Commentaire pour le sceptre de Poséidon

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Mar 6 Juil 2010 - 19:48

À plusieurs milliers de kilomètres de là, un coquillage résonnait depuis de longues secondes. Le bruit aurait agressé n’importe quelle oreille (le problème c’est que tu ne dis pas de quel genre de bruit il s’agit : sifflement, grésillement, musique… enfin ça manque d’infos), mais la seule personne présente dans l’office était particulièrement absorbée par la lecture d’un vieux livre à la couverture racornie. Penchée sur la table, elle tournait les pages jaunies par le temps avec une extrême vigilance, comme s’il s’agissait d’un trésor qu’elle venait de découvrir.
Ses longs cheveux qui cascadaient (des cheveux ne cascadent pas, ils tombent en cascade) sur son bras brillaient tel de l’or en fusion (la description est plutôt maladroite, des cheveux brillent à cause d’une lumière dessus ou le soleil mais pas comme ça puis de l’or en fusion c’est peut-être un peu exagéré). Leur halo surnaturel éclairait la pièce sur quelques mètres (hein ? les cheveux éclairent la pièce sur quelques mètres ? t’es sûre de ton coup là ?), miroitant un instant sur des flasques de verre et caressant de leur chaude lumière des dizaines de bibelots étranges comme des crânes ou des mues de serpent. (ok là je veux bien que les cheveux soient surnaturels mais c’est cela qu’il faut expliquer, parce qu’on a limpression de cheveux normaux sauf que après tu t’enfonce dans une description bien trop long et ennuyeuse sur de simples cheveux)
Une voix retentit soudain. Elle semblait provenir de la spirale de calcaire qui rosissait et vibrait de plus en plus fort.
— Maître Charris !
L’intéressée, concentrée sur sa lecture, ne daigna même pas relever (lever la tête parce que relever laisse à supposer qu’elle l’avait levé précedemment ce qui n’est pas le cas visiblement) la tête. Elle se saisit d’une feuille d’érable et passa ses doigts longs et fins sur le tissu végétal. Un texte apparut (un texte y apparut alors parce que sinon on a du mal à suivre quand même), évanescent, tandis que la voix haussait le ton :
— Maître Charris ! Voulez-vous décrocher ?
Sur le billet improvisé (le billet improvisé, c’est quoi ? la feuille d’érable ?), de belles lettres cursives brillèrent quelques secondes puis disparurent.
— VIVIANNE !
Surprise, la femme se redressa brusquement sur son siège. Son beau visage, parsemé (je trouve que parsemé n’est pas le verbe idéal dans ce cas) de rides profondes, marquait l’étonnement. Elle se saisit enfin du cône et le retourna. L’image très nette d’un homme chétif apparut à l’intérieur du coquillage. Petit et mince (le coquillage ? tu vois on s’embrouille même si je sais que tu parles de l’homme on a l’impression que tu parles du coquillage), il tendait une oreille en forme d’aile de chauve-souris, tapissée de poils drus. Son œil globuleux vint scruter l’extérieur en roulant dans tous les sens à la recherche de son interlocutrice.

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Mar 6 Juil 2010 - 21:02

EvaDevilleroy a écrit:À plusieurs milliers de kilomètres de là, un coquillage résonnait (que signifie "résonner" pour un coquillage ? Parce que tu comprends bien que ce n'est pas très concret pour le lecteur qui ne sait rien de ton univers...) depuis de longues secondes. Le bruit aurait agressé n’importe quelle oreille, mais la seule personne présente dans l’office était particulièrement absorbée par la lecture d’un vieux livre à la couverture racornie. Penchée sur la table, elle tournait les pages jaunies par le temps avec une extrême vigilance, comme s’il s’agissait d’un trésor qu’elle venait de découvrir. (ce passage est plutôt bon Very Happy)
Ses longs cheveux qui cascadaient (ça par contre, ça l'est beaucoup moins. Cascader... tu veux dire "qui coule en cascade le long de son visage" ?) sur son bras brillaient tel de l’or en fusion. Leur halo surnaturel éclairait la pièce sur quelques mètres, miroitant un instant sur des flasques de verre et caressant de leur chaude lumière des dizaines de bibelots étranges comme des crânes ou des mues de serpent.
Une voix retentit soudain. Elle semblait provenir de la spirale de calcaire qui rosissait et vibrait de plus en plus fort.
— Maître Charris ! (pourquoi "Maître" s'il s'agit d'une femme ?)
L’intéressée, concentrée sur sa lecture, ne daigna même pas relever la tête. Elle se saisit d’une feuille d’érable et passa ses doigts longs et fins sur le tissu végétal. Un texte apparut, évanescent, tandis que la voix haussait le ton :
— Maître Charris ! Voulez-vous décrocher ?
Sur le billet improvisé, de belles lettres cursives brillèrent quelques secondes puis disparurent.
— VIVIANNE ! (les majuscules ne servent à rien. Si tu veux faire hausser le ton, il te faut trouver un verbe approprié. "hurler" ?)
Surprise, la femme se redressa brusquement sur son siège. Son beau visage, parsemé de rides profondes, marquait l’étonnement (ça ne veut rien dire. "était marqué par l'étonnement" à la rigueur. Mais ce n'est pas fameux...). Elle se saisit enfin du cône et le retourna. L’image très nette d’un homme chétif apparut à l’intérieur du coquillage. Petit et mince, il tendait une oreille en forme d’aile de chauve-souris, tapissée de poils drus. Son œil globuleux vint scruter l’extérieur en roulant dans tous les sens à la recherche de son interlocutrice.
— Ah, vous voilà ! J’ai une nouvelle incroyable ! Personne ne pouvait prévoir cela ! C’est… C’est…
D’un geste nerveux, il épongeait son large front. Charis avança ses mains en geste d’apaisement. Quand elle lui sourit, la doyenne sembla rajeunir de plusieurs années (c'est bien... sauf que tu n'as dit nulle part qu'elle semblait très vieille. Au contraire, jusqu'à présent, on aurait plutôt cru qu'elle était jeune et fraîche à cause des expressions "beau visage" etc.) et ses yeux bleus pétillèrent.
— Calmez-vous monsieur Petitpas. Respirez un bon coup et expliquez-moi.
Le ton de sa voix était empreint de douceur si bien que le premier secrétaire (premier secrétaire... de quoi ? Soit tu complètes, soit tu ne dis pas tout de suite qu'il est premier secrétaire.) s’exécuta. Son torse grêle se souleva, et après deux trois inspirations saccadées, il s’expliqua.
— Je sors du conseil extraordinaire de la Loge…, dit-il.
— Oui, j’en ai entendu parler jusque dans ma résidence du lac.
— … une Nageuse vient d’être découverte sur les continents !
— Une Nageuse ! Mais c’est extraordinaire ! s’exclama Charis. C’est le colonel qui va être ravi. Cela fait bien longtemps qu’il n’en est pas apparu.
— C’est une chance, compte tenu de ce qu’il s’est passé avec la dernière.
Charis baissa la tête, soudain morose. Sa mission devenait de plus en plus ardue. Les commandeurs devenaient difficiles à trouver ; ils étaient toujours moins nombreux et la dangerosité de leur travail devenait un problème pour Charis. Son rôle n’était-il pas, finalement, d’extirper de leurs vies douillettes des jeunes gens pour leur proposer une vie de dangers ? Qui était-elle pour leur imposer cela ? Elle savait que la sécurité de leur île passait par eux, et tentait d’énoncer clairement les périls qu’ils devraient encourir (d'énoncer... à qui ?). Malgré sa transparence, ils avaient bien souvent une vision romanesque de la vie qu’elle leur proposait. Aujourd’hui, son cœur balançait entre son devoir envers Atlantide et sa volonté de protéger des innocents.
Son silence et son air accablé augmentèrent le malaise de Petitpas. Il pouvait lire dans ses yeux le combat qu’elle menait.
— Ce fut un drame terrible, dit-il.
Il se gratta (gratter ou racler ?) la gorge ; il ne savait pas comment aborder le détail le plus gênant.
— Mais il y a autre chose.
Charris le fixa. Il se tordait les mains, très gêné.
— Quoi donc ?
— Et bien, elle est âgée de dix-huit ans…
Les fins sourcils de Charris se relevèrent.
— Mais comment cela est-il possible ? s’exclama-t-elle. D’où sort-elle ? De nulle part ?
— Attendez de savoir le plus étrange… C’est Tristan qui l’a découverte.
— Tristan, le prince ? (il manque des verbes de dialogue essentiels ici !)
Comme Petitpas hochait la tête, Charis se leva et fit les cent pas :
— Quel hasard incroyable ! Ce n’est pas possible une telle coïncidence. Non, ça n’arrive jamais… À moins que…
Charis se retourna vivement, saisit le coquillage et le souleva au niveau de ses yeux.
— Sa sœur était-elle présente elle aussi ?
— Quoi ? Euh oui… Vous pensez qu’elle a… euh… forcé les choses ?
Le visage de la doyenne illuminait.
— Rien n’est impossible ! Après tout, quand Liliane était encore sur l’île, c’était la meilleure des Repéreuses !
Charis se rassit, posa les coudes sur le bureau :
— Comment s’appelle-t-elle ?
— Eva, Eva Devilleroy.
— Je vais immédiatement lui envoyer un message pour lui annoncer ma venue. Je dois la rencontrer en personne et juger de son niveau. Maintenant laissez-moi, j’ai à faire.
Une inclinaison de la tête et Petitpas disparut de l’écran calcaire.

C'est mieux, franchement mieux.
Il reste quelques maladresses mais l'ensemble me plaît. Maintenant, il te reste à trier ce qu'il faut dire tout de suite et ce qu'il ne faut pas dire (et s'arranger pour que l'auteur ne se pose pas de question).
Du genre : le rôle de petitpas. Si tu commences à le nommer "premier secrétaire", le lecteur se demandera automatiquement : premier secrétaire de quoi ? Il fait parti de quel groupe politique ? Etc. Etc.

Ce sont ces petites choses là à régler encore Smile.

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Mer 7 Juil 2010 - 10:00

Voilà, j'attire votre attention sur le texte modifé (en bleu) :

À plusieurs milliers de kilomètres de là, un coquillage résonnait depuis de longues secondes. Il émettait une sonnerie stridente qui aurait agressé n’importe quelle oreille, mais la seule personne présente dans l’office était particulièrement absorbée par la lecture d’un vieux livre à la couverture racornie. Penchée sur la table, elle tournait les pages jaunies par le temps avec une extrême vigilance, comme s’il s’agissait d’un trésor qu’elle venait de découvrir.
Malgré son âge très avancé, la femme prenait des notes avec rapidité. Sa grande taille et sa minceur étaient peu communes et ses cheveux étaient d’une couleur étonnante ; ils irradiaient d’une lueur éblouissante, tel de l’or en fusion. Leur halo surnaturel éclairait la pièce sur quelques mètres, miroitant un instant sur des flasques de verre et caressant de leur chaude lumière des dizaines de bibelots étranges comme des crânes ou des mues de serpent.
Une voix retentit soudain. Elle semblait provenir de la spirale de calcaire qui rosissait et vibrait de plus en plus fort.
— Maître Charris !
L’intéressée, concentrée sur sa lecture, ne daigna même pas lever la tête. Elle choisit avec attention une belle feuille d’érable aux couleurs automnales qu’elle posa devant elle. D’un geste précis, elle y dessina des cercles avec sa main. Un texte évanescent scintilla sur le tissu végétal tandis que la voix haussait le ton :
— Maître Charris ! Voulez-vous décrocher ?
La femme n’avait nul besoin de crayon. Sous ses doigts, longs et fins, apparaissaient de belles lettres cursives qui brillaient quelques secondes et disparaissaient.
La voix hurla d’impatience.
— Vivianne !
Surprise, la femme se redressa brusquement sur son siège. Son visage, parsemé de rides profondes, affichait un mélange d’étonnement et de curiosité. Prenant conscience de l’origine de l’appel, elle se saisit enfin du cône et le retourna. À l’intérieur du coquillage, l’image très nette d’un homme chétif apparut. Petit et maigre, il tendait une oreille en forme d’aile de chauve-souris, tapissée de poils drus. Son œil globuleux vint scruter l’extérieur en roulant dans tous les sens à la recherche de son interlocutrice.
— Ah, vous voilà ! J’ai une nouvelle incroyable ! Personne ne pouvait prévoir ! C’est… C’est…
D’un geste nerveux, il épongeait son large front. Depuis qu’il avait été nommé Premier secrétaire de la Loge, il n’avait jamais été confronté à pareil cas. Elevé dans le respect du royaume d’Atlantide, il avait été particulièrement flatté d’avoir été choisi pour être le porte-parole des conseillers du roi. Il ressentait beaucoup d’honneur et de fierté, mais certains jours comme aujourd’hui il aurait volontiers céder sa place à quelqu’un d’autre.
Charis avança ses mains en geste d’apaisement. Quand elle lui sourit, la doyenne sembla rajeunir de plusieurs années et ses yeux bleus pétillèrent.
— Calmez-vous monsieur Petitpas. Respirez un bon coup et expliquez-moi.
Le ton de sa voix était empreint de douceur si bien que le premier secrétaire s’exécuta. Son torse grêle se souleva, et après deux trois inspirations saccadées, il s’expliqua.
— Je sors du conseil extraordinaire de la Loge…, dit-il.
— Oui, j’en ai entendu parler jusque dans ma résidence du lac.
— … une Nageuse vient d’être découverte sur les continents !
— Une Nageuse ! Mais c’est extraordinaire ! s’exclama Charis. C’est le colonel qui va être ravi. Cela fait bien longtemps qu’il n’en est pas apparu.
— C’est une chance, compte tenu de ce qu’il s’est passé avec la dernière.
Charis baissa la tête, soudain morose. Sa mission devenait de plus en plus ardue. Les commandeurs devenaient difficiles à trouver ; ils étaient toujours moins nombreux et la dangerosité de leur travail devenait un problème pour Charis. Son rôle n’était-il pas, finalement, d’extirper de leurs vies douillettes des jeunes gens pour leur proposer une vie pleine de dangers ? Qui était-elle pour leur imposer cela ? Elle savait que la sécurité de leur île passait par eux, et tentait clairement de leur expliquer les périls qu’ils devraient encourir. Malgré sa transparence, ils avaient bien souvent une vision romanesque de la vie qu’elle leur proposait. Aujourd’hui, son cœur balançait entre son devoir envers Atlantide et sa volonté de protéger des innocents.
Son silence et son air accablé augmentèrent le malaise de Petitpas. Il pouvait lire dans ses yeux le combat qu’elle menait.
— Ce fut un drame terrible, dit-il.
Il se racla la gorge ; il ne savait pas comment aborder le détail le plus gênant.
— Mais il y a autre chose.
Charris le fixa. Il se tordait les mains, très gêné.
— Quoi donc ?
— Et bien, elle est âgée de dix-huit ans…
Les fins sourcils de Charris se relevèrent.
— Mais comment cela est-il possible ? s’exclama-t-elle. D’où sort-elle ? De nulle part ?
— Attendez de savoir le plus étrange… C’est Tristan qui l’a découverte.
— Tristan ? répéta-t-elle, incrédule. Vous voulez parler du prince Tristan ?
Comme Petitpas hochait la tête, Charis se leva et fit les cent pas :
— Quel hasard incroyable ! Ce n’est pas possible une telle coïncidence. Non, ça n’arrive jamais… À moins que…
Charis se retourna vivement, saisit le coquillage et le souleva au niveau de ses yeux.
— Sa sœur était-elle présente elle aussi ?
— Quoi ? Euh oui… Vous pensez qu’elle a… euh… forcé les choses ?
Le visage de la doyenne illuminait.
— Rien n’est impossible ! Après tout, quand Liliane était encore sur l’île, c’était la meilleure des Repéreuses !
Charis se rassit, posa les coudes sur le bureau :
— Comment s’appelle-t-elle ?
— Eva, Eva Devilleroy.
— Je vais immédiatement lui envoyer un message pour lui annoncer ma venue. Je dois la rencontrer en personne et juger de son niveau. Maintenant laissez-moi, j’ai à faire.
Une inclinaison de la tête et Petitpas disparut de l’écran calcaire.

