[Contemporain] Je suis homosexuel.

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[Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Mer 12 Jan 2011 - 23:27

Bonjour,

C'est un genre tout nouveau que je vous propose ; aussi bien dans le contenu que dans le style.
J'ose espérer que celles et ceux qui restent sceptiques face à mon écriture ampoulée du Véritable Visage de la Lumière seront plus ouverts à cette rédaction plus légère. Smile

Cet écrit se fait en parallèle de l'autre ; mais j'aurais toutefois tendance à réclamer de votre part une grande sincérité quant à la qualité de ce texte-ci.
Car justement, comme c'est du tout nouveau, je vous invite à me donner votre plus franc avis... à la germe Laughing.

Je vous remercie par avance Wink.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  azul le Jeu 13 Jan 2011 - 10:55

Oh ! que je vais aimer ça !

Je hais le temps qui dévore ma moindre heure libre en ce moment (relecture en v2 du roman que je corrige).

L'homosexualité sera le prochain thème de mon prochain roman (et je vais pomper sur toi muhuhu)
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 11:24

J'espère que tu vas aimer !
J'ose espérer aussi que tu pourras le lire "vite". Je mise sur une rédaction très fluide - plus beaucoup de philosophie - et dans un esprit très adolescent.
Attention, je ne me perds pas non plus dans un vocabulaire "djeun's" (désolé azul mais je ne pourrais pas faire aussi bien que toi à ce niveau là et je tomberais dans le cliché u_u") et je soutiens une expression marquée par un "beau" langage.

Mais je pense que ça n'a rien à voir avec Marc du Véritable Visage de la Lumière.

Autre chose significative et assez novatrice pour moi : je m'étais déjà essayé à la première personne pour la nouvelle "L'Appel de Dieu". Mais elle ne dure que 3 pages A4. C'est la première fois que je fais un écrit - sérieux - à la première personne aussi longuement !

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Gavroche le Jeu 13 Jan 2011 - 12:19

Je lirai aussi ( enfin, j'y ai déjà jeté un oeil, en fait, rapidement)
J'ai une petite remarque sur le titre, que je ne trouve pas bon. enfin disons qu'il pourrait être bon si tu publiais dans une série consacrée aux curés de l'église catholique. Tu vois...
Je trouve ça bateau. Y'a vingt-cinq trente ans, ça ne l'aurait pas été.
Bon, je fais partie des gens pour qui c'est devenu une réalité banale ( mon père de 64 ans, pourtant pas réac pour deux sous a plus de mal)...
J'ai vu que tu reprenais la première phrase du roman, mais ça ne me convainc pas trop... Juste par curiosité,c'est quoi le fil conducteur de ce récit ?
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 12:33

Le fil conducteur c'est l'acceptation de l'homosexualité.

Je ne sais pas, je trouve que donner un autre titre, ce serait "tourner" autour du pot. Il n'y a pas de mystère : depuis le début on sait que le gosse est homosexuel. Pas de chichis.
C'est lui qui en fera et là où ça diffère, selon moi, des romans "déjà vus" c'est que ce ne sera pas basé sur : "est-il homosexuel ou pas ?" mais plus sur "comment va-t-il comprendre son homosexualité ?".

Le roman est centré sur la psychologie d'un jeune ado qui s'accepte peu à peu.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  azul le Jeu 13 Jan 2011 - 12:39

Attention, je ne me perds pas non plus dans un vocabulaire "djeun's" (désolé azul mais je ne pourrais pas faire aussi bien que toi à ce niveau là et je tomberais dans le cliché u_u")
Tu es un vil flatteur et je te file mon pied aux fesses rien que pour ça Twisted Evil

J'ai vu que ce n'était pas du langage d'jeuns, tu penses bien que je suis allée lire.

C'est un roman donc. Tu as écrit combien de chapitres ?

Oh sa mère ! J'embauche à 14 heures et je n'ai pas encore mangé !
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Gavroche le Jeu 13 Jan 2011 - 12:49

Ouais, c'est ce que je pensais donc.
Je trouve ça bateau et peu accrocheur...
J'aurais tendance à dire que le sujet aussi, mais bon, ça ça me gêne moins. Ca empêche pas, je pense, de faire quelque chose d'intéressant.
Mais la conjugaison des deux est embêtante... Je vais caricaturer , mais tu vois " ce serait " je suis un pédé", ça me gênerait moins... C'est plus percutant, ça implique justement cette idée de non acceptation de soi.
J'ai des amis qui ont découvert leur homosexualité relativement tot : 12-13 ans... Ils se sont aps dit je suis homosexuel. a la limite, je suis homo ( pas gay, à l'époque ça se disait pas) et même je suis pédé, pour le coté dévalorisant justement...
Enfin, c'est ma réflexion sur le truc.
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 13:18

Oui, j'ai pensé à "Je suis un pédé".
D'ailleurs le titre m'attire plutôt lui aussi... je pense que je ferais le choix final en fin de rédaction !

Pour répondre à mamie n'azul... je dirais que je suis actuellement au troisième chapitre et que j'envisage d'en faire une petite dizaine.
J'ai actuellement le plan en main et les trois étapes progressives sont à peu près ficelées. Quoique... Laughing

J'essaie d'être beaucoup plus rigoureux sur ce livre là qui aura déjà une trame beaucoup plus simple que celui d'anticipation.
Après, je ne sais pas si on peut parler de "sujet bateau". J'ai envie de dire que TOUS les sujets sont bateaux, aussi bien celui du terrorisme, que la guerre entre les mondes, que les caill'era dans les cités, que les histoires d'amour etc. mais entre un Twilight et un Shakespeare, il y a une différence notable même si les deux s'efforcent de conjuguer l'amour passionné avec l'amour impossible.

C'est dans la forme présentée principalement que l'on doit travailler.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Gavroche le Jeu 13 Jan 2011 - 13:21

De ma part, sujet bateau, ça ne voudra jamais dire sujet inintéressant, t'inquiètes.
Je considère qu'aucun sujet est inintéressant à la base.
Je veux dire que c'est un thème, un sujet de société dont on parle beaucoup, comme le terrorisme, tu as tout à fait raison ;-)

A part ça, bon courage pour la première personne, je viens de faire mon premier essai ( court) et bordel, c'est difficile à tenir sur la distance
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Lou le Jeu 13 Jan 2011 - 13:29

Et bien, pour avoir lu pas mal de roman de ce genre. Je dois avouer que j'aime pas vraiment.
C'est très cliché tout ça, ne serait-ce que le description du garçon : un peu trop mince, timide, yeux bleus ravageurs. Le côté toutes les filles veulent de lui mais lui son cœur bas pour un garçon.
C'est effectivement convenu. Je vois pas en quoi tu traites un sujet mainte fois évoqué de façon originale.

(Je note toutefois qu'il s'appelle Pierre, y a un lien non ?)
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 13:55

Pour ma part, j'ai plutôt tendance à croire que le cliché est davantage centré sur "le garçon craintif, un peu chétif, renfermé, qui intéresse personne, qui est mal dans sa peau etc. parce qu'il est gay".
Or ici, le garçon sera plutôt beau, plutôt apprécié, plutôt bien intégré... et c'est son homosexualité qui va le pousser à lui demander s'il doit en parler ou non, au risque de perdre "son statut social" au lycée.

De plus, je ne prétends justement pas traiter d'un sujet hyper original, non ! Mais le garçon, pour que ce soit crédible, doit être beau non ? On ne peut pas faire de lui un gamin tout maigre, tout biscornu etc. et dire qu'il plaît quand même aux filles ?
Enfin sinon... tu me proposerais quoi pour traiter de l'homosexualité de manière cohérente et qui touche justement le public homosexuel ? Que les machines se rebellent ? Razz

Et j'ai pris Pierre surtout parce que ce prénom a une forte connotation... chaleureuse avec les français. Déjà parce qu'avec Pierre, tu peux faire "Pierrot" et que ce surnom incite à l'affection. Comme d'autres prénoms impliquent psychologiquement plus de répulsion, comme... Thibaud.
En cours de psychosocio, j'ai vu mon prénom dans la liste T_T.

