Commentaires pour "La couchette n°32"

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Message  Nérouje le Jeu 15 Juil - 10:12

Commentaires pour "La couchette n°32".
Merci par avance.


Dernière édition par Nérouje le Ven 16 Juil - 13:38, édité 1 fois

Nérouje
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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  domingo le Jeu 15 Juil - 10:34

Très bonne nouvelle.

je pense avoir vu deux ou trois fautes :

Pour l'heure, vu que ce sont des montre à Aiguilles, il faudrait mettre les nombres en toute lettres.
Rolex et non Rollex ( à moins que tu est fait exprès de mettre ça par rapport à l'histoire)
Une envie pressante et non pressente.

Ça me fait penser à une nouvelle de SF que j'avais lu ( de Phillipe K. Dick je crois) où c'est un mec qui est envoyé dans le passé pour se tuer lui-même mais il ne le sait pas).

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Nérouje le Jeu 15 Juil - 11:27

domingo a écrit:Très bonne nouvelle.

je pense avoir vu deux ou trois fautes :

Pour l'heure, vu que ce sont des montre à Aiguilles, il faudrait mettre les nombres en toute lettres.
Rolex et non Rollex ( à moins que tu est fait exprès de mettre ça par rapport à l'histoire)
Une envie pressante et non pressente.

Ça me fait penser à une nouvelle de SF que j'avais lu ( de Phillipe K. Dick je crois) où c'est un mec qui est envoyé dans le passé pour se tuer lui-même mais il ne le sait pas).


Merci.
J'ai corrigé ce que tu as soulevé.
Cette nouvelle de Dick, n'a-t-elle pas donné un film (excellent) avec Schwartzi ?

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  domingo le Jeu 15 Juil - 11:33

Cette nouvelle de Dick, n'a-t-elle pas donné un film (excellent) avec Schwartzi ?

Non, c'est pas à l'aube du 6ème jours ou running man. Je ne suis même pas sûr que ce soit de Dick scratch

Après relecture, je pense qu'il y a deux ou trois truc que tu pourrais expliciter : le pourquoi de cette rencontre vertigineuse. Bon, après le truc c'est que le fait de ne pas savoir pourquoi donne du charme à la nouvelle mais pourquoi pas mettre des effets de redondances ?

Genre des impressions de déjà vu...

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Nérouje le Jeu 15 Juil - 17:34

domingo a écrit:Après relecture, je pense qu'il y a deux ou trois truc que tu pourrais expliciter : le pourquoi de cette rencontre vertigineuse. Bon, après le truc c'est que le fait de ne pas savoir pourquoi donne du charme à la nouvelle mais pourquoi pas mettre des effets de redondances ?
Genre des impressions de déjà vu...

Bin non... c'est du Nérouje, après tout. Wink

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Lou le Jeu 15 Juil - 18:27

Bin justement, c'est pas assez développé. Tu veux tellement nous "surprendre" avec la chute qu'au final elle n'est pas crédible.
Le suicide du type est trop rapide, on ne comprend pas pourquoi il fait ça.
C'est beaucoup trop rapide comme enchainement, on ne rentre pas dans l'histoire.
Le début va à peu près...
Mais la fin franchement ça fait :
Un naze me pique ma place
Oh, c'est moi en fait je suis remonté dans le passé
Je vais me suicider.

C'est trop rapide.

Lou
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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Nérouje le Jeu 15 Juil - 18:36

Lou a écrit:Bin justement, c'est pas assez développé. Tu veux tellement nous "surprendre" avec la chute qu'au final elle n'est pas crédible.
Le suicide du type est trop rapide, on ne comprend pas pourquoi il fait ça.
C'est beaucoup trop rapide comme enchainement, on ne rentre pas dans l'histoire.
Le début va à peu près...
Mais la fin franchement ça fait :
Un naze me pique ma place
Oh, c'est moi en fait je suis remonté dans le passé
Je vais me suicider.

C'est trop rapide.

Peut-être.
"On ne comprends pas pourquoi il fait ça" =>
Par deux fois, je m’étais rencontré et méprisé, voire détesté. C’était plus que ce qu’une âme sensée pouvait en supporter.

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Lou le Jeu 15 Juil - 18:40

... Euh, c'est pas une explication, c'est pas justifié. Les gens se détestent eux même régulièrement, et ils ne se suicident pas pour autant. Il vient juste de découvrir qu'il se détestait lui-même en se voyant deux fois. Alors que le suicide, c'est un mal-être plus profond.

Il s'interroge pas plus que ça sur le fait qu'il se rencontre dans le passé ? C'est "pouf" magique ?
Le caractère du personnage tel qu'il est décris n'en fait pas un suicidaire.

