fait de lover une écoute...), ça pourrait rebuter le lecteur et surtout je ne vois pas bien l'utilité de cet étalage. Dagmar se réveille et ne trouve plus son manteau, bon, mais il aurait été possible, je pense de lui trouver une "excuse" qui n'oblige pas le lecteur à se plonger dans un Dictionnaire des Termes Spécifiques de Marine Marchande et de Plaisance. Razz
Sinon, toujours rien à redire si ce n'est ces petites conjonctions qui, parfois, viennent comme des cheveux sur la soupe, comme "Et pour cause" qui ne me semble pas approprié à la corrélation logique entre les deux phrases dont il est question.

Le Récit :
Trente années à la Victor Hugo ("Cosette grandissait" et hop, 8 ans d'un coup !), pourtant visiblement tout y est. Il ne fallait pas plus court, il ne fallait pas plus loin. La seule chose qui m'a un peu dérangé c'est la rapidité de la rencontre entre Karowell et Dagmar. D'abord parce que ce Karowell, pour le lecteur, sort de nul part, ensuite parce que bon, Dagmar passe en quelques secondes du "je vais crever" au "bon, on fait route ensemble ?". Peut-être quelques lignes supplémentaires auraient-elles été les bienvenues pour nous éclairé quand même un chouilla sur les motivations de Dagmar, sans tout dévoiler pour autant bien sûr... Et par la même occasion, l'accident, on en connait rien non plus. Si je réchappe à un accident du genre, j'essayerais au moins de savoir ce qui c'est passé, or là, visiblement Dagmar et Karowell s'en contre-fichent un peu.
Ceci dit, l'action de cet extrait est par ailleurs très bien menée et on a envie de savoir la suite. Very Happy

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Mar 2 Mar 2010 - 20:20

Salut Mr Songe,

Encore beaucoup de points à revoir (tant mieux... Laughing ) l'inverse m'aurait paru plutôt louche.
Ce qui pourrait paraître des "pinailleries" (à savoir par exemple si "et pour cause" est bien approprié ou non) est pour moi des plus instructif. Merci pour cet épluchage, je viens sur ID pour cela !

attention à ne pas nous ensevelir sous des monceaux de vocabulaire marin que tout le monde ne connait pas (si je n'avais pas eu une période "passion bateaux" qui m'est vite passée -mal de mer-, je ne saurais sans doute ni ce qu'est une drisse, ni une écoute, ni un taquet, ni le fait de lover une écoute...), ça pourrait rebuter le lecteur et surtout je ne vois pas bien l'utilité de cet étalage. Dagmar se réveille et ne trouve plus son manteau, bon, mais il aurait été possible, je pense de lui trouver une "excuse" qui n'oblige pas le lecteur à se plonger dans un Dictionnaire des Termes Spécifiques de Marine Marchande et de Plaisance.
Pacô m'a fait à peu près la même remarque. Il vas falloir que je trouve une solution car je ne peux malheureusement pas faire monter Dagmar sur le pont pour une autre raison.

