Le jeu des cinq sphères.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Sam 27 Sep 2008 - 10:34

Hoppy, avec l'aide de Jim, se hissa hors du fossé. La forêt était calme et silencieuse. Le gnome avança prudemment jusqu'à se retrouver au pied de la colline à la lisière du bois. Il n'avait pas pris son arme pour ne pas être gêné. Néanmoins, il avait avec lui de discrètes petites armes mais qui surprendraient sûrement l'ennemi. Il grimpa la pente raide lentement, se cachant derrière des rochers, dans des trous... Enfin, il parvint au sommet et se retrouva face aux macabres icônes. Il les contourna et eut bientôt le village en vue. Il semblait calme, personne dehors, ni homme ni bête.
Le tour de la colline était disposé ainsi : côté ouest se tenait le village, encadré d'une grande forêt qui faisait le tour de la colline. Seul un assez large couloir coupait la forêt côté sud permettant de rejoindre la grande route. D'après ce que put juger Hoppy, ses compagnons se trouvaient à environ deux arpents et demie de cet espace nu. Et toujours personne en vue, il n'avait plus qu'à rejoindre ses amis et ensemble ils iraient à la grande route. Il s'apprêtait à se retourner lorsqu'un habitant sortit de sa hutte. Hoppy, surpris, observa la scène. Le villageois se dirigea vers une petite tourelle, y monta grâce à une échelle et bientôt une cloche sonna. Presqu'aussitôt, tous les habitants sortirent et les hommes se regroupèrent face au chef. Après s'être tous armés, ils se dirigèrent vers le sommet de la colline.
- Mince, pensa Hoppy, ils viennent vérifier à nouveau que nous ne sommes pas dans le bois. Vite, je dois aller prévenir les autres.
Il tourna le dos à la meute qui commençait son ascension et courut vers la forêt.

- Chut ! siffla Oskenfeld entouré de Perkky, Jim et Alenrick, écoutez ! On dirait le son d'une cloche.
En effet, c'était bien une cloche qui retentissait.
- Oh ! s'écria Perkky, pourvu qu'il ne soit rien arrivé à Hoppy !
- Non je ne crois pas, rassura le magicien, je pense plutôt que cela annonce la fin de la sieste. Jim, s'il vous plaît, quelle heure est-il ?
Jim sortit sa montre à gousset couleur d'argent.
- Il est 14 heures 30.
- Merci, ma montre s'est brisée dans la chute. 14 heures 30... Cela me semble être une heure raisonnable pour terminer la sieste...
- Et reprendre les recherches !
Hoppy se tenait penché au bord du fossé.
- Vite, continua-t-il, ils viennent par ici, sortons et filons.
Ils sortirent rapidement : après avoir lancé au dehors les sacs, les armes et Perkky...
- Hey attention ! Je ne suis pas un sac !
- Excusez-moi mais vous êtes léger.
... Jim se hissa à l'extérieur puis aida Oskenfeld et Alenrick à en faire autant.
- Maintenant filons vers le sud-ouest, rejoignons la route ! conseilla Hoppy.
Ils se mirent à courir dans les bois tandis que déjà les poursuivants en arrivaient à la lisière. Il n'est pas facile de se mouvoir avec des sacs ou lorsqu'on mesure à peine un mètre, alors imaginez avec ces deux handicaps. Hoppy et Perkky n'arrivaient pas à se déplacer vite, Jim et Alenrick prirent chacun un gnome sur leurs épaules.
- Suis-je toujours aussi léger ? demanda sournoisement Perkky à Jim.
- Préférez-vous vous faire chatouiller par les ronces ? répondit Jim.
Ils fuirent ainsi pendant quelques minutes, les cris des poursuivants indiquant que ceux-ci les avaient repérés et les pourchassaient. C'est alors qu'apparurent la fin du bois et la route pavée.
- Ouf, vous commenciez à être lourd Perkky. Que faisons-nous Oskenfeld ?
- Il me faut faire une pause, répondit le magicien, traversons la route et cachons-nous, ils croiront que nous avons suivi la route.
Ils sortirent du bois.
- Impossible, dit Alenrick, regardez, on voit au moins un arpent de la route de chaque côté. Ils se douterons que nous n'avons pas pu parcourir cela aussi vite.
- Tant pis ! s'écria le magicien, vite ils sont très proches !
Tous traversèrent la route et se cachèrent dans les buissons ou les arbres la bordant. A peine eurent-ils fini de grimper ou s'enfoncer dans leurs cachettes qu'ils virent l'ennemi émerger du bois, le chef en tête. Il s'avança au milieu de la route et après avoir regardé à droite puis à gauche, il déclara :
- Ils ont dû continuer droit devant après avoir traversé la route.
A ce moment là, et contre toute attente, Oskenfeld qui s'était perché dans un arbre feuillu avec Alenrick éternua : au clin d'oeil du magicien, le jeune comprit que cela était voulu. Le chef fit signe à ses hommes de ne pas bouger et se dirigea vers l'arbre éternueur. Arrivé à son pied, il leva le regard vers le feuillage mais ne vit presque rien car celui-ci était très dense. Tandis qu'il se mettait sur la pointe des pieds afin de gagner quelques pouces, quelque chose de marron et dur jaillit du feuillage pour venir lui rentrer dans l'oeil. A peine le chef eut-il le temps de crier et porter ses mains à son visage que le bâton d'Oskenfeld revint à la charge pour cette fois-ci lui taper le menton. Le chef surpris perdit l'équilibre. Au même moment, un bruit d'explosion provint de la route, suivi des cris apeurés des hommes. Le chef rétablit son équilibre et pointa sa lance vers Oskenfeld qui avait surgi de l'arbre, épée et bâton en main. S'engagea alors un duel étrange, proche de la danse. Le chef, sans doute gêné par son oeil blessé, manquait à chaque fois son coup et son adversaire lui n'attaquait pas. Après avoir virevolté ainsi durant quelques minutes, Oskenfeld s'élança et d'une vivacité surprenante, saisit la lance adverse et la jeta dans les buissons proches. Son adversaire, surpris, blessé et désarmé voulut prendre la fuite mais quand il se retourna, il tomba nez à nez avec Jim qui le saisit et le ligota avec une corde.
- Mais vous êtes complètement à la masse ! hurla Oskenfeld au chef.
- Il a commencé, le jeu a commencé et il le remportera. Bientôt viendra son tour et son coup sera terrible, la victoire sera sienne.
Alenrick constata qu'Oskenfeld ne paraissait pas surpris par ces paroles. Le magicien s'approcha du prisonnier :
- Le jeu n'a pas encore pleinement commencé et il le sait et pour le moment, il n'y a pas de vainqueur, mettez vous ça dans le crâne.
Le chef tourna son regard vers Alenrick qui avait rejoint les autres au sol.
- Il ne peut pas gagner voyons, c'est prévu pour.
Le magicien regarda Jim et d'un signe de tête lui fit comprendre qu'il était temps que l'entretien se termine. Jim saisit son prisonnier et le poussa, tête en avant, dans le buisson à côté.
- Messieurs, dit Oskenfeld aux autres, nous allons pouvoir reprendre notre voyage.
Puis, suivi d'Alenrick, Jim, Hoppy et Perkky, il rejoignit la route.
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Sam 4 Oct 2008 - 11:11

J'ai du en laisser en cours de route... Je passe directement aux corrections et jet e fais part de ma question...
C'était un bâton, haut de deux mètres plantédans le sol, sur lequel était accroché un crâne. Oskenfeld, Jim et Alenrick ne pouvaient dire s'il était humain ou non car il était recouvert de colliers, de lanières de cuir, de tissus sombres et autres horreurs. Mais le pire n'était pas là. En effet, autour de ce répugnant totem étaient plantés des pieux.
=> Répétition! Hum, je verrai bien "C'était un bâton, haut de deux mètres enraciné dans le sol...", je sais, ça change un peu, mais si tu trouves mieux...

-il partit en roulé-boulé
=> Un peu familier à mon goût...

-Oskenfeld et Alenrick ricanèrent
=> Je trouve le verbe mal choisi... "ricanèrent" donne une impression de moquerie méchante. Or, je ne pense pas ici que ce soit le cas.

-Leurs pantalons étaient tenus par un ceinturon de cuir auquel étaient accrochés d'étranges objets
=> En effet, ici, le pluriel à "pantalon" me semble inévitable...

-chaque civilisations
=> Attention ausingulier Wink.

Bon alors question histoire maintenant. J'aime bien le retour des gnomes. C'est bien pensé je trouve Wink. Par contre, il y a une chose qui me chiffonne et dont j'attends tes explications. Le chef de la tribu n'est pas venu seul s'attaquer à Oskenfield.
A peine eurent-ils fini de grimper ou s'enfoncer dans leurs cachettes qu'ils virent l'ennemi émerger du bois, le chef en tête.

Alors pourquoi ses soldats ne sont pas intervenus lorsque Jim l'a ligoté (et même lorsqu'il est passé derrière lui?). Voilà, voilà, sinon il y a moins de fautes (ou alors mon radar est défectueux ^^).

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Sam 4 Oct 2008 - 14:03

Le chef fit signe à ses hommes de ne pas bouger et se dirigea vers l'arbre éternueur. [...] le bâton d'Oskenfeld revint à la charge pour cette fois-ci lui taper le menton. Le chef surpris perdit l'équilibre. Au même moment, un bruit d'explosion provint de la route, suivi des cris apeurés des hommes.

Peut-être n'est-ce pas assez clair mais les hommes apeurés, s'enfuient. Smile (cool un nouveau non ?)
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Sam 4 Oct 2008 - 14:47

Non, un qui remplaçait celui qui avait disparu. Mais je vais remettre l'ancien et créé une galerie de smileys de ce genre ^^'.
Oui, l'autre smiley est revenu.

Okay, autant pour moi. Je n'avais pas saisi qu'ils étaient partis. Ils auraient juste pu avoir peur mais rester quand même xD.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Dim 5 Oct 2008 - 9:09

Mes amis, nous arrivons à la fin... Il ne reste plus que trois chapitres. La suite est écrite mais que sur manuscrit. Pour avoir le tapuscrit, il faudra attendre les vacances d'octobre et prier pour que je réussisse à vaincre ma paresse. Mais bon, nous n'en sommes pas encore là !

Chapitre 11 : Causette avec les gnomes.
- Vous auriez vu leurs têtes lorsque j'ai lancé la grenade ! s'écria Hoppy.
Le soir après les événements qui s'étaient déroulés au village d'Apavin, Hoppy, Perkky, Jim, Oskenfeld et Alenrick se racontaient cette journée mouvementée. Ainsi certains apprirent que c'était Hoppy qui avait jeté une grenade, une petite boule de métal remplie de poudre qu'on faisait exploser en mettant le feu à une mèche, et fait déguerpir les hommes pendant que leur chef combattait Oskenfeld. Une fois tous les événements relatés et un bon repas partagé, ils réfléchirent ensemble à cette étrange histoire.
- Et les dernières paroles du chef ? demanda Alenrick.
- Oui en effet, elles étaient étranges, approuvèrent Hoppy et Perkky.
- Je suis désolé, répondit Oskenfeld, mais je ne peux, ou plutôt ne veux, rien vous dire là-dessus hormis que toute la lumière sera faite une fois arrivé chez les elfes. Je suis certain que cela va t'interroger Alenrick mais essaie de ne pas y penser.
Cela était difficile. En effet il s'interrogeait de plus en plus sur son rôle et toute l'histoire qui avait commencé ce fameux jour vers la source près de la propriété du Gros Jojo.
- Quoi qu'il en soit, dit Perkky, ce village est trop étrange pour être "naturel". Je veux dire par là qu'il n'était pas précisément sur notre route ou votre route par hasard.
- Vous pensez qu'il aurait été édifié dans le but que tout ce qui s'est passé se passe ? demanda le magicien intrigué.
- Je le pense aussi, déclara Hoppy, tout ceci est bien trop louche pour que ce soit une coïncidence. Et le chef qui semblait vous connaître ou vous attendre Oskenfeld ?
Jim avait pris une grenade dont Perkky s'était déchargé et s'amusait à la faire rouler comme une balle.
- Ne jouez pas avec cela, dit Oskenfeld avec remontrance tandis qu'il saisissait l'objet et le tendait au gnome, pour vous répondre Hoppy, non, je ne connais pas le chef mais en effet lui semblait me connaître.
Jim, honteux de s'être fait disputer comme un enfant par le magicien, se leva pour aller raviver le feu.
- Oui, tout cela est étrange, dit-il.
- D'autant plus étrange et inquiétant, dit alors Alenrick, qu'Apavin à l'envers donne "Nivapa", comme un avertissement.

