Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

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Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Lun 28 Mar 2011 - 22:15

Plop,

C'est ici que vous pourrez commenter la nouvelle : Rendez-vous au crépuscule.

Cela faisait un moment qu'elle me trottait dans la tête - j'en avais même parlé à arwen - et elle a trouvé bon de sortir cet après-midi.
Je vous suis d'ores et déjà reconnaissant de sa lecture. Wink

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Manon le Mar 29 Mar 2011 - 22:18

"mais Ô combien" : minuscule, même si tu fais un grand O avec ta bouche ^^
rabougris -> rabougri

si je lui donne de la facilité à m'envahir
J'ai pas trouvé ça très joli Embarassed

Alors, dans les deux premiers paragraphes :
Spoiler:

soudainement x2
vie (existance ?)
corps x 2 (mais dans un paragraphe chacun, pas grave)
use (usé) dans deux phrases suivies
a pourtant usé / pourtant je la sens
je ne ferais / me faire dire

qu'une ombre de moi-même
Voui, je sais, avec plusieurs lumière, on a plusieurs ombres, mais ça fait bizarre Embarassed

Antidote me dit qu'à la suite d'ainsi que, il faut mettre l'indicatif, mais je pêche, alors je te laisse faire Embarassed (ainsi qu'il quittât)

"patientant mon réveil" ? je suppose que c'est une expression vieillie, ça fait tout bizarre Surprised

"je doutai par ailleurs" doutais, non ? vu que ça doit pas être qu'une fois ?

se montrer/je montre un signe
j'étais contraint d'absorber/contraint à
d'ailleurs, contraindre à/de ?
quand un second pas / visite quand / d'une visite (quand x2, visite x2)


Je finirai plus tard Embarassed
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Mar 29 Mar 2011 - 23:00

J'ai changé plusieurs choses, revu certaines répétitions (notamment les contraint dont j'ai supprimé le second).
Je ne crois pas qu'il faut une majuscule au "Ô", du moins j'en ai toujours vu une dans les textes latins lors de interpellation des dieux. Je demanderais à ma mère.

J'ai corrigé aussi le "doutais" : au début j'hésitais un peu parce qu'il me semblait que le vieillard n'y avait songé qu'une seule fois. Mais effectivement, je crois qu'il doit penser à ça - et donc douter - à chaque fois que la situation se présente Wink.

Je tenais néanmoins à souligner une petite chose dans ton commentaire.
Je ne remets surtout pas en cause ce dernier, et je te remercie sincèrement de l'attention et de l'application que tu as porté à mon texte.

Néanmoins, j'ai antidote en horreur.
A cela plusieurs raisons. D'une part, il lobotomise l'auteur et se trompe de temps en temps. Par lobotomiser, j'entends par là que je rencontre au détour d'autres forums fréquentés que certains auteurs, parce qu'antidote ne leur repère aucune erreur, considèrent leur texte comme achevé et intouchable.
C'est complètement faux.

D'autre part, il retire tout le charme littéraire d'un texte. Pour moi, un texte est corrigé avec ardeur et esprit ; pas par une machine qui ne peut faire la différence entre signifiant et signifié et qui retire donc toute la richesse de l'homme de lettre : sa qualité d'imagination, de transformation des mots, de la révolution des termes etc.

Et là, je regrette un peu que tu te cantonnes à une simple analyse techniques, comme si le texte partait à la commercialisation et qu'il fallait revoir les derniers détails avant la diffusion.
Mais tu ne donnes pas ton ressenti, ce que ce logiciel ne pourra jamais faire à ta place, c'est-à-dire ton appréciation d'auteur. Ce que les phrases t'ont procuré, ce que l'ensemble te fait éprouver etc. C'est un peu moche de baser son appréciation sur des données recrachées par un calculateur et ça enlève toute la forme artistique de l'oeuvre.

A titre d'exemple, s'il t'arrive de lire "Brûlant Secret" de Stephen Zweig, tu remarqueras qu'antidote s'emballerait plus d'une fois sur ses répétitions et ses quelques formules vieillies.
Il n'en reste pas moins que, avec la confusion des sentiments, elle reste l'une des plus brillantes de ces nouvelles Wink.

Mais encore une fois, je ne reproche pas du tout ton commentaire et j'ai repris une bonne partie de tes relevés et de ta liste d'erreur. Je soumets juste l'idée que avoir ton propre ressenti, et non celui fourni par la machine, serait plus judicieux pour l'exercice littéraire de l'auteur - et plus agréable aussi.
Car c'est un peu frustrant de voir que son texte n'a été qu'éprouvé par des données techniques et que toute la logique instaurée, toutes les figures de style parsemées et toute l'atmosphère diffusée... n'ont pas été abordées - en bien ou en mal. Wink

Merci et bonne nuit Smile.
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Manon le Mer 30 Mar 2011 - 17:50

Je comptais m'occuper du ressenti après, là j'avais plus eu le temps Smile Antidote me sert pour l'orthographe (et quand je doute, je vérifie), quelques répétitions et les verbes ternes (et les participes présents) ; il n'est pas un Messie pour moi tu sais Razz Quand il me souligne "archaïque", je prends ça comme un compliment alors bon Rolling Eyes
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Gavroche le Mer 30 Mar 2011 - 18:39

La fraîcheur du dehors mord mes jambes fatiguées.
Je t'avais déjà fait la remarque, mais hum, j'aime vraiment pas ce genre d'image et puis, ce serait plutôt le froid qui est mordant, la fraichuer c'est une sensation plus douce. Et pourquoi les jambes ?
nan, vraiment j'accroche là...


Un léger tressaillement parcourt le haut de mes épaules et je ressers le col de ma veste.

léger et tressaillement, c'est redondant, à la limite du pléonasme, je trouve...

Le ciel n’est pas clément : le jour où je décide enfin à céder à la tentation de l’extérieur, il se charge de lourds nuages gris comme s’il voulait se dissimuler à ma vue et m’interdire d’embrasser son étendue azurée.
le jour où je me décide, plutot ?

Qu’importe ! Le médecin m’a trop longuement refusé de quitter mon lit, où je suis assigné depuis huit longs mois déjà.
m'a trop longuement, c'est lourd à lire et refuser me semble mal utilisé on ne refuse pas à quelqu'un de quitter son lit, on le lui interdit... on refuse quelque chose, on interdit de faire quelque chose... il me semble.


L’odeur du jardin me manque, comme celle des jonquilles qui ne tarderont pas à éclore en cette fin mars.
comme celle, je trouve toujours lourd cette formule, alliée à une relative, c'est encore pire. Et des fleurs qui éclosent ? Hum, j'ai la vision de poussins là ( remarque ça a la même couleur)...

Je descends quelques marches du perron et grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps.
métaphore plutôt obscure...


Plusieurs gouttes de pluie s’échouent sur mon bras et je les regarde se mouvoir selon mes gestes, avant de s’évanouir, aspirées par le tissu de mon vêtement.
les gouttes d'eau ça ne se meut pas... ça glisse, ça dégouline... la encore, le mot me semble inapproprié.


Il s’agit là d’une vie éphémère mais Ô combien élégante et je me prends soudainement à regretter ma sortie : quel spectacle dois-je offrir à tout ce peuple de la nature, moi qui m’accroche à la vie comme une sangsue mais qui ne présente aucune grâce particulière ?
Les gouttes ? une vie éphémère ? mouais bof... pas beau l'adverbe en ement Le peuple de la nature ? les gouttes , Ce ne sont pas des êtres vivants, donc peuple me semble bizarre...


Je suis là, appuyé contre la rampe, tout peu assuré de mon prochain pas et rabougri par l’accumulation des années.
tout peu assuré ? étrange formulation...


Victor a pourtant usé de nombreux arguments dans l’espoir de dissuader mon caprice ; je n’en ai fait qu’à ma tête.
Qui c'est Victor ?


Le docteur Dubois m’a recommandé du repos et peu d’exercices ; qu’à cela ne tienne, je ne ferais que marcher mollement le long de mes belles allées.
Pourquoi mes ? Elles sont à lui les rues ???


Plusieurs semaines auparavant, je n’étais qu’une ombre de moi-même, un pâle souvenir oublié du temps mais qui survivait grâce aux artifices de la science.
Maladroit ce début de phrase. En voulant faire compliqué, tu fais maladroit... Quelques semaines plus tôt sonnerait déjà mieux, je pense.


Alors que je sommeillais, la porte de ma chambre fut doucement entr’ouverte et ce bruit discret me provoqua un léger soubresaut.
voix passive, à éviter. léger soubresaut, pareil que léger tressaillement... redondant et pléonasme. et on ne peut pas se provoquer un soubresaut...


Au premier abord, je crus que Victor m’apportait les médicaments nécessaires à mes soins et je feignis de dormir tout-à-fait, car je redoutais toujours cet instant.
nécessaires à mes soins : on s 'en doute non ? précision inutile selon, moi.

J’espérai ainsi qu’il quittât les lieux et se rendît à ses tâches coutumières, patientant mon réveil.
patientant mon réveil, c'est pas français... on ne patiente pas quelque chose...


Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut et ce qui se passa ensuite, mais je peux nonobstant affirmer aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes.
répétition de soubresaut. Nonobstant, ça m'a fait rire...


Bon, tu vas t'en douter après ces quelques remarques... mais je n'aime pas du tout. et j'ai décroché sur la fin.
Tu en fais trop, mille fois trop. Tellement que ça en devient comique par moments... (nonobstant)
J'ai lu en diagonale la suite, je comprends le personnage, le tour que tu as voulu lui donner et c'est une bonne idée.
Mais le problème c'est que ton style ne suit pas... tu grossis trop le trait, à vouloir faire des métaphores, un discours poétique, tu fais beaucoup d'erreurs de français et au final, tu passes à coté de ton but, je trouve;
Mais je répète l'idée est pas mal, mais je pense que tu gagnerais souvent à faire plus simple ( exemple des plusieurs semaines auparavant), sans dénaturer ton personnage pour autant. Et surtout à être super rigoureux. Ce mec, visiblement tu veux en faire un esthète, quelqu'un qui aime la langue française. Et quelqu'un qui aime la langue française, ne fait pas les impairs que je t'ai soulignés...

Bon, je sais que tu connais mes préférences stylistiques. Donc, sans doute n'accrocherais-je pas à plus que cela ce texte, même s'il était impeccable. donc je t'encourage, en dehors de mes gouts personnels, à vraiment bosser cette nouvelle dans le moindre détail : t'as droit à aucune erreur avec un tel personnage ! C'est pas mon Chahine qui a du mal avec les accords des participes passés et qui peut torturer un peu la syntaxe ou le français ! Le tien, il sait utiliser l’imparfait du subjonctif !
Donc faut que tu sois à sa hauteur !
Bon courage ! Wink

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Mer 30 Mar 2011 - 20:12

arwen a écrit:
La fraîcheur du dehors mord mes jambes fatiguées.
Je t'avais déjà fait la remarque, mais hum, j'aime vraiment pas ce genre d'image et puis, ce serait plutôt le froid qui est mordant, la fraichuer c'est une sensation plus douce. Et pourquoi les jambes ?
nan, vraiment j'accroche là...
Petite leçon d'histoire, bonne à savoir, parce que je l'ai appris il n'y a pas longtemps : dans l'ancien français et ensuite dans le français "précieux", fraîcheur signifiait "froid".
J'ai vu ça en lisant Zweig justement et j'ai trouvé que reprendre la formule de l'époque, c'était s'adresser d'une part à ceux qui connaissent l'emploi et d'autre part, marquer le texte immédiatement par la tonalité temporelle du récit. Smile

arwen a écrit:

Un léger tressaillement parcourt le haut de mes épaules et je ressers le col de ma veste.

léger et tressaillement, c'est redondant, à la limite du pléonasme, je trouve...
Celui-là je te l'accorde.

arwen a écrit:
Le ciel n’est pas clément : le jour où je décide enfin à céder à la tentation de l’extérieur, il se charge de lourds nuages gris comme s’il voulait se dissimuler à ma vue et m’interdire d’embrasser son étendue azurée.
le jour où je me décide, plutot ?
Beh... non, il décide... se décide pas ^^.
Change pas le sens.

arwen a écrit:
Qu’importe ! Le médecin m’a trop longuement refusé de quitter mon lit, où je suis assigné depuis huit longs mois déjà.
m'a trop longuement, c'est lourd à lire et refuser me semble mal utilisé on ne refuse pas à quelqu'un de quitter son lit, on le lui interdit... on refuse quelque chose, on interdit de faire quelque chose... il me semble.
Ou alors, c'est une formule qui sous-entend que le médecin refuse la demande du malade.

arwen a écrit:

L’odeur du jardin me manque, comme celle des jonquilles qui ne tarderont pas à éclore en cette fin mars.
comme celle, je trouve toujours lourd cette formule, alliée à une relative, c'est encore pire. Et des fleurs qui éclosent ? Hum, j'ai la vision de poussins là ( remarque ça a la même couleur)...
Ben oui, mais une fleur éclore...
Et pourquoi elle est lourde ?

Je descends quelques marches du perron et grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps.
métaphore plutôt obscure...

arwen a écrit:

Plusieurs gouttes de pluie s’échouent sur mon bras et je les regarde se mouvoir selon mes gestes, avant de s’évanouir, aspirées par le tissu de mon vêtement.
les gouttes d'eau ça ne se meut pas... ça glisse, ça dégouline... la encore, le mot me semble inapproprié.
Oui, avec un esprit très étroit, effectivement une goutte de pluie ça ne se meut pas.
Mais je ne crois pas être le premier - ni le dernier - auteur à comparer la goutte de pluie (sur le pare-brise, sur la fenêtre, sur la peau etc.) qui s'étire dans d'amples gestes, qui dégouline dans une danse pleine de mouvements.
Tiens si cette dernière phrase te rappelle un auteur... Rolling Eyes

arwen a écrit:

Il s’agit là d’une vie éphémère mais Ô combien élégante et je me prends soudainement à regretter ma sortie : quel spectacle dois-je offrir à tout ce peuple de la nature, moi qui m’accroche à la vie comme une sangsue mais qui ne présente aucune grâce particulière ?
Les gouttes ? une vie éphémère ? mouais bof... pas beau l'adverbe en ement Le peuple de la nature ? les gouttes , Ce ne sont pas des êtres vivants, donc peuple me semble bizarre...
Bah ça tombe bien, puisque le peuple de la nature ne se réfère pas à la goutte d'eau tongue.
Preuve en est qu'une seule goutte d'eau ne pourrait constituer un peuple dans son entier Wink.

arwen a écrit:

Je suis là, appuyé contre la rampe, tout peu assuré de mon prochain pas et rabougri par l’accumulation des années.
tout peu assuré ? étrange formulation...
En fait, tu es hermétique à tout ce qui suscite ton imaginaire ?

arwen a écrit:

Victor a pourtant usé de nombreux arguments dans l’espoir de dissuader mon caprice ; je n’en ai fait qu’à ma tête.
Qui c'est Victor ?
C'est dit juste après.

arwen a écrit:

Le docteur Dubois m’a recommandé du repos et peu d’exercices ; qu’à cela ne tienne, je ne ferais que marcher mollement le long de mes belles allées.
Pourquoi mes ? Elles sont à lui les rues ???
Bah étant donné que c'est son jardin... je dirais que oui ?

arwen a écrit:

Plusieurs semaines auparavant, je n’étais qu’une ombre de moi-même, un pâle souvenir oublié du temps mais qui survivait grâce aux artifices de la science.
Maladroit ce début de phrase. En voulant faire compliqué, tu fais maladroit... Quelques semaines plus tôt sonnerait déjà mieux, je pense.
Bah pas moi tongue.
En fait, j'aime peu le "plus tôt" en début de phrase.

arwen a écrit:

Alors que je sommeillais, la porte de ma chambre fut doucement entr’ouverte et ce bruit discret me provoqua un léger soubresaut.
voix passive, à éviter. léger soubresaut, pareil que léger tressaillement... redondant et pléonasme. et on ne peut pas se provoquer un soubresaut...
Mais... réfléchis aussi un peu O_O.
Pourquoi l'utilisation de la voix passive - l'une des seules fois par ailleurs, je pense ? Peut-être parce que ça doit être passif : la porte s'ouvre et par quelqu'un qu'on ne connaît pas. Ce n'est pas la porte qui s'ouvre d'elle-même - j'ai toujours trouvé la formule stupide "La porte s'ouvre".

Ok pour le léger soubresaut.

arwen a écrit:

Au premier abord, je crus que Victor m’apportait les médicaments nécessaires à mes soins et je feignis de dormir tout-à-fait, car je redoutais toujours cet instant.
nécessaires à mes soins : on s 'en doute non ? précision inutile selon, moi.
OK.

arwen a écrit:
J’espérai ainsi qu’il quittât les lieux et se rendît à ses tâches coutumières, patientant mon réveil.
patientant mon réveil, c'est pas français... on ne patiente pas quelque chose...
Pardon ? Laughing
Ne dit-on pas de faire patienter les clients ?

arwen a écrit:

Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut et ce qui se passa ensuite, mais je peux nonobstant affirmer aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes.
répétition de soubresaut. Nonobstant, ça m'a fait rire...
C'est bien beau de dire que ça t'a fait rire... mais pourquoi ?
Parce que c'est un mot qui sort du vocabulaire classique ? Parce que tu crois qu'il redonde le "mais" ?

arwen a écrit:
Bon, tu vas t'en douter après ces quelques remarques... mais je n'aime pas du tout. et j'ai décroché sur la fin.
Tu en fais trop, mille fois trop. Tellement que ça en devient comique par moments... (nonobstant)
J'ai une toute autre version.
Je le constate en lisant tes commentaires sur les miens et en faisant les miens sur les tiens... on n'est pas du tout sur la même longueur d'onde ; dans un aspect littéraire.

Toi, tu vises l'épuration de l'écriture. Pour ma part, je vise son opulence.
Dans l'un et l'autre des cas, ce n'est pas forcément bien mais c'est ce qui donne une figure au personnage. J'ai envie de dire : tous tes personnages sont assez lisses et semblent vivre la même histoire, avec une psychologie abordée de la même façon comme dans un manuel.
Les miens ont tous des "gros mots" pour les faire arriver avec de grosses phrases qui privilégie l'esthétique avant l'information.

Comme certaines personnes préfèrent aller au direct et les autres tourner un peu autour du pot, nous avons une façon de faire différente. Très différente.
Et je ne partage pas toujours ta méthode mais je lis jusqu'au bout et m'inscris discrètement dans ton processus sans "décrocher avant la fin".
(c'est frustrant tout de même)

Là, contrairement à "Je suis homosexuel" (que j'ai lâché d'ailleurs), je me bats sur mon terrain. Ok, pour le roman je voulais tâter le style dynamique, épuré etc.
Mais pas ici. Ici, c'est mon domaine, fait de métaphores, de phrases "lourdes" et "sentencieuses" mais qui plaisent à une certaine tranche d'un public.
Je sais par ailleurs que "L'Appel de Dieu" fut maintes fois critiqué et j'ai failli tout changé pour prendre un style plus épuré comme l'on me le conseillait... bah j'aurais perdu ma première place dans un concours (et 1000 euros aussi T_T).
J'écris comme ça et je crois que je ne vais pas tenter de me fourvoyer dans un style qui n'est pas le mien - même si je respecte tout à fait ceux qui n'écrivent pas avec ce que j'estime pourtant "la beauté de la prose".

