Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

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Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Balamania le Jeu 9 Sep 2010 - 14:28

Bon cette fois j'attends des commentaires, disons "normaux", mais s'il vous plaît mettez des trucs que je puisse comprendre, on va dire pas trop de langage "soutenu".
Merci d'avance à tous ceux qui liront ce passage.
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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Pacô le Jeu 9 Sep 2010 - 21:46

Chapitre 1, première partie : Humiliation

Aujourd’hui j’ai 15 ans et je crois que j’aurai préféré ne pas les avoir.
=> typographie : écrire "15" en lettre : "quinze"
=> conjugaison : j'aurais (conditionnel)

Chaque jour pour moi est une journée de souffrance.
=> répétition du vocabulaire entre jour/journée.
=> suggestion : "chaque jour est pour moi synonyme de souffrance."

M’ouvrir les veines, les médicaments, la pendaison
=> maladresse : comme ceci, "les médicaments" se raccordent à "m'ouvrir" et donc "m'ouvrir les médicaments". Il te faut appliquer un autre verbe. Idem pour "pendaison".
=> suggestion : "M'ouvrir les veines, ingérer des médicaments, envisager la pendaison"

A croire que je tiens plus à cette vie que ce que je ne pense.
=> orthographe : accent sur le "A"

je n’aurai plus à rester à la maison et attendre qu’il rentre et qu’il passe sa colère sur moi.
=> maladresse : double "et". Il faut en retirer un.
=> suggestion : "je n'aurai plus à rester à la maison, attendre qu'il rentre et qu'il passe sa colère sur moi."

et me réconfortait après que mon père ce soit défoulé sur moi.
=> orthographe : le verbe à la fin de phrase est un pronominal : se défouler. Il faut donc écrire "se soit"
=> temps : le verbe qui suit "après que" est conjugué à l'indicatif et jamais au subjonctif.
=> correction : et me réconfortait après que mon père s'est défoulé sur moi.

Maintenant, je prends sur moi
=> répétition : double "sur moi" à une phrase d'intervalle.

j’aimerai qu’on m’aide mais je ne peux pas en parler
=> conjugaison : j'aimerais (conditionnel)

au moins je n’aurai plus à le supporter s’il le faisait
=> conjugaison : je n'aurais plus (conditionnel)

et un barbecue en plein air.
=> c'est-à-dire ? Un barbecue à l'intérieur, c'est pas très courant Razz.

où l’on y trouve donc une table avec son siège et mon ordinateur,
=> le "donc" est maladroit. Enlève-le.
=> attention au "y" pas fameux !

Bien-sûr je ne compte pas me faire des amis, qui pourraient bien vouloir d’un garçon complètement dérangé comme moi et qui ne sert à rien ?
=> typographie : à la place de la virgule, je mettrais un deux points (":")

Le reste a peu, voir pas, d’importance.
=> orthographe : voire (et non "voir" qui est un verbe ^^)

tu es bien le seul qui le fais
=> accord : ici le verbe "faire" s'accorde avec "qui" relatif à "le seul" donc "qui le fait"

Ses yeux noirs me fixent, il m’a vu.

=> typographie : je mettrais plus un deux points à la place de la virgule.

Son regard jette un sentiment de colère envers moi
=> maladresse : ce n'est pas "envers" mais plutôt "sur".

J’hoche la tête à l’affirmative.
=> orthographe : pas d'élision. "Je hoche".

Appréciation linguistique :

Cette appréciation concerne la forme du texte, c'est-à-dire la façon dont tu l'as écrit (et non son contenu = les faits du scénario).
Elle se concentre donc sur la présentation du texte, sur des rappels de grammaire ou de conjugaison (voire d'orthographe), sur le style employé pour narrer telle ou telle chose, sur les expressions et donc, en définitive, sur la stratégie développée par l'auteur pour soutenir le mieux possible les éléments du récits (ce qu'on peut appeler le style en fait).

Le passage du journal est plutôt pas mal. On ressent bien l'effet du petit garçon qui s'adresse à un ami imaginaire de façon à épancher son esprit. Si je pouvais toutefois procéder à une suggestion, je dirais qu'il faut insérer dans ce premier paragraphe des adresses plus flagrantes, plus familières.
Exemple :
=> le tutoiement
=> l'impliquer en lui posant des questions rhétoriques (= des questions qui n'attendent pas de réponse) à cet interlocuteur fictif : tu ne crois pas ? A ton avis ? Toi aussi tu penses comme ci ou comme ça ?
=> lui donner un caractère de confident : "toi seul peut me comprendre" ou de meilleur ami.

Mais tu le fais déjà un peu. C'est juste histoire de renforcer ce lien.

