[Fantasy] La Lance du Prophète.

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[Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Safael le Mar 7 Juin 2011 - 19:08

Voila, donc deux pages de l'introduction, qui raconte la rencontre entre les deux personnages à travers les yeux desquels on voit 99% du livre. J'ai essayé de rentrer dans la vif du sujet pour capturer l'intérèt du lecteur immédiatement, ce qui fait que ce n'est pas nécessairement très clair.

Si j'avais des questions au lecteur potentiel, ce serait est-ce que ça donne envie de continuer de lire, est-ce que c'est pas trop obscur (y a beaucoup de non-dit pour garder du suspens), et n'y a-t-il pas trop de blabla ?
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Manon le Mar 7 Juin 2011 - 23:00

Alors, je prends ça comme une faute de frappe vu que tu ne la refais pas ensuite ^^ Un espace avant après le "?"

'là',
plutôt "« " que '

Aussi acérés que soient ses yeux, aussi incroyablement fines que soient ses narines
Ca me perturbe : pourquoi les narines ont le droit à un adverbe et pas les yeux ? (même si il faut en mettre le moins possible XD)

sans broussailles ni gibier.
Ca m'étonne un peu Surprised gros gibier pourquoi pas voui, mais sinon, y'en a un peu partout ^^

quand Jaân était arrivé dans la journée, juste après midi.
Ca doit être un usage de "quand" auquel je ne suis pas habituée, mais la formulation me gène un peu :S

Pour ce paragraphe, j'ai du mal à saisir le passage au plus-que-parfait, il est toujours sur la colline, non ? Donc au même stade que le premier paragraphe, non ?

les aurait comparé, éprouvé, pesé
Ici, comparé, épreouvé, pesé, s'accordent en genre et en nombre à "les", qui sont les "explications", donc -ées

confirmait:
Ca, c'est de la typographie à l'anglaise, en français, c'est deux points avant et après ":"

sur son passage la piste de Jaân
Pour ce qui semble en rester... Razz

Si forte que soit son
Je tilte que maintenant, mais c'est valable aussi au début, il me semble que c'est "fût" ^^ (vu que tu narres au passé)

"à plein poumons" => pleins
"quelque soit" quelle que (fût Very Happy) (Ecrit en 2 mots, "quel que, quelle que, quels que, quelles que") précèdent un VERBE, que l'on conjugue au subjonctif.)

Pas mal de répétitions pour un si court passage (à cette heure tardive, je fais par étapes :S)
Spoiler:

colline
clair/es
autre
tourné
Felgar
Je n'ai pas relevé celles qui me semblaient volontaires, mais il faut alléger celles qui ne le sont pas, car les volontaires restent nombreuses ^^

Pour les verbes ternes, j'y reviendrai avec l'ensemble, mais j'en distingue déjà quelqu'uns qui reviennent un peu trop (être, avoir, faire, aller, dire sont les principaux membres de la famille Surprised)
J'ai remarqué que tu mettais pas mal de "et", qu'il faut savoir varier parfois ^^
Ensuite, beaucoup de pronoms relatifs (pour l'essentiel qui/qu/que) : ils fragmentent tes phrases et si tu regardes bien, tu peux souvent reformuler de manière plus fluide ^^

On reprend à la suite !


Il retourna à l'arbre à la branche
au pied de l'arbre ? auprès de l'arbre ?

ses pas dans ses traces
ses traces à qui ? ça serait pas mal "ses propres/premières traces" ^^ (ou alors j'ai confondu les deux personnages Surprised)

une grosse racine effleurant
On dit plutôt que quelque chose "affleure du sol" ^^

à présent baignée
Ca doit être "la vision [...] baignée", mais je dirai plutôt que "baigné" irait mieux avec "village" :S

pendant le temps qu'il avait passé là
cf plus haut sur les que/qui : ici, tu pourrais mettre "pendant le temps passé là" (juste un exemple pour te donner une idée de comment reformuler parfois) (mais pas toujours ^^)

Quoiqu'il était
Quoi qu'il (Il cherche quoi ^^) fût venu

Ici, les répétitions sont surtout basée sur "Jaân"" et deux trois trucs (dernière/derniers, baignant/baignée, juste, même, là), par contre les verbes ternes sont beaucoup plus présents, surtout dans les descriptions (qu'ils rendent souvent un peu morne). De même, tu t'en donnes un peu à coeur joie avec les participes présents, vas-y doucement Razz

Allez hop, la suite Very Happy

Une sorte de redondance sonore grognement/grondement un peu désagréable

il se prépara à bouger, laissant traîner une ultime fois son regard.
Pas très joli le "à bouger" : à reprendre sa route ?
"laissant traîner [...] son regard" : je trouve que ça appelle à "laisser trainer sur quoi ?"

n'ayant pas plus que son maître d'énergie que pour s'en retourner à son avoine
Un peu confus/tarabiscoté


De manière plus générale sur le fond :
Comme tu n'indiques pas vraiment quelles sont les relations entre les personnages, qu'ils ne sont pas un minimum caractérisés, je me suis un peu emmêlé les pinceaux. Bon, peut-être la fatigue et les insomnies, MAIS, je pense qu'il n'y a pas que ça. On a juste Machin traque et Bidule traqué. Alors je ne demande pas un paragraphe descriptif de chacun, ce qui est une horreur, mais peut-être poser un tout petit peu (*yeux de chaton suppliants*) le contexte. (oui, je ne tiens pas compte du résume, je ne le lis jamais et il ne doit pas donner à lui seul la compréhension des premières pages)

Je m'interomps brusquement car l'appel du lit est plus fort ^^ mais je reprends demain ! Very Happy
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Pacô le Mer 8 Juin 2011 - 9:26

Bonjour,

Tu verras, j'ai beaucoup de choses à dire sur ton texte. Beaucoup de choses essentiellement sur les nombreuses maladresses rencontrées.
Avant de commencer, je préfère rappeler que le commentaire dans son ensemble n'est fait que pour t'aider : n'y vois ni méprise ni condescendance - même si parfois, le ton peut paraître froid.

Ce commentaire se découpe en trois parties : un relevé sur le vif, puis une appréciation linguistique et une appréciation du récit qui reprennent les éléments du relevé mais en les approfondissant - et souvent, en expliquant pourquoi telle ou telle chose ne me plaît pas.
Ce commentaire sera un peu consistant : tu peux prendre tout le temps pour corriger ensuite. Par contre, informe-nous ensuite sur l'avancé de tes changements (qu'on ait u peu l'impression d'avoir servi à quelque chose Laughing).

Commençons !

Résumé :

qui parcourt le monde au grès de ses caprices
=> au gré (et non au grès, sinon ce serait plus de la poterie Very Happy)

qu'il tombe sur une caravane marchande
=> maladroit : vocabulaire très populaire mais pas très littéraire.
=> suggestion : qu'il découvre, d'un homme étrange croisé sur la route qu'il rencontre, etc.

et la magicienne qui y voyage incognito
=> beurk le "qui y voyage" : très maladroit.
=> suggestion : "et la magicienne qui l'accompagne incognito"

Il réalise qu'il se trouve en présence d'une représentante du dernier royaume
=> bof bof "il se trouve en présence d'une représentante" : la narration est trop scolaire, voire trop enfantine.

où la magie est intensément utilisée
=> quel est l'intérêt de cet adverbe "intensément" ?

après que les magiciens de jadis aient déclenché
=> hu : pas de subjonctif après un "après que" mais un indicatif.
=> correction : "après que les magiciens de jadis ont déclenché"

la deuxième plus grande guerre que le monde ait jamais connu.
=> "n'ait jamais connu" (n'oublie pas le "n'")

Extrait 1 :

Pourquoi rebrousser chemin maintenant?
=> typographie : espace entre "maintenant" et "?"