Et quand je lis tes quelques remarques, je me dis que nous n'avons pas non plus les mêmes qualités d'imagination et de poésie. Je suppose que la poésie, ce n'est pas vraiment ton truc ?

arwen a écrit:
Mais le problème c'est que ton style ne suit pas... tu grossis trop le trait, à vouloir faire des métaphores, un discours poétique, tu fais beaucoup d'erreurs de français et au final, tu passes à coté de ton but, je trouve
Pardon ?
A part la redondance - qui n'est pas une erreur soit dit en passant - où sont les erreurs de français dans ce texte, après la correction de Nariël ? Shocked

arwen a écrit:
Mais je répète l'idée est pas mal, mais je pense que tu gagnerais souvent à faire plus simple ( exemple des plusieurs semaines auparavant),
Non, très sincèrement, je ne vois pas Chahine crapahuter dans un jardin en attendant la mort... très sincèrement, ton style ne correspond pas au mien et ne cherche pas à me l'imposer, comme moi j'ai renoncé à t'imposer le mien.

arwen a écrit: Et quelqu'un qui aime la langue française, ne fait pas les impairs que je t'ai soulignés...
Alors Hugo écrirait mal quand il parle de Gavroche ? Et Dumas écrirait comme un empereur quand il écrit sur Napoléon ?
C'est quoi cette idée d'adapter son style en fonction du personnage ?

On peut faire du vulgaire avec de belles phrases, comme on peut faire du joli - tu sais le faire - avec un style plus simple.
Le style n'a rien à voir avec les protagonistes ; sinon ça voudrait dire que chaque auteur change de style à chaque roman (ou devrait toujours écrire les mêmes choses Wink).

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Gavroche le Mer 30 Mar 2011 - 22:23

on fait patienter les clients
on ne patiente pas les clients...


Ou alors, c'est une formule qui sous-entend que le médecin refuse la demande du malade.
vouaip, mais les règles de la langue française ( si j'ai raison sur ce point, j'suis pas infaillible sur ce genre de trucs, donc à vérifier) elles se foutent des sous-entendus...

Victor Hugo n'écrit pas à la première personne, je te rappelle, donc il n'a pas les mêmes contraintes... Ce n'est pas Gavroche qui raconte l'histoire, comme ton personnage raconte la sienne ici... visiblement, tu n'as toujours pas compris cette histoire de voix du narrateur quand on utilise la 1ere personne. je pensais que si, pourtant en lisant cette nouvelle... Je suis surprise.

Quand je te dis que tu gagnerais à faire plus simple c'est pas histoire d'écrire comme moi c'est histoire de mettre "depuis quelques semaines", plus tôt que "plusieurs semaines auparavant"... Tu vois, la nuance ? Tu confonds richesse et complexité, complexité et lourdeur... Ton texte peut être riche, beaucoup plus que les miens, sans être lourd. Si tu acceptes de voir là où il pêche...

ps : prise d'une soudaine culpabilité Wink, j'ai repris ma lecture de façon plus attentive sur les deux derniers tiers ( euh le tiers du milieu exactement car il est tard et je vais me coucher)
Cela me semble mieux écrit, vois-tu, que tout le début. C'est ton style, mais là tu n'en fais pas des tonnes avec des figures de style mal maitrisées...
C'est la simplicité dont je te parlais.
J'essaierai d'avoir le courage de relire entièrement. Le premier tiers m'a visiblement influencé de façon négative sur le reste de ton texte.
Désolée (même si je ne retire pas mes remarques sur ce début de texte Wink )
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Blackmark le Lun 4 Avr 2011 - 19:54

Comme promis, j'ai lu ! Razz Pour l'instant il y a seulement le commentaire de la première partie, mais je ferai aussi la deuxième avec le fond par la suite (là je commence à voir trouble alors ce n'est peut-être pas une bonne idée xD). J'ai relevé beaucoup de choses, à toi de faire ta sauce là-dedans Wink

je ressers le col de ma veste

Resserre, non ? C'est resserrer pas resservir Razz

le jour où je décide enfin à céder à la tentation

"Je décide à" est étrange : il me semble que l'on "se décide à" ou "décide de"

grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps

Sur ce coup-là je suis assez d'accord avec Arwen, on ne comprend pas très bien la métaphore.

Il s’agit là d’une vie éphémère mais Ô combien élégante

J'ai également été surprise par la majuscule. Tu aurais pu remplacer vie par "existence", mais cela n'est pas gênant puisque tu personnifies la goutte.

l’espoir de dissuader mon caprice

Ne dissuade-t-on pas quelqu'un "de" quelque chose ?

La maladie qui fatigue mes poumons ne pourrait que s’accroître si je lui donne

Je ne comprends pas bien l'usage du conditionnel ici.

qu’à cela ne tienne, je ne ferais que marcher

Ici nous sommes au présent, donc j'aurais plutôt utilisé du futur ("ferai")

somnolent sur un passé déchu

Peut-on qualifier un passé de déchu ?

je n’étais qu’une ombre de moi-même

L'expression est "l'ombre de soi-même".

un pâle souvenir oublié du temps mais qui survivait grâce aux artifices de la science

Pourquoi une opposition ?

la porte de ma chambre fut doucement entr’ouverte

Pas d'apostrophe : "entrouverte".

je feignis de dormir tout-à-fait

Je ne crois pas que les tirets soient d'usage.

J’espérai ainsi qu’il quittât les lieux

Pourquoi du passé simple plutôt que de l'imparfait ici ?

patientant mon réveil

En effet, on ne patiente pas quelque chose, on attend quelque chose.

je doutais par ailleurs qu’il comprenait mon subterfuge

Il me semble que douter que + subjonctif.

je ne bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes

En revanche ici j'aurais utilisé du passé simple ("bougeais")

Je n’éprouvais toutefois pas l’envie de me retourner et de constater, comme le ferait un homme digne

Puisque le début de la phrase est au passé, "l'aurait fait" conviendrait mieux.

je montre un signe de réveil

Un peu rude, "l'éveil" est plus doux.

Je commençai à accepter l’idée d’ingurgiter mes médicaments quand un second pas

Idem, j'aurais utilisé de l'imparfait.

plus gracieux, plus subtile

"Subtil", c'est masculin.

Dans quelle tenue me présenterai-je ?

Quel prétexte inventerai-je pour qu’elle parte ?

L'usage du conditionnel me parait plus approprié que celui du futur, puisque l'on se place dans le passé.

Habitué aux règles de la bonne société, la convenance voudrait

La relative ne correspond pas au sujet de la phrase.

le pupitre embarrassé de mes feuillets ancrés de mes mémoires

"Des feuillets ancrés de mes mémoires", pour éviter la répétition de la possession.

je m’apprêtai à me hisser contre le sommier du lit

Peut-on seulement se hisser contre un sommier ?

quelle étrange façon de m’interpeler

"Interpeller".
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Lun 4 Avr 2011 - 20:29

Blackmark a écrit:
je ressers le col de ma veste
Resserre, non ? C'est resserrer pas resservir Razz
Corrigé.

Blackmark a écrit:
le jour où je décide enfin à céder à la tentation
"Je décide à" est étrange : il me semble que l'on "se décide à" ou "décide de"
Corrigé : le jour où je décide enfin de céder à la tentation.

Blackmark a écrit:
grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps
Sur ce coup-là je suis assez d'accord avec Arwen, on ne comprend pas très bien la métaphore.
Ce n'est qu'une vague métaphore, ou alors une métaphore populaire. Il existe l'expression "les reproches du temps" qui se caractérisent par la pluie voire l'orage, ou encore le vent.

Blackmark a écrit:
Il s’agit là d’une vie éphémère mais Ô combien élégante
J'ai également été surprise par la majuscule. Tu aurais pu remplacer vie par "existence", mais cela n'est pas gênant puisque tu personnifies la goutte.
On m'a confirmé : la majuscule doit rester.

Blackmark a écrit:
l’espoir de dissuader mon caprice
Ne dissuade-t-on pas quelqu'un "de" quelque chose ?
Oui, sauf que là, c'est le caprice lui-même que l'on dissuade... Forme que je trouve élégante et qui surtout, évite de rajouter un "de" Smile.

Blackmark a écrit:
La maladie qui fatigue mes poumons ne pourrait que s’accroître si je lui donne
Je ne comprends pas bien l'usage du conditionnel ici.
Puisque c'est la simple règle du "Si je faisais ceci, je pourrais faire cela" non ?
En l'occurrence ici : si je lui donne, la maladie ne pourrait que s'accroître.

Blackmark a écrit:
qu’à cela ne tienne, je ne ferais que marcher
Ici nous sommes au présent, donc j'aurais plutôt utilisé du futur ("ferai")
Ce n'est pas une question de présent, ici. Plutôt de savoir si l'action du verbe sera certaine ou non. Si elle l'est, c'est le futur simple. Si elle ne l'est pas, c'est du conditionnel...

Blackmark a écrit:
somnolent sur un passé déchu
Peut-on qualifier un passé de déchu ?
Oui, c'est un peu bizarre...
Pourquoi ne pas parler de "un passé plus glorieux" ?

Blackmark a écrit:
je n’étais qu’une ombre de moi-même
L'expression est "l'ombre de soi-même".
Oui mais là on est avec "je"...

Blackmark a écrit:
un pâle souvenir oublié du temps mais qui survivait grâce aux artifices de la science
Pourquoi une opposition ?
Il n'est qu'un pâle souvenir mais qui n'est pas complètement mort.

Blackmark a écrit:
la porte de ma chambre fut doucement entr’ouverte
Pas d'apostrophe : "entrouverte".
Ah si, la vraie orthographe veut une apostrophe ! tongue

Blackmark a écrit:
je feignis de dormir tout-à-fait
Je ne crois pas que les tirets soient d'usage.
Là j'avoue, je n'en sais jamais rien T_T.
Mais tu sembles avoir raison : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/tout-a-fait

Blackmark a écrit:
J’espérai ainsi qu’il quittât les lieux
Pourquoi du passé simple plutôt que de l'imparfait ici ?
Euh... bah parce que c'est une action unique... ?

Blackmark a écrit:
patientant mon réveil
En effet, on ne patiente pas quelque chose, on attend quelque chose.
Oui, j'ai préféré modifier.
"attendant mon réveil"

Blackmark a écrit:
je doutais par ailleurs qu’il comprenait mon subterfuge
Il me semble que douter que + subjonctif.
En fait, j'ai lu que douter que était suivi d'un subjonctif pour la forme affirmative d'une phrase et d'un indicatif pour sa forme négative.
Donc tu as raison : "je doutais par ailleurs qu'il comprît mon subterfuge."

Blackmark a écrit:
je ne bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes
En revanche ici j'aurais utilisé du passé simple ("bougeais")
Euh... "bougeais" c'est de l'imparfait justement.
Et comme c'est durant plusieurs minutes, l'action se répète !
Pour avoir le passé simple, c'est par exemple : "Je ne bougeai pas pendant ce court instant".

Blackmark a écrit:
Je n’éprouvais toutefois pas l’envie de me retourner et de constater, comme le ferait un homme digne
Puisque le début de la phrase est au passé, "l'aurait fait" conviendrait mieux.
Tu as raison !

Blackmark a écrit:
je montre un signe de réveil
Un peu rude, "l'éveil" est plus doux.
J'ai pris !

Blackmark a écrit:
Je commençai à accepter l’idée d’ingurgiter mes médicaments quand un second pas
Idem, j'aurais utilisé de l'imparfait.
Bah non ; ici justement l'action est unique ^^.

Blackmark a écrit:
plus gracieux, plus subtile
"Subtil", c'est masculin.
Bien vu !

Blackmark a écrit:
Dans quelle tenue me présenterai-je ?
Quel prétexte inventerai-je pour qu’elle parte ?
L'usage du conditionnel me parait plus approprié que celui du futur, puisque l'on se place dans le passé.
Tu as raison mais pas pour l'explication que tu donnes : le conditionnel a quelque usage pour le "futur du passé" mais il est surtout employé pour sa forme de pré-condition Wink.

Blackmark a écrit:
Habitué aux règles de la bonne société, la convenance voudrait
La relative ne correspond pas au sujet de la phrase.
J'ai personnalisé la convenance : "habituée aux règles de la bonne société".

Blackmark a écrit:
le pupitre embarrassé de mes feuillets ancrés de mes mémoires
"Des feuillets ancrés de mes mémoires", pour éviter la répétition de la possession.
Je prends !

Blackmark a écrit:
je m’apprêtai à me hisser contre le sommier du lit
Peut-on seulement se hisser contre un sommier ?
Ah là, je dis oui !

Blackmark a écrit:
quelle étrange façon de m’interpeler
"Interpeller".
Tiens, mon traitement de texte ne me le souligne pas tongue .

J'attends ton commentaire de fond alors Smile.

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Blackmark le Mar 5 Avr 2011 - 17:05

Pacô a écrit:Puisque c'est la simple règle du "Si je faisais ceci, je pourrais faire cela" non ?
En l'occurrence ici : si je lui donne, la maladie ne pourrait que s'accroître.

La réponse est dans la question Wink "Si je lui donnais, la maladie ne pourrait que s'accroître" ou "Si je lui donne, la maladie ne peut que s'accroître". Tu nous fais un mélange des deux^^

Oui, c'est un peu bizarre...
Pourquoi ne pas parler de "un passé plus glorieux" ?

Ca me paraît beaucoup mieux Wink

Oui mais là on est avec "je"...

Laughing Pardon, ça portait à confusion. Je ne te disais pas de changer "moi-même" en "soi-même", évidemment, mais "une ombre" en "l'ombre" Razz

Ah si, la vraie orthographe veut une apostrophe ! tongue

Dans ce cas, j'en informerai mon Larousse xD

Euh... "bougeais" c'est de l'imparfait justement.

:bush: La fatigue, je te dis...

Blackmark a écrit:Peut-on seulement se hisser contre un sommier ?
Ah là, je dis oui !

Je veux bien que tu m'expliques comment alors, puisque le sommier se trouve sous le matelas, j'ai un peu de mal à visualiser la chose.


Je passe donc à la deuxième partie :

Par deux fois, cette femme m’avait pris au dépourvu et je ne lui laisserai pas le loisir

Ici aussi, je mettrais "laisserais", l'usage du futur ne me parait pas approprié.

Il ne me semblait pas avoir déjà aperçu pareille créature au cours de mon existence, toutefois elle arborait des traits qui bouleversaient mon âme

Je ne comprends pas l'opposition.

Je ne la connaissais pas mais il me vint l’idée de l’aimer et de faire tout mon possible pour qu’elle m’appréciât en retour

Je cite toujours les passages où j'estime qu'il y a une faiblesse, mais pour une fois j'ai aussi eu envie de souligner une phrase que j'aimais bien Very Happy

Je ne me souviens plus de ce qu’elle m’a dit, si ce n’est que sa voix m’enchanta tant que je n’avais d’yeux que pour elle.

L'usage de "si ce n'est que" me gêne, je me suis attendue à ce qu'il cite quelques bribes de leur conversation. Pour moi la fin de la phrase ne correspond pas à la formule.

plus rien ne pouvait me retenir à ce lit, à ingurgiter mes gélules

Plus haut, tu as déjà utilisé le même verbe, également à propos des médicaments.

je répondais à ces questions

Ce n'est pas incorrect, mais "ses" questions me parait plus naturel.

Ce silence me brisa le cœur : je ne voulais pas qu’il se réapproprie mon quotidien et me tienne à nouveau compagnie

Il me semble que c'est un peu prématuré dans l'histoire. Elle ne l'a pas encore quitté, et il ignore si elle va se remettre à parler, je trouve que la phrase trouverait mieux sa place un peu plus loin dans le texte.

J’adorai cette voix

J'aurais utilisé de l'imparfait.

« Nous nous retrouverons dans un mois, vers la fontaine du jardin, au crépuscule. »

C'est le passage que j'ai le moins aimé. Je trouve que cette parole coupe le rythme du texte et, bien que son contenu soit nécessaire à la suite, elle semble un peu trop banale. J'y reviendrai par la suite.

sont prêtes à accueillir le printemps dans leur future robe de pétales

Le "futures" me perturbe. Ne sont-elle pas déjà dans leur robe de pétales, bien qu'elles n'aient pas encore éclos ?

je n’ai cessé de les choyer et de cueillir la plus belle d’entre elles

La construction me semble maladroite, on ne dirait pas "il n'a pas cessé de cueillir la plus belle" puisqu'il ne l'a fait qu'une fois par an.

Au lendemain de cette étrange visite, j’interrogeai Victor sur l’identité de la femme qui s’était invitée dans ma chambre.

Cela me parait un peu incongru qu'il ne s'en soit pas inquiété avant (j'entends en la présence de la femme). A aucun moment il ne lui demande qui elle est, ce qui est plutôt curieux. Si c'est par pudeur, il faudrait peut-être le mentionner. Et pourquoi attendre le lendemain pour interroger Victor alors qu'elle occupe la moindre de ses pensées ?

Il ne m’avait pas tout de suite répondu
il m’avait avoué n’avoir vu quiconque

Pourquoi un plus-que-parfait au lieu du passé simple ?

le luxe de venir à moi quand elle le souhaitait sans jamais laisser de traces

Le "jamais" me dérange, elle n'est venue qu'une seule fois.

Aujourd’hui, un mois était passé depuis la visite

Pourquoi "était" ? Nous sommes dans le présent (aujourd'hui). De même, dans tout le passage qui suit cette phrase, la narration est au plus que parfait, alors qu'un passé simple aurait suffi, il n'y a pas d'antériorité.

la nécessité d’aérer mon corps confiné dans ma chambre
sous le coup de la colère et du trop long confinement dans mon lit

Répétition du confinement.

Il avait ensuite haussé le ton et sommé de renoncer

On somme "quelqu'un", donc "m'avait sommé" (même si ça fait une répétition de l'auxiliaire pas forcément heureuse)

Je m’assis sur le rebord et contemple le jardin

M'assis ? M'assois ou m'assieds, c'est du présent Wink

le reste est obstrué par les branchages

"Obstrué" est mal choisi, l'idée est que les branchages cachent la maison, ils ne bouchent rien.