Bon après, je ne dis pas que ça marche pour tout le monde, mais je veux mettre toutes les chances de mon côté pour que le public s'attache à mon personnage.

Et effectivement, parler à la première personne n'est pas chose aisée car il faut garder à l'esprit une certaine cohérence des propos, une certaine ligne "psychologique" qui peut évoluer mais qui ne doit surtout pas trancher etc. Alors qu'avec une narration externe, on peut être un peu moins rigoureux.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Lou le Jeu 13 Jan 2011 - 14:10

Non, c'est très classique le garçon qui est bien intégré et aimé de tout le monde mais qui est gay. En plus, dans sa description, tu le décris quand même comme un garçon banal mais avec des yeux ravageurs. Bof bof.
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 14:19

Oui, mais réfléchissons un peu :

  • un enfant pas très beau : c'est cliché parce que c'est l'homosexuel mal dans sa peau
  • un enfant au physique banal : c'est cliché parce que c'est l'homosexuel de tous les jours.
  • un enfant au physique de mannequin : c'est cliché parce que c'est l'homosexuel dont rêve toutes les femmes.
Alors, en conclusion, on doit abandonner l'idée d'un garçon homosexuel ?
J'ai essayé de faire dans la mesure du garçon plutôt mignon, qui a plutôt du succès à la cours de récré (comme la plupart des garçons mignons à cet âge là) mais qui est en fait homosexuel.
Il n'est à l'origine pas forcément "mal dans sa peau" ni "rejeté par ses camarades" parce qu'il ressemble à un gay. Le cliché de nos jours, c'est plutôt le profil de "Benoît" dans Secret Story ou à la rigueur le Fred de Physique ou Chimie.

Mais je ne vois pas trop où tu veux en venir mis à part d'abandonner purement et simplement de relater l'histoire d'un garçon homosexuel... ?

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  MrSonge le Jeu 13 Jan 2011 - 14:30

Alors, alors ! On reprend les bonnes vieilles habitudes !

Ils survolent quelques secondes les douces vapeurs qui s’échappent de ma peau brune et s’évanouissent tout à coup comme s’ils n’avaient jamais été prononcés.
Un petit problème dans cette phrase : les vapeurs, qui ne peuvent s'échapper de la peau du narrateur. À moins qu'il ne soit en fait une cocotte-minute et qu'il nous mente dès le début ! 8D Blague à part "s'échapper" sous-entend que cela "sort de", hors les vapeurs ne sortent pas de la peau.

Puis plus rien.

Redondance, tu le signales déjà avant avec le "s'évanouissent tout à coup". Inutile de préciser qu'il n'y a plus rien, puisque s'ils s'évanouissent, c'est bien que justement il n'y aura plus rien ensuite.

Le simple clapotis de l’eau qui coule le long de la douche perturbe cet accablant silence.
C'est un point de détail, mais pour moi "simple" s'oppose à "compliqué", ou "complexe". Or, un clapotis ne peut être complexe. Je dirais plutôt : « Seul le clapotis... »

J’ai honte de m’être exprimé aussi librement comme pour me persuader d’une nature qui ne me correspond pas.
Ici, petite imprécision syntaxique : est-ce que la proposition comparative renvoie à la honte, ou au fait de s'être exprimé librement ? En d'autres terme est-ce que c'est "J'ai honte, comme pour me persuader" ou "Je me suis exprimé librement, comme pour me persuader" ?

Pourtant son reflet renvoie l’image d’un jeune garçon banal. Peut être un peu trop mince, peut être un peu trop timide, mais rien de plus.
Aie ! Il y a dans la mythologie populaire deux types d'homosexuels bien ancrés dans les cerveaux contemporains, chacun doté, bien sûr, d'une psychologie raffinée, complexe et racinienne.
1° : l'inverti. Il est persuadé de vivre dans le monde de Tchaikovsky, ne rêve que de se transformer en petit hétéro comme tous les autres, mais est très gentil avec les filles, très sensible, assez féminin pour être adoré de ses contemporaines décomplexées. Sauf que son problème, c'est qu'il n'est ni persécuté, ni rejeté, ni rien du tout. Il est totalement intégré dans la société, mais inconsciemment, son rêve serait d'avoir des raisons de se refermer sur lui-même afin d'avoir ensuite des raisons de pleurnicher sur son sors de façon légitime. Puis, évidemment, d'envisager un comming-out en fanfare dans les larmes d'allégresse et dans une société enfin transformée -par d'autres-, ce qui soulageraient la culpabilité profonde qui le ronge.
2° : le militant. Il est également persuadé de vivre dans le monde de Tchaikovsky, mais il ne rêve que d'une chose : le transformer. Le monde, pas Tchaikovsky. Et le transformer à coup de Révolution avec un grand "r", de pénalisation, de lois, de légalisations d'un côté, d'interdictions et de sentences de l'autre, bref, il vit entouré d'homophobes, mais il les roule avec délices et les fume tous les matins au petit déjeuner.

Et là, j'avoue que ton héros, dès ses premiers mots sur sa propre personne, a une fâcheuse tendance à assimiler tous les trais caricaturaux du premier paradigme homosexuel. Jeune garçon banal, étique, timide, qui plait aux filles, mais elles ne lui plaisent pas... Jeune garçon qui a tout pour évoluer d'ici quelques chapitres vers le second paradigme, considéré par beaucoup comme la pleine réalisation de l'état honteux mais heureusement transitoire que constitue l'introversion.

Certaines complimentent pourtant mes yeux bleus qui auraient l’étrange tendance à les fasciner.
Avoir tendance à, mais avoir la tendance de, sauf erreur...

Ils ne m’inspirent que très peu de charmes et je redoute au contraire qu’ils trahissent mon malaise à chaque fois qu’elles plongent les leur dans les miens.
Je doute que nos propres yeux puissent nous inspirer du charme. ^^ À la limite, ils peuvent nous paraître peu charmants...

Après avoir enfilé le jean Levis et rabattu mon pull-over vert à capuche sur un tee-shirt moulant et quasi trempé, je sors en trombe de la pièce encore toute humide.
Pourquoi "le" jean, alors que sauf erreur tu n'en as pas encore parlé ?

Je jette mon dévolu sur une paire oubliée sur le dessus de la commode du salon.
Deux fois "sur", un peu lourd. Surtout avec le "DE la commode DU salon" après.


La sentence maternelle est implacable. Parfois, je me demande si elle mettrait un jour ses menaces à exécution, mais par pure fragilité diplomatique, je n’ai jamais tenté d’entrevoir leurs réels fondements.
Attention à la valeur d'un adjectif antéposé. "Réels fondements" sous-entend qu'il ne peut y avoir que ce genre de fondement. Or, des menaces sont toujours fondées, mais elles peuvent l'être sur des illusions. Surtout dans ce contexte, puisque visiblement c'est leur caractère "réel" qui est remis en question par le narrateur. Je dirais donc plutôt "fondements réels".

Un froid intense traverse mes vêtements, comme si j’étais subitement nu, et se loge jusqu’à mes orteils.
"Se loger dans", ou "jusque dans" serait plus logique.

Le quartier résidentiel où je vis s’est beaucoup émancipé depuis que je suis né.
Émancipé de quoi ?

Le paysage était devenu nettement plus urbain mais aussi plus uniformisé si bien que l’on venait à s’interroger si les résidents n’étaient pas eux-aussi des copies conformes de leurs voisins.
"Se demander si", mais s'interroger de façon de façon intransitive, sauf erreur.