Sinon pour "Maître Charris", c'est étrange pour une femme en effet. Mais je trouve que "maîtresse" ça fait trop instit ou S.M Smile
J'aurai bien mis "Dame Charis", mais je trouvais "Maître" plus adapté : son rôle est vraiment d'aller chercher les nouveaux commandeurs sur le continent et de suivre leur progression sur l'île, d'où le côté professoral, mais "Professeur" ne fait pas assez fantasy (dans ma tête).
Si vous avez une autre idée...
Merci !!!
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Mer 7 Juil 2010 - 12:30

Ah je suis fier de toi é_è.
Deux petites choses :
La voix hurla d’impatience.
=> hurler d'impatience, c'est pas très joli. On hurle parce qu'on est impatient, mais l'impatience n'est pas une sorte de hurlement. Tu comprends ?
Tu peux remplacer par quelque chose du type : "Impatiente, la voix hurla :"

Il ressentait beaucoup d’honneur et de fierté, mais certains jours comme aujourd’hui il aurait volontiers céder sa place à quelqu’un d’autre.
=> cédé (accord)

Sinon, bah ma foi, je ne sais pas ce que tu en penses... mais par rapport à ton ancienne version, tu ne trouves pas que celle-ci fait un peu plus... touffue ? Un peu plus riche et un peu plus profonde ? Smile

Pour "Maître"... ça me chiffonne. Faudrait savoir si on peut réellement mettre "maître" (ahah) pour une femme.
Madame azul pourrait répondre à ça (ou madame barbara Razz).

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Mer 7 Juil 2010 - 19:41

Pacô a écrit:Ah je suis fier de toi é_è..
Et ben merki. Embarassed
Pacô a écrit:Sinon, bah ma foi, je ne sais pas ce que tu en penses... mais par rapport à ton ancienne version, tu ne trouves pas que celle-ci fait un peu plus... touffue ? Un peu plus riche et un peu plus profonde ? Smile
Ben si tu as raison. J'espère amener du suspens mais en fait le lecteur risque d'être aggacé si on ne lui en dit pas un minimum !

Voici la suite retravaillé :
Eva rentra sous un ciel menaçant. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage. Elle opta donc pour le garage et pénétra dans la pièce encombrée de vieilleries. L’Opel de ses parents occupait toute la place, si bien qu’elle dût s’immiscer entre une vieille malle et l’établi de son père.
Elle descendit de son engin, encore sonnée par l’expérience qu’elle venait de vivre quand soudain l’ondée se déversa. Elle se précipita pour aller fermer la porte avant que l’eau ne pénètre et sursauta quand le tonnerre éclata. Les éclairs illuminaient la rue par intermittence. Le vent s’était levé, elle eut bien du mal à fermer le battant.
Les cheveux en désordre, elle partit rejoindre ses parents dans le salon. Elle resta un instant sur le palier, s’accordant un moment de répit avant les inévitables explications, puis elle entra.
Blottie dans un châle, sa mère s’attaquait à une partie de sudoku qui devait être particulièrement difficile car elle mâchouillait frénétiquement son crayon. À ses côtés, son père Charles écoutait la musique classique diffusée par leur antique chaîne hi-fi. Dans l’air, tintaient les notes argentines des instruments. Avec sa tête, il marquait le rythme, tonique dans les moments graves, lent dans les passages plus légers. Il sourit de plaisir, découvrant ses dents de porcelaine.
Eva aurait également voulu s’abandonner aux vibrations qui s’engouffraient dans ses oreilles, qui embrasaient ses tympans et s’enfonçaient au cœur de ses pensées. D’habitude, l’air des Quatre Saisons l’emportait loin de ses tracas, dans un ailleurs plein de poésie et de bonheur.
C’est son père qui la tira de sa rêverie :
— Ma chérie, tu es là !
Elle bondit sur lui et farfouilla dans sa belle chevelure sombre et parsemée de fils d’argent. Elle savait qu’il détestait ça ; il prenait un grand soin à les entretenir. Mais, ce soir, il se laissa faire et lui demanda d’un ton grave :
— Raconte-nous comment cela s’est passé !
Elle l’observa un instant, hésitant. Devait-elle leur dire ? Tout cela lui semblait encore tellement étrange qu’ils ne la croiraient jamais ! Elle fixa tour à tour sa mère au regard inquiet et son père qui affichait toujours un curieux air perdu. C’était peut-être dû à ses lunettes constamment penchées de travers sur son nez.
Bien sûr qu’elle allait leur dire, elle ne leur cachait rien ! Maxime n’était pas là. Tant mieux, il ne se moquerait pas !
— Et bien il y a eu un accident, dit-elle en restant sur les genoux de son père.
Elle sentit la chaleur émanant de son corps et cela la rassura un peu.
— Un accident dis-tu ? répéta sa mère.
Dans sa voix, perçait l’angoisse.
Eva se précipita de répondre :
— Ce n’est rien, tout s’est bien fini. C’est juste que… dans l’eau…
Tout à coup, quelqu’un frappa au carreau. Janis se leva :
— J’écoute, tu peux continuer ! dit-elle en s’approchant de la fenêtre.
La pluie qui glissait sur les vitres brouilla sa vue. Collant son visage sur le verre froid, elle scruta l’extérieur, mais il n’y avait personne.
Elle repartit se lover au fond de son sofa tandis que d’autres coups légers résonnaient.
À son tour, Eva se leva. Des feuilles tapaient contre le chambranle, à moitié collées par les gouttes. La tempête avait dû les faire voler depuis un arbre proche. Une feuille plus grande et pointue attira son attention.
Eva fit pivoter la poignée et, luttant contre le vent qui ébouriffait ses cheveux, s’en saisit. Elle referma la fenêtre et l’observa de plus près, ces couleurs cramoisies reflétaient toute une palette d’ocres. Au contact de ses doigts, des lettres dorées s’illuminèrent les unes après les autres. Elle eut à peine le temps de les lire qu’elles disparaissaient déjà, ne laissant que la trace d’un trident qui scintilla un instant et s’éclipsa.
— Qu’est-ce que c’est ? firent en chœurs Janis et Charles.
— Demain, nous aurons de la visite, annonça Eva avec gravité.
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Sam 17 Juil 2010 - 16:09

Eva rentra sous un ciel menaçant. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage (je trouve que là tu en rajoutes de trop juste pour parler d’un ciel menaçant, j’aurai plutôt épuré : Elle rentra sous un ciel chargé de gros nuages gris. Chargés de pluie, ceux-ci se détachaient très nettement malgré une obscurité naissante…). Elle opta donc pour le garage (genre elle va dormir dans le garage ? précise que qu’elle opte pour rentrer la moto au garage) et pénétra dans la pièce (je ne sais pas si on peut qualifier le garage d’une pièce) encombrée de vieilleries. L’Opel de ses parents occupait toute la place, si bien qu’elle dût s’immiscer (non s’immiscer n’est pas le verbe qui convient dans ce cas, elle se glissa serait plus correct) entre une vieille malle et l’établi de son père.

Elle descendit de son engin, encore sonnée (sonnée ? plutôt secouée, troublée ?) par l’expérience qu’elle venait de vivre quand soudain l’ondée se déversa (une ondée qui se déverse, non pas vraiment, ça me parait trop). Elle se précipita pour aller fermer (pour refermer ?) la porte avant que l’eau ne pénètre (que l’eau ne pénètre où ? elle est dans le garage, donc l’eau ne peut pas pénétrer) et sursauta quand le tonnerre éclata. Les éclairs illuminaient la rue par intermittence. Le vent s’était levé, (et elle éprouva quelques difficultés à refermer le battant ?) elle eut bien du mal à fermer le battant.

Les cheveux en désordre, elle partit rejoindre ses parents dans le salon. Elle resta un instant sur le palier, s’accordant un moment de répit avant les inévitables explications, puis elle entra. (oui tu vois ce qui me choque, c’est que tu dis qu’elle part rejoindre ses parents dans le salon, et puis la phrase suivante tu dis qu’elle reste sur le palier avant d’entrer. Ne serait-il pas plus judicieux d’inverser ? elle reste sur le palier avant de rejoindre ses parents ?)

Blottie dans un châle (je trouve que tu utilises mal ton voca à certains moment, on n’est pas blotti dans un châle), sa mère s’attaquait à une partie de sudoku qui devait être particulièrement difficile car elle mâchouillait frénétiquement son crayon. À ses côtés, son père Charles écoutait la musique classique diffusée par leur antique chaîne hi-fi. Dans l’air, tintaient les notes argentines des instruments. Avec sa tête, il marquait le rythme, tonique dans les moments graves, lent dans les passages plus légers. Il souriait de plaisir, découvrant ses dents de porcelaine.

Eva aurait également voulu s’abandonner aux vibrations qui s’engouffraient (là pareil, je trouve que s’engouffrer n’est pas le meilleur mot pour dire ce que tu veux dire) dans ses oreilles, qui embrasaient ( embraser ? mouais) ses tympans et s’enfonçaient au cœur de ses pensées (s’enfonçaient au cœur de ses pensées ? bof). D’habitude, l’air des Quatre Saisons (oui mais lequel ? des saisons de Vivaldi, il n’y en a pas qu’une) l’emportait loin de ses tracas, dans un ailleurs plein de poésie et de bonheur.
C’est son père qui la tira de sa rêverie :
— Ma chérie, tu es là ! (point d’interrogation, il s’agit d’une question)
Elle bondit sur lui et farfouilla dans sa belle chevelure sombre et parsemée de fils d’argent. Elle savait qu’il détestait ça ; il prenait un grand soin à les entretenir. Mais, ce soir, il se laissa faire et lui demanda d’un ton grave :
— Raconte-nous comment cela s’est passé ! (un point suffirait à mon avis)
Elle l’observa un instant, hésitant (hésitante ?). Devait-elle leur dire ? Tout cela lui semblait encore tellement étrange qu’ils ne la croiraient jamais ! Elle fixa tour à tour (j’aurais inversé : Tour à tour, elle fixa sa mère …) sa mère au regard inquiet et son père qui affichait toujours un curieux air perdu, certainement dû à ses lunettes toujours penchées de travers (en même temps si c’est penché c’est pas droit) sur son nez.

Bien sûr qu’elle allait leur dire, elle ne leur cachait rien ! Maxime n’était pas là. Tant mieux, il ne se moquerait pas ! (y en a bcp des point d’exclamation lol)
— Et bien il y a eu un accident, dit-elle en restant sur les genoux de son père.
Elle sentit la chaleur de son corps et cela la rassura un peu.
— Un accident dis-tu ? répéta sa mère.
Dans sa voix perçait l’angoisse, si bien qu'Eva se précipita pour répondre. (là pareil pour le voca, on ne se précipite pas de répondre, on se dépêche de répondre)
— Ce n’est rien, tout s’est bien fini. C’est juste que… dans l’eau…
Tout à coup, quelqu’un frappa au carreau. Janis se leva :
— J’écoute, tu peux continuer ! dit-elle en s’approchant de la fenêtre.
La pluie qui glissait sur les vitres brouilla (brouillait) sa vue. Collant son visage sur (contre) le verre froid, elle scruta l’extérieur, mais il n’y avait personne.
Elle repartit se lover au fond de son sofa tandis que d’autres coups légers résonnaient.
À son tour, Eva se leva. Des feuilles tapaient contre le chambranle, à moitié collées par les gouttes. La tempête avait dû les faire voler depuis un arbre proche. Une feuille plus grande et pointue attira son attention.
Eva fit pivoter la poignée (crémone) et, luttant contre le vent qui ébouriffait ses cheveux, s’en saisit. Elle referma la fenêtre et l’observa de plus près (elle observa la fenètre donc ?), ces couleurs cramoisies reflétaient toute une palette d’ocres. Au contact de ses doigts, des lettres dorées s’illuminèrent les unes après les autres. Elle eut à peine le temps de les lire qu’elles disparaissaient déjà, ne laissant que la trace d’un trident qui scintilla un instant et s’éclipsa (mauvais mot, disparu est plus approprié me semble).
— Qu’est-ce que c’est encore ? fit Janis au comble de l'impatience.
— Demain, nous aurons de la visite, annonça Eva avec gravité.


Dernière édition par kat le Sam 17 Juil 2010 - 20:04, édité 1 fois

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Sam 17 Juil 2010 - 19:27

Eva rentra sous un ciel menaçant. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage (je trouve que là tu en rajoutes de trop juste pour parler d’un ciel menaçant, j’aurai plutôt épuré : Elle rentra sous un ciel chargé de gros nuages gris. Chargés de pluie, ceux-ci se détachaient très nettement malgré une obscurité naissante…).

Tu as raison, j'aime bien décrire le temps Smile Mais cela nuit à la lecture, j'en conviens. C'est d'ailleurs difficile de juger la part d'action et la part de "description/poésie" qui est agréable à lire. C'est pourquoi un regard extérieur est si important.

Elle opta donc pour le garage (genre elle va dormir dans le garage ? précise que qu’elle opte pour rentrer la moto au garage)
Dans ce cas, plutot "elle choisit de rentrer sa moto au garage" ? Car le mot opter n'est pas agréable avec un verbe derrière je trouve.

et pénétra dans la pièce (je ne sais pas si on peut qualifier le garage d’une pièce) encombrée de vieilleries.
Ah bon ? Ben qu'est ce que tu mettrais alors ? L'endroit ?

quand soudain l’ondée se déversa (une ondée qui se déverse, non pas vraiment, ça me parait trop).
Ondée = grosse pluie de courte durée. Ca me parait bien moi. Et ça m'évite de redire pluie Very Happy

Elle se précipita pour aller fermer (pour refermer ?) la porte avant que l’eau ne pénètre [color=violet](que l’eau ne pénètre où ? elle est dans le garage, donc l’eau ne peut pas pénétrer)
Ben si, la pluie ça tombe rarement droit, surtout qd il y a du vent !

Blottie dans un châle [color=violet](je trouve que tu utilises mal ton voca à certains moment, on n’est pas blotti dans un châle),
Tu as raison, blottir c'est plus dans les bras de quelqu'un. Emmitouflée dans un chale ?

Eva aurait également voulu s’abandonner aux vibrations qui s’engouffraient (là pareil, je trouve que s’engouffrer n’est pas le meilleur mot pour dire ce que tu veux dire) dans ses oreilles, qui embrasaient ( embraser ? mouais) ses tympans et s’enfonçaient au cœur de ses pensées [color=violet](s’enfonçaient au cœur de ses pensées ? bof).
Ah ben zut je l'aimais bien cette phrase, alors que penses-tu de : vibrations qui envahissaient ses oreilles, qui flattaient ses tympans et s'insinuaient au cœur de ses pensées.

