commentaires pour "Les yeux de Nouria"

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commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Dim 30 Mai 2010 - 18:26

Pour commenter ça, c'est ici !

Merci d'avance !


Dernière édition par arwen le Jeu 1 Juil 2010 - 18:30, édité 3 fois
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Pacô le Dim 30 Mai 2010 - 20:31

1er extrait :

par la suite de venir faire leurs besoins sur leur jeune détenu.
=> je trouve l'expression "faire ses besoins" un peu trop "civilisée" pour être décrire l'horreur de l'acte

dans les longs che-veux noirs emmêlés
=> pourquoi "che-veux" ?

Ses narines, bouchées ne percevaient pas l’odeur immonde, mélange d’urine encore tiède et d’excréments solides, qui émanait de ses vêtements souillés.
=> virgule après "bouchées"

qui disparaissaient entre les pierres dis-jointes.
=> pourquoi "dis-jointes" ?

Appréciation linguistique :

Je reste béat.
Ton style est indéniablement très bon et je ne peux rien lui reprocher sans faire intervenir mes propres goûts très subjectifs.
Donc ne change rien à cela, sauf si quelqu'un y voit quelque chose d'abominable - ce que je doute.

La fluidité de la narration laisse le temps au lecteur de suivre l'histoire et de s'imprégner des personnages.
Le vocabulaire est juste et le ton est bon.
Il y a juste l'expression "faire ses besoins" qui m'a dérangé.

Bon score donc ! Wink

Appréciation du récit :

Alors je dois dire que tu fais fort ! Pour embarquer ton lecteur dans l'histoire immédiatement, tu as réussi ton challenge.
Certes, c'est un genre d'histoire souvent lu (et vu dans les films) mais l'ambiance, les abominations de la guerre... tout est retranscrit et ressenti à la perfection.

Ce qui m'a plu, c'est la petite réflexion que Khalil : le fait qu'il ne pleure pas pour tous les morts, pour le fait d'avoir à les jeter dans la fosse mais qu'il fonde en larmes lorsqu'il voit le chat mort.
L'expression "la goutte qui fait déborder le vase" est pour moi bien imagée.

Seul petit bémol, je n'ai pas bien compris : Khalil voit le chat mort quand exactement ? Lorsqu'il se fait ramener dans la maison par les soldats ou lorsqu'il en sort en compagnie de Nouria ?

En tout cas, un très bon début. Très curieux de lire la suite Smile.

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Dim 30 Mai 2010 - 21:13

Merci de la lecture et du commentaire

Les tirets, c'est la césure de word. J'essaie d'en corriger un maximum avant de poster...

Ah, je merdouille un peu avec les flashs back. Il voit le chat lorsqu'ils sont près de la sortie du village. C'est normal que tu comprennes pas, je n'ai pas repris la situation précédant le flash back. Faut que je fasse gaffe à ça. Surtout que j'adore ça, les flashs back...
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Liven d'Eleissen le Lun 31 Mai 2010 - 12:17

arwen a écrit:Les beaux yeux sombres s’ouvrirent.
Khalil poussa un long soupir, soulagé. Il n’était plus seul. Les cils noirs battirent lentement et le regard qui le fixait [l'imparfait pour "fixait" me gêne un peu, elle vient juste de se réveiller.] posa une question silencieuse. Une question sans mot qu’il comprit et à laquelle il répondit, laconique. Mouais, question silencieuse/question sans mot, c'est du pareil au même, c'est un peu redondant... Je mettrais: "le regard se posa sur lui, interrogatif. Une question... Simple avis personnel, bien entendu Wink]
« Ils sont partis. »
D’une main distraite, il essuya le sang qui coulait encore de son nez blessé. Les militaires avaient quitté les lieux depuis environ une heure. Il lui avait fallu ce temps pour se rassurer et se persuader qu’ils ne reviendraient pas. Pourtant, il tremblait encore et sursautait au moindre bruit susceptible d’annoncer le retour des hommes en armes dans la maison à présent silencieuse.
Les soldats les avaient retenus prisonniers une nuit et une journée entière. Khalil avait été ligoté, attaché comme un chien avec du fil de fer tandis que Nouria était enfermée dans cette pièce. Il avait été battu à plusieurs reprises, mais le jeu avait semblé lasser les militaires qui s’étaient contentés par la suite de venir se soulager et déféquer sur leur jeune détenu. Khalil avait hurlé lorsque le premier jet d’urine lui avait arrosé la tête, provoquant une hilarité générale chez les hommes qui dégainaient leur sexe devant lui aussi facilement que leur fusil automatique. Comprenant que ses réactions alimentaient leur jeu sadique, l’adolescent était resté stoïque durant les humiliations suivantes.
Et puis, être arrosé d’excréments humains n’avait rien de comparable avec ce qu’avait subi Nouria. Il avait couvert son corps nu d’un drap à la propreté douteuse lorsqu’il l’avait retrouvée inconsciente dans le lit, les cuisses ouvertes laissant voir l’outrage subi. La jeune fille se recroquevilla sous le tissu. Elle aussi tremblait à présent qu’elle recouvrait toute sa lucidité. Assis sur le bord du lit, Khalil passa une main un peu maladroite dans les longs cheveux noirs emmêlés.
« Ils sont partis. Y’a plus rien à craindre. »
Plus rien à craindre ? C’était vite dit… mais il voulait rassurer sa voisine dont les joues étaient envahies par de chaudes larmes et dont il sentait les tremblements sous le drap. Il se leva avec précaution. Son dos et ses genoux étaient douloureux, à force de coups de pieds bottés reçus à la volée. Il chercha du regard les vêtements de Nouria, trouva son foulard, sa jupe. La blouse qu’il dénicha sous le lit était déchirée et inutilisable. Soupirant, il jeta son dévolu sur une chemise d’homme abandonnée dans un coin de la petite pièce.
« Tu vas pouvoir te lever ? »