Portillon blanc, enclos gravillonné et petite bâtisse sur pied avec porte de garage assortie à la devanture.
Les magasins ont des devantures, mais je ne suis pas sur que les pavillons aussi possèdent cette composante. ^^

Plus loin, dans une rue adjacente, les plus aisés possédaient des étages et observaient les autres de toute leur hauteur. Quelques frêles arbustes – aussi aguerris que le quartier – sont disposés à intervalles réguliers de manière à rappeler timidement les immenses platanes des cours Jean Jaurès de la préfecture bourbonnaise.
Il faudrait, il me semble, uniformiser les temps verbaux de ces deux phrases.

Les luminaires quant à eux ne savent pas s’ils sont encore utiles ; ils régressent peu à peu leur lumière et espèrent se faire oublier des habitants.
On peut régresser soi-même, mais ce verbe n'est pas transitif, si je ne m'abuse.

Soudain, un ronflement dérange le pieux et glacial silence du matin.
Glacial je comprends bien, mais pourquoi pieux ? xD
Je croyais qu'il venait d'en sortir, du pieu...

Deux amandes jaunes s’insèrent au coin de la rue et avancent vers l’arrêt de bus où s’amassent plusieurs élèves frigorifiés.
Là, en revanche, le verbe s'insérer ne colle pas. On ne peut s'in/sérer au coin de quelque chose. S'insérer sous-entend que l'on se glisse dans un coin, par exemple, mais pas "au". Elles peuvent apparaître au coin de la rue, par contre.

EDIT : Ah et aussi, "amande" se réfère à la forme de l'œil et jaune... La personne a les yeux jaunes, ou j'ai mal compris ce passage ? xD

Voilà pour le relevé habituels, et la plus grosse partie de mes impressions s'y trouve d'ailleurs synthétisée. La première chose qui me dérange un peu, c'est l'étrangeté du ton. Outre le fait que parfois, tu sembles visiblement désireux de révolutionner l'utilisation des verbes (^^), on n'a un peu l'impression que ton personnage a en lui deux tendances qui ne se valorisent pas mutuellement : transcrire pensées et état d'âmes de manière neutre (stylistiquement parlant), sans toutefois oraliser son écrit ; et d'un autre côté : tendre vers l'intention littéraire lorsqu'il s'agit de manier comparaisons et métaphores. Ces décalages donnent une étrange teinte au récit, qui personnellement me dérange plus qu'elle ne m'attire. On dirait qu'il ne sait pas trop quel ton choisir, sans pour autant considérer consciemment une possible fusion. C'est la seule chose qui m'a fait tiquer au niveau de la rédaction en elle-même.

Le problème du personnage principal, non pas trop poli pour être honnête, mais trop poli (du verbe polir) pour être crédible, j'en ai parlé un peu plus haut. Il est tout-à-fait possible que tu développes des subtilités psychologiques dans la suite de ton récit, je te fais entièrement confiance, mais l'ennui c'est que l'impression de caricature apparaît dès les premières lignes d'auto-descriptions, qui sont capitale pour l'appréhension d'un personnage par l'intellect du lecteur. Et là, à première vue, ton Pierre ne s'élève pas beaucoup plus haut qu'une espèce de paragon de jeunes homosexuels en phase introversion "je tombe amoureux mais je ne me l'avoue pas". Mais vous venez de toutes façons d'évoquer ce point avec Lou. ^^

Quant au titre, là, je suis tout-à-fait d'accord avec Arwen. Personnellement, ce n'est même pas qu'il ne m'attire pas, je dirais même qu'il me repousse carrément. D'ailleurs, le "Je suis un pédé" me fait fuir en courant encore plus vite. Cela pour la simple et bonne raison que ces titres ne donnent aucune indication sur la singularité de ton récit, et la façon dont tu envisages de le faire se démarquer des milliers de pages traitant d'un thème similaire. Ces deux titres sont un peu comme des passe-partout qu'on pourrait coller sans distinction sur des milliers de romans actuels, sans qu'ils ne détonnent avec le contenu, mais sans également qu'ils n'apportent quoi que ce soit au lecteur. À mon humble avis, tu ferais mieux de te tourner vers des titres plus spécifiques, qui mettraient en valeur l'originalité de ton récit, plutôt que le socle commun qui le rattache au consensus de littérature "homo" que l'on voit fleurir sur les devantures, non pas de pavillons, mais de librairies ! Razz

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 15:49

MrSonge a écrit:
Un petit problème dans cette phrase : les vapeurs, qui ne peuvent s'échapper de la peau du narrateur. À moins qu'il ne soit en fait une cocotte-minute et qu'il nous mente dès le début ! 8D Blague à part "s'échapper" sous-entend que cela "sort de", hors les vapeurs ne sortent pas de la peau.
Physiquement, non, quoique normalement si. Ce qui fait que la peau "fume" quand on sort du bain, c'est que de l'eau chaude s'est glissée entre les pores de la peau et se vaporise au contact de la "moiteur" de la pièce.

Mais plus "littérairement", moi quand je vois les gens sortir de la douche (à l'internat surtout ^^) j'ai l'impression que la vapeur s'échappe de leur corps. Wink

MrSonge a écrit:Redondance, tu le signales déjà avant avec le "s'évanouissent tout à coup". Inutile de préciser qu'il n'y a plus rien, puisque s'ils s'évanouissent, c'est bien que justement il n'y aura plus rien ensuite.
Pas tellement non. Les paroles pourraient s'évanouirent et être remplacées par autre chose, comme la poursuite logique de la bande son de notre vie.
Mais là, pour moi, c'est "tranché" : après il y a plus rien.

MrSonge a écrit:
C'est un point de détail, mais pour moi "simple" s'oppose à "compliqué", ou "complexe". Or, un clapotis ne peut être complexe. Je dirais plutôt : « Seul le clapotis... »
Je prends.

MrSonge a écrit:Ici, petite imprécision syntaxique : est-ce que la proposition comparative renvoie à la honte, ou au fait de s'être exprimé librement ? En d'autres terme est-ce que c'est "J'ai honte, comme pour me persuader" ou "Je me suis exprimé librement, comme pour me persuader" ?
A ton avis ?
C'est "Je m'exprime de cette façon comme pour me persuader".

MrSonge a écrit:Aie ! Il y a dans la mythologie populaire deux types d'homosexuels bien ancrés dans les cerveaux contemporains, chacun doté, bien sûr, d'une psychologie raffinée, complexe et racinienne.
1° : l'inverti. Il est persuadé de vivre dans le monde de Tchaikovsky, ne rêve que de se transformer en petit hétéro comme tous les autres, mais est très gentil avec les filles, très sensible, assez féminin pour être adoré de ses contemporaines décomplexées. Sauf que son problème, c'est qu'il n'est ni persécuté, ni rejeté, ni rien du tout. Il est totalement intégré dans la société, mais inconsciemment, son rêve serait d'avoir des raisons de se refermer sur lui-même afin d'avoir ensuite des raisons de pleurnicher sur son sors de façon légitime. Puis, évidemment, d'envisager un comming-out en fanfare dans les larmes d'allégresse et dans une société enfin transformée -par d'autres-, ce qui soulageraient la culpabilité profonde qui le ronge.
2° : le militant. Il est également persuadé de vivre dans le monde de Tchaikovsky, mais il ne rêve que d'une chose : le transformer. Le monde, pas Tchaikovsky. Et le transformer à coup de Révolution avec un grand "r", de pénalisation, de lois, de légalisations d'un côté, d'interdictions et de sentences de l'autre, bref, il vit entouré d'homophobes, mais il les roule avec délices et les fume tous les matins au petit déjeuner.