D’habitude, l’air des Quatre Saisons (oui mais lequel ? des saisons de Vivaldi, il n’y en a pas qu’une)
Ben tu dis j'écoute le black album tu ne dis pas forcément j'écoute tel titre...

ses lunettes toujours penchées de travers (en même temps si c’est penché c’est pas droit) sur son nez.
C'est sûr Smile

Bien sûr qu’elle allait leur dire, elle ne leur cachait rien ! Maxime n’était pas là. Tant mieux, il ne se moquerait pas ! (y en a bcp des point d’exclamation lol)
Nan !!!!!!!!!!!!!! Tu penses !!!!!!!!!!!! Laughing
Je vais essayer d'en retirer.

Eva fit pivoter la poignée (crémone)
C'est la première fois que j'entends ce mot là dis donc ! Alors soit je suis inculte... soit ben, je suis inculte...
Le livre est à destination des enfants/ado, peut être que le terme est trop "précis" même si, en voyant la description, je reconnais que c'est exactement ça. Peut être qu'un public plus jeune comprendra mieux "poignée" ?

et, luttant contre le vent qui ébouriffait ses cheveux, s’en saisit. Elle referma la fenêtre et l’observa de plus près (elle observa la fenètre donc ?),
Oui, il faut que je revois la tournure.

Elle eut à peine le temps de les lire qu’elles disparaissaient déjà, ne laissant que la trace d’un trident qui scintilla un instant et s’éclipsa (mauvais mot, disparu est plus approprié me semble).
Ben je sais mais je viens de l'utiliser c'est pour cela que j'ai cherché un autre mot. Ca peut être se volatilisa, se dissipa pour aller avec "une trace" c'est peut être pas mal... Qu'en penses-tu ?


Merci beaucoup en tout cas !!!!!!!!!!!! (tiens un paquet de points d'exclamation pour la route)
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Sam 17 Juil 2010 - 20:04

Elle opta donc pour le garage (genre elle va dormir dans le garage ? précise que qu’elle opte pour rentrer la moto au garage)
Dans ce cas, plutot "elle choisit de rentrer sa moto au garage" ? Car le mot opter n'est pas agréable avec un verbe derrière je trouve
Non je ne voulais pas dire "elle opte pour rentrer bla bla" c'etait une façon de m'exprimer lol. Justement le but serait plus de remplacer le verbe opter genre elle decida que la moto serait mieux dans le garage ou un truc dans ce genre. Mais si on reprend un verbe, c'est sur qu'on sera obligée d'en mettre deux l'un derrière l'autre genre elle decida de rentrer... donc soit tu as cette option, soit tu choisis une phrase plus imagée.
et pénétra dans la pièce (je ne sais pas si on peut qualifier le garage d’une pièce) encombrée de vieilleries.
Ah bon ? Ben qu'est ce que tu mettrais alors ? L'endroit ?
Je sais pas trop en fait, en théorie c'est une pièce mais pour moi une pièce sert plus à vivre, enfin tu vois... mais je n'ai pas d'idées de remplacement j'avoue.
quand soudain l’ondée se déversa (une ondée qui se déverse, non pas vraiment, ça me parait trop).
Ondée = grosse pluie de courte durée. Ca me parait bien moi. Et ça m'évite de redire pluie
ce qui me choque en fait c'est vraiment le verbe déverser, ça me fait penser à un seau d'eau qu'on deverse sur quelqu'un, tu as surement plus poétique en réserve Wink
Elle se précipita pour aller fermer (pour refermer ?) la porte avant que l’eau ne pénètre [color=violet](que l’eau ne pénètre où ? elle est dans le garage, donc l’eau ne peut pas pénétrer)
Ben si, la pluie ça tombe rarement droit, surtout qd il y a du vent !
ouais m'enfin ta pluie elle tombe pas non plus à la verticale, au pire elle va mouiller l'entrée du garage, tu vois ?
Blottie dans un châle [color=violet](je trouve que tu utilises mal ton voca à certains moment, on n’est pas blotti dans un châle),
Tu as raison, blottir c'est plus dans les bras de quelqu'un. Emmitouflée dans un chale ?
oui ça me parait plus approprié Smile
Eva aurait également voulu s’abandonner aux vibrations qui s’engouffraient (là pareil, je trouve que s’engouffrer n’est pas le meilleur mot pour dire ce que tu veux dire) dans ses oreilles, qui embrasaient ( embraser ? mouais) ses tympans et s’enfonçaient au cœur de ses pensées [color=violet](s’enfonçaient au cœur de ses pensées ? bof).
Ah ben zut je l'aimais bien cette phrase, alors que penses-tu de : vibrations qui envahissaient ses oreilles, qui flattaient ses tympans et s'insinuaient au cœur de ses pensées.
oui, beaucoup mieux quand même, par contre s'insinuaient dans son coeur, c'est peut être là que tu pourrais utiliser s'immiscait au coeur de ses pensées (quoique je dirais s'immiscait dans tout son être, ou alors se répandaient dans son esprit pour laisser place à une douce torpeur... oh la je m'emporte lol)
D’habitude, l’air des Quatre Saisons (oui mais lequel ? des saisons de Vivaldi, il n’y en a pas qu’une)
Ben tu dis j'écoute le black album tu ne dis pas forcément j'écoute tel titre...
oui mais déjà tout le monde ne connait pas forcément l'auteur des 4 saisons, moi je te dis juste que c'est la première question qui m'est venue à l'esprit. Dans ce cas, est-il obligée de parler des 4 saisons ? une mélodie classique ne suffirait-elle pas ?
Eva fit pivoter la poignée (crémone)
C'est la première fois que j'entends ce mot là dis donc ! Alors soit je suis inculte... soit ben, je suis inculte...
Le livre est à destination des enfants/ado, peut être que le terme est trop "précis" même si, en voyant la description, je reconnais que c'est exactement ça. Peut être qu'un public plus jeune comprendra mieux "poignée" ?
ouais pas faux. D'autant que pour le moment ça ne gène pas puisque pas de répétition. Au moins si tu cherches un mot pour remplacer poignée tu saura quoi prendre Very Happy
Elle eut à peine le temps de les lire qu’elles disparaissaient déjà, ne laissant que la trace d’un trident qui scintilla un instant et s’éclipsa (mauvais mot, disparu est plus approprié me semble).
Ben je sais mais je viens de l'utiliser c'est pour cela que j'ai cherché un autre mot. Ca peut être se volatilisa, se dissipa pour aller avec "une trace" c'est peut être pas mal... Qu'en penses-tu ?
un strident qui s'estompa ? se dissipa c'est pas mal non plus.

Merci beaucoup en tout cas !!!!!!!!!!!! (tiens un paquet de points d'exclamation pour la route)
c'est malin Razz rigolote !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Dim 18 Juil 2010 - 10:36

Chapitre 4. Les émissaires d’Atlantide
Extrait 1/2

Comme annoncé dans la lettre, les émissaires arrivèrent le lendemain matin.
Une longue limousine, à l’élégant capot flanqué d’un trident, se gara devant le pavillon. Un curieux équipage en descendit sous la surveillance des commères du quartier. Ces dernières, cachées derrière leurs rideaux, analysaient en détail les tenues excentriques des nouveaux venus, se délectant déjà des prochains persiflages.
Pendant ce temps dans sa chambre, Eva marchait de long en large. Elle avait très mal dormi. Le message succinct l’avait laissée perplexe et beaucoup de questions sans réponse trottaient dans sa tête. Ses parents l’avaient écoutée avec attention, mais ils (je supprimerais la virgule précédente et ce ils : ses parents l'avaient écoutée mais ne l'avaient pas cru - je dirais que le verbe avoir répété comme ça aussi, c'est pas le top) ne l’avaient pas cru. Ils prétextaient que tout (tout cela ?) était lié à sa perte de connaissance et qu’elle avait fait un mauvais rêve. C’était la première fois qu’ils doutaient d’elle et cela l’avait froissé (blessé ?) plus qu’elle n’aurait su dire (plus qu'elle ne voulait se l'avouer ?).
Elle éprouvait une émotion si vive qu’elle dut s’assoir. Mais, ne tenant pas sur place (ne tenant pas en place), elle se releva d’un coup et se remit à faire les cent pas. Son angoisse augmentait de seconde en seconde. Elle était partagée (je supprimerais le "elle était" : Partagée entre le désir de ...) entre le désir de voir ces mystérieux invités arriver, et ainsi prouver à ses parents qu’elle avait dit la vérité, et la peur de se faire confirmer ses dires : elle avait bien respiré sous l’eau et n’était donc plus tout à fait normale. Car elle était (elle demeurait persuadée ?) persuadée que sa noyade et l’arrivée des étrangers étaient liées, deux phénomènes aussi incroyables ne pouvaient pas être une coïncidence.
Quand elle entendit les portes claquer à l’extérieur, elle se rua sur la fenêtre et observa les émissaires. Leur grand manteau (je ne sais pas s'il ne faut pas mettre le tout au pluriel, ça donne l'impression finalement qu'ils n'ont qu'un manteau pour trois, faudrait demande confirmation à Azul) à capuche les faisait ressembler à des moines et empêchait qu’Eva les distingue en détail. Mais leur taille laissait présager qu’il s’agissait d’un couple avec enfant. Toutefois ce dernier semblait un peu large d’épaule et sa démarche était nerveuse. La plus grande silhouette précédait les autres et marchait avec grâce.
La sonnerie de l’entrée fit sursauter Eva. Les notes vibrèrent (là une sonnerie en général n’est pas vraiment une musique, je trouve le terme de notes mal choisi. De plus, précédemment déjà lors du coup de la musique des 4 saisons, tu as parlé de musique qui vibrent ou résonnent dans les oreilles de la fille, veille à ne pas avoir toujours les même expression ou sensation pour le perso), en écho aux battements de son cœur affolé. Par la porte entrouverte, elle entendit sa mère les accueillir et les inviter au salon. Une dernière vérification dans le miroir, puis elle descendit, stressée (pourquoi est-elle stressée ? tu ne parles pas bcp du côté psycho là, décrire pourquoi elle se sent nerveuse, ce qu’elle craint, à quoi pense t-elle ?).
Eva ouvrit la porte du salon (moi je dirais tout simplement qu’elle pénétra dans le salon où l’attendaient ces étranges arrivants…) derrière (donc ils sont derrière la porte, ils risquent pas de se prendre un coup de boule là ? lol) laquelle trois étranges personnages l’attendaient, assis dans le canapé (donc pour reprendre le cours de ta phrase, ils sont derrière la porte mais assis sur le canapé, j’en conclus donc que le canapé est derrière la porte :s). D’un sourire, sa mère lui indiqua (verbe mal choisi : elle lui fit comprendre qu’il n’y avait pas lieu de s’inquieter ?) qu’elle ne devait pas s’inquiéter — elle resterait certainement derrière la porte au cas où — (pourquoi des tirets ?) et, tandis qu’elle s’éclipsait discrètement, le premier invité se leva.
C’était une grande femme, très belle malgré un âge avancé. Son regard, à la fois doux et franc, plut immédiatement à Eva.
— Bonjour, je m’appelle maître (je mettrais un m majuscule à maître) Charis. Laisse-moi te présenter Monsieur Legrand, capitaine de la garde royale.
Une personne de petite taille s’approcha. Quand il se découvrit, Eva eut du mal à réprimer un mouvement de recul en découvrant sa peau bleue, ainsi que la tignasse et la barbe vertes qui encadraient son visage renfrogné.
Eva tenta de cacher son étonnement et tendit la main à la petite personne qui, surprise, la serra avec force.
— Je veille à la sécurité du comté d’Avalon, ajouta le nain, d’une voix grave.
— Excusez-moi, l’interrompit Eva, mais vous dites Ava quoi ?
— A-VA-LON. C’est l’île principale d’Atlantide.
— Atlantide… euh comme l’île engloutie ? répliqua Eva qui se souvenait vaguement du mythe.
Décomposé, le nain écarquilla les yeux.
— Tu ne connais pas Atlantide ? s’époumona-t-il (donc il hurle s'il s'époumone, non ?). Mais à quoi sert la Loge, on se le demande !
— Justement à garder le secret. Calme tes ardeurs, vieux frère ! s’interposa le troisième qui n’avait pas encore pris la parole. Appelez-moi maître (majuscule à maître) Mandrax.
Extrêmement élégant, il portait une queue-de-pie qui étriquait ( :s bof etriquer pour un corps) son corps svelte et élancé. Un mouchoir de dentelle et une montre à gousset complétaient la parure du dandy. Mais le plus remarquable était son regard pénétrant, presque hypnotisant.
— Nous allons repartir du début, déclara-t-il, puis il se tourna vers Charis. Voulez-vous ?

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Dim 18 Juil 2010 - 11:02

Le sceptre de Poséidon. Chapitre 4. Extrait 2/2.
EvaDevilleroy le Jeu 15 Juil - 12:07
Chapitre 4. Les émissaires d’Atlantide
Extrait 2/2 (mis en ligne 15 juillet 2010)