Donc le fond, j'y viens. J'ai beaucoup aimé l'ensemble, c'est très délicat, poétique, on parvient bien à saisir toute la sensibilité et le romantisme du héros. D'ailleurs j'ai particulièrement apprécié la fin ; malgré ses retrouvailles avec la femme qui le hantait il garde tout de même une ultime pensée pour celle qu'il a aimée.
Ce qui m'a paru un peu étrange, c'est que malgré sa fascination pour son inconnue, il n'a pas la curiosité de lui demander qui elle est, ce qu'elle fait là. Certes il est bercé par ses paroles et n'ose pas l'interrompre, mais même au moment de son départ il ne cherche pas à la retenir, à la convaincre de revenir le voir. Peut-être est-il trop hébété pour cela, mais je pense que tu pourrais appuyer un peu plus sur ce point.
La deuxième chose, comme je l'ai déjà mentionné, est la façon dont le rendez-vous est donné. D'une certaine façon, je crois que ta nouvelle aurait eu encore plus de force si ce rendez-vous n'avait pas été explicite. Elle aurait pu le quitter avec une simple promesse de retrouvailles, par exemple. Il attend sans cesse son retour et tu parviens bien à retranscrire son impatience, mais au fond le lecteur sait bien qu'elle ne reparaitra qu'au moment du rendez-vous. Ce jour-là, il aurait pu avoir l'intuition qu'elle viendrait le rejoindre, ou alors elle lui aurait envoyé un signe ou que sais-je. Je sais bien que cela n'est pas vraiment compatible avec ton idée de rendez-vous au crépuscule, mais bien que ce soit le titre de la nouvelle je crois que son essence n'est pas là. Qu'en penses-tu ?
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Manon le Lun 11 Avr 2011 - 13:11

Bon, je reprends depuis le début de manière plus pointilleuse ^^ (sans faire gaffe aux précédents commentaires et ma version de ton texte date un peu, donc désolée des redites Embarassed)

Depuis "la fraîcheur du dehors" jusqu'à "mon valet de chambre."
le haut de mes épaules
je sais pas si les épaules sont assez grandes pour qu'on puisse parler de "haut" et peut-être "me parcourt (le haut des) / les épaules" je trouve ça plus fluide ^^'

"et je ressers le col" : resserre

où je décide enfin à céder à la tentation
depuis la première lecture, même si je sais que c'est fait exprès, l'opposition de "décider" et "céder à la tentation" me gêne >_<

L’odeur
Avec des tournures pareilles, "odeur" me parait un peu fade, presque Razz Pourquoi pas "senteur", "fragrance" ?

grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps.
pour moi, grelotter est continu, donc que ça dure qu'un instant, je vois plus ça comme un frison ^^' et je pense que "du temps" est superflus ^^'

tout peu assuré de mon prochain pas
J'aime bien l'idée, les mots, mais pas la tournure ^^'

rabougri par l’accumulation des années.
je verrai plutôt "des ans".

je ne ferais que marcher mollement le long de mes belles allées.
je trouve que l'association de "mollement" et "belles" donne un aspect très artificiel au narrateur, dans le mauvais sens. Ne serait-ce qu'un des deux en moins ferait plus naturel.

Il serait plus raisonnable de ne pas m’imposer davantage de fatigue ; voilà huit mois que je me prépare à cette aventure, alité et somnolent sur un passé déchu.
pourquoi "plus" raisonnable sans rien qui l'oppose ? (exemple "mais voilà huit mois..." qui sous-entendrait une fois de plus la lassitude).

Deux petits "pourtant" assez rapprochés et "corps" qu'on remarque et que tu peux remplacer de manière plus "recherchée" (enveloppe ?)


Plusieurs semaines auparavant - > le matin même, d’une visite.

je n’étais qu’une ombre de moi-même
Voui, je sais qu'on peut avoir plusieurs ombres, mais c'est pas très joli je trouve Embarassed
"je n'étais plus qu'une ombre de moi-même" serait déjà plus... fluide

Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut et ce qui se passa
ensuite, mais je peux nonobstant affirmer aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne
bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes.
Ouf ! Je n'ai rien contre les phrases longues, mais je trouve que celle-ci s'emmêle un peu
:$ j'utilise peu "nonobstant", mais je le placerai plus naturellement après "affirmer" ou
après "mais" et plutôt "désormais" qu'"aujourd'hui", plutôt "éveil" que "soubresaut" (que
je trouve assez maladroit, mis de cette manière), ce qui donnerait : "Je n'avais alors pas
mesuré [prit conscience ?] le temps entre mon éveil et ce qui se passe ensuite, mais
nonobstant, je peux désormais affirmer qu'il me parut très long, [là, je reformule un peu à
ma sauce :] plongé dans l'immobilité, la tête enfouie dans l'oreiller, alors qu'il ne dura
que quelques minutes."
(bien que je bloque sur la fin et que c'est entièrement subjectif ^^)

j’étais contraint à absorber
à absorder, phonétiquement, c'est pas joli ^^'

jusqu’en dessous du cou
pourquoi pas simplement "jusqu'aux épaules" ?

Je commençai à accepter l’idée
"je commençai" fait très simple par rapport au reste du style assez recherché,d 'ailleurs pourquoi pas "résigner" ? (je me résignai à accepter l'idée, je sais pas si ça se dit :/)

un second pas se posa sur le plancher.
Je n'ai rien contre la personnalisation, mais là, le "pas" me dérange vraiment ^^' résonna sur le plancher me serait tout à fait naturel (on voit une empreinte de pas, on entend des pas...)

Ce geste était plus doux
Tu personnalises, puis tu le renvoie au fait de n'être qu'un simple geste, perturbant :S Je verrai plus un mot qui se rapporterait à l'effet sonore ^^
plus subtile - subtil, rho Pacô ! Razz

et une vieille cousine qui me rendaient visite
"me visitaient" colle plus au niveau de langage, je trouve ^^

(et puis j'en profite pour te retourner : dans le paragraphe "je n'avais alors pas mesuré", y'a pas mal de "qui/que" è_é)

le matin même
vu qu'il dort, je pensais qu'on était seulement le matin :S


Globalement, pour ce passage : entre le moment où la porte s'ouvre, les pas et tout, c'est long, ce qui ne m'embête pas, mais tous les "entractes" où tu décris les habitudes avec plus de détail, c'est déjà un peu plus dérangeant, ça coupe totalement de l'ambiance Surprised (d'ailleurs, je rajouterai bien une petit saignée ou une piqûre selon l'époque, pour montrer qu'il y a quelque chose de très désagréable [même si je déteste prendre des medocs, que des fois, j'oublie volontairement pendant des jours, c'pas la mort ^^]).
Ou encore mieux, des lavements What a Face
Hum, sur ce, je continue ma lecture ^^
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Manon le Lun 11 Avr 2011 - 17:17

a fini

Ma tête s’encombrait de questions -> l’étrangeté de la formule.

Ma tête s’encombrait de questions ; certaines plus urgentes que d’autres
C'est très personnel, mais je déteste ce genre de phrases ^^' Surtout que tu exposes les questions après !

j’arrangeasse ma figure beaucoup trop pâle.
J'aurai bien mis "poudrasse" (même si c'est moche mais hein, le subjonctif :s) et plutôt "bien trop pâle" que "beaucoup", ça donne plus de prestance à mon goût ^^

contre chaque meuble de ma chambre
"de ma chambre" est un peu superflus, je pense.

feuillets ancrés : encrés, plutôt non ? (ou un joli jeu de mot ^^)

lorsque je ferais preuve de bravoure et je recouvrerais mes capacités d’homme intègre.
j'ai trouvé la formulation... pas à mon goût (d'ailleurs, intègre ? pas la même chose qu'intégrale non ? ^^)

elles vous volent le flambeau de la réussite.
Je n'aime pas particulièrement les points d'exclamation, mais là, mon esprit en a mis un à la lecture ^^

s’autorisait cette intimité
Familiarité, plutôt non ?

ses trente-trois années à mon service
J'aurai tendance à mettre "de" plutôt que "à mon", vu qu'on s'en doute ^^'

à toutes ses paroles en mon honneur.
en mon honneur ? je trouve que ça ne colle pas trop... :s limite on dirait que Victor parlerait de lui, mais sans Charles à côté ^^'

me parût singulière. : parut, non ? ^^'


Le silence imposa tout -> en vie qu’en ce moment.

Le silence imposa tout son empire
étrange mais bonne image (même si le "tout" me gène un peu ^^')

pas le loisir de saisir une troisième opportunité.
Je pense que je me trompe, mais hein, on est là pour apprendre des deux côtés :
"loisir" ici veut dire occasion, non ? Donc en gros, il ne lui laissera pas l'occasion de
saisir une troisième occasion ? Embarassed Ou alors je me trompe complètement et je te prierai
seulement de pas te moquer trop de moi Razz

de mon existence, toutefois
Pourquoi "toutefois", les deux phrases ne s'opposent pas non ?

ne s’en fâche pas -> s'en fâche point ? Razz

Je restais assis sur mon oreiller
Pas très naturel comme position o_O contre à la limite, mais pour s'asseoir dessus, faut se
déplacer le popotin, ce qui doit pas être la première réaction dans ce cas là ^^ (hey si
j'allais me percher sur mon oreiller ! Very Happy)

de tout mon regard
"toute entière de mon regard", j'aurai compris, "de tout mon regard" ça me perturbe
^^' (et tu répètes "tout" juste au début de la phrase suivante Surprised)

cette attention délicate n’intimait qu’une profonde neutralité.
C'est déprimant Sad y'a presque un côté méprisant on dirait :S

et commença à parler.
je sais plus si je l'ai déjà dit, mais "commencer/se mettre à" est assez maladroit, alors dans un texte au style recherché, ça me percute un peu ^^'

sur la pureté de sa robe. L’éclat de sa blancheur
Le point est peut-être trop fort, non ? point virgule ?

faisait renaître en moi un sentiment oublié, perdu dans les méandres de mes souvenirs.
Je verrai bien quelques mots qui ressemblerait à "depuis longtemps" en plus joli, dans cette phrase ^^

Je reviens un peu en arrière :
"pas un détail disgracieux n'attirait" je dirai plutôt accrochait qu'attirait, on retrouve l'aspect négatif dedans
sinon "pris au dépourvu"/"pris d'un terrible hoquet" (je proposerai de remplacer le second pris par saisis, et le "le loisir de saisir" avec un profiter dans le tas ^^
"tout comme sa voix" / "sa voix m'enchanta" son timbre ?
sentiment oublié/ de liberté absolue ; mais là, aucune idée pour t'aider :/


L Brusquement, la femme s’était tue -> la mousse des nuages.

Jusque là : jusque-là

"à elle toute seule " erreur non ?
"à ces questions" ses, non ? (tu parles de discussion, pas de question, du coup, "ces" me fait zarb :s)

"J’adorai cette voix, je suppliai" pourquoi passé simple ?
"qu’elle continue" continuât, nop ?

s’affolait et s’arrêtait à la fois
"s'affolait pour s'arrêtait brusquement avant de me marteler de nouveau" ? (comment ça, mes suggestions sont encore plus lourdes que l'original ?)

"Et elle s’est enfuie" pourquoi ce changement de temps ?

Le vent caresse à présent mes joues
J'aurai bien vu un "creusées" après joues ^^ ça collerait avec l'image du malade je trouve

à la réalité extérieure
j'ai pas trop aimé Embarassed (l'association réalité - extérieure)

dans leur future robe de pétales
Je me lâche, là c'est purement, absolument, une idée, même pas une suggestion : "dans leur écrin de pétales à naitre" *sort, loin*
tu déteins é_è

J’ai d’ailleurs demandé à Victor de faire de même cette saison et de porter ce bijou floral sur sa tombe.
Il est alité depuis combien de temps déjà ? >_< si ça fait plus d'un an, mieux vaut "ces saisons" non ? enfin, quelque chose de goût

m’engage aussi
"aussi" est un peu "terne" par rapport au reste. je verrai bien "mêmement" What a Face (ou plus sobrement, de même ^^)

la mousse des nuages.
de la mousse, sacrilège. C'est de la CREME CHANTILLY ! è_é


Au lendemain de cette étrange visite -> retrouvailles avec l’extérieur.

Ou alors j’ai raté quelque chose, je me suis emmêlée dans la lecture, ou je me permets une légère critique : le mini-retour au présent est TRES perturbant T_T

de la retrouver m’angoissa autant que l’excitation des retrouvailles.
retrouver/retrouvailles

Victor se réjouissait de mon soudain entrain à me soigner.
C'était p'tre le but de la belle inconnue tiens ^^ (j'imagine trop la scène ='))

le journal et les livres ne me procuraient aucun plaisir
Je me permets une suggestion : "ne me procuraient qu'ennui" ^^

quand il s’occupait de moi.
"lors de ses visites" ?

Chaque instant perdu par toute autre activité
je dirai "dans" toute autre activité, mais je sais pas si c'est bien français :/

un mois était passé depuis la visite.
Je m'aventure dans le terrain vaseux de la conjugaison : c'est pas "est passé" vu qu'on se retrouve au présent ?

tant désirée m’émerveilla l’esprit.
Je proposerai "me consola l'esprit"

pour éviter les répétitions :
"Quand des pas s’approchaient de mon lit" je proposerai "si" plutôt que "quand" (sauf si tu modifies à "quand il s’occupait de moi." en "lors de ses visites"

"tout autre" "plus rien d'autre" en deux lignes ^^'

Je titube dans l’allée -> je m’éloigne sans me retourner.

contre les troncs des tilleuls pour ne pas tomber.
Je rajouterai bien une phrase en disant qu'il a pas voulu prendre de canne pour se montrer plus fort Very Happy

avec la femme.
"avec elle" serait plus... rho je sais pas comment dire. Mais je trouve que ça sonnerait mieux é_è

"de jolis" joli est peu pauvret :S "on dirait" idem ^^'

"Je m’assis" : assois (ou assieds, si cela te sied Very Happy)

"margelle" est plu joli que "rebord" je trouve ^^

"surface de l’eau" onde ? (plus délicat)

éveille tous mes sens
Tu as une sale manie à mettre des "tout/s" partout è_é

"de toucher le ciel " les nues ?

Soudain, la femme se retire.
D'habitude, c'est l'homme Surprised *sort, loin, loin loiiiiiin*

avant "me dit-elle d'un air tranquille" tu mets un point dans le dialogue, au lieu de la virgule

se gonflent d’oxygène
quelles considérations bassements phyisques Sad

Un sourire élargit ma figure
Mon imagination me joue des tours affreux. Je préfère encore le classique "m'étire les lèvres" Sad

C'est triste la fin :/ Pauvre Charles. Par contre, je pense que la dernière phrase est mal placée. Je verrai mieux la rose d'Amandine en dernier.



Globalement :

Bon par contre, je vais te faire rire, mais je trouve que ça manque de descriptions ! (si si, je suis pas folle Surprised). C'est peut-être la première personne qui fait ça, ou l'empressement du personnage à retrouver la femme, mais il marche à un pas assez lent dans un jardin qu'il n'a pas fréquenté depuis des mois !
Au sortir, j'ai l'impression de ne pas avoir lu grand chose. Et j'aurai bien vu quelques hallucinations fiévreuses avec Amandine. Genre plus de visites de la mystérieuse femme (la Mort ?) et il la confond avec Amandine dans son délire ! ^^ (mais si il faut, la maladie ne s'y prête pas du tout Sad)
Par contre, à part deux ou trois fois, ça manque de descriptions des sentiments
"J'acquiesce et m'abandonne à son étreinte. La femme me saisit la main et m'entraîne à sa suite ;"
Certes, il se laisse trainer, mais je trouve ça assez rapidement "plié" ^^'
Voilà, sinon, j'aime beaucoup l'idée Smile
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Lun 11 Avr 2011 - 19:33

Je vous remercie toutes les deux pour vos commentaires Smile.
Vous imaginez bien que j'aurais quelques petits points à défendre, notamment sur certains aspects de la forme - et même du fond remarque.

Cependant, depuis la semaine dernière, encore toute cette semaine jusqu'à mardi prochain... j'ai pas le temps de passer trop-trop de temps (oui je révise).
Donc promis juré, dès que je trouve un peu de temps, je vous fais mon réquisitoire tongue.

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Gavroche le Lun 11 Avr 2011 - 19:37

Ta plaidoirie, paco, plaidoirie ! Le réquisitoire, c'est nous, les procureurs ! Wink
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Manon le Lun 11 Avr 2011 - 20:03

Je t'attends, j'aime qu'on me contredise ! (c'est vrai en plus é_è)
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Mar 12 Avr 2011 - 12:33

Je vais le faire en deux-temps.
On commence par Blackmark !

Blackmark a écrit:
La réponse est dans la question Wink "Si je lui donnais, la maladie ne pourrait que s'accroître" ou "Si je lui donne, la maladie ne peut que s'accroître". Tu nous fais un mélange des deux^^
J'ai pris : "la maladie ne peut que s'accroître si je lui donne de la facilité".
Je croyais que tu comprenais pas pourquoi il y avait du conditionnel u_u".

Blackmark a écrit:
Laughing Pardon, ça portait à confusion. Je ne te disais pas de changer "moi-même" en "soi-même", évidemment, mais "une ombre" en "l'ombre" Razz
J'ai pris "l'ombre" effectivement.

Blackmark a écrit:
Ah si, la vraie orthographe veut une apostrophe ! tongue
Dans ce cas, j'en informerai mon Larousse xD
C'est surtout qu'il existe deux orthographes différentes Wink.
http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/entr%27ouvert,_erte/27900

Blackmark a écrit:
:bush: La fatigue, je te dis...
Pas compris ?

Blackmark a écrit:
Blackmark a écrit:Peut-on seulement se hisser contre un sommier ?
Ah là, je dis oui !

Je veux bien que tu m'expliques comment alors, puisque le sommier se trouve sous le matelas, j'ai un peu de mal à visualiser la chose.
Arf', en fait non, ce n'est pas le sommier.
Mais comment s'appelle l'espèce de "dossier" du lit, sur lequel on peut s'appuyer en ce cas ? Le dossier du lit ? Ou la "tête" de lit ? (en regardant sur un site : http://www.ikonet.com/fr/ledictionnairevisuel/maison/ameublement-de-la-maison/lit/parties.php ?

Blackmark a écrit:
Ici aussi, je mettrais "laisserais", l'usage du futur ne me parait pas approprié.
Of course.

Blackmark a écrit:
Il ne me semblait pas avoir déjà aperçu pareille créature au cours de mon existence, toutefois elle arborait des traits qui bouleversaient mon âme
Je ne comprends pas l'opposition.
J'avoue que moi non plus. Je l'enlève.
Il ne me semblait pas avoir
déjà aperçu pareille créature au cours de mon existence ; elle arborait
des traits qui bouleversaient mon âme.