Et là, j'avoue que ton héros, dès ses premiers mots sur sa propre personne, a une fâcheuse tendance à assimiler tous les trais caricaturaux du premier paradigme homosexuel. Jeune garçon banal, étique, timide, qui plait aux filles, mais elles ne lui plaisent pas... Jeune garçon qui a tout pour évoluer d'ici quelques chapitres vers le second paradigme, considéré par beaucoup comme la pleine réalisation de l'état honteux mais heureusement transitoire que constitue l'introversion.
Mais en fait... quel serait le but ? De ré-inventer une nouvelle catégorie d'homosexuels ? Parler d'un homosexuel où aucun homosexuel lisant cette histoire ne se reconnaîtrait ?
Non, ce n'est pas mon but je crois Wink.

L'idée c'est de raconter quelque chose de peut être "banal" et "sans intérêt" pour les hétérosexuels que vous êtes, mais de chercher l'empathie des homosexuels qui prendront le livre entre leurs mains.

Et j'aimerais bien que tu me cites des titres de bouquins qui parlent d'homosexuels ? J'en trouve rarement (à part dans les rangées des livres à deux balles - mais là c'est à la manière Physique ou Chimie et c'est souvent intégré à une autre histoire, et le fait n'est qu'une composante de l'histoire globale).

Je me suis personnellement basé sur Stefan Zweig avec La confusion des sentiments. Et j'ai trouvé le livre génial même si le personnage semble rentrer dans ta première catégorie.


MrSonge a écrit:
Avoir tendance à, mais avoir la tendance de, sauf erreur...
Oups Embarassed

MrSonge a écrit:
Je doute que nos propres yeux puissent nous inspirer du charme. ^^ À la limite, ils peuvent nous paraître peu charmants...
Pourtant ils se regardent dans une glace et s'examinent comme s'il regardait un autre homme que lui, ça compte pas ?

MrSonge a écrit:
Pourquoi "le" jean, alors que sauf erreur tu n'en as pas encore parlé ?
Oui, mince, c'est "un".

MrSonge a écrit:
Deux fois "sur", un peu lourd. Surtout avec le "DE la commode DU salon" après.
Je vais voir ce que je peux faire...
=> Je jette mon dévolu sur une paire oubliée dans le tiroir de la commode du salon.


MrSonge a écrit:
Attention à la valeur d'un adjectif antéposé. "Réels fondements" sous-entend qu'il ne peut y avoir que ce genre de fondement. Or, des menaces sont toujours fondées, mais elles peuvent l'être sur des illusions. Surtout dans ce contexte, puisque visiblement c'est leur caractère "réel" qui est remis en question par le narrateur. Je dirais donc plutôt "fondements réels".
Oulah j'avoue ne pas avoir saisi. Mais je vais suivre ton raisonnement puisque ça ne change finalement pas grand chose...

MrSonge a écrit:
"Se loger dans", ou "jusque dans" serait plus logique.
J'ai pris... mais j'ai peur d'une surabondance de "dans" tout à coup...

MrSonge a écrit:
Le quartier résidentiel où je vis s’est beaucoup émancipé depuis que je suis né.
Émancipé de quoi ?
Je crois que je me suis trompé de terme là...
J'ai changé par : "a beaucoup évolué" et puis ça évite un pronominal .

MrSonge a écrit:
"Se demander si", mais s'interroger de façon de façon intransitive, sauf erreur.
Comment ça ? On ne peut pas s'interroger ? Je crois bien que si...

MrSonge a écrit:
Les magasins ont des devantures, mais je ne suis pas sur que les pavillons aussi possèdent cette composante. ^^
C'est justement l'idée : ça ressemble plus à des produits sur un étal qu'à des maisons chaleureuses.

MrSonge a écrit:
Plus loin, dans une rue adjacente, les plus aisés possédaient des étages et observaient les autres de toute leur hauteur. Quelques frêles arbustes – aussi aguerris que le quartier – sont disposés à intervalles réguliers de manière à rappeler timidement les immenses platanes des cours Jean Jaurès de la préfecture bourbonnaise.
Il faudrait, il me semble, uniformiser les temps verbaux de ces deux phrases.
Ah oui, erreur de ma part. J'avais voulu passer au présent, et je l'ai fait pour les arbustes mais j'ai zappé les maisons des riches.

MrSonge a écrit:
On peut régresser soi-même, mais ce verbe n'est pas transitif, si je ne m'abuse.
Je vais prendre le verbe initial : diminuer.

MrSonge a écrit:
Glacial je comprends bien, mais pourquoi pieux ? xD
Je croyais qu'il venait d'en sortir, du pieu...
Toi tu n'as jamais pris le bus pour aller au collège/lycée ? Parce que je t'assure que le silence du matin est aussi pieux que la prière dans une église. Tout le monde pense encore à son sommeil !

MrSonge a écrit:
Là, en revanche, le verbe s'insérer ne colle pas. On ne peut s'in/sérer au coin de quelque chose. S'insérer sous-entend que l'on se glisse dans un coin, par exemple, mais pas "au". Elles peuvent apparaître au coin de la rue, par contre.

EDIT : Ah et aussi, "amande" se réfère à la forme de l'œil et jaune... La personne a les yeux jaunes, ou j'ai mal compris ce passage ? xD
Va pour apparaître.

Mais ce n'est pas une personne... c'est un bus !

MrSonge a écrit:
Voilà pour le relevé habituels, et la plus grosse partie de mes impressions s'y trouve d'ailleurs synthétisée. La première chose qui me dérange un peu, c'est l'étrangeté du ton. Outre le fait que parfois, tu sembles visiblement désireux de révolutionner l'utilisation des verbes (^^), on n'a un peu l'impression que ton personnage a en lui deux tendances qui ne se valorisent pas mutuellement : transcrire pensées et état d'âmes de manière neutre (stylistiquement parlant), sans toutefois oraliser son écrit ; et d'un autre côté : tendre vers l'intention littéraire lorsqu'il s'agit de manier comparaisons et métaphores. Ces décalages donnent une étrange teinte au récit, qui personnellement me dérange plus qu'elle ne m'attire. On dirait qu'il ne sait pas trop quel ton choisir, sans pour autant considérer consciemment une possible fusion. C'est la seule chose qui m'a fait tiquer au niveau de la rédaction en elle-même.
Je ne sais pas, pour moi, c'est juste le reflet d'une pensée adolescente... Non ?
C'est très imagé certes, parce que l'on ne me retire pas cette inclination si facilement, mais c'est à la fois dilué dans un esprit de môme qui devient adulte. J'ai pas voulu faire comme azul, parce que je savais que je le ferais mal - je ne suis pas doué pour ça.
Mais que je sache, quand on lit "bec de lièvre" avec le gosse qui a que 12 ans, il s'exprime plutôt très correctement et fait plein de traits de pensée.
D'ailleurs, à la différence de VVL, les métaphores sont ici beaucoup plus... légères voire avec un fond d'humour. Parce que ça reste l'esprit d'un jeune garçon.

MrSonge a écrit:
Le problème du personnage principal, non pas trop poli pour être honnête, mais trop poli (du verbe polir) pour être crédible, j'en ai parlé un peu plus haut. Il est tout-à-fait possible que tu développes des subtilités psychologiques dans la suite de ton récit, je te fais entièrement confiance, mais l'ennui c'est que l'impression de caricature apparaît dès les premières lignes d'auto-descriptions, qui sont capitale pour l'appréhension d'un personnage par l'intellect du lecteur. Et là, à première vue, ton Pierre ne s'élève pas beaucoup plus haut qu'une espèce de paragon de jeunes homosexuels en phase introversion "je tombe amoureux mais je ne me l'avoue pas". Mais vous venez de toutes façons d'évoquer ce point avec Lou. ^^
Oui mais... vu que ce livre s'adresse en premier lieu à un public homosexuel... ne crois-tu pas que si l'on déforme la vision de l'homosexuel pour faire un jeune homme qui ne correspond pas du tout avec la vision commune... ça risque surtout de les ennuyer.
Enfin, je veux dire par là qu'ils existent effectivement deux types d'homosexuels d'une façon très drastique :
=> ceux qui subissent
=> ceux qui voudraient révolutionner le monde

Après, ce sont des subtilités qui les rendent très différents et c'est là-dessus que tableront les péripéties de ce récit. J'ai bien conscience de ne pas jouer sur quelque chose d'aussi détonnant qu'un Empire qui impose une nouvelle idéologie politique à un monde unifié sous une République (Laughing), mais ce n'est pas le but non plus.