Trente années à la Victor Hugo
Qui c'est ce sale copieur ? Suspect

La seule chose qui m'a un peu dérangé c'est la rapidité de la rencontre entre Karowell et Dagmar. D'abord parce que ce Karowell, pour le lecteur, sort de nul part, ensuite parce que bon, Dagmar passe en quelques secondes du "je vais crever" au "bon, on fait route ensemble ?". Peut-être quelques lignes supplémentaires auraient-elles été les bienvenues pour nous éclairé quand même un chouilla sur les motivations de Dagmar, sans tout dévoiler pour autant bien sûr... Et par la même occasion, l'accident, on en connait rien non plus. Si je réchappe à un accident du genre, j'essayerais au moins de savoir ce qui c'est passé, or là, visiblement Dagmar et Karowell s'en contre-fichent un peu.
Hum, passage très problématique. Il faudra que j'essaie d'améliorer mais ça vas être très très difficile. Résumons :
1 - Kalowell / Korell débarque de nulle part mais Dagmar semble le connaître.
2 - Dagmar passe en quelques secondes du "je vais crever" au "bon, on fait route ensemble "
3 - Si je réchappe à un accident du genre, j'essayerais au moins de savoir ce qui c'est passé, or là, visiblement Dagmar et Karowell s'en contre-fichent un peu. (soit-dit en passant, Dagmar n'a pas l'air de s'en ficher puisque je dis "mais les circonstances irréelles de l’accident le faisait sombrer dans une indécision frisant la paranoïa."
=> tu imagines sans peine qu'il s'est passé un évènement crucial. C'est normal : il s'agit de l'un des nœuds gordiens du roman. Je n'en dis pas assez mais si j'en rajoute, je n'en dirais toujours pas assez à moins de tout dévoiler et casser l'effet de surprise. Evil or Very Mad

Mes questions sont les suivantes, est-ce que le lecteur comprends bien :
- qu'il s'est passé un évènement crucial (Annonce en fin de chapitre 1 + circonstances étranges de l'accident + changement radical de comportement pour Dagmar)
- que l'auteur a ses raisons de ne pas en dire plus dans cet extrait
- mais qu'il vas certainement éclaircir petit à petit le sujet.

Enfin, est-ce que le lecteur est prêt à garder ses questions sous le bras et poursuivre pour obtenir les réponses ?

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Mar 2 Mar 2010 - 20:29

Mes questions sont les suivantes, est-ce que le lecteur comprends bien :
- qu'il s'est passé un évènement crucial (Annonce en fin de chapitre 1 + circonstances étranges de l'accident + changement radical de comportement pour Dagmar)
- que l'auteur a ses raisons de ne pas en dire plus dans cet extrait
- mais qu'il vas certainement éclaircir petit à petit le sujet.
1) Justement non. On comprend qu'il y a eu un accident et qu'un type est tombé de nul part. Mais on ne connait même pas la cause de l'accident, et il est étrange qu'aucun des protagonistes ne veuille pas y regarder de plus près, non ?
2) Oui, ça on le devine bien, ne t'en fais pas, et je ne te demande pas de tout nous dévoiler ici ! xD
3) Oui ça aussi c'est très clair, mais il y a le comportement des personnages qui me semble un peu... Disons que même s'il est "normal" pour eux de filer comme ça ensemble sans chercher à comprendre, il serait bon que cette motivation soit plus explicite (pas dans ses raisons, mais qu'on comprenne qu'ils ne tiennent pas à en savoir plus, c'est la surtout le petit bémol qui me dérangeait un peu Wink )

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Mer 3 Mar 2010 - 9:43

MrSonge a écrit:
Mes questions sont les suivantes, est-ce que le lecteur comprends bien :
- qu'il s'est passé un évènement crucial (Annonce en fin de chapitre 1 + circonstances étranges de l'accident + changement radical de comportement pour Dagmar)
- que l'auteur a ses raisons de ne pas en dire plus dans cet extrait
- mais qu'il vas certainement éclaircir petit à petit le sujet.
1) Justement non. On comprend qu'il y a eu un accident et qu'un type est tombé de nul part. Mais on ne connait même pas la cause de l'accident, et il est étrange qu'aucun des protagonistes ne veuille pas y regarder de plus près, non ?
2) Oui, ça on le devine bien, ne t'en fais pas, et je ne te demande pas de tout nous dévoiler ici ! xD
3) Oui ça aussi c'est très clair, mais il y a le comportement des personnages qui me semble un peu... Disons que même s'il est "normal" pour eux de filer comme ça ensemble sans chercher à comprendre, il serait bon que cette motivation soit plus explicite (pas dans ses raisons, mais qu'on comprenne qu'ils ne tiennent pas à en savoir plus, c'est la surtout le petit bémol qui me dérangeait un peu Wink )
OK, merci. Maintenant, je sais ce que je dois modifier / ajouter : appuyer encore plus le premier point (il s'est passé un évènement crucial) et expliquer pourquoi ils ne veulent pas en savoir plus. Finalement, rien de bien compliqué (ni de révélateur.) J'avoue que le problème soulevé par le revirement de Dagmar dans mon récit tel que je l'avais écrit (il passe en quelques secondes du "je vais crever" au "bon, on fait route ensemble ") me chiffonnait depuis le début mais je n'arrivais pas à cerner les faiblesses pour y trouver une solution. Nickel et franchement, encore merci.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Mer 3 Mar 2010 - 13:02