Il y a cependant un passage que je trouve très maladroit, c'est celui-ci :
Sinon comme bonne nouvelle, au moins une dans ma maudite vie, nous avons déménagé. Mon père ne trouvait pas sa maison assez grande, il a décidé d’acheter une villa, à Chester, un endroit mi-ville, mi-campagne. Ça se situe dans le Sud de la France. Nous avons beaucoup de terrain, il y a aussi une grande piscine. La maison est gigantesque : énormément de pièces, je m’y perds un peu je l’avoue. Les façades sont blanches, il y a un grand balcon. Nous avons aussi une terrasse avec une grande table et un barbecue en plein air. Il y a trois chambres : celle de mon père, une pour les amis et la mienne. Celle qui m’appartient est très grande, il y a un lit deux places posé sur un lino blanc, une petite table de nuit en bois noir avec une lampe. J’ai aussi une armoire et une penderie, aussi en bois noir qui ressortent bien sur les murs blancs cassés. De grands rideaux séparent la pièce où est mon lit de celle de mon bureau où l’on y trouve donc une table avec son siège et mon ordinateur, deux fauteuils et une petite commode. Chaque chambre a sa salle de bain. La villa est aussi équipée d’une belle cuisine et d’un grand salon meublé luxueusement. Mon père a embauché de nombreux jardiniers, des femmes de ménage et tout ce qui va avec.
La description est laborieuse et ennuie.
Plusieurs raisons à cela :

  • il faut chercher une logique dans ce que tu rédiges : pourquoi tu parles d'abord de la piscine avant la chambre. Il ne faut pas décrire à l'aveuglette. La manière commune, c'est de faire comme lors de la découverte de l'espace par un individu lambda : entrée jusqu'à la sortie. Mais ce n'est pas original. Il y a plein de logiques à créer pour une description : tu peux faire par exemple un enchainement dégressif des lieux qu'elles préfèrent. Mais il faut le rajouter au fil de la narration. Exemple : "La piscine est la plus merveilleuse des nouveautés de cette maison. Il règne dans cet espace une touffeur réconfortante et son eau m'attirait dans ses profondeurs azurées" etc.
  • il faut donner de la vitalité et ne pas te contenter à les décrire platement. C'est là que servent généralement les figures de style. En priorité, la personnification (= donner des caractéristiques humaines à un objet). Exemple : "mon lit m'invitait à m'allonger sur son dos moelleux"
  • il faut rajouter quelques anecdotes qui stimulent la découverte de ce nouvel espace. Exemple : "Le bureau avait été un véritable coup de coeur quand je l'ai vu dans les rayons. Nous en avions vu plusieurs mais seul celui-ci faisait l'objet de toutes mes attentions."
Bien entendu, ces exemples ne correspondent pas vraiment à l'univers de ton récit ; mais c'est voulu. Sinon, tu ne construirais pas ta propre histoire : alors je te donne des exemples dérivés pour que tu t'en inspires Wink.

Ma dernière critique viendra dans la forme du dialogue. Que ce soit le père ou le fils, ils parlent pareil et donc on ne ressent aucune psychologie entre les deux.
N'oublions pas non plus que le père est homme d'affaire : il doit avoir un vocabulaire assez enrichi et savoir bien s'exprimer ; ce qui ne lui empêche toutefois pas d'être un parfait salopard et un gros sadique. Wink
Il faudrait donc veiller à différencier la manière de parler du fils et du père ; pas seulement au point de vue des conditions sociales, mais aussi des psychologies (l'un est renfermé sur lui-même, l'autre est un salopard dominateur...)

Bref, le texte est intéressant mais mérite quelques retouches. D'autres avis, je l'espère, viendront compléter le mien.

Appréciation du récit :

Cette appréhension concerne cette fois les faits de ton récit, c'est-à-dire les éléments qui composent le scénario et qui forment le fondement. C'est la trame mais aussi l'univers (= le contexte) du récit que l'on analyse.

La psychologie du garçon sera intéressante à développer. Beaucoup d'auteurs s'y sont toutefois attelés et il faudra faire preuve d'originalité et de brio pour ne pas tomber dans le "déjà vu". Ce qui pourrait avoir une petite tendance ici et je préfère tout de suite te mettre en garde à ce sujet.
Attention donc à ne pas basculer dans le convenu Wink.

Le contexte social est à peu près bien posé : une situation familiale difficile (père con et mère morte) et une situation économique aisée (père homme d'affaire prospère).
Absence de frères et soeurs ? (je ne me souviens pas que tu le mentionnes mais on le devine plus ou moins...)

Il manque toutefois des informations, encore une fois, sur la psychologie des personnages : tu te bases sur la psychologie d'un enfant soumis et d'un père dominateur. Une image créée par d'autres univers d'autres créateurs.
Ce serait donc plus à toi de nous développer cette psychologie, quitte à en faire une pas commune. Il faut tisser le caractère de ton personnage et non se référer à ce qui se fait déjà en matière de psychologie (= faire que l'enfant est la pauvre victime sans défense, comme on le voit dans chaque téléfilm mélo-dramatique).

Enfin, ce qui m'a particulièrement choqué, c'est la rudesse de la narration : tu ne prends pas de gants pour dire que le père va le violer. Et puis, quelle classe le soit-disant "cadeau" du père. On dirait plus une technique de 3ème du collège qui martyrise un 6ème, qu'un père qui soumet son enfant.
Là, il y a très certainement un petit "manque" de quelque chose pour préparer le lecteur à ça. Pas forcément préparer en amont, mais au moins faire ressentir réellement toute l'appréhension du môme. Ou peut-être encore, prendre à partie le lecteur non ?

Bref, ça commence un peu rudement, avec une scène assez violente, mais pourquoi pas ? Il manque juste un peu de développement : un père qui viole son fils c'est tout de même assez peu fréquent (et heureusement).
D'ailleurs, quel âge a-t-il ce fils ?