Aussi acérés que soient ses yeux
=> acérés ? Des yeux peuvent être tranchants et pointus ? Parce que c'est la définition de l'adjectif "acéré"

qu'une seule conclusion: 'là'
=> typographie : espace avant les deux points ":"
=> il faut des guillemets et non des apostrophes

Rien sur la colline où s'arrêtait la piste, un petit bois de châtaigniers sans broussailles ni gibier.
=> elle est bizarre cette phrase ; la syntaxe n'est pas correcte en plus de ne pas sembler très logique. Tu dis qu'il n'y a rien, alors qu'en fait il y a quand même un petit bois (ce qui n'est pas rien). Il n'y a rien dans le bois par contre, oui. Mais la formule est donc maladroite.

un moutonnement d'autres collines vert sombre entre lesquelles s'étalaient le vert, plus clair, des praires et l'or pâle des blés, paysage paisible et banal, d'une banalité qu'on ne pouvait qu'oublier si tôt quittée.
=> là il y a quelque chose que je ne comprends pas : comment fait-on pour obtenir du vert sombre en mélangeant du vert clair et du jaune d'or ?

Pourtant les traces étaient claires:
=> typographie : espace avant les deux points
=> répétition de "clair" : tu peux facilement changer le second "clair" qui appartient de toute manière à un registre plus familier dans ce sens là.

Felgar avait beau renifler l'air à plein poumons
=> à pleins poumons

la seule autre piste humaine qu'il pouvait discerner était vieille au bas mot de plusieurs jours, quand Jaân était arrivé dans la journée, juste après midi.
=> cette phrase là non plus n'a pas de sens si on la prend dans son sens strict. On arrive à te comprendre en réfléchissant un peu, mais ça n'a ni queue ni tête : tu es en train de dire que la seule autre piste humaine - qui n'est donc pas celle de Jaân - remonte à plusieurs jours, quand Jaân est arrivé. Hu ?

Quelque soit la raison de sa venue, il n'avait rencontré personne. Il était pourtant remonté sur sa monture après une poignée d'heures et avait tourné le dos à la colline, droit vers le Nord dont il était venu.
=> répétition de "venu"

les aurait comparé, éprouvé, pesé leurs défauts et leurs conséquences.

=> n'oublie pas les accords : comparées, éprouvées, pesées

d'autant que sa proie n'avait pas pu mettre beaucoup de lieues entre Felgar et lui
=> "d'autant plus que" plutôt non ?

Le goût de lin mouillé qui lui resta en bouche le confirmait:
=> typographie : espace insécable avant les deux points
=> pourquoi de "lin" ? O_O

Si forte que soit son envie de dénouer cet incompréhensible nœud sur lequel butait sa traque,
=> dénouer un noeud... maladroit et presque pléonasmique !
=> est-ce qu'on "bute" sur un noeud ? Je ne crois pas.

que le ciel lui accordait lui apporteraient la solution.
=> un double "lui" pas très fameux

Il retourna à l'arbre à la branche duquel Jaân avait attaché la bride de son étalon,
=> ouïlle : là par contre, c'est mauvais de mettre deux "à la" à la suite Wink.
=> suggestion : Il retourna à la branche d'arbre sur laquelle Jaân avait accroché etc."

mit soigneusement ses pas dans ses traces,
=> problème de compréhension ici : on voit bien que le "ses" de "ses pas" n'appartient pas au même personne que le "ses" de "ses traces"... toutefois, c'est une syntaxe qui est du coup légèrement incorrecte, parce que non logique - ou alors, elle l'est à condition que les deux "ses" appartiennent au même personnage, ce qui rend la phrase complètement idiote.

sur une grosse racine effleurant le sol
=> effleurer, ça voudrait dire que la racine vient d'en haut et touche presque le sol. Là il me semble que c'est plutôt l'inverse, et en ce cas, c'est "affleurer du sol"

ou même se contentant de moins que la totalité de l'objectif qu'il s'était fixé.
=> euh... c'est-à-dire ? En gros, il continue jusqu'à ce qu'il ait ce qu'il veut. Mais... c'est mal dit.

Un grondement lointain se fit entendre
=> grosse maladresse : je la ré-explique dans mon commentaire ensuite.

en réponse aux nuages d'orage
=> pourquoi rajouter "d'orage" ? On l'avait compris que c'était un temps d'orage ; et tu ne fais qu'alourdir ton passage.

il se prépara à bouger
=> huhu : j'aime bien ce genre d'expression. Toi tu fais comment quand tu te "prépares" à bouger. C'est dans le mental ? ^^
Plus sérieusement, tu bouges ou tu ne bouges pas : mais comme pour se lever... tu ne te prépares jamais vraiment à l'avance Wink.

Et c'est alors que l'évidence frappa Felgar.
=> maladroit comme formule : ça doit faire mal une évidence qui frappe.

Jaân aurait voulu espionner les allers et venus des habitants
=> "les allées et venues"

une conviction profonde s'installa en lui
=> maladroit aussi : j'espère que la conviction a fait une bonne affaire en s'installant ici.

La clé qui lui ouvrirait le mystère
=> maladroit : on ouvre un mystère depuis quand ?

de quelques dizaines de bâtisses, aussi anonyme qu'un épi au milieu de ses champs de blé.
=> anonymes (avec un "s"). Par contre, j'aime bien la métaphore.

De son sac, bien posé tout au-dessus du reste et enveloppé dans une pièce de velours épais, il tira un masque.
=> le "bien posé" et le "enveloppé"... tu parles du masque hein ? Pourtant, dans sa syntaxe, la phrase parle du sac : incompréhension.

De toute les formes,
=> "toutes"

que les hommes peuvent se rêver de forme,
=> pourquoi ce "se" ? "peuvent rêver de forme" ou "autant que les hommes ont de rêves"

et les hommes rêvent énormément.
=> passage complètement inutile : j'ai même envie de dire "ça casse toute" ta petite réflexion sur le sujet.

Le masque que Felgar dégagea avec des gestes délicats du velours aurait pu être la plus insipide création du moins imaginatif d'entre eux.
=> ourf' : lis la rapidement ta phrase. Elle est correcte - quoique ! - mais, fichtre, elle est loin d'être fluide !

Le masque que Felgar dégagea avec des gestes délicats [...]
Trois trous ronds dégageaient les yeux et la bouche,
=> répétition de "dégager". Le premier est maladroit : il te sera simple de le remplacer par un autre verbe.

au choix.
=> totalement inutile aussi...

Si le masque lui-même présentait la patine de décennies d'existence,
=> bof bof : je ne suis même pas sûr que ce soit très correct l'expression "la patine de décennies d'existence". Mais en tous les cas, ce n'est pas agréable à lire.

les cordons de soie noire avec lequel Felgar le fixa sur son visage étaient tout neuf
=> enlève le "tout" qui est inutile
=> corrections : "les cordons de soie noire avec lequel Felgar le fixa sur son visage étaient neufs"

un manteau de peaux chaud
=> huhu : j'ai buté sur l'expression avant de comprendre ce que tu voulais dire. On verra si d'autres lecteurs butent aussi ; sinon, je te conseille de mieux formuler. J'ai eu l'impression de lire "un manteau de pocho" ^^

Felgar n'aurait songé à enlever ses gants,
=> attention : n'oublie pas de mettre TOUTE la négation. Ta phrase ne veut rien dire sinon.
=> Correction : Felgar n'aurait jamais songé à enlever ses gants

Plus qu'à un mourant, il ressemblait au spectre de celui-ci, un visage pâle et grotesque caché dans les ombres de son capuchon et des mains sombres dépassant des manches.
=> j'ai pas compris l'intérêt de cette phrase... :/

Appréciation linguistique :

Voilà qui nous fait un gros relevé ! Smile
Comme je te le disais au début de ce message, le principal défaut de ton texte c'est qu'il comporte énormément de maladresses. Je te les ai presque toutes relevées, et je vais m'atteler maintenant à te les catégoriser et à t'expliquer en quoi ce sont des maladresses - histoire que tu les évites ensuite.

  • Pas mal de fautes d'orthographe
Finalement, malgré ce que tu as dit sur ta fiche auteur, j'ai repéré plusieurs fautes d'orthographes. Certaines plus d'étourderie comme :
De toute les formes,
D'autres plus sérieuses :
les aurait comparé, éprouvé, pesé leurs défauts et leurs conséquences.


J'ai aussi relevé l'erreur courante avec "après que" : même si aujourd'hui, on se tourne de plus en plus vers la tolérance pour le "après que" suivi du subjonctif, il n'en reste pas moins que c'est une erreur grammaticale forte et incohérente.
Le subjonctif marque l'incertitude tandis que pour l'indicatif, c'est la vérité générale. Quand on emploie "avant que", il est logique d'utiliser le subjonctif, car cela reste incertain (c'est "avant que" justement) tandis que pour "après que", le fait est déjà constaté : il faut l'indicatif et non le subjonctif car on est sûr de ce que l'on dit.