Après cette remarque amusante mais inquiétante, tous continuèrent à discuter hormis Oskenfeld qui était plongé dans ses réflexions. Passèrent ainsi plusieurs minutes avant qu'il ne s'agite, semblant se réveiller :
- Si nous dormions ? Il se fait tard et il faut arriver chez les elfes au plus vite, il n'est donc pas question de flemmarder demain.
Tous approuvèrent.
- En revanche, poursuivit Oskenfeld, et suite aux événements de ces jours, je serais pour l'instauration d'une garde. Nous avons à peu près huit heures de sommeil et nous sommes quatre, car je ne souhaite pas qu'Alenrick y prenne part, ainsi chaque tour de garde durera deux heures. Qui commence ?
- Moi ! s'écria Jim en levant brusquement la main et manquant de peu le nez du magicien.
- Tiens, mais pourquoi tant d'entrain mon ami ? demanda celui-ci.
- Pour une raison bien simple : pour ce genre de chose il faut soit commencer, soit terminer. En effet, si vous commencez alors votre tour passé vous vous endormez jusqu'au matin. Si vous terminez, alors vous vous réveillez à votre tour sans avoir à vous rendormir. Par contre, si votre tour est au milieu, alors vous êtes obligé de vous réveillez après très peu de sommeil et vous devez vous rendormir à la fin ce qui est parfois difficile. Donc même si en théorie vous dormez autant dans les trois cas, le premier et le second sont plus agréables et plus sûrs. Voilà !
Tous furent amusés par cette démonstration.
- Je vois que la paresse n'est pas si inutile, dit Oskenfeld en riant, elle permet de faire de brillantes réflexions !
Ainsi Jim prit le premier tour de garde. Il s'installa, au milieu de ses compagnons endormis, pistolet sur les genoux. La nuit était douce et propice à l'endormissement mais il tint bon et après deux heures, il alla réveiller Perkky pour la relève et pour enfin, plonger dans le sommeil.

La garde de nuit se révéla inutile mais comme disait Oskenfeld : "il vaut mieux sacrifier deux heures de son sommeil plutôt que ne jamais se réveiller". Qui plus est, ce sacrifice ne se ressentait pas ou peu sur l'énergie et l'endurance du groupe. En effet, il avançait vite, bien plus vite que ce qu'avait prévu Oskenfeld. Les deux gnomes, malgré leurs courtes jambes, avançaient bien et sans se fatiguer. De plus, il était fort agréable de voyager avec eux, leur bonne humeur et leurs histoires créant une excellente ambiance. Les autres apprirent beaucoup sur la civilisation gnome, méconnue mais très utile et intéressante. Les gnomes vivaient regroupés en une communauté installée dans les Monts Poudrés, chaînes de montagne bordant la forêt de Tharbulla. Si ces monts étaient dis "poudrés", c'est parce que de nombreux gisements de minerai servant à la préparation de la poudre s'y trouvaient. C'est d'ailleurs d'elle que les gnomes avaient fait leur richesse. En effet, la capitale de la communauté contenait de nombreuses usines et manufactures où travaillaient une multitude de gnomes à la préparation et la vente de la poudre. Compte tenu du nombre restreint de gisements de minerai nécessaire à la fabrication de la poudre hors des Monts Poudrés, les royaumes avaient tout intérêt à s'en procurer auprès de la communauté gnome. C'est ainsi que celle-ci instaura bientôt un immense empire de commerce de poudre sur le continent. De plus, de nombreux gnomes se révélaient être de brillants scientifiques et inventeurs. Leurs inventions tantôt farfelues, tantôt destructrices contribuaient à montrer ce peuple comme un peuple à la pointe de la technologie. Cette technologie qui fait reculer la puissance de la magie et pouvait faire de n'importe qui un danger public. Heureusement, les gnomes savaient garder un certain sens de l'éthique et de la morale et s'ils mettaient à disposition de tous certaines innovations, celles trop dangereuses étaient bien et secrètement gardées.
- Mais ne craignez-vous pas la traîtrise de l'un des vôtres ou le vol ? demanda Jim passionné.
- Hélas quelquefois cela arrive, répondit Hoppy, l'unique fois où nous avons frôlé la catastrophe, c'était il y a une centaine d'années lorsque le mauvais roi d'Isthmeterre, Guurd le Démon, soudoya un des nôtres, un gnome de haut-rang et membre du gouvernement qui lui indiqua alors l'existence d'un canon d'une portée de plus de quatre lieues tarifaires et de ses munitions dont une seule est capable de réduire en cendres une ville aussi importante que Galmin.. Fort heureusement, le traître a été découvert et le jour où il mena les agents du roi Isthmeterrien au fond des cavernes où étaient entreposées l'arme et ses munitions, nous avons tout fait exploser ! Imaginez la puissance de l'explosion, le sommet de la montagne a tout simplement diminué de trois arpents ! Et autant vous dire que personne n'en n'est ressorti !
Il ricana à ce souvenir.
- Mais le canon ? dit Jim déçu.
- Quand nous frôlons pareilles catastrophes, imaginez les dégâts si le roi avait récupéré le canon, il ne faut pas avoir d'état d'âme et rester maître de sa raison. Cette arme était certes une brillante découverte mais elle aurait pu être responsable de la mort de milliers d'individus et cela ne doit pas être. Il fallait la détruire.
- De toutes manières, dit Oskenfeld, j'imagine que vous gardez cachées d'autres folies de ce genre ?
Il avait dit cela sur un ton proche du dégoût.
- Je ne peux pas vous le cacher Sage-Homme. En tant qu'homme de magie, vous et vos semblables gardez un oeil avisé sur nos découvertes. Mais chacun son domaine. La magie a été quelque chose de puissant mais bientôt elle sera remplacée par la technologie, tout aussi puissante et même pire. Que vous le vouliez ou non, c'est ainsi, déclara Perkky d'une voix glaciale.
- Et qu'adviendrait-il si quelqu'un associait magie et technologie ? Imaginez un canon à portée infinie et au champs de dégâts identique à la grande forêt des elfes...
- Vous savez que c'est impossible, répondit immédiatement Hoppy, à plusieurs reprises vos confrères ont tenté de le faire avec notre consentement. Le résultat a été celui que nous défendions : on ne peut pas allier magie et technologie.
La discussion semblait à présent virer au règlement de comptes.
- Une seule personne et de taille n'y a pas encore essayé, et croyez moi elle y arrivera. Le problème c'est que cette personne est malsaine.
- Face à ces doutes nous vous avons déjà répondu au dernier conseil que toutes les précautions ont été prises.
- Je l'espère, dit Oskenfeld qui redevint calme et sympathique, quoiqu'il en soit il y a des formes de magie que la science et la technologie ne parviendront jamais à expliquer et maîtriser.
- Comme ? demanda Perkky.
- L'amour, la mort et toutes ces choses absolues.
- Ah là, Oskenfeld, je crois que vous avez raison et que c'est bien ainsi.

Ainsi passa près d'une semaine durant laquelle les cinq voyageurs se rapprochèrent du village de Pousse-la-Comtesse, petite bourgade sympathique à une journée de marche de la grande forêt de Tharbulla. Ils l'atteignirent un soir et comme à l'accoutumée, leur premier réflexe fut de dénicher une auberge, chose bien facilement et rapidement faite. Une fois à l'intérieur ils commandèrent des repas et réservèrent quelques chambres, chose habituelle. Cependant, maintenant qu'ils avaient rencontré les gnomes, il leur faudrait penser à demander autre chose :
- Il nous faudrait aussi des coussins pour mettre sur les chaises des gnomes, demanda Jim à l'aubergiste en souriant.

Hoppy et Perkky mirent donc trois coussins colorés sous leurs fesses de manière à être assis à un niveau convenable à table. La discussion se poursuivit autour d'un bien bon repas et porta cette fois sur la suite du voyage. La grande forêt de Tharbulla était partagée en trois parties par deux fleuves qui se rejoignaient : l'Evado et le Silma. La partie au sud de l'Evado était celle par où arriverait la compagnie et presque aucun elfe n'y vivait. Des bûcherons et leurs campements s'y trouvaient mais fort amicaux, ils ne seraient pas un problème. La partie au nord de l'Evado était donc séparée en deux par le Silma. La partie ouest était habitée par quelques elfes mais c'était la partie est qui intéressait le plus Oskenfeld. En effet, au pied des Monts Poudrés s'étendaient les bois où vivait la majorité des elfes et en son coeur se trouvait le Maldganëa, l'arbre mère des elfes. C'est autour de celui-ci que s'étendait la capitale dans laquelle siégeait la reine Mamane I. Elle était très appréciée par ses sujets et elle régnait sans problème sur Tharbulla depuis près de cinq cent ans. A l'âge de sept-cent trente-deux ans, elle commençait à se faire vieille même pour un elfe, aussi sa fille Justinielle s'apprêtait à reprendre le trône. Cette dernière était une semi-elfe car son père n'était autre qu'un homme, depuis longtemps décédé mais qui avait su régner aux côtés de la reine Mamane avec grandeur. Hélas pour Justinielle, elle n'avait hérité de la race des elfes que sa grande beauté et tout le reste elle le tenait de la race humaine. Ainsi sa durée de vie serait-elle semblable à celle d'un homme. Cela faisait dix-sept ans qu'elle était née, peu de temps avant la mort de son père au combat. Ce serait donc la première fois que le peuple elfe serait gouverné par une souveraine à l'espérance de vie aussi courte.
- On va donc arriver là-bas durant une passation de pouvoir, ça va être beau ! râla Jim tout en mangeant.
- Allons, allons, je n'ai pas dit cela, répliqua Oskenfeld, la reine Mamane a encore quelques mois devant elle avant de laisser le trône à sa fille.
Jim grogna pour seule réponse.
- Bon je vais aller commander les provisions pour le voyage. Donnez-moi vos sacs Jim et Alenrick. Hoppy et Perkky voulez-vous aussi vous réapprovisionner ?
- Nous vous suivons.
Jim et Alenrick continuèrent de manger tout en discutant. Bientôt, Oskenfeld, encadré par les deux gnomes, revint. Ils se rassirent.
- Eh bien Jim, c'est le fait de manger qui vous fait suer autant ? demanda le magicien.
- Oh non, c'est la chaleur de la salle.
- Bref, nous avons donc commandé pour deux semaines de provisions. D'ici là, nous devrions avoir atteint un campement bûcheron où j'ai une connaissance. Nous nous y réapprovisionnerons.
Hoppy fouilla son sac et en sortit une petit boîte :
- Avant le dodo du soir, ça intéresse quelqu'un un petit poker ? demanda-t-il en agitant le jeu de carte.
Tous approuvèrent.
- C'est parti !

Après plusieurs parties presque toutes remportées par Hoppy, le petit groupe décida d'aller se coucher.
- Aha, pas mal le carré d'as ! dit Hoppy à Alenrick en lui mettant un léger coup de coude.
Seules quatre chambres avaient été réservées, les gnomes désirant une chambre pour deux. Les chambres étaient plutôt coquettes : un lit au matelas confortable, une armoire de bois, un fauteuil, un guéridon sur lequel reposait un vase contenant des fleurs, remplissaient chacune d'elles. Alenrick après s'être déshabillé et avoir fermé les volets de la fenêtre, se coucha et s'endormit presqu'aussitôt.
- Ce sont des oiseaux-rock, dit un homme avec un chapeau marron en pointant du doigt des petits points noirs dans le ciel ensoleillé.
Les rocks volaient doucement autour du sommet d'une haute, très haute montagne. Alenrick était au pied de celle-ci avec cet étranger, Jim et les deux gnomes. Il y avait aussi d'autres individus parmi lesquels un homme de haute stature, jeune, il semblait fort malgré son apparence svelte. Sa chevelure mi-longue et châtain clair laissait voir des oreilles aux extrémités pointues. Visiblement cette personne était un elfe. Ses vêtements riches aux couleurs rouge et noire indiquaient qu'il était de haut rang. Sa longue cape verte claquait dans le vent, laissant voir un long sabre dans son fourreau accroché à une ceinture d'or.
- Ca me connaît la montagne ! dit une voix assez rauque.
Un nain s'était approché de l'elfe. De forte carrure, il avait une chevelure et une barbe épaisses grisonnantes. Il portait des vêtements marrons et des protections de cuir. Il tenait sous son bras un petit heaume de fer et il s'appuyait sur une hache de combat.
- Allez me chercher mon arc s'il vous plaît, lui demanda l'elfe d'une voix claire.
Le nain fit volte-face et partit en sifflotant. Alenrick vit alors la dernière personne jusqu'à alors inconnue du groupe. C'était une fille, une jeune fille d'à peu près son âge. Elle n'était guère plus petite que lui et avait une taille de guêpe. Elle marchait en direction d'Alenrick, ses cheveux bruns tombant sur ses épaules à peine agités par son pas léger. Elle était belle dans une tenue verte des plus seyantes. Lorsque ses jolis yeux marron et profonds entrèrent en contact avec ceux d'Alenrick, le jeune homme sentit son coeur battre un peu plus fort dans sa poitrine. Elle lui sourit délicieusement puis soudain il ne vit plus rien.
Allongé sur son lit, il sourit à son tour, endormi.
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Dim 5 Oct 2008 - 18:24

Ne serait-ce pas la princesse elfe, Justinielle?
Ah la la, pas mal ce morceau. Je trouve qu'il coule bien, enfin qu'il se laisse bien lire.
Vous pensez qu'il aurait été édifié dans le but que tout ce qui s'est passé se passe ?
Juste cette phrase... j'avoue qu'elle est bizarre. Elle n'est ni grammaticalement ni orthographiquement incorrecte, mais elle ne me plaît pas. Je serais toi, je la changerais. Mais après, tu n'es pas moi ^^'.

Enfin, bien sympa aussi la civilisation gnome et le petit coup du magie VS technologie. On dirait que ça rappelle la guerre L VS S XD.
Bref, la suite, même si on arrive bientôt à la fin de tes écrits numériques ^^'.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Sam 11 Oct 2008 - 9:34

Chapitre 12 : Escapades nocturnes.