J'aurais presque envie de dire que ce roman est là pour "clarifier" la pensée de ces homosexuels qui tomberont peut être dessus et de leur dire : tu n'es pas le seul.
Loin de moi la prétention de sortir un personnage mille fois différent eux qui, lui, gère mille fois mieux la situation.

MrSonge a écrit:
Quant au titre, là, je suis tout-à-fait d'accord avec Arwen. Personnellement, ce n'est même pas qu'il ne m'attire pas, je dirais même qu'il me repousse carrément. D'ailleurs, le "Je suis un pédé" me fait fuir en courant encore plus vite. Cela pour la simple et bonne raison que ces titres ne donnent aucune indication sur la singularité de ton récit, et la façon dont tu envisages de le faire se démarquer des milliers de pages traitant d'un thème similaire. Ces deux titres sont un peu comme des passe-partout qu'on pourrait coller sans distinction sur des milliers de romans actuels, sans qu'ils ne détonnent avec le contenu, mais sans également qu'ils n'apportent quoi que ce soit au lecteur. À mon humble avis, tu ferais mieux de te tourner vers des titres plus spécifiques, qui mettraient en valeur l'originalité de ton récit, plutôt que le socle commun qui le rattache au consensus de littérature "homo" que l'on voit fleurir sur les devantures, non pas de pavillons, mais de librairies ! Razz
J'avais pensé à un titre du genre "L'homme aux sexualités" avec un brillant jeu de mot - ironie - mais finalement j'ai préféré à un ton franc et direct "Je suis homosexuel" ou "Je suis un pédé".

Parce que tu penserais à quoi, toi, comme titre ? J'ai peur du titre pompeux, ou alors celui qui fait trop livre scolaire. Non, le titre donne déjà le jet d'encre...

Et puis j'ai tendance à croire qu'il produit son petit effet car c'est bien la première fois que tout le monde se jette aussi rapidement sur l'un de mes écrits. :tongue;

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  MrSonge le Jeu 13 Jan 2011 - 16:17

Mais en fait... quel serait le but ? De ré-inventer une nouvelle catégorie d'homosexuels ? Parler d'un homosexuel où aucun homosexuel lisant cette histoire ne se reconnaîtrait ?
Il ne s'agirait pas vraiment d'en inventer une nouvelle, mais plutôt de prendre en compte les multiples catégories d'homosexuels qui existent, et par la même éviter la généralisation de l'un ou l'autre des deux clichés sus-mentionnés qui n'ont d'autre fonction que de permettre au commun des mortels de pouvoir remplir le terme "homosexuel" de façon immédiate et universelle afin de n'avoir plus à creuser la question.

Et j'aimerais bien que tu me cites des titres de bouquins qui parlent d'homosexuels ? J'en trouve rarement (à part dans les rangées des livres à deux balles - mais là c'est à la manière Physique ou Chimie et c'est souvent intégré à une autre histoire, et le fait n'est qu'une composante de l'histoire globale).
Alors je te conseille d'ailler voir du côté d'Alexandre Bergamini, de Jimmy Sabater, de Philippe Besson, d'Olivier Delorme ou encore de Guillaume Dustan. Cela uniquement pour le roman contemporain, bien entendu, et très souvent sans qualité aucune. Après, si tu veux du grand roman, du vrai roman : Proust, Gide, Montherlant, Wilde, Zola (Nana), Genet, Guyotat, Jouve et toute l'équipe sont la pour toi ! ^^

Je me suis personnellement basé sur Stefan Zweig avec La confusion des sentiments. Et j'ai trouvé le livre génial même si le personnage semble rentrer dans ta première catégorie.
Oui, mais attention aux dates ! Zweig est mort en 1942. Or il est évident que les archétypes psychologiques ont évolués depuis cette époque. Lorsqu'il a écrit ce récit, Zweig se situait, sur un plan psychologique, dans une voie nouvelle, quasiment révolutionnaire (même si c'est un bien grand mot pour cet homme foncièrement classique). Il est évident qu'à cette époque, les deux paradigmes que j'ai mentionné n'en étaient pas. Le second n'existait tout simplement pas encore de façon bien définie, et le premier était la norme, à l'exception faite des grands hommes qui s'assumaient déjà, comme Gide, par exemple.

Pourtant ils se regardent dans une glace et s'examinent comme s'il regardait un autre homme que lui, ça compte pas ?
En fait, c'est l'expression "inspirer du charme" qui me parait bancale. On peut être charmé par quelque chose, mais rien ni personne ne peut "inspirer" du charme, car le charme vient de celui ou ce qui est observé, pas de l'observateur.

Comment ça ? On ne peut pas s'interroger ? Je crois bien que si...
Si si, on peut s'interroger, mais je ne crois pas qu'on peut "s'interroger si"... Enfin dans le cas d'une conditionnelle, oui "Je m'interrogerai quand tu te remettras en question !", mais pas dans le sens de "je me demande si..."

Toi tu n'as jamais pris le bus pour aller au collège/lycée ? Parce que je t'assure que le silence du matin est aussi pieux que la prière dans une église. Tout le monde pense encore à son sommeil !
Justement... Je vois mal comment des gens qui pensent à leur sommeil peuvent être dans une attitude "pieuse". Même par métaphore. Un silence pieux, c'est par définition un silence inspiré par la piété de ceux qui le font. Et je doute que "penser à son sommeil" puisse être considéré comme un acte de foi ! ^^

Oui mais... vu que ce livre s'adresse en premier lieu à un public homosexuel... ne crois-tu pas que si l'on déforme la vision de l'homosexuel pour faire un jeune homme qui ne correspond pas du tout avec la vision commune... ça risque surtout de les ennuyer.
Enfin, je veux dire par là qu'ils existent effectivement deux types d'homosexuels d'une façon très drastique :
=> ceux qui subissent
=> ceux qui voudraient révolutionner le monde
C'est une façon de faire, mais les homosexuels plus subtils seraient peut-être tentés de voir cela d'une autre manière : « L'auteur veut que nous nous identifions à un cliché. » Ce qui est, tu l'avoueras, franchement peu valorisant pour ceux qui sont capables de ressentir la chose ainsi ! Logiquement, les homosexuels sont beaucoup plus à même de saisir l'infinie complexité de ce qui se cache derrière ce mot et par conséquent, ils seront plus sensibles que n'importe qui au fait que l'on essaye de leur vendre du lieu-commun afin que le plus grand nombre puisse s'identifier à un personnage. Je pense donc que ton raisonnement est faussé. La "vision commune", ça marche pour les hétérosexuels, qui n'ont -pour la plupart- aucun problème pour voir dans des personnages stéréotypes l'essence de l'homosexuel. Mais je doute qu'eux mêmes soient assez peu porté sur l'introspection pour être capable de faire la même gaffe.
Pour caricaturer, je connais peu d'homosexuels qui s'identifieraient à Albin dans la Cage aux folles. Pourtant, il correspond tout-à-fait à l'image commune de la "folle".

Parce que tu penserais à quoi, toi, comme titre ? J'ai peur du titre pompeux, ou alors celui qui fait trop livre scolaire. Non, le titre donne déjà le jet d'encre...
Je ne sais pas, justement. J'attendrai quelques chapitres pour bien saisir la direction du roman dans son originalité.

Et puis j'ai tendance à croire qu'il produit son petit effet car c'est bien la première fois que tout le monde se jette aussi rapidement sur l'un de mes écrits.