La doyenne acquiesça :
— Oublie tout ce que tu as pu entendre sur Atlantide.
D’un tendre sourire (d’un sourire empreint de tendresse ?), elle se lança :
— Il y a bien longtemps de cela, le dieu Poséidon offrit à son fils une île gigantesque. Ce dernier, nommé Atlas, décida qu’elle serait appelée Atlantide et qu’elle serait située dans le nord de l’Afrique.
« Pendant des siècles, les habitants y vécurent heureux, l’île regorgeant de bien des trésors. Les arbres étaient lourds de fruits tout au long de l’année et les sous-sols riches de pierres et de métaux précieux.
« Mais cette abondance ne suffit pas aux rois d’antan qui décidèrent de conquérir les pays environnants. Ils soumirent ainsi le nord de l’Afrique jusqu’à l’Égypte et envahirent le sud de l’Europe. Seuls les athéniens purent freiner leur progression.
« Les deux plus puissantes civilisations de l’époque rentrèrent alors dans une guerre féroce pendant laquelle des centaines de soldats périrent atrocement.
« Le mythe avance qu’un tremblement de terre ravagea la Grèce et qu’en une nuit et un jour, l’Atlantide disparut. Ainsi s’achève l’histoire telle que vous, les continentaux, la connaissez.
Eva trouva le nom « continentaux » assez étrange mais n’osa pas couper la doyenne.
— La vérité est toute autre. Et pour avoir souvent consulté nos archives, je peux te rapporter le récit véritable.
« Les écrits racontent que parmi la population atlante, beaucoup détenaient de mystérieux pouvoirs. Certains pouvaient faire jaillir de l’eau d’un désert aride, et d’autres pouvaient voler dans les airs. D’autres encore étaient capables d’enflammer le bois le plus humide.
« Chacun à sa manière, ils avaient la faculté de commander à l’un des cinq éléments qui régissent notre monde : l’air, l’eau, le feu, la terre et l’esprit. C’est pourquoi ils furent appelés « les commandeurs ».
« Afin de contrebalancer le pouvoir des rois, devenus arrogants et assoiffés de pouvoir, le peuple atlante décida de former une coalition nommée la Loge et choisirent les commandeurs les plus puissants et les citoyens les plus sages pour la diriger.
« Devant l’importance des pertes dues à la guerre, ces derniers n’eurent qu’une solution : couper Atlantide du reste du monde.
« Les commandeurs se chargèrent d’engloutir l’île en créant de gigantesques bulles d’air pour sauvegarder les atlantes. C’était l’époque de la Grande Séparation.
« Les anciens rois furent destitués et Philibert Pendragon ( ça me fait penser au roi Arthur :s), un atlante fort courageux qui avait été à l’origine de la Loge, prit la tête du pays. Il avait toute l’estime de son peuple et régna en monarque juste et bon.
« Les jours s’écoulèrent paisiblement pendant des siècles. Les atlantes vivaient en parfaite harmonie, coupés du reste du monde, et les commandeurs faisaient profiter le peuple de leurs dons, ce qui leur permettait de vivre en parfaite autarcie.
« Jusqu’au jour où les premiers commandeurs apparurent sur les continents.
« Qu’est-ce qui a déclenché ce phénomène, nous ne le saurons jamais, toutefois la Loge fut consultée afin de décider s’il fallait intervenir. Mais les rois, descendants directs de Philibert, s’y opposèrent, jugeant qu’Atlantide prospérait depuis la Grande Séparation.
« Finalement, c’est le terrible épisode de la chasse aux sorcières qui les poussa à réagir. Sur les continents, l’Eglise ne tarda pas à remarquer les particularités des commandeurs et à les pourchasser sous le prétexte absurde d’y voir une quelconque alliance avec le diable.
« Une commission atlante fut alors dépêchée afin de trouver les commandeurs et de leur proposer d’immigrer sur l’île. Lassés d’être harcelés, ces derniers acceptèrent de les suivre.
« Depuis, nous accueillons tous les continentaux qui possèdent certaines… prédispositions.
Eva écoutait, abasourdie. Elle hésita un instant entre rire ou considérer que son interlocutrice était folle.
Pourtant il y avait quelque chose dans son regard qui la poussait à y croire :
— Mais personne n’a jamais trouvé Atlantide ? Je veux parler de « continentaux », demanda-t-elle en trouvant la dénomination décidément bien étrange.
— Tout est fait pour qu’aucun indésirable ne puisse y accéder, expliqua le nain dans un sourire mystérieux.
L’imagination galopante, des images de monstres se formèrent immédiatement dans l’esprit d’Eva.
— Nous sommes venus te voir pour que tu nous racontes ce qu’il s’est passé hier, l’interrompit Charis.
— Euh, hier ? Et bien j’ai failli me noyer…
Les trois adultes se redressèrent sur leur siège, soudain très attentifs.
— Quand j’étais sous l’eau, je… je ne sais pas comment expliquer ça. Je réussissais à respirer.
— Tu respirais ?
Eva perçut l’incrédulité dans le ton du nain, alors elle ajouta :
— Il y avait un jeune homme là-bas qui pourra le confirmer, il s’appelle Tristan.
— Tristan ? demanda Mandrax.
— Euh, je ne connais pas son nom de famille. Il s’est jeté dans l’eau pour m’aider. Un jeune homme de mon âge, brun, les yeux verts…
Charis regarda Mandrax et Legrand :
— C’est bien lui. Il nous a rapporté ce qu’il s’est passé.
— Vous le connaissez ? Il prétendait savoir ce qu’il m’arrive.
La doyenne changea de sujet.
— Nous voulons te faire passer un test pour juger de tes capacités.
— Ah bon, souffla Eva, pas très rassurée à l’idée de passer un examen.
— Ne t’inquiète pas, tout se passera bien.
Le sourire tendre et maternel de la doyenne rassura un peu Eva.
— Bien, c’est d’accord, admit-elle. Mais dites-moi, ces commandeurs dont vous me parliez, est-ce que je pourrais en être une ?
— N’allons pas trop vite, stoppa la doyenne. Nous devons au préalable s’assurer (nous assurer) de tes capacités.
— Mais si c’est le cas, que va-t-il m’arriver ?
— Il est encore trop tôt pour en parler. Je comprends ton impatience mais l’attente sera de courte durée. D’ailleurs si tu n’as pas d’autres questions, allons-y.
Après de rapides adieux aux parents d’Eva (wow wow tu vas pas un peu vite en besogne là ? Eva ne peut pas quitter ses parents aussi rapidement sans un minimum d’explications etc…) Tu résumes en une phrase ce que tu devrais résumer en un bon paragraphe je pense), les émissaires s’engouffrèrent dans la limousine. Eva embrassa Janis et Charles puis monta à son tour, la tête remplit d’encore plus de questions. (mal formulé)
Et la voiture démarra sous le regard attentif des commères qui s’étaient regroupées dans la maison voisine et s’étaient munies de jumelles pour mieux apprécier le spectacle.

kat
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Lun 19 Juil 2010 - 10:36

Merci pour tes retours Kat, je vais regarder ça.
Hier j'ai un peu réfléchi à mon personnage et au fait que cela fait plusieurs fois que vous me dites qu'on ne sait pas assez ce qu'elle ressent.
Alors je me suis dit qu'il faudrait que j'ajoute un peu plus d'introspections, et la scène qui en mérite le plus selon moi est la noyade.
L'acceptation qu'elle a de son don arrive un peu trop rapidement je trouve.
Alors je l'ai réécrite, si vous voulez bien vous donnez la peine de me dire ce que vous en pensez...
Et si, au passage, vous pouvez me dire si les pensées des protagonistes doivent être en italique, ce serait cool !

Une fois sous l’eau, il scruta les profondeurs du bassin mais aucune lumière ne parvenait à transpercer l’épaisseur du plastique. Il avança dans la pénombre et aperçut la jeune femme à quelques brasses de là. Ses cheveux ondulaient autour d’elle comme des voiles dans le vent, mais son corps était inerte.
La scène était magnifique et terrible. Tristan avait l’impression d’y assister au ralenti. Le corps flottait gracieusement, nimbé de bleu. Telle la statue d’une déesse, elle était d’une beauté intemporelle, de celle qui ne flétrisse jamais. L’ivoire de ses bras et la pâleur de ses lèvres entrouvertes lui donnaient l’expression d’une fragilité qui toucha Tristan.
Ému, il la prit délicatement par la taille pour la tirer à lui et la sortir de l’eau.
L’esprit d’Eva émergea alors. Une brume épaisse embrouillait ses pensées.
— Suis-je morte ? se demanda-t-elle. Est-ce la fin ? Est-ce ainsi la mort, est-ce ce que l’on ressent ? Ma foi, ce n’est pas aussi terrible qu’on le prétend. Je vais bien. Très bien même. Il n’y a pas de douleur. Juste de l’apaisement. L’impression que plus rien n’a d’importance. Le vide absolu, la sérénité infinie.
Comme ses sens s’éveillaient, elle prit conscience des bras qui l’entouraient, des doigts qui la pressaient.
— Quand on est mort, on ressent cela ? s’interrogea-t-elle. Cette poigne qui me retient, ces mains qui me serrent. Non, cela ne doit pas se passer ainsi. Quand on n’est plus, on ne doit pas percevoir cela. Et pourtant… Quelqu’un est là, tout près de moi. Je dois ouvrir les yeux. Je crois… je crois que je ne suis pas morte.
Les longs cils se soulevèrent par à-coup tels des papillons dans la lumière. Les iris couleur de lagon apparurent, leur transparence rendait la scène encore plus irréelle. Tristan eut l’impression qu’elle revenait du royaume des morts.
— Qui est ce jeune homme ? pensa Eva tandis que l’image floue de Tristan lui apparaissait comme dans un rêve. Où suis-je ?
Elle se réveilla comme en sursaut. Ses jambes et ses mains battirent en saccade. Elle sentit le massage que provoquait sur sa chair le brassage du liquide chloré.
— Je suis dans l’eau ! Oui, je sens l’eau qui m’entoure, qui m’enlace. Je suis donc toujours en vie ?
Eva toucha son corps avec fébrilité pour s’en assurer. Oui, elle était bien là ! Ses larmes de soulagement et de joie s’entremêlèrent dans le bleu de la piscine.
Tristan fut tout aussi surpris de constater qu’elle allait bien.
— Comment a-t-elle pu rester sous l’eau si longtemps ? se demanda-t-il.
Il y avait quelque chose d’anormal : Tristan avait l’impression de voir l’eau passer et repasser par sa bouche. Il l’observa avec curiosité alors qu’elle se demandait encore comment tout cela était possible.
— Comment expliquer cet étrange phénomène ? J’ai vraiment cru que ma fin était proche. J’étais en train d’étouffer ; je n’avais plus assez d’air, tandis que maintenant…
Soudain, Eva réalisa qu’elle respirait sans gêne malgré le liquide qui circulait dans sa gorge et ses poumons. Quel était cet étrange phénomène ? Son cœur s’affola dans sa poitrine, assourdissant. La peur la fit trembler. Elle tenta de suivre mentalement le trajet du liquide qui entrait par sa bouche, descendait par la trachée pour envahir les bronches, et empruntait ensuite le sens inverse, retraversant les voies respiratoires afin de ressortir par sa gorge. Incrédule, elle palpa même son cou et sa poitrine pour s’assurer qu’aucune branchie n’était apparue mais elle inspirait et expirait bel et bien l’eau avec autant de facilité que s’il s’agissait d’air.
— Suis-je devenue folle ? Je… Je respire sous l’eau ? Quelle est cette absurdité ? Aurai-je perdu la raison ? Alors je suis bel et bien morte. Aucun humain ne peut faire cela, ça ne c’est jamais vu. Je me mets à avoir d’étranges fantasmes. Respirer sous l’eau ? Ridicule. L’homme n’est pas conçu pour qu’une telle chose soit permise. C’est absolument impossible. Quel mal m’habite pour avoir des pensées aussi grotesques ? Mais si je ne suis plus de ce monde, comment puis-je avoir de telles illusions ? Les morts ne rêvent pas, ils sont morts, voilà tout.
Dans le tourbillon de questions qui asseyaient son esprit, une image apparut. Une réminiscence de ses cours d’histoire, un souvenir de la mythologie grecque en particulier. Charon glissait sur le Styx et emmenait dans sa barque les âmes des défunts vers le Tartare.
— Voilà, j’ai compris, j’erre dans les limbes ! C’est pourquoi j’ai cette étrange impression d'être dans l'eau et de flotter. Néanmoins il y a ce jeune homme près de moi. Je le sens. Je le vois. Il a l’air si vrai. Mes sens me joueraient-ils des tours ? Non, les morts n’imaginent rien. Mon esprit ne peut me tromper. Mais cette électricité qui émane de ce contact charnel… Que m’arrive-t-il ? Mon esprit doit quitter mon corps, ce sont là les ultimes sursauts d’une conscience qui se délite.
Devant le regard affolé d’Eva, Tristan raffermit son étreinte :
— Elle panique, je dois la sortir de là, et vite !
Il lui fit signe de remonter, mais elle ne sembla pas comprendre. Alors il la tira hors de l’eau.
Les adultes et les enfants attendaient sur le rebord de la piscine. Tristan sortit le premier pour aider Eva à remonter. Après s’être libéré les bronches, la jeune femme releva la tête. Son regard exprimait l’inquiétude et l’incompréhension.
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Lun 19 Juil 2010 - 11:14

Une fois sous l’eau, il scruta les profondeurs du bassin mais aucune lumière ne parvenait à transpercer l’épaisseur du plastique. Il avança dans la pénombre et aperçut la jeune femme à quelques brasses de là. Ses cheveux ondulaient autour d’elle comme des voiles dans le vent, mais son corps était inerte.
La scène était magnifique et terrible. Tristan avait l’impression d’y assister au ralenti. Le corps flottait gracieusement, nimbé de bleu. Telle la statue d’une déesse, elle était d’une beauté intemporelle, de celle qui ne flétrisse jamais. L’ivoire de ses bras et la pâleur de ses lèvres entrouvertes lui donnaient l’expression d’une fragilité qui toucha Tristan. (bon alors là je dirais qu’il y a un hic, il note qu’elle a les bras couleur ivoire, ses lèvres sont pâles et entrouvertes… mais le paragraphe précédent tu nous expliques que l’épaisseur du plastique ne permet pas de laisser entrer la lumiere et que c’est la pénombre, ça cloche)
Ému (pourquoi est-il ému ? que ressent-il exactement ?) , il la prit délicatement par la taille pour la tirer à lui et la sortir de l’eau.
L’esprit d’Eva émergea alors. Une brume épaisse embrouillait ses pensées.
— Suis-je morte ? se demanda-t-elle. Est-ce la fin ? Est-ce ainsi la mort, est-ce ce que l’on ressent ? Ma foi, ce n’est pas aussi terrible qu’on le prétend. Je vais bien. Très bien même. Il n’y a pas de douleur. Juste de l’apaisement. L’impression que plus rien n’a d’importance. Le vide absolu, la sérénité infinie. (là ce qui cloche, c’est le calme et la façon de parler de Eva, elle est entre la vie et la mort, c’est dumoins ce qu’elle pense, ne devrait-elle pas plutôt paniquer ? ne pas comprendre sa situation ? ressentir des choses dans son corps comme l’eau qui s’inflitre dans ses poumons ?)Comme ses sens s’éveillaient, elle prit conscience des bras qui l’entouraient, des doigts qui la pressaient.
— Quand on est mort, on ressent cela ? s’interrogea-t-elle. Cette poigne qui me retient, ces mains qui me serrent. Non, cela ne doit pas se passer ainsi. Quand on n’est plus, on ne doit pas percevoir cela. Et pourtant… Quelqu’un est là, tout près de moi. Je dois ouvrir les yeux. Je crois… je crois que je ne suis pas morte.
Les longs cils se soulevèrent par à-coup tels des papillons dans la lumière. Les iris couleur de lagon apparurent, leur transparence rendait la scène encore plus irréelle. Tristan eut l’impression qu’elle revenait du royaume des morts.
— Qui est ce jeune homme ? pensa Eva tandis que l’image floue de Tristan lui apparaissait comme dans un rêve. Où suis-je ? (normalement oui les pensées sont en italique)
Elle se réveilla comme en sursaut (ça ne se dit pas trop se réveiller comme en sursaut, on se réveille en sursaut plutôt). Ses jambes et ses mains battirent (ils battirent quoi ? il manque un mot) en saccade. Elle sentit le massage que provoquait sur sa chair le brassage du liquide chloré.
— Je suis dans l’eau ! Oui, je sens l’eau qui m’entoure, qui m’enlace. Je suis donc toujours en vie ?
Eva toucha son corps avec fébrilité pour s’en assurer. Oui, elle était bien là ! Ses larmes de soulagement et de joie s’entremêlèrent dans le bleu de la piscine.
Tristan fut tout aussi surpris de constater qu’elle allait bien.
— Comment a-t-elle pu rester sous l’eau si longtemps ? se demanda-t-il.
Il y avait quelque chose d’anormal : Tristan avait l’impression de voir l’eau passer et repasser par sa bouche. Il l’observa avec curiosité alors qu’elle se demandait encore comment tout cela était possible.
— Comment expliquer cet étrange phénomène ? J’ai vraiment cru que ma fin était proche. J’étais en train d’étouffer ; je n’avais plus assez d’air, tandis que maintenant…
Soudain, Eva réalisa qu’elle respirait sans gêne malgré le liquide qui circulait dans sa gorge et ses poumons. Quel était cet étrange phénomène ? Son cœur s’affola dans sa poitrine, assourdissant. La peur la fit trembler. Elle tenta de suivre mentalement le trajet du liquide qui entrait par sa bouche, descendait par la trachée pour envahir les bronches, et empruntait ensuite le sens inverse, retraversant les voies respiratoires afin de ressortir par sa gorge. Incrédule, elle palpa même son cou et sa poitrine pour s’assurer qu’aucune branchie n’était apparue mais elle inspirait et expirait bel et bien l’eau avec autant de facilité que s’il s’agissait d’air.
— Suis-je devenue folle ? Je… Je respire sous l’eau ? Quelle est cette absurdité ? Aurai-je perdu la raison ? Alors je suis bel et bien morte. Aucun humain ne peut faire cela, ça ne c’est jamais vu. Je me mets à avoir d’étranges fantasmes. Respirer sous l’eau ? Ridicule. L’homme n’est pas conçu pour qu’une telle chose soit permise. C’est absolument impossible. Quel mal m’habite pour avoir des pensées aussi grotesques ? Mais si je ne suis plus de ce monde, comment puis-je avoir de telles illusions ? Les morts ne rêvent pas, ils sont morts, voilà tout.
Dans le tourbillon de questions qui asseyaient son esprit, une image apparut. Une réminiscence de ses cours d’histoire, un souvenir de la mythologie grecque en particulier. Charon glissait sur le Styx et emmenait dans sa barque les âmes des défunts vers le Tartare.
— Voilà, j’ai compris, j’erre dans les limbes ! C’est pourquoi j’ai cette étrange impression d'être dans l'eau et de flotter. Néanmoins il y a ce jeune homme près de moi. Je le sens. Je le vois. Il a l’air si vrai. Mes sens me joueraient-ils des tours ? Non, les morts n’imaginent rien. Mon esprit ne peut me tromper. Mais cette électricité qui émane de ce contact charnel… Que m’arrive-t-il ? Mon esprit doit quitter mon corps, ce sont là les ultimes sursauts d’une conscience qui se délite. (attention tu m’as dit que crémone était compliqué pour un public comme celui que tu vises, m’est avis que une conscience qui se délite, c’est pas très simple non plus à capter lol)Devant le regard affolé d’Eva, Tristan raffermit son étreinte :
— Elle panique, je dois la sortir de là, et vite ! (t'es sure ? parce qu'elle a pas l'air de paniquer là)
Il lui fit signe de remonter, mais elle ne sembla pas comprendre. Alors il la tira hors de l’eau.
Les adultes et les enfants attendaient sur le rebord de la piscine. Tristan sortit le premier pour aider Eva à remonter. Après s’être libéré les bronches, la jeune femme releva la tête. Son regard exprimait l’inquiétude et l’incompréhension.