La princesse semi-elfe, couchée dans un lit aux draps de soie se réveilla brusquement. Elle se le va vivement et, sa robe de chambre bleu ciel virevoltant, s'élança dans le couloir. Après avoir dévalé quelques marches, elle entra précipitamment dans une chambre dans laquelle se tenait un grand lit sur lequel se reposait une elfe aux cheveux d'ébène.
- Maman ! s'écria la princesse en se jetant sur le lit, il arrive, il a été choisi !
La reine s'assit sur sa couche :
- Qui ça ? demanda-t-elle.
- Le second joueur, celui qui pourra nous débarrasser de Turaniskuron ! C'est un garçon de mon âge, il est brun et semble tout timide.
La princesse sourit à sa mère surprise.
- Mais comment sais-tu cela Justi ?
- Je l'ai vu, ou plutôt j'en ai rêvé. Il était avec plusieurs personnes dont moi. Il y avait aussi Elmiras, tu sais le professeur.
Elle avait prononcé tout cela d'un ton qui laissait entendre que c'était évident.
- J'espère que tu as raison ma fille, dit la reine en lui caressant les cheveux, depuis le temps que nous l'attendions celui-là. Il est mignon au moins ?
La princesse réfléchit un court instant :
- On va dire qu'il est pas mal.
- Que ça ? Espérons que tu ais mal vu. Enfin, nous verrons. Allez, retourne te coucher.
- Bonne nuit maman, dit la princesse en sortant.
- Bonne nuit Justi... Et fais de beaux rêves.
Une fois la reine seule dans sa chambre, elle se lava et se dirigea vers la fenêtre. On frappa à la porte.
- Entrez !
La porte grinça. Un elfe s'avança.
- Madame, désolé de vous déranger si tard mais un messager vient d'arriver et m'a demandé de vous remettre cela en toute urgence.
Il sortit de sa poche un rouleau de papier qu'il tendit à la reine. Celle-ci se retourna et prit l'objet. Après l'avoir lu, elle déclara :
- Très bien, merci. Vous pouvez disposer.
- Bonne nuit madame.
L'elfe sortit et claqua doucement la porte. La reine se dirigea alors vers une autre porte et frappa délicatement à celle-ci.
- Nesse ! appela-t-elle.
La porte s'ouvrit peu de temps après. La fidèle servante de la reine, le visage ridée par l'âge, apparut dans l'embrasure de la porte.
- Je suis qu'il est très tard mais j'ai reçu à l'instant un message d'un vieil ami m'annonçant se venue avec deux compagnons. Ils doivent être à présent à quelques jours de pénétrer en Tharbulla. Je souhaiterait que demain vous alliez voir le général Agatos et lui demandiez d'envoyer une petite escorte à la rencontre de mon ami nommé Oskenfeld Gwardir et ses compagnons Jim de la Plaine et Alenrick Felhmor.
- Bien Madame, cela sera fait demain matin, bonne nuit.
- Bonne nuit.
La reine referma la porte et s'allongea sur son lit. Pendant plusieurs secondes, elle resta ainsi, les yeux fermés, perdue dans ses pensées.
- Salut, Reine Mamane, dit soudainement une voix féminine.
La reine se redressa, surprise et apeurée. Assise dans le fauteuil dans le coin à droite de l'entrée, une femme à l'apparence sombre et inquiétante fixait la reine. Elle avait de long cheveux noirs teintés de mèche blanche, son regard était glacial et sa peau semblait bien blanche comparée à ses vêtements noirs.
- Befalda ?! s'écria la reine, comment es-tu rentrée ??
La femme croisa les jambes et sourit :
- Par la porte. Rassure toi, je n'ai fait de mal à personne mais je et conseille de revoir ta garde rapprochée, elle a – elle marqua une pause – des tendances somnolantes.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
La reine se tenait à présent debout, en chemise de nuit, appuyé à une commode.
- Je suis venue te dire ce que tu sais déjà, à savoir que le jeu à presque totalement commencé. Or comme tu es une personne importante dans celui-ci, je voulais te souhaiter bonne chance.
- La sympathie étant une qualité inexistante chez toi, cela m'inquiète.
Discrètement, elle fouillait dans le tiroir de la commode. Elle trouva enfin le petit poignard caché sous les vêtements.
- Oh, vraiment ? Tu devrais plutôt me remercier car de la chance, tu vas en avoir besoin.
Befalda éclata d'un rire discret tout en relevant la tête, les yeux rivés sur le plafond. La reine n'hésita pas. Elle bondit comme un chat et très vite, elle se retrouva sur les genoux de Befalda, lui agrippant les chevaux et lui planquant le couteau sous la gorge.
- Alors écoute bien maintenant Cocotte, dit la reine menaçante, tu vas aller dire à l'ami Turaniskuron que nous allons lui botter les fesses et malgré mes 732 ans, je suis encore capable de saigner un de ses laquais, d'accord ?
Befalda, qui ne s'attendait pas à cela et honteuse de s'être fait avoir, regarda la reine droit dans les yeux.
- Je ne suis pas un laquais ! dit-elle tout en lui crachant au visage.
Son bras droit commençait à glisser de sous la cuisse de la reine.
- D'accord ? redemanda celle-ci en tirant un peu plus sur les cheveux.
Befalda, un bras libre, la renversa soudainement et s'élança vers la porte. La reine, après avoir rouler sur le sol, se releva tout en lançant son poignard vers la porte mais il se figea dans le bois. Befalda avait disparue. Nesse apparue.
- Tout va bien Madame ? Que vous est-il arriver ?
- Rien de grave, répondit celle-ci, je veux toute ma garde personnelle dans la salle de réunion dans dix minutes, allez prévenir le capitaine.
- Bien Madame.
La vieille servante sortit. La reine s'habilla alors d'une splendide robe blanche et arrangeant sa chevelure, sortit à son tour. Avant de s'élancer dans le couloir, elle ne manqua pas de donner un coup de pied dans les côtes du garde qui dormait à l'entrée.

La salle de réunion était une pièce presque carré. Contre le mur nord siégeait un immense tronc d'arbre qui s'étendait du sol au plafond. Dans l'espace que ce tronc n'occupait pas, se trouvait une longue table et ses multiples sièges. Assise sur l'un d'eux, la Reine Mamane posait un regard assassin sur chacun de ses gardes, debout devant elle.
- Je ne suis pas satisfaite du tout, dit-elle fermement, une personne très dangereuse et très recherchée à réussi à s'introduire dans mes appartements privés !
Les gardes ne pipaient mot.
- Alors écoutez bien, poursuivit la souveraine, dans moins d'un mois va vous être révélé quelque chose qui va changer vos vies et alors, vous resterez éveillé en poste de garde autant pour moi que pour vous. D'ici ce temps, je serai intransigeante sur ma sécurité et celle de ma fille. Je passe l'éponge pour cette fois mais dorénavant, sachez-le, à la moindre erreur, le responsable sera purement et simplement sujet à de lourdes, très lourdes sanctions. Est-ce clair ?
Tous les soldats approuvèrent d'un hochement de tête.
- Bien, vous pouvez disposer et retourner à vos postes.

A quelques arpents de la salle de réunion, dans sa chambre, la princesse Justinielle avait abandonné sa tenue de nuit pour des vêtements plus moulants, dans lesquels elle était plus à l'aise. Elle sortit une fine corde d'un tiroir et s'aida de celle-ci pour sortir par la fenêtre qui se trouvait facilement à quatre perche-du-roi du sol. Ses pieds atteignirent néanmoins l'herbe fraîche du jardin et presque aussitôt, une silhouette apparue de derrière un arbre.
- Etes-vous prêtes Princesse ? demanda une voix masculine.
Justinielle rejoignit l'homme et ils s'enfoncèrent dans la nuit.
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Dim 12 Oct 2008 - 16:20

der Träumer a écrit:Chapitre 12 : Escapades nocturnes.

La princesse semi-elfe, couchée dans un lit aux draps de soie se réveilla brusquement. Elle se leva vivement et, sa robe de chambre bleu ciel virevoltant, s'élança dans le couloir. Après avoir dévalé quelques marches, elle entra précipitamment dans une chambre dans laquelle se tenait un grand lit sur lequel se reposait une elfe aux cheveux d'ébène.
- Maman ! s'écria la princesse en se jetant sur le lit, il arrive, il a été choisi ! (je verrais plus un "Mère!")
La reine s'assit sur sa couche :
- Qui ça ? demanda-t-elle.
- Le second joueur, celui qui pourra nous débarrasser de Turaniskuron ! C'est un garçon de mon âge, il est brun et semble tout timide.
La princesse sourit à sa mère surprise.
- Mais comment sais-tu cela Justi ?
- Je l'ai vu, ou plutôt j'en ai rêvé. Il était avec plusieurs personnes dont moi. Il y avait aussi Elmiras, tu sais le professeur.
Elle avait prononcé tout cela d'un ton qui laissait entendre que c'était évident.
- J'espère que tu as raison ma fille, dit la reine en lui caressant les cheveux, depuis le temps que nous l'attendions celui-là. Il est mignon au moins ?
La princesse réfléchit un court instant :
- On va dire qu'il est pas mal.
- Que ça ? Espérons que tu ais mal vu. Enfin, nous verrons. Allez, retourne te coucher.
- Bonne nuit maman, dit la princesse en sortant.
- Bonne nuit Justi... Et fais de beaux rêves.
Une fois la reine seule dans sa chambre, elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. On frappa à la porte.
- Entrez !
La porte grinça. Un elfe s'avança.
- Madame, désolé de vous déranger si tard mais un messager vient d'arriver et m'a demandé de vous remettre cela en toute urgence.
Il sortit de sa poche un rouleau de papier qu'il tendit à la reine. Celle-ci se retourna et prit l'objet. Après l'avoir lu, elle déclara :
- Très bien, merci. Vous pouvez disposer.
- Bonne nuit madame.
L'elfe sortit et claqua doucement la porte (claquer et doucement... ça ne va pas ensemble. "et referma doucement..."). La reine se dirigea alors vers une autre porte et frappa délicatement à celle-ci.
- Nesse ! appela-t-elle.
La porte s'ouvrit peu de temps après. La fidèle servante de la reine, le visage ridée par l'âge, apparut dans l'embrasure de la porte.
- Je sais qu'il est très tard mais j'ai reçu à l'instant un message d'un vieil ami m'annonçant sa venue avec deux compagnons. Ils doivent être à présent à quelques jours de pénétrer en Tharbulla. Je souhaiterais que demain vous alliez voir le général Agatos et lui demandiez d'envoyer une petite escorte à la rencontre de mon ami nommé Oskenfeld Gwardir et ses compagnons Jim de la Plaine et Alenrick Felhmor.
- Bien Madame, cela sera fait demain matin, bonne nuit.
- Bonne nuit.
La reine referma la porte et s'allongea sur son lit. Pendant plusieurs secondes, elle resta ainsi, les yeux fermés, perdue dans ses pensées.
- Salut, Reine Mamane, dit soudainement une voix féminine.
La reine se redressa, surprise et apeurée. Assise dans le fauteuil dans le coin à droite de l'entrée, une femme à l'apparence sombre et inquiétante fixait la reine. Elle avait de long cheveux noirs teintés de mèches blanches, son regard était glacial et sa peau semblait bien blanche comparée à ses vêtements noirs.
- Befalda ?! s'écria la reine, comment es-tu rentrée ??
La femme croisa les jambes et sourit :
- Par la porte. Rassure toi, je n'ai fait de mal à personne mais je et conseille de revoir ta garde rapprochée, elle a – elle marqua une pause – des tendances somnolentes.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
La reine se tenait à présent debout, en chemise de nuit, appuyée à une commode.
- Je suis venue te dire ce que tu sais déjà, à savoir que le jeu a presque totalement commencé. Or comme tu es une personne importante dans celui-ci, je voulais te souhaiter bonne chance.
- La sympathie étant une qualité inexistante chez toi, cela m'inquiète.
Discrètement, elle fouillait dans le tiroir de la commode. Elle trouva enfin le petit poignard caché sous les vêtements.
- Oh, vraiment ? Tu devrais plutôt me remercier car de la chance, tu vas en avoir besoin.
Befalda éclata d'un rire discret tout en relevant la tête, les yeux rivés sur le plafond. La reine n'hésita pas. Elle bondit comme un chat et très vite, elle se retrouva sur les genoux de Befalda, lui agrippant les chevaux et lui planquant le couteau sous la gorge.
- Alors écoute bien maintenant Cocotte, dit la reine menaçante, tu vas aller dire à l'ami Turaniskuron que nous allons lui botter les fesses et malgré mes 732 ans, je suis encore capable de saigner un de ses laquais, d'accord ?
Befalda, qui ne s'attendait pas à cela et honteuse de s'être fait avoir, regarda la reine droit dans les yeux.
- Je ne suis pas un laquais ! dit-elle tout en lui crachant au visage.
Son bras droit commençait à glisser de sous la cuisse de la reine.
- D'accord ? redemanda celle-ci en tirant un peu plus sur les cheveux.
Befalda, un bras libre, la renversa soudainement et s'élança vers la porte. La reine, après avoir roulé sur le sol, se releva tout en lançant son poignard vers la porte mais il se figea dans le bois. Befalda avait disparue. Nesse apparut.
- Tout va bien Madame ? Que vous est-il arrivé ?
- Rien de grave, répondit celle-ci, je veux toute ma garde personnelle dans la salle de réunion dans dix minutes, allez prévenir le capitaine.
- Bien Madame.
La vieille servante sortit. La reine s'habilla alors d'une splendide robe blanche et arrangeant sa chevelure, sortit à son tour. Avant de s'élancer dans le couloir, elle ne manqua pas de donner un coup de pied dans les côtes du garde qui dormait à l'entrée.