Mais de rien, c'est d'un plaisir que d'apporter son humble participation à l'amélioration de quelques petits points d'un texte déjà vraiment très bon. Very Happy

Et je suis tout à fait d'accord avec tes résolutions, ces deux points (événement crucial et revirement) me semblent les deux plus obscurs de ce début et je pense qu'il serait bon non pas qu'on en sache plus, comme tu l'as dit, mais que ces faits eux-mêmes soient plus clairs. Par exemple, rien que de mentionner que Dagmar et Karowell ne veulent pas en savoir plus éviterait au lecteur de se demander "Woh, mais qu'est-ce qu'il se passe, là ?".^^

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Jeu 4 Mar 2010 - 17:24

Merde ! Je n’ai plus guère de temps pour tenter quelque chose.
L'opposition du "merde" vulgaire et du "plus guère avoir de" est voulue ? Parce que c'est étrange comme langage pour se parler à soi-même...

L’urgence obsédante de la situation l’avait arraché à son sommeil nocturne.
Je ne saisi pas bien la nécessité de cette précision, il a donc l'habitude de dormir le jour ?

Une faible dose suffira pour l’endormir et lui créer le choc désiré
"lui créer le choc" sonne étrange, je trouve. "provoquer" serait peut-être plus juste ? "pour l'endormir et provoquer le choc désiré"

Mais comment lui faire absorber ?
Il manque un complément, non, en l'état la phrase nous laisse sur notre faim syntaxique. ^^ "le lui faire absorber", "lui faire absorber ce poison/ce breuvage/cette liqueur..." enfin comme tu le sens.

C’était là, le deuxième problème
Virgule plus que facultative. Razz

— Putain, je dois lui faire boire c’te pisse d’âne !
Je confirme, un type qui lance ce genre d'interjection ne doit pas souvent se parler à lui-même ne disant "Je n'ai plus guère le temps".

La ruse ? À écarter, je ne sait même pas comment il raisonne.
L’intimidation ? Celle-ci dépends d’un rapport de force et les mutants y demeurent insensibles.
De nouveau on a l'impression qu'il y a un dénivelé notable entre ses monologues intérieurs et ses paroles véritables. Habituellement, si je ne suis pas un cas unique, je me parle avec le même niveau de langue que je ne parle aux autres, sauf quand je fais exprès de parler fort bien, ou franchement dégueu.

Depuis les circonstances dramatiques de son départ d’Entrepierre il avait de maintes fois pu vérifier que les mutmains restaient indifférents à la contrainte, ceci le mettait hors de lui.
Je mettrais simplement "maintes fois". Et pour la fin de la phrase soit ":" soit "contrainte, et ceci"

Rien à ajouter à mon relevé, si ce n'est que je trouve cette scène de monologue méditatif entrecoupée d'injures lancées au vent très réussie, malgré la grande verticalité du texte qui n'a jamais été ma tasse de thé mais ça, c'est non seulement du détail et en plus une question de goût. Ça n'a aucun influence sur le plaisir que j'ai à la lecture de ton roman.

Wink

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  azul le Jeu 4 Mar 2010 - 19:49

Bonjour Nérouje,

J’avoue ne pas avoir tout compris de ces noms inconnus que tu alignes en quelques phrases.