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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Balamania le Ven 10 Sep 2010 - 15:04

Hé ben tu sauras étonné que en fait le père qui viole son fils est plutôt fréquent. Je me suis quand même renseigné la dessus. Ensuite pour le cadeau du père (enfin le soit-disant cadeau plutôt) c'est de la maltraitance psychologique, Ian est très sensible, on ne lui a pas souvent offert des choses alors pour lui c'est un peu un "rêve" si tu vois ce que je veux dire. Pour lui c'était merveilleux.
Pour mon petit passage descriptif je pense que je vais juste décrire sa chambre et sa salle de bain sachant qu'il y passe la plupart de son temps c'est un peu son refuge, les autres pièces il n'y va que très rarement. Je les décrirais plutôt à un moment où il y en aura besoin.
Ian a 15 ans (c'est écrit au début ^^)
Pour ce qui est de la rudesse de ce que je dis, je préfère laisser comme ça, tu vois c'est quelque chose de tellement ignoble, écœurant que je veux que ça marque.
Pour ce qui est de la psychologie des personnages, je ne sais pas trop comment m'y prendre ? T'aurais pas quelques conseils, ou même m'expliquer un peu parce que c'est un point où je n'y arrive pas tellement.
Mais le problème c'est que les enfants martyres, ils ont rarement des caractères qui divergent sachant qu'ils se font dominer, ils ne peuvent pas avoir eux aussi un caractère dominateur. Ils sont souvent solitaires, distants, timide, peureux. Enfin avec la venue de Mathias, son comportement va changer, il va trouver du réconfort, de l'aide et puis, sans révéler la suite, après le "drame" tout va changer.
Voilà sinon j'ai corrigé mes fautes (j'avoue que j'ai du mal entre le futur et le conditionnel ^^), modifié un peu le dialogue. Hum pour le journal j'ai laissé comme ça parce que je ne sais pas trop où mettre tes conseils mais à l'avenir je les utiliserai Very Happy
J'espère avoir répondu et fait tout ce qu'il fallait.
Encore merci d'avoir lu et merci d'avance si tu peux m'aider pour la psychologie des personnages que je n'arrive pas à faire.
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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Pacô le Ven 10 Sep 2010 - 16:21

Pour ce qui est du conditionnel, il s'agit de voir là où il y a une condition. Le futur est quelque chose qui arrivera : "demain, je n'irai pas au lycée."
Le conditionnel est quelque chose qui est probable d'arriver, sous une certaine condition.
"Mardi, je pourrais prendre le tram s'il n'y a pas la grève de la T2C."
(oui ça sent le vécu ^^)

Toutefois, je pense que mamie n'azûl sera plus à même de t'expliquer les subtilités (qui m'échappent parfois aussi).

En ce qui concerne les psychologies, la soumission n'est qu'un trait du profil d'un protagoniste. La soumission en elle-même n'est pas une psychologie.
Par conséquent, ton personnage peut partager le même trait de caractère que bon nombre d'enfants battus dans le monde, mais pourtant ne pas ressembler à n'importe quel enfant battu dans le monde.
Tu me suis jusque là ? (tiens on va appeler ça un point relais : si d'ici déjà tu as lâché mon explication, je reprendrais à partir de ce point ^^).

La psychologie est donc un ensemble de caractères qui touchent à peu près à tout ce qui fait l'individu moralement (= l'ensemble de sa manière d'être et celle de penser)

  • caractère soumis ou dominant (certes)
  • humour premier ou second degré
  • vocabulaire riche (= langage entretenu, peut être pas soutenu non plus pour son âge...) ou pauvre (= familier, expressions populaires à foison etc.)
  • manière d'appréhender une situation (avec un esprit critique/consentant mais aussi, en se laissant faire, en se renfermant, en ignorant etc.) ce qui peut éventuellement se rapprocher de la soumission/domination
  • les tics (ce qu'un individu fait "tout le temps" : par exemple se gratter l'oreille, parler lentement, faire des lapsus etc.)
  • un caractère tête en l'air/concentré
  • un caractère qui montre ses sentiments ou qui au contraire les caches profondément etc.
(nouveau relais. Tu suis jusque là ?)
Et là je te donne les grands axes, les contrastes, des caractères.
Il est évident que pour faire un personnage assez riche et intéressant, il ne s'agit pas de dire qu'il est totalement renfermé sur lui-même ou totalement timide ou encore totalement critique. Non, il s'agit ensuite de faire des subtilités et j'avoue que là, je ne vois pas trop de manière pour expliquer comment on s'y prend.
Souvent, ça vient avec l'écriture mais surtout, à force de lecture (et si possible, de bonnes lectures... mais on ne va pas relancer de débat ^_^) Il te faudrait Liven ou MrSonge pour te conseiller des livres adaptés à ton âge et à ton niveau. Pour ma part, je te conseillerais bien "A la croisée des mondes" (le livre pas le film) : ce n'est pas LA meilleure littérature du siècle, mais c'est suffisamment prenant et construit pour te donner quelques inspirations.
(point relais ?)