Blackmark a écrit:
Je ne la connaissais pas mais il me vint l’idée de l’aimer et de faire tout mon possible pour qu’elle m’appréciât en retour

Je cite toujours les passages où j'estime qu'il y a une faiblesse, mais pour une fois j'ai aussi eu envie de souligner une phrase que j'aimais bien Very Happy
Elle me plaît aussi .
(oui, je m'auto-félicite)

Blackmark a écrit:
Je ne me souviens plus de ce qu’elle m’a dit, si ce n’est que sa voix m’enchanta tant que je n’avais d’yeux que pour elle.
L'usage de "si ce n'est que" me gêne, je me suis attendue à ce qu'il cite quelques bribes de leur conversation. Pour moi la fin de la phrase ne correspond pas à la formule.
Non, je ne peux pas lui faire citer quelques bribes. Le seul élément de cette conversation que je pouvais me permettre de citer, c'était le "Bonjour Charles.". Parce que c'était lui qu'elle était venue voir.
Mais ensuite, avec le contexte qui suit, puisqu'il s'agit de la mort, il me paraît très mal venu de montrer ce que peut te dire la Mort. Ce serait tranché sur la question : eh bien la mort, elle te dit ceci, cela et tout ça.
Non, ça reste un mystère : seul Charles peut entendre - pas le lecteur - mais il n'écoute pas.

En fait, c'est pour ça que la fin de la phrase se concentre sur le regard : on parle, mais lui ne fait que regarder. Il ne comprend pas grand chose ; il est fasciné.

Blackmark a écrit:
plus rien ne pouvait me retenir à ce lit, à ingurgiter mes gélules
Plus haut, tu as déjà utilisé le même verbe, également à propos des médicaments.
J'ai mis "avaler" (absorber était déjà pris =/).

Blackmark a écrit:
je répondais à ces questions
Ce n'est pas incorrect, mais "ses" questions me parait plus naturel.
J'hésite, mais je crois que je prends.
En fait, dans l'idée, c'étaient "des" questions et "les questions. Très indéfini.

Blackmark a écrit:
Ce silence me brisa le cœur : je ne voulais pas qu’il se réapproprie mon quotidien et me tienne à nouveau compagnie
Il me semble que c'est un peu prématuré dans l'histoire. Elle ne l'a pas encore quitté, et il ignore si elle va se remettre à parler, je trouve que la phrase trouverait mieux sa place un peu plus loin dans le texte.
Non, c'est le silence dont il est question ici. Depuis qu'elle s'était mise à parler, c'était en ininterrompu et il n'y avait plus de silence.
Là, elle vient de s'interrompre pour la première fois et il retrouve le silence glacial de sa chambre ; il a peur de se retrouver à nouveau seul dans son lit.
Rien de prématuré donc : il craint juste que cette interruption soit le signe de son départ, parce qu'il ne supporte pas l'idée qu'il y ait à nouveau du silence dans sa tête.

Blackmark a écrit:
J’adorai cette voix
J'aurais utilisé de l'imparfait.
Pourquoi ? C'est sur l'instant.

Blackmark a écrit:
« Nous nous retrouverons dans un mois, vers la fontaine du jardin, au crépuscule. »
C'est le passage que j'ai le moins aimé. Je trouve que cette parole coupe le rythme du texte et, bien que son contenu soit nécessaire à la suite, elle semble un peu trop banale. J'y reviendrai par la suite.
En quoi elle est banale ? x)

Blackmark a écrit:
sont prêtes à accueillir le printemps dans leur future robe de pétales
Le "futures" me perturbe. Ne sont-elle pas déjà dans leur robe de pétales, bien qu'elles n'aient pas encore éclos ?
Bah le fait d'éclore leur donne une robe (de pétales). Le "future" est appliquée à "robe" ici, pas pétales. Wink

Blackmark a écrit:
je n’ai cessé de les choyer et de cueillir la plus belle d’entre elles
La construction me semble maladroite, on ne dirait pas "il n'a pas cessé de cueillir la plus belle" puisqu'il ne l'a fait qu'une fois par an.
Euh bah si... "je n'ai pas cessé de cueillir la plus belle d'entre elles chaque année"... ça me paraît cohérent !
Ce qui signifie, qu'il n'y a pas eu une année où il ne l'a pas fait.

Blackmark a écrit:
Au lendemain de cette étrange visite, j’interrogeai Victor sur l’identité de la femme qui s’était invitée dans ma chambre.
Cela me parait un peu incongru qu'il ne s'en soit pas inquiété avant (j'entends en la présence de la femme). A aucun moment il ne lui demande qui elle est, ce qui est plutôt curieux. Si c'est par pudeur, il faudrait peut-être le mentionner. Et pourquoi attendre le lendemain pour interroger Victor alors qu'elle occupe la moindre de ses pensées ?
Il ne peut pas demander qui elle est, car en vérité il sait au fond de lui qui elle est (= ce pourquoi il a envie de l'aimer.)
Quand elle est là, il perd tous ses moyens : il ne dit rien et il est simplement attiré inexorablement par elle.

Et il n'en parle à Victor que le lendemain, parce que Victor s'occupe de lui à la toilette - et c'est le seul moment où il est à peu près lucide. Quand il lui administre les médicaments, il fait semblant d'être endormi (rappelle-toi).
On peut donc s'imaginer qu'après cette visite, il ne voit Victor que le lendemain - de manière lucide du moins.

L'autre aspect - et c'est redit un peu plus loin - c'est qu'il naît en lui une certaine flamme. Sa présence "l'excite" un peu et il a envie de garder ça pour lui.

Blackmark a écrit:
Il ne m’avait pas tout de suite répondu
il m’avait avoué n’avoir vu quiconque
Pourquoi un plus-que-parfait au lieu du passé simple ?
Disons que... en fait, je crois que j'avais l'idée de faire une espèce d'alternance de temps pour donner plusieurs plans au récit. J'avais lu cet effet là chez Kafka.
L'histoire se passe au présent, le héros parle d'un souvenir au passé et il fait sa réflexion ou la description des choses qui le dérangent au plus-que-parfait.
Mais bon, je pense garder le passé simple en fait. (mais je trouve que ça sonne moins bien, et que le texte perd en profondeur. Juste une impression).

Blackmark a écrit:
le luxe de venir à moi quand elle le souhaitait sans jamais laisser de traces
Le "jamais" me dérange, elle n'est venue qu'une seule fois.
Il anticipe ici : il s'imagine qu'elle reviendra à chaque fois et que, à chaque fois, elle ne laissera jamais de trace.

Blackmark a écrit:
Aujourd’hui, un mois était passé depuis la visite

Pourquoi "était" ? Nous sommes dans le présent (aujourd'hui). De même, dans tout le passage qui suit cette phrase, la narration est au plus que parfait, alors qu'un passé simple aurait suffi, il n'y a pas d'antériorité.
Ah une erreur là.

Blackmark a écrit:
la nécessité d’aérer mon corps confiné dans ma chambre
sous le coup de la colère et du trop long confinement dans mon lit
Répétition du confinement.
Remplacé par : "la nécessité d’aérer mon corps enfermé dans ma chambre"

Blackmark a écrit:
Il avait ensuite haussé le ton et sommé de renoncer
On somme "quelqu'un", donc "m'avait sommé" (même si ça fait une répétition de l'auxiliaire pas forcément heureuse)
Je ne sais pas si ici, on peut justement se passer de la répétition malheureuse.
Dans le doute, j'vais coller quelque chose de moins beau...

Blackmark a écrit:
Je m’assis sur le rebord et contemple le jardin

M'assis ? M'assois ou m'assieds, c'est du présent Wink
C'est ça le problème de jongler entre deux temps ; avec les verbes qui se ressemblent, on fait la confusion.

Blackmark a écrit:
le reste est obstrué par les branchages
"Obstrué" est mal choisi, l'idée est que les branchages cachent la maison, ils ne bouchent rien.
Bah ils "bouchent" la vue, non ?

Blackmark a écrit:
Ce qui m'a paru un peu étrange, c'est que malgré sa fascination pour son inconnue, il n'a pas la curiosité de lui demander qui elle est, ce qu'elle fait là. Certes il est bercé par ses paroles et n'ose pas l'interrompre, mais même au moment de son départ il ne cherche pas à la retenir, à la convaincre de revenir le voir. Peut-être est-il trop hébété pour cela, mais je pense que tu pourrais appuyer un peu plus sur ce point.
En fait, je pense surtout que ce serait très indélicat que d'appuyer un quelconque point.
L'idée de cette nouvelle, c'était de montrer que la Mort venait à lui. Sauf que ici, je ne lui donne pas l'allure spectrale, ni la faux, ni l'angoisse... au contraire, je lui donne la douceur.

Ce que ce texte suggère, c'est que le vieux Charles sait pertinemment, au fond de lui, qui elle est et ce qu'elle est venue faire à la fontaine.
Toute l'attente qui suit, c'est qu'il veut la revoir : la métaphore qu'il veut mourir plus vite encore. Mais elle lui a dit "dans un mois" ; ce sera donc dans un mois.

C'est aussi la raison pour laquelle il ne se demande jamais non plus "tiens pourquoi à la fontaine ?".
Il serait donc très inconvenant que de lui faire poser mille questions : Freud dit que l'on sent approcher la mort quand on est très gravement malade ; et même parfois quand on est bien en vie.
Cette femme n'est qu'une allégorie : je lui ai donné une forme. Il aurait pu fantasmer sur une lumière qu'il voit à travers sa fenêtre et qui l'invite à la rejoindre : je lui ai donné l'apparence d'une femme. Parce que pour lui, la femme incarne la douceur, la subtilité : la mort n'est pas "méchante" ici, elle vient simplement le prendre et elle le prévient à l'avance.

Blackmark a écrit:
La deuxième chose, comme je l'ai déjà mentionné, est la façon dont le rendez-vous est donné. D'une certaine façon, je crois que ta nouvelle aurait eu encore plus de force si ce rendez-vous n'avait pas été explicite. Elle aurait pu le quitter avec une simple promesse de retrouvailles, par exemple. Il attend sans cesse son retour et tu parviens bien à retranscrire son impatience, mais au fond le lecteur sait bien qu'elle ne reparaitra qu'au moment du rendez-vous. Ce jour-là, il aurait pu avoir l'intuition qu'elle viendrait le rejoindre, ou alors elle lui aurait envoyé un signe ou que sais-je. Je sais bien que cela n'est pas vraiment compatible avec ton idée de rendez-vous au crépuscule, mais bien que ce soit le titre de la nouvelle je crois que son essence n'est pas là. Qu'en penses-tu ?
En fait, c'est que ce je disais : la première visite, c'est pour le mettre au courant qu'il va mourir. Ce n'est pas dit explicitement (sinon on perd tout le charme) et elle lui dit qu'elle reviendra le chercher à la fontaine.
A cela, on a plusieurs indices : il parle par exemple de ses mémoires presque achevées, il l'attend même la nuit - un malade proche de la mort dort mal les nuits - et il ne cherche pas outre mesure à savoir ce qu'ils vont faire à la fontaine. Lorsqu'il menace Victor, il veut absolument se faire excuser, car il ne veut pas partir "fâché" avec lui. J'aurais pu ajouter un "Le pauvre Victor, il ne comprend pas" mais ça ferait d'une part vraiment peu original, et d'autre part, ça risquait de briser la fin.

J'aurais pu lui faire dire "A bientôt" sans donner de date explicite. Mais en ce cas... ça aurait été un peu tiré par les cheveux pour faire lever Charles et l'emmener dans le jardin, sans révéler non plus la raison de cette soudaine envie. Là, elle lui a donné un rendez-vous (Rendez-Vous avec la Mort, ça ne te dit rien ? Wink) et il espère qu'elle viendra avant... ce n'est pas pour assouvir son fantasme de la voir. C'est qu'il veut mourir ; elle vient à lui comme un soulagement.
Bien sûr que le lecteur n'a pas de mystère et se doute bien qu'elle ne reviendra pas avant le mois prochain ; néanmoins, le mystère de la nouvelle ne repose pas sur "reviendra-t-elle ou non ?" (^^) mais plutôt sur "qui est-elle ?".

En fait, on a l'impression qu'en tant que lecteur, on n'en sait beaucoup ; mais Charles en sait plus que nous, puisque lui, malgré lui, il a compris ce qu'elle était venue faire pour lui.
Donc non, je ne changerai rien du tout, car c'est comme ça que je la voulais .

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Mar 12 Avr 2011 - 13:09

Passons à Nariël Smile.

Náriel Limbaëar a écrit:
le haut de mes épaules
je sais pas si les épaules sont assez grandes pour qu'on puisse parler de "haut" et peut-être "me parcourt (le haut des) / les épaules" je trouve ça plus fluide ^^'
J'ai préféré "me parcourt le haut des épaules" en effet. Smile

Náriel Limbaëar a écrit:
"et je ressers le col" : resserre
Mince, le texte est pas à jour : ça a été corrigé Wink.

Náriel Limbaëar a écrit:
où je décide enfin à céder à la tentation
depuis la première lecture, même si je sais que c'est fait exprès, l'opposition de "décider" et "céder à la tentation" me gêne >_<
Idem, ça a été corrigé !
le jour où je décide enfin de
céder à la tentation de l’extérieur
Mais... "céder" et "décider", ça serait peut être problématique s'ils étaient parfaitement collés l'un à l'autre, mais là... ça va, il y a "enfin" entre les deux.

Náriel Limbaëar a écrit:
L’odeur
Avec des tournures pareilles, "odeur" me parait un peu fade, presque Razz Pourquoi pas "senteur", "fragrance" ?
Ah non, bonjour les stéréotypes ! Parce qu'on écrit en soutenu, on ne doit prendre que des termes qu'on n'utilise jamais ? Non, ça s'appelle de la "préciosité" mais pas du langage soutenu.
"odeur" a toute sa place dans la langue française ^^".

Náriel Limbaëar a écrit:
grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps.
pour moi, grelotter est continu, donc que ça dure qu'un instant, je vois plus ça comme un frison ^^' et je pense que "du temps" est superflus ^^'
Ben oui, effectivement, grelotter est continu... ce pourquoi il est ici en continu tongue.
(puisqu'il y a "les reproches", c'est qu'il y a plusieurs coup de vent... donc il grelotte tout le temps)

"du temps" me paraît "posé" la phrase. J'avoue, c'est aussi acoustique... mais pas que. S'il n'y avait pas "du temps", j'ai peur qu'on ne saisisse pas ce "reproches aériens".

Náriel Limbaëar a écrit:
tout peu assuré de mon prochain pas
J'aime bien l'idée, les mots, mais pas la tournure ^^'
C'est-à-dire ?

Náriel Limbaëar a écrit:
rabougri par l’accumulation des années.
je verrai plutôt "des ans".
Beurk ! Déjà qu'on nous demande d'éviter les participes présents et les adverbes en -ement pour les sonorités désagréables... si on en rajoute un peu plus avec d'autres mots ! Un son en "é" sera toujours plus agréable qu'un "an".

Náriel Limbaëar a écrit:
je ne ferais que marcher mollement le long de mes belles allées.
je trouve que l'association de "mollement" et "belles" donne un aspect très artificiel au narrateur, dans le mauvais sens. Ne serait-ce qu'un des deux en moins ferait plus naturel.
Bah, d'un autre côté, il donne des excuses assez bidons pour aller se promener dehors. Il y a bien un caractère artificiel là-dessous ^^".

Náriel Limbaëar a écrit:
Il serait plus raisonnable de ne pas m’imposer davantage de fatigue ; voilà huit mois que je me prépare à cette aventure, alité et somnolent sur un passé déchu.
pourquoi "plus" raisonnable sans rien qui l'oppose ? (exemple "mais voilà huit mois..." qui sous-entendrait une fois de plus la lassitude).
Ben c'est le superlatif (le "most" anglais). Il serait "plussss" raisonnable ; pas de comparatif. scratch
Par contre, j'avais changé un truc grâce à Blackmark :
Il serait plus raisonnable de
ne pas m’imposer davantage de fatigue ; voilà huit mois que je me prépare
à cette aventure, alité et somnolent sur un passé plus glorieux.

Náriel Limbaëar a écrit:
Deux petits "pourtant" assez rapprochés et "corps" qu'on remarque et que tu peux remplacer de manière plus "recherchée" (enveloppe ?)
Pouah... non, comme le dit Lovenhenbuck, mieux vaut se répéter parfois que d'aller chercher un terme à quinze lieues de la signification ^^".

Náriel Limbaëar a écrit:
je n’étais qu’une ombre de moi-même
Voui, je sais qu'on peut avoir plusieurs ombres, mais c'est pas très joli je trouve Embarassed
"je n'étais plus qu'une ombre de moi-même" serait déjà plus... fluide
J'ai mis "l'ombre de moi-même" en fait maintenant.

Náriel Limbaëar a écrit:
Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut et ce qui se passa ensuite, mais je peux nonobstant affirmer aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes.
Ouf ! Je n'ai rien contre les phrases longues, mais je trouve que celle-ci s'emmêle un peu :$ j'utilise peu "nonobstant", mais je le placerai plus naturellement après "affirmer" ou après "mais" et plutôt "désormais" qu'"aujourd'hui", plutôt "éveil" que "soubresaut" (que je trouve assez maladroit, mis de cette manière), ce qui donnerait : "Je n'avais alors pas mesuré [prit conscience ?] le temps entre mon éveil et ce qui se passe ensuite, mais nonobstant, je peux désormais affirmer qu'il me parut très long, [là, je reformule un peu à ma sauce :] plongé dans l'immobilité, la tête enfouie dans l'oreiller, alors qu'il ne dura que quelques minutes."
(bien que je bloque sur la fin et que c'est entièrement subjectif ^^)
Mais je peux affirmer nonobstant aujourd'hui ?
Mais nonobstant je peux affirmer aujourd'hui ?
Tu trouves ça sérieusement "fluide" ? ^^

Plusieurs raisons à ne pas mettre "éveil" : d'une part, parce qu'il est beaucoup trop utilisé déjà dans ce texte. D'autre part, il n'y a pas d'éveil (il était réveillé) il a eu une petite peur (qui lui a provoqué un soubresaut) comme quand lorsqu'on se met derrière toi et qu'on te fait "bouh". On ne dit pas que tu viens de te réveiller ? tongue
Plongé dans l'immobilité ? Tiens, ce serait donc moins sclérosée comme formulation ? tongue
"Alors que" rajoute un effet de "supplément". Ici, l'utilisation du participe présent est plus judicieuse : ça se passe en parallèle, c'est "durant", ça coïncide avec l'action. En fait, c'est la raison de l'existence du participe présent !

En fait, je ne veux pas la changer cette phrase parce que moi elle me plaît - et je me fais plaisir NA !

Náriel Limbaëar a écrit:
j’étais contraint à absorber
à absorder, phonétiquement, c'est pas joli ^^'
Huhu, mais sinon j'ai "avaler" mais c'est le même problème Very Happy.
Ingérer à la rigueur, mais ce n'est pas tout à fait le même sens Wink.

Náriel Limbaëar a écrit:
jusqu’en dessous du cou
pourquoi pas simplement "jusqu'aux épaules" ?
Parce que pour moi, en "dessous du cou" c'est un peu plus haut que les épaules. Je devrais peut-être d'ailleurs dire "jusqu'au cou" tout simplement.
(et puis parce que épaule est déjà employé, toi la reine des releveuses de répétitions ! Razz)

Náriel Limbaëar a écrit:
Je commençai à accepter l’idée
"je commençai" fait très simple par rapport au reste du style assez recherché,d 'ailleurs pourquoi pas "résigner" ? (je me résignai à accepter l'idée, je sais pas si ça se dit :/)
Oui mais j'ai l'impression que sous prétexte que le style est soutenu, il me faut bannir tous les verbes qu'on connaît et ne prendre que ceux qui se planquent dans le dictionnaire.
Non, c'est écrire en "précieux" qui recommande cela ; en soutenu, c'est donner une belle forme à la langue et choisir un registre non familier.