Elle hocha la tête comme une petite fille et s’assit sur le mauvais matelas, gardant le drap en protection devant sa poitrine. Elle avait souvent joué, enfant, avec Khalil. Ils étaient voisins. Mais à dix-sept ans, il était presque un homme, une [je mettrais "la" plutôt qu'une, puisque la barbe est bien définie par les compléments qui suivent] barbe de quarante-huit heures noircissant ses joues le lui rappelait. Et elle-même était une femme depuis déjà quelques années. S’ils étaient restés proches malgré la réprobation générale entourant une telle amitié, l’adolescence avait séparé leurs jeux et ce regard masculin sur son corps nu et violenté la gênait. Elle sursauta lorsque les mains du garçon posèrent la chemise sur ses épaules et gémit. Elle ne voulait pas qu’il la touche, qu’il la voie ainsi, mais dut accepter son aide pour se rhabiller, tremblant tant et si bien qu’elle ne pouvait y parvenir seule.
En état de choc, Khalil ne prêtait de toute façon aucune attention à ses courbes féminines. Une plaie saignait encore sur son cuir chevelu, poissant ses courts cheveux noirs. Ses narines, bouchées, ne percevaient pas l’odeur immonde, mélange d’urine encore tiède et d’excréments solides, qui émanait de ses vêtements souillés. Lorsque Nouria eut renfilé ses jupons, il déposa un baiser spontané sur son front pâle, un baiser qui hésitait encore entre celui de l’enfant qu’il restait et celui de l’homme qu’il devenait. Nouria le prit pour celui d’un ami et éclata en pleurs dans les bras du garçon qui, surpris, l’enlaça maladroitement.
« Faut pas rester là. Viens. »
Se redressant, Khalil aida la jeune fille à se lever et à marcher. Prise d’un vertige, elle chancela et dut s’appuyer à son épaule. Ils sortirent. Le soleil de cette fin d’après-midi les aveugla sur le pas de la porte. Ils empruntèrent l’unique rue étroite et ombragée qui dévalait le coteau, entre quelques maisons et bâtiments de forme cubique faits de pierres d’une couleur ocre. Un silence étrange régnait dans le village désert, écrasé par la canicule. Même les chiens s’étaient tus.
« Ils sont où, tous ? » s’inquiéta Nouria.
Khalil ne répondit pas, frissonnant sous sa chemise malgré la chaleur de cette journée estivale. Il se retourna vers le haut de la pente qu’ils venaient de négocier. Ils approchaient de la sortie du hameau, mais là-haut, près de la petite mosquée, le long d’un mur de pierres où se prélassaient d’ordinaire les lézards à midi…
Enfant, il s’amusait à chasser ces petits animaux qui disparaissaient entre les pierres dis-jointes. Il se souvenait de sa surprise écœurée la première fois qu’une petite queue tressaillant encore lui était restée entre les doigts. Sa mère avait hurlé lorsqu’il lui avait ramené cet étrange trophée. Il n’avait pas eu le temps de lui demander comment le reptile avait réussi ce tour de sorcellerie, elle avait jeté le moignon et lui avait fait laver ses mains.
« Khalil ? Tu m’écoutes ? »
Il n’avait pas entendu la jeune fille poser sa question. Il se secoua, s’extirpant de ces souvenirs d’enfance anciens. Depuis longtemps, il laissait les lézards en paix sur ce mur ensoleillé, mais son petit frère Jamil avait fait, lui aussi, cette étrange expérience l’été dernier. Khalil avait souri devant la question de l’enfant. Il n’avait pas su lui expliquer le phénomène. Il faudrait qu’il se renseigne un jour sur ce mystère pour pouvoir lui répondre, songeait-il lorsque, livide, il vacilla à son tour et dut s’asseoir, victime d’un violent vertige.
« Khalil ? Qu’est-ce qui t’arrive ? »
L’adolescent ne répondit pas et, se penchant, sur le côté, vomit le contenu de son estomac, un peu de bile amère. Nouria s’accroupit devant lui et posa une main légère sur sa nu-que brulante et couverte de sang. Il releva des yeux rougis par l’ammoniaque de l’urine.

Les militaires israéliens étaient arrivés dans le village la veille au soir. Regroupant la population désarmée, hurlant des ordres en hébreu, ils avaient séparé les hommes des femmes et des enfants. Les premiers avaient été entrainés vers le cimetière, les seconds poussés vers la sortie du village, vers l’est.
Les hommes… son petit frère âgé de dix ans avait été considéré comme un homme et aligné comme les autres au mur, les mains sur la tête. Au bout de la file, terrorisé, Khalil avait assisté à l’assassinat lent et méthodique de chacune des personnes qu’il connaissait. Trente-quatre coups de feu. Il les avait comptés alors que les détonations se rapprochaient, inexorables. De peur, il s’était fait dessus alors que le militaire s’arrêtait derrière lui et rechargeait son arme aux munitions épuisées.
Tremblant, debout devant le corps d’un cousin à peine plus âgé que lui, les pieds nus trempant dans ce sang chaud qui lui chatouillait les orteils, Khalil attendit la mort, sans même songer à prier. Allah semblait s’être désintéressé de l’affaire pour permettre ce genre de choses.
L’Israélien prenait son temps devant l’adolescent, échangeant des paroles badines avec deux autres militaires. Khalil comprenait l’hébreu. Les hommes parlaient du repas du soir. Le garçon adressa une prière muette. Allah pouvait bien servir à ça : s’il devait mourir que cela soit fait rapidement et que ces hommes cessent leur bavardage inutile. Concentré sur cette dernière volonté et persuadé de recevoir à son tour une balle dans la nuque, il ne réagit pas à l’ordre. Un violent coup de crosse dans les reins le fit tomber à genou alors qu’une voix furieuse lui hurlait dessus.
« Toi, le chien ! Tu balances tout ça dans la fosse, là-bas. »
Khalil y avait passé une bonne partie de la nuit, traînant, seul, chacun des trente-quatre cadavres, dont son père et ses trois frères dans ce trou béant. Exténué, en état de choc, il s’agenouilla devant le charnier et resta là, sans songer à s’enfuir lorsque cela fut fait. Deux militaires arrivèrent. L’un d‘eux appuya le canon d’un pistolet sur la tempe trempée de sueur du garçon immobile et sans réaction. Le doigt pressa la détente. Khalil leva des yeux effarés, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Ne comprenant pas pourquoi le tir n’était pas parti. Les Israéliens éclatèrent de rire.