Il y a une mer et du sable. Entrepierre est… une terre, un pays, une région ?
La tribu à laquelle appartient Dagmar est composée d’humains ?
Les Mutmains vivent à l’intérieur d’un dôme.
Les humains à l’intérieur de l’unid’hab ( ?)
Les deux races sont censées l’une entretenir un chenal qui amène l’eau de mer à l’intérieur du dôme, et l’autre filtrer cette eau et la dessaler. L’une race ne pouvant donc survivre sans l’autre.
La stadesse semble être le réceptacle de cette eau dessalée.
Là, tombèrent les premiers morts, vaine offrande à des maîtres indifférents.
Qui sont ces fameux maîtres ?

Deux ou trois autres petites choses :
Pour couronner le tout, ce matin-là il avait beau se concentrer, il perdait le compte des journées passées à fixer la base du Dôme
Tu es sûr qu’il ne faut pas une virgule après « ce matin-là » ? De plus, dans le sens où je l’entends, mais je me trompe peut-être, il me semble qu’il y a une faute de temps. J’aurais tendance à dire : « il avait beau se concentrer, ce matin-là il avait perdu le compte des journées… » Et là je n’ai pas besoin de la virgule. De plus, le temps me semble plus approprié.
l’accès au refuge des mutmains restait clos. tandis que les Mutmains, réfugiés dans leur abri. qui alimentait la stadesse. car la Stadesse refusa de délivrer
J’avoue que j’ai un peu de mal en orthotypographie, mais pourquoi mets-tu parfois des majuscules et parfois des minuscules à ces mots ?
comblait le fossé qui alimentait en eau de mer, (pas de virgule) la station de dessalement
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  azul le Jeu 4 Mar 2010 - 20:44

Cette partie-là est vraiment très bien écrite. Tu nous montres bien la psychologie de ce gamin qui croit en son père, puis doute, et dont sa foi en lui finit par s’écrouler. Le parcours que font tous les gosses d’ailleurs.

Il y a une sacrée ellipse avant le dernier paragraphe. J’aurais aimé savoir comment Dagmar a pu rejoindre une autre tribu, quelles ont été ses difficultés, ses souffrances… non parce que boire le sang de son père, ok, mais est-ce suffisant sous un soleil de plomb pour accomplir deux ou trois jours de marche sans défaillir ? (sois dit en passant, tu me fais boire du sang, je suis presque sûre de tout vomir.)

Voilà, on sait pas non plus pourquoi la mère est morte, mais on peut supposer que c’est de déshydratation.
La pâle luminosité de l’octille
Pourquoi l’italique pour « octille » alors qu’il n’y en avait pas pour calofil. De plus, tu utilises déjà l’italique pour les pensées.
Dagmar trouvait sa mère si belle qu’il eût (eut) envie de l’embrasser
L’homme le fixa quelques instants, soupira (virgule) puis ses yeux plissés effleurèrent le visage de la femme
Ne t’inquiètes (inquiète – impératif) pas
L’existence rude de la tribu lui avait appris à respecter et obéir aux adultes
Si « respecter » se rapporte aux adultes, la construction ne convient pas. L’existence rude de la tribu lui avait appris à respecter les adultes et à leur obéir.
ils obliquèrent vers l’Est.
Pas de majuscule à « est » s’il ne s’agit que d’une direction et non d’une région.
le soleil radieux et impitoyable ralluma le Granfour de tous ses feux
Ah bah ça y est, en v’là un autre ! C’est quoi le Granfour ?
, il (ils) ne parlèrent guère.
Trente années, au cours desquelles Dagmar avait acquit (acquis)
rien n’avaient put (pu) atténuer


Dernière édition par azul le Jeu 4 Mar 2010 - 22:05, édité 1 fois
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  azul le Jeu 4 Mar 2010 - 22:03