Le souci de la tolérance, bien qu'on crie à tout va que nous sommes réfractaires à l'évolution de la langue alors qu'il suffit de suivre le mouvement du peuple, c'est qu'elle est complètement illogique : et une langue qui n'est plus logique avec sa propre grammaire, est une langue pauvre. Et ce serait dommage que la langue la plus noble du monde se perde parce qu'on ne veut pas retenir des règles de grammaire Wink.

  • Attention à la typographie
Garde toujours en tête les règles de typographie : un espace insécable avant tout signe typographique comportant deux traits (":",";","?","!") et pas d'espace pour ceux qui n'en comporte qu'un (".", ",","'").

Ces règles peuvent paraître futiles : mais comme tu m'as dit avoir une ambition éditoriale, je préfère te prévenir. Certains éditeurs sont de vraies chaussettes concernant la typographie ; mais d'autres sont de la vieille école et s'arrachent les cheveux s'ils constatent que la typographie est malmenée.

Alors, de toute façon, un éditeur qui s'en contre-fout appréciera de toute manière l'effort que tu as pris pour respecter les règles de typographie et tu seras toujours gagnante à les appliquer dans tes écrits Wink.
Par exemple :
qu'une seule conclusion: 'là'
s'écrit :
qu'une seule conclusion : « là »

  • Répétition de la structure "Pas"
Ce n'est pas abominable, mais tu as la fâcheuse tendance à reprendre toujours la même façon de construire des passages. En écrivant une ou deux phrases, et en collant après une phrase - qui n'en est pas une en fait - qui commence par "Pas".
Un peu comme les gosses qui me stressent avec leurs "Ou pas !" à répétition Smile.
Je te fais un petit listing si tu veux :
Pas cette fois.
Pas à cause de l'approche de la nuit
Pas au bout de la piste de Jaân.
Pas plus qu'il ne se séparait de son manteau
C'est juste que, à la longue, c'est gênant.

  • Certaines expressions sont enfantines ou trop scolaires

Passons donc aux véritables soucis du texte : les maladresses de langage. En effet, j'ai remarqué à plusieurs reprises que tes tournures de phrase sont le plus souvent... enfantines. J'entends par là que ça n'est pas mature, ça n'est pas empreint d'un style d'auteur, mais que ça reste encore très "rédaction scolaire".
Prenons quelques exemples :
qu'il tombe sur une caravane marchande
Effectivement, on écoute souvent dans la rue : "tiens, je suis tombé sur la prof de français dans les couloirs". Néanmoins, si ça se dit beaucoup à l'oral, il faut savoir faire la distinction avec l'écrit, et encore plus, avec l'écrit littéraire.
Dans l'absolu, tomber sur quelqu'un ou quelque chose, c'est trébucher et se vautrer sur ce quelque chose ou ce quelqu'un. Ce qui n'est pas le cas, je crois, dans le sens de ton texte.

Là, nous avons à faire à une expression enfantine dans le sens où tu emploies un registre plutôt familier : oui ça se dit, mais pas dans un texte littéraire.

Il réalise qu'il se trouve en présence d'une représentante du dernier royaume
Là, je dirais que c'est une rédaction trop inspirée des films ou des séries à la télévision. Un peu comme celle-ci :
qui menace de provoquer la deuxième plus grande guerre que le monde ait jamais connu.
Tournure rocambolesque, abracadabrante, qui émoustille peut-être avec une bonne grosse musique de fond de Hans Zimmer... mais qui est plutôt nulle dans la lecture au fond de son lit.
Un conseil : reste simple et n'écris qu'avec tes propres mots. N'essaie pas de copier les séries à la télévision, parce que dans 95% des cas - surtout quand c'est fantastique en fait - c'est nul. Prends tes propres mots et dis-le à ta façon ; pas à la manière TF1.

pendant le temps qu'il avait passé là
Cas typique de la phrase indéfinie : pendant le temps qu'il avait passé là. Voilà qui nous en apprend beaucoup.
Un bon texte, est un texte précis. Et même quand il veut exprimer le doute, l'incertitude, le flou etc. la narration doit être précise, car même si la forme sert le fond, ils sont tous les deux indépendants !

  • Plusieurs expressions sont finalement risibles.
Pour repérer ces formes de maladresses, je te donne un conseil sur le tas. Relis bien tes phrases : dès que tu sens que l'une d'elle peut être parodiée, tournée en ridicule ou du moins faire rire une assistance... c'est qu'indéniablement, elle n'est pas judicieuse - sauf si tu es dans un registre comique.
C'est ce que j'ai essayé de te montrer en tournant en dérision beaucoup de tes formules. Par exemple :
Le ciel qui s'obscurcissait de minute en minute
Là aussi, c'est typique d'une version "orale" trop prononcée. Mais bon, entre nous, je trouve pas que ce soit des plus jolis de sous-entendre qu'à 17h02 il fait plus sombre qu'à 17h01.

Et c'est alors que l'évidence frappa Felgar.
Aïe, ça doit faire mal une évidence en pleine poire !

Il y a une autre expression qui est plus ou moins risible, mais qui a surtout ni queue ni tête, mais que les auteurs qui écrivent leur premier jet raffolent. C'est celle-ci :
Un grondement lointain se fit entendre
Alors, celle-là, on en voit à toutes les sauces. Pourtant, ça ne veut pas dire spécialement grand chose. Est-ce que tu t'imagines un grondement lointain qui fait des pieds et des mains pour "se faire entendre" ? Non.
Et pourtant, il y a un moyen tout simple de contourner cette absurdité littéraire. En prenant la phrase simplement :
"On entendit un grondement au loin".
Tu vois, généralement, bien écrire ce n'est pas compliqué et c'est bien souvent l'auteur lui-même qui cherche la complication Wink.

  • le texte comporte des maladresses de syntaxe
Ces maladresses là nuisent plus à la compréhension du texte. En effet, ce sont des maladresses qui vont toucher au sens strict de la phrase et qui vont le détourner.
Comme par exemple :
De son sac, bien posé tout au-dessus du reste et enveloppé dans une pièce de velours épais, il tira un masque.
Où l'on se demande à qui se réfèrent ces adjectifs "posé" et "enveloppé" : au sac ou au masque ?
La syntaxe permet par habitude de répondre à ces questions : tu aurais parlé par exemple d'une carte au lieu d'un masque, les adjectifs se seraient accordés au féminin et la syntaxe aurait permis de lever le voile sur l'incompréhension. Quand elle ne peut pas, c'est qu'il y a maladresse.

mit soigneusement ses pas dans ses traces,
Même chose ici : la syntaxe ne permet pas de répondre à qui appartient le "ses" du "ses" ^^. Par contre, là, c'est incorrect : parce que les deux "ses" ne se réfèrent pas au même possesseur.

  • Le texte comporte des maladresses de vocabulaire
Là aussi, c'est dommage parce que le vocabulaire est ce qui affine la qualité d'un texte. Plus le vocabulaire est bon et précis, plus le texte le sera aussi. En fait, plus le vocabulaire est bien dosé et en harmonie avec ce que tu veux exprimer, plus le lecteur visualise parfaitement la scène et se plonge vraiment dans le récit.
Et là, ça peut justement répondre à l'une de tes questions posées en amont de ce fil de commentaire : non, justement, on n'arrive pas à "se mettre dans le récit" parce que justement, le vocabulaire est imprécis voire, pire encore, erroné.
D'ailleurs, j'ai un exemple flagrant, pas de ton texte, mais de ton message d'ouverture pour ce fil de commentaire.
pour capturer l'intérêt du lecteur
On ne capture pas l'intérêt de quelqu'un, mais on lui capte son attention.
Et j'ai l'impression que tu confonds beaucoup de termes avec d'autres. Comme :
sur une grosse racine effleurant le sol
Avec "effleurer" à la place du bon "affleurer"
Ou encore :
Aussi acérés que soient ses yeux,
Alors que ce ne sont que des griffes ou des lames qui peuvent être acérées, mais pas les yeux. On pourrait à la rigueur parler du "regard" mais je ne suis pas sûr que ce soit très correct.