« Khalil ? Ça va ? »
Nouria s’inquiétait du teint livide du garçon, mais surtout de l’éclat terne de ses yeux. Khalil retint une nouvelle nausée et fronça les sourcils, sans répondre. Une migraine frappait contre ses tempes trempées de sueur.
Il ne comprenait pas la raison qui avait poussé les militaires à l’épargner. Il était presque un adulte, il avait même failli prendre les armes et n’y avait renoncé que devant les larmes de sa mère. Pourquoi lui avait-on laissé la vie sauve et pris, au contraire, celle de Jamil, son petit frère âgé de dix ans ? Il me semble que c'est la deuxième que tu répètes cette information... on sait que Jamil a dix ans, il me semble inutile de le répéter ici. Il ne comprenait pas.
Son regard tomba sur une tache blanche dans l’herbe grillée. Ses traits se décomposèrent en reconnaissant la fourrure d’un chat au crâne fracassé. Le sang avait giclé sur le pelage immaculé.
« Oh non ! »
Les larmes jaillirent de ses yeux secs devant le petit cadavre de la chatte de la maison près de laquelle ils venaient de s’arrêter. Il connaissait l’animal. Celui-ci savait profiter de l’hospitalité de ses voisins et rendait visite de temps en temps à la famille de l’adolescent. Peu méfiant, le félin avait cher payé sa familiarité avec les êtres humains. Le garçon qui n’avait pas pleuré devant l’assassinat des hommes du village, qui n’avait pas pleuré en accomplissant la macabre tâche que lui avaient assignée les Israéliens, qui n’avait pas pleuré sous les coups et les injures, cet adolescent éclata soudain en sanglots pour un petit animal de compagnie. Nouria s’étonna de cette réaction disproportionnée, Khalil lui ayant semblé plutôt maître de ses émotions jusque-là. Elle le prit pourtant dans ses bras et l’y laissa pleurer.

Très bon style, clair, net, sans fioritures inutiles, ce qui sert beaucoup les faits. Tu montres l'horreur de la situation sans en faire trop, c'est très bien dosé. Le lecteur plonge directement dans l'histoire, et les flash-back, bien rendus et placés à point nommé, permettent d'apporter des détails d'une manière qui ne charge pas la narration.
Juste au niveau de l'histoire, une seule chose m'a gênée... peut-être que tu reviens dessus plus tard, mais j'ai l'impression que Nouria se remet plutôt vite... Je veux dire, après avoir été violé de cette manière, je ne suis pas sûre qu'on puisse se remettre à marcher aussi vite, à accepter le contact d'un homme (même d'un ami!) aussi rapidement. Ici, on a l'impression qu'elle est "juste gênée" et ça m'a dérangé. L'impact psychologique me semble ici considérablement atténué, mais il ne s'agit que du début, encore une fois, peut-être y reviens-tu par la suite.

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+Je déplace ton pion sur ce maudit échiquier. Prends garde à la Reine. Elle te prendra et t'emportera dans cet empire de décadence. Le Fou veille. Le Cavalier te regarde.Échec et mat, trésor. [By a friend, Elilah]
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Lun 31 Mai 2010 - 12:44

coucou et merci,

deux petites réponses : la redondance au début du texte est voulue, maintenant est elle réussie ?
C'est vrai que l'info sur le petit frère est répétée mais en même temps il se pose la question. Pourquoi un gosse de dix ans mort...

Nouria n'est pas remise. C'est juste que dans la fin du chapitre, on s'attarde sur khalil essentiellement et donc on ne parle pas trop d'elle.
Maintenant, on ne lui a pas cassé les jambes, elle peut marcher. Pour ce qui est de l'impact psychologique, état de choc... pas de réaction particulière sur le coup. On déréalise après ce genre de choses. Et pour ce qui est de s'appuyer à un homme, tu soulèves une réaction courante des femmes violées, courante mais pas systématique. Ne pas oublier qu'il n'y a plus personne dans le village, qu'il y a eu un massacre. Le traumatisme d'etre seule est bien plus violent que celui de se retrouver avec un homme... et encore uen fois ce n'est pas une réaction systématique chez une femme violée ( encore moins dans ce genre de contexte extraordinaire au sens propre du terme)
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Laumie le Lun 31 Mai 2010 - 18:30

Bon, ne t'attends pas à un commentaire très détaillé, je n'arrive pas à en faire un seul de bien LoL

Pour tout te dire, je partage un peu l'avis de Liven sur le "manque" de réaction(s) de Nouria après son viol. Mais après, je pense qu'elle est au-delà de la constatation "homme/femme" vu le choc qu'elle a subi. En tout cas, c'est bien écrit et ça se lit sans mal, donc j'attends la suite ^^
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  MrSonge le Lun 31 Mai 2010 - 18:50

Question déroulement de l'intrigue, excellent début, il n'y a pas à dire, tu maîtrises ta narration à la perfection. Tu sais où tu vas et tu es bien décidée à nous y emmener sans pour autant nous forcer à te suivre à grands coups de cliché guerro-sociaux. Par contre, attention à ne pas abuser des formulations à participe-présent ("Tremblant, il", "Se redressant, il", "Soupirant, il" etc.) qui parfois sonnent un peu redondant, d'un point de vue formel, je veux dire.
J'ai beaucoup aimé également la façon que tu as de faire passer des émotions en les dépouillant de tout pathos. On n'a pas envie de verser une larmichette quand on lit ce genre de texte, c'est plus profond qu'une simple petite émotion lacrymale (rien ne sèche plus vite qu'une larme).