Náriel Limbaëar a écrit:
un second pas se posa sur le plancher.
Je n'ai rien contre la personnalisation, mais là, le "pas" me dérange vraiment ^^' résonna sur le plancher me serait tout à fait naturel (on voit une empreinte de pas, on entend des pas...)
Personnification ? En ce cas "résonner" aussi en est une.
Mais je te rassure : ni l'une ni l'autre ne sont des personnifications, parce que je ne leur donne pas des caractéristiques humaines...

Náriel Limbaëar a écrit:
Ce geste était plus doux
Tu personnalises, puis tu le renvoie au fait de n'être qu'un simple geste, perturbant :S Je verrai plus un mot qui se rapporterait à l'effet sonore ^^
plus subtile - subtil, rho Pacô ! Razz
(subtil avait été corrigé T_T)
Oui mais je n'avais pas personnalisé...
La personnalisation, c'est renvoyé à une personne. Quand tu dis : "le réveil sonna..." tu le personnalises ?
Non. Alors quand tu dis : "le pas se posa" ; non plus. Wink

Náriel Limbaëar a écrit:
et une vieille cousine qui me rendaient visite
"me visitaient" colle plus au niveau de langage, je trouve ^^
Pourquoi pas... m'enfin là, il n'y a rien d'incorrect. C'est juste que tu aurais préféré ?
Parce que moi "visiter" ça m'a toujours posé un problème : les femmes me visitent... j'ai l'impression qu'elle prenne un guide et qu'elles m'explorent comme un musée ^^.

Náriel Limbaëar a écrit:
le matin même
vu qu'il dort, je pensais qu'on était seulement le matin :S
Il est en phase terminale dans une maladie... je crois qu'on dort un peu tout le temps dans ces moments là...

Náriel Limbaëar a écrit:
Globalement, pour ce passage : entre le moment où la porte s'ouvre, les pas et tout, c'est long, ce qui ne m'embête pas, mais tous les "entractes" où tu décris les habitudes avec plus de détail, c'est déjà un peu plus dérangeant, ça coupe totalement de l'ambiance Surprised (d'ailleurs, je rajouterai bien une petit saignée ou une piqûre selon l'époque, pour montrer qu'il y a quelque chose de très désagréable [même si je déteste prendre des medocs, que des fois, j'oublie volontairement pendant des jours, c'pas la mort ^^]).
Ou encore mieux, des lavements What a Face
Hum, sur ce, je continue ma lecture ^^
Moui... mais ce serait complètement inintéressant ? Enfin, j'entends par là que lui faire une piqûre pour lui faire une piqûre, je n'en vois pas l'intérêt.
Tous les détails, je les place pour poser l'atmosphère, le contexte : il croit que Victor vient lui emmener ses médoc' - parce qu'il a peur de ça - raison pour laquelle il fait semblant de dormir. Et ça permet aussi de souligner un peu plus qu'il est gravement atteint.

Ensuite, je ne suis pas "pour" l'action de l'action. Au contraire, je préfère quinze fois quand on se pose, qu'on étudie un peu le personnage : il en paraît plus profond.
Ici, il nous fait part de sa psychologie : il nous raconte son quotidien rythmé par les gélules à avaler (et sûrement les piqûres ) il nous dit qu'il n'aime pas ça et qu'il fait semblant de dormir (= syndrome du retour à la petite enfance, assez courant pour les personnes âgées proches de la mort, qui réagissent comme des enfants en refusant leur traitement).
En fait, il n'y a pas tant de détails que ça ; c'est juste que je prends mon temps pour le dire tongue.

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Mar 12 Avr 2011 - 14:15

Continuons :

Náriel Limbaëar a écrit:
Ma tête s’encombrait de questions ; certaines plus urgentes que d’autres
C'est très personnel, mais je déteste ce genre de phrases ^^' Surtout que tu exposes les questions après !
Et... ? En fait, j'ai pas compris ce qui te dérange : qu'on expose les questions après le fait qu'on dise qu'on a des questions ?
Tu voudrais qu'on pose les questions et qu'ensuite on dise : "J'ai des questions !" ?

Náriel Limbaëar a écrit:
j’arrangeasse ma figure beaucoup trop pâle.
J'aurai bien mis "poudrasse" (même si c'est moche mais hein, le subjonctif :s) et plutôt "bien trop pâle" que "beaucoup", ça donne plus de prestance à mon goût ^^
Oh, non, pas le "bien". C'est une tournure bien trop (tiens justement !) convenue.
Et se "poudrer" c'était à la cours de Versailles... ici, ça doit se passer au XIXème siècle, vers l'époque de Tintin tongue.

Náriel Limbaëar a écrit:
contre chaque meuble de ma chambre
"de ma chambre" est un peu superflus, je pense.
Non, c'est une manière de rappeler où on est.
Justement, tu te plaignais qu'on se perdait un peu dans les détails : c'est grâce à ces petits rappels que tu te souviens où tu en es Wink.

Náriel Limbaëar a écrit:
feuillets ancrés : encrés, plutôt non ? (ou un joli jeu de mot ^^)
Ah, boulette !
Remarque, pas mal le jeu de mots non plus... mais ça fait plus erreur que jeu de mot quand même ^^.

Náriel Limbaëar a écrit:
lorsque je ferais preuve de bravoure et je recouvrerais mes capacités d’homme intègre.
j'ai trouvé la formulation... pas à mon goût (d'ailleurs, intègre ? pas la même chose qu'intégrale non ? ^^)
Non, quelqu'un d'intègre, c'est quelqu'un qui est respecté et d'une grande honnêteté. C'est le principe du gentleman.

Náriel Limbaëar a écrit:
elles vous volent le flambeau de la réussite.
Je n'aime pas particulièrement les points d'exclamation, mais là, mon esprit en a mis un à la lecture ^^
Mais... faut pas en mettre. Dis à ton esprit qu'il s'est gouré ; il ne s'exclame pas ici.
(le pauvre, il a trop pas de force pour s'exclamer en plus =/)

Náriel Limbaëar a écrit:
s’autorisait cette intimité
Familiarité, plutôt non ?
Euh... dans la société bourgeoise, seuls les "intimes" s'appelaient par leurs prénoms. On parle donc bien d'intimité.
Familiarité, c'est plus pour les "bons potes".

Náriel Limbaëar a écrit:
ses trente-trois années à mon service
J'aurai tendance à mettre "de" plutôt que "à mon", vu qu'on s'en doute ^^'
Bah non, on s'en doute, surtout ici : on pourrait croire que je veuille dire qu'il a 33 années de service de domestique. Pas forcément, au service de Charles.

Náriel Limbaëar a écrit:
à toutes ses paroles en mon honneur.
en mon honneur ? je trouve que ça ne colle pas trop... :s limite on dirait que Victor parlerait de lui, mais sans Charles à côté ^^'
Ben non... quand on dit "en l'honneur de quelqu'un" (quand on fait une fête en l'honneur de bidule) il faut bien que ce quelqu'un soit là non ?
Et quand c'est en l'honneur d'un mort, c'est justement qu'on pense que le mort est parmi nous pour être célébré.

Náriel Limbaëar a écrit:
me parût singulière. : parut, non ? ^^'
Ah, un accent volage...
C'est le "bien que" qui a du m'induire en erreur ! Smile

Náriel Limbaëar a écrit:
Le silence imposa tout son empire
étrange mais bonne image (même si le "tout" me gène un peu ^^')
Je l'ai volée à Hugo Embarassed.
Mais je crois bien que lui aussi a du la voler à d'autres tongue.

Náriel Limbaëar a écrit:
pas le loisir de saisir une troisième opportunité.
Je pense que je me trompe, mais hein, on est là pour apprendre des deux côtés :
"loisir" ici veut dire occasion, non ? Donc en gros, il ne lui laissera pas l'occasion de saisir une troisième occasion ? Embarassed Ou alors je me trompe complètement et je te prierai seulement de pas te moquer trop de moi Razz
Oui, en fait avant, le loisir n'avait pas tout à fait la même signification qu'aujourd'hui. "Loisir" signifiait avant tout ce qui était plaisant ; donc ici, ça n'a pas le sens de "occasion" mais "je ne lui laisserai pas le plaisir".
C'est le "loisir de faire quelque chose". Souvent, c'est un plaisir qui renvoie à l'idée qu'on en a aujourd'hui : le plaisir d'un petit instant qui n'est pas du "travail"... même si c'est un peu plus "complexe" que ça ^^.

Náriel Limbaëar a écrit:
de mon existence, toutefois
Pourquoi "toutefois", les deux phrases ne s'opposent pas non ?
Oui, j'ai enlevé ^^.

Náriel Limbaëar a écrit:
ne s’en fâche pas -> s'en fâche point ? Razz
Ah fichtre ! C'est de la caricature !

Náriel Limbaëar a écrit:
Je restais assis sur mon oreiller
Pas très naturel comme position o_O contre à la limite, mais pour s'asseoir dessus, faut se
déplacer le popotin, ce qui doit pas être la première réaction dans ce cas là ^^ (hey si
j'allais me percher sur mon oreiller ! Very Happy)
Ben, il s'est redressé contre la "tête du lit" (et non contre le sommier T_T). Donc du coup, l'oreille se trouve sous son arrière train - là ça me paraît logique...

Náriel Limbaëar a écrit:
de tout mon regard
"toute entière de mon regard", j'aurai compris, "de tout mon regard" ça me perturbe
^^' (et tu répètes "tout" juste au début de la phrase suivante Surprised)
M'en fiche de répéter "tout".
Ah mais tu connais pas l'expression "embrasser de tout son regard" ? C'est ce qui signifie que tu la "happes" rien qu'avec tes yeux, comme si ton regard avec des bras et que tu la recouvrait de ton regard.
Poétique n'est-ce pas ? Smile

Náriel Limbaëar a écrit:
cette attention délicate n’intimait qu’une profonde neutralité.
C'est déprimant Sad y'a presque un côté méprisant on dirait :S
C'est la mort ; elle en voit des dizaines par jour tongue.

Par contre, non, ce n'est pas méprisant : parce que dans le mépris, il n'y a justement pas de neutralité. C'est du négatif.
Ici, elle le regarde de manière très transparente : pas parce qu'elle le méprise, mais parce que comme si pour elle, il était naturel qu'il soit aussi souffrant.
(Il décrit d'ailleurs ensuite cette neutralité : ce n'est ni la pitié de ses belle-filles, ni la colère chagrinée d'Amandine, ni même le mépris du fonctionnaire).

Náriel Limbaëar a écrit:
et commença à parler.
je sais plus si je l'ai déjà dit, mais "commencer/se mettre à" est assez maladroit, alors dans un texte au style recherché, ça me percute un peu ^^'
Ahhh ! Non, ce n'est pas un style recherché ; c'est un style comme un autre tongue.
Là, c'est exactement ce que je me dis de temps en temps : à force de publier des livres commerciaux qui sont tous culturellement identiques, on a l'impression que toute écriture qui "dévie" un peu du carcan ordinaire de la littérature est un style soit "rebelle" soit "recherché".
C'est triste, parce qu'il en perd son identité Sad.

Pour le "commencer", il me va très bien tongue.

Náriel Limbaëar a écrit:
sur la pureté de sa robe. L’éclat de sa blancheur
Le point est peut-être trop fort, non ? point virgule ?
Euh... et après tu vas me dire que tu trouves mes phrases trop longues... T_T.
Mais je vois pas l'utilité du point-virgule. En quoi, il ferait un "écoulement d'idée" ici ?

Náriel Limbaëar a écrit:
faisait renaître en moi un sentiment oublié, perdu dans les méandres de mes souvenirs.
Je verrai bien quelques mots qui ressemblerait à "depuis longtemps" en plus joli, dans cette phrase ^^
Ce serait redondant, non ?
S'ils sont perdus et qu'il est vieux, on se doute que ça doit faire un petit moment Smile.

Náriel Limbaëar a écrit:
Je reviens un peu en arrière :
"pas un détail disgracieux n'attirait" je dirai plutôt accrochait qu'attirait, on retrouve l'aspect négatif dedans
sinon "pris au dépourvu"/"pris d'un terrible hoquet" (je proposerai de remplacer le second pris par saisis, et le "le loisir de saisir" avec un profiter dans le tas ^^
Oui, on pourrait dire "accrocher" aussi. Mais "attirer" convient très bien ; j'ai envie de te dire que lorsque tu croises quelqu'un qui a un énorme furoncle sur le front... dis-moi si ton regard n'est pas attiré par le furoncle si tu lui parles en face à face - même si tu fais tous les efforts du monde pour ne pas le regarder ?

J'ai pris "saisis". Wink

Náriel Limbaëar a écrit:
"tout comme sa voix" / "sa voix m'enchanta" son timbre ?
Beurk ! Là j'en reviens à l'idée : mieux vaut une répétition que de prendre des termes qui sont à dix mille lieues de la signification.

Náriel Limbaëar a écrit:
sentiment oublié/ de liberté absolue ; mais là, aucune idée pour t'aider :/
Et c'est quoi le problème en fait ? ^^


Náriel Limbaëar a écrit:
Jusque là : jusque-là
Ah bon ? o_O

Náriel Limbaëar a écrit:
"à elle toute seule " erreur non ?
Oh, c'est pas une erreur mais plus une lourdeur. J'enlève le "toute" qui est inutile.
[quote="Náriel Limbaëar"]
"à ces questions" ses, non ? (tu parles de discussion, pas de question, du coup, "ces" me fait zarb :s)
Náriel Limbaëar a écrit: Blackmark !

[quote="Náriel Limbaëar"]
"J’adorai cette voix, je suppliai" pourquoi passé simple ?
Parce que ce n'est que sur l'instant ; tiens ça c'est aussi autre chose qui me sidère. Tous les gens ont l'impression que le verbe "adorer" ou simplement "aimer" ne pourront jamais être conjugués au passé simple. Pourquoi ?

Náriel Limbaëar a écrit:
"qu’elle continue" continuât, nop ?
Ah oui, je crois que t'as raison !

Náriel Limbaëar a écrit:
s’affolait et s’arrêtait à la fois
"s'affolait pour s'arrêtait brusquement avant de me marteler de nouveau" ? (comment ça, mes suggestions sont encore plus lourdes que l'original ?)
C'est ce que je me disais aussi ^^".

Náriel Limbaëar a écrit:
"Et elle s’est enfuie" pourquoi ce changement de temps ?
Pour la même raison que le plus-que-parfait expliqué à Blackmark dans l'avant dernier paragraphe (passage de Victor qui se fait menacer).
Parce que j'avais dans l'idée, je suppose, de séparer le récit en trois plans temporels ; finalement, je n'en garderais que deux...

Náriel Limbaëar a écrit:
Le vent caresse à présent mes joues
J'aurai bien vu un "creusées" après joues ^^ ça collerait avec l'image du malade je trouve
Oui, mais ça ferait aussi un peu "sur-joué" de la lamentation à outrance.

Náriel Limbaëar a écrit:
à la réalité extérieure
j'ai pas trop aimé Embarassed (l'association réalité - extérieure)
Arf'... tant pis ^^".

Náriel Limbaëar a écrit:
dans leur future robe de pétales
Je me lâche, là c'est purement, absolument, une idée, même pas une suggestion : "dans leur écrin de pétales à naitre" *sort, loin*
tu déteins é_è
Oui, c'est intéressant... mais je ne vais pas te voler ton idée maintenant Smile.
(par contre le "à naître" fait un peu "poussé"... non ?)

Náriel Limbaëar a écrit:
J’ai d’ailleurs demandé à Victor de faire de même cette saison et de porter ce bijou floral sur sa tombe.
Il est alité depuis combien de temps déjà ? >_< si ça fait plus d'un an, mieux vaut "ces saisons" non ? enfin, quelque chose de goût
Huit mois qu'il est alité (pas qu'il est malade, parce que comme Amandine s'exaspérait de son état, on imagine qu'il est atteint par la maladie depuis un temps beaucoup plus long), les roses ne fleurissent que sur une saison, et Amandine est morte l'an dernier.
J'ai calculé justement ; c'est la première année où il aurait du emmener le rose sur la tombe.

Náriel Limbaëar a écrit:
m’engage aussi
"aussi" est un peu "terne" par rapport au reste. je verrai bien "mêmement" What a Face (ou plus sobrement, de même ^^)
Je pensais aussi à virer le "aussi"... ^^".

Náriel Limbaëar a écrit:
la mousse des nuages.
de la mousse, sacrilège. C'est de la CREME CHANTILLY ! è_é
C'est une correction ça ? Razz

Náriel Limbaëar a écrit:
Ou alors j’ai raté quelque chose, je me suis emmêlée dans la lecture, ou je me permets une légère critique : le mini-retour au présent est TRES perturbant T_T
En fait, tu as été remis au présent déjà trois fois. Depuis le début, il y a alternance entre passé et présent. :')

Náriel Limbaëar a écrit:
de la retrouver m’angoissa autant que l’excitation des retrouvailles.
retrouver/retrouvailles
J'ai mis "de la contacter m'angoissa" ; ça va ?

Náriel Limbaëar a écrit:
Victor se réjouissait de mon soudain entrain à me soigner.
C'était p'tre le but de la belle inconnue tiens ^^ (j'imagine trop la scène ='))
Huhu, ou pas Smile.

Náriel Limbaëar a écrit:
le journal et les livres ne me procuraient aucun plaisir
Je me permets une suggestion : "ne me procuraient qu'ennui" ^^
On se procure de l'ennui ? Pas si sûr... tongue

Náriel Limbaëar a écrit:
quand il s’occupait de moi.
"lors de ses visites" ?
Oui mais ce ne sont pas tellement des visites, puisque c'est son domestique...

Náriel Limbaëar a écrit:
Chaque instant perdu par toute autre activité
je dirai "dans" toute autre activité, mais je sais pas si c'est bien français :/
Le temps il est perdu "par" les activités... pas "dans" les activités...

Náriel Limbaëar a écrit:
un mois était passé depuis la visite.
Je m'aventure dans le terrain vaseux de la conjugaison : c'est pas "est passé" vu qu'on se retrouve au présent ?
Si si, j'ai fait une bourde =/.

Náriel Limbaëar a écrit:
tant désirée m’émerveilla l’esprit.
Je proposerai "me consola l'esprit"
Ah non, m'émerveiller c'est plus puissant. La Mort l'émerveille, elle fait plus que le consoler : il faut vraiment donner l'idée tout du long que cette femme est là pour le "sauver" de sa condition. Il est fasciné par elle ; ce n'est pas une consolation, c'est de l'émerveillement !