La salle de réunion était une pièce presque carrée. Contre le mur nord, siégeait un immense tronc d'arbre qui s'étendait du sol au plafond. Dans l'espace que ce tronc n'occupait pas, se trouvait une longue table et ses multiples sièges. Assise sur l'un d'eux, la Reine Mamane posait un regard assassin sur chacun de ses gardes, debout devant elle.
- Je ne suis pas satisfaite du tout, dit-elle fermement, une personne très dangereuse et très recherchée a réussi à s'introduire dans mes appartements privés !
Les gardes ne pipaient mot.
- Alors écoutez bien, poursuivit la souveraine, dans moins d'un mois (on?) va vous être révélé quelque chose qui va changer vos vies et alors, vous resterez éveillés en poste de garde autant pour moi que pour vous. D'ici ce temps, je serai intransigeante sur ma sécurité et celle de ma fille. Je passe l'éponge pour cette fois mais dorénavant, sachez-le, à la moindre erreur, le responsable sera purement et simplement sujet à de lourdes, très lourdes sanctions. Est-ce clair ?
Tous les soldats approuvèrent d'un hochement de tête.
- Bien, vous pouvez disposer et retourner à vos postes.

A quelques arpents de la salle de réunion, dans sa chambre, la princesse Justinielle avait abandonné sa tenue de nuit pour des vêtements plus moulants, dans lesquels elle était plus à l'aise. Elle sortit une fine corde d'un tiroir et s'aida de celle-ci pour sortir par la fenêtre qui se trouvait facilement à quatre perche-du-roi du sol. Ses pieds atteignirent néanmoins l'herbe fraîche du jardin et presque aussitôt, une silhouette apparut de derrière un arbre.
- Êtes-vous prêtes Princesse ? demanda une voix masculine.
Justinielle rejoignit l'homme et ils s'enfoncèrent dans la nuit.

Hé, j'ai appliqué ma nouvelle technique de correction. A savoir:
-le rouge: pour tous les commentaires, les fautes d'orthographe lorsqu'il manque une lettre ou une faute d'accord dans les verbes. C'est toujours un rajout.
-Le bleu quand il y a des répétitions
-Le vert quand il y a une lettre (ou un mot) en trop.

Bref ceci étant, j'aime bien ce revirement de positionnement de l'histoire. On retrouve un peu d'ardeur. On dirait que tu... prends un bon coup d'inspiration. Donc ça me plaît Wink.
Ce qui me plaît moins, c'est le langage de Madame La Reine Mamane. Au début je t'ai dis que je verrais plus un "mère" qu'un "Maman" pour la fille. Nous sommes dans un milieu noble, princier et royal qui plus est. Le vocabulaire ne doit pas être similaire à celui employé dans le peuple. Autant dire que je reverrai le discours de la Reine à la Befalda ainsi que celui à ses soldats Wink.
Ceci étant, la fin est intrigante. Encore un nouveau personnage? Et que manigance la princesse avec lui?

Voilà à peu près mon avis Smile.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Dim 12 Oct 2008 - 16:41

Le langage de la Reine est si choquant que ça ? Pour le discours à Befalda, ok. Mais bon, c'est sous le coup de la colère...
Enfin bon, à voir. Et pour le système de correction, c'est sympa.
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Dim 12 Oct 2008 - 17:10

Oui, j'en avais marre de marquer manuellement le "strike" (qui a disparu des boutons de la nouvelle zone de saisie --"). Donc voilà, maintenant c'est plus concret aussi.

Oui, le langage de la Reine m'a "dérangé". Ce n'est pas non plus à montrer du doigt hein ^^'. Mais pour moi, une reine, surtout quand elle est elfe, a une aisance du vocabulaire bien supérieure au nôtre, elle parle bien en toute circonstance (et surtout une reine) ... en gros, elle a de la grâce (à ne pas confondre avec "grasse" ^^).

Mais bon, sinon par contre, j'ai bien aimé le changement de situation. Peut être que le fait de trop rester sur les voyageurs pourrait lasser...

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Sam 18 Oct 2008 - 10:04

Et voilà. Dernier chapitre - pour le moment -. La suite dans une bonne semaine, pendant les vacances...

Chapitre 13 : Des réponses...
Toc-toc-toc... Alenrick se réveilla en sursaut. La chambre était éclairée d'une douce lumière qui se glissait d'entre les volets et les murs. Alenrick s'assit dans son lit avant de crier :
- Entrez !
Mais la porte ne s'ouvrit pas.
- C'est moi, Jim, dit celui-ci derrière la porte, je suis venu vous réveiller car il est tard et vous n'avez toujours pas pris votre petit déjeuner... Nous vous attendons en bas.
Alenrick l'entendit repartir. Il se leva puis s'habilla, fit rapidement son lit et, saisissant rapidement son sac, il descendit rejoindre ses compagnons dans la salle à manger de l'auberge. Ils étaient installés autour de la table de la veille avec un copieux petit-déjeuner. Alenrick jeta un coup d'oeil à la grosse pendule qui indiquait 8 heures. D'ordinaire ils partaient une heure plus tôt.
- Bonjour, dit-il, désolé du retard mais j'étais tellement bien.
- Aucune importance, répondit Oskenfeld tout en le servant de café, ce soir nous serons dans la Tharbulla et nous aurons alors tout notre temps et point de souci.
- Pas de souci ? demanda Hoppy assit sur trois cousins rouges, en êtes vous sûrs ?
- Non évidemment, dans notre monde, le doute est bien souvent salutaire mais l'espoir n'en est pas moins...
- Allons, allons, interrompit Perkky, le doute est rarement « salutaire » comme vous dîtes, il est plutôt risqué...
S'engagea alors une rude discussion entre Oskenfeld et les deux gnomes.
- Ah, soupira Jim à côté d'Alenrick, les débats philosophique au petit déjeuner, j'adore !

La matinée était déjà bien avancée lorsque la discussion prit fin. Après avoir payé l'aubergiste, les cinq compagnons se mirent en route, direction la forêt à cinq lieu tarifaires. Sans raison apparente, tous se sentaient heureux et joyeux.
- Mais j'y pense, dit Hoppy tout en marchant aux côtés d'Oskenfeld, vous ne nous avez pas dit pourquoi vous vous rendez aussi chez les elfes...
- Oh, répondit le magicien, nous y allons pour des affaires personnelles.
Le gnome comprit qu'il n'en apprendrait pas plus à ce sujet.
- Soit, dit-il, vous comprendrez que j'essaie d'en savoir un peu plus sur vous. Après tout, nous avons décidé de faire route ensemble au sortir d'un fossé.
Ils rirent.
- Au fait, poursuivit Hoppy, j'ai cru comprendre que vous veniez de l'Etat du Versant, Jim ?
Jim fit crisser sa courte barbe à travers ses doigts.
- Oui c'est exact, répondit-il, ma famille y vit depuis très longtemps et y a une certaine importance. Mon père, Armand De La Plaine, est d'ailleurs le président de l'Assemblée et ma mère travaille aussi au gouvernement. J'étais en visite chez ma tante à Galmin lorsque Oskenfeld m'a demandé de l'accompagner. Cela a fait une parfaite excuse pour quitter cette méchère !
- Oh, la vielle Charlotta n'est pas si terrible ! dit Oskenfeld.
- Non... vous croyez ? demanda Jim en riant.
Il était bientôt l'heure du déjeuner et tous commençaient à chercher un coin pour manger.
- Et vous Alenrick, d'où venez-vous ? demanda Perkky.
- Oh moi, je viens du Royaume de Synval, plus précisément d'Hippéron. C'est un village au bord de Rivana...
- Désolé de t'interrompre, s'excusa Jim, mais ce coin est parfait pour déjeuner.
Ils s'installèrent sur l'herbe et sortirent les provisions.
- Et ta famille ? demanda Perkky à Alenrick tout en commençant à manger.
- Eh bien mon père est Miros Felhmor, le chef-magicien des compagnons de l'herboristerie. Il est actuellement sur l'île du Volcan pour des recherches. Ma mère quant à elle se nomme Elmie, elle est médecin et est partie depuis quelques mois à l'Etat du Versant pour un colloque. C'est pourquoi je vis avec mon oncle Sidenham, l'herboriste d'Hippéron, pour le moment.
- Elmie Felhmor... Tu dis qu'elle est médecin ? demanda Hoppy, n'aurait-elle pas été chez les Nains du Nord il y a deux ans ?
Alenrick termina de mâcher son morceau de pain avant de répondre :
- Oui, pourquoi ? Vous l'avez rencontrée ?
- Je pense bien, elle nous avait soignés tous les deux après qu'une de nos inventions, qui devait être présentée au roi Nain ait explosé. C'est une femme d'environ quarante ans, aux cheveux bruns et assez courts et pas très grande ?
- C'est absolument ça ! C'est bien ma mère que vous avez dû rencontrer ! Si je m'attendais à ça !
Ils continuèrent de déjeuner ainsi, en discutant de choses et d'autres. Bientôt, ils se remirent en route. A mesure qu'ils se rapprochaient de la grande forêt de Tharbulla, le paysage se faisait plus vallonné et verdoyant.
- Je suppose que les elfes parlent une langue différente de la notre, déclara Alenrick.
- Bien sûr, dit Oskenfeld, mais rassure-toi, ils parlent aussi très bien la notre.
- De toute façon qu'elle importance ?
- Vous en demandez l'importance, Jim ? demanda Oskenfeld.
- Je n'ai rien demandé du tout...
Jim s'était retourné vers Oskenfeld et vit qui avait parlé à sa place. Le Moine de l'eau se tenait derrière eux. Aucun d'entre eux ne s'était rendu compte de sa présence.

Immédiatement, tous se placèrent derrière Oskenfeld, qui fit face à l'intrus qui rit :
- Regardez ça ! s'écria-t-il, cette petite bande de fous qui partent tranquillement en villégiature chez les elfes... pitoyable.
- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda aussitôt Oskenfeld en grognant.
Il se mit en position de combat.
- Ce que je veux ? Je veux m'expliquer... Parce que je suis certain que vous devez vous poser beaucoup de questions, surtout toi – il désigna Alenrick - ... Et pas de panique ! Je ne veux pas batailler... ou pas pour le moment.
Un silence s'installa, chacun observant la scène.
- Bon... par où commencer, reprit le Moine, ah ! Oui, bien sûr, le meilleur... Le joli massacre des ces pauvres gueux de Sasume...
- C'était vous ?!!
Alenrick voulut se ruer sur le Moine mais Oskenfeld le retint en barrant sa route avec son bras.
- Oui c'était moi, répondit-il avec un rictus, et toit la cible bien sûr... Je ne pensais pas que l'attaque ferait autant de morts... Mais enfin, je ne vais pas m'en plaindre...
- Les troupes du roi attraperons les bandits et vous aussi ! s'écria Alenrick surpris devant tant d'audace.
Mais le Moine rit encore plus :
- Les bandits ? Mais enfin, comment attraper ce qui n'existe pas... ou plus ? Et moi ? C'est sûrement plus probable mais cela m'étonnerait grandement...
- Vous voulez dire que vous avez utilisé des geistwächters ? demanda Oskenfeld.
Le magicien parut soudainement effrayé mais rapidement il reprit son air colérique.
- Bien sûr, pour la première, il fallait faire grand... Mais je pense que j'ai fait mieux à Apavin, non ?
Un puissant rire s'éleva soudain du petit groupe. C'était Jim qui s'esclaffait.
- Alors là... le coup de la sieste... C'était vous ?! Mais vous n'avez rien trouver de mieux ?!
Le Moine sembla quelques peu gêné.
- Oui... Bon, je sais. Ce n'était pas très recherché mais j'avais peu de temps...
A peine eut-il fini sa phrase qu'il s'élança sur Oskenfeld, dégainant sa fine et longue épée bleu clair. Le magicien, dont les réflexes étaient encore vifs, contra le coup tout en criant aux autres :
- Partez ! La forêt n'est plus très loin ! J'arrive !
Etrangement, ils s'exécutèrent tous tandis que le combat prenait des allures magiques. Ils grimpèrent une petite colline et, en contre-bas, à environ dix arpents, s'étendait la forêt. Tandis qu'ils s'élançaient dans sa direction, ils entendirent les bruits du combat s'intensifier. Pensant trouver de l'aide dans la forêt, ils ne tardèrent pas à y pénétrer. Hélas, personne ne s'y trouvait immédiatement.
- Qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on fait ?? demanda Jim affolé.
Je n'en sais rien ! répondit Alenrick catastrophé lui aussi, continuons !
Et ils continuèrent, les sons du combat étant depuis longtemps inaudibles. Enfin, s'engouffrant dans une petite clairière ensoleillée, ils trouvèrent un bûcheron en plain travail. Cet homme était grand et fort, des gilets et des braies de laine l'habillait.
- Vite, vite, il nous faut de l'aide ! s'écria Jim, un des nôtres est attaqué à la lisière !
Le bûcheron les regarda étrangement. Alenrick pensait : « pourvu qu'il parle notre langue, pourvu qu'il parle notre langue... »
- J'arrive, dit enfin le bûcheron.