En revanche, si je puis me permettre une petite critique moins positive, je trouve que ton texte, à force de clarté et d'épuration stylistique nous donne un peu l'impression d'un homme qui fait un régime. Il ne reste plus que les os et forcement, le pauvre type est affaibli. S'il ne faut pas qu'un texte transpire la graisse stylistique par toutes ses virgules, un peu de chair est, à mon avis, un élément primordial. À force de limpidité, tu dépersonnalise ton texte, tu le vitrioles de toi-même. En l'état, ce début m'a fait l'effet -j'exagère un peu- d'un compte-rendu journalistique. D'un très bon compte-rendu, s'entend, mais d'un travail de journaliste plus qu'autre chose. Or, rien de plus dangereux pour un auteur que de glisser vers le cloaque artistique du journalisme qui ne dit rien mais décrit tout.

Voilà le seul reproche que je trouve à te faire, mais prends-le comme rien de plus qu'une remarque subjective que j'espère constructive.
Excepté cela, franchement, j'ai beaucoup aimé la façon dont tu ouvres ce récit et je viendrai lire la suite avec plaisir ! Razz

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Lun 31 Mai 2010 - 21:05

Merci Mr songe.
Oui, les participes présent sont un vieux pêché mignon chez moi... faut que j'y fasse gaffe.
Pour l'écriture journalistique. Aie, déformation professionnelle, je crains. Fut un temps où j'adorais les longues subordonnées compliquées. Écrire des articles y a mis un terme ( ou presque ! quand je suis fatiguée, elles reviennent ces vieilles amies)
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  MrSonge le Mar 1 Juin 2010 - 5:06

Les participes présents à tout-va, c'est un défaut qu'ont beaucoup de gens, moi le premier, mais rassure-toi, je crois bien que ça se guérit. Razz
Et en plus, chez toi, c'est assez discret...

En revanche, on peut tout-à-fait s'émanciper d'une écriture journalistique sans tomber pour autant dans des phrases à col roulé, c'est juste une question de trouver son style. Camus n'usait quasiment pas de la subordonnée lourdeaude, mais rien n'est plus loin d'un article de journal que L'Etranger. Ce n'est pas tant une question de phrases longues ou courtes qu'une question de personnalité. Comme il est dit dans ma signature, dans un roman, on doit retrouver l'univers de l'écrivain dans chaque phrases ; un article de journal, lui -à de rare exception près, ne sera "que" informatif et non significatif, comme un texte dans lequel l'auteur a insufflé sa propre respiration.

(Je ne suis pas entrain de dire qu'aucun journaliste n'écrit de façon personnelle, hein, mais je veux dire que des articles sur le sujet que tu traites dans ton roman sont souvent des compte-rendus le plus neutre possible afin de "coller aux faits", ce qui les rends terriblement ternes d'un point de vue stylistique puisque l'auteur, volontairement, se dépouille de son individualité de plume.)

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mar 1 Juin 2010 - 5:30

Hum, rien de moins sûr. J'ai des collègues qui ont de très belles plumes. On reconnait leurs articles rien qu'à ça...
Sinon, certes mon boulot a accentué le trait, j'en suis persuadée, mais les gens qui me lisent depuis longtemps me disent retrouver le style que j'avais déjà plus jeune ( débarrassé des conjugaisons fantaisistes et des subordonnées étranges )
Donc, c'est un peu beaucoup ma façon d'écrire naturelle, mon style. Même si j'avoue que quand j'ai recommencé à écrire des romans, j'ai dû faire l'effort conscient de ne pas me contenter de phrases style " sujet verbe complément". Peut-être que ça reste encore malgré tout...
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  MrSonge le Mar 1 Juin 2010 - 14:12

Disons que moi qui lit pourtant beaucoup les journaux et magasines, j'avoue n'avoir jamais rencontré de plume véritablement notoire -d'un point de vue stylistique, hein-, sauf lorsqu'il s'agit de collaborateur dont ce n'est pas le métier (dans un sens ou dans l'autre, pas forcement "notoire" positivement ^^). Mais d'un autre côté, c'est la fonction journalistique qui veut cela, on ne demande pas à un journaliste d'être écrivain et l'inverse encore moins, comme on ne demande pas à un boucher d'être fromager, pourtant les deux travaillent avec de la nourriture.

Maintenant, de toute façon, pour moi « avoir un style » est une chose qui n'est pas si courante que cela - trois, quatre écrivains par siècle ont un style -, par conséquent ne prend pas trop à cœur mes remarques, c'était simplement histoire de ne pas faire que des critiques positives et aussi histoire de signaler quelque chose dont tu n'avais peut-être pas conscience mais qui m'a frappé (un peu) à la lecture de ce début. Après, comme je l'ai dit, ce n'est pas véritablement la simplicité de ton écriture qui est en cause (Camus et Duras en témoignent) mais une forme d'approche de l'écriture journaliste plus que littéraire. Enfin il me semble, en tous cas, et je ne suis sans doute pas le mieux placé pour juger des gens qui écrivent mieux que moi... Razz

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  petitebrise le Mar 1 Juin 2010 - 19:26

...