Lou
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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Nérouje le Jeu 15 Juil - 19:05

Lou a écrit:... Euh, c'est pas une explication, c'est pas justifié. Les gens se détestent eux même régulièrement, et ils ne se suicident pas pour autant. Il vient juste de découvrir qu'il se détestait lui-même en se voyant deux fois. Alors que le suicide, c'est un mal-être plus profond.

Ou un acte impulsif.
Oui, souvent les gens se détestent mais c'est exceptionnel qu'ils se voient tel qu'ils sont réellement. Quand tu t'aimes profondément, c'est dur de "découvrir" que tu n'es qu'un khon et de le sentir au plus profond de ton âme.

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Lou le Jeu 15 Juil - 19:17

C'est pas en disant : "il le ressentit du plus profond de son âme" que ça fait crédible. En plus, en quoi c'est un con ? Enfin, il est tard, il trouve sa place occupée...
Réaction normale je trouve.
Je trouve qu'au niveau psychologie du personnage, c'est surfait.

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Pacô le Jeu 15 Juil - 22:34

À moins que les épaisses murailles de mon sommeil n’eussent cédé sous les coups du bélier sur lequel j’étais allongé ?

=> aïe... au début, très bien l'image, mais la fin... tu es allongé sur des coups de bélier ?

quand l’éclat de ma veilleuse et un bruit de papier froissé bousculèrent mon esprit embrumé :

=> "bousculer"... y'a éventuellement mieux, non ?

Depuis trente cinq ans, le Paris-Briançon me trimballait deux fois l’an pour aller rendre visite à maman qui, telle la figure de proue de quelque antique navire, narguait le flux du temps… 97 balais à ce jour !

=> ouïlle... nous entraîner sur une superbe phrase métaphorique et nous lâcher sur un "97 balais" limite on aurait tendance à ajouter "la vieille carne"... bah ça casse tout o_O

voilà une semaine que je me bat pour te garder la place 32 du septième wagon…

=> accord : je me bats

et je maudis ces quelques demis avalés à la hâte au Café de la gare en compagnie Frédo

=> en compagnie de non ?

Celle-ci crépita durant une bonne minute.

=> crépiter, c'est pour le feu... rapport avec ici ?

Une sensation désagréable remonta le long de mon bras que je retirais vivement.

=> la phrase est trop longue pour une action rapide. S'il retire vivement, il faudrait essayer de voir si tu ne peux pas faire que le phrase montre de la rapidité. Et une première chose à faire, ce serait virer l'imparfait et coller un passé simple "que je retirai"

Sous le choc je du m’asseoir

=> accord : je dus
=> je la trouve maladroite cette phrase. "sous le choc", c'est pas très aisé à lire, pas très joli non plus... ça a tendance à donner un côté négatif (du point de vue du style) à la phrase.

— Espèce d’abrutit, que faites-vous dans ma couchette !

=> pas de "t" à abruti
=> et le point d'interrogation à une question, c'est en option ? Razz

Appréciation linguistique :

Le principal problème de cette narration, c'est que tu es indécis quant au style à adopter.
Au début nous avons cela :
Depuis trente cinq ans, le Paris-Briançon me trimballait deux fois l’an pour aller rendre visite à maman


Puis de l'autre :
qui, telle la figure de proue de quelque antique navire, narguait le flux du temps…


Ou encore plus marqué :
Ce galop régulier, conjugué au bercement soporifique du wagon, ne tarderait pas à me renvoyer d’où j’avais été tiré. Je me tournais donc à la recherche d’une position confortable quand l’éclat de ma veilleuse et un bruit de papier froissé bousculèrent mon esprit embrumé : L’équipe en guise d’oreiller, je m’étais endormi en pleine lecture.


Et ensuite :
Nom de Dieu, alors que les cinq autres couchettes étaient libres !
Je sentis la colère monter en moi. [...] Les mains tremblantes je me jetais sur lui et le secouais comme un poirier.


On dirait presque un personnage schizophrène parce qu'il ne s'exprime pas de la même façon du début à la fin du texte.
Pire encore, tu n'emploies pas le même procédé. Au début, tu le fais rester dans l'expectative, dans une narration soignée, comme avec un recul :
Le train semblait maintenant enfiler une longue ligne droite car le rythme occasionné par les traverses accéléra.

Puis à d'autres moments, tu nous fais part brutalement de ces pensées toutes cuites, sans modération :
‘Tain, c’est qu’il la prenait de haut, ce p’tit con.

C'est assez déstabilisant vois-tu et par le même coup, le lecteur a du mal à s'identifier au personnage et à le cerner.

Sinon niveau vocabulaire, il n'y a pas grand chose à dire, si ce n'est qu'il suit le défaut mentionné au-dessus : soutenu par endroit et plutôt familier à d'autres. Et ça s'emboîte mal =/.