Il a produit son petit effet... ici ! ^^ Disons qu'il fait son effet quand, au-dessus, il y a le nom de quelqu'un de très très connu dont on peut espérer un "comming-out". Du genre "Je suis un pédé, par Drucker"
Mais je présume que dans les rayons d'une librairie - sans ce "par Tel ou Tel" -, perdus entre les milliers d'auto-fictions contemporaines, les centaines de romans connus traitant de l'homosexualité, les délires sexuels de Catherine Millet, Angot ou cette imbécile notoire de Virginie Despentes, il se fondra dans la masse assez facilement.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 20:03

Personnellement, j'espère être un peu subtile, et j'espère ne pas rentrer dans une norme sociale. Le texte ne fait que deux pages A4, quelques lignes de forum... j'ai l'impression que vous tirez les conclusions un peu rapidement.

Que le gamin soit beau est préjudiciable en soi ? Dois-je obligatoirement me saisir d'un gamin franchement laid pour que je fasse moins dramatique - et surtout moins cliché ?
Ensuite, je n'ai pas dépeint de long et en large son pouvoir de séduction auprès des filles ; je n'ai pas non plus encore parler d'un pouvoir d'attraction, ni qu'il était gentil avec les filles (puisque justement ce n'est pas le cas ; ce sera un salaud fini).

Et pour connaître plusieurs homosexuels, tous - presque sans exception (les exceptions étant ceux rejetés par la société et trop timides pour sortir avec qui que ce soit) - sont passés par le quart d'heure je me force à coucher avec une fille pour me prouver - ou leur prouver - mon hétérosexualité.

Par ailleurs, le passage sur son homosexualité ne concerne que... 40 lignes tout peine. Et la considération... cinq ou six lignes ?
Le reste, c'est juste l'amorce de la vie d'un lycéen dans une famille classique ; je n'ai pas cherché à prendre la mère déjanté ou le père en prison. Je ne veux justement pas donner d'excuse à la nature homosexuelle.

Je ne pense pas non plus rendre une catégorie d'homosexuelle, je ne cherche pas non plus à psychanalyser l'homosexualité et apporter une réponse profonde... c'est l'histoire d'UN homosexuel.
Et si tu me dis que Zweig n'est pas à prendre du fait de son "ancienneté"... je peux répudier 90% de tes auteurs cités alors ? ^^

Quant au titre, oui, je pense faire comme pour le Véritable Visage de la Lumière... c'est-à-dire trancher à la fin. Je ne sais pas encore s'il s'appellera "Je suis homosexuel" comme "Le Véritable Visage de la Lumière" mais je me suis éclairé de mes propres cours de communication pour le "dénicher".

Quand tu dis "Je suis homosexuel", on pourrait aussi dire "HOMOSEXUEL" point barre. Celui qui est intéressé par le sujet sera automatiquement intrigué que si on l'appelle un truc du genre "Le trouble de la personnalité". Je ne parle plus forcément en matière littéraire, certes, mais le titre est plus une matière commerciale que vraiment littéraire.
Voilà pourquoi "je suis un pédé" est tout aussi intéressant car tout aussi percutant... il pioche dans les fameux répertoires communs des individus concernés.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 20:49

Pour me la jouer moins "cliché", j'ai remplacé le passage des yeux bleus qui attirent les filles (etc. etc.) par ceci :
Je passe ma serviette entre mes omoplates et hésite à regarder le miroir accroché au-dessus du lavabo. Pourtant son reflet renvoie l’image d’un jeune garçon banal. Une taille raisonnable, un corps entretenu par deux ou trois heures de sport hebdomadaires et des yeux bleus ; éléments colorés qui apportent la singularité de ma personne. Je bombe le torse. Une douce odeur de vanille m’emplit les narines lorsque j’ébouriffe mes cheveux châtains pour les essuyer.

Mais j'ai l'impression d'avoir enlevé une caractéristique de sa personne et de l'avoir rendu encore plus "transparent". S'il se trouve beau... il a le droit d'être prétentieux ? Ou alors il faut faire du politiquement correct aussi quand on parle à la première personne ?

Maintenant, je crois qu'il n'y a que deux ou trois phrases qui abordent son "complexe homosexuel" ; ce qui repousse finalement l'entrée en matière du sujet.
Mais je vous écoute...

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  MrSonge le Jeu 13 Jan 2011 - 20:52

Que le gamin soit beau est préjudiciable en soi ? Dois-je obligatoirement me saisir d'un gamin franchement laid pour que je fasse moins dramatique - et surtout moins cliché ?
Pas de mon point de vue, du moins pas en soi, en tous cas. C'est simplement le cumule de beau, succès avec les filles, timides, mince (donc pas une couverture de magasine non plus), dans la phase délicate de l'acceptation/déni, qui, à mon sens, fait un peu beaucoup quand tout est surajouté. Mais le fait qu'il ne soit pas spécialement gentil avec les filles, je le concède bien volontiers, vient tout-à-fait à point pour briser cette continuité qui m'apparaissait comme un peu gênant du point de vue du cliché. ^^

Par ailleurs, le passage sur son homosexualité ne concerne que... 40 lignes tout peine. Et la considération... cinq ou six lignes ?
Justement, c'est peut-être le rapport quantité de lignes/nombre de "lieux communs" qui nous a fait tiquer, Lou et moi. Du moins dans une certaine mesure. Comme tu en parles peu, le fait que plusieurs traits de son caractères soient assez banals pour un jeune adolescent homosexuel nous est apparu avec plus de force. Mais encore une fois, pour le coup, je réserve mon impression finale pour la suite, parce qu'il ne s'agit que des premiers paragraphes et donc rien n'est joué, en ce qui concerne la psychologie du héros.

Et si tu me dis que Zweig n'est pas à prendre du fait de son "ancienneté"... je peux répudier 90% de tes auteurs cités alors ?
Non, du tout, parce que tous ne travaillent pas avec le même "type" d'homosexuel que Zweig, type que tu as toi-même jugé approchant la première catégorie que j'avais explicitée plus haut. Mais il est vrai qu'aucun d'eux (sauf les contemporains que j'ai cités, bien sûr) n'ont eu à affronter les lieux communs homosexuels de notre époque. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas à "prendre en compte". Simplement, on ne peut pas comparer la marge de manœuvre que tu as toi, aujourd'hui, avec le cliché, et celle qu'ils avaient eux et qui était beaucoup plus large.

Quand tu dis "Je suis homosexuel", on pourrait aussi dire "HOMOSEXUEL" point barre. Celui qui est intéressé par le sujet sera automatiquement intrigué que si on l'appelle un truc du genre "Le trouble de la personnalité".
Oui mais là est tout le problème. Qui sera intéressé par "Je suis homosexuel" au milieu des "Baise-moi", "Hardcorps", "Osez...la drague et le sexe gay", etc... Toi-même ne serais-tu pas plus attiré par quelque chose comme : «Transes», «Retourner l'infâme», ou «Chaque homme dans sa nuit» ?
Mais après, je suis bien conscient que ce n'est -d'un point de vue littéraire- de loin pas le point crucial du roman. L'important est que le titre te plaise et que tu ne le choisisses pas par défaut. C'est le signe qu'il correspondra à ton intention romanesque, et donc qu'il collera parfaitement au récit.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  azul le Jeu 13 Jan 2011 - 22:55

Mmmmmhhh ! Déjà deux pages de commentaires. Je sens que cette histoire va faire sauter les touches des claviers.

C'est sympa la discussion sur un roman naissant, ce qui l'est moins c'est son effet pervers qui va jusqu'à te faire douter non pas de la forme mais du fond de ton histoire.

Ça m'agace un peu quand on parle de sujets bateaux et de clichés. Presque à la limite, tu as envie de mettre une histoire en scène, de faire évoluer des personnages dans un certain contexte, mais tu n'oses pas prendre ta plume parce que tu sais par avance ce qu'on va te dire : SUJET BATEAU ; CLICHÉ.
"Ha, ha, ha ! Bah non, laisse-moi finir : le mec il est pas qu'homo, c'est un cyclope, il a trois bras, et attends, c'est pas fini, il a que quatre doigts à chaque main de chaque bras. Qu'est-ce que tu dis de ça ?"
"Ah bah ouais, OK, là c'est moins cliché."