Et puis, être arrosé d’excréments humains n’avait rien de comparable avec ce qu’avait subi Nouria. Il avait couvert son corps nu d’un drap à la propreté douteuse lorsqu’il l’avait retrouvée inconsciente dans le lit, les cuisses ouvertes laissant voir l’outrage subi. La jeune fille se recroquevilla sous le tissu. Elle aussi tremblait à présent qu’elle recouvrait toute sa lucidité. Assis sur le bord du lit, Khalil passa une main un peu maladroite dans les longs cheveux noirs emmêlés.
...
Elle hocha la tête comme une petite fille et s’assit sur le mauvais matelas, gardant le drap en protection devant sa poitrine. Elle avait souvent joué, enfant, avec Khalil. Ils étaient voisins. Mais à dix-sept ans, il était presque un homme, une barbe de quarante-huit heures noircissant ses joues le lui rappelait. Et elle-même était une femme depuis déjà quelques années. S’ils étaient restés proches malgré la réprobation générale entourant une telle amitié, l’adolescence avait séparé leurs jeux (séparé leurs routes ??) et ce regard masculin sur son corps nu et violenté la gênait. Elle sursauta lorsque les mains du garçon posèrent la chemise sur ses épaules et gémit. Elle ne voulait pas qu’il la touche, qu’il la voie ainsi, mais dut accepter son aide pour se rhabiller, tremblant tant et si bien qu’elle ne pouvait y parvenir seule.
...
« Ils sont où, tous ? » s’inquiéta Nouria.
Khalil ne répondit pas, frissonnant sous sa chemise malgré la chaleur de cette journée estivale. Il se retourna vers le haut de la pente qu’ils venaient de négocier (de gravir ? négocier me fait penser au commentateur de courses de voitures...). Ils approchaient de la sortie du hameau, mais là-haut, près de la petite mosquée, le long d’un mur de pierres où se prélassaient d’ordinaire les lézards à midi… (pourquoi "mais" ? je m'attendais à découvrir quelque chose dans les hauteurs, près de la mosquée ?)
Enfant, il s’amusait à chasser ces petits animaux qui disparaissaient entre les pierres dis-jointes.
...
« Khalil ? Tu m’écoutes ? »
Il n’avait pas entendu la jeune fille poser sa question. Il se secoua, s’extirpant de ces souvenirs d’enfance anciens (ça me semble inutile). Depuis longtemps, il laissait les lézards en paix sur ce mur ensoleillé, mais son petit frère Jamil avait fait, lui aussi, cette étrange expérience l’été dernier. Khalil avait souri devant la question de l’enfant. Il n’avait pas su lui expliquer le phénomène. (Tu dis qu'il s'extirpe de ces souvenirs mais on repart aussitôt dans un autre... et qu'après une épreuve pareille, il se souvienne rapidement d'un détail de son enfance passe, mais qu'il se perde dans ses souvenirs alors que son amie est plutot mal en point et lui pose une question, me parait...incongrue...) Il faudrait qu’il se renseigne un jour sur ce mystère pour pouvoir lui répondre, songeait-il (oui ! effectivement c'est bien le moment de penser à ça ! la queue d'un lézard... mais on dit que parfois les personnes en état de choc ont des préoccupations complétement futiles pour échapper à l'horreur de la réalité. Est-ce que c'est ce qu'il lui arrive ? ) lorsque, livide, il vacilla à son tour et dut s’asseoir, victime d’un violent vertige.
« Khalil ? Qu’est-ce qui t’arrive ? »
L’adolescent ne répondit pas et, se penchant, sur le côté, vomit le contenu de son estomac, un peu de bile amère. Nouria s’accroupit devant lui et posa une main légère sur sa nu-que brulante et couverte de sang. Il releva des yeux rougis par l’ammoniaque de l’urine.

...


Tremblant, debout devant le corps d’un cousin à peine plus âgé que lui, les pieds nus trempant dans ce sang chaud qui lui chatouillait les orteils, Khalil attendit la mort, sans même songer à prier. Allah semblait s’être désintéressé de l’affaire(bof, je trouve ce terme un peu maladroit) pour permettre ce genre de choses.
...
« Toi, le chien ! Tu balances tout ça dans la fosse, là-bas. »
Khalil y avait passé une bonne partie de la nuit, traînant, seul, chacun des trente-quatre cadavres, dont son père et ses trois frères dans ce trou béant. Exténué, en état de choc, il s’agenouilla devant le charnier et resta là, sans songer à s’enfuir lorsque cela fut fait. Deux militaires arrivèrent. L’un d‘eux appuya le canon d’un pistolet sur la tempe trempée de sueur du garçon immobile et sans réaction (vu qu'un peu plus tôt tu dis qu'il est en état de choc j'enlèverais : sans réaction). Le doigt pressa la détente. Khalil leva des yeux effarés, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Ne comprenant pas pourquoi le tir n’était pas parti. Les Israéliens éclatèrent de rire.


« Khalil ? Ça va ? »
Nouria s’inquiétait du teint livide du garçon, mais surtout de l’éclat terne de ses yeux. Khalil retint une nouvelle nausée et fronça les sourcils, sans répondre. Une migraine frappait contre ses tempes trempées de sueur.
Il ne comprenait pas la raison qui avait poussé les militaires à l’épargner. Il était presque un adulte, il avait même failli prendre les armes et n’y avait renoncé que devant les larmes de sa mère. Pourquoi lui avait-on laissé la vie sauve et pris, au contraire, celle de Jamil, son petit frère âgé (un enfant ...) de dix ans ? Il ne comprenait pas.
Son regard tomba sur une tache blanche dans l’herbe grillée. Ses traits se décomposèrent en reconnaissant la fourrure d’un chat au crâne fracassé. Le sang avait giclé sur le pelage immaculé.
« Oh non ! »
...