Une agréable lecture d'autre part. Dans le sens où la fluidité arrange la compréhension et où on accroche que très peu (voire pas du tout) sur certaines sonorités. Il faut donc, en somme, reprendre cet aspect double personnalité qui, je pense, n'est pas voulu puisque totalement inutile à l'objet de la nouvelle.
Quoique...

Appréciation du récit :

Alors je suis complètement de l'avis de Justine.
Je ne suis pas du tout pour cette chute que j'ai trouvée complètement ratée (sans mâcher mes mots).
L'idée en elle-même n'est pas des plus déplaisantes, bien au contraire, mais la manière de la scénariser... tu es passé à côté selon moi.

Pourquoi ne pas avoir donné quelques indices plus tôt ? Pourquoi le fait qu'il aille pisser ne rentre pas du tout en ligne de compte ? Enfin... à quoi sert tout le début de la nouvelle ?

C'est beaucoup trop vite expédier et très sincèrement, ce texte perd en saveur.
C'est dommage, le personnage (malgré le défaut mentionné dans l'analyse linguistique) commençait à être familier et avec sa personnalité (quoique pas assez approfondie...) aurait pu nous embarquer dans une petite aventure drole. Ou dans un quiproquo scénarisé plutôt bien vu.

Mais là, non, pour ma part ça tombe franchement à plat. Pour qu'on est le déclic du "Bien vu", il faut avoir des indices avant, lorsqu'on lit la nouvelle pour qu'on puisse se dire : "ah l'auteur nous a bien eus !".
Mais là... on est un peu impuissant, y'a rien qui indique cette fin, et ça tombe comme un cheveu sur la soupe et ma réaction a plutôt été : "ah... bah d'accord..." mais sans réelle conviction.

Tu vois le genre ?

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Message  Nérouje le Ven 16 Juil - 9:26

Salut Pacô !

Tout d'abord, merci pour tes commentaires toujours aussi utiles et détaillés.
Tu vois le genre ?

Oui, je pense.
En fait, vous aimeriez que j'insiste sur la personnalité du personnage pour préparer le lecteur à son suicide. Son instabilité, son caractère colérique et égocentrique. Est-ce ça ? Merci de confirmer.

À moins que les épaisses murailles de mon sommeil n’eussent cédé sous les coups du bélier sur lequel j’étais allongé ?

=> aïe... au début, très bien l'image, mais la fin... tu es allongé sur des coups de bélier ?

Dans ma phrase, lequel se rapporte à bélier, et non aux coups.

Celle-ci crépita durant une bonne minute.

=> crépiter, c'est pour le feu... rapport avec ici ?

Dans les deux cas, le bruit produit est un crépitement.

Une sensation désagréable remonta le long de mon bras que je retirais vivement.

=> la phrase est trop longue pour une action rapide.

Tout à fait d'accord. Cette phrase me chagrinait depuis que je l'ai pondue.

Il faut donc, en somme, reprendre cet aspect double personnalité qui, je pense, n'est pas voulu puisque totalement inutile à l'objet de la nouvelle.

Si, c'est voulu. Mais je me suis un peu mélangé le pinceaux. Le personnage est plutôt vulgaire, le narrateur, non. Neutral

Je vais donc y rebosser. Surtout le côté psycho du personnage. je ne pense pas retoucher la chute, néanmoins.

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Pacô le Ven 16 Juil - 9:43

Nérouje a écrit:
Tu vois le genre ?

Oui, je pense.
En fait, vous aimeriez que j'insiste sur la personnalité du personnage pour préparer le lecteur à son suicide. Son instabilité, son caractère colérique et égocentrique. Est-ce ça ? Merci de confirmer.

Pas tout à fait, quoique ce serait bien aussi.

Je voudrais surtout que prépares davantage cette chute. Une nouvelle à réelle chute, une chute qui nous fait tomber de notre 5ème, c'est une chute qui se découvre à la deuxième lecture.
Pour prendre une nouvelle au hasard, celle de Claude Bourceyx (Lucien), à la fin on tombe de haut, on se dit "oh le couillon il nous a bien eus" et à la seconde lecture, on remarque tous les petits détails de la narration qui aurait très bien pu nous aiguillonner vers cette chute mais que l'on n'a pas saisi au premier instant.
Disons que l'on se sent finement berné !

Alors que ici, dans cette nouvelle, pas du tout. Même à la seconde lecture on se dit : "de toute manière, j'aurais bien été incapable de saisir quelque chose" et l'on a l'impression que c'est un peu absurde, dans le fond, puisque finalement l'auteur ne se joue pas de son lecteur. Il n'y a rien de fourbe dans cette chute : c'est juste un enchaînement d'action qui fait un angle droit avec le cours du récit. Rolling Eyes

Nérouje a écrit:
Dans ma phrase, lequel se rapporte à bélier, et non aux coups.