Ils firent donc le chemin en sens inverse accompagnés du bûcheron qui avait garder sa grosse hache. Ils grimpèrent la colline, non sans peine, mais hélas il n'y avait aucun signe du Moine Noir ni d'Oskenfeld. Les seules traces visibles du combat étaient une flaque d'eau ainsi que des zones d'herbe brûlée.
- Mais enfin, qui était votre ami et qui l'a attaqué ? demanda le bûcheron, il n'y a aucune trace de sang ni de créature...
- Le combat qui s'est déroulé ici a opposé deux magiciens, répondit Jim.
Les autres avaient commencé à chercher des indices sur le sol.
- Deux magiciens ! s'exclama le bûcheron, je n'aime pas me mêler de leurs affaires...
- Mais il s'agit d'Oskenfeld ! protesta Jim, il nous a dit qu'il connaissait certains d'entre vous...
Le bûcheron sembla réfléchir un instant tout en grattant sa barbe hirsute.
- Oskenfeld... Oskenfeld..., marmonna-t-il, je le connais en effet mais cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vus...
Alenrick et les deux gnomes commencèrent à crier le nom du magicien.
- Voulez-vous un conseil ? Proposa le bûcheron, connaissant Oskenfeld, le mieux que l'on puisse faire est de retourner chez moi. Je suis le premier habitant côté Ouest, il passera donc chez moi avant de continuer...
Jim réfléchit à cette proposition. Il savait bien au fond de lui qu'ils avaient peu de chance de retrouver le magicien. Ce serait plutôt lui qui les retrouverait. Jim appela les autres et ensemble ils décidèrent de suivre l'avis du bûcheron. Ils retournèrent donc dans la petite clairière où il les invita à entrer dans sa modeste habitation. Celle-ci était constituée de gros troncs d'arbre empilés les uns sur les autres. A l'intérieur, une unique unique faisait office de chambre, de cuisine et de salle à manger. Après les avoir invité à s'asseoir, le bûcheron offrit du vin, qu'il avait tiré d'un énorme tonneau, à ses invités.
- Bien, dit-il après s'être assis, vous allez peut-être pourvoir me raconter toute l'histoire à présent...
Ils le firent, mais sans rentrer dans les détails évidemment. Néanmoins, le bûcheron sembla satisfait. Cela devait rompre sa monotonie quotidienne qui, comme il vint à le dire, consistait essentiellement à stocker du bois pour sa propre consommation mais aussi pour la vente.
- La communauté bûcheronne à conclue des accords avec les elfes. Nous, nous coupons les arbres qu'ils ont préalablement choisis et préparés, et eux, ils en replantent et les améliorent grâce à leur magie...
Les autres hachait la tête de haut en bas mais leurs pensées étaient focalisées sur Oskenfeld. Alenrick ne tenait plus en place.
- Bon, Oskenfeld ne revient pas...
Le silence s'installa.
- Oui mais bon, on ne va pas errer dans les environs pendant le reste de la journée, justifia Jim gêné.
- Comment ça ! s'exclama Alenrick, il est de nos amis. Il se peut qu'il soit agonisant dans un fossé à moins d'un arpent d'ici !
Les deux gnomes approuvèrent.
- Ne vous inquiétez pas, calma le bûcheron, il va revenir bientôt. Aussi vrai que je m'appelle Samson.
Mise à part Jim, les autres étaient loin d'être rassurés.
- Où peut-on rencontrer les premiers elfes ? demanda Alenrick.
- Eh bien..., répondit Samson surpris par cette question, il faut passer l'Evado, à un peu plus d'une semaine...
Tous semblaient à présent attendre la réaction d'Alenrick qui semblait avoir une idée.
- Bon, dit-il, voilà ce que je vous propose : on, retourne à la recherche d'Oskenfeld, ou tout du moins d'une trace, puis si ce soir il n'y a rien, nous continuons le trajet en direction des elfes...
- Mais, sans guide ?
- Si, vous Jim, vous devez connaître le chemin ?
- Euh... non.
Tout le projet sembla s'effondrer.
- Je ne peux pas vous accompagner, dit Samson, mais je connais un ami qui...
- Eh bien voilà ! s'exclama Alenrick ravi, allez hop ! Tout le monde dehors !
Sur ce, il sortit.

Le soleil inondait la clairière de sa lumière chaleureuse tandis qu'Alenrick prenait un bol d'air sur le pas de la porte. Il commençait à en avoir assez de toute cette histoire. Cela faisait beaucoup d'évènement extraordinaires et pénibles en si peu de temps. De plus, les « cachotteries du vieux » l'énervaient de plus en plus. Aussi avait-il décidé qu'une fois Oskenfeld retrouvé vivant, il le sommerait de tout lui expliquer sous peine de l'abandonner. Il ne craignait plus de partit seul pour Hippéron. Il se lassait tellement de tout cela que le danger ne l'inquiétait plus. « Mais pourtant, toute cette histoire qui tourne autour de moi et Turaniskuron.... dans quoi suis-je parti avec ce serpent à la noix ? A mon avis, je dois avoir une importance et certains veulent m'éliminer ! Mais pourquoi ? Je n'ai rien de spécial ? Si ! Mes pouvoirs récents... pourquoi ? », pensait-il souvent.
Il fut tiré de ses pensées par la porte qui s'ouvrit.
- Eh bien, dit Jim à Alenrick, on n'est pas encore à la chasse ?
Sur ce, il éclata d'un rire moqueur.
- Non, j'attendais mes chiens ! répondit le jeune homme vexé.
Il partit droit devant lui en direction du bois. « Non mais attend, alors d'un coté il se moque de retrouver Oskenfeld, et après il se plaint que ça ne va pas assez vite ! La bêtise est une vraie maladie chez lui ! »
Il avançait et avançait encore, l'esprit tourmenté par ses idées qui s'agençaient puis éclataient sans jamais qu'il ne puisse former une réponse convenable à tout cela. Il était à présent arrivé à la lisière de la forêt. Il se dirigea, sans raison, vers la droite et longea le bord boisé pendant plusieurs minutes. Jim et les autres ne l'avaient visiblement pas suivi.
Après quelques errances où son esprit fut plus occupé à pester contre ce qui lui arrivait qu'à essayer de retrouver Oskenfeld, Alenrick atteignit une cascade à l'entrée de la forêt. Là, il fit une pause pour se rafraîchir le visage avant de traverser la petite rivière. A peine l'eut-il fait qu'il perçut un léger rire dans son dos. Il se retourna en croyant qu'il s'agissait de Jim. Il se trompait. Se tenait sur la rive opposée, ses yeux bleus braqués sur le jeune homme, le Moine Noir. S'en était trop pour Alenrick, celui-ci aussi l'agaçait grandement. Cette fois-ci, il le tuerait. Mais lorsqu'il voulut s'élancer sur lui, quelque chose attira leur attention. Un bruit sourd et continue apparut en provenance de la cascade. Les deux adversaires tournèrent leur regard vers cette bizarrerie et, alors qu'Alenrick observait la réaction du Moine, il le vit littéralement projeté par une masse d'eau qui déboulait du haut de la cascade. Petit à petit, sans qu'Alenrick ne put faire le moindre geste, le cours d'eau reprit son calme. Le jeune homme sombra dans le néant.
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Sam 18 Oct 2008 - 16:20

der Träumer a écrit:Chapitre 13 : Des réponses...
Toc-toc-toc... Alenrick se réveilla en sursaut. La chambre était éclairée d'une douce lumière qui se glissait d'entre les volets et les murs. Alenrick s'assit dans (sur?) son lit avant de crier :
- Entrez !
Mais la porte ne s'ouvrit pas.
- C'est moi, Jim, dit celui-ci derrière la porte, je suis venu vous réveiller car il est tard et vous n'avez toujours pas pris votre petit déjeuner... Nous vous attendons en bas.
Alenrick l'entendit repartir. Il se leva puis s'habilla, fit rapidement son lit et, saisissant rapidement son sac, il descendit rejoindre ses compagnons dans la salle à manger de l'auberge. Ils étaient installés autour de la table de la veille avec un copieux petit-déjeuner. Alenrick jeta un coup d'oeil à la grosse pendule qui indiquait 8 heures. D'ordinaire ils partaient une heure plus tôt.
- Bonjour, dit-il, désolé du retard mais j'étais tellement bien.
- Aucune importance, répondit Oskenfeld tout en le servant de café, ce soir nous serons dans la Tharbulla et nous aurons alors tout notre temps et point de souci.
- Pas de souci ? demanda Hoppy assit sur trois cousins rouges, en êtes vous sûrs ?
- Non évidemment, dans notre monde, le doute est bien souvent salutaire mais l'espoir n'en est pas moins...
- Allons, allons, interrompit Perkky, le doute est rarement « salutaire » comme vous dîtes, il est plutôt risqué...
S'engagea alors une rude discussion entre Oskenfeld et les deux gnomes.
- Ah, soupira Jim à côté d'Alenrick, les débats philosophique au petit déjeuner, j'adore !

La matinée était déjà bien avancée lorsque la discussion prit fin. Après avoir payé l'aubergiste, les cinq compagnons se mirent en route, direction la forêt à cinq lieues tarifaires. Sans raison apparente, tous se sentaient heureux et joyeux.
- Mais j'y pense, dit Hoppy tout en marchant aux côtés d'Oskenfeld, vous ne nous avez pas dit pourquoi vous vous rendez aussi chez les elfes...
- Oh, répondit le magicien, nous y allons pour des affaires personnelles.
Le gnome comprit qu'il n'en apprendrait pas plus à ce sujet.
- Soit, dit-il, vous comprendrez que j'essaie d'en savoir un peu plus sur vous. Après tout, nous avons décidé de faire route ensemble au sortir d'un fossé.
Ils rirent.
- Au fait, poursuivit Hoppy, j'ai cru comprendre que vous veniez de l'Etat du Versant, Jim ?
Jim fit crisser sa courte barbe à travers ses doigts.
- Oui c'est exact, répondit-il, ma famille y vit depuis très longtemps et y a une certaine importance. Mon père, Armand De La Plaine, est d'ailleurs le président de l'Assemblée et ma mère travaille aussi au gouvernement. J'étais en visite chez ma tante à Galmin lorsque Oskenfeld m'a demandé de l'accompagner. Cela a fait une parfaite excuse pour quitter cette mégère !
- Oh, la vielle Charlotta n'est pas si terrible ! dit Oskenfeld.
- Non... vous croyez ? demanda Jim en riant.
Il était bientôt l'heure du déjeuner et tous commençaient à chercher un coin pour manger.
- Et vous Alenrick, d'où venez-vous ? demanda Perkky.
- Oh moi, je viens du Royaume de Synval, plus précisément d'Hippéron. C'est un village au bord de Rivana...
- Désolé de t'interrompre, s'excusa Jim, mais ce coin est parfait pour déjeuner.
Ils s'installèrent sur l'herbe et sortirent les provisions.
- Et ta famille ? demanda Perkky à Alenrick tout en commençant à manger.
- Eh bien mon père est Miros Felhmor, le chef-magicien des compagnons de l'herboristerie. Il est actuellement sur l'île du Volcan pour des recherches. Ma mère quant à elle se nomme Elmie, elle est médecin et est partie depuis quelques mois à l'Etat du Versant pour un colloque. C'est pourquoi je vis avec mon oncle Sidenham, l'herboriste d'Hippéron, pour le moment.
- Elmie Felhmor... Tu dis qu'elle est médecin ? demanda Hoppy, n'aurait-elle pas été chez les Nains du Nord il y a deux ans ?
Alenrick termina de mâcher son morceau de pain avant de répondre :
- Oui, pourquoi ? Vous l'avez rencontrée ?
- Je pense bien, elle nous avait soignés tous les deux après qu'une de nos inventions, qui devait être présentée au roi Nain ait explosé. C'est une femme d'environ quarante ans, aux cheveux bruns et assez courts et pas très grande ?
- C'est absolument ça ! C'est bien ma mère que vous avez dû rencontrer ! Si je m'attendais à ça !
Ils continuèrent de déjeuner ainsi, en discutant de choses et d'autres. Bientôt, ils se remirent en route. A mesure qu'ils se rapprochaient de la grande forêt de Tharbulla, le paysage se faisait plus vallonné et verdoyant.
- Je suppose que les elfes parlent une langue différente de la notre, déclara Alenrick.
- Bien sûr, dit Oskenfeld, mais rassure-toi, ils parlent aussi très bien la notre.
- De toute façon qu'elle quelle importance ?
- Vous en demandez l'importance, Jim ? demanda Oskenfeld.
- Je n'ai rien demandé du tout...
Jim s'était retourné vers Oskenfeld et vit qui avait parlé à sa place. Le Moine de l'eau se tenait derrière eux. Aucun d'entre eux ne s'était rendu compte de sa présence.