Je trouve qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Tu veux faire penser Eva sur ce qu'il lui arrive mais :
1/ c'est beaucoup trop posé comme paroles, sa condition devrait plutôt montrer une personne qui panique or là on a l'impression qu'elle analyse comme un savant. Alors voilà je suis morte : donc je pense que ci : et il en resulte que ça etc...
2/tu ne parles pas assez des sensations physique, de ce qu'elle voit, entend, sent. Le chlore par exemple, ça brûle : à quel moment parle-t-elle de cette sensation de brûlure dans son palais ? tu vois quoi.

en gros, je dirais que ça manque de naturel ce dialogue intérieur. Essaye de te mettre à sa place (sans pour autant aller de noyer expres dans le bain hein tongue ) et voit ce qu'on peut ressentir physiquement et mentalement aux portes de la mort et dans l'eau.

kat
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Lun 19 Juil 2010 - 13:42

Une fois sous l’eau, il scruta les profondeurs du bassin mais aucune lumière ne parvenait à transpercer l’épaisseur du plastique. Il avança dans la pénombre [...] L’ivoire de ses bras et la pâleur de ses lèvres entrouvertes lui donnaient l’expression d’une fragilité qui toucha Tristan. (bon alors là je dirais qu’il y a un hic, il note qu’elle a les bras couleur ivoire, ses lèvres sont pâles et entrouvertes… mais le paragraphe précédent tu nous expliques que l’épaisseur du plastique ne permet pas de laisser entrer la lumiere et que c’est la pénombre, ça cloche)
Oui tu as raison, en fait la bache n'est pas si opaque et laisse passer une semi obscurité, je vais ré écrire car je souhaite garder la description d'Eva, donc tristan doit pouvoir la repérer dans l'eau. Et il faut dire aussi que c'est parce qu'il s'est approché qu'il la voit mieux.

Ému (pourquoi est-il ému ? que ressent-il exactement ?), il la prit délicatement par la taille pour la tirer à lui et la sortir de l’eau.

il est ému car "L’ivoire de ses bras et la pâleur de ses lèvres entrouvertes lui donnaient l’expression d’une fragilité qui toucha Tristan." c'est ce qui est noté au-dessus.

— Suis-je morte ? se demanda-t-elle. Est-ce la fin ? Est-ce ainsi la mort, est-ce ce que l’on ressent ? Ma foi, ce n’est pas aussi terrible qu’on le prétend. Je vais bien. Très bien même. Il n’y a pas de douleur. Juste de l’apaisement. L’impression que plus rien n’a d’importance. Le vide absolu, la sérénité infinie. (là ce qui cloche, c’est le calme et la façon de parler de Eva, elle est entre la vie et la mort, c’est dumoins ce qu’elle pense, ne devrait-elle pas plutôt paniquer ? ne pas comprendre sa situation ? ressentir des choses dans son corps comme l’eau qui s’inflitre dans ses poumons ?)
Ben non, elle est sûre d'être morte, alea jacta est ! donc elle est plutot paisible, tu comprends ? Elle est persuadée qu'elle ne peut plus rien faire, que c'est fini...
Par contre si ce n'est pas clair, je peux ajouter une phrase du genre "Eva était persuadée du caractère définitif de son état, ce qui la faisait juger la situation avec un étonnant sang froid. Comme ses sens s’éveillaient, elle prit peu à peu conscience de la réalité, notant tour à tour les bras qui l’entouraient puis les doigts qui la pressaient."
Et après elle s'éveille de plus en plus, commence à douter de ce qu'elle ressent et d'elle même...

Elle se réveilla comme en sursaut (ça ne se dit pas trop se réveiller comme en sursaut, on se réveille en sursaut plutôt).
là c'est une faute de copier coller...

Ses jambes et ses mains battirent (ils battirent quoi ? il manque un mot) en saccade.
s'agitèrent en saccade ? remuèrent en saccade ?
Ou alors c'est le sujet de la phrase qui te déplait
Je propose : "Elle se réveilla en sursaut. La panique la fit gesticuler en tous sens. Des bulles pétillaient à ses oreilles. Elle sentit le massage que provoqua sur sa chair le brassage du liquide chloré."

EvaDevilleroy a écrit: "Soudain, Eva réalisa qu’elle respirait sans gêne malgré le liquide qui circulait dans sa gorge et ses poumons. Quel était cet étrange phénomène ? Son cœur s’affola dans sa poitrine, assourdissant. La peur la fit trembler. "
Tu vois la peur commence à se développer...

les ultimes sursauts d’une conscience qui se délite. (attention tu m’as dit que crémone était compliqué pour un public comme celui que tu vises, m’est avis que une conscience qui se délite, c’est pas très simple non plus à capter lol)
Tu as raison, je vais modifier en "qui s'évanouit" ou "qui disparait"

— Elle panique, je dois la sortir de là, et vite ! (t'es sure ? parce qu'elle a pas l'air de paniquer là)
Ca peut être un peu développé là, tu as raison...


Alors ça donne :
Ému, il la prit délicatement par la taille pour la tirer à lui et la sortir de l’eau.
L’esprit d’Eva émergea alors. Une brume épaisse embrouillait ses pensées.
— Suis-je morte ? se demanda-t-elle. Est-ce la fin ? Est-ce ainsi la mort, est-ce ce que l’on ressent ? Ma foi, ce n’est pas aussi terrible qu’on le prétend. Je vais bien. Très bien même. Il n’y a pas de douleur. Juste de l’apaisement. L’impression que plus rien n’a d’importance. Le vide absolu, la sérénité infinie.
Eva était persuadée du caractère définitif de son état, ce qui la faisait juger la situation avec un étonnant sang froid. Comme ses sens s’éveillaient, elle prit peu à peu conscience de la réalité, notant tour à tour les bras qui l’entouraient puis les doigts qui la pressaient.
— Qu’est ce que c’est ? s’interrogea-t-elle. Cette poigne qui me retient, ces mains qui me serrent. Non, cela ne doit pas se passer ainsi. Quand on n’est plus, on ne doit pas percevoir cela. Et pourtant… Quelqu’un est là, tout près de moi. Je dois ouvrir les yeux. Je crois… je crois que je ne suis pas morte.
Les longs cils se soulevèrent par à-coup tels des papillons dans la lumière. Les iris couleur de lagon apparurent, leur transparence rendait la scène encore plus irréelle. Tristan eut l’impression qu’elle revenait du royaume des morts.
— Qui est-ce ? pensa Eva tandis que l’image floue de Tristan lui apparaissait comme dans un rêve. Et où suis-je ?
La réalité la frappa de plein fouet. Elle se réveilla en sursaut et écarquilla les yeux. La panique la fit gesticuler en tous sens. Des bulles pétillaient à ses oreilles. Elle sentit le massage que provoqua sur sa chair le brassage du liquide chloré
— Je sens l’eau qui m’entoure, qui m’enlace. Je suis donc toujours en vie ?
Eva toucha son corps avec fébrilité pour s’en assurer. Oui, elle était bien là ! Ses larmes de soulagement et de joie s’entremêlèrent dans le bleu de la piscine.
Tristan fut tout aussi surpris de constater qu’elle allait bien.
— Comment a-t-elle pu rester sous l’eau si longtemps ? se demanda-t-il.
Il y avait quelque chose d’anormal : Tristan avait l’impression de voir l’eau passer et repasser par sa bouche. Il l’observa avec curiosité alors qu’elle se demandait encore comment tout cela était possible.
— Comment expliquer cet étrange phénomène ? J’ai vraiment cru que ma fin était proche. J’étais en train d’étouffer ; je n’avais plus assez d’air, tandis que maintenant…
Soudain, Eva réalisa qu’elle respirait sans gêne malgré le liquide qui circulait dans sa gorge et ses poumons. Quel était cet étrange phénomène ? Son cœur s’affola dans sa poitrine, assourdissant. La peur la fit trembler. Elle tenta de suivre mentalement le trajet du liquide qui entrait par sa bouche, descendait par la trachée pour envahir les bronches, et empruntait ensuite le sens inverse, retraversant les voies respiratoires afin de ressortir par sa gorge.
Incrédule, elle palpa même son cou et sa poitrine pour s’assurer qu’aucune branchie n’était apparue mais elle inspirait et expirait bel et bien l’eau avec autant de facilité que s’il s’agissait d’air.
— Suis-je devenue folle ? Je… Je respire sous l’eau ? Quelle est cette absurdité ? Aurai-je perdu la raison ? Alors il n’y a qu’une explication : je suis bel et bien morte et je me mets à avoir d’étranges fantasmes. Aucun humain ne peut faire cela, ça ne c’est jamais vu. Respirer sous l’eau ? Ridicule. L’homme n’est pas conçu pour qu’une telle chose soit permise. C’est absolument impossible.
« Mais si je ne suis plus de ce monde, comment puis-je avoir de telles illusions ? Les morts ne rêvent pas, ils sont morts, voilà tout.
Dans le tourbillon de questions qui asseyaient son esprit, une image apparut. Une réminiscence de ses cours d’histoire, un souvenir de la mythologie grecque en particulier. Charon glissait sur le Styx et emmenait dans sa barque les âmes des défunts vers le Tartare.
— Voilà, j’ai compris, j’erre dans les limbes ! C’est pourquoi j’ai cette étrange impression d'être dans l'eau et de flotter. Néanmoins il y a ce jeune homme près de moi. Je le sens. Je le vois. Il a l’air si vrai. Mes sens me joueraient-ils des tours ? Non, les morts n’imaginent rien. Mon esprit ne peut me tromper. Mais cette électricité qui émane de ce contact charnel… Que m’arrive-t-il ? Mon esprit doit quitter mon corps, ce sont là les ultimes sursauts d’une conscience qui disparait.
La lumière se fit soudain dans son esprit embrouillé.
— Ce qui veut dire que tout n’est pas fini !
L’espoir naquit dans sa poitrine.
— Alors je me battrai, je ne veux pas partir comme ça ! Il me reste tant de choses à connaitre, à vivre ! Je refuse !
Toute à ses pensées, elle se débattait dans les bras du jeune homme qui raffermit son étreinte. Elle sentit la fermeté de sa prise puis, inattendue, la douceur de ses doigts tandis qu’il lui caressait la joue pour l’apaiser. Ensuite il passa la main sur son front et ses cheveux. Il y a avait tellement de tendresse dans ses gestes qu’Eva se calma peu à peu et s’immobilisa.
— Je dois la sortir de là, se dit Tristan, et vite !
Il lui fit signe de remonter, mais elle ne sembla pas comprendre. Alors il la tira hors de l’eau.
Les adultes et les enfants attendaient sur le rebord de la piscine. Tristan sortit le premier pour aider Eva à remonter. Après s’être libéré les bronches, la jeune femme releva la tête. Son regard exprimait l’inquiétude et l’incompréhension.
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Lun 19 Juil 2010 - 14:45

i oui tu as raison, en fait la bache n'est pas si opaque et laisse passer une semi obscurité, je vais ré écrire car je souhaite garder la description d'Eva, donc tristan doit pouvoir la repérer dans l'eau. Et il faut dire aussi que c'est parce qu'il s'est approché qu'il la voit mieux.
oui mais si tu ne le dis pas... tu pourrais dans ce cas dire que la bache donne une couleur particulière à l'eau, modifiant l'aspect naturel et donnant, par conséquent, une lueur mystérieuse dont la jeune fille se trouve nimbée.
il est ému car "L’ivoire de ses bras et la pâleur de ses lèvres entrouvertes lui donnaient l’expression d’une fragilité qui toucha Tristan." c'est ce qui est noté au-dessus.
Idem, tu ne le précises pas, tu dois être plus clair pour qu'on comprenne et puissions nous mettre en tes héros, il faut leur donner une dimension en 3D. Emu par l'apparente fragilité que renvoyait le corps de la jeune fille bla bla

Ses jambes et ses mains battirent (ils battirent quoi ? il manque un mot) en saccade.
s'agitèrent en saccade ? remuèrent en saccade ?
Ou alors c'est le sujet de la phrase qui te déplait
Je propose : "Elle se réveilla en sursaut. La panique la fit gesticuler en tous sens. Des bulles pétillaient à ses oreilles. Elle sentit le massage que provoqua sur sa chair le brassage du liquide chloré."
Battirent est un bon verbe mais dans la phrase, on a la sensation qu'il manque quelque chose. Peut-être, ses jambes s'agitèrent frénétiquement dans l'eau...