Il roulait sur six rails assemblés en un berceau longiligne, posé sur la piste.
Qu’est-ce qui est posé sur la piste ?
la voie formait d’amples courbes pour contourner le relief et, les nombreuses poulies en bois garnissant ses flancs en forme de felouque crissaient, perturbant le sommeil des passagers.
Je mettrais la virgule avant « et » et non après. Tu ne peux pas former d’incise ici.
vers les contrées du sud comme s’il fut (était) impatient
Cette absence (perte ?) lui avait fait l’effet d’une douche glacée.
Il était certain de l’avoir tenu à la main
Il était certain de l’avoir en main ? De l’avoir à la main ? De l’avoir tenu en main ?
il s’était souvenu avoir remédié
Ouh, ben il y en a des « avoir » ! Au-dessus je dirais donc : il était certain de le tenir en main.
Après mûre réflexion, il s’était souvenu avoir remédié à une curieuse négligence de l’équipage. Juste avant d’installer ses affaires dans la cale, il avait constaté qu’une écoute de l’artimon avait été lovée à l’envers et menaçait de sauter des taquets au moindre coup de vent. Conscient du danger – mais aussi de l’intransigeance du capitaine – il avait réagi, sans prendre la peine d’en informer quiconque.
Encombré par son manteau, il ne voyait pas comment il aurait pu enrouler la drisse.
Je ne comprends goutte à ce passage. L’écoute de l’artimon avait été lovée à l’envers ? Et que vient faire là l’intransigeance du capitaine ? Il n’aurait pas voulu que Dagmar s’occupe lui-même de cette réparation ? Ensuite : Encombré par son manteau, il l’avait posé pour enrouler la drisse ( ?)
Pour en avoir le cœur net, il s’était faufilé entre les hamacs et avait gagné le pont ; (ton point virgule est trop fort, je mettrais une virgule. J’en mettrais presque une aussi après « quand » pour bien démarquer la soudaineté) quand soudain, une effroyable secousse
Pendants (pendant) quelques instants
il s’était sentit (senti) planer dans les airs (virgule) puis un violent choc
Ce qu’il avait vu en reprenant ses esprits, (pas de virgule) lui avait glacé le sang !
Les flammes ondoyantes d’un brasier
Vraiment, il y a un brasier sur le pont d’un char en pleine course ?
quelques instants de panique s’étaient emparés de lui ; (je mettrais plutôt un point ici) dans son extrême faiblesse
il n’avait pu esquisser un geste, pétrifié en l’attente d’un objet tranchant pénétrant ses chairs ou d’une ferme poigne serrant son cou.
Pour éviter les deux participes présents, tu pourrais écrire : pétrifié en (dans) l’attente qu’un objet tranchant pénètre ses chairs ou qu’une poigne ferme serre son cou.
C’(Ç) avait été pire qu’une lame, (pour le coup, le point virgule serait de meilleur augure) il s’était étranglé.
seuls rescapés du terrible accident, avaient abandonné la carcasse fumante du char
Ah ok, je découvre à mesure, n’est-ce pas ? Le char s’est renversé. Ben faut prévenir, je n’avais pas compris ça.