J'ai bien aimé ton début d'histoire. On s'attache de suite à ce pauvre Kahdil. Ton écriture est plaisante même si parfois on aimerait rentrer davantage dans le ressenti du personnage, avec davantage d'émotions.
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mar 1 Juin 2010 - 19:49

merci petite brise
dingue comment les répétitions nous échappent parfois

Sinon, bon je vais réfuter à peu près toutes tes remarques (te vexe pas)

séparer leurs jeux. ils ont arrêté de jouer ensemble, ils ne sont pas perdus de vue...

négocier, dans le sens où il ont du mal à marcher ( on négocie un virage dangereux, la grimpée d'un escalier un peu raide, notion de difficulté).

Mais, parce qu'ils pense à ce qui s'est passé là haut...

Il est en complet état de choc en se remémorant le massacre, il oublie la fille, oui. C'est incongru mais c'est le genre de truc qui arrive. J'ai pas subi (heureusement ! ) ce genre d'épreuve, mais je peux te dire que ça peut arriver après un choc émotionnel, de réagir oui de façon complètement incongrue ( tu me croiras si je te dis que j'ai éclaté d'un fou rire en croyant voir une amie se faire écraser par un tracteur ? )...

Il passe d'un souvenir à l'autre après s'être extirpé du premier souvenir... ( edit, en fait, ouais, elle est inutile cette phrase, vais l'enlever)

état de choc, sans réaction, ouais il y en a un de trop en effet, mais j'enlèverai le premier.

Pour le petit frère, non je laisse, parce qu'il n'est dit nulle part plus haut qu'il s'appelle Jamil, donc je pense qu'il faut laisser cette précision.

Sinon, y'a pas de sentiment ou d'émotion parce qu'ils n'en ont pas ( bon je dis ça, à voir dans les chapitres suivants, c'est p'tre une façon d'écrire aussi, de ma part, plus générale ) En même temps vu l'horreur de la situation, y'a pas besoin de trifouiller leur inconscient pour savoir, imaginer dans quel état ils sont. Leurs actions : pleurer, vomir, avoir des vertiges en dit assez, je trouve ( ce n'est que mon point de vue, j'imagine que d'autres écriraient cette scène très différemment).
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Pacô le Mer 2 Juin 2010 - 18:59

2.

Khalil fut le premier à se rasseoir
=> pourquoi "rasseoir" ? Il s'était déjà assis ?

sur les joues salies de poussière de terre de la jeune fille
=> un "de/de/de" pas très agréable à l'oreille. (et même à la lecture)

effaçant le sang qui avait coulé de ses narines.
=> pourquoi ? Je croyais qu'elle n'avait été "que" violée et non battue aussi...

les images de la nuit revenaient en force.
=> toi qui me parles souvent de clichés littéraires, en voilà un beau.

D’un doigt, Khalil écrasait les gouttes d’eau salée au coin de ces beaux yeux.
=> et ils débordaient de larmes quelques instants plus tôt. Quand on déborde, on n'a pas que quelques gouttes éparses, non ?

Ils n’étaient pas noirs comme les siens, mais d’une jolie nuance noisette.
=> Pourtant au début du chapitre, tu commences bien par : "Les beaux yeux sombres s'ouvrirent." Pour moi, noisette, ce n'est pas assez "sombre" pour être signaler comme tel.

Il reprit sa tache minutieuse,
=> me semble que y'a un "^" sur le "a" de tâche.

troublée par les gestes attentionnés et la gentillesse de son voisin.
=> répétition de "gestes"
=> redondance un peu ici. On s'attarde sur le fait qu'il la nettoie de manière très intime.

Cette même barre qu’elle lui avait vu,
=> n'y aurait-il pas un "e" à "vue" ? (en accord avec le COD placé avant le verbe : barre)

après ce qui s’était passé ?
=> "après ce qu'il" non ?

à la réaction involontaire qu’avait provoqué ce début de toilette
=> qu'avait provoquée (accord avec COD "réaction")

Il ne pouvait faire plus.
=> l'élision du "pas" est dérangeante ici...

pour cette amie d’enfance violentée
=> expression déjà utilisée, donc une redondance très prononcée.

la toilette et cette pause au bord de l’eau, lui avaient rendu un peu de forces.
=> pourquoi mettre une virgule ?

Appréciation linguistique :

Première impression immédiate : ces deux passages sont surchargés de répétition.
J'ai finalement pas eu le courage de toutes les relever, mais j'ai noté tout de même les termes qui reviennent sans cesse avec en tête de file :
=> le verbe "provoquer"
=> le verbe "frissonner" (vers la fin)
=> l'adjectif "doux"
=> le nom "geste"

Autant le moment de la toilette est un moment très "profond" (je ne trouve peut-être pas le terme exact ^^") et très intime (au point qu'on se sentirait gêné de participer à leur petit instant d'intimité, nous lecteur), mais autant il est bourré de redondances, d'expressions similaires... bref, on n'a aucune impression de linéarité dans ce texte, mais plutôt d'un statu quo. C'est gênant à la longue parce qu'on finirait presque par se dire : "et finalement, elle doit être bien propre la nana vu comment il la soigne."

Attention aussi à l'effet "catalogue" et à l'abus de participes présents, notamment ici :
Il se pencha pour rincer le tissu coloré et, se redressant, croisa le regard de la jeune fille. Il reprit sa tache minutieuse, nettoyant d’abord ses mains puis ses avant-bras, ne négligeant aucune phalange, aucun ongle. Il hésita à poursuivre pourtant.
Si en plus de tout ça tu rajoutes des termes en consonance peu glorieuses du genre : "avant-bras", "phalange" et "pourtant", c'est vraiment désagréable.
Attention aussi aux adverbes en -ment. Wink

Du coup, tout ça dérange un peu aussi la fluidité du passage. A revoir selon moi.