Comment ça il s'est endormi sur un bélier ?
Sur une photo de bélier ? L'image serait peut-être plus compréhensible si tu avais détaillé alors...

Nérouje a écrit:
Dans les deux cas, le bruit produit est un crépitement.

Non, le crépitement ne se produit qu'avec le feu. Je te sors la définition :
Bruit de ce qui crépite, de ce qui pétille en brûlant.


Nérouje a écrit:
Si, c'est voulu. Mais je me suis un peu mélangé le pinceaux. Le personnage est plutôt vulgaire, le narrateur, non. Neutral

Je vois une solution alors : marquer la différence entre le narrateur, externe, et le protagoniste principal, interne.
En gros, les deux ne sont pas les mêmes. Mais là, on a l'impression que narrateur et protagoniste forment une seule et même conscience et ces deux manières de s'exprimer, en si peu de lignes, c'est troublant.

Nérouje a écrit:
Je vais donc y rebosser. Surtout le côté psycho du personnage. je ne pense pas retoucher la chute, néanmoins.

Il ne faut pas nécessairement transformer la chute.
Il faut faire en sorte que le début du texte amorce cette chute, mais dans le dos du lecteur.

Tiens je te fais lire en spoiler cette fameuse nouvelle mentionnée au-dessus. (elle appartient au domaine public et est étudiée au collège, tout va bien ^_^) :
Spoiler:

Lucien était douillettement recroquevillé sur lui-même. C’était là un position qu’il lui plaisait de prendre. Il ne s’était jamais senti aussi heureux de vivre, aussi détendu. Tout son corps était au repos et lui semblait léger. Léger comme une plume, comme un soupir. Comme une inexistence. C’était comme s’il flottait dans l’air ou peut-être dans l’eau. Il n’avait absorbé aucune drogue, usé d’aucun artifice pour accéder cette plénitude des sens. Lucien était bien dans sa peau. Il était heureux de vivre. Sans doute était-ce un bonheur un peu égoïste.

Une nuit, le malheureux fut réveillé par des douleurs épouvantables.

Il se sentit comme serré dans un étau, écrasé par le poids de quelque fatalité. Quel était donc ce mal qui lui fondait dessus! Et pourquoi sur lui plutôt que sur un autre ? Quelle punition lui était là infligée ? C’était comme si on l’écartelait, comme si on brisait ses muscles à coups de bâton. “Je vais mourir”, se dit-il.

La douleur était telle qu’il ferma les yeux et s’y abandonna. Il était incapable de résister à ce flot qui le submergeait, à ce courant qui l’entraînait loin de ses rivages familiers. Il n’avait plus la force de bouger. C’était comme si un carcan l’emprisonnait de la tête aux pieds. Il se sentait attiré vers un inconnu qui l’effrayait déjà. Il lui sembla entendre une musique abyssale. Sa résistance faiblissait.

Le néant l’attirait vers lui.

Un étrange sentiment de solitude l’envahit alors. Il était seul dans son épreuve, terriblement seul. Personne ne pouvait l’aider. C’était en solitaire qu’il lui fallait franchir le passage. Il ne pouvait en être autrement.

Ses tempes battaient, sa tête était traversée d’ondes douloureuses. Ses épaules s’enfonçaient dans son corps. “ C’est la fin”, se dit-il encore. Il lui était impossible de faire un geste.

Un moment, la douleur fut si forte qu’il crut perdre la raison et soudain ce fut comme un déchirement en lui. Un éclair l’aveugla. Non, pas un éclair, une intense et durable lumière plus exactement. Un feu embrasa ses poumons. Il poussa un cri strident. Tout en l’attrapant par les pieds, la sage-femme dit : “ C’est un garçon.”

Lucien était né.

Claude
BOURCEYX
, Les Petits Outrages, éd. Le Castor astral, 1984


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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Nérouje le Ven 16 Juil - 10:37

Même à la seconde lecture on se dit : "de toute manière, j'aurais bien été incapable de saisir quelque chose" et l'on a l'impression que c'est un peu absurde, dans le fond, puisque finalement l'auteur ne se joue pas de son lecteur. Il n'y a rien de fourbe dans cette chute : c'est juste un enchaînement d'action qui fait un angle droit avec le cours du récit.

Oui, tout à fait ça.
Rouler le lecteur dans la farine n'était pas mon but.
Mais ça peut peut-être se faire. Je vais y réfléchir.

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Re: Commentaires pour "La couchette n°32"

Message  Nérouje le Dim 18 Juil - 18:00

Avis aux amateurs : une nouvelle version est postée !
Merci pour votre avis.

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