Je pense qu’il te faut revoir l’histoire de l’accident, parce qu’il n’est pas si clair que ça que le char se renverse.
Je trouve aussi improbable que deux personnes « ennemies » poursuivent leur route de concert. Ils ne sont pas du tout obligés de se côtoyer, même s’ils vont dans la même direction.
Il ne pouvait le dire, toutefois l’incroyable s’était produit : L’homme et le mutmain, seuls rescapés du terrible accident, avaient abandonné la carcasse fumante du char au Granfour et poursuivi leur route de concert. Pourtant, chacun avait (d’égales) chances de survie et aucun des deux ne pouvait (ne pouvait ou ne voulait) aider l’autre. Malgré l’obstacle de la langue, ils avaient pu dialoguer car le mutmain, qui prétendait s’appeler Korell et non Kalowell, possédait quelques rudiments pour s’exprimer.
Ils avaient ainsi passé une dizaine de jours à longer la ligne 51 (et comment ils se sont nourris et abreuvés ?) pour rejoindre la zone habitée la plus proche. Dagmar rongeait son frein, harcelé par l’envie d’assouvir sa vengeance mais les circonstances irréelles de l’accident le faisait sombrer dans une indécision frisant la paranoïa.(comment ça la paranoïa ?)
Muhurf ! Tu es le roi de l’ellipse toi ! Tu nous détailles le voyage en char et nous résumes en deux temps trois mouvements le voyage de concert de deux ennemis de longue date (de deux tribus opposées du moins). Bah, pour moi c’est trop court tout ça. D’ailleurs, depuis le début, tu sais à merveille nous priver des détails. Surtout quand ils sont utiles. Dix jours avec son ennemi, c’est pas banal quand même.
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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Ven 5 Mar 2010 - 8:57

Salut Azul,

Tout d'abord, merci pour tes remarques pertinentes. Si certains points avaient déjà été soulevés par Pacô et Mr Songe, d'autres non. Ce qui est tout à ton honneur, une bonne vue d'ensemble me permet de cerner les différents problèmes soulevés par mon texte.
Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce que tu as dit, si ce n'est sur ce point :
Muhurf ! Tu es le roi de l’ellipse toi ! Tu nous détailles le voyage en char et nous résumes en deux temps trois mouvements le voyage de concert de deux ennemis de longue date (de deux tribus opposées du moins). Bah, pour moi c’est trop court tout ça. D’ailleurs, depuis le début, tu sais à merveille nous priver des détails. Surtout quand ils sont utiles.
Non, je ne suis pas le roi de l'ellipse car si tel était le cas, elles passeraient comme lettre à la poste. Mad
Néanmoins, je tiens à préciser que c'est bel et bien ce que je recherche. J'avoue avoir une grande admiration pour Franck Herbert, ceci expliquant cela Wink . Après, tout est une question de goût : je connais certains écrivains de S-F qui ne supportent pas cette manie d'éviter soigneusement de décrire certaines scènes et qui ont toujours soutenu qu'Herbert n'écrivait quasiment jamais d'action car il ne savait pas le faire (ce qui est fort possible.)
Donc (et pour résumer) mon but ne sera jamais de supprimer ces ellipses mais de faire en sorte qu'elles passent le mieux possible. Et ce, grâce à vos remarques. Mon pari est de tenter de briser la mode "pavé" en S-F.

@ Mr Songe,
L'opposition du "merde" vulgaire et du "plus guère avoir de" est voulue ? Parce que c'est étrange comme langage pour se parler à soi-même [...] Je confirme, un type qui lance ce genre d'interjection ne doit pas souvent se parler à lui-même ne disant "Je n'ai plus guère le temps" [...] De nouveau on a l'impression qu'il y a un dénivelé notable entre ses monologues intérieurs et ses paroles véritables. Habituellement, si je ne suis pas un cas unique, je me parle avec le même niveau de langue que je ne parle aux autres, sauf quand je fais exprès de parler fort bien, ou franchement dégueu."
Il vas falloir que j'y réfléchisse sérieusement.
Il me semble en effet difficile de justifier ce mélange de langage soutenu et grossier dans ses pensées même si Dagamr est plutôt allumé du citron et qu'il manie à la perfection toutes sortes d'expressions et de styles.