Náriel Limbaëar a écrit:
pour éviter les répétitions :
"Quand des pas s’approchaient de mon lit" je proposerai "si" plutôt que "quand" (sauf si tu modifies à "quand il s’occupait de moi." en "lors de ses visites"
Oui... mais pourquoi mettre une condition ? Tu changes complètement le sens.

Náriel Limbaëar a écrit:
"tout autre" "plus rien d'autre" en deux lignes ^^'
J'ai changé en "plus rien".

Náriel Limbaëar a écrit:
contre les troncs des tilleuls pour ne pas tomber.
Je rajouterai bien une phrase en disant qu'il a pas voulu prendre de canne pour se montrer plus fort Very Happy
Ou peut-être que.. une cane ou pas, il serait quand même en train de s'effondrer sur les arbres.
Une cane, c'est quand t'a mal au dos et que tes deux jambes sont trop faibles.
Lui, c'est pas une cane qu'il lui faudrait... ce serait un fauteuil roulant, parce que tout le corps est épuisé (quand on a une maladie incurable).

Náriel Limbaëar a écrit:
avec la femme.
"avec elle" serait plus... rho je sais pas comment dire. Mais je trouve que ça sonnerait mieux é_è
Mouais, pas convaincu.

Náriel Limbaëar a écrit:
"de jolis" joli est peu pauvret :S "on dirait" idem ^^'
Pourquoi "joli" est pauvret ? Au contraire, je compare tout ça à des rires d'enfants : c'est tout beau et tout simple. "joli" me paraît approprié.
Idem pour "on dirait". Là, il se retrouve plongé dans un espace de simulacre de réalité... il est déjà un peu mort, dirons-nous entre nous Smile.

Náriel Limbaëar a écrit:
"Je m’assis" : assois (ou assieds, si cela te sied Very Happy)
Voui, Blackmark m'a fait la même réflexion T_T.

Náriel Limbaëar a écrit:
"margelle" est plu joli que "rebord" je trouve ^^
Dans mon dico : margelle est utilisé pour le rebord d'un puits ou, par extension, les dalles d'une piscine.
Euh, je ne suis pas sûr qu'on parle de la même chose ?

Náriel Limbaëar a écrit:
"surface de l’eau" onde ? (plus délicat)
Boah... non, pas "onde" =/.

Náriel Limbaëar a écrit:
éveille tous mes sens
Tu as une sale manie à mettre des "tout/s" partout è_é
Oui mais celui-là est super important (comme tous les autres T_T).

Náriel Limbaëar a écrit:
"de toucher le ciel " les nues ?
En fait, là, c'est la petite métaphore planquée : il touche le ciel, comme s'il montait au ciel en fait...

Náriel Limbaëar a écrit:
Soudain, la femme se retire.
D'habitude, c'est l'homme Surprised *sort, loin, loin loiiiiiin*
Tralala...

Náriel Limbaëar a écrit:
avant "me dit-elle d'un air tranquille" tu mets un point dans le dialogue, au lieu de la virgule
Faut pas de virgule !

Náriel Limbaëar a écrit:
se gonflent d’oxygène
quelles considérations bassements phyisques Sad
Bah dis-comme ça uniquement, peut-être, mais avec le reste : tout à fait ! D'un autre côté, il meurt et il a l'impression de revivre : tout son corps semble traverser d'une énorme énergie : son coeur bat, sa poitrine respire, la force lui revient, comme si la maladie était détruite... alors qu'en fait, il vient de mourir !

Náriel Limbaëar a écrit:
Un sourire élargit ma figure
Mon imagination me joue des tours affreux. Je préfère encore le classique "m'étire les lèvres" Sad
En fait, c'est plus le classique "élargir la figure"... Smile

Náriel Limbaëar a écrit:
C'est triste la fin :/ Pauvre Charles. Par contre, je pense que la dernière phrase est mal placée. Je verrai mieux la rose d'Amandine en dernier.
Bah non... enfin, non, ça perd toute la chute un peu non ?
Ou alors, c'est que je me suis mal fait comprendre T_T.

Náriel Limbaëar a écrit:
Globalement :

Bon par contre, je vais te faire rire, mais je trouve que ça manque de descriptions ! (si si, je suis pas folle Surprised).
Ce n'est pas moi qui vais rire, mais arwen.
Sinon, qu'entends-tu par manque de descriptions ? Parce que je suis près à te citer un à un les passages descriptifs - mais ça peut faire le double de ce message Very Happy.

Náriel Limbaëar a écrit:
C'est peut-être la première personne qui fait ça, ou l'empressement du personnage à retrouver la femme, mais il marche à un pas assez lent dans un jardin qu'il n'a pas fréquenté depuis des mois !
Peut-être parce que, pour le coup, on s'en fout du jardin ? Razz
J'entends par là que l'intrigue ne se base pas sur le jardin, mais sur la femme : toutes les descriptions sont davantage tournées vers la psychologie de Charles, que la description de l'environnement. La preuve en est que je suis resté très succinct sur la décoration de la chambre.

J'aurais été dans un roman... peut-être que j'aurais touché deux ou trois mots, en effet Smile.

Náriel Limbaëar a écrit:
Au sortir, j'ai l'impression de ne pas avoir lu grand chose.
Fichtre ! C'est de la poésie avant tout : forcément, j'aurais pu écrire : Charles s'est fait appeler par la Mort dans sa chambre et un mois plus tard, on l'a retrouvé inerte à côté de sa fontaine.
Mais ce serait bien moins mignon quand même, non ?

Náriel Limbaëar a écrit:
Et j'aurai bien vu quelques hallucinations fiévreuses avec Amandine.
Mais pourquoi pas ? Il n'a pas de fièvre ; c'est tout juste un peu fantastique (étrange diront les rigoureux du genre) : c'est l'allégorie de la Mort.

Náriel Limbaëar a écrit:
Genre plus de visites de la mystérieuse femme (la Mort ?)
Ah effectivement, si tu me demandes si c'est la Mort... c'est que la nouvelle n'a pas été comprise T_T.

Náriel Limbaëar a écrit:
et il la confond avec Amandine dans son délire ! ^^ (mais si il faut, la maladie ne s'y prête pas du tout Sad)
Mais il ne délire pas mon Charlot...

Náriel Limbaëar a écrit:
Par contre, à part deux ou trois fois, ça manque de descriptions des sentiments
"J'acquiesce et m'abandonne à son étreinte. La femme me saisit la main et m'entraîne à sa suite ;"
Certes, il se laisse trainer, mais je trouve ça assez rapidement "plié" ^^'
Voilà, sinon, j'aime beaucoup l'idée
Hin hin... ce n'est pas rapidement plié, c'est plutôt que c'est le dénouement.

Cette nouvelle n'est autre que l'allégorie de la Mort : la Mort qui vient chercher le futur défunt pour l'emmener avec elle.
Elle vient le voir une première fois pour le prévenir ; Charles l'a compris par ailleurs. Il demande à Victor pour la forme, mais il n'est pas dupe : ce pourquoi il ne se pose pas plus de question que ça sur les raisons de son rendez-vous.

L'idée n'était pas de le rendre fiévreux, pris sous l'influence de la maladie : au contraire, c'est la délivrance ici qui est mise en avant. Il ne délire pas : il voit arriver la mort. Mieux encore, il vaut être mort pour ne plus souffrir ; cette nouvelle perspective l'excite et il n'attend plus qu'elle revienne à nouveau.
C'est l'idée du "Rendez-vous avec la Mort" d'une manière délicieuse : je ne veux pas faire de la Mort quelque chose d'horrible, d'épouvantable, de "moche". Au contraire, elle est douce, elle l'invite, elle l'embrasse etc.

Tu dis : j'aurais aimé plus de sentiments sur la fin. Bien non ! Le seul sentiment qu'il a à la fin, c'est qu'il est libéré. C'est le "baisé de la mort" - mythe repris par exemple par Rowling (huhu) avec les "détraqueurs", mais ce n'est pas elle qui l'a inventé - elle lui retire la "vie" mais elle le délivre de sa maladie.
En fait, son action est vue d'une manière tout à fait positive dans ce texte.

Et la phrase de la fin, c'est surtout pour faire comprendre, tout à la fin, qu'il ne reviendra plus parce que Charles "est parti". Dans une nouvelle à chute, il serait con de faire la chute deux lignes avant la fin, non ? Wink


Merci de vos deux lectures... puré, c'est fatiguant de tout reprendre tongue.
Je mets la correction en ligne ! Wink

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Blackmark le Mar 12 Avr 2011 - 20:30

J'ai très peu de choses à répondre après cette reprise. Je n'ai pas encore lu la nouvelle version du texte, je le ferai par la suite Wink

Pacô a écrit:
Blackmark a écrit:
:bush: La fatigue, je te dis...
Pas compris ?

C'est rien, juste mon cafouillage à propos de l'imparfait xD

Arf', en fait non, ce n'est pas le sommier.
Mais comment s'appelle l'espèce de "dossier" du lit, sur lequel on peut s'appuyer en ce cas ? Le dossier du lit ? Ou la "tête" de lit ? (en regardant sur un site : http://www.ikonet.com/fr/ledictionnairevisuel/maison/ameublement-de-la-maison/lit/parties.php ?

La tête de lit, oui Wink

Blackmark a écrit:C'est le passage que j'ai le moins aimé. Je trouve que cette parole coupe le rythme du texte et, bien que son contenu soit nécessaire à la suite, elle semble un peu trop banale. J'y reviendrai par la suite.
En quoi elle est banale ? x)

En fait je crois que ce qui me gêne est le contraste entre le côté très terre-à-terre de ce rendez-vous (on s'attend presque à la voir sortir un agenda) et la poésie du reste du texte. Soit c'est un effet voulu (de toute façon sa mort est programmée, et tu veux garder cet aspect un peu "brutal") soit tu devrais trouver une autre tournure, peut-être en rapport avec la lune pour qu'il ait un repère ?

Mais bon, je pense garder le passé simple en fait. (mais je trouve que ça sonne moins bien, et que le texte perd en profondeur. Juste une impression).

Tu as peut-être l'impression que c'est une perte de style mais je pense que ce sera plus lisible pour le lecteur Wink

Bah ils "bouchent" la vue, non ?

D’ici, on ne distingue que le sommet de la maison ; le reste est obstrué par les branchages

Le "reste" fait référence à la partie basse de la maison, si je ne m'abuse ? Le reste de la maison n'est donc pas "bouché" par les branchages, même si la vue l'est, en effet. Tu vois ce que je veux dire ?

Pour le fond, je n'ai pas envie de répondre, tout simplement parce que ta version se tient, elle est parfaitement cohérente avec la nouvelle donc je me range de ton côté. J'avoue que je n'avais pas vraiment songé à son attente comme une impatience de mourir alors que la date était fixée plus tard, et j'aime bien cette idée.
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  RevAn le Mer 13 Avr 2011 - 7:55

Je n'ai pas lu les commentaires précédemment parce que ça risque d'influencer mes propres commentaires. Je vais rapidement te donner mon impression.
J'ai peu de choses à dire à part t'apporter un nouveau regard sur un texte déjà bien abouti.
Franchement, tu sais écrire; je l'avais déjà remarqué sur ton roman le Visage de la Lumière, c'est encore plus flagrant. Surtout au début avec ce paragraphe sur cette simple goutte d'eau.
Bref, j'ai beaucoup apprécié la lecture, et des interrogations commencent à pointer. Quelle époque ? On n'a aucun indice: ça pourrait être le début du XXème ou du XXIème siècle. Quelques indices supplémentaires permettraient de pallier à ça, même si les antibiotiques ont fait leur apparition après la Seconde Guerre Mondiale.

Un petit relevé.

soudainement
Je le trouve assez inutile au beau milieu de la phrase.

Je suis là, appuyé contre la rampe, tout peu assuré de mon prochain pas et rabougri par l’accumulation des années.
Le "tout peu assuré ..." a vraiment cassé ma lecture. Est-ce parce que je ne le rencontre pas fréquemment ou alors parce que ... Enfin voilà, il a gêné la fluidité du texte selon moi.

peu d’exercices
Peu d'exercice. Tout simplement parce qu'on parle de l'exercice en général, ou du moins je le conçois ainsi.

attendant mon réveil
Dans l'attente de mon réveil serait plus correct.

elle attendait tranquillement que je me décide
J'essaierai de le remplacer par autre chose cet adverbe en -ment.

Voilà, faut que j'arrête ma lecture par manque de temps. Mais jusque là, la forme est très bonne; le style travaillé et fluide. Pour le fond, il se met doucement en place; mais j'en parlerais davantage à la fin de la nouvelle.
Voilà.

Bon courage !

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  MémoireDuTemps le Jeu 14 Avr 2011 - 19:56

Quand on lit mes verts commentaires ( rien à voir avec voler du bois vert ☺ ), on se doute que j'ai beaucoup apprécié. J'ai plus axé sur la cohérence du texte que sur le détail micrométrique... Bravo !!! (euh faut pas croire que je suis toujours aussi gentille dans mes commentaires ... quand je pense que le texte n'est pas bon, je le dis vraiment... vous verrez à l'expérience ) Ici c'est ma première bêta-lecture mais j'en suis à plusieurs dizaines depuis deux ans et là je trouve que c'est un des meilleurs textes lus et en plus il est très travaillé. Certes je le trouve très "Les autres" par exemple, mais ici on trouve un sacré style, une sérieux travail pour rendre le texte original, passionnant (même si on se doute...).
Le seul léger reproche : il est un soupçon froid encore comme ambiance, et je suppose que c'est parfaitement volontaire !
Ah oui les temps : je suis pas une spécialiste du passé simple... ça me gonfle donc quand il y a plein de fautes (long à analyser...)... là ça va ! Encore bravo, c'est chouette !

Pacô a écrit:Rendez-vous au crépuscule.
Les rendez-vous mémorables sont clandestins.
Félix Leclerc.
La fraîcheur du dehors mord mes jambes fatiguées. Un léger tressaillement me parcourt le haut des épaules et je resserre le col de ma veste. Le ciel n’est pas clément : le jour où je décide enfin de céder à la tentation de l’extérieur, il se charge de lourds nuages gris comme s’il voulait se dissimuler à ma vue et m’interdire d’embrasser son étendue azurée. Qu’importe ! Le médecin m’a trop longuement refusé de quitter mon lit, où je suis assigné depuis huit longs mois déjà. L’odeur du jardin me manque, comme celle des jonquilles qui ne tarderont pas à éclore en cette fin mars. Je descends quelques marches du perron et grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps original . Plusieurs gouttes de pluie s’échouent sur mon bras et je les regarde se mouvoir selon mes gestes, oui si tu veux, mais c’est surtout la pesanteur qui influe leur mouvement avant de s’évanouir, aspirées par le tissu de mon vêtement. [color=green]OK, selon le vêtement alors… Il s’agit là d’une vie éphémère [b][i]en tant que goutte, oui, pas en tant que molécule mais Ô combien ☺☺☺ j’aime beaucoup cette expression élégante et je me prends soudainement à regretter ma sortie : quel spectacle dois-je offrir à tout ce peuple de la nature, moi qui m’accroche à la vie comme une sangsue mais qui ne présente aucune grâce particulière ? Je suis là, appuyé contre la rampe, tout peu original assuré de mon prochain pas et rabougri par l’accumulation des années. Au contraire, cette goutte d’eau, si fine, si sublime, danse jusqu’à moi, s’éprend de mon corps, m’inonde de son charme et disparaît avant que je ne puisse la remercier.

Victor a pourtant usé de nombreux arguments dans l’espoir de dissuader mon caprice ; je n’en ai fait qu’à ma tête. La maladie qui fatigue mes poumons ne peut que s’accroître si je lui donne de la facilité à m’envahir ; pourtant, je la sens déjà au sommet de sa victoire sur mon pauvre corps et je ne vois guère ce qu’elle pourrait me dérober de plus. Le docteur Dubois m’a recommandé du repos et peu d’exercices ; qu’à cela ne tienne, je ne ferais que marcher mollement le long de mes belles allées. Il serait plus raisonnable de ne pas m’imposer davantage de fatigue ; voilà huit mois que je me prépare à cette aventure, alité et somnolent sur un passé plus glorieux ☺☺☺ jolie association. En vérité, rien ne m’a convaincu et je me suis promis d’assouvir mon désir d’évasion.
L’honnêteté devrait pourtant me faire dire les véritables raisons de cet étonnant besoin de liberté Etonnant, pourquoi ? Un être alité est comme prisonnier de sa maladie. Néanmoins, une certaine honte empourpre mes joues la honte ne fait rougir que dans certaines circonstances précises souvent liées à la timidité ridées à l’idée d’évoquer ce qui me pousse à me soustraire aux sermons du médecin et à m’opposer aux délicates attentions de mon valet de chambre.

Plusieurs semaines auparavant, je n’étais que l’ombre de moi-même, un pâle souvenir oublié du temps ☺☺☺ mais qui survivait grâce aux artifices de la science. Alors que je sommeillais, la porte de ma chambre fut doucement entr’ouverte et ce bruit discret me provoqua un léger soubresaut autrement dit un sursaut . Au premier abord, je crus que Victor m’apportait les médicaments nécessaires à mes soins et je feignis de dormir tout à fait, car je redoutais toujours cet instant. J’espérai ainsi qu’il quittât les lieux et se rendît à ses tâches coutumières, attendant mon réveil. Il agissait souvent ainsi et je doutais par ailleurs qu’il comprît mon subterfuge, mais par un respect propre au domestique, il s’éloignait avec réserve et jouait le rôle du parfait dupé.
Pourtant, cette fois-ci, la porte ne se referma pas. Je confirmai alors ma position et émis un ou deux petits soupirs afin de légitimer mon profond sommeil.
La chambre resta muette.

Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut répétition lointaine mais répétition quand même et ce qui se passa ensuite, mais je peux nonobstant affirmer aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne bougeais pas, ainsi allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes phrase correctement construite, mais longue, ce qui oblige à la relire pour la comprendre d’un jet d’œil… c’est peut-être volontaire ? . Je ne savais d’ailleurs plus ce que je fuyais fuir signifie action pour s’échapper ou chercher une cachette, là ce n’est pas le cas, il se terre : était-ce réellement Victor qui souhaitait m’administrer les médicaments sans attendre ou un simple courant d’air qui avait agité le battant de ma porte ? Dans l’une ou l’autre des situations, je m’imprégnais d’un ridicule qui échauffait mon esprit. Je n’éprouvais toutefois pas l’envie de me retourner et de constater, comme l’aurait fait un homme digne, l’objet de ce trouble.