Immédiatement, tous se placèrent derrière Oskenfeld, qui fit face à l'intrus qui rit :
- Regardez ça ! s'écria-t-il, cette petite bande de fous qui partent tranquillement en villégiature chez les elfes... pitoyable.
- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda aussitôt Oskenfeld en grognant.
Il se mit en position de combat.
- Ce que je veux ? Je veux m'expliquer... Parce que je suis certain que vous devez vous poser beaucoup de questions, surtout toi – il désigna Alenrick - ... Et pas de panique ! Je ne veux pas batailler... ou pas pour le moment.
Un silence s'installa, chacun observant la scène.
- Bon... par où commencer, reprit le Moine, ah ! Oui, bien sûr, le meilleur... Le joli massacre des ces pauvres gueux de Sasume...
- C'était vous ?!!
Alenrick voulut se ruer sur le Moine mais Oskenfeld le retint en barrant sa route avec son bras.
- Oui c'était moi, répondit-il avec un rictus, et toit la cible bien sûr... Je ne pensais pas que l'attaque ferait autant de morts... Mais enfin, je ne vais pas m'en plaindre...
- Les troupes du roi attraperont les bandits et vous aussi ! s'écria Alenrick surpris devant tant d'audace.
Mais le Moine rit encore plus :
- Les bandits ? Mais enfin, comment attraper ce qui n'existe pas... ou plus ? Et moi ? C'est sûrement plus probable mais cela m'étonnerait grandement...
- Vous voulez dire que vous avez utilisé des geistwächters ? demanda Oskenfeld.
Le magicien parut soudainement effrayé mais rapidement il reprit son air colérique.
- Bien sûr, pour la première, il fallait faire grand... Mais je pense que j'ai fait mieux à Apavin, non ?
Un puissant rire s'éleva soudain du petit groupe. C'était Jim qui s'esclaffait.
- Alors là... le coup de la sieste... C'était vous ?! Mais vous n'avez rien trouvé de mieux ?!
Le Moine sembla quelques peu gêné.
- Oui... Bon, je sais. Ce n'était pas très recherché mais j'avais peu de temps...
A peine eut-il fini sa phrase qu'il s'élança sur Oskenfeld, dégainant sa fine et longue épée bleu claire. Le magicien, dont les réflexes étaient encore vifs, contra le coup tout en criant aux autres :
- Partez ! La forêt n'est plus très loin ! J'arrive !
Étrangement, ils s'exécutèrent tous tandis que le combat prenait des allures magiques. Ils grimpèrent une petite colline et, en contre-bas, à environ dix arpents, s'étendait la forêt. Tandis qu'ils s'élançaient dans sa direction, ils entendirent les bruits du combat s'intensifier. Pensant trouver de l'aide dans la forêt, ils ne tardèrent pas à y pénétrer. Hélas, personne ne s'y trouvait immédiatement.
- Qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on fait ?? demanda Jim affolé.
Je n'en sais rien ! répondit Alenrick catastrophé lui aussi, continuons !
Et ils continuèrent, les sons du combat étant depuis longtemps inaudibles. Enfin, s'engouffrant dans une petite clairière ensoleillée, ils trouvèrent un bûcheron en plein travail. Cet homme était grand et fort, des gilets et des braies de laine l'habillaient.
- Vite, vite, il nous faut de l'aide ! s'écria Jim, l'un des nôtres est attaqué à la lisière !
Le bûcheron les regarda étrangement. Alenrick pensait : « pourvu qu'il parle notre langue, pourvu qu'il parle notre langue... »
- J'arrive, dit enfin le bûcheron.

Ils firent donc le chemin en sens inverse accompagnés du bûcheron qui avait gardé sa grosse hache. Ils grimpèrent la colline, non sans peine, mais hélas il n'y avait aucun signe du Moine Noir (c'est pas bleu?) ni d'Oskenfeld. Les seules traces visibles du combat étaient une flaque d'eau ainsi que des zones d'herbe brûlée.
- Mais enfin, qui était votre ami et qui l'a attaqué ? demanda le bûcheron, il n'y a aucune trace de sang ni de créature...
- Le combat qui s'est déroulé ici a opposé deux magiciens, répondit Jim.
Les autres avaient commencé à chercher des indices sur le sol.
- Deux magiciens ! s'exclama le bûcheron, je n'aime pas me mêler de leurs affaires...
- Mais il s'agit d'Oskenfeld ! protesta Jim, il nous a dit qu'il connaissait certains d'entre vous...
Le bûcheron sembla réfléchir un instant tout en grattant sa barbe hirsute.
- Oskenfeld... Oskenfeld..., marmonna-t-il, je le connais en effet mais cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vus...
Alenrick et les deux gnomes commencèrent à crier le nom du magicien.
- Voulez-vous un conseil ? Proposa le bûcheron, connaissant Oskenfeld, le mieux que l'on puisse faire est de retourner chez moi. Je suis le premier habitant côté Ouest, il passera donc chez moi avant de continuer...
Jim réfléchit à cette proposition. Il savait bien au fond de lui qu'ils avaient peu de chance de retrouver le magicien. Ce serait plutôt lui qui les retrouverait. Jim appela les autres et ensemble ils décidèrent de suivre l'avis du bûcheron. Ils retournèrent donc dans la petite clairière où il les invita à entrer dans sa modeste habitation. Celle-ci était constituée de gros troncs d'arbres (un seul arbre n'a pas dû suffire xD) empilés les uns sur les autres. A l'intérieur, une unique unique (une unique quoi?) pièce faisait office de chambre, de cuisine et de salle à manger. Après les avoir invités à s'asseoir, le bûcheron offrit du vin, qu'il avait tiré d'un énorme tonneau, à ses invités.
- Bien, dit-il après s'être assis, vous allez peut-être pourvoir me raconter toute l'histoire à présent...
Ils le firent, mais sans rentrer dans les détails évidemment. Néanmoins, le bûcheron sembla satisfait. Cela devait rompre sa monotonie quotidienne qui, comme il vint à le dire, consistait essentiellement à stocker du bois pour sa propre consommation mais aussi pour la vente.
- La communauté bûcheronne a conclue des accords avec les elfes. Nous, nous coupons les arbres qu'ils ont préalablement choisis et préparés, et eux, ils en replantent et les améliorent grâce à leur magie...
Les autres hachaient la tête de haut en bas mais leurs pensées étaient focalisées sur Oskenfeld. Alenrick ne tenait plus en place.
- Bon, Oskenfeld ne revient pas...
Le silence s'installa.
- Oui mais bon, on ne va pas errer dans les environs pendant le reste de la journée, justifia Jim gêné.
- Comment ça ! s'exclama Alenrick, il est de nos amis. Il se peut qu'il soit agonisant dans un fossé à moins d'un arpent d'ici !
Les deux gnomes approuvèrent.
- Ne vous inquiétez pas, calma le bûcheron, il va revenir bientôt. Aussi vrai que je m'appelle Samson.
Mise à part Jim, les autres étaient loin d'être rassurés.
- Où peut-on rencontrer les premiers elfes ? demanda Alenrick.
- Eh bien..., répondit Samson surpris par cette question, il faut passer l'Evado, à un peu plus d'une semaine...
Tous semblaient à présent attendre la réaction d'Alenrick qui semblait avoir une idée.
- Bon, dit-il, voilà ce que je vous propose : on, retourne à la recherche d'Oskenfeld, ou tout du moins d'une trace, puis si ce soir il n'y a rien, nous continuons le trajet en direction des elfes...
- Mais, sans guide ?
- Si, vous Jim, vous devez connaître le chemin ?
- Euh... non.
Tout le projet sembla s'effondrer.
- Je ne peux pas vous accompagner, dit Samson, mais je connais un ami qui...
- Eh bien voilà ! s'exclama Alenrick ravi, allez hop ! Tout le monde dehors !
Sur ce, il sortit.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Sam 18 Oct 2008 - 16:22

Il fut tiré de ses pensées par la porte qui s'ouvrit.
- Eh bien, dit Jim à Alenrick, on n'est pas encore à la chasse ?
Sur ce, il éclata d'un rire moqueur.
- Non, j'attendais mes chiens ! répondit le jeune homme vexé.
Il partit droit devant lui en direction du bois. « Non mais attends, alors d'un coté il se moque de retrouver Oskenfeld, et après il se plaint que ça ne va pas assez vite ! La bêtise est une vraie maladie chez lui ! »
Il avançait et avançait encore, l'esprit tourmenté par ses idées qui s'agençaient puis éclataient sans jamais qu'il ne puisse former une réponse convenable à tout cela. Il était à présent arrivé à la lisière de la forêt. Il se dirigea, sans raison, vers la droite et longea le bord boisé pendant plusieurs minutes. Jim et les autres ne l'avaient visiblement pas suivi.
Après quelques errances où son esprit fut plus occupé à pester contre ce qui lui arrivait qu'à essayer de retrouver Oskenfeld, Alenrick atteignit une cascade à l'entrée de la forêt. Là, il fit une pause pour se rafraîchir le visage avant de traverser la petite rivière. A peine l'eut-il fait qu'il perçut un léger rire dans son dos. Il se retourna, en croyant qu'il s'agissait de Jim. Il se trompait. Se tenaient sur la rive opposée, des yeux bleus braqués sur le jeune homme, ceux du le Moine Noir. S'en était trop pour Alenrick, celui-ci aussi l'agaçait grandement. Cette fois-ci, il le tuerait. Mais lorsqu'il voulut s'élancer sur lui, quelque chose attira leur attention. Un bruit sourd et continue apparut en provenance de la cascade. Les deux adversaires tournèrent leur regard vers cette bizarrerie et, alors qu'Alenrick observait la réaction du Moine, il le vit littéralement projeté par une masse d'eau qui déboulait du haut de la cascade. Petit à petit, sans qu'Alenrick ne put faire le moindre geste, le cours d'eau reprit son calme. Le jeune homme sombra dans le néant.

Même légende:
-Rouge: pour tout ce qui est à rajouter et les annotations + mes commentaires persos
-Bleu: répétition + vocabulaire proposé mieux adapté
-Vert: tout ce qui est à virer.

Serait-ce les premières apparitions du pouvoir d'Alenrick?
Hin hin, et dire que je suis le seul à être allé aussi loin *fier*.

La suite me plaît mieux. C'est pas mal de faire disparaître le grand gourou, Oskenfield. Il faut bien que les petits minots se retrouvent confrontés à leur propre destin, par eux-mêmes. Et pis, Jim m'inspire plus tout à fait la même confiance. Serait-il un traître?

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Sam 18 Oct 2008 - 16:33

C'est Oskenfeld et non "Oskenfield"... Very Happy

Et puis sinon pour Jim...
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Sam 18 Oct 2008 - 18:31

Ouuuh, dslé pour l'orthographe. C'est jamais mon fort sur les persos des autres xD.

Alors maintenant, je suis super en avance sur les autres?

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Dim 19 Oct 2008 - 9:30

De deux chapitres seulement... Mais en plus tu as lu la version "améliorée", ce qu'on fait peu de personnes autres que celles du forum... Very Happy
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Dim 26 Oct 2008 - 14:24

Ah, enfin un chapitre de taper. Les autres arriveront petit à petit pendant les vacs.