Pour conclure sur la psychologie, il faut vraiment t'imprégner de ton personnage. J'ai vu sur ton blog que tu les identifiais à des acteurs de cinéma : je ne suis pas sûr que ce soit très judicieux. Tu risques de fausser ton inspiration et "copier" maladroitement les psychologies des films, qui ne colleront pas forcément au contexte de ton récit. Et chaque fil crée sa propre atmosphère dans laquelle s'adaptent des psychologies : tu peux difficilement reprendre ces psychologies pour les insérer dans ton univers, tu comprends ?
Donc la psychologie d'un personnage, c'est ce qui fera si ton personnage est prenant et si le lecteur se sentira complice ou non avec lui.
Je peux te conseiller un auteur à lire ici présent (à qui tu pourras de plus faire un commentaire !) qui développe une super psychologie d'un garçon d'une vingtaine d'années. Et ça tombe bien, tu l'aimes bien cette auteur :
http://imperialdreamer.forumsline.com/romans-f112/societe-je-serai-le-gardien-de-tes-nuits-t1850.htm

Je pense que tu pourras mieux percevoir ce que j'appelle par "s'imprégner de son personnage".

Pour tes autres réponses, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi, mais comme tu sembles ne pas vouloir y retoucher, je ne reviendrais pas dessus.
N'hésite pas à me poser des questions si certains éléments te paraissent encore trop obscurs Wink.

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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Balamania le Ven 10 Sep 2010 - 16:32

Ok j'ai déjà mieux compris ^^
Heu je m'inspire d'acteurs mais en fait juste pour le physique (souvent l'acteur je tombe dessus par hasard et je ne le connais même pas xD) Par exemple tu vois Ian, j'ai pris Ian Somerhalder comme personnage et crois moi j'aurai du mal à m'inspirer de sa psychologie dans les films. C'est juste pour leur donner une tête, je sais que ça aide certaines personnes d'avoir un visage à leur mettre ^^
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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Liven d'Eleissen le Ven 10 Sep 2010 - 18:33

Hop, hop, une petite correction de plus Wink

Je rebondis sur les remarques de Pacô au niveau du conditionnel et du futur.
Techniquement, dans un récit au passé, le conditionnel sert à exprimer le futur; dans un récit au présent, quelque chose qui pourrait arriver, mais qu'on ne souhaite ou qui est soumis à condition.
Dans un récit en "je", il est assez difficile de les distinguer, la seule différence est le "s" final du conditionnel qui ne s'entend évidemment pas à l'oral.
Astuce pour savoir: Il suffit de remplacer le "je" par "il" Wink On voit tout de suite lequel il faut.
Exemple: "Si j'étais raisonnable, je prendrai[?] mon parapluie" donne ainsi "S'il était raisonnable, il prendrait etc", et non pas il prendra. On est donc bien au conditionnel.

Je reviens également sur sa remarque concernant les lectures... Il est vrai que la psychologie des personnages dans les romans jeunesse est parfois peu développée mais c'est un travers dans lequel il ne faut pas tomber. Tu aimes le fantastique, n'est-ce pas? Harry Potter est pas mal pour ça (j'imagine que tu l'as déjà lu, mais là, on voit bien que chaque personnage réagit d'une manière propre. Hermione étale sa science, Harry grogne, Sirius Black est entraînant, fonceur, Rogue est sec, sévère etc).
Il y a également la trilogie de Bartimeus de Jonathan Stroud, où le personnage principal, Nathaniel, est vraiment un exemple d'anti-héros, à travers ce qu'il devient, ses actes etc. Je ne dis pas de t'en inspirer pour ton roman mais d'essayer de voir comment ces personnages réagissent quand ils sont confrontés à des situations difficiles ou au contraire quand ils sont dans une période calme.
Ce sont les seuls exemples qui me viennent en tête pour l'instant. Ah, si, peut-être la trilogie fantastique Phaenomen, d'Erik L'Homme, l'auteur du Livre des Etoiles. Elle raconte l'histoire de quatre enfants qui présentent des troubles psychiques/paranormaux, ce qui amènent un développement intéressant.
Sinon, après, il faut taper dans la littérature dite "classique", où je n'oserais pas véritablement parler de psychologie mais les personnages ont des personnalités extraordinaires.
Si tu peux, tu peux t'aider d'une sorte de fiche de personnage en répondant à des questions telles que "S'il était dans cette situation, que ferait-il, que dirait-il?" "Et là, il dit ça. Pourquoi le dit-il?" => Par rapport à sa vie, à une expérience vécue etc. Procèdes ainsi pour Ian, son père et les autres personnages, donne-leur des réactions variées, qui s'accordent avec leur caractère. Puis ensuite, une fois que tu as bien campé ces personnages, tu peux les faire évoluer, les faire se dépasser pour surmonter leurs craintes et autres. Ex: Machin a une peur panique des chiens depuis qu'il a été mordu dans sa jeunesse. Mais pour sauver son amie, attaquée par l'un d'eux, au lieu de fuir comme d'habitude, il prend son courage à deux mains pour la défendre.
Désolée pour la stupidité de l'exemple, mais ça ne fait qu'une heure que je suis arrivée chez moi après le lycée, donc je suis un peu HS ^^"
J'espère que ces conseils pourront t'aider.