Cependant que je m’abandonnais à mes pensées, un pas caressa soudain le plancher. Plus de doute possible : il n’y avait pas de courant d’air incongru ! Il est vrai que Victor pouvait se montrer quelques fois insistant ; parce qu’une besogne risquait de l’occuper tout un après-midi, il ne désirait pas remettre à plus tard mes soins. Il lui arrivait alors de me secouer légèrement l’épaule jusqu’à ce que je montre un signe d’éveil et il me présentait les différentes gélules que j’étais contraint à absorber ici je pense que dire je me forçais à absorber serait plus juste mais tout dépend quand même des relations entre les deux, parfois la contrainte peut être morale, je ne sais quoi te conseiller, voilà. Un sourire se dessinait sur son visage et se voulait réconfortant, puis Victor me remontait les draps jusqu’en dessous du cou et se retirait sans faire trop de bruit, comme s’il quittait une chambre funéraire.
Je commençai à accepter l’idée d’ingurgiter mes médicaments quand un second pas se posa sur le plancher. Ce geste était plus doux que ceux de Victor, virgule non indispensable puisque tu parles toujours du geste et je dirais même plus gracieux, plus subtil et plus… féminin ! Ce mot retentit dans mon esprit et se répercuta dans le moindre de ses interstices. Ma bien-aimée et regrettée Amandine s’était éteinte l’an passé et depuis, hormis mes belles-filles et une vieille cousine qui me rendaient visite quand leur conscience leur reprochait leur absence, plus aucune femme ne mettait les pieds dans ma demeure. De plus, il était étrange que Victor ne m’eût pas prévenu lors de ma toilette, le matin même, d’une visite. Si tu mets d’une visite juste après le verbe, tu économises une virgule

Ma tête s’encombrait imparfait ? C’est plutôt instantané des questions qui s’agitent ? de questions ; certaines plus urgentes que d’autres : pourquoi ne m’avait-on rien dit ? Que faisait-elle ici ? Dans quelle tenue me présenterais-je ? Savait-elle que je souffrais d’une maladie incurable ? Quel prétexte inventerais-je pour qu’elle parte ? Et toutes ces interrogations me proscrivaient original le moindre mouvement, comme si j’étais subitement attaché, pieds et mains liés, à mon lit.
L’invitée ne bougeait pas non plus ; au contraire, elle attendait tranquillement que je me décide enfin à me retourner. Cette sournoiserie bizarre ce terme alors qu’il ne la voit pas me déstabilisa. Habituée aux règles de la bonne société, la convenance voudrait qu’elle se retirât le temps que je m’habillasse et que j’arrangeasse ma figure beaucoup trop pâle ☺☺☺ de l’imparfait du subjontif ouaouh ! . J’étais à la fois emporté dans une sourde rage d’être ainsi observé, valétudinaire voire périssant, et honteux de ne pouvoir me défaire d’une telle situation. La pendule, posée sur la table de chevet, oscillait et décomptait ce long malaise. Le cliquetis soudain agaçant de ses aiguilles rebondissait contre chaque meuble de ma chambre – le pupitre embarrassé des feuillets encrés de mes mémoires presque achevées ☺☺☺ j’aime beaucoup l’accord avec mémoires ! , la commode recouverte des vieilles photographies de la jeune Amandine ou encore l’armoire noircie par l’aigreur des années – et me sommait de me lever, de m’enhardir et d’ouvrir la conversation avec l’intruse. Il cesserait de marteler l’atmosphère de ma chambre ainsi que ma pauvre tête lorsque je ferais preuve de bravoure et je recouvrerais mes capacités d’homme intègre.

Quand le courage me libéra enfin de ma léthargie et que je m’apprêtai à me hisser contre la tête de lit, l’invitée parla. Voilà toute la duplicité des femmes ! Elles culpabilisent l’homme jusqu’à le contraindre d’agir et lorsque celui-ci se soumet à leur terrible exigence, elles vous volent le flambeau de la réussite. Hum, un peu misogyne non ? Euh… mon histoire de Princesses est proche de la gynarchie, je n’ai donc rien à dire ☺☺☺
« Bonjour Charles. »
Cette salutation, bien que naturelle, me parut singulière. La voix en elle-même hérissait ma curiosité imparfait ou passé simple ? . Elle n’était ni gorgée de compassion, comme celles de mes belles-filles qui simulent la parfaite pitié, ni foisonnante de reproches, telles les réprimandes d’Amandine alors qu’elle s’emportait contre mon état incurable. Non, cette voix se démarquait par sa somptueuse neutralité ; pas celle du fonctionnaire indifférent à votre sort, mais plutôt celle du constat. J’étais malade, c’était un fait et l’on passait outre sans pour autant s’en méprendre. Et puis, quelle étrange façon de m’interpeller par mon prénom ! Seule Amandine s’autorisait cette intimité et même Victor, malgré ses trente-trois années à mon service, ne se permettait pas ce luxe et se restreignait à accoler un Monsieur à toutes ses paroles en mon honneur.
Néanmoins, cette familiarité ne m’importuna pas autant que je l’eusse cru et j’appréciai l’étrangeté de la formule.
Le silence imposa tout son empire et je compris cette fois-ci qu’il m’était impossible de ne pas réagir. Par deux fois, cette femme m’avait pris au dépourvu, lors de son intrusion subite et de son salut, et je ne lui laisserais pas le loisir de saisir une troisième opportunité. Je tournai la tête vers elle et fus saisis là y a une faute une vraie de vraie le nirvana du 20/20 est encore un rêve ☺☺☺ d’un terrible hoquet. Il ne me semblait pas avoir déjà aperçu pareille créature au cours de mon existence ; elle arborait des traits qui bouleversaient mon âme. Je crois bien que je n’avais jamais vu si belle femme – que ma douce Amandine ne s’en fâche pas ! Si la jeunesse désire retrouver en son partenaire toute la rébellion et la séduction promptes à satisfaire ses besoins libertins, la vieillesse réclame plutôt la sagesse de la figure. Pas un détail disgracieux n’attirait le regard et sa peau semblait si lisse que toute injure à sa personne risquait de glisser contre. Je ne la connaissais pas mais il me vint l’idée de l’aimer et de faire tout mon possible pour qu’elle m’appréciât en retour. ☺☺☺

Je restais assis sur mon oreiller, oubliant un instant ma condition, et je me surpris à l’embrasser de tout mon regard. Tout le conflit intérieur qui m’avait jusque là animé s’estompa et je me reprochai de ne pas m’être retourné plus tôt. La femme sourit ; d’une façon si particulière que je ne reconnaissais ni l’amour d’Amandine ni le respect de Victor. Non, tout comme sa voix, cette attention délicate n’intimait qu’une profonde neutralité. Elle s’assit sur une chaise près de mon lit – près répétition de moi – et commença à parler. Je ne me souviens plus de ce qu’elle m’a dit, si ce n’est que sa voix m’enchanta tant que je n’avais d’yeux que pour elle ça me rappelle une chanson d’Elli et Jacno qui touche avec les yeux (Oh-là-là… "À force de toucher avec les yeux On veut vite regarder un peu mieux") et ton héros écoute avec les yeux ! . Tout le long de la conversation, j’égarai ma réflexion sur la pureté de sa robe. L’éclat de sa blancheur faisait renaître en moi un sentiment oublié, perdu dans les méandres de mes souvenirs. Une mystérieuse émotion s’empara de mon corps et traversa ma poitrine ; elle ne m’était pas inconnue mais je m’étonnai de la ressentir, moi qui croyais qu’elle était morte, emportée par l’arrivée de la maladie. Je dois avouer que ce fut assez indescriptible : une sorte de joie immense irradiée par un sentiment de liberté absolue. Tout semblait possible et plus rien ne pouvait me retenir à ce lit, à ce second à me gêne un peu avaler mes gélules et somnoler entre les visites du médecin.
Je ne m’étais jamais aussi senti en vie qu’en ce moment.

Brusquement, la femme s’était tue. Jusque là, elle avait tenu la discussion à elle seule et je répondais à ses questions par des hochements de la tête, sans pour autant prendre le risque d’interrompre sa voix qui m’emplissait de délice. Ce silence me brisa le cœur : je ne voulais pas qu’il se réapproprie mon quotidien et me tienne à nouveau compagnie. J’adorai cette voix, je suppliai en mon for intérieur qu’elle continuât de m’abreuver de cette allégresse. Mon cœur s’affolait et s’arrêtait à la fois : il anticipait son retour mais ne battait qu’à son écoute.
La femme se leva ; je crus m’évanouir. Mes larmes perlaient au coin des yeux et j’étais horrifié à l’idée de reprendre ma misérable vie, enterré et tassé sous les couvertures. Elle se pencha sur moi, me baisa le front comme une mère sur son enfant et me dit :
« Nous nous retrouverons dans un mois, vers la fontaine du jardin, au crépuscule. »
Et elle s’enfuit de ma chambre, m’abandonnant à la confusion des sentiments. La pendule reprit son incessante cadence et j’alternais l’affliction la plus sincère suite à son départ et la joie merveilleuse de la revoir tantôt.


Le vent caresse à présent mes joues et la pluie s’interrompt Ah ! la première personne du présent ☺☺☺. Je descends péniblement les marches du perron. Les gravillons crissent sous mes pieds et me rappellent doucement à la réalité extérieure. Je suis impatient de retrouver le jardin, confié aux soins de Victor tandis que je languissais dans ma chambre. Les roses de l’entrée ont été entretenues comme je l’avais exigé et sont prêtes à accueillir le printemps dans leur future robe de pétales. Ces fleurs aux joues rebondies n’ont nul égal que la fraîcheur de ma défunte amante. Depuis que nous nous sommes retirés dans cette résidence, je n’ai cessé de les choyer et de cueillir la plus belle d’entre elles chaque année pour l’offrir à Amandine. J’ai d’ailleurs demandé à Victor de faire de même cette saison et de porter ce bijou floral sur sa tombe.
Deux longues rangées de tilleuls ombrent l’allée menant au portail. C’est par-là que je m’engage aussi pour me rendre à la fontaine. Le ciel se dégage lentement et déjà quelques rayons de lumière transpercent la mousse des nuages.


Au lendemain de cette étrange visite, j’interrogeai Victor sur l’identité de la femme qui s’était invitée dans ma chambre. Il ne me répondit pas tout de suite, absorbé par l’application de ma toilette. Puis, face à mon insistance, il m’avoua n’avoir vu quiconque pénétrer le domaine depuis plusieurs jours mais que peut-être une lointaine cousine s’était-elle rendue à mon chevet à l’improviste durant son absence de la veille. Cette révélation me décontenança et l’idée de n’avoir aucun moyen de la contacter m’angoissa autant que l’excitation des retrouvailles. Cette mystérieuse invitée s’offrait donc le luxe de venir à moi quand elle le souhaitait sans jamais laisser de traces de son passage.
Les jours qui suivirent, j’espérais chaque seconde son éventuel retour. Lorsque la boiserie craquait, je sursautai et jetai un regard plein de bonheur vers la porte. Quand des pas s’approchaient de mon lit, je me retournais vivement et Victor se réjouissait de mon soudain entrain à me soigner. Parfois, je ne dormais pas la nuit, craignant que la femme, dans sa sournoiserie, me visitât et me parlât durant mon sommeil. Mais elle ne reparut pas une seule fois, m’abandonnant de manière pitoyable à cette atroce attente.
En vérité, plus rien ne suscitait mon intérêt : le journal et les livres ne me procuraient aucun plaisir, mes belles-filles m’exaspéraient et même Victor m’agaçait quand il s’occupait de moi. Chaque instant perdu par toute autre activité était peut-être celui où mon invitée déciderait de me rejoindre.

Aujourd’hui, un mois est passé depuis la visite. Ce matin, je m’étais précipité hors du lit, presque sans l’aide de Victor, et j’avais fait part à celui-ci de ma subite envie de me promener dans le jardin cet après-midi. Le domestique m’avait alors lancé un regard circonspect et m’avait rappelé une à une les recommandations du médecin. Je les écartais toutes ; je justifiais cette sortie par la nécessité d’aérer mon corps enfermé dans ma chambre. Il avait ensuite haussé le ton et m’avait sommé de renoncer immédiatement à ce projet. Cet ordre soudain m’alla droit au cœur et m’enflamma l’esprit : je lui répondis d’une manière si ignoble que j’en suis encore tout penaud. Je le menaçai de le congédier s’il ne me laissait pas sortir cet après-midi même.
Victor avait dans un premier temps paru très surpris de ce brusque chantage, accoutumé à la bonté de son maître, puis il s’était résigné et avait seulement suggéré à Monsieur de bien se couvrir car la fin mars était encore très fraîche.
Plus tard, au cours du déjeuner, j’hasardai des excuses pour mes paroles, prononcées hâtivement sous le coup de la colère et du trop long confinement dans mon lit, mais son visage se fermait à toutes mes tentatives. J’en fus très chagriné et seule l’idée de revoir cette femme tant désirée m’émerveilla l’esprit.
Lorsque seize heures sonnèrent au salon, j’appelai Victor pour qu’il m’habille. Il le fit sans me couvrir amusant le parallèle habiller couvrir d’aucun reproche et me proposa même de m’accompagner dans le jardin. Je déclinai l’offre et le remerciai chaleureusement ; je prétextai que j’avais besoin de savourer seul mes retrouvailles avec l’extérieur.


Je titube dans l’allée et m’appuie contre les troncs des tilleuls pour ne pas tomber. Je sens bien que mes forces faiblissent mais pour rien au monde je ne manquerais mes retrouvailles avec la femme. Je reprends mon souffle et me dirige à présent vers la fontaine. L’eau balbutie et murmure de jolis sons à mon oreille : on dirait des rires d’enfants. Je m’assieds sur le rebord et contemple le jardin. D’ici, on ne distingue que le sommet de la maison ; le reste est obstrué par les branchages des tilleuls mais aussi des différents arbres fruitiers qui jalonnent le domaine. Les effluves du printemps saisissent mes narines et je suis heureux à l’idée que bientôt les bourgeons écloront et que les abeilles butineront les fleurs.
Je passe une main à la surface de l’eau ; elle est glacée et un frisson éveille tous mes sens. J’ai l’impression de toucher le ciel qui reflète son bleu à présent saphir ☺☺☺ . Une sombre clarté s’évapore des nuages qui se forment peu à peu pour la nuit : c’est le crépuscule.

Une caresse frôle ma joue ; je m’étais assoupi au bord de la fontaine. La femme est là, dans sa robe blanche. Elle me sourit à nouveau et me parle ; la joie inonde mon âme et j’ose lui saisir la main. Elle est froide et malgré toute la tiédeur de mes paumes, je ne parviens pas à la réchauffer.
J’écoute sans entendre ; mes rêves sont bercés par la mélodie de sa voix. Elle m’attire à elle ; je me redresse. Je ne veux plus rien faire : cette femme m’impressionne et m’épanouit à la fois.
Elle approche ses lèvres et les pose délicatement sur les miennes. Une chaleur innommable ??? me parcourt le ventre, m’irradie le cœur, hurle dans ma poitrine et me brûle désormais les joues. Nous nous embrassons longuement. Soudain, la femme se retire. Mon cœur bat à tout rompre, mes poumons se gonflent d’oxygène et une étrange énergie semble envahir tout mon corps. Je revis.
« Nous vivrons ensemble désormais. » me dit-elle d’un air tranquille.

J’acquiesce et m’abandonne à son étreinte. La femme me saisit la main et m’entraîne à sa suite ; j’embrasse du regard une dernière fois la fontaine, le jardin et la maison. Je pense à Victor et espère qu’il n’oubliera pas la rose d’Amandine. Un sourire élargit ma figure et je m’éloigne sans me retourner.


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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Manon le Jeu 14 Avr 2011 - 21:31

Désolée de pas avoir répondu plus tôt Embarassed

Náriel Limbaëar a écrit:

grelotte à nouveau sous les reproches aériens du temps.


pour moi, grelotter est continu, donc que ça dure qu'un instant, je vois plus ça comme un frison ^^' et je pense que "du temps" est superflus ^^'


Ben oui, effectivement, grelotter est continu... ce pourquoi il est ici en continu tongue.
(puisqu'il y a "les reproches", c'est qu'il y a plusieurs coup de vent... donc il grelotte tout le temps)
oui mais si c'est continu, pourquoi "à nouveau" ? ^^'

Náriel Limbaëar a écrit:

tout peu assuré de mon prochain pas


J'aime bien l'idée, les mots, mais pas la tournure ^^'


C'est-à-dire ?
J'aime bien le "tout peu assuré" mais la manière dont est formulée la suite

Náriel Limbaëar a écrit:

je ne ferais que marcher mollement le long de mes belles allées.


je trouve que l'association de "mollement" et "belles" donne un aspect très artificiel au narrateur, dans le mauvais sens. Ne serait-ce qu'un des deux en moins ferait plus naturel.


Bah, d'un autre côté, il donne des excuses assez bidons pour aller se promener dehors. Il y a bien un caractère artificiel là-dessous ^^".
ça, on le sait qu'à la fin Razz Alors il faudrait limite en rajouter une couche pour montrer l'ironie ^^

Mais je peux affirmer nonobstant aujourd'hui ?
Mais nonobstant je peux affirmer aujourd'hui ?
Tu trouves ça sérieusement "fluide" ? ^^
Pas moins que la version initiale x) J'ai réalisé que c'est le "aujourd'hui" qui me coince un peu à la lecture

En fait, je ne veux pas la changer cette phrase parce que moi elle me plaît - et je me fais plaisir NA !
Comme tu le dis si bien, ce ne sont que des suggestions Razz

Huhu, mais sinon j'ai "avaler" mais c'est le même problème Very Happy.
Ingérer à la rigueur, mais ce n'est pas tout à fait le même sens Wink.
Contraindre qqn à + inf. ou subst.; contraindre qqn de + inf.
contraint d'absorber, ça a le même sens, et c'est plus joli Razz (et c'est correct *a vérifié plein de fois*)

(et puis parce que épaule est déjà employé, toi la reine des releveuses de répétitions ! Razz)
D'abord, je fais des exeptions pour les parties du corps Very Happy

Oui mais j'ai l'impression que sous prétexte que le style est soutenu, il me faut bannir tous les verbes qu'on connaît et ne prendre que ceux qui se planquent dans le dictionnaire.
Non, c'est écrire en "précieux" qui recommande cela ; en soutenu, c'est donner une belle forme à la langue et choisir un registre non familier.
Pour toi, "résigner", c'est planqué ? ^^ non, c'est juste que "commençai"... bah j'aime pas trop, je trouve vraiment que ça colle mal ici ^^'

Náriel Limbaëar a écrit:

un second pas se posa sur le plancher.


Je n'ai rien contre la personnalisation, mais là, le "pas" me dérange vraiment ^^' résonna sur le plancher me serait tout à fait naturel (on voit une empreinte de pas, on entend des pas...)