Non, soyons sérieux. Ce qui est important, au final, c'est la façon de raconter l'histoire, la véracité de personnages attachants et le message qui va se dégager de l'ensemble (entre autres).

Pourquoi il serait pas beau le p'tit Pierrot ? Pourquoi il serait pas mignon à croquer avec ses jolis yeux bleus ? Pourquoi il ferait pas tomber les filles alors qu'il rêve de faire tomber les mecs ? Y'en a plein comme lui, apprécié, bien intégré, et qui crève de trouille à l'idée qu'on connaisse sa vraie nature. C'est pas un cliché, c'est une réalité. La réalité serait-elle un cliché ? Faut écrire que de la fantasy alors.

Bref ! Je viens de lire mais je ne sais pas si c'est la version corrigée. Du coup, je n'ai fait que lire. Je voudrais te dire un truc, Pacô : lâche-toi un peu. Arrête de toujours vouloir t'appuyer sur des styles, sur ce que celui-ci ou celui-là a fait. Pour VVL c'était Hugo, voilà que maintenant c'est Zweig (que je vais te renvoyer d'ailleurs). Il est où Pacô dans tout ça ?

La première personne, c'est pas si casse gueule que ça. Il faut juste faire gaffe à ne pas trop s'identifier au personnage. C'est l'effet pervers, en fait. Ton perso tu as commencé à le dépeindre un peu dans tes deux pages. On sait qu'il a ses deux parents et une petite soeur de trois ans. Je parierais que tu en as écrit plus que ça sur lui ; des choses que l'on ne sait pas encore. En principe, si tu as commencé à écrire c'est qu'il est suffisamment vivant dans ta tête. Alors, regarde-le vivre et suis-le dans tous ses mouvements. Parce que là, ce n'est pas Pierre qui parle, c'est Pacô. Moi, je sens de la retenue dans ta narration. Je sens que tu veux trop bien faire avec tes mots bien agencés, tes images qui te sont si chères. Je ne lis pas du Pierre, je lis du Pacô. Et j'aimerais bien être avec Pierre.

Une chose en revanche qui est casse gueule, c'est l'emploi du présent. Le présent, c'est le temps réel de l'action, y'a pas de différé ; on suit le personnage et on fait les gestes en même temps que lui. "Je pousse la porte et j'entre." (Le lecteur pousse la porte et entre.) Il n'y a donc pas la même distance que si l'on regardait le personnage évoluer. "Il poussa la porte et entra." (Le lecteur regarde le personnage pousser la porte et entrer.)

Je te mets un extrait qui me pose problème :
Je saisis mon boxer quand ma mère s’écrie à travers la cloison :
« Pierre dépêche-toi, tu vas encore rater le bus ! »
Je coupe court à mes réflexions et lance mon linge sur l’étendoir. Le bus a la fâcheuse manie de passer toujours un peu plus tôt chaque matin. Il m’a déjà fait faux bond hier. Après avoir enfilé un jean Levis et rabattu mon pull-over vert à capuche sur un tee-shirt moulant et quasi trempé, je sors en trombe de la pièce encore toute humide. Où sont ces satanées chaussettes ?
« Allez, active un peu Pierrot », me répète maman.
Je voudrais bien si l’on ne s’amusait pas toujours à me les planquer, aurais-je envie de lui répliquer. Mieux vaut toutefois s’abstenir et éviter le conflit matinal qui n’aboutirait finalement qu’à un retard plus excessif. Je jette mon dévolu sur une paire oubliée dans le tiroir de la commode du salon. Elles ne sont pas vraiment à ma taille et je devine soudain qu’elles appartiennent plutôt à papa ; mais le temps n’est pas aux restitutions de biens familiaux. Je tire dessus et cache le tissu détendu sous le pantalon.
Il lance son linge sur l'étendoir ? Quel linge ?
Pas génial le pull-over vert. Trouve une autre couleur.
Le tee-shirt moulant, c'est bon pour moi, j'ai déjà l'image de la tapette. Et pourquoi est-il trempé ?
Et pourquoi la pièce est humide ? Des vapeurs de la douche ?
La raison des phrases en italique ? Tu es à la première personne ici, difficile d'avoir des pensées, puisque nous sommes en direct de ses pensées. (D'autant plus que la deuxième est intercalée avec la réplique de maman [qui ferait mieux de rester "ma mère])
Que font donc les chaussettes de papa dans la commode du salon ?

Et bien d'autres dans la même veine. Mais tu vas nous arranger ça, je n'en doute pas.

Petite dernière : http://www.youtube.com/watch?v=fs5GrZC_LnM
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  MrSonge le Jeu 13 Jan 2011 - 23:11

Non, soyons sérieux. Ce qui est important, au final, c'est la façon de raconter l'histoire, la véracité de personnages attachants et le message qui va se dégager de l'ensemble (entre autres).
Mmmh. Pourquoi attachants ? Je n'ai pas besoin de m'attacher aux personnages pour aimer un roman (Le Rouge et le Noir...) Pourquoi un message ? Comme disait Céline, c'est l'affaire de l'Eglise, ça...
Reste la façon de raconter, là, je suis d'accord, c'est important.

Pourquoi il serait pas beau le p'tit Pierrot ? Pourquoi il serait pas mignon à croquer avec ses jolis yeux bleus ? Pourquoi il ferait pas tomber les filles alors qu'il rêve de faire tomber les mecs ? Y'en a plein comme lui, apprécié, bien intégré, et qui crève de trouille à l'idée qu'on connaisse sa vraie nature. C'est pas un cliché, c'est une réalité. La réalité serait-elle un cliché ? Faut écrire que de la fantasy alors.
La réalité, en effet, est la plupart du temps un cliché. Surtout à notre époque. Et le travail du romancier, à mon humble avis, est plutôt de dénoncer cette réalité clichesque plutôt que de s'en servir, ce qui ne fait que la renforcer. Sans vouloir enfoncer le clou avec des comparaisons rasoirs, si Balzac avait usé de personnages clichesques hors situations de dénonciation par le second degré, sa Comédie Humaine ne serait plus lue aujourd'hui. Ou alors, on opte pour une approche par "types", mais alors il faudrait que le reste suive et qu'on trouve un "homophobe type", un "homo militant type", un "indifférent type" etc... C'est une possibilité aussi, et après tout, Hugo a bien bidouillé ses Misérables sur ce schéma-là ! ^^

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Jeu 13 Jan 2011 - 23:42

Ah voui mais non ! Je me suis inspiré du fond de Zweig - qui parle d'une liaison étrange entre le professeur et son élève au début du XXème - mais en aucun cas je vais me targuer lui "voler" son style comme je l'ai fait lâchement sur VVL vis-à-vis de Hugo.

Je suis d'avis toutefois que je devrais rembourrer les scènes de Pierrot. Mais j'avoue avoir été coupé dans mon élan avec les étendards "anti-clichés" dressés. Je ne sais plus ce qui est vraiment cliché de ce qui ne l'est pas T_T.
Par conséquent, je doute un peu... et puis on m'a tellement dit que VVL était trop bourratif en descriptions, en petits détails... que j'ai tendance à complexer maintenant sur le nouveau roman en cours et à retirer tout ce qui était "lourd" du roman d'anticipation.

Et justement, la grande "nouveauté" et le grand principe du "je" c'est que Pacô est un peu Pierrot ! Et moi, quand je me balade dans la rue, même si je ne l'exprime pas, je vois le monde en métaphore, je me fais des réflexions du type "est-ce que les voisins sont aussi uniformisés que leurs maisons ?" et je me sèche mal quand je prends ma douche !
Bon ok, exit pour les yeux bleus T_T.