Maintenant, une p'tite correction du texte que tu as reposté avec les améliorations de Pacô:

Ian :

Cher Journal,
Nous sommes le 1er septembre. Aujourd’hui j’ai quinze ans et je crois que j’aurais préféré ne pas les avoir. Chaque jour pour moi est synonyme de souffrance. Comme tu le sais, j’ai déjà pensé plusieurs fois à mettre fin à tout ça. M’ouvrir les veines, ingérer des médicaments, envisager la pendaison, me jeter par la fenêtre et j’en passe mais je n’arrive jamais au bout. A [majuscule accentuée. Il faut faire alt0151 (je crois^^"] croire que je tiens plus à cette vie que ce que je ne pense [tournure assez lourde, deux que à la suite, ce n'est pas très joli + le je et le ce très proches. Pourqoi pas qqchose du genre: je tiens plus à cette vie que je ne le pensais?]. Pourtant elle ne m’a jamais fait de cadeau…Ma mère me manque mais ce n’est pas en pleurant que je la ferai revenir…J’aimerais tellement avoir une famille normale. Un père aimant et une mère toujours là pour s’occuper de moi. Je sais que ça faisait deux mois que je ne t’avais pas parlé, [je mettrais les verbes au passé composé: ça fait deux mois que je ne t'ai pas parlé etc] depuis que maman est morte dans cet accident de voiture…
Depuis, j’ai constamment peur parce que personne n’est là pour me protéger de mon père. Enfin heureusement c’est bientôt la reprise des cours, je n’aurai plus à rester à la maison, attendre qu’il rentre et qu’il passe sa colère en me frappant. Avant, quand maman était là, ça allait mieux, elle prenait soin de moi et me réconfortait après que mon père se soit défouler sur moi [pas de subjonctif après "après que"! L'indicatif fait moche parce qu'on n'en a pas l'habitude mais c'est ainsi Wink => après que mon père s'était défoulé sur moi] . Maintenant, je prends sur moi et je garde dans mon cœur, j’ai mal, j’aimerais qu’on m’aide mais je ne peux pas en parler, [deux points ou un point; sinon la phrase devient trop longue] si Francis l’apprenait, il me tuerait, au moins je n’aurais plus à le supporter s’il le faisait. [Formulation maladroite, "faisait" reprend une idée que tu as exprimé trois mots plus tôt. Pourquoi ne pas mettre un point et faire une deuxième phrase du genre: "Peut-être serait-ce une bonne solution finalement: je n'aurais plus à le supporter.] Mais mon père est sadique et aime me voir souffrir. La vie est injuste.
Sinon comme bonne nouvelle, au moins une dans ma maudite vie, nous avons déménagé. Mon père ne trouvait pas sa maison assez grande, il a décidé d’acheter une villa, à Chester, un endroit mi-ville, mi-campagne. Ça se situe dans le Sud de la France. Je doute qu'une ville de France s'appelle Chester, ça sonne trop anglais pour moi, mais je peux me tromper.]Nous avons beaucoup de terrain, il y a aussi une grande piscine. Ma chambre est très grande, Répétition de grande il y a un lit deux places très confortable posé sur un lino blanc immaculé, une petite table de nuit en bois noir avec une lampe. J’ai aussi une armoire et une penderie, aussi en bois noir qui ressortent bien sur les murs blancs cassés. De grands rideaux séparent la pièce où est mon lit de celle de mon bureau où l’on trouve une table avec son siège et mon ordinateur, deux fauteuils et une petite commode. Ma salle de bain est assez simple mais sublime. [Remarques générales sur la description: vu l'allure de la maison, je trouve étrange que le sol soit en lino. Du parquet serait plus adapté, non? Ensuite, tu dis que sa salle de bain est sublime. D'accord, mais c'est quoi pour lui une salle de bain sublime? Quelle est cette simplicité qui la rend sublime? Une ou deux précisions de plus seraient les bienvenues Wink]
Déménagement veut aussi dire nouvelle école, tant mieux parce qu’à l’ancienne [virgule à ajouter]à part me faire encore plus frapper ici aussije ne vois pas ce que j’y faisais. Ils ont tous le même âge mental et moi ça m’énerve, un vrai comportement de gamin. J’espère que dans le lycée où je serai ils me laisseront tranquilles. Bien-sûr [pas de trait d'union]je ne compte pas me faire des amis : qui pourraient [singulier] bien vouloir d’un garçon complètement dérangé comme moi et qui ne sert à rien ? Franchement, je n’ai jamais eu de copain. De toute façon je ne cherche pas à en avoir, je veux juste qu’on m’oublie, qu’on me laisse faire ce que j’ai à faire c'est-à-dire apprendre. Le reste a peu, voire pas, d’importance. Travailler, c’est la seule chose qui compte à mes yeux, ça me permet de me vider la tête et de penser à autre chose pendant un moment pour après replonger dans cet univers cruel. pour après: formulation maladroite. Je mettrais "avant de replonger"]
Je vais te laisser, j’entends le portail se refermer, c’est sûrement Francis. Merci de m’écouter, tu es bien le seul qui le fait [color=red]ut-être faut-il un subjonctif et à qui je peux dire tout ce que je ressens.