  • Les mots de trop !
Parfois, l'expression "le silence est d'or" est très précieuse. Surtout dans un texte où il faut savoir ce qu'il faut dire de ce ce qu'il ne faut pas.
Or, ici, surtout vers la fin, tu as beaucoup de petits rajouts complètement inutiles et qui détruisent un peu l'esprit du texte. Comme par exemple :
et les hommes rêvent énormément.
SI tu t'arrêtes à : "ce que les hommes ont de rêves" par exemple, ça laisse la suggestion. Et c'est cette suggestion qui est esthétique et qui est "bien pensée".
Si tu rajoutes "et les hommes rêvent énormément", c'est comme lorsque que quelqu'un explique une bonne blague à un autre : elle devient tout de suite beaucoup moins drôle.
Alors laisse à la suggestion : le lecteur n'est pas con, et il comprend la métaphore - une métaphore n'est pas faite pour être expliquée disait toujours l'une de mes profs de français.

Même chose pour :
au choix.
On a l'impression de tomber dans une publicité promotionnelle pour acheter des paires de chaussures. Au choix, la seconde est offerte.
Plus sérieusement, ce sont des rajouts qui "cassent" le récit.

Pour conclure sur cette analyse linguistique, ton texte pourrait être bon... si tu lui retirais toutes les maladresses qui font que ce n'est pas très agréable à lire. Car une par une, on ne dirait pas que ce sont des maladresses qui nuisent fortement d'elle-même à l'ensemble ; mais si on les cumule, ça devient rapidement très peu fluide, très peu compréhensible et finalement, très peu intéressant.

On se dit souvent que le fond est à privilégier : je dis que c'est faux. Il a tout autant besoin de concentration que la forme, car c'est elle qui constitue tout le décor du fond et qui permet au lecteur de découvrir ce fond dans les meilleurs conditions possibles. Wink
Il faut donc la travailler un maximum !

Appréciation du récit :

Alors concernant le fond, je serai moins méthodique que pour la forme. Tu remarqueras au fur et à mesure de mes commentaires, que je suis bien meilleur pour critiquer la forme que le fond.
Peut-être aussi parce que je considère que la forme doit être rigoureuse et bien se tenir tandis que chacun est maître de son histoire, et que je n'ai pas grand chose à redire.

J'oriente souvent mon commentaire sur les incohérences du récit et ce qui me paraît "douteux" pour le scénario. Mais jamais je ne t'imposerai quoi que ce soit.

Pour commencer, j'aimerais revenir sur deux ou trois choses relevées au fil du récit. Notamment :
D'ordinaire, Felgar aurait savouré cette nouvelle énigme avec l'enthousiasme avide d'un amateur de grand vin découvrant au fond de sa cave, caché sous la poussière, un cru exceptionnel dont il avait jusqu'ici oublié l'existence.
En fait... la narration est très bien. Ce que je n'ai pas trop compris par contre, c'est le sens de cette métaphore. Pourquoi comparer ton personnage à un amateur de vin ?
Tu es libre de faire ce que tu veux certes, mais pour un récit, c'est pas mal de rester cohérent avec la trame de fond, avec les couleurs, avec l'atmosphère du contexte. Or... pas une fois je n'ai vu jusqu'à présent une référence aux vignes, au vin ou même à des fêtes arrosées ou tout ce qui pourrait avoir un rapport avec l'alcool.
Alors... pourquoi ?

il les avait récemment changés, pas pour la première ni la dernière fois.
Ou encore :
sauf pour en changer à l'occasion quand ils étaient usés ou quand il s'était lassé de la couleur.
Quel est l'intérêt ici de nous dire que le héros change de gants de temps en temps ? J'aurais aussi aimé savoir e qu'il faisait de ses slips Smile.
Je tourne tout ça volontairement en dérision pour que tu comprennes que certains éléments n'ont aucun intérêt. Comme on ne voit jamais les personnages d'un film aller aux toilettes... pour la seule raison d'aller aux toilettes.
Soit ils discutent avec un collègue - et alors l'intérêt est basé sur la discussion - soit ils font ci ou ça en même temps... mais jamais uniquement pour aller aux toilettes Wink.

Enfin, il faut penser à toujours rester cohérent dans son récit et à penser à la crédibilité du récit. Or, par exemple, j'ai remarqué un passage qui ne me paraît pas très crédible :
un moutonnement d'autres collines vert sombre entre lesquelles s'étalaient le vert, plus clair, des praires et l'or pâle des blés, paysage paisible et banal, d'une banalité qu'on ne pouvait qu'oublier si tôt quittée.
=> attention, c'est bien "prairies" et non "praires"
=> et je pense que c'est plutôt "sitôt" que "si tôt". Tout dépend du sens en fait.
Alors, la narration est ici très esthétique, bien tournée - outre l'orthographe. Je n'ai pas grand chose à redire dessus.
Par contre... quand je visualise, là j'ai plus de mal. Tu parles de collines sombres. Très bien. Alors je me fais l'image de colline avec un vert plutôt marrons.

Mais à côté de ça, tu nous parles de prairies claires et d'un soleil rayonnant au-dessus des blés... assez méchant comme contraste ! Les deux ne peuvent pas être associés : on ne peut pas avoir un soleil rayonnant et des prairies verdoyantes, et qualifier le tout de collines sombres.
Non ?

Pour terminer, l'histoire est en elle-même intéressante. Un homme en suit un autre et cherche à percer son secret. Je ne sais pas si tu as déjà lu "Le Pistolero" de Stephen King ; c'est un peu le même genre, sauf que ça tient tout un roman et qu'à force, c'est chiant Laughing.
En conséquence, l'histoire en elle-même - j'entends par là la trame - n'est pas à revoir dans son ensemble. J'en sais trop peu pour l'instant pour juger, et elle me paraît suffisamment intrigante pour "accrocher" ton lecteur.

Il faut juste que tu fasses attention aux quelques incohérences et surtout clichés qui peuvent parfois affleurer dans ton récit. Mais ce n'est pas l'histoire de fond qui me paraît le plus "à revoir" mais bien la forme qui est autour. C'est cette forme qui donnera à ton fond tout son caractère intéressant.

Je crois en avoir terminé. J'espère que la fin de mon commentaire n'est pas trop confus : j'ai commencé à perdre un peu patience - je m'énerve à toujours vouloir tout noter - et je fatiguais un peu Very Happy.
Tu es bien entendu invitée à contester ou confirmer chacun des points de ce commentaire ; je ne me vexerai pas que tu ne prennes pas en compte plusieurs de mes remarques. Par contre, je veux savoir pourquoi : sinon je fouette Twisted Evil.

Bon courage Wink.

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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Pacô le Mer 8 Juin 2011 - 11:16

Oups, j'ai un mea culpa à faire :
J'avais mal lu le passage des collines sombres et je n'ai remarqué qu'en lisant mon commentaire qu'en fait, le vert clair et le jaune d'or s'étalaient entre les collines et non sur les collines.

Ne tiens pas compte de cette remarque alors Smile.

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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Safael le Mer 8 Juin 2011 - 19:31

Tout d'abord merci beaucoup à vous deux pour ces commentaires très détaillés (Pacô, je crois que tu as utilisé plus de mots que le récit de départ n'en contenait ^^). Pour l'orthographe, j'ai honte, je pensais que je ne pouvais plus rater ce genre de choses à la relecture...

Merci Pacô pour les règles de typo, c'est peu de dire que c'est assez flou pour moi, j'ai toujours préféré le papier où la question ne se pose pas.

Visiblement, le problème de ce passage, c'est que j'essaie de faire passer trop de choses, trop vite. Je voulais un début qui pose:

* Le fait que Felgar est un créature non humaine qui perçoit le monde différemment, plus animalement que les humains.
* Le fait que la seule chose qui motive sa vie, c'est sa curiosité. Globalement c'est un touriste qui a fui son monde natal pour voyager dans celui des humains. Il n'a ni attaches, ni but véritable.
* Comme il n'est pas humain lui-même, il ne se montre à eux qu'enveloppé des pieds à la tête dans des vêtements et un masque, et il déteste ça.
* Les bases de l'histoire: il suit un homme et en chemin, tombe sur l'héroïne.

En relisant ça à tête reposé, c'est sûrement beaucoup trop de thèmes différents pour tenir en deux pages, et je suis d'accord avec Náriel ça manque de fait desespéremment de contexte. Rah, faire un début c'est difficile Evil or Very Mad . Il faut mettre suffisament d'action et de suspens pour accrocher, et suffisament d'informations pour que l'univers se pose, l'équilibre est assez cauchemardesque.