Suis-je morte ? se demanda-t-elle. Est-ce la fin ? Est-ce ainsi la mort, est-ce ce que l’on ressent ? Ma foi, ce n’est pas aussi terrible qu’on le prétend. Je vais bien. Très bien même. Il n’y a pas de douleur. Juste de l’apaisement. L’impression que plus rien n’a d’importance. Le vide absolu, la sérénité infinie. (là ce qui cloche, c’est le calme et la façon de parler de Eva, elle est entre la vie et la mort, c’est dumoins ce qu’elle pense, ne devrait-elle pas plutôt paniquer ? ne pas comprendre sa situation ? ressentir des choses dans son corps comme l’eau qui s’inflitre dans ses poumons ?)
Ben non, elle est sûre d'être morte, alea jacta est ! donc elle est plutot paisible, tu comprends ? Elle est persuadée qu'elle ne peut plus rien faire, que c'est fini...
Par contre si ce n'est pas clair, je peux ajouter une phrase du genre "Eva était persuadée du caractère définitif de son état, ce qui la faisait juger la situation avec un étonnant sang froid. Comme ses sens s’éveillaient, elle prit peu à peu conscience de la réalité, notant tour à tour les bras qui l’entouraient puis les doigts qui la pressaient."
Et après elle s'éveille de plus en plus, commence à douter de ce qu'elle ressent et d'elle même...
Je ne suis pas trop d'accord. La mort, qu'on soit conscient de l'être ou non détruit tous les répères de l'humain. Il ne peut réagir aussi calmement et il ne peut accepter avec autant de bonne humeur sa mort. Donc pas contre le fait qu'elle est persuadée d'être morte mais il me semble que tu disais qu'elle avait une peur paralysante de l'eau, or elle est toujours dans l'eau, n'a t'elle donc plus aucune peur ?

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Lun 19 Juil 2010 - 15:45

On change de chapitre, et c'est parti !

Chapitre 4. Les émissaires d’Atlantide
Extrait 1/2

kat a écrit:Elle était partagée (je supprimerais le "elle était" : Partagée entre le désir de ...) entre le désir de voir ces mystérieux invités arriver, et ainsi prouver à ses parents qu’elle avait dit la vérité, et la peur de se faire confirmer ses dires : elle avait bien respiré sous l’eau et n’était donc plus tout à fait normale.
Ben tu n'as plus de verbe alors !
"Elle était partagée entre le désir de voir ces mystérieux invités arriver — et ainsi prouver à ses parents qu’elle avait dit la vérité — et la peur de voir ses propos confirmés : elle avait bien respiré sous l’eau et n’était donc plus tout à fait normale"

kat a écrit:La sonnerie de l’entrée fit sursauter Eva. Les notes vibrèrent (là une sonnerie en général n’est pas vraiment une musique, je trouve le terme de notes mal choisi. De plus, précédemment déjà lors du coup de la musique des 4 saisons, tu as parlé de musique qui vibrent ou résonnent dans les oreilles de la fille, veille à ne pas avoir toujours les même expression ou sensation pour le perso), en écho aux battements de son cœur affolé. Par la porte entrouverte, elle entendit sa mère les accueillir et les inviter au salon. Une dernière vérification dans le miroir, puis elle descendit, stressée (pourquoi est-elle stressée ? tu ne parles pas bcp du côté psycho là, décrire pourquoi elle se sent nerveuse, ce qu’elle craint, à quoi pense t-elle ?).
Encore ! J'avais justement réécrit tout ce qu'elle pense au dessus. Bon alors je suggère :
"Il n’y avait plus aucun doute pour Eva. Tout ce qui s’était passé hier n’était pas le fruit de son imagination. Au final, valait-il mieux être folle ou anormale ?
La sonnerie de l’entrée l’empêcha de répondre à cette question. Son cœur s’emballa. Qui sont ces personnes ? Que vont-ils bien pouvoir lui dire ?
Sur l’étagère au dessus de son lit, trônait le DVD de James Bond. Il n’en fallait pas plus pour son imagination galope.
— Des agents secrets ? Ils viennent m’enlever et me faire des examens ! Ils savent que je ne suis pas normale…
Par la porte entrouverte, elle entendit sa mère les accueillir et les inviter au salon. Elle ne pouvait la laisser seule avec ces inconnus et descendit la rejoindre. Une boule d’angoisse comprimait son estomac."

Kat a écrit:Eva ouvrit la porte du salon (moi je dirais tout simplement qu’elle pénétra dans le salon où l’attendaient ces étranges arrivants…) derrière (donc ils sont derrière la porte, ils risquent pas de se prendre un coup de boule là ? lol) laquelle trois étranges personnages l’attendaient, assis dans le canapé (donc pour reprendre le cours de ta phrase, ils sont derrière la porte mais assis sur le canapé, j’en conclus donc que le canapé est derrière la porte :s).
oui c'est très feng shui, ça empêche les méchants d'entrer chez toi Smile et toi aussi d'ailleurs, tu as relevé ce petit problème, c'est pour ça que cette mode n'a pas duré d'ailleurs.

Kat a écrit:qu’elle ne devait pas s’inquiéter — elle resterait certainement derrière la porte au cas où — (pourquoi des tirets ?) et, tandis qu’elle s’éclipsait discrètement, le premier invité se leva.
Ben les tirets c'est comme une parenthèse mais je préfère, c'est pour faire un apparté quoi !

Kat a écrit:— Bonjour, je m’appelle maître (je mettrais un m majuscule à maître) Charis. Laisse-moi te présenter Monsieur Legrand, capitaine de la garde royale.
Je ne sais pas, tu es sure ?

Kat a écrit:— Tu ne connais pas Atlantide ? s’époumona-t-il (donc il hurle s'il s'époumone, non ?). Mais à quoi sert la Loge, on se le demande !
Ben voui, tu préfères le mot "hurler" ? Ca change "s'époumoner"

Kat a écrit:Extrêmement élégant, il portait une queue-de-pie qui étriquait ( :s bof etriquer pour un corps) son corps svelte et élancé.
aille, bon ben moulait, serrait, ou une queue de pie ajustée à son coprs svelte?

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  kat le Lun 19 Juil 2010 - 16:10

kat a écrit:
Elle était partagée (je supprimerais le "elle était" : Partagée entre le désir de ...) entre le désir de voir ces mystérieux invités arriver, et ainsi prouver à ses parents qu’elle avait dit la vérité, et la peur de se faire confirmer ses dires : elle avait bien respiré sous l’eau et n’était donc plus tout à fait normale.
Ben tu n'as plus de verbe alors !
"Elle était partagée entre le désir de voir ces mystérieux invités arriver — et ainsi prouver à ses parents qu’elle avait dit la vérité — et la peur de voir ses propos confirmés : elle avait bien respiré sous l’eau et n’était donc plus tout à fait normale"
On n'est pas obligée de commencer systématiquement une phrase par sujet/verbe. Il faut varier les tournures.
Pour moi, dans ce cas de figure, il est plus joli d'écrire : Partagée entre son désir de voir ces mystérieux invités, prouvant par la même occasion à ses parents bla bla bla, et sa peur de s'entendre confirmer qu'elle était bien différente des adolescentes...

Après tout est question de goûts, je propose tu disposes Wink

kat a écrit:
La sonnerie de l’entrée fit sursauter Eva. Les notes vibrèrent (là une sonnerie en général n’est pas vraiment une musique, je trouve le terme de notes mal choisi. De plus, précédemment déjà lors du coup de la musique des 4 saisons, tu as parlé de musique qui vibrent ou résonnent dans les oreilles de la fille, veille à ne pas avoir toujours les même expression ou sensation pour le perso), en écho aux battements de son cœur affolé. Par la porte entrouverte, elle entendit sa mère les accueillir et les inviter au salon. Une dernière vérification dans le miroir, puis elle descendit, stressée (pourquoi est-elle stressée ? tu ne parles pas bcp du côté psycho là, décrire pourquoi elle se sent nerveuse, ce qu’elle craint, à quoi pense t-elle ?).
Encore ! J'avais justement réécrit tout ce qu'elle pense au dessus. Bon alors je suggère :
"Il n’y avait plus aucun doute pour Eva. Tout ce qui s’était passé hier n’était pas le fruit de son imagination. Au final, valait-il mieux être folle ou anormale ?
La sonnerie de l’entrée l’empêcha de répondre à cette question. Son cœur s’emballa. Qui sont ces personnes ? Que vont-ils bien pouvoir lui dire ?
Sur l’étagère au dessus de son lit, trônait le DVD de James Bond. Il n’en fallait pas plus pour son imagination galope.
— Des agents secrets ? Ils viennent m’enlever et me faire des examens ! Ils savent que je ne suis pas normale…
Par la porte entrouverte, elle entendit sa mère les accueillir et les inviter au salon. Elle ne pouvait la laisser seule avec ces inconnus et descendit la rejoindre. Une boule d’angoisse comprimait son estomac."
Ce n'est pas ce que je te reproche, je te reproche seulement d'utiliser quasiment la même réaction de la part d'Eva à l'écoute d'une musique. La musique de vivaldi resonne dans ses oreilles, le son de la sonnerie résonne dans ses oreilles. Il y a mille autre sensations qu'on peut ressentir plutot que la même à chaque fois.

Kat a écrit:
— Tu ne connais pas Atlantide ? s’époumona-t-il (donc il hurle s'il s'époumone, non ?). Mais à quoi sert la Loge, on se le demande !
Ben voui, tu préfères le mot "hurler" ? Ca change "s'époumoner"
non ce n'est pas époumoner qui me dérange, c'est juste que je me demande pourquoi il se met à hurler comme un veau d'un seul coup, il peut monter le ton, m'enfin hurler ou s'époumoner, c'est un peu enorme. D'ailleurs s'il hurle à ce point, pourquoi Eva ne prend-elle pas peur ? pourquoi les parents ne réagissent-ils pas ?


kat
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Lun 19 Juil 2010 - 16:21

[quote="kat"]
Le sceptre de Poséidon. Chapitre 4. Extrait 2/2.
— Il est encore trop tôt pour en parler. Je comprends ton impatience mais l’attente sera de courte durée. D’ailleurs si tu n’as pas d’autres questions, allons-y.
Après de rapides adieux aux parents d’Eva (wow wow tu vas pas un peu vite en besogne là ? Eva ne peut pas quitter ses parents aussi rapidement sans un minimum d’explications etc…) Tu résumes en une phrase ce que tu devrais résumer en un bon paragraphe je pense), les émissaires s’engouffrèrent dans la limousine. Eva embrassa Janis et Charles puis monta à son tour, la tête remplit d’encore plus de questions. (mal formulé)
Tu as raison mais ce n'est que pour l'examen, elle ne part pas encore.
Je propose :

"— Il est encore trop tôt pour en parler. Je comprends ton impatience mais l’attente sera de courte durée. D’ailleurs si tu n’as pas d’autres questions, nous pouvons peut-être expliquer la situation à tes parents.
Eva se leva pour aller les chercher et les trouva… juste derrière la porte. Charles cacha le verre qu’il tenait à la main et Janis lança un regard embarrassé à sa fille qui répondit par un sourire amusé.
Ils s’assirent devant Charris et furent impressionnés par sa taille et le halo lumineux de ses cheveux. La doyenne leur expliqua avec calme la proposition qu’elle venait de faire à leur fille.
— Et dire que nous ne t’avons pas crue ma puce, fit Janis en serrant Eva dans ses bras.
— J’ai proposé à Eva de valider ses compétences au cours d’un examen, reprit Charis. Il aura lieu dans Paris même, nous serons de retour avant ce soir. Et comme nous devons rentrer aujourd’hui sur Atlantide, je propose de nous dépêcher. Je sais que tout ça est un peu précipité, mais…
— Non, non, dit Charles. Si Eva a bien les capacités que vous lui prêtez et si elle souhaite partir avec vous…
Un simple regard au visage rayonnant de sa fille le lui confirma. Il prit sa femme par la taille et tous deux regardèrent leur fille.
— Tu es majeure. C’est à toi de décider, nous ne voulons que ton bonheur.
Eva était folle de joie. C’était enfin la vie trépidante qu’elle avait toujours voulue. La gorge sèche, elle répondit :
— Alors je veux tenter l’expérience. Et puis, passer un examen ne nous engage à rien.
— Très bien, alors allez-y. Tu nous raconteras dès ton retour.
Janis et Charles réprimèrent la tristesse qu’ils éprouvaient, leur fille semblait si heureuse !
Après de rapides adieux, les émissaires s’engouffrèrent dans la limousine. Eva embrassa Janis et Charles puis monta à son tour.
Et la voiture démarra sous le regard attentif des commères qui s’étaient regroupées dans la maison voisine et s’étaient munies de jumelles pour mieux apprécier le spectacle."
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Ven 23 Juil 2010 - 10:11

Chapitre 3. Détection
Extrait 2/2

Eva rentra sous un ciel menaçant.
=> le sens de la phrase, on a l'impression qu'elle rentre, à proprement parler, sous un ciel menaçant. Peut-être faudrait-il rajouter: "Eva rentra chez elle sous un ciel menaçant."

De gros nuages chargés de pluie se détachaient malgré l’obscurité naissante.
=> se détachaient ? C'est-à-dire ?

annonçait l’imminence d’un orage proche
=> redondance : imminence et proche soulignent la même caractéristique de l'orage.

Dans l’air, tintaient les notes argentines des instruments.
=> "tinter" c'est plus pour les cloches, et ce n'est pas très "musical"
=> c'est quoi des notes argentines ?

pour laisser place à une douce torpeur.
=> l'oxymore était souhaitée ? (douce torpeur) Dans quel but ?

Elle bondit sur lui et farfouilla dans sa belle chevelure sombre et parsemée de fils d’argent.
=> ouh... l'image que je m'en fais est un peu trop grotesque. En fait, dit comme ça, j'ai l'impression de voir un singe qui va lui chercher des poux...

— Et bien il y a eu un accident, dit-elle en restant sur les genoux de son père.
=> ah bon ? Elle était sur les genoux de son père ? Tu l'as dit où avant ?

Dans la voix de sa mère perçait l’angoisse.
=> maladroit. Déjà, il vaudrait mieux "l'angoisse perçait". Puis ensuite, "percer" n'est pas le verbe idéal, me semble-t-il... "l'angoisse supurait dans la voix de sa mère" pour faire une image d'une angoisse dégoulinante, "l'angoisse étranglait la voix de sa mère" pour faire une angoisse criminelle etc.

Ses couleurs cramoisies reflétaient toute une palette d’ocres.
=> les couleurs de qui ? Dans ton texte, si on suit sa logique, ce sont les couleurs de Eva. Mais je ne pense pas, non ?

Appréciation linguistique :

Il y a encore quelques maladresses, au niveau de la structure des phrases surtout.
La première phrase de cet extrait est emblématique :
Eva rentra sous un ciel menaçant.
Je pense que tu as du mal, parfois, à écrire exactement ce à quoi tu penses et tu te réfères à des images préconçues. Disons que "rentrer sous un ciel menaçant", c'est une expression populaire, ou plutôt, une formule que l'on dit tous les jours.
Le souci, c'est que dans une narration littéraire, il faut que tu inventes ta propre façon de narrer les choses. C'est ce qu'on appelle le style.

Pour remédier à ça, je ne peux te donner que ma propre technique : il te faut imaginer le contexte. Regarder Eva qui marche dans une rue et un ciel au-dessus d'elle gris, presque noir, qui annonce un orage.
Et de là, il te faut créer TON atmosphère, développer la description. Une image qui pourrait être intéressante (mais qui n'est qu'une suggestion) c'est de faire le rapport entre le gris du macadam et le gris du ciel. Comme si Eva était prise en sandwich (mais tu le dis mieux que ça hein... ^_^) par le gris du ciel et le gris du sol. Et tu peux faire une vision très jolie en disant qu'on ne savait plus qui était le sol du ciel...