Je ferme mon journal intime et le planque sous le matelas de mon lit [color=red][sous mon matelas, tout simplement]
. Je sors de ma chambre et descends les escaliers lentement [je mettrais l'adverbe juste après le verbe. Simple préférence, je trouve que ça sonne mieux]. Mon estomac commence à me faire mal, j’ai peur, j’espère que je me trompe et que ce n’est pas mon père qui est rentré du travail. Malheureusement la petite lueur d’espoir s’efface rapidement quand j’aperçois Francis debout dans le salon. Mon père est un riche homme d’affaire. Il est toujours habillé en costard ce qui lui donne un air encore plus sévère. Ses cheveux noirs et frisés, sa peau mate, sa cicatrice sur le côté gauche de sa tête qui part de sa bouche et finit sur ses tempes, je connais trop bien cette figure. Ses yeux noirs me fixent : il m’a vu. Son regard jette un sentiment de colère sur moi. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire qui ne va pas ? Je me demande cela mais je sais qu’il va me le dire. Il me fait signe d’approcher. Je me dirige vers lui, tout penaud.[Penaud ne me semble pas convenir ici. Généralement, on l'emploie quand on sait qu'on a fait une bêtise et qu'on va se faire gronder... Je sais que c'est un peu le sentiment de Ian, mais le mot ne "sonne" pas comme il faut, il fait incongru dans le contexte.
- C’est ton anniversaire aujourd’hui il me semble ?
- Oui, père.
- Bien, quel âge as-tu ? 14 ? 15 ans ?
- 15 ans.
- J’ai un cadeau pour toi, me dit-il avec un sourire aux lèvres.
Je le regarde, ébahi, je ne sais pas quoi dire. Il ne m’a jamais fait de cadeau et là, il me dit qu’il a quelque chose pour moi. Je n’ose pas lui sourire. Je me contente seulement de le regarder. Répétition de regarder à deux phrases d'intervalle
- Tu veux savoir ce que cela peut bien être ? me demanda-t-il gentiment. [demande, c'est du présent qu'il faut]
Je hoche la tête à l’affirmative. Il éclate de rire, je ne comprends pas. Il sort quelque chose de derrière son dos. Une ceinture, sa ceinture !
- Tu croyais vraiment que j’allais te donner quelque chose ? Qu’est-ce que tu peux être idiot, je me demande comment tu fais, comment tu peux être mon fils ? Moi, t’offrir quelque chose ? Tu y croyais en plus avec ce regard plein d’espérance.
Je craque, des larmes coulent, je renifle et essaie de les retenir, pour que mon père ne s’en rende pas compte. Soudain je ressens une affreuse douleur sur la joue. Mon père vient de me gifler violemment. Je tombe à cause de la force de la claque. Hum, mauvaise formulation. Regarde l'enchaînement des faits: il a mal soudain, il comprend que son père l'a giflé et ensuite il tombe. Ce n'est pas logique, de plus il y a une certaine répétition entre tes deux dernières phrase: "violemment" et "force de la claque". Suggestion: "Je ne vois pas venir la gifle de mon père et je tombe sous la violence du coup".
- Ah non, tu sais très bien que je déteste te voir pleurer comme un enfant de cinq ans ! Tu me fais honte ! Tu n’es qu’un bon à rien ! hurle-t-il.
Comme je le craignais, il déroule sa ceinture et commence à me frapper avec. Je me recroqueville. Je ne sers qu’à ça, satisfaire mon père pour qu’il évacue toute cette violence qui est en lui. Il m’ôte ma chemise pour que les coups m’entaillent mieux la peau, pour que je retienne mieux la leçon. Du sang commence à couler sur les plaies qu’il me laisse. Puis mon père me relève, il me baisse mon pantalon puis mon caleçon. J’ai honte, il va recommencer, il me fait mal de toutes les manières qu’il peut. Celle-ci est celle qui m’atteint le plus, le viol. Je ne peux faire qu’une chose, me laisser faire, je n’ai pas le choix…

Son père a quand même intérêt à faire "attention" dans le sens où il suffit d'une visite à l'infirmerie ou d'un coup mal placé et qui laisse des marques pour, de fait, attirer l'attention des professeurs. De même, il me semblait que tu disais dans la première version que son père avait engagé des jardiniers et femmes de ménage. Tu l'as supprimé dans cette version, je crois, mais si tel est le cas, il a aussi intérêt à s'assurer qu'il est seul, que personne ne viendra voir ce qu'il se passe.

Il y aurait peut-être d'autres remarques à faire, mais là, j'avoue que je suis un peu trop crevée pour me plonger dans une étude plus approfondie. Mes suggestions ne sont que des suggestions, tu es parfaitement libre de les accepter ou pas, de les modifier comme tu veux.

__________________________________

*from my book

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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  kat le Mar 14 Sep 2010 - 19:14

en bleu : répétitions
en violet : les suggestions
en rouge : orthographe/grammaire