Remarque sur le style mises à part ( assez justes malheureusement), je pense que je vais repenser la structure de cette intro. C'est un peu spoiler, mais voila comment se déroule l'histoire décrite dans l'intro, du point de vue du personnage :

Il rencontre Jaân, le suit, trouve le village et découvre qu'un convoi marchand est arrivé exactement durant la période ou Jaân surveillait la vallée. Il se présente, et parmi le marchand, ses serviteurs, les gardes, il rencontre l'héroïne sous les traits de la fille d'un des mercenaires engagés en renfort pour garder le convoi (en fait son gardien à elle). Elle l'intrigue, il finit par découvrir son indentité, cela mène à un clash où elle menace plus ou moins de le buter. Finalement il décide de s'imposer dans le convoi quand même, à la fois parce qu'elle l'attire, et aussi parce que la curiosité chez lui confine à l'obsession).

Je voulais commencer avec du suspens, c'est pour ça que j'ai pris le moment de découverte du village comme point de départ. C'est peut-être une mauvaise idée, vu que ça demande un sacré background pour comprendre. Peut-être que je pourrais partir de la scène de la dispute (l'action c'est plus facile à suivre d'office), et remonter à l'explication petit à petit ? Ou commencer par un intro générale sur qui est Felgar, ce qui m'éviterait d'essayer de placer les réponses dans des scènes où elles n'ont pas leur place).

En tout cas encore merci pour vos commentaires, j'en tire la conclusion : écriture plus naturelle, attention à la typo, aux clichés et aux répétitions, et arrêter d'essayer de forcer 15 informations différentes par page. J'espère que c'est des défauts qui se trouvent moins dans la suite, mais franchement les débuts, c'est pas simple, c'est toujours plus facile quand le récit est sur des rails Neutral

Je vais réflêchir et réécrire ça, et puis j'ai lu des paragraphes de ce que vous avez posté tous les deux (qui m'a bien plus dans l'ensemble), je vous promet pas des observations aussi détaillées mais je vais essayer de poster des remarques constructives.
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Manon le Mer 8 Juin 2011 - 20:29

Je voulais commencer avec du suspens, c'est pour ça que j'ai pris le moment de découverte du village comme point de départ. C'est peut-être une mauvaise idée, vu que ça demande un sacré background pour comprendre. Peut-être que je pourrais partir de la scène de la dispute (l'action c'est plus facile à suivre d'office), et remonter à l'explication petit à petit ? Ou commencer par un intro générale sur qui est Felgar, ce qui m'éviterait d'essayer de placer les réponses dans des scènes où elles n'ont pas leur place).
Ou alors, tu peux commencer avant ^^
Une petite scène introductive de la rencontre entre Felgar et Jaan ?

PS : passer après Pacô me déprime toujours, envoie moi un MP pour me prévenir de ton prochain chapitre, que je le prenne de vitesse è_é
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Pacô le Sam 11 Juin 2011 - 17:08

Je dirais alors que tu n'as pas réussi à nous faire passer les informations les plus importantes. Notamment celle-ci :
Safael a écrit:
* Le fait que Felgar est un créature non humaine qui perçoit le monde différemment, plus animalement que les humains.
Si j'avais compris que Felgar était un bon pisteur, je ne voyais son côté "animal" qu'en métaphore et non en véritable traits physiques.

Je croyais par ailleurs que son masque n'était là que pour lui éviter d'être reconnu - ou parce qu'il avait une figure à dissimuler au reste du monde (laideur, cicatrice, tatouage maudit etc.). Je n'avais pas du tout saisi qu'il était en fait, en lui-même un animal.

Alors, si ce n'est pas un mystère... pourquoi ne pas forcer le trait sur sa particularité voire sur sa "race animale" ? Parler de sa différence s'il est unique en son genre, parler de ses semblables s'il appartient à une lignée. Et peut-être moins nous perdre avec ce qui pourrait paraître parasite.

Safael a écrit:
* Les bases de l'histoire: il suit un homme et en chemin, tombe sur l'héroïne.
Tu ne crains pas que ce soit une base un peu trop faible ? Non pas que l'idée soit mauvaise... mais ta base, pour un roman, est beaucoup trop simple. En fait, ce qu'il faudrait que tu puisses dégager de ce récit, comme pour un commentaire composé ou une dissertation (^^), ce serait la problématique : car en fait, c'est ce qui motive voire suscite la lecture.

Pour prendre un exemple mondialement connu, la problématique d'Harry Potter, ce pourrait être : comment éviter le retour de Lord Voldemort ? Et comment se débarrasser de l'idéologie discriminatoire qui subsiste dans le monde des sorciers ?

Avant de te lancer, tu pourrais aussi mettre sur brouillon tout ce dont tu voudrais parler dans ce premier chapitre. Par exemple, si tu devais me faire une liste de tous les éléments composant ce premier chapitre, ce serait quoi ?
Et ensuite, une fois que tu les as, tu tentes de les combiner, de les assembler, de les broder. Parfois, on se dit que ça sert à rien de faire cela, mais tout comme pour un commentaire composé ou une dissertation, ça permet avant tout de ne pas oublier des morceaux (premier point) et surtout, de ne pas perdre son fil en allant trop loin. Si tu vois que tu commences à vouloir partir sur une autre voie, tu réagis et deux options s'offrent à toi :

  • soit tu te dis que finalement, tu peux incorporer cet élément dans le récit du premier chapitre, et tu le rajoutes à ta liste
  • soit tu t'en abstiens et en ce cas, tu essaies de ne pas faire allusion à cet élément - et même, tu peux le caser pour un prochain chapitre.
Ce qu'il faut néanmoins, c'est avoir ce temps d'arrêt où tu te poses la question : est-ce que j'en parle maintenant ou pas. Et cette liste te permet d'avoir cet arrêt : parce que oui, justement, c'est elle qui va te faire dire : attention, cet élément là est pas prévu. Est-ce que je le prends ou non ?

Safael a écrit:Il faut mettre suffisament d'action et de suspens pour accrocher, et suffisament d'informations pour que l'univers se pose, l'équilibre est assez cauchemardesque.
Je dirais que pour un univers fantasy, les éditeurs recommandent en effet de nous plonger immédiatement dans le bain d'une action, et de nous réserver la description pour le second chapitre. Histoire d'attirer le lecteur, et surtout, d'amadouer sa sensibilité : si le lecteur a fait la rencontre avec un personnage, il va commencer à vouloir savoir qui il est, pourquoi il est là etc.
Or, si dès le départ tu commences à tout nous dire, ça peut susciter le désintérêt. Ou alors, si tu nous le présentes comme rien d'innovant, ça fera l'effet d'une rencontre d'un protagoniste dans la rue : banal et sans intérêt.

Alors il faut bine savoir ce que tu veux faire dès le début :

  • est-ce que tu commences par dire que c'est un animal (et non un homme) ce qui peut éveiller l'intérêt (puisque ce n'est pas commun)
  • est-ce que tu ne veux pas créer un événement singulier dès le départ ? En fait, le secret paraît-il, c'est de trouver une action qui soit à la fois attirante mais pas essentielle au récit. Par exemple, imaginons que ton histoire comporte un gros méchant tyrannique, tu peux ouvrir le récit sur un "mauvais coup du méchant" qui n'est pas en soi un coup déterminant du scénario, mais qui est suffisamment "pas banal" pour nous mettre dans le bain. C'est une façon de poser le contexte aussi Smile.
  • est-ce que tu veux nous mettre au courant dès le départ de tous les personnages ?
  • comment insérer la problématique - ou un soupçon de celle-ci - dès le début ?
  • parler un peu de la "géopolitique" et du contexte historique de ce monde : sans tomber dans le cours d'histoire, il est intéressant de pouvoir nous situer un peu dans ce monde. Dans le Seigneur des Anneaux, c'est extrême : mais on sait vraiment où on se trouve dans la chronologie de tout ce nouveau monde Wink.