Appréciation du récit/scénario :

Comme dit précédemment, cette toilette est très intime. Peut être un peu cliché (oui je ré-utilise tes critiques là Razz).
Entre nous, c'est un peu la même chose que pour mon propre roman : la scène de la toilette dans les films de guerre, c'est revu et corrigé (mais c'est pas pour autant que ce n'est pas bien).
La seule "originalité" si je peux le dire ainsi, ce serait que c'est une situation inversée avec un homme et non une femme qui lave précautionneusement son partenaire.

Ceci dit, la psychologie des protagonistes est judicieusement exploitée et l'on commence à bien s'attacher à eux.

Et contrairement aux critiques du premier passage, là, on ressent effectivement le traumatisme du viol ; élément qui était en effet un peu effacé dans le précédant extrait.

Lecture très plaisante en définitive ! Smile

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mer 2 Juin 2010 - 19:16

merci paco, c'est une scène que j'ai pas mal réécrite, d'où la persistance de répétions, redondances et détails à corriger certainement. Je ne suis pas très douée pour les repérer dans mes propres textes.

quelques réponses de détail :

bon, c'est vrai que c'est pas précisé, mais on ne boit pas allongé d'ordinaire donc oui il se rassied.

un viol, surtout dans ces circonstances,c 'est rarement exempt de gestes violents ( mais c'est vrai que c'est pas précisé avant qu'elle a saigné du nez)

Avant de pleurer, on a les yeux très humides et ça déborde, même pour quelques larmes...

sombres/ noisette... voui, mais j'aime bien ma première phrase donc voila. Na ! et noisette c'est toujours plus sombre que bleu ou vert ! re na !

Les adverbes en -ment ? J'dois en avoir trois dans ce passage... possible qu'un oud eux soient inutiles mais là d'emblée je vois pas !

Pour le reste, rien à redire sur tes remarques.
Je ne doute pas des répétitions de ce texte ( surtout dues à la réécriture de ce passage pour mieux faire passer le traumatisme, disons que dans la première version Nouria était plus consentante et que ça posait problème ) et qui sont à corriger. Par contre sur l'impression d 'ensemble de statu quo, c'est un peu normal. Ça dure un moment, Khalil hésite et ne va pas jusqu'au bout. Donc oui, c'est une scène très statique, sans avancée notable dans le récit, sinon qu'on voit Nouria après le viol et qu'on voit un peu quel garçon est Khalil. Bref, c'est une pause.

Pour le cliché... hum, un jeune homme qui lave une jeune fille violée, non, j'ai pas vu ça 100 000 fois ! C'est même la difficulté de cette scène !
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Pacô le Mer 2 Juin 2010 - 19:26

arwen a écrit:
bon, c'est vrai que c'est pas précisé, mais on ne boit pas allongé d'ordinaire donc oui il se rassied.
Ah mais pour moi, il ne boit pas assis non plus. Mais debout, vu que tu ne précises pas.

arwen a écrit:un viol, surtout dans ces circonstances,c 'est rarement exempt de gestes violents ( mais c'est vrai que c'est pas précisé avant qu'elle a saigné du nez)
Oui mais justement, dans un viol, on s'attend pas franchement à la fêlure du nez. Rolling Eyes
arwen a écrit:
Avant de pleurer, on a les yeux très humides et ça déborde, même pour quelques larmes...
Je te dis juste l'effet que ça rend : pour moi déborder, je vois une image d'un ruisseau de larmes, pas de quelques gouttes qu'on peut écraser d'un doigt.

arwen a écrit:sombres/ noisette... voui, mais j'aime bien ma première phrase donc voila. Na ! et noisette c'est toujours plus sombre que bleu ou vert ! re na !
Ah oui, mais noisette c'est carrément plus clair que les yeux "marrons couleur cochon" et pourtant on ne dit pas de tous ces gens là qu'ils ont les yeux sombres. Donc pour moi, c'est un peu dommage...

arwen a écrit:Pour le cliché... hum, un jeune homme qui lave une jeune fille violée, non, j'ai pas vu ça 100 000 fois ! C'est même la difficulté de cette scène !
Ah ?
Pourtant, je pourrais te citer le film culte sur la guerre Israëlo Palestinienne. J'ai plus le titre en tête, mais il est passé sur France 2 il y a presque un an : les deux frères, un truc comme ça.
Bref, l'histoire de deux meilleurs amis, l'un israëlien et l'autre palestinien qui se déchire.

Et entre nous, l'histoire des viols, si, c'est très (ou trop) courant, dès qu'on parle de guerre sauvage dans un pays.

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mer 2 Juin 2010 - 19:32

hum, une source... pour moi c'est bas une source, pas en hauteur...
connais pas ce film ( en fait, j'ai vu aucun film de fiction sur le sujet...)
Euh oui, le viol est un thème très courant, surtout en période de guerre où c'est une pratique généralisée, mais 99.99% des romans/films utilisent des thèmes très courants, tu sais... J'vois pas le problème. Si maintenant, on doit s'interdire de parler d'un thème parce qu'ultra courant, bon ben on écarte 99.99 % des thèmes... plus d'histoires d'amour, plus de road movie, etc...
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Pacô le Mer 2 Juin 2010 - 19:46

Ce qui revient toujours au même point Razz.
Je ne vois vraiment pas ce qui est dérangeant de reprendre une même idée : la scène du viol dans un contexte de guerre, c'est vu et revu.
Et y'a pas que le film dont je te parlais.
Y'a aussi... les cerfs volants de Kaboul tiens !
Au moment où les talibans prennent le pouvoir en Afghanistan... y'en a des scènes de viols et de maltraitances diverses, avec des femmes qui n'osent plus se marier, qui n'osent plus se regarder en face etc.
Après je ne dis pas qu'il y a toujours un lavage mais bon... ^^.