L’urgence obsédante de la situation l’avait arraché à son sommeil nocturne.
Je ne saisi pas bien la nécessité de cette précision, il a donc l'habitude de dormir le jour ?
Justement, oui. Les humains se reposent durant les heures les plus chaudes de la journée. Cette précision a aussi gêné Pacô.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Ven 5 Mar 2010 - 12:18

Il me semble en effet difficile de justifier ce mélange de langage soutenu et grossier dans ses pensées même si Dagamr est plutôt allumé du citron et qu'il manie à la perfection toutes sortes d'expressions et de styles.
En fait, je ne suis pas géné de croiser différents styles dans un même personnage, il suffit de lire les Liaisons Dangereuses pour savoir que cela n'a rien d'hérétique. C'est juste que, comme tu le dis, je ne vois pas pourquoi il se parlerait différemment à haute voix et intérieurement quand il est seul...
Donc voilà, moi, j'égaliserais un peu ces deux discours, mais c'est toi qui voit si tu veux tâcher plutôt de justifier une telle attitude. Wink

Justement, oui. Les humains se reposent durant les heures les plus chaudes de la journée. Cette précision a aussi gêné Pacô.
Ce qui me gène, c'est que ce n'est pas dit explicitement, je crois. Sauf pendant la traversée du désert avec son père, mais bon, là, on se dit "désert = cas particulier", c'est normal ! Et surtout, quand son père éveille Dagmar, au début, il l'éveille bien le matin, donc ça nous induit en erreur aussi. Si tu veux garder ce "sommeil nocturne", peut-être faudrait-il juste préciser à un moment donné la situation. Pas que l'on croit que c'était exceptionnel...

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Pacô le Ven 5 Mar 2010 - 20:12

MrSonge a écrit:
Il me semble en effet difficile de justifier ce mélange de langage soutenu et grossier dans ses pensées même si Dagamr est plutôt allumé du citron et qu'il manie à la perfection toutes sortes d'expressions et de styles.
En fait, je ne suis pas géné de croiser différents styles dans un même personnage, il suffit de lire les Liaisons Dangereuses pour savoir que cela n'a rien d'hérétique. C'est juste que, comme tu le dis, je ne vois pas pourquoi il se parlerait différemment à haute voix et intérieurement quand il est seul...
Donc voilà, moi, j'égaliserais un peu ces deux discours, mais c'est toi qui voit si tu veux tâcher plutôt de justifier une telle attitude. Wink

Je confirme, ça ne gêne pas du tout.
Au contraire, ça enrichit le caractère du personnage, si tu restes cohérent tout le fil de ton récit.

Mais pour moi, faire du grossier quand il est seul, et du beau langage quand il est accompagné, ça a tendance à souligner tacitement que ton personnage est quelqu'un qui ne dégage pas ses sentiments à la vue de tous et qu'il cache en lui sa vraie nature.
Bref, qu'il mise sur la prestance pour évoluer dans l'aventure.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  MrSonge le Ven 5 Mar 2010 - 20:14

Oui mais justement, ce qui me dérange c'est qu'il est seul dans les deux cas, là...
Pourquoi monologuerait-il moins "bien" extérieurement qu'intérieurement ? Là est juste le détail qui me dérange un petit peu, parce que je ne comprend pas sa raison.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Ven 5 Mar 2010 - 21:08

MrSonge a écrit:Oui mais justement, ce qui me dérange c'est qu'il est seul dans les deux cas, là...
Pourquoi monologuerait-il moins "bien" extérieurement qu'intérieurement ? Là est juste le détail qui me dérange un petit peu, parce que je ne comprend pas sa raison.
Normal,il n'en a aucune ! Razz Si si, je vais y réfléchir.
Je retravaille pour l'instant sur le début du deuxième chapitre qui comportait de (trop) nombreux problèmes.

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

Message  Nérouje le Lun 8 Mar 2010 - 19:59

Salut,

OK, ce petit message pour signaler que j'ai réécrit le début du deuxième chapitre : la partie concernant l'accident de char à voile vécu par Dagmar. Les remarques de Pacô, Mr Songe et Azul m'ont été très utiles et je pense que c'est maintenant bien plus clair et moins elliptique (… enfin j'espère Laughing )

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Re: (S-F) La conjonction K-D (version 2)

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