Safael a écrit:Elle l'intrigue, il finit par découvrir son indentité, cela mène à un clash où elle menace plus ou moins de le buter. Finalement il décide de s'imposer dans le convoi quand même, à la fois parce qu'elle l'attire, et aussi parce que la curiosité chez lui confine à l'obsession).
Le seul petit bémol ici, auquel il te faudra penser, c'est susciter l'intérêt du "pourquoi la suite" une fois qu'il aura découvert son identité.
Le simple fait de dire "elle l'intrigue" n'est, à mon humble avis, pas suffisant pour attirer l'intérêt du lecteur. Par contre, s'il y a quelques faits étranges, ou bien une autre intrigue sous-jacente au premier récit... là ça peut devenir quelque chose de motivant à découvrir Wink.


Enfin je te laisse te dépatouiller avec tout ça : mais surtout, suis toujours ton instinct d'écrivain. Pas le mien ni celui de Nariël, puisqu'on a ensuite chacun notre façon différente d'aborder un roman.
Si tu tombes sur le mien par exemple, tu verras que je n'ai pas la même façon d'aborder la chose que Nariël : et chacun a son lot d'avantages et d'inconvénients. A toi ensuite de choisir ton propre chemin littéraire Wink.

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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Safael le Mer 15 Juin 2011 - 21:46

Désolée du délais, obtenir un accés internet plus de cinq minutes semble une tâche herculèenne ces derniers jours.

Merci pour les conseils Pacô, je suis partie sur un base différente en fin de compte. Ce qui ressort de vos commentaires, à mon sens, c'est qu'on connait pas le personnage principal et que ça empêche de suivre le récit. La rencontre héros/héroine est le point de départ de l'aventure, mais c'est une erreur d'en faire le point de départ du récit, il faut créér un rapport avec le héros d'abord. C'est le cas dans tous les romans que j'aime, j'aurai du faire lien toute seule...

J'ai fait la scène de départ de sa forêt natale, avec en tête vos remarques (et un bouquin publié pour la ponctuation 'officielle'), et en essayant d'écrire plus court, plus impulsif sans travailler les phrases à les rendre incompréhensibles. Honnètement, c'est bien meilleur, même si ça reste un peu dense, merci d'avoir pris la peine de lire et commenter.

PS : Ok Náriel, je t'enverrai un MP Laughing
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Safael le Sam 18 Juin 2011 - 12:28

Voila, une nouvelle version. En y la relisant, c'est peut-être encore un peu rempli de trucs inexpliqués, mais j'espère que ça rend le récit mystérieux et non incompréhensible.

Si je veux plus développer la notion de Rêveurs, il faut que je remonte à la vie de Felgar dans son village et son initiation, ce qui peut faire un beau récit, mais qui me semble s'éloigner bigrement du sujet principal Neutral

J'ai aussi refait le résumé, plus concis et moins cliché, enfin j'espère.
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Manon le Dim 19 Juin 2011 - 10:37

Au début, quelques répétitions (village, nuit, forêt, autre(s)), mais cela va nettement mieux par la suite.
Toujours un peu de mal avec les qui/que ^^
Pourquoi avoir sauté des lignes entre tes dialogues ?

Voilà pour le général, voyons plus au coeur.

relâche dans l'attente de la relève
relâche relè ^^

avait fait usage de l'agilité
Ca fait un peu "jet d'agilité, bonus +4" x) *sort*

d'une escalade le long d'une surface où d'autres pieds que les siens n'auraient pas trouvé de prises
Surface est trop vague. On ne sait pas de quoi tu parles (et avec une phrase aussi longue, "il avait suffit" fait sourire ^^)

et ce fut chose faite
Effet de redondance désagréable + pas forcément utile

après encore une
Pas très joli, un peu maladroit. "après une nouvelle nuit" ?

Deux jours plus tard, en se réveillant après encore une nuit passée dans les branches d'un arbre plusieurs fois centenaire, autant pour semer d'éventuels poursuivants que pour éviter les créatures qui rodaient la nuit dans la forêt, il n'en croyait toujours pas sa chance.
Longue et tortueuse. A la fin, on ne sait plus de quoi tu parlais : de l'arbre, du temps passé, de la raison, ou de sa chance ?

C'est pour ça qu'il
Problème de temps + un peu maladroit "c'est pour ça"

gonds rouillés trempés dans l'huile
Bah heu, trempés dans l'huile, ils devraient plus grincer, non ?

ce qu'on voyait de son visage, cependant, n'apparaissait pas complètement humain : les yeux étaient trop gros, trop ronds, et deux protubérances noires pointues dépassaient à la commissure de ses lèvres.
J'ai trouvé le passage un peu maladroit

Le Rêve qui tu combats
que tu combats, non ? (deux fois au moins) [cf "l'homme que tu combats"]

répondit Felgar/ répondit doucement Felgar
trois fois dans le même dialogue, ça saute un peu aux yeux ^^
Essaye de varier tes incises, il y a tellement de possibilités Wink Idem avec "demanda" et "dit"

que c'est adieu
Un adieu ?

Attend, fit : Attends
que le plupart : la

dit-il d'un glacial
d'un ton ?

tous les masque : masques

Des problèmes de typographie au niveau des dialogues. On ne ferme les guillemets que lors du début de la narration, pas d'une ligne de dialogue à l'autre. Là, on utilise les tirets cadratin : – (pas -(6) ni _(Cool). Tu l'obtiens en tapant ctrl + - (pavé numérique, si portable : ctrl + fn + - [souvent à gauche du clavier, moi sur la meme touche que m])

Pour la clarté de l'histoire, c'est déjà un peu mieux. Je radote mais tu dois vraiment varier tes verbes de dialogues ^^
Pourquoi ne pas décrire vraiment l'évasion, et sans utiliser le plus-que-parfait ? Cela serait un peu moins lourd et t'entrainerait à "l'action" Razz
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Pilgrim le Lun 11 Juil 2011 - 14:40

Bonjour,

je me permets à mon tour de te livrer quelques observations. Ce ne sont bien entendu que des suggestions.
Je te proposerai notamment quelques simplifications de forme, surtout concernant les successions d'infinitifs que tu emploies comme centres de périphrases, et qui enchâssés les uns aux autres non seulement, selon moi, alourdissent le texte mais aussi nuisent à sa clarté (ex : finit-il par se décider à demander...). Evidemment, je conçois que tu ne sois pas de cet avis et que tu "tiennes" à ta formulation. Ne tiens donc compte que des remarques qui te semblent pertinentes !

Voilà ! Après cette petite précaution oratoire, je me lance :

Orthographe/syntaxe ; répétition ; autres remarques (vocabulaire, style, fond, construction...)

Le matin de son départ, Felgar n'avait prévenu personne.

Quitter le village sans se faire remarquer s'était révélé plus aisé qu'il n'avait osé l'espérer (qu'il ne l'avait espéré ne suffirait-il pas ou même encore plus simplement : plus aisé que prévu) : il avait attendu l'heure précédant le lever du soleil, quand la vigilance de la garde de nuit se relâche dans l'attente de la relève ; il avait gagné l'endroit de la palissade le plus éloigné des portes et avait fait usage de l'agilité qui lui valait depuis tout jeune l'admiration des garçons de son âge. Même après être devenu un chasseur, Felgar ne s'était jamais aventuré seul dans l'immense forêt qui entourait son village ; il avait suffi d'un bond, d'une escalade le long d'une surface (terme vague) où d'autres pieds que les siens n'auraient pas trouvé de prises et d'un saut assez adroit pour atterrir sans dommage de l'autre côté et ce fut chose faite (pas sûr que ce "et ce fut chose faite" soit très utile).
J'ai seulement survolé les commentaires précédents mais il me semble que Nariel propose que tu développes ces quelques lignes. Je suis assez d'accord. Il me semble que le récit de l'évasion de ton personnage pourrait constituer une bonne entame à ton roman. Cela aurait plusieurs avantages. Déjà, tu n'emploierais plus le plus que parfait qui alourdit un peu. Ensuite, tu démarrerais par une scène d'action à suspense, ce qui est toujours bien pour happer le lecteur, et puis tu en profiterais pour décire davantage ce monde que le personnage fuit (les édifices qu'il longe, les centres de vie ou autres...) et dont il fait partie, et ses particularités (les détails qui le caractérisent et qui le différencient d'une société humaine)... Ceci implique que tu aies une vision claire et précise du monde de ton héros ainsi que de la physiologie des êtres qui le composent...
Sinon, s'agissant de la forme, il me semble que ton texte gagnerait à être découpé en des phrases plus courtes et plus simples (et par là, plus précises).