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mer 2 Juin 2010 - 19:48

Tu n'as pas compris mes propos sur ton texte alors... et c'est pas ici qu'il faut en discuter mais sur ton post.
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  MrSonge le Mer 2 Juin 2010 - 19:53

Sans répondre, il passa le linge humide sur les joues salies de poussière de terre de la jeune fille, effaçant le sang qui avait coulé de ses narines.
4 "de" dans une phrase, dont trois qui se suivent, ce n'est pas très beau.

L’attention délicate lui faisait du bien.
"L'attention délicate", ça fait un peu généralité. Je mettrais plutôt "Cette attention délicate", ou alors "la délicatesse".

Ils n’étaient pas noirs comme les siens, mais d’une jolie nuance noisette. Il adorait s’abîmer dans l’observation de leurs nuances mordorées depuis qu’il était tout petit.
Répétition de "nuance"

Il reprit sa tache minutieuse, nettoyant d’abord ses mains puis ses avant-bras, ne négligeant aucune phalange, aucun ongle.
Suggestion personnelle : "puis ses avant-bras ; il ne négligeait aucune phalange, aucun ongle."

Nouria murmurait, les yeux baissés, troublée par les gestes attentionnés et la gentillesse de son voisin. Il hésita encore, mais fit glisser la chemise sur les épaules voutées et tremblantes, sans tout à fait l’ôter. L’obscurité de la nuit lui cacha le spectacle ravissant, ne lui révélant que les courbes douces de deux seins. Khalil dut pourtant se secouer pour s’arracher à cette contemplation. Il n’avait jamais vu de femme nue, n’avait jamais vu Nouria nue, mis à part un peu plus tôt dans la soirée, sur ce lit et il n’y avait alors prêté aucune attention.
Pudique, la jeune fille croisa les bras devant ses seins, ses longs cheveux noirs dénoués et la pénombre nocturne se chargeant de cacher le reste de son corps dénudé.
D’une main timide, Khalil reprit la toilette, effaçant la crasse, dans ce creux délicat dessiné sous une gorge gracieuse.
Pas mal de participes présents, dans ce passage et une répétition de "pourtant".

Sans décroiser ses bras, tremblante, Nouria l’observa faire, mal à l’aise.
Sauf erreur, tu as déjà dit plusieurs fois qu'elle était "tremblante".

Elle tremblait.
Là, c'est carrément redondant. ^^

Khalil s’en rendit compte et la barre qui s’était presque effacée revint sur son front.
Je mettrais "reparut" ou "réapparut".

Tous les garçons ne rêvent que de te marier !
Beurk. je sais que c'est sans doute fait exprès, mais étais-tu obligée de mettre une telle abomination dans la bouche d'un petit qui, en fait, ne parle même pas français, à la base ? ^^

Plus de petits détails à relever dans ce passage-ci, mais paradoxalement, je trouve que là, la journaliste s'efface pour faire place à la romancière, très nettement. J'ai vraiment adoré cette scène et la façon dont tu décrivais ce premier contact d'un jeune garçon et d'une jeune fille élevés sans doute dans l'ignorance bienséante de leurs corps respectifs.
Bravo, sur ce coup-là ! Very Happy

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Message  Gavroche le Mer 2 Juin 2010 - 20:52

Merci mr songe.
Bon, d'abord, je suis contente que ça plaise cette scène. C'est une scène importante et délicate. Entre le traumatisme de Nouria, l'inexpérience de Khalil... c'est pas évident

Oui pas mal de répéts et de participes présents (mais j'aime bien, moi, les participes présents ! );
Comme je disais plus haut, c'est une scène largement réécrite et j'ai gardé des passages entiers en y insérant des nouveaux, d'où ces détails plus nombreux, je crois. J'ai fait quelques corrections.

ah oui, la phrase "rêver que de"... ben, il a pas trop la tête à faire de jolies phrases, le garçon... il sait à peine quoi dire pour réconforter la fille !
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  MrSonge le Mer 2 Juin 2010 - 21:01

Ce n'est pas tant le "rêve que de", que le "te marier" qui m'avait fait sauter au plafond en fait. Qu'il fasse des fautes de syntaxes, d'accord, on peut imaginer qu'il en fait dans sa propre langue, mais qu'il fasse une erreur aussi typique du français que celle-ci... On imagine difficilement un enfant de sa nationalité, dans sa propre langue, faire ce genre de faute "de français". ^^

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mer 2 Juin 2010 - 21:07

Ben, en même temps, je ne peux pas le faire parler en arabe, hein ? scratch
et comme je ne connais pas cette langue, je ne sais pas quelles fautes de syntaxe ils peuvent faire ( et les lecteurs non plus d'ailleurs ! )
J'suis bien obligée d'utiliser la langue française et les fautes qu'on lui inflige...
Et si je mets "ne rêvent que de se marier avec toi", ça fait trop soutenu dans la bouche d'un garçon épuisé.
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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  MrSonge le Mer 2 Juin 2010 - 21:16

Oui, évidemment tu ne peux pas le faire parler en arabe, mais je n'utiliserais pas des fautes qui sont aussi propres à la langue française que celle-ci.
Personnellement, je trouve que "se marier avec toi" n'a rien de bien soutenu, c'est plutôt une expression banale que tout le monde utilise dès son plus jeune âge. Par exemple, tu pourrais ôter la négation déjà, pour signifier le relachement de langage : "Tous les garçons rêvent que de se marier avec toi".
Mais après :
1° c'est un détail sans importance
2° c'est toi l'auteur, donc tu fais résolument comme tu l'entends. Razz

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Re: commentaires pour "Les yeux de Nouria"

Message  Gavroche le Mer 2 Juin 2010 - 21:26

Voui, en fait, je ne sais pas trop. Vais y réfléchir.
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