L'histoire est en grande partie réelle. Je ne dis pas que c'est ma personne, je dis que je l'ai forgée au fil de discussions. Rolling Eyes. C'est pourquoi je me refuse à parler de "cliché".
Et je ne suis pas non plus d'accord avec Céline : le message est utile s'il n'est pas intrusif (comme celui de l'Eglise). Je dirais même que le message peut apporter son lot d'interrogations, peut susciter de l'introspection etc. en d'autres termes, je veux que le roman ne laisse pas l'homosexuel qui le lit - ou l'hétérosexuel qui sait ! tongue - indifférent en se disant "de toute façon, ça ne me concerne pas."

Parce que, même si j'ai plutôt très apprécié l'histoire de julien Sorel, pas une seule fois je me suis senti à sa place, à déclamer ma flamme à une potentielle Madame de Rênal ou à vouloir "conquérir" la vie comme il le fait. C'est quand même un cas à part ce type là ?
Et moi, je veux pas que Pierre soit un "cas à part" dans ce récit.

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Gavroche le Jeu 13 Jan 2011 - 23:55

J'avoue que l'histoire de ces clichés me déstabilise toujours (je parle de clichés, pas des phrases, expressions toutes faites, tatre à la crème, pour que ce soit clair)
Je crois que souvent on confond personnage réaliste avec cliché. Là, quand tu me parles du mec qui en fait voir aux filles, j'ai envie de dire cliché, mais c'est quelque chose de réel aussi, la mysoginie de certains homosexuels..
ensuite ( je n'ai lu qu'en diagonal, par contre) tu vois, dans ton personnage, y'a un truc qui m'a gêné : t shirt moulant : ça, ça fait appel à tout un imaginaire commun sur l'homosexualité... Tu nous sors ça, pof, on a notre inconscient qui turbine à 1000 à l'heure qui évoque gay pride et boys band...
Alors très bien si c'est voulu, maitrisé, mais si tu as pas pensé, pof, tu infliges ça à ton personnage...
C'est le genre de choses auxquelles, je songe avant de décider si mon personnage est barbu ou pas, par exemple. Parfois j'aimerais bien, juste comme ça pour tel ou tel personnage mais vu le sujet, je sais que le cliché barbu-ben laden, va débouler... pareil quand je mets un keffieh au cou d 'un étudiant militant, là je lui fais de l'appel du pied au cliché ! Mais en même temps le keffieh a son utilité, c'est du langage implicite entre les deux mecs.

Sinon, le truc, c'est dans la construction du personnage.
Rien ne t'interdit de prendre un gars homo, mignon ( j'ai quelques potes homosexuels, hum... on est quelques unes à se dire : dommage ! ) ou ce que tu veux. Mais faut l'enrichir à coté : il zézaie, il bégaye, il rougit, il collectionne les voitures majorettes, il marche sur les trottoirs en faisant attention à pas mettre les pieds sur les lignes de pavé...
bref, il ne fait pas tout ce qu'on attend de lui...
Le problème dans ton sujet, c'est que nous lecteurs, on est bourré de clichés. Lecteurs hétéros, encore plus, qu'on soit homophobes ou pas d'ailleurs. J'ai des potes homo, je pense connaitre ce que c'est alors que nan... mais j'vais comparer ton propos à ma réalité, tu vois.
Le second problème c'est que j'ai un petit doute sur l'intérêt de ton fil conducteur : ca été abordé et réabordé, cette question de l'acceptation de l'homosexualité. C'est là où je parlais de sujet bateau... tel que tu nous l'as présenté, j'entends. si y'a de schoses que j'ignore, ça tombe à l'eau ce que je te dis
Après c'est subjectif bien sur l'intérêt d'un sujet. Y'en a qui adorent les histoires avec les chevaux ( moi! ) et d'autres qui trouvent ça horripilant... donc je ne me permettrais pas de tirer un jugement universel sur le tien !
Ca t'avance pas à grand chose ce que je te dis, je sais...
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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  Pacô le Ven 14 Jan 2011 - 0:24

Alors voui, en fait le "moulant" n'était pas dans l'idée d'en faire un beau gosse gay qui fait ressortir ses pectoraux dans l'espoir d'exciter la gente masculine... mais c'est juste que comme il est trempé, le tee-shirt le moule. Alors effectivement, je vais trouver un autre adjectif qui attire moins le cliché. x)
Par ailleurs, j'ai commencé à lui donner des caractéristiques (morales certes) : il est du genre tête en l'air, il loupe son bus, il se sèche pas quand il prend sa douche et puis d'autres viendront !

Ceci dit, dans la question "j'aborde l'homosexualité"... c'est un peu comme "j'aborde le terrorisme pour toi". Tu fais péter une bombe. Bah, ok, c'est classique mais en même temps... si tu la faisais pas péter, y'aurait pas matière à parler de terrorisme, et de tout ce qui entoure.
Moi c'est la même chose : on parle d'homosexualité. Ben dans le cas présent, l'homosexualité c'est pas ce qui est le plus simple dans la bouche des gens, alors forcément ça implique un certain malaise pour assumer. Je crois que là, aucun homosexuel ne peut se vanter n'avoir jamais été emmerdé et n'avoir jamais vécu "le moment où il faut s'assumer". Certains ne l'ont pas encore vécu d'ailleurs - et ce sont les plus mal en point.

Donc là, certes, mon garçon va avoir un certain malaise à ce niveau là. Mais ensuite, ce sera l'histoire un poil "banale" - mais qui dit banale ne dit pas inintéressante - d'un homosexuel qui vit son adolescence. Pas de cyclope, pas de baguettes magiques, pas de vaisseaux spatiaux, pas de statuettes en or à aller dénicher au fin fond des mines d'or... mais un arrière goût de liaisons dangereuses. Du moins, un esprit.

En fait, la ligne conductrice ce sera surtout : arrête de te voiler la face et ne joue pas avec les filles !
Si tu voulais un fil conducteur, le voilà ! tongue

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Re: [Contemporain] Je suis homosexuel.

Message  azul le Ven 14 Jan 2011 - 9:18

c'est juste que comme il est trempé, le tee-shirt le moule
Ah mais voilà qui est intéressant ! Ce n'est pas du tout ce que j'ai vu. En fait, il se sèche mal et le tee-shirt lui colle à la peau, ce qui est différent d'enfiler un tee-shirt moulant. Je ne vois pas où tu dis qu'il se sèche mal, puisqu'il passe sa serviette sur ses omoplates à un moment. Donc, pour moi, quand il s'habille il est sec.

De toute façon, je ne comprends rien depuis le début. Il est dans sa salle de bains. Il y a de la vapeur. On entend le clapotis de l'eau le long de la douche. On suppose donc qu'il est sous l'eau. Or non, il semble qu'il n'y soit plus puisqu'il se regarde dans la glace. Peut-être se regarde-t-il depuis la douche puisque l'espace est confiné ? Mais non, l'instant d'après il s'essuie. À quel moment a-t-il éteins le robinet ? D'autant plus que quelques lignes plus bas, on entend toujours le bruit de l'écoulement de l'eau.

Non là je suis perdue. Après, ça m'est peut-être personnel vu que je travaille depuis de longs mois sur un roman écrit au présent. J'ai eu tendance à vouloir suivre ton personnage en temps réel et je n'y suis pas arrivée.

Et ne te préoccupe pas des clichés, fais vivre ton personnage comme s'il existait, c'est plus important à mon avis. On verra par la suite si tu es dans le banal ou non. Pour l'instant, tu poses un décor.

Je pense à un truc, à propos des pensées justement. Si j'étais toi, je mettrais la première phrase en italique sans guillemets. Pareil pour Non, je suis hétérosexuel bon sang ! Ça éviterait le mélange avec les dialogues.
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