Deux jours plus tard, en se réveillant après encore une nuit passée dans les branches d'un arbre plusieurs fois centenaire, autant pour semer d'éventuels poursuivants que pour éviter les créatures qui rodaient la nuit dans la forêt, il n'en croyait toujours pas sa chance (formulation "orale", pas très heureuse à l'écrit) . (La phrase est selon moi un peu trop longue et lourde. Je la découperais en plusieurs, quitte à développer !)

C'est pour ça qu'il ("c'est pour ça que" est une expression à éviter) ne fut pas vraiment surpris quand il sentit qu'il n'était plus seul. Il reposa le sac qu'il venait de se mettre sur l'épaule et redressa la tête, souriant avec une assurance qu'il était loin de posséder. (beaucoup de propositions relatives !)

« Tu n'as pas oublié cette leçon, au moins, annonça une voix étrange, grinçante et chuintante comme des gonds rouillés trempés dans l'huile ("trempés dans l'huile" n'est pas opportun ici !) . Un vrai chasseur peut percevoir même le changement d'humeur des insectes sur le sol ("peut percevoir même" est maladroit ; perçoit même ?) . Bien. » Deux yeux perçants le fixaient, qui luisaient d'un éclat anormal dans la pénombre. « Comment trouves-tu la vie loin des tiens ?

- Encore meilleure que je ne l'avais imaginée, merci », répondit Felgar.
(le trait d'humour est-il volontaire quand on sait que sa vie "loin des siens" se résume à deux journées passées dans un arbre ?)

La nouvelle venue était une femme de petite taille, son corps maigre disparaissant dans les profondeurs d'une robe aux manches longues et à la capuche profonde ; ce qu'on voyait de son visage, cependant, n'apparaissait pas complètement humain (formulation maladroite) : les yeux étaient trop gros, trop ronds, et deux protubérances noires pointues dépassaient ("dépasser à" me semble également maladroit) à la commissure de ses lèvres (tu devrais développer la description parce que telle quelle, on visualise les protubérances au niveau des yeux pour finalement s'apercevoir qu'elles concernent les lèvres : tu passes de l'un à l'autre de façon abrupte) .
De même que précédemment, je découperais ce paragraphe en plusieurs phrases, et développerais la description.
Elle émit un crissement humide (humide ???) , qui aurait tout aussi bien pu être ("tout aussi bien pu être" est un peu lourd à mon goût) un rire ou une toux.

« Pauvre, pauvre enfant stupide, dit-elle en frappant le sol du long bâton noueux qu'elle serrait dans une petite main ridée. Combien de temps comptes-tu pouvoir distancer (comptes-tu distancer ?) ta destinée en t'enfuyant de la sorte ?

- Aussi longtemps que mon Rêve m'accordera (je ne comprends pas ; le temps que m'accordera mon Rêve ???) , répondit Felgar avec une note dure dans la voix. Vous ne me ferez pas rentrer, ancienne. Je vais très bien. Je quitte la Forêt Vieille, c'est tout. » (tu emploies pas mal le verbe faire, essaie de varier : vous ne m'obligerez pas à rentrer ???)
Il y a une sorte d'incohérence à ce niveau pour le lecteur. On a en effet l'impression à la lecture de ce qui précède, que le personnage qui surgit est inconnu à Felgar. Or il s'avère qu'il sait très bien de qui il s'agit ! Tu devrais, selon moi, l'indiquer plus tôt.

Elle le fixa (scruter ???)un long moment, comme pour sonder son âme, avant de s'asseoir en tailleur sur le sol couvert de feuilles mortes, son bâton posé sur ses genoux.

« Et qu'est ce que tu espères (qu'espères-tu) trouver là-bas que tu ne trouveras pas ici ? lui demanda-t-elle d'un ton soudain très las. Rien, il n'y a rien qui changera, crois-moi. Le Rêve qui (que) tu combats ici, tu le combattras là-bas aussi.

- Je n'en doute pas », répondit doucement Felgar.

La frayeur qu'il avait éprouvé (éprouvée) en voyant surgir l'ancienne commençait peu à peu à s'estomper (je simplifierais et remplacerais "commençait peu à peu à s'estomper" par s'estompait) .
(je n'avais pas l'impression qu'il était effrayé !)

« Je n'ai vraiment (évite au maximum les adverbes !) aucune chance de te faire changer d'avis, hein ? demanda encore la vieille femme.

- Aucune chance. Comptez-vous essayer la force pour m'arrêter ? (formulation maladroite : userez-vous de la force ??) finit-il par se décider à demander à son tour. (formulation lourde)

- Tu vois bien que je suis venue seule.
(Ne recours pas trop non plus au verbe voir)

- Alors, je suppose que c'est adieu (??? formulation pour le moins maladroite) , dit-il en reprenant son sac.

- Attend, fit l'ancienne d'une voix pressante alors qu'il se préparait à partir. Viens t'asseoir avec moi. Une dernière leçon. Après être parti sans rien dire comme tu l'as fait, tu me dois bien ça. Tu le dois à nous tous. »

Prudent comme un chat, tous les muscles tendus pour pouvoir bondir vers la fuite (formulation lourde et maladroite : muscles tendus, prêt à fuir (ou détaler) ???) , il se rapprocha. Puis, la vieille femme tapotant un endroit sur le sol (tapotant le sol ???) avec son bâton, il finit par s'accroupir. « Écoute-moi bien. Je vais te dire ce qui t'attend au dehors. » (supprime autant que possible l'adverbe "bien" que tu emploies un peu trop !)

Il ne répondit rien. La femme soupira, un bruit comme le clapotement d'une mare caressée par le vent. Elle prit les mains de Felgar dans les siennes et les agrippa fermement, ses yeux énormes brillant sous sa capuche comme deux billes noires.

(n'abuse pas trop non plus des participes présent ! Découpe plutôt tes phrases !)

« Hors de la foret, le monde appartient aux humains. Les Rêveurs y sont si rares que le (la) plupart ne nous connaissent que par les histoires qu'on leur a raconté (la phrase est mal construite. Telle qu'elle est, la plupart se rapportent aux Rêveurs alors que manifestement ce n'est pas le cas !) . Tu seras un objet de curiosité, d'admiration, peut-être même de peur. Où que tu ailles, jamais plus tu ne seras chez toi tant que tu seras chez eux.

- Je trouverai bien un moyen de me faire accepter. (tu utilises aussi beaucoup le verbe trouver)

- Non, tu n'en trouveras pas.» L'ancienne observa un silence (observer un silence est une expression qui fait toujours un peu bizarre) . « Tu ne garderas (conserveras ???) pas cette apparence très longtemps, tu sais ? Je te l'ai dit, le Rêve qui (que) tu combats ici, tu le combattras là-bas aussi. C'est encore plus vrai avec un Rêve comme le tien (formulation maladroite) . Bientôt il te marquera aux yeux de tous comme celui que tu es. »

Agacé, Felgar arracha ses mains.

« Pourquoi refuser l'évidence ? demanda-t-elle d'un voix douce, avec ce qui ressemblait à de la pitié ("avec ce qui" est un peu lourd) . Ton Rêve a été la cause de tant de joies dans toute la forêt, c'est une telle gloire pour toi et notre village.

- La gloire, je vous la laisse, dit-il d'un glacial. »

Elle secoua la tête. Felgar lui tournait déjà le dos.

« J'y vais », dit-il sans un dernier regard. « Merci pour la leçon. »

Il n'avait pas fait trois pas qu'il entendit l'ancienne se relever et trottiner derrière lui.

« Si rien ne peut te faire renoncer, accepte au moins ceci. »

L'objet qu'elle lui tendait était un masque. Parmi tous les masque jamais créés, il devait pouvoir légitimement prétendre ("devait pouvoir légitimement prétendre" est trop lourd ; simplifie !) au titre du plus laid ou du moins imaginatif. Voir (voire) , peut-être les deux à la fois. Entièrement blanc, approximativement ovale, il ne comportait pour toute décorations que trois trous ronds là où se situaient les yeux et la bouche. (trop d'adverbes !)