Personnification ? En ce cas "résonner" aussi en est une.
Mais je te rassure : ni l'une ni l'autre ne sont des personnifications, parce que je ne leur donne pas des caractéristiques humaines...
heu en fait, c'est "se posa" qui me dérange XD

La personnalisation, c'est renvoyé à une personne. Quand tu dis : "le réveil sonna..." tu le personnalises ?
Non. Alors quand tu dis : "le pas se posa" ; non plus. Wink
Il me semblait que si c'était une partie du corps comme ça... fin bon, j'ai rien dit ^^ (par contre, "ce geste" me démange tout autant)

Pourquoi pas... m'enfin là, il n'y a rien d'incorrect. C'est juste que tu aurais préféré ?
Parce que moi "visiter" ça m'a toujours posé un problème : les femmes me visitent... j'ai l'impression qu'elle prenne un guide et qu'elles m'explorent comme un musée ^^.
Rien d'incorrect, juste une préférence ^^

Il est en phase terminale dans une maladie... je crois qu'on dort un peu tout le temps dans ces moments là...
Je dirai qu'on est dopé au lait de pavot, je sais pas si c'est du sommeil Razz


Moui... mais ce serait complètement inintéressant ? Enfin, j'entends par là que lui faire une piqûre pour lui faire une piqûre, je n'en vois pas l'intérêt.
Tous les détails, je les place pour poser l'atmosphère, le contexte : il croit que Victor vient lui emmener ses médoc' - parce qu'il a peur de ça - raison pour laquelle il fait semblant de dormir. Et ça permet aussi de souligner un peu plus qu'il est gravement atteint.

Ensuite, je ne suis pas "pour" l'action de l'action. Au contraire, je préfère quinze fois quand on se pose, qu'on étudie un peu le personnage : il en paraît plus profond.
Ici, il nous fait part de sa psychologie : il nous raconte son quotidien rythmé par les gélules à avaler (et sûrement les piqûres ) il nous dit qu'il n'aime pas ça et qu'il fait semblant de dormir (= syndrome du retour à la petite enfance, assez courant pour les personnes âgées proches de la mort, qui réagissent comme des enfants en refusant leur traitement).
En fait, il n'y a pas tant de détails que ça ; c'est juste que je prends mon temps pour le dire tongue.

Je parle pas de fiare une piqûre pour une piqûre, c'est que je comprenais pas pourquoi ça le terrifiait de prendre ses médicamments Razz
Ensuite, je n'ai pas parlé d'action, mais d'ambiance ^^ Dans cette chambre, cette inconnue, et au final, y'a pas grand chose (*adepte des longues descriptions pour ne rien dire dans une ambiance*) en plus, c'est entrecoupé, donc retour au quotidien alors qu'on était dans la chambre avec l'iconnue, c'est perturbant. Je reproche pas les détails, simplement les coupures ^^





Et... ? En fait, j'ai pas compris ce qui te dérange : qu'on expose les questions après le fait qu'on dise qu'on a des questions ?
Tu voudrais qu'on pose les questions et qu'ensuite on dise : "J'ai des questions !" ?
La première solution, c'est redondant je trouve Embarassed

Et se "poudrer" c'était à la cours de Versailles... ici, ça doit se passer au XIXème siècle, vers l'époque de Tintin
Comment il s'arrange la figure alors ? o_o'

Non, c'est une manière de rappeler où on est.
Justement, tu te plaignais qu'on se perdait un peu dans les détails : c'est grâce à ces petits rappels que tu te souviens où tu en es
Je me suis pas plainte des détails è_é Et puis dans le contexte, on le voit très bien, que c'est la chambre ^^ S'il y a avait eu changement de lieu, là préciser aurait été opportun.

Mais... faut pas en mettre. Dis à ton esprit qu'il s'est gouré ; il ne s'exclame pas ici.
(le pauvre, il a trop pas de force pour s'exclamer en plus =/)
Oui mais en lisant, t'imagine bien la montée de phrase (d'après mon prof d'anglais, si particulière aux français XD) Un point d'indignation en gros x)

Náriel Limbaëar a écrit:

à toutes ses paroles en mon honneur.


en mon honneur ? je trouve que ça ne colle pas trop... :s limite on dirait que Victor parlerait de lui, mais sans Charles à côté ^^'


Ben non... quand on dit "en l'honneur de quelqu'un" (quand on fait une fête en l'honneur de bidule) il faut bien que ce quelqu'un soit là non ?
Et quand c'est en l'honneur d'un mort, c'est justement qu'on pense que le mort est parmi nous pour être célébré.
Donc Victor lui fait une fête à chaque fois ? x) je sais pas "à/en mon honneur", je vois ça comme honorifique ou ironique selon la situation.
(D'ailleurs, le dico confirme : En l’honneur de X : pour souligner un évènement X. Pavoiser une ville en l’honneur de son 1000e anniversaire.

Dans le but de souligner un évènement lié à X pour montrer à X qu’on l’apprécie. Boire, lever son verre en l’honneur de son hôte.)


Ben, il s'est redressé contre la "tête du lit" (et non contre le sommier T_T). Donc du coup, l'oreille se trouve sous son arrière train - là ça me paraît logique...
En même temps, j'ai un gros oreiller alors si je m'amuse à me poser dessus, c'est la croix et la bannière x) j'ai plus tendance à me le caler dans le dos ^^

Ah mais tu connais pas l'expression "embrasser de tout son regard" ? C'est ce qui signifie que tu la "happes" rien qu'avec tes yeux, comme si ton regard avec des bras et que tu la recouvrait de ton regard.
Poétique n'est-ce pas ?
Je connais "embrasser du regard", mais embrasser de "tout son regard", non ^^

Euh... et après tu vas me dire que tu trouves mes phrases trop longues... T_T.
Quand je fais ce reproche, c'est pas qu'elle est longue, c'est elle est trop tarabiscotée x)
Sinon, ça continue la réflexion dont il est question, je trouve ^^

Oui, on pourrait dire "accrocher" aussi. Mais "attirer" convient très bien ; j'ai envie de te dire que lorsque tu croises quelqu'un qui a un énorme furoncle sur le front... dis-moi si ton regard n'est pas attiré par le furoncle si tu lui parles en face à face - même si tu fais tous les efforts du monde pour ne pas le regarder ?
Justement, moi ça m'accroche le regard, c'est désagréable Razz J'aimerai ne pas voir (politesse ou dégout, peu importe) mais mon regard est resté coincé dessus.

Náriel Limbaëar a écrit:
sentiment oublié/ de liberté absolue ; mais là, aucune idée pour t'aider :/


Et c'est quoi le problème en fait ? ^^
Sentiment oublié / sentiment de liberté absolue ^^ (j'avais la flemme de recopier sentiment)

http://fr.wiktionary.org/wiki/jusque-l%C3%A0 ^^

Oui, c'est intéressant... mais je ne vais pas te voler ton idée maintenant Smile.
Si je suggère, c'est pas pour me le garder XD

C'est une correction ça ? Razz
Toutafais. *sort*

Náriel Limbaëar a écrit:

de la retrouver m’angoissa autant que l’excitation des retrouvailles.


retrouver/retrouvailles


J'ai mis "de la contacter m'angoissa" ; ça va ?
revoir ?

Náriel Limbaëar a écrit:
pour éviter les répétitions :
"Quand des pas s’approchaient de mon lit" je proposerai "si" plutôt que "quand" (sauf si tu modifies à "quand il s’occupait de moi." en "lors de ses visites"


Oui... mais pourquoi mettre une condition ? Tu changes complètement le sens.
J'ai du me tromper dans le dictionnaire de synonymes, le traitre :/

Náriel Limbaëar a écrit:
"margelle" est plu joli que "rebord" je trouve ^^


Dans mon dico : margelle est utilisé pour le rebord d'un puits ou, par extension, les dalles d'une piscine.
Euh, je ne suis pas sûr qu'on parle de la même chose ?
"Pierre ou assise de pierre formant le rebord d'un puits, d'une fontaine. Margelle de pierre; margelle usée. Ils sont assis, Jaume et Gondran, sur la margelle de la fontaine (Giono, Colline, 1929, p. 195). Vers le milieu, la margelle d'un puits surmontée d'une anse où pendait une poulie (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 372):"
Na

Bah dis-comme ça uniquement, peut-être, mais avec le reste : tout à fait ! D'un autre côté, il meurt et il a l'impression de revivre : tout son corps semble traverser d'une énorme énergie : son coeur bat, sa poitrine respire, la force lui revient, comme si la maladie était détruite... alors qu'en fait, il vient de mourir !
Je faisais un jeu de mot, genre physique/chimie, physique/corps è_é (pour faire remarquer subtilement que "oxygène" c'est pas joli XD)

(j'ai beau chercher, "élargir la figure", je trouve PAS)

Si on inverse ainsi : "Un sourire élargit ma figure et je m’éloigne sans me retourner. Je pense à Victor et espère qu’il n’oubliera pas la rose d’Amandine."
Ca fait, j'ai tourné le dos à chez moi, je m'éloigne, et ma dernière pensée pour ce monde est la rose d'Amandine.
Je trouve ça plus poétique Surprised

Sinon, qu'entends-tu par manque de descriptions ? Parce que je suis près à te citer un à un les passages descriptifs - mais ça peut faire le double de ce message
Essentiellement, les ambiances, les décors, je suis fan de tout ça moi ^^ Le tout n'est pas de dénudé le texte pour faire ressortir les descriptions psychologiques, c'est d'allier les deux. Evidemment que tu vas pas décrire la chambre par le menu, il la voit tous les jours !
Mais le jardin ! Il s'arrête, il reprend son souffle, il regarde. Il profite de ses derniers instants ! ^^

Ah effectivement, si tu me demandes si c'est la Mort... c'est que la nouvelle n'a pas été comprise T_T.
Juste que je fais mon commentaire au fur et à mesure et que j'oublie parfois de rectifier

Mais il ne délire pas mon Charlot...
D'où ma paranthèse. Mais je persiste à dire que mélanger tous ça, ça serait chouette \o/ *aime les longues nouvelles*

L'idée n'était pas de le rendre fiévreux, pris sous l'influence de la maladie : au contraire, c'est la délivrance ici qui est mise en avant. Il ne délire pas : il voit arriver la mort. Mieux encore, il vaut être mort pour ne plus souffrir ; cette nouvelle perspective l'excite et il n'attend plus qu'elle revienne à nouveau.
L'un n'exclut pas l'autre Surprised L'arrivée de la mort, au début, peu le rendre confus, puis plus la fin arrive, plus son esprit s'éclairsit ^^

je ne veux pas faire de la Mort quelque chose d'horrible, d'épouvantable, de "moche".
Je ne le propose pas Razz Maladie et Mort ne sont pas les mêmes ^^ La maladie, c'est plus gargouille avec de longs bras et des griffes, qui te labourent pour te forcer à rester entre ses bras.
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Dim 17 Avr 2011 - 20:44

Je ne vous oublie et je vous remercie sincèrement pour vos deux commentaires.
Je ferais une réponse un peu plus développée une fois mes partiels terminés Wink.

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  Pacô le Jeu 28 Avr 2011 - 15:48

Je savais bien que je commettais un impair quelque part Smile.
Je reprends donc vos corrections !

@MémoireduTemps :
Néanmoins, une certaine honte empourpre mes joues la honte ne fait rougir que dans certaines circonstances précises souvent liées à la timidité
Il me semble que l'embarras et la culpabilité peuvent être honteux et peuvent faire rougir eux-aussi non ?

la porte de ma chambre fut doucement entr’ouverte et ce bruit discret me provoqua un léger soubresaut autrement dit un sursaut
Dans un autre texte (Cf : Véritable Visage de la Lumière) on m'avait fait la remarque que "sursaut" était trop violent et que "sursaut" était mieux.
Que faire ?

Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut répétition lointaine mais répétition quand même
et ce qui se passa ensuite, mais je peux nonobstant affirmer
aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne bougeais pas, ainsi
allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes phrase
correctement construite, mais longue, ce qui oblige à la relire pour la
comprendre d’un jet d’œil… c’est peut-être volontaire ?
.
Pas vraiment. Je vais remédier à cela :
J'ai coupé et supprimé le "mais" :
Je n’avais alors pas mesuré le temps entre mon soubresaut et ce qui se passa ensuite. Je peux nonobstant affirmer
aujourd’hui qu’il me parut très long et que je ne bougeais pas, ainsi
allongé, la tête enfouie dans l’oreiller, durant plusieurs minutes

et il me présentait les différentes gélules que j’étais contraint à absorber ici
je pense que dire je me forçais à absorber serait plus juste mais tout
dépend quand même des relations entre les deux, parfois la contrainte
peut être morale, je ne sais quoi te conseiller, voilà
.
On ne le force pas particulièrement ; c'est juste que s'il veut guérir, il est contraint à absorber ses gélules.

De plus, il était étrange que Victor ne m’eût pas prévenu lors de ma toilette, le matin même, d’une visite. Si tu mets d’une visite juste après le verbe, tu économises une virgule
Pas faux. Je change.

Cette sournoiserie bizarre ce terme alors qu’il ne la voit pas me déstabilisa.
Il la voit bien un peu puisque la sournoiserie est le fait que la femme ne bouge pas et l'attende tranquillement sans rien dire.

Je tournai la tête vers elle et fus saisis là y a une faute une vraie de vraie le nirvana du 20/20 est encore un rêve ☺☺☺
Ah oui, bien vu !
Corrigée !

Elle s’assit sur une chaise près de mon lit – près répétition de moi –
Cette répétition est volontaire puisqu'en fait, elle est supposée appuyer l'idée que le vieil homme est attiré par cette femme. Elle s'assit donc près de son lit est une forme de la narration (classique) tandis que le "près de moi" serait un peu comme l'aparté au théâtre : il appuie l'idée qu'en plus d'être près de son lit, elle est surtout près de lui.
C'est un peu embrouillées comme explications u_u".

Le vent caresse à présent mes joues et la pluie s’interrompt Ah ! la première personne du présent ☺☺☺.
Non, c'est plus la troisième ?

Merci MémoireDuTemps.
J'ai changé deux ou trois autres petites choses selon tes conseils - mais je n'ai pas trouvé utile de le mentionner ici (au risque de faire un autre commentaire encore plus long).

@Nariel :
oui mais si c'est continu, pourquoi "à nouveau" ? ^^'
Parce qu'il reprend une nouvelle phase de grelottement, si on veut le dire d'une façon un peu moins jolie Smile.
C'est-à-dire qu'il grelottait un peu (genre 1 ou 2 minutes, ce qui est plus long qu'un frisson) il ressert son col, ça le réchauffe un instant, puis il grelotte à nouveau.

ça, on le sait qu'à la fin Alors il faudrait limite en rajouter une couche pour montrer l'ironie ^^
C'est pas vraiment de l'ironie. Mais on peut comprendre dès le début - même si on sait pas que c'est pour rejoindre la Mort - qu'il donne des justifications un peu bidons pour sortir dehors malgré toutes les recommandations de son médecin et de son domestique.

contraint d'absorber, ça a le même sens, et c'est plus joli (et c'est correct *a vérifié plein de fois*)
Je prends note !

Pour toi, "résigner", c'est planqué ? ^^ non, c'est juste que
"commençai"... bah j'aime pas trop, je trouve vraiment que ça colle mal
ici ^^'
Pas forcément "planqué" mais en tout cas, on le dit moins facilement que "commencer". Mais je vais réfléchir à cela.

heu en fait, c'est "se posa" qui me dérange XD
Oui mais "résonner" sur le plancher... c'est incorrect alors que "se poser" ça l'est.
Un plancher, ça ne résonne pas Wink.

Ensuite, je n'ai pas parlé d'action, mais d'ambiance ^^ Dans cette
chambre, cette inconnue, et au final, y'a pas grand chose (*adepte des
longues descriptions pour ne rien dire dans une ambiance*) en plus,
c'est entrecoupé, donc retour au quotidien alors qu'on était dans la
chambre avec l'iconnue, c'est perturbant. Je reproche pas les détails,
simplement les coupures ^^
Oui mais tout le récit est organisé autour de ses coupures. En fait, l'action c'est le fait qu'il aille de sa porte d'entrée jusqu'à la fontaine.
Et pendant son chemin, il repense à tout ce qui s'est passé pour qu'il en arrive là. J'aurais pu faire deux blocs différents avec au début un "avant" et ensuite le présent.
Mais je crois que ce serait beaucoup moins charmant à lire non ?

Comment il s'arrange la figure alors ? o_o'
Bien moi quand je m'arrange la figure, je me passe un coup de gant sur la tronche. On peut éventuellement penser à une crème, à se nettoyer les yeux, à se nettoyer les oreilles aussi.
A se parfumer.

Mais non, je jure, je ne me poudre pas tongue.

Donc Victor lui fait une fête à chaque fois ? x) je sais pas "à/en mon
honneur", je vois ça comme honorifique ou ironique selon la situation.
Bah c'est un "tout petit peu" honorifique en ce cas. Mais pas trop.
Mais quand on fait quelque chose en l'honneur de quelqu'un, c'est la manière jolie de dire qu'on fait quelque chose pour quelqu'un.
Si tu suis la définition de ton dictionnaire, faire quelque chose l'honneur de quelqu'un, c'est marquer une distinction particulière. Charles est son maître ; enfin moi ça ne me choque pas.

Je connais "embrasser du regard", mais embrasser de "tout son regard", non ^^
Et bien, ça veut dire exactement la même chose, sauf que la deuxième option est encore plus accentuée que la première Wink.

revoir ?
Non, ça fait bis repetitas !

"Pierre ou assise de pierre formant le rebord d'un puits, d'une
fontaine. Margelle de pierre; margelle usée. Ils sont assis, Jaume et
Gondran, sur la margelle de la fontaine (Giono, Colline, 1929, p. 195).
Vers le milieu, la margelle d'un puits surmontée d'une anse où pendait
une poulie (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 372):"
Na
Alors je prends !

Si on inverse ainsi : "Un sourire élargit ma figure et je m’éloigne sans
me retourner. Je pense à Victor et espère qu’il n’oubliera pas la rose
d’Amandine."
Ca fait, j'ai tourné le dos à chez moi, je m'éloigne, et ma dernière pensée pour ce monde est la rose d'Amandine.
Je trouve ça plus poétique
Allez tu m'as convaincu. Smile

Fini !
Bon j'ai modifié un peu le texte, je vais le mettre à jour maintenant dans la partie des écrits.
Si quelqu'un souhaite encore le lire et me donner son avis, je suis preneur.

Je pense l'envoyer à ce fameux concours à la fin de la semaine prochaine Wink.
Merci à ceux qui m'ont lu !

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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

Message  FunnyBee le Jeu 28 Avr 2011 - 18:11

Grâce à toi Pacô j'ai découvert cela:

www.ikonet.com/fr/ledictionnairevisuel/maison/structure-une-maison/

Alors, je me suis dit qu'il serait judicieux de créer une rubrique avec des liens vers des sites comme celui-là. Combien de fois j'ai voulu décrire une action et il manquait un mot de vocabulaire du genre "tu sais, le truc qui fait le tour de la porte, comment ça se dit déjà?"

Il y a des outils formidables sur internet pour aider les auteurs. Mais peut être que cette rubrique existe déjà, dans ce cas, mea culpa !

Chose promise, chose due, je m'en vais lire ta prose...


Dernière édition par FunnyBee le Ven 29 Avr 2011 - 12:22, édité 1 fois
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Re: Commentaire : Rendez-vous au crépuscule.

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