Sinon, sympa le petit passage musical avec les notes qui vrillent les tympans Wink.

En conclusion, une narratio agréable mais qui manque, encore une fois, un peu de développement en terme de description. Et qui manque aussi un peu de ton empreinte d'auteur. Il te faut créer une atmosphère pour que les lecteurs adhèrent.

Appréciation du récit :

C'est sûr, ça fait un peu moins Harry Potter, et ce n'est pas plus mal.
Du fait déjà que les parents aient l'air nettement plus attentionné.

Toutefois, une chose me trouble. Ceci :
Elle eut à peine le temps de les lire qu’elles disparaissaient déjà, ne laissant que la trace d’un trident qui scintilla un instant et s’estompa à son tour.
— Qu’est-ce que c’est ? fit Janis au comble de l'impatience.
— Demain, nous aurons de la visite, annonça Eva avec gravité.
La réaction de Eva me semble un peu précipitée. Personnellement, je reçois une lettre comme ça, mon esprit cartésien me fait poser pas mal de questions. Et je ne pense pas me dire tout de suite : "tiens, des êtres magiques vont venir nous rencontrer demain !"
Disons que ça me ferait cogiter un petit moment et que je n'accepterais l'idée que des êtres magiques viennent me rendre visite pas avant une bonne nuit (voire plusieurs...) de réflexion.

Donc je sais pas pour les autres lecteurs, mais le scénario prend une tournure de ce que j'appelle le "trop facile". C'est-à-dire, comme par hasard, Eva accepte d'emblée et se pose aucune question, de façon à simplifier les explications.

Pourtant, je préfère quand les personnages se posent des questions. Regarde Harry Potter, dans le bouquin, il s'en pose aussi avant d'arriver dans le monde des sorciers. Il faudrait à Eva, je pense, un petit instant de "pour" et "contre".

Enfin, me semble-t-il.

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Ven 23 Juil 2010 - 15:55

Pacô a écrit:De gros nuages chargés de pluie se détachaient malgré l’obscurité naissante
=> se détachaient ? C'est-à-dire ?.
ben ils sont gris et ils se détachent malgré l'obscurité. Des fois la nuit, tu vois des nuages ds le ciel, tu vois ?

Pacô a écrit:annonçait l’imminence d’un orage proche
=> redondance : imminence et proche soulignent la même caractéristique de l'orage.
Oui tu a raison s'il est proche c'est que c'est imminent

Pacô a écrit:Dans l’air, tintaient les notes argentines des instruments.
=> "tinter" c'est plus pour les cloches, et ce n'est pas très "musical"
ben sur certaines musiques classiques il y a des cloches/clochette, mais tu as raison ce n'est peut être pas évident comme ça.
Mais je vais revoir, il faut que je réfléchisse.

Pacô a écrit:=> c'est quoi des notes argentines ?
qui résonne comme l'argent, pas un gros blong, mais plus un cling, cling
notes très légères, comme cristallines

Pacô a écrit:pour laisser place à une douce torpeur => l'oxymore était souhaitée ? (douce torpeur) Dans quel but ?
Ce n'est pas un oxymore. Torpeur c'est 1 engourdissement, 1 somnolence, en quoi c'est le contraire de "doux" ?

Pacô a écrit:Elle bondit sur lui et farfouilla dans sa belle chevelure sombre et parsemée de fils d’argent
=> ouh... l'image que je m'en fais est un peu trop grotesque. En fait, dit comme ça, j'ai l'impression de voir un singe qui va lui chercher des poux....
Ben c'est le coté fifille à son papa, je voulais volontairement la faire devenir un peu gamine à ses cotés, pour apporter 1/expliquer le lien qu'elle a avec ses parents 2/faire ressentir le décalage avec le sérieux de la conversation qui suit.
Si tu as ce sentiment, c'est peut être qu'il faut changer le "farfouiller" par "fourrager" ou frictionner.

Pacô a écrit:— Et bien il y a eu un accident, dit-elle en restant sur les genoux de son père.
=> ah bon ? Elle était sur les genoux de son père ? Tu l'as dit où avant ?
nulle part, pas besoin de tout dire Smile
et en plus elle lui a sauté dessus, c'est logique...

Pacô a écrit:Dans la voix de sa mère perçait l’angoisse
=> maladroit. Déjà, il vaudrait mieux "l'angoisse perçait". Puis ensuite, "percer" n'est pas le verbe idéal, me semble-t-il... "l'angoisse supurait dans la voix de sa mère" pour faire une image d'une angoisse dégoulinante, "l'angoisse étranglait la voix de sa mère" pour faire une angoisse criminelle etc..
sa voix vomissait d'angoisse Smile , nan c'est ton "dégoulinant" qui me donne des idées trash !
+ sérieusement :
"— Un accident dis-tu ? répéta Janis.
Sa voix précipitée alerta Eva. Celle-ci se dépêcha de la rassurer :
— Ce n’est rien, tout s’est bien fini. C’est juste que… dans l’eau…" ?

Pacô a écrit: Ses couleurs cramoisies reflétaient toute une palette d’ocres => les couleurs de qui ? Dans ton texte, si on suit sa logique, ce sont les couleurs de Eva. Mais je ne pense pas, non ?
Rah décidément Kat m'avais fait le mm reproche.
Comment ne pas redire feuille, il n'y a pas de synonyme ! Et je dis le mot feuille deux lignes plus haut, que faire ?
"Eva fit pivoter la poignée et, luttant contre le vent qui ébouriffait ses cheveux, s’en saisit. Elle referma la fenêtre et contempla l’objet insolite dont les couleurs cramoisies reflétaient toute une palette d’ocres. "
C'est moche l'objet !

Pacô a écrit: "Eva rentra sous un ciel menaçant" => le sens de la phrase, on a l'impression qu'elle rentre, à proprement parler, sous un ciel menaçant. Peut-être faudrait-il rajouter: "Eva rentra chez elle sous un ciel menaçant."
Ma phrase initiale que Kat trouvait un peu lourde : "Eva rentra sous un ciel menaçant. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage"
Ca peut être "Sur le chemin du retour, Eva observa le ciel. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage"
[...]
Pacô a écrit:Et de là, il te faut créer TON atmosphère, développer la description. Une image qui pourrait être intéressante (mais qui n'est qu'une suggestion) c'est de faire le rapport entre le gris du macadam et le gris du ciel. Comme si Eva était prise en sandwich (mais tu le dis mieux que ça hein... ^_^) par le gris du ciel et le gris du sol. Et tu peux faire une vision très jolie en disant qu'on ne savait plus qui était le sol du ciel... .
Oui, mais je crois que je le fais déjà en comparant le ciel et la mer plus loin ds le livre.
Là tout de suite j'avoue que je sèche, j'aime bien l'idée du ciel menaçant. Après j'aurai bien rajouté quelques choses sur les odeurs capiteuses ou la température humide lourde qui précède un orage mais elle roule en moto alors bon...

Pacô a écrit: Sinon, sympa le petit passage musical avec les notes qui vrillent les tympans Wink.
Merci à Kat !

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Ven 23 Juil 2010 - 20:37

EvaDevilleroy a écrit:
ben ils sont gris et ils se détachent malgré l'obscurité. Des fois la nuit, tu vois des nuages ds le ciel, tu vois ?
Personnellement, je ne vois pas le rapport avec l'obscurité et le détachement des nuages. Surtout quand il ne fait pas nuit.
Tu peux à la rigueur dire que la lumière à l'arrière des nuages filtrent et fait ressortir les nuages les moins épais en un élégant paysage de clair obscur... mais qu'ils se détachent... bof non ?

EvaDevilleroy a écrit:
ben sur certaines musiques classiques il y a des cloches/clochette, mais tu as raison ce n'est peut être pas évident comme ça.
Mais je vais revoir, il faut que je réfléchisse.
Oui, mais ce n'est pas les clochettes (et encore, je sais pas trop de quelle(s) musique(s) tu parles) qui caractérisent la musique.

EvaDevilleroy a écrit:
qui résonne comme l'argent, pas un gros blong, mais plus un cling, cling
notes très légères, comme cristallines
Ah... connaissais pas ^^.

EvaDevilleroy a écrit:
Ce n'est pas un oxymore. Torpeur c'est 1 engourdissement, 1 somnolence, en quoi c'est le contraire de "doux" ?
Une torpeur, c'est un état qui est plutôt violent. Disons que c'est violent dans le sens où tu as du mal à t'en sortir.
Mais si ça a le sens que tu dis, ce n'est pas plus correct. Car il y a redondance (un engourdissement, c'est déjà doux par définition).

EvaDevilleroy a écrit:
Ben c'est le coté fifille à son papa, je voulais volontairement la faire devenir un peu gamine à ses cotés, pour apporter 1/expliquer le lien qu'elle a avec ses parents 2/faire ressentir le décalage avec le sérieux de la conversation qui suit.
Si tu as ce sentiment, c'est peut être qu'il faut changer le "farfouiller" par "fourrager" ou frictionner.
Oui, mais si tu veux instaurer une complicité, il faut le faire plus que en deux phrases. Et puis, ce sont par des actions suivies d'explications. Du type : elle s'asseyait sur ses genoux ; c'était leur habitude depuis qu'elle était née lorsqu'elle souhaiter bavarder avec lui."
Un truc dans ce genre là.
Et puis, dans toute la physionomie du texte, il faut que cette complicité transpire, qu'on la sente vraiment. Et pas seulement qu'à l'instant où tu veux nous faire part de cette complicité.
Ce doit être un effet permanent !

"farfouiller" n'est effectivement pas top, mais je ne suis pas sûr "fourrager" soit bien mieux. "Frictionner" pourquoi pas.
Je parlerais simplement de caresser, ou mieux, de jouer avec les cheveux. Ce serait moins étrange comme formulation.

EvaDevilleroy a écrit:
=> ah bon ? Elle était sur les genoux de son père ? Tu l'as dit où avant ?
nulle part, pas besoin de tout dire Smile
et en plus elle lui a sauté dessus, c'est logique...
Non, tu as dit qu'elle avait bondi sur lui, ce qui n'est pas du tout pareil. Dans le sens commun, bondir dessus, ça signifie ni plus ni plus moins qu'elle s'approche très vite de lui. Pas forcément qu'elle s'assoit sur ses genoux.

C'est donc assez déstabilisant de la retrouver sur ses genoux l'instant d'après. Surtout quand rien ne nous prépare à ça...

EvaDevilleroy a écrit:
"— Un accident dis-tu ? répéta Janis.
Sa voix précipitée alerta Eva. Celle-ci se dépêcha de la rassurer :
— Ce n’est rien, tout s’est bien fini. C’est juste que… dans l’eau…" ?
Oui mais là, on a "précipitée" et "dépêcha" dans deux phrases successives. C'est un peu lourd.

EvaDevilleroy a écrit:
Rah décidément Kat m'avais fait le mm reproche.
Comment ne pas redire feuille, il n'y a pas de synonyme ! Et je dis le mot feuille deux lignes plus haut, que faire ?
"Eva fit pivoter la poignée et, luttant contre le vent qui ébouriffait ses cheveux, s’en saisit. Elle referma la fenêtre et contempla l’objet insolite dont les couleurs cramoisies reflétaient toute une palette d’ocres. "
C'est moche l'objet !
Pourquoi ne pas parler de "sa trouvaille insolite" ?

EvaDevilleroy a écrit:
Ma phrase initiale que Kat trouvait un peu lourde : "Eva rentra sous un ciel menaçant. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage"
Ca peut être "Sur le chemin du retour, Eva observa le ciel. Malgré l’obscurité, de gros nuages gris et chargés de pluie se détachaient, annonçant l’imminence d’un orage"
En effet, je préfère la seconde proposition.
Malgré le "détacher" qui ne me convient pas du tout ^^.

EvaDevilleroy a écrit:
Oui, mais je crois que je le fais déjà en comparant le ciel et la mer plus loin ds le livre.
Là tout de suite j'avoue que je sèche, j'aime bien l'idée du ciel menaçant. Après j'aurai bien rajouté quelques choses sur les odeurs capiteuses ou la température humide lourde qui précède un orage mais elle roule en moto alors bon...
Tu peux aussi faire la liaison d'un ciel lourd et troublé, en analogie avec son esprit qui l'est aussi suite aux évènements de la piscine...

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Mer 4 Aoû 2010 - 10:43

Chapitre 4. Les émissaires d’Atlantide
Extrait 1/2 (mis en ligne 15 juillet 2010)

les émissaires arrivèrent le lendemain matin.
=> des émissaires, c'est tout de même plus pour des affaires diplomatiques. Entre états, entre grandes sociétés... moins pour aller chercher une gamine.

et cela l’avait froissé
=> accord : froissée

et empêchait qu’Eva les distingue en détail.
=> un peu maladroit
=> suggestion : "et dissimulait leurs visages au regard inquiet de Eva".

puis elle descendit, stressée.
=> "stressée" moyen bof

C'est pas mal.
Pour la forme, il faudrait peut-être voir si tu ne peux pas un peu plus aérer le texte. En créant des paragraphes.
(un paragraphe par situation par exemple...).
Là c'est un tantinet trop condensé.

Je ne sais pas si le passage des commères est très utile. Soit c'est cliché, soit c'est pas assez développé.
Il faut soit plus aller en profondeur, soit enlever.
Mais là comme ça, ça laisse un arrière goût de "vous avez compris la suite, parce que c'est toujours pareil dans les films".

Et enfin, ce qui me dérange aussi un peu, c'est que je pensais avoir à faire à un peuple sentencieux.
Là, ils font un peu ridicule. Il m'étonnerait que si Nicolas Sarkozy envoyait (pour je ne sais quelle raison...) Bernard Kouchner et François Fillon pour une affaire diplomatique, ceux-ci se comporteraient de cette manière.
Tu ne crois pas ?

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Dim 12 Sep 2010 - 11:44

Chapitre 4. Les émissaires d’Atlantide

— Il y a bien longtemps de cela, le dieu Poséidon offrit à son fils une île gigantesque. Ce dernier, nommé Atlas, décida qu’elle serait appelée Atlantide et qu’elle serait située dans le nord de l’Afrique.
=> petite incohérence : si Atlas peut décider de l'emplacement de l'île, cela signifie que Poséïdon lui offre une île qui n'existe pas encore ?
=> maladresse : c'est lourd la formulation et "il y a bien longtemps de cela" est une expression très clichée ^^.
=> suggestion : "Il y a bien longtemps de cela, le dieu Poséidon offrit à son fils, Atlas, une île gigantesque situé au nord de l'Afrique. Atlas la nomma alors Atlantide."

pendant laquelle des centaines de soldats périrent atrocement.
=> maladreses : adverbe "atrocement" est très désagréable à la lecture.

et régna en monarque juste et bon.
=> régner en monarque est déjà une erreur pour moi Smile

l’Eglise ne tarda pas à remarquer les particularités des commandeurs
=> typographie : un accent sur le "E"

Elle hésita un instant entre rire ou considérer que son interlocutrice était folle.
=> remarque : les deux propositions ramènent à la même situation non : la moquerie ?