« Tiens. Tu en auras besoin, si tu dois vivre au milieu des humains. »

Interdit, Felgar regarda le cadeau comme s'il ne pouvait pas croire le témoignage de ses yeux (formulation maladroite) . Qu'elle ait pensé à l'amener avec elle en quittant le village, voila qui lui donnait une vision toute nouvelle de la situation (Ah bon !!! Il va rentrer au bercail !) . Il finit par accepter (il accepta ???) le masque avec gratitude et la remercia d'un sourire.

« Tu as de la cervelle et du cœur. J'espère que ça te suffira pour trouver ce que tu cherches. » Elle secoua la tête, l'air désolé et peut-être, mais peut-être seulement, un peu fier. « De toute façon, que puis-je faire d'autre ? Tu n'es plus un petit garnement, qui tremble dès que je tape mon bâton. » (beaucoup de peut-être dans ton texte !)

« Merci pour tout, ancienne, dit-il avec sincérité. Non, puisque je ne fais plus partie du village, je n'ai plus le droit de vous appeler ainsi, je suppose. Merci pour tout Mifarmi. »

Sur ces mots, Felgar dirigea ses pas vers l'ouest, vers un monde nouveau. Mifarmi ne prononça plus un mot, et il ne se retourna pas ; c'est ainsi que Felgar quitta pour la première fois la Forêt Vieille, rempli de sentiments contraires qu'il n'arrivait pas à démêler.

Voilà ! En gros, il me semble que tes phrases gagneraient à être simplifiées. Beaucoup de maladresses disparaîtraient si tu recourais à des phrases plus simples. Par ailleurs, tu devrais aussi selon moi diversifier ton vocabulaire (éviter les verbe dire, faire, trouver, voir...) ; ton texte deviendrait ainsi plus précis.
De manière générale, évite au maximum l'accumulation des relatives (et des "que"), limite l'utilisation des participes présents et réduis l'emploi des adverbes.
Il y a là beaucoup de remarques, j'espère n'avoir pas été trop "assommant".


Dernière édition par Pilgrim le Lun 18 Juil 2011 - 12:17, édité 1 fois
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Luft le Dim 17 Juil 2011 - 8:57

En espérant que mon commentaire t'apporte quelques chose ,)

il avait suffi d'un bond, d'une escalade le long d'une surface où d'autres pieds que les siens n'auraient pas trouvé de prises et d'un saut assez adroit pour atterrir sans dommage de l'autre côté et ce fut chose faite.
Ici c't un passage visiblement important, et je n'arrive pas à m'imaginer la scène. (Forcément quand j'imagine un village entouré d'une forêt, je pense à Astérix et Obélix, mais passons.)

Deux jours plus tard, en se réveillant après encore une nuit passée dans les branches d'un arbre plusieurs fois centenaire, autant pour semer d'éventuels poursuivants que pour éviter les créatures qui rodaient la nuit dans la forêt, il n'en croyait toujours pas sa chance.
Pour ma part, je pense que tu donnes trop d'informations dans cette phrase, du coup leur importance et son impact s'en retrouvent vraiment amoindrie.

Le Rêve qui tu combats ici
Qui ou que ? Smile

La frayeur qu'il avait éprouvé en voyant surgir l'ancienne
Ta phrase fait sûrement écho à l'assurance qu'il n'éprouve pas. Et cette dernière formulation n'est pas assez forte je pense pour qu'on puisse faire le lien entre ce moment et le début de la rencontre.

pour pouvoir bondir vers la fuite
C'est assez lourd.

Répétition de "comme", assez rapprochés.

où se situaient les yeux et la bouche.
La formulation est trop approximative. Même si je vois ce que tu veux dire, des yeux et une bouche ne se situent pas au niveau des trous s'il n'y en a pas.

le témoignage de ses yeux
Plutôt maladroit, je trouve.

Voilà, j'ai relevé uniquement ce qui me frappait à première lecture, on t'as déjà fait des commentaires bien détaillés x)

J’ai parcouru ta première intro, et celle-ci est beaucoup mieux. Il manque le contexte cependant : en te concentrant sur l'action, tu ne décris pas les alentours, les repères sensoriels (oui, j'allais me lancer dans l'énumération des 6 sens -_-") manquent à ton texte, et ce manque m'ont empêchée de m'immerger dans ton histoire. De même pour les sentiments, les émotions à certains endroits sont pas suffisamment nettes, lorsqu'il passe de l’exaspération à la gratitude, par exemple :

Interdit, Felgar regarda le cadeau comme s'il ne pouvait pas croire le témoignage de ses yeux. Qu'elle ait pensé à l'amener avec elle en quittant le village, voila qui lui donnait une vision toute nouvelle de la situation. Il finit par accepter le masque avec gratitude et la remercia d'un sourire.
Les deux premières phrases ne m'ont pas vraiment laissée présager d'un changement d'attitude, ça m'a donné un effet de parachuté.

Globalement, j'ai bien aimé, et je suis d'accord : tente un début dans le feu de l'action, voir ce que ça donne ! Smile
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Fierrottp le Mar 23 Aoû 2011 - 15:52

Je vais essayer de tourner mes commentaires de manière un peu différente de mes camarades. Je ne parlerai pas des fautes d'orthographe mais uniquement des maladresses que tu peux aisément gommer. Pour cela je reprendrai ton texte en utilisant différentes tournures, afin de te montrer où j'ai l'impression que résident les "lourdeurs" (ca ne signifie aucunement que c'est mieux)

Le matin de son départ, Felgar n'avait prévenu personne.

TEXTE ORIGINAL: Quitter le village sans se faire remarquer s'était révélé plus aisé qu'il n'avait osé l'espérer : il avait attendu l'heure précédant le lever du soleil, quand la vigilance de la garde de nuit se relâche dans l'attente de la relève ; il avait gagné l'endroit de la palissade le plus éloigné des portes et avait fait usage de l'agilité qui lui valait depuis tout jeune l'admiration des garçons de son âge.

--> phrase de 4 lignes qui me paraît un peu longue. Je propose:

REPRISE: " Quitter le village sans se faire remarquer s'était révélé plus aisé qu'il n'avait osé l'espérer. Peu avant le lever du soleil, à l'heure où la vigilance de la garde de nuit se relâche dans l'attente de la relève, il avait gagné le lieu le plus éloigné des portes pour user de cette agilité enviée depuis son enfance par les garçons de son âge. (ou qui lui valait depuis tout jeune l'admiration des garçons de son âge.)



--> Ce genre de passage est assez difficile. Tu racontes du passé dans le passé. Le but est d'essayer de trouver des tournures de phrase te permettant de ne pas trop utiliser les "avait" et "était". Par ailleurs, je trouve que certaines de tex phrases sont un peu trop longues. Parfois, il est bon de scinder une phrase en deux, d'autant plus que ton récit est vif. Cela accentuerait le rythme de l'action.

DEUXIEME REPRISE: " Un bond, une escalade le long de la surface lisse de la palissade, sur laquelle d'autres pieds n'auraient trouvé aucune prise, et il avait atterri sans dommage en terrain libre. Deux jours plus tard, en se réveillant après une seconde nuit passée à couvert dans les branches d'un arbre centenaire, il ne croyait toujours pas en sa chance."

Voilà pour commencer. J'espère avoir pu t'aider pour ce travail long et fastidieux de relecture!

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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Capo le Ven 25 Nov 2011 - 9:35

Moi je vais surtout commenter le fond plutôt que la forme.
Ton intro est pas mal, il y a un mystère qui entoure tes personnages. On est
curieux de savoir qui sont les « Rêveurs », les différences qu’ils
ont avec les humains par exemple. Tu as fait une description de Mifarmi, qui
nous montre bien qu’elle n’est pas humaine. Peut-être tu devrais en faire autant
pour Felgar ? C’est juste une suggestion.


Pour le résumé, évite de tomber dans les clichés de la
fantasy (les rois, l’assassin, la magicienne et la prophétesse qui tisse dans l’ombre
son plan diabolique). A mon avis concentre toi plus sur le rapport entre les « Rêveurs »
et les humains qui serait à mon avis bien plus original (c’est un amateur de
Fantasy qui t’écris). Voilà j’espère que mon avis t’as été utile.
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Re: [Fantasy] La Lance du Prophète.

Message  Pacô le Lun 16 Déc 2013 - 16:14

Eh ds donc !
Pourquoi ce roman n'a jamais été corrigé ? tongue

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