Chapitre 14 : Thanatos.
« Votez Montgomery ». Les banderoles et les panneaux étaient accrochés au plafond de la grande salle voûtée. Les partisans du parti de Jonny Montgomery s'y étaient massés dans l'attente des résultats. Ces derniers devaient être annoncés par un membre du conseil des élections qui devait arrivé à 20 heures précises. Pour patienter, un buffet avait été installé mais sas abords commençaient à se vider tandis que l'heure fatidique approchait.
- Jonny va remporter ces élections, c'est certain !
- Oui je suis d'accord.
- Attendons avant de crier vic...
- Chut ! Voilà l'annonceur !
En effet, un petit homme était monté sur l'estrade et avait pour charge d'annoncer les résultats. D'autres, comme lui, devaient en faire autant chez les autres partis.
- Bonsoir, dit-il, il est maintenant 20 heures et je vais vous annoncer les résultats de l'élection présidentielle versannienne.
Le silence régnait dans la salle.
- A été élu, reprit l'annonceur en lisant ses notes, président de la République vernannienne, avec près de 64 % des suffrages... Jonny Montgomery !
Si quelqu'un s'était trouvé en dehors de la salle, il aurait certainement cru qu'il s'y était produit une explosion. En effet, un tonnerre d'applaudissements avait retenti à l'annonce du gagnant. Aussitôt après l'annonce, l'élu s'élança sur l'estrade et aux applaudissements et aux cris de redoubler. Il les plaça derrière un petit promontoire et demanda le silence.
- Aujourd'hui est un jour historique... En effet, vous, le peuple, avez su résister à l'attrait de la facilité. Vous avez su faire le bon choix et affirmer votre volonté de faire triompher le Bien. Mais hélas, ce n'est pas suffisant. La vertu est une qualité qui nécessite un combat perpétuel avec son environnement mais surtout avec soi. Ce combat, je vous aiderai à la mener. Ensemble, nous élèverons notre pays à la gloire et la puissance ! J'adresse également un message à tous ceux qui doutent. Qu'ils n'hésitent pas et nous rejoignent. Qu'ils sachent que le Mal n'apporte ni gloire ni richesse mais seulement la mort et la destruction. Qu'ils sachent que nous ne refuserons personne. Venez, venez !
Tandis qu'il prononçait ces derniers mots, une fumée violette envahit la pièce. Aussitôt, des cris retentirent. Une mouvement de panique saisit la foule. Les gardes criaient de protéger Jonny Montgomery mais la fumée empêchait toute action.
- Ici, ici, il est ici !
Un flash blanc masqua alors un court instant la fumée violette.
- Monsieur Montgomery ! Monsieur Montgomery ! Primus arrive !
Alors, petit à petit, la fumée se dissipa. Tout le monde put alors prendre connaissance de la situation. La grande salle voûtée, quelques minutes auparavant bondée, était maintenant presque vide. Par-ci par-là, des papiers et des chaises jonchaient le sol, preuves du mouvement de panique; L'estrade de bois et la table du buffet étaient éclatées, des restes de nourriture tombés à ses pieds. Près d'une des portes qui donnaient accès à la salle, des chaises étaient empilées, formant un demi-cercle à l'intérieur duquel deux hommes se tenaient. Soudain, un des deux fut violemment projeté, par une force invisible, contre le mur derrière lui avant de retomber sur le sol de pierre, mort. C'était Jonny Montgomery qui lui avait envoyé ce sort, caché par une petite table renversée, dans le coin, à droite de l'estrade. Le compagnon du tué se mit à couvert derrière les chaises et cria à Mongomery :
- Tu vas mourir ! Regarde ! Nous avons tué deux de tes gardes.
En effet, deux corps gisaient sur le sol, au centre de la pièce. Un homme blesé était quant à lui avachit contre un mur, une large plaie ensanglantée au front.
- Monsieur Montgomery, appela un homme blond s'élançant dans la salle, tenez bon, j'arrive !
Le président murmura :
- Primus...
Mais au même moment, il y eu une sorte de courant d'air et un vent emplit la pièce. Alors, une petite tornade sombre se forma au centre de la salle puis se calma pour laisser apparaître un homme. Il était vêtu d'une toge noire, contrastant fortement avec sa courte barbe et ses cheveux blancs. Il ne paraissait pas méchant. Au contraire, son regard, avec ses yeux noirs, semblait bienveillant et amical. Pourtant, il inspira la peur aux personnes présentes dans la pièce.
- Turaniskuron..., murmura Primus.
- Oui, dit l'homme apparu, c'est bien moi.
Sa voix était suave et légère. Néanmoins, Primus frissonna et avant même qu'il ne peut faire le moindre geste, le garde blessé fut projeté dans sa direction par un simple mouvement de bras de Turaniskuron. C'est de justesse qu'il l'évita, laissant le malheureux homme s'écraser contre le mur, dans un bruit de craquement. Turaniskuron sourit. Une chaise fonça dans sa direction, derrière lui. Mais alors qu'elle était à moins d'une toise et demi de lui, sans se retourner, il leva sa main droite et la chaise se consuma dans des flammes, surgies de nulle part.
- Mon cher Jonny, dit-il à celui-ci en se tournant vers lui, évitez ce genre de chose, je ne suis pas venu pour vous tuer. En revanche... Thanatos !
Il tendit soudainement sa main vers Primus. Un jet, composé de quatre fils de lumière de différentes couleurs qui s'enroulaient sur eux-mêmes, en jaillit. Il atteignit sa cible en pleine poitrine. Primus fut projeté en l'air avant de retomber au sol, mort.
Turaniskuron éclata de rire puis la tornade se reforma autour de lui et il repartit comme il était venu.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Mar 28 Oct 2008 - 11:06

der Träumer a écrit:
Chapitre 14 : Thanatos

« Votez Montgomery ». Les banderoles et les panneaux étaient accrochés au plafond de la grande salle voûtée. Les partisans du parti de Jonny Montgomery s'y étaient massés dans l'attente des résultats. Ces derniers devaient être annoncés par un membre du conseil des élections qui devait arrivé à 20 heure précise (c'est la vingtième heure précise). Pour patienter, un buffet avait été installé mais (les?) abords commençaient à se vider tandis que l'heure fatidique approchait.
- Jonny va remporter ces élections, c'est certain !
- Oui je suis d'accord.
- Attendons avant de crier vic...
- Chut ! Voilà l'annonceur !
En effet, un petit homme était monté sur l'estrade et avait pour charge d'annoncer les résultats. D'autres, comme lui, devaient en faire autant chez les autres partis.
- Bonsoir, dit-il, il est maintenant 20 heure et je vais vous annoncer les résultats de l'élection présidentielle versannienne.
Le silence régnait dans la salle.
- A été élu, reprit l'annonceur en lisant ses notes, président de la République vernannienne, avec près de 64 % des suffrages... Jonny Montgomery !
Si quelqu'un s'était trouvé en dehors de la salle, il aurait certainement cru qu'il s'y était produit une explosion. En effet, un tonnerre d'applaudissements avait retenti à l'annonce du gagnant. Aussitôt après l'annonce, l'élu s'élança sur l'estrade et aux applaudissements et aux cris de redoubler.(euh... il manque qqchose là...) Il les ("se" plutôt que "les" non?) plaça derrière un petit promontoire et demanda le silence.
- Aujourd'hui est un jour historique... En effet, vous, le peuple, avez su résister à l'attrait de la facilité. Vous avez su faire le bon choix et affirmer votre volonté de faire triompher le Bien. Mais hélas, ce n'est pas suffisant. La vertu est une qualité qui nécessite un combat perpétuel avec son environnement mais surtout avec soi. Ce combat, je vous aiderai à le mener. Ensemble, nous élèverons notre pays à la gloire et la puissance ! J'adresse également un message à tous ceux qui doutent. Qu'ils n'hésitent pas et nous rejoignent. Qu'ils sachent que le Mal n'apporte ni gloire ni richesse mais seulement la mort et la destruction. Qu'ils sachent que nous ne refuserons personne. Venez, venez !
Tandis qu'il prononçait ces derniers mots, une fumée violette envahit la pièce. Aussitôt, des cris retentirent. Un mouvement de panique saisit la foule. Les gardes criaient de protéger Jonny Montgomery mais la fumée empêchait toute action.
- Ici, ici, il est ici !
Un flash blanc masqua alors un court instant la fumée violette.
- Monsieur Montgomery ! Monsieur Montgomery ! Primus arrive !
Alors, petit à petit, la fumée se dissipa. Tout le monde put alors prendre connaissance de la situation. La grande salle voûtée, quelques minutes auparavant bondée, était maintenant presque vide. Par-ci par-là, des papiers et des chaises jonchaient le sol, preuves du mouvement de panique; L'estrade de bois et la table du buffet étaient éclatées, des restes de nourriture tombées à ses pieds. Près d'une des portes qui donnaient accès à la salle, des chaises étaient empilées, formant un demi-cercle à l'intérieur duquel deux hommes se tenaient. Soudain, l'un des deux fut violemment projeté, par une force invisible, contre le mur derrière lui avant de retomber sur le sol de pierre, mort. C'était Jonny Montgomery qui lui avait envoyé ce sort, caché par une petite table renversée, dans le coin, à droite de l'estrade. Le compagnon du tué se mit à couvert derrière les chaises et cria à Mongomery :
- Tu vas mourir ! Regarde ! Nous avons tué deux de tes gardes.
En effet, deux corps gisaient sur le sol, au centre de la pièce. Un homme blessé était quant à lui avachi contre un mur, une large plaie ensanglantée au front.
- Monsieur Montgomery, appela un homme blond s'élançant dans la salle, tenez bon, j'arrive !
Le président murmura :
- Primus...
Mais au même moment, il y eu une sorte de courant d'air et un vent emplit la pièce. Alors, une petite tornade sombre se forma au centre de la salle puis se calma pour laisser apparaître un homme. Il était vêtu d'une toge noire, contrastant fortement avec sa courte barbe et ses cheveux blancs. Il ne paraissait pas méchant. Au contraire, son regard, avec ses yeux noirs, semblait bienveillant et amical. Pourtant, il inspira la peur aux personnes présentes dans la pièce.
- Turaniskuron..., murmura Primus.
- Oui, dit l'homme apparu, c'est bien moi.
Sa voix était suave et légère. Néanmoins, Primus frissonna et avant même qu'il ne put faire le moindre geste, le garde blessé fut projeté dans sa direction par un simple mouvement de bras de Turaniskuron. C'est de justesse qu'il l'évita, laissant le malheureux homme s'écraser contre le mur, dans un bruit de craquement. Turaniskuron sourit. Une chaise fonça dans sa direction, derrière lui. Mais alors qu'elle était à moins d'une toise et demie de lui, sans se retourner, il leva sa main droite et la chaise se consuma dans des flammes, surgies de nulle part.
- Mon cher Jonny, dit-il à celui-ci en se tournant vers lui, évitez ce genre de chose, je ne suis pas venu pour vous tuer. En revanche... Thanatos !
Il tendit soudainement sa main vers Primus. Un jet, composé de quatre fils de lumière de différentes couleurs qui s'enroulaient sur eux-mêmes, en jaillit. Il atteignit sa cible en pleine poitrine. Primus fut projeté en l'air avant de retomber au sol, mort.
Turaniskuron éclata de rire puis la tornade se reforma autour de lui et il repartit comme il était venu.
Oulah, j'ai peur de ne pas avoir tout saisi. Qui était Primus? Un gentil venu à la rescousse du président? Parce qu'au début, j'ai cru que Primus était Turaniskuron, ou que c'était l'un de ses moines.
Et, tu en avais parlé avant des élèctions? Je ne m'en souvins pas... Si j'ai raison (ce qui n'est pas forcément probable ^^), tu devrais en parler un peu avant, ou le glisser dans une conversation...
Bon, c'est un passage assez court. Je t'ai corrigé l'ensemble. C'est pas trop mal Smile. Normal en même, c'est un sorcier du Bien qui a été élu.

Bon okay, je sors =>| Wink

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Mar 28 Oct 2008 - 14:56

Merci pour tes remarques, ô combien éclairées ! sunny

Pour ce qui est de Primus, c'est un "garde du corps" du roi. Rein à voir avec Turanis. Mais bon, finalement tes confusions me ne gênent pas. Au contraire, cela veut dire que la confusion et la panique qui règne dans l'histoire, règne aussi dans le texte, et ça c'est bien !

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Mar 28 Oct 2008 - 15:19

Peut être... mais veille à ne pas qu'on soit trop confus Razz. Primus, je le croyais vraiment méchant moi =).

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Mar 28 Oct 2008 - 15:28

Je rectifierai si d'autres avis viennent approuver le tien. Smile
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Mer 29 Oct 2008 - 11:33

Ah, un bon chapitre à présent. Nouveau personnage principal, mon préféré... Very Happy