Cher Journal,
Nous sommes le 1er septembre. Aujourd’hui j’ai quinze ans et je crois que j’aurais préféré ne pas les avoir. Chaque jour pour moi est synonyme de souffrance. Comme tu le sais, j’ai déjà pensé plusieurs fois à mettre fin à tout ça. M’ouvrir les veines, ingérer des médicaments, envisager la pendaison, me jeter par la fenêtre (me défenestrer ?) et j’en passe mais je n’arrive jamais au bout (mais je manque toujours de courage ?). A(À) croire que je tiens plus à cette vie que ce (en trop le ce) que je ne le (plutôt « que je ne le pensais ») pensais. Pourtant elle ne m’a jamais fait de cadeau (j’inverserais plutôt : Elle ne m’a jamais fait de cadeaux pourtant)…Ma mère (si tu changes de sujet, change de paragraphe, finalement là le me demande si cest la vie qui ne lui a jamais fait de cadeaux ou bien sa mère :s) me manque mais ce n’est pas en pleurant que je la ferai revenir…J’aimerais tellement avoir une famille normale. Un père aimant et une mère toujours là pour s’occuper de moi. Je sais que ça faisait (mélange de temps :s) deux mois que je ne t’avais pas parlé (la personne parle de son journal ? dans ce cas on dirait plutôt que cela fait deux mois que je n’ai pas écrit sur tes pages, mais parler bof) , depuis que maman est morte dans cet accident de voiture (accident de la route ?)...
Depuis, j’ai constamment peur parce que personne n’est là pour me protéger de mon père. Enfin (virgule) heureusement c’est bientôt la reprise des cours (ou : heureusement les cours reprennent bientôt ?), je n’aurai plus à rester à la maison, attendre qu’il rentre et qu’il (je supprimerai ce qu'il dont on peut se passer aisément) passe sa colère en me frappant. Avant (je supprimerais le avant parce qu'on sait que c'était avant sa mort puisque tu dis : quand maman était là), quand maman était là, ça allait (ça se passait mieux ?) mieux (je mettrais un point plutôt qu’une virgule), elle prenait soin de moi et me réconfortait après que mon père s’était(se soit) défoulé sur moi (oui en même temps elle laisse son enfant se faire frapper, elle pourrait peut-être réagir ?). Maintenant, je prends sur moi et je garde (ma souffrance ?) dans mon cœur, (point plutôt que virgule) j’ai mal, (point plutôt que virgule) j’aimerais qu’on m’aide mais je ne peux pas en parler, si Francis (c’est qui Francis ? Son père ?) l’apprenait, il me tuerait, au moins je n’aurais plus à le supporter s’il le faisait. Mais mon père est sadique et aime me voir souffrir (j’aurai dit ! Mais mon père est un sadique, il aime me voir souffrir). La vie est injuste.
Sinon comme bonne nouvelle, au moins une dans ma maudite vie, nous avons déménagé (je trouve cette phrase mal formulée, je dirais plutôt : Dans cette maudite vie, j’aurai au moins une bonne nouvelle à t’annoncer : notre déménagement. Enfin un truc dans ce goût). Mon père ne trouvait pas sa (sa ? plutôt notre maison) maison assez grande, il a décidé d’acheter une villa, (pourquoi cette virgule ?) à Chester, un endroit mi-ville, mi-campagne. (change de paragraphe)Ça (Notre nouvelle demeure se situe ?) se situe dans le Sud de la France. Nous avons beaucoup de terrain (je dirais : Le terrain est imposant), il y a aussi une grande piscine. Ma chambre est très grande (plutôt spacieuse pour éviter la répétition de grande), il y a un lit deux places très confortable posé sur un lino blanc (forcément il ne peut pas être posé sur le plafond  il n’est pas utile de préciser qu’il est posé au sol, par contre rien ne t’empêche de parler du lino blanc) immaculé (s’il est immaculé, c’est forcément qu’il est blanc, non ?), une petite table de nuit en bois noir avec une lampe. J’ai aussi une armoire et une penderie, aussi en bois noir qui ressortent bien sur les murs blancs cassés (là je sais pas je dirais blanc cassé parce qu’il s’agit de la couleur mais je ne suis pas sûre de l’accord). De grands rideaux séparent la pièce où est (se trouve ?) mon lit de celle de mon bureau où l’on trouve une table avec son siège et mon ordinateur, deux fauteuils et une petite commode. Ma salle de bain est assez simple (que veux tu dire par simple ?) mais sublime.


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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  kat le Mar 14 Sep 2010 - 19:54