Je veux parler de « continentaux »,

=> orthographe : "des" continentaux non ?

— N’allons pas trop vite, stoppa la doyenne.
=> maladresse : "stopper" n'est pas excellent pour un verbe de dialogue.
=> suggestion : "l'interrompit" ?

C’est à toi de décider, nous ne voulons que ton bonheur.
=> cliché !

Janis et Charles réprimèrent la tristesse qu’ils éprouvaient, leur fille semblait si heureuse !
=> typographie : à la place d'une virgule, je mettrais plus un point-virgule (ou un deux points)

Après de rapides adieux,
=> compréhension : pourquoi des adieux ? Ne vient-elle pas de leur dire qu'elle leur raconterait tout ce soir ?

et s’étaient munies de jumelles pour mieux apprécier le spectacle.
=> est-ce que le trait d'humour lourd et revu est nécessaire ? ^^

Appréciation linguistique :

Au fil du dialogue, j'ai relevé quelques verbes de parole "clichés" qui ne sont peut-être pas des plus originaux. Comme :
D’un sourire empreint de tendresse, elle se lança :
— Ah bon, souffla Eva,
— N’allons pas trop vite, stoppa la doyenne.
Après relecture, je me suis disque te conseiller "interrompre" à la place de "stopper" n'était pas la meilleure des idées, puisque tu l'utilises déjà un peu plus haut. Alors plutôt que de donner un verbe de dialogue pioché dans un dictionnaire de synonymes, au risque d'être un peu trop loin de la plaque, je te conseille de transformer l'introduction de ces paroles. C'est-à-dire qu'il te faut retourner au passage narratif. Et cela ne peut en plus que alléger la dimension trop importante du dialogue.
Exemple :
A ces mots, le ton de Charis se durcit :
"N'allons pas trop vite."
Tu vois le genre ?

Je voulais savoir, et ce serait bien si quelqu'un pouvait confirmer (quelqu'un comme azul tiens, ou Barbara) la présentation du dialogue, avec des guillemets ouvrant à chaque retour à la ligne.
Il me semblait pourtant que pour ce genre de situation, il fallait utiliser des guillemets fermant. Crotte !

Et enfin, ne pourrais-tu pas envisager de raconter tous ces faits d'une manière beaucoup moins sentencieuse ? Il y a beaucoup d'emphase et, pire que ça, des emphases hyper connues du genre : "Il y a bien longtemps de cela" qui en plus de donner un ton ennuyeux et solennel, ça donne un arrière goût de "classique" et "sans originalité".

Appréciation du récit :

Le contexte - ou plutôt l'univers - du récit est intéressant. L'origine de l'Atlantide, reprise de la fable "véritable" de Platon, accroche le lecteur et le pousse à vouloir suivre l'histoire de la doyenne.
Tu remets bien en place les éléments à retenir de l'histoire, sans trop en faire. Seul le ton emphatique m'a dérangé (comme mentionné plus haut).

Vient ensuite la réaction de Eva que je trouve un peu trop "arrangée". Pour ma part, aussi ivre d'aventure je pourrais être, l'annonce d'une telle énormité m'aurait fait reculer. Ce qui m'a fait sourire aussi, c'est le fait qu'elle s'inquiète plus de passer un examen que de rejoindre une communauté engloutie sous la mer méditerranée. Elle ne se pose tout de même pas beaucoup de questions et ne se rend peut être pas compte, à plus de 18 ans ou pourtant tu n'es plus sous l'emprise de la rêverie infantile ou adolescente, que ces guignols bizarrement accoutrés peuvent lui raconter de grosses salades pour aller la violer dans une ruelle sombre de Paris.
Finalement, à part leurs dires, ils ne donnent aucun crédit à leurs affirmations ?

Un petit truc aussi où il faut faire attention, c'est que le lecteur prend une longueur d'avance sur le récit :
Eva perçut l’incrédulité dans le ton du nain, alors elle ajouta :
— Il y avait un jeune homme là-bas qui pourra le confirmer, il s’appelle Tristan.
— Tristan ? demanda Mandrax.
— Euh, je ne connais pas son nom de famille. Il s’est jeté dans l’eau pour m’aider. Un jeune homme de mon âge, brun, les yeux verts…
Charis regarda Mandrax et Legrand :
— C’est bien lui. Il nous a rapporté ce qu’il s’est passé.
— Vous le connaissez ? Il prétendait savoir ce qu’il m’arrive.
Là, on a envie de dire à Eva que c'est une grosse gourde. Ah bon, vous le connaissez ? *clignement de cils*
Le mec trop mystérieux qui parle d'un truc trop mystérieux, puis ensuite des gens encore plus mystérieux qui racontent le même truc et qui en plus tirent une tronche de quinze mètres quand elle mentionne le nom de "Tristan"... tu te dis que même un gamin de 10 ans aurait fait le rapprochement.
Ce que le lecteur fait...

Dans des cas comme ça, tu peux faire un personnage ahuri, ce n'est pas le problème, et ça peut être inscrit dans sa psychologie. Mais il faut veiller à ce que le lecteur voie et comprenne que l'auteur a bien pris encompte cet élément et qu'il fait "exprès" de faire le personnage ahuri.
Là on a l'impression que tu nous fais un mystère... de Polichinelle.

M'enfin, voyons voir ce qu'est ce test ; intéressant à souhait je n'en doute pas Smile.
Traitera-t-il de ses compétences intellectuelles, physiques ou psychiques ?

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Lun 13 Sep 2010 - 10:16

Bonjour et merci pour tes commentaires Pâco.
Je n'ai pas encore réagi parce que j'ai un peu anticipé les commentaires et que j'ai réécrit mon livre avec tout ce que j'avais déjà appris de nos discussions...
Genre diminuer les participes passés Razz .
Je vais lire tranquillement tous tes retours, et déjà une première remarque sur la ponctuation de la narration (guillemet entrant ou sortant), je t'avoue avoir cherché sur le net, voilà ce qui se dit :

S’alignant sur le Mémento typographique de Charles Gouriou et sur le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, le typographe Aurel Ramat préconise alors l’usage d’un guillemet ouvrant (dit de continuité) pour marquer la poursuite du segment dialogué. Essayons :
« Ceci est le début d’un dialogue formaté à l’ancienne, bla bla bla.
— Ceci introduit la réponse de l’interlocuteur, laquelle réponse se transforme en monologue interminable dont je vous épargne les développements [...] tant et si bien qu’il va maintenant me falloir reprendre mon souffle et passer à la ligne.
« Ceci continue le monologue, après alinéa, ce que l’on signale par un guillemet ouvrant, mais cette solution ne va pas sans créer quelque confusion, ne serait-elle que momentanée, dans l’esprit du lecteur... »
(Solution préconisée par l’IN, 1990)

La marque de continuité a cependant été introduite, historiquement, sous la forme d’un guillemet fermant, comme l’ont rappelé Didier Pemerle et Jacques André dans un récent fil de discussion de la Liste Typo (invoquant le Nouveau Manuel complet de typographie d’A. Frey, 1857). Illustration :
« Ceci est le début d’un dialogue formaté à l’ancienne, bla bla bla.
— Ceci introduit la réponse de l’interlocuteur, laquelle réponse se transforme en monologue interminable dont je vous épargne les développements [...] tant et si bien qu’il va maintenant me falloir reprendre mon souffle et passer à la ligne.
» Ceci continue le monologue, après alinéa, ce que l’on peut aussi signaler par un guillemet fermant, solution moins ambiguë que la précédente mais facilement considérée comme désuète... »
(Solution préconisée par A. Frey, 1857)

Malgré le vague anachronisme qu’elle dégage, cette mise en forme présente un atout solide : elle n’induit aucune interprétation parasite... sinon celle d’une grossière erreur de composition. Son principal inconvénient est d’être tenue pour fautive par l’Imprimerie nationale.

Je t'avoue que je me range du côté de l'imprimerie nationale, et que les guillemets fermants ben je trouve ça bizarre, voilà pourquoi j'ai opté pour les entrants.

Pour le reste je regarde cela et je te fais mes retours, merci encore pour tes efforts !
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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  Pacô le Mar 14 Sep 2010 - 12:17

EvaDevilleroy a écrit:
Genre diminuer les participes passés Razz .
Ne seraient-ce pas plutôt les participes présent ? Rolling Eyes

En ce qui concerne l'Imprimerie Nationale, et ses recommandations, je suis loin d'être un pro'. J'avais justement retenu que le guillemet fermant était celui le mieux adapté (mais peut-être effectivement pas celui le plus apprécié par les gars de l'imprimerie ^^).

Bref, ce pourquoi je recommandais l'avis d'une correctrice professionnelle Smile.

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Re: Commentaire pour le sceptre de Poséidon

Message  EvaDevilleroy le Mar 14 Sep 2010 - 16:54

Pâco a écrit:Et enfin, ce qui me dérange aussi un peu, c'est que je pensais avoir à faire à un peuple sentencieux.
Là, ils font un peu ridicule. Il m'étonnerait que si Nicolas Sarkozy envoyait (pour je ne sais quelle raison...) Bernard Kouchner et François Fillon pour une affaire diplomatique, ceux-ci se comporteraient de cette manière.
Tu ne crois pas ?

Et bien le nain non, c’est plutôt un militaire, qui a grimpé à force de batailles, il dit ce qu’il pense.
Mais Charis et Mandrax sont plus classe !

Pâco a écrit: et régna en monarque juste et bon.
=> régner en monarque est déjà une erreur pour moi

Ce sera donc « régna avec probité ».

Pâco a écrit: Elle hésita un instant entre rire ou considérer que son interlocutrice était folle.
=> remarque : les deux propositions ramènent à la même situation non : la moquerie ?

Non, Elle hésite un instant entre rire car elle croit qu’on se moque d’elle (genre caméra cachée tu vois) et considérer que son interlocutrice était folle (genre sortie d’un asile).
Je vais changer en « Elle hésita un instant entre considérer que tout cela n’était qu’une blague et conclure que son interlocutrice était folle. »

Pâco a écrit:Au fil du dialogue, j'ai relevé quelques verbes de parole "clichés" qui ne sont peut-être pas des plus originaux. Comme :
D’un sourire empreint de tendresse, elle se lança.
Ben là je vois pas trop, « D’un sourire empreint de tendresse, elle commença » c’est bof.
« D’un sourire empreint de tendresse, elle laissa couler les mots et révéla toute l’histoire »

Pâco a écrit: Et enfin, ne pourrais-tu pas envisager de raconter tous ces faits d'une manière beaucoup moins sentencieuse ? Il y a beaucoup d'emphase

Peux-tu être plus précis sur ce qui te gêne exactement ?
En passant c’est drôle parce que tu ne trouvais pas mes personnages assez sentencieux, et là ils le sont trop….

Pâco a écrit:et, pire que ça, des emphases hyper connues du genre : "Il y a bien longtemps de cela" qui en plus de donner un ton ennuyeux et solennel, ça donne un arrière goût de "classique" et "sans originalité".

J’ai mis « Il y a des milliers d’années ». J’aurai bien mis un truc genre « Il y a des milliers d’années, à l’époque où les hommes vénéraient de multiples dieux ». mais j’ai peur d’en faire trop, qu’en penses-tu ?

Pâco a écrit:Vient ensuite la réaction de Eva que je trouve un peu trop "arrangée". Pour ma part, aussi ivre d'aventure je pourrais être, l'annonce d'une telle énormité m'aurait fait reculer. Ce qui m'a fait sourire aussi, c'est le fait qu'elle s'inquiète plus de passer un examen que de rejoindre une communauté engloutie sous la mer méditerranée.

Oui tu as raison. J’ai revu qu’en penses-tu ?

Eva se leva à demi, comme prise par le doute, puis elle se dirigea vers la porte derrière laquelle se cachaient ses parents. Charles cacha le verre qu’il tenait à la main et Janis lança un regard embarrassé à sa fille qui répondit par un sourire amusé. Cette dernière s’écarta pour les laisser entrer et ils s’assirent devant Charris. Impressionnés par sa taille et le halo lumineux que dégageaient ses cheveux, ils restèrent muets et attendirent que la doyenne leur répète la proposition qu’elle venait de faire à leur fille.
— Mais… Pouvons-nous vous faire confiance, bafouilla Janis à la fin de l’explication. Après tout, qui nous dit que tout ceci n’est pas une farce ?
Eva regardait sa mère affolée, ses rêves d’aventure s’évanouissaient soudain. Elle répliqua avec véhémence :
— Maman, rien ne te dit le contraire non plus !
— Tout cela est vraiment trop incroyable, conclut sa mère.
Charis hocha la tête.
— Je comprends, vous avez besoin d’une garantie.
Elle leva la main et tandis que ses longues mèches d’or s’envolaient autour de sa nuque, le sofa où étaient assis les Devilleroy décolla du sol.
La petite famille se blottit les uns contre les autres, de plus en plus étonnée par la tournure des évènements. Charles avait encore la bouche ouverte quand le canapé atterrit en douceur. Janis dut déglutit à plusieurs reprises avant de pouvoir prononcer une phrase. Elle se força au calme :
— Si j’avais encore un doute quant à vos origines, je n’en ai plus. Toutefois, nous ne pouvons pas laisser notre fille partir avec des inconnus.
Mandrax se pencha soudain vers eux, les fixant tout à tour. Il se mit à parler très lentement, d’une voix rauque :
— Eva va passer cet examen et vous allez l’y autoriser.
— Non, s’interposa Charis en lui posa la main sur le bras. Pas comme ça ; c’est une décision importante qu’ils doivent prendre sans qu’on les influence.
Eva regardait leurs interlocuteurs sans comprendre. Son esprit était embrumé comme si elle émergeait d’un rêve et ses parents semblaient être dans le même état.
— L’examen a lieu dans Paris même, nous serons de retour avant ce soir. Votre fille représente un potentiel inexploité. Souhaitez-vous la laisser dans l’ignorance de ses capacités ? Je sais que tout cela est un peu précipité, nous ne nous connaissons pas, mais laissez-la passer cet examen. Si l’essai n’est pas concluant, votre fille reviendra ce soir et vous n’entendrez plus jamais parler de nous.
Les Devilleroy se regardaient, un peu perdus. Pour Eva l’aventure était tentante, mais partir sur une île perdue au beau milieu de l’océan avec des gens qu’elle ne connaissait pas ! C’était une hérésie, une bêtise, une énormité… Elle avait pourtant une terrible envie d’essayer. Des papillons s’affolaient dans son bas ventre et ses mains étaient moites.
Charles, qui s’était tu jusqu’à présent, intervint :
— Si Eva a bien les capacités que vous lui prêtez et si elle souhaite partir avec vous…
Un simple regard au visage rayonnant de sa fille le lui confirma. Il prit sa femme par la taille et tous deux regardèrent Eva.
— Tu es majeure, c’est à toi de décider.
Eva était folle de joie. Est-ce que ce n’était pas la vie trépidante qu’elle avait toujours voulue ? La gorge sèche, elle répondit :
— Oui, je veux tenter l’expérience. Et puis, passer un examen ne nous engage à rien.
— Très bien, alors allez-y. Tu nous raconteras dès ton retour.
Janis et Charles réprimèrent leur inquiétude, leur fille semblait si heureuse ! Ils ne purent s’empêcher de lui chuchoter de les contacter au moindre problème.


Merci encore !
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