Chapitre 22 : Discussion en salon.
- Il faudrait peut-être mieux tout lui dire maintenant. Encore un coup pareil et s'en est fini !
- Certainement pas ! S'il apprenait tout maintenant, il ne le supporterait pas. Mettez-vous à sa place et imaginez que vous apprenez ce à quoi vous allez jouer...
- Jouer ?!
Alenrick avait ouvert les yeux . D'abord éblouis par la lumière, ils s'accommodèrent et le jeune homme put distinguer deux hommes debout au pied du lit dans lequel il était allongé. L'un des deux était Oskenfeld et l'autre un inconnu. Il était de même taille que le magicien mais semblait plus jeune. Un chapeau de cuir marron recouvrait ses cheveux courts et bruns, amplifiant la rigidité de son visage. Des yeux marrons fixaient Alenrick.
- Oui, jouer. Vous verrez, ce sera très intéressant.
Alenrick perçut un vif regard assassin vers l'inconnu de la part d'Oskenfeld avant que celui-ci ne s'approche.
- Repose-toi, Alenrick. Ne prends pas garde à nos discussions. Viens nous rejoindre quand tu le souhaiteras.
Son compagnon et lui sortirent de la chambre. Alenrick prit alors le temps d'observer celle-ci. Elle était assez petite et simplement meublée. Le lit occupait près de la moitié de la pièce, avec une petite table ronde sur laquelle reposait un vase. Les murs étaient nus, percés d'une unique fenêtre face à la porte. Alenrick se sentait faible, comme s'il avait fourni un énorme effort physique. Des vois parvenaient à ses oreilles sans qu'il puisse néanmoins les distinguer. Il décida alors de rejoindre les autres. Après avoir enfilé quelques vêtements posés sur une chaise à côté du lit, il se leva et sortit. Il se retrouva alors dans un long couloir dont l'extrémité droite était percée d'une fenêtre tandis que l'autre menait à une pièce. Au niveau de la fenêtre, le corridor bifurquait à gauche. Des voix provenant de cet endroit, Alenrick s'y dirigea. Il arriva alors au seuil d'un salon agréablement meublé. Jim et les deux gnomes étaient assis sur un canapé de velours vert et Oskenfeld et son ami dans deux bergères. A l'arrivée du jeune homme, le magicien se leva et les autres firent silence.
- Ah ! Te voilà enfin !, dit-il, assis-toi, nous avons beaucoup de choses sur lesquels discuter.
Alenrick s'assit dans un fauteuil désigné par Oskenfeld, près de Jim. Il se sentait encore un peu faible mais sa curiosité concernant les divers événements lui faisait quelque peu oublier sa fatigue.
- Tout d'abord, reprit le magicien, laisse-moi te présenter mon ami Phindir Aë, un sage-elfe, bien qu'il soit en réalité demi-elfe. Il s'agit de la personne dont Samson vous avait parlé, celui qui aurait pu vous conduire chez les elfes.
Les autres approuvèrent et Alenrick se souvint.
- Oui, oui je vois. Mais continuez !
Le magicien se lotit dans son fauteuil et alluma sa pipe qui commença à dégager quelques fumées.
- Alors..., dit-il, par où commencer ... Ah oui ! Au combat avec le Moine de l'eau. Ce n'est pas le plus puissant mais il me donna quand même du fil à retordre. Enfin, j'arrivai à le repousser et il prit la fuite. Je me doutais que vous aviez rencontré Samson, donc je le poursuivis. Hélas je perdis sa trace et dû me résigner à vous rejoindre. C'est alors que je rencontrai Phindir, courant dans les bois. Il me dit alors, que buvant son thé, il avait avait aperçu un Moine Noir passer en courant devant la fenêtre de son salon. Je lui racontai toute l'histoire. Nous décidâmes de nous séparer : il poursuivrait le Moine et moi je me rendrais chez Samson, ce que je fais rapidement. J'aperçus alors tu étais parti à ma recherche et je fus saisi d'une grande crainte. Hélas, je ne pouvais pas laisser Samson et les autres sans surveillance mais Phindir te trouva. Je vais lui laisser le soin de tout raconter.
Oskenfeld fit un geste de la main à Phindir qui prit alors la parole. Sa voix était grave et neutre, sans aucune intonation :
- Après ma rencontre avec Oskenfeld, je partis donc à la poursuite du Moine. J'ai la chance de bénéficier de l'ouïe elfique et ainsi je perçus rapidement des sons intéressants. Je me trouvais à proximité de la cascade lorsque je vous vis, Alenrick, mais alors arriva le Moine Noir. Je restai à observer la scène, désirant attaquer par surprise, lorsque j'entendis un grondement. Je compris aussitôt de quoi il s'agissait. La peur vous avait fait lancer inconsciemment un puissant sort. Entendant l'eau approcher et ne voulant pas risquer d'intervenir, je décidai de vous bloquer là où vous vous trouviez, c'est-à-dire à l'abri de votre sort. La suite vous la connaissez, jusqu'à un certain point...
Alors qu'Alenrick s'apprêtait à prendre la parole, Oskenfeld l'interrompit et dit :
- Avant les questions, je vais finir. Face à la dépense d'énergie qu'avait occasionné le sort, tu t'évanouis. Le Moine Noir disparu dans les flots et Phindir te mena chez lui avant de nous rejoindre chez Samson. Depuis, c'est-à-dire il y a bientôt 24 heures, nous veillons à ton chevet. Jim, Hoppy, Perkky et moi-même avons passé la nuit chez Samson car il dispose d'une grande demeure... Mais les détails suffisent. Tu dois avoir de multiples questions !
En effet, Alenrick trépignait d'impatience.
- Oui, oui, commença-t-il, si j'ai bien compris, vous voulez dire que c'est moi qui ait créé la vague ? Et le Moine, qu'est-il de venu ? Est-il mort ? Et lorsque nous l'avons rencontré, il a dit qu'il était à l'origine de beaucoup de choses... Et que sont les Geist... Geistwächters ? Et...
- Hola ! Hola !, coupa Oskenfeld. Alors on va reprendre depuis le début et trier car il y a des questions ou des remarques auxquelles je ne peux pas encore répondre.
A ces mots, Phindir eut un léger rire. Oskenfeld ne lui accorda pas la moindre importance et poursuivit :
- Bien, alors pour commencer, oui c'est toi qui a déclenché la vague. Inconsciemment bien sûr et cela explique ton malaise par la suite. En effet, c'est un sort puissant et qui demande beaucoup d'énergie. Bref, le Moine n'a pas apprécié. Qu'est-il devenu ? Je n'en sais rien mais il est dans son élément et a dû s'en sortir. En ce qui concerne ses dires, je ne peux rien te révéler hormis ce que sont les Geistwächters. Ce sont des esprits gardiens, des morts qui n'ont pas eu accès à l'Enfer et à qui ont promet de leur en ouvrir la porte s'ils vous aident. Bien entendu, pour faire cela sans danger, il faut être en très bon terme avec le Diable lui-même...
- Les bandits de Sasume étaient donc des morts ?!, s'écria Alenrick, et à Apavin, en était-ce ?
- Je ne crois pas mais ces habitants étaient bien du côté du Moine...
La pendule dans le coin à côté d'Alenrick sonna, le faisant sursauter.
- Bien, dit Phindir en claquant des mains, l'essentiel a été dit. Maintenant il faut se dépêcher de gagner la forêt elfe.
- Nous devons attendre qu'Alenrick soit en meilleur forme pour cela, déclara Oskenfeld.
- Je pense que nous pourrons partir demain, répondit le jeune homme qui se sentait en pleine possession de ses moyens.

Ainsi, ils dînèrent chez Phindir et préparèrent le départ du lendemain. Il fut également décidé que Phindir accompagnerait à présent le petit groupe, ce qui n'était pas du goût d'Alenrick qui le trouvait très antipathique.
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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Mer 29 Oct 2008 - 22:36

der Träumer a écrit:
Chapitre 22 : Discussion en salon.
- Il faudrait peut-être mieux tout lui dire maintenant. Encore un coup pareil et c'en est fini !
- Certainement pas ! S'il apprenait tout maintenant, il ne le supporterait pas. Mettez-vous à sa place et imaginez que vous apprenez ce à quoi vous allez jouer...
- Jouer ?!
Alenrick avait ouvert les yeux. D'abord éblouis par la lumière, ils s'accommodèrent et le jeune homme put distinguer deux hommes debout au pied du lit dans lequel il était allongé. L'un des deux était Oskenfeld et l'autre un inconnu. Il était de même taille que le magicien mais semblait plus jeune. Un chapeau de cuir marron recouvrait ses cheveux courts et bruns, amplifiant la rigidité de son visage. Des yeux marrons fixaient Alenrick.
- Oui, jouer. Vous verrez, ce sera très intéressant.
Alenrick perçut un vif regard assassin vers l'inconnu de la part d'Oskenfeld avant que celui-ci ne s'approche.
- Repose-toi, Alenrick. Ne prends pas garde à nos discussions. Viens nous rejoindre quand tu le souhaiteras.
Son compagnon et lui sortirent de la chambre. Alenrick prit alors le temps d'observer celle-ci. Elle était assez petite et simplement meublée. Le lit occupait près de la moitié de la pièce, avec une petite table ronde sur laquelle reposait un vase. Les murs étaient nus, percés d'une unique fenêtre face à la porte. Alenrick se sentait faible, comme s'il avait fourni un énorme effort physique. Des voix parvenaient à ses oreilles sans qu'il puisse néanmoins les distinguer. Il décida alors de rejoindre les autres. Après avoir enfilé quelques vêtements posés sur une chaise à côté du lit, il se leva et sortit. Il se retrouva alors dans un long couloir dont l'extrémité droite était percée d'une fenêtre tandis que l'autre menait à une pièce. Au niveau de la fenêtre, le corridor bifurquait à gauche. Des voix provenant de cet endroit, Alenrick s'y dirigea. Il arriva alors au seuil d'un salon agréablement meublé. Jim et les deux gnomes étaient assis sur un canapé de velours vert et Oskenfeld et son ami dans deux bergères. A l'arrivée du jeune homme, le magicien se leva et les autres firent silence.
- Ah ! Te voilà enfin !, dit-il, assis-toi, nous avons beaucoup de choses sur lesquelles discuter.
Alenrick s'assit dans un fauteuil désigné par Oskenfeld, près de Jim. Il se sentait encore un peu faible mais sa curiosité concernant les divers événements lui faisait quelque peu oublier sa fatigue.
- Tout d'abord, reprit le magicien, laisse-moi te présenter mon ami Phindir Aë, un sage-elfe, bien qu'il soit en réalité demi-elfe. Il s'agit de la personne dont Samson vous avait parlé, celui qui aurait pu vous conduire chez les elfes.
Les autres approuvèrent et Alenrick se souvint.
- Oui, oui je vois. Mais continuez !
Le magicien se lotit dans son fauteuil et alluma sa pipe qui commença à dégager quelques fumées.
- Alors..., dit-il, par où commencer ... Ah oui ! Au combat avec le Moine de l'eau. Ce n'est pas le plus puissant mais il me donna quand même du fil à retordre. Enfin, j'arrivai à le repousser et il prit la fuite. Je me doutais que vous aviez rencontré Samson, donc je le poursuivis. Hélas je perdis sa trace et dû me résigner à vous rejoindre. C'est alors que je rencontrai Phindir, courant dans les bois. Il me dit alors, que buvant son thé, il avait avait aperçu un Moine Noir passer en courant devant la fenêtre de son salon. Je lui racontai toute l'histoire. Nous décidâmes de nous séparer : il poursuivrait le Moine et moi je me rendrais chez Samson, ce que je fis (passé simple tjrs non?) rapidement. J'aperçus alors que tu étais parti à ma recherche et je fus saisi d'une grande crainte. Hélas, je ne pouvais pas laisser Samson et les autres sans surveillance mais Phindir te trouva. Je vais lui laisser le soin de tout raconter.
Oskenfeld fit un geste de la main à Phindir qui prit alors la parole. Sa voix était grave et neutre, sans aucune intonation :
- Après ma rencontre avec Oskenfeld, je partis donc à la poursuite du Moine. J'ai la chance de bénéficier de l'ouïe elfique et ainsi je perçus rapidement des sons intéressants. Je me trouvais à proximité de la cascade lorsque je vous vis, Alenrick, mais alors arriva le Moine Noir. Je restai à observer la scène, désirant attaquer par surprise, lorsque j'entendis un grondement. Je compris aussitôt de quoi il s'agissait. La peur vous avait fait lancer inconsciemment un puissant sort. Entendant l'eau approcher et ne voulant pas risquer d'intervenir, je décidai de vous bloquer là où vous vous trouviez, c'est-à-dire à l'abri de votre sort. La suite vous la connaissez, jusqu'à un certain point...
Alors qu'Alenrick s'apprêtait à prendre la parole, Oskenfeld l'interrompit et dit :
- Avant les questions, je vais finir. Face à la dépense d'énergie qu'avait occasionné le sort, tu t'es évanoui. Le Moine Noir disparut dans les flots et Phindir te mena chez lui avant de nous rejoindre chez Samson. Depuis, c'est-à-dire il y a bientôt 24 heures, nous veillons à ton chevet. Jim, Hoppy, Perkky et moi-même avons passé la nuit chez Samson car il dispose d'une grande demeure... Mais les détails suffisent. Tu dois avoir de multiples questions !
En effet, Alenrick trépignait d'impatience.
- Oui, oui, commença-t-il, si j'ai bien compris, vous voulez dire que c'est moi qui ai créé la vague ? Et le Moine, qu'est-il devenu ? Est-il mort ? Et lorsque nous l'avons rencontré, il a dit qu'il était à l'origine de beaucoup de choses... Et que sont les Geist... Geistwächters ? Et...
- Hola ! Hola !, coupa Oskenfeld. Alors on va reprendre depuis le début et trier car il y a des questions ou des remarques auxquelles je ne peux pas encore répondre.
A ces mots, Phindir eut un léger rire. Oskenfeld ne lui accorda pas la moindre importance et poursuivit :
- Bien, alors pour commencer, oui c'est toi qui as déclenché la vague. Inconsciemment bien sûr et cela explique ton malaise par la suite. En effet, c'est un sort puissant et qui demande beaucoup d'énergie. Bref, le Moine n'a pas apprécié. Qu'est-il devenu ? Je n'en sais rien mais il est dans son élément et a dû s'en sortir. En ce qui concerne ses dires, je ne peux rien te révéler hormis ce que sont les Geistwächters. Ce sont des esprits gardiens, des morts qui n'ont pas eu accès à l'Enfer et à qui ont promet de leur en ouvrir la porte s'ils vous aident. Bien entendu, pour faire cela sans danger, il faut être en très bon terme avec le Diable lui-même...
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Un nouveau personnage? Smile
Cette suite clos un peu le premier tome, ou en tout cas, pose un point? Pas mal de réponses aux questions qui intriguaient jusqu'à présent sont données. Il faut maintenant trouver l'ouverture qui amènera au second tome. Le truc qui redonne haleine pour une suite. Flagrante Wink.

Bref, encore combien de chapitres à ton avis? Smile

Et au fait, ta bande d'annonce est prête, plus qu'à charger sur youtube, ce qui n'est pas chose simple :s.

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer le Jeu 30 Oct 2008 - 10:17

En effet nous arrivons à présent à la moitié à peu près du premier tome. C'est pourquoi j'ai voulu faire le point et enfin répondre à pas mal de questions...
Il reste je dirais environ 15 à 20 chapitre avant la fin du tome 1... Le tout sera certainement terminé fin décembre... Very Happy
Je ne pense pas tout poster sur le forum pour des raisons évidentes... Mais bon, vous aurez encore plusieurs chapitres à déguster... Smile

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Re: Le jeu des cinq sphères.

Message  Pacô le Jeu 30 Oct 2008 - 10:33

Merde, la moitié?
Oups, je crois que y'en a un truc qui va pas coller dans la BA... =$

Oui, je crois comprendre les raisons LOL. M'enfin, après tu pourras revenir poster l'adresse de la maison d'édition Laughing.
Le site est avant tout fait pour lancer...

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