Je ferme mon journal intime et le planque sous le matelas de mon lit. Je sors de ma chambre et descends les escaliers lentement (et descend lentement les escaliers). Mon estomac commence à me faire mal (mon estomac se resserre ?), j’ai peur (La peur s’insinue en moi ?), j’espère que je me trompe et que ce n’est pas mon père qui est rentré du travail. Malheureusement la petite lueur d’espoir s’efface rapidement quand j’aperçois Francis (point) (il ne peut pas l’appeler une fois Françis et une fois mon père, c’est déstabilisant je trouve) (Il se tient debout dans le salon) debout dans le salon. Mon père est un riche homme d’affaire. Il est toujours habillé (je dirais : Toujours vêtu de costards qui lui donne un air sévère (ou austère ?)) en costard ce qui lui donne un air encore plus sévère. Ses cheveux noirs et frisés, sa peau mate, sa cicatrice sur le côté gauche de sa tête qui part de sa bouche et finit sur ses tempes, je connais trop bien cette figure (ce visage)(par contre la description visuelle du père n’est pas top, tu vas trop vite, tu énumères simplement mais visuellement moi ça ne permet pas de voir cet homme dans ma tête). Ses yeux noirs me fixent (je dirais : De ses yeux noirs, il me fixe) : il m’a vu (un peu normal s’il le fixe, c’est qu’il la vu :s). Son regard jette un sentiment de colère sur moi (non je trouve cela mal formulé, pour moi un regard ne jette pas quelque chose et encore moins un sentiment de colère, ou alors je dirais que ses yeux reflètent sa colère rentrée) . Qu’est-ce que j’ai bien pu faire qui ne va pas ? (qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal ?) Je me demande cela mais je sais qu’il va me le dire. Il me fait signe d’approcher. Je me dirige vers lui, tout penaud.
- C’est ton anniversaire aujourd’hui il me semble ?
- Oui, père.
- Bien, quel âge as-tu ? 14 ? 15 ans ? (en lettre me semble les chiffres dans ce cas de figure)
- 15 ans.
- J’ai un cadeau pour toi, me dit-il avec un sourire aux lèvres.
Je le regarde, ébahi, je ne sais pas quoi dire. Il ne m’a jamais fait de cadeau et là, il me dit qu’il a quelque chose pour moi (oui mais là tu te répètes, le lecteur lit et il a bien lu que le père a un cadeau pour lui, est-ce vraiment utile de le répéter ?). Je n’ose pas lui (tu pourrais zapper le « lui ») sourire. Je me contente seulement de le regarder.
- Tu veux savoir ce que cela peut bien être ? (tu veux savoir de quoi il s’agit ?) me demande-t-il gentiment. (fais attention aux langage, un homme d’affaire ne parle pas de la même façon qu’un enfant de quinze ans.)
Je hoche la tête à l’affirmative. Il éclate de rire, je ne comprends pas. Il sort quelque chose de derrière son dos. Une ceinture, sa ceinture ! (ouh la, ça me rappelle mon Damian Crying or Very sad )
- Tu croyais vraiment que j’allais te donner quelque chose ? Qu’est-ce que tu peux être idiot, je me demande comment tu fais, comment tu peux être mon fils ? Moi, t’offrir quelque chose ? Tu y croyais en plus avec ce regard plein d’espérance. (langage qui ne correspond pas au niveau d’un père et qui plus est homme d’affaire)
Je craque, des larmes coulent, je renifle et essaie de les retenir (oui mais puisque tu indiques que les larmes coulent, il ne peut plus les retenir), pour que mon père ne s’en rende pas compte. Je ne vois pas venir la gifle de mon père et je tombe (en avant, en arrière ?) sous la violence du coup.
- Ah non, tu sais très bien que je déteste te voir pleurer comme un enfant de cinq ans ! Tu me fais honte ! Tu n’es qu’un bon à rien ! hurle-t-il.
Comme je le craignais, il déroule sa ceinture et commence à me frapper avec (où frappe-t-il ? devant, derrière ?). Je me recroqueville. Je ne sers qu’à ça, satisfaire (les besoins de ?) mon père pour qu’il évacue toute cette violence qui est en lui. Il m’ôte (vu qu'il est en colère, je dirais plutôt qu'il lui arrache) ma chemise pour que les coups m’entaillent mieux la peau, pour que je retienne mieux la leçon. Du sang commence à couler sur les plaies qu’il me laisse (ce n’est pas le père qui laisse les plaies mais la ceinture, je dirais : sur les plaies laissées par la ceinture). Puis mon père me relève, il me baisse mon pantalon puis mon caleçon. J’ai honte, il va recommencer, il me fait mal de toutes les manières qu’il peut. Celle-ci est celle qui m’atteint le plus, le viol. Je ne peux faire qu’une chose, me laisser faire, je n’ai pas le choix…

Sur cette partie, c'est surtout le langage du père qui me fait un drôle d'effet. Il devrait avoir un parler plus adulte. C'est un homme qui a réussi dans la vie, une personne qui se cache derrière un masque, il doit donc être entre guillemets plutôt du genre nickel en dehors de son domicile.

Je pense que tu devrais aussi décrire un peu plus la partie du viol, tu dis 'il va recommencer', il est donc à supposer qu'il l'a déjà fait, or l'enfant n'en parle pas dans son journal. C'est pourtant ce qui le blesse le plus visiblement.

Ensuite concernant les sentiments des deux protagonistes, on ne les sens pas tellement. Je suis le gamin de quinze ans : je ressens des choses, ce qui se passe dans mon corps, les battements de mon coeur, la chaleur qui monte en moi, la peur qui irradie, la sueur, tout ça quoi.
Et le père, son visage ne change t-il pas de profil ? n'est il pas déformé par la colère, a-t-il de la sueur sur le front ? des auréoles sous les bras ?
Tu vois, c'est ce côté psycho qui manque un peu au texte. Je te rassures, je suis du même genre et ce n'est pas faute de me faire attraper à chaque fois sur ce sujet lol.

Si tu n'es pas d'accord sur quelque chose (en majorité ce ne sont que des suggestions), tu peux le dire, de même que si tu ne comprends pas quelque chose. Wink

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Re: Commentaires Quand l'agneau malheureux devient loup amoureux

Message  Pacô le Dim 12 Juin 2011 - 19:33

Est-ce que le texte a avancé depuis tout ce temps ? Smile
Depuis la nouvelle formule "imperialdream", nous n'avons pas vraiment rejeté de coup d'oeil sur l'avancé de tes écrits. As-tu pensé par exemple pensé à ouvrir un sujet te concernant dans la rubrique psychologique, afin que l'on débatte un peu plus de tes attentes littéraires et de la vision que tu te fais du "travail" d'écriture ?

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