Commentaires pour l'avocat du diable

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Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Dim 6 Nov 2011 - 19:07

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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  littleyoyo le Dim 6 Nov 2011 - 19:29

Muahaha si tu insistes...

# je trouve le rythme trop rapide. Laisse moi respirer!

# Certaines phrases sont trop longues...

# fautes d'orthographe: je n'en ai pas trouve. Mais je ne suis pas non plus si fiable que ca...

# Mal "forme": pas d'alinea, paragraphes bizarroides...

J'ai beaucoup aime le passage, et ne te sens surtout pas oblige de prendre en compte mes commentaires, je suis une
beta-lectrice debutante.
Torture finie,
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Dim 6 Nov 2011 - 19:47

Merci pour ta lecture.
Je vais attendre d'autres avis pour ce qui est du rythme. Si d'autres lecteurs ont ce sentiment, il faudra bien que je me rende à l'évidence ^^
Quelles phrases as-tu jugées trop longues à titre d'exemple ?
S'il n'y a pas d'alinéa, c'est que je ne sais pas les faire sur le forum :-P
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  littleyoyo le Dim 6 Nov 2011 - 20:11

Ok pour les alineas.
Les phrases, celles la par exemple:


Le 31 juillet 1872 se produisit à Lyon un spectacle exceptionnel dont les habitants de l’ancienne capitale des Gaules avaient été privés depuis plus de douze ans.

La nuit n’avait pas cinq heures que déjà poignaient quelques curieux sous la lumière cireuse des réverbères longeant le Cours Charlemagne.


ben voici voila!!! Smile
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Dim 6 Nov 2011 - 20:31

C'est mieux comme ça ?

Le 31 juillet 1872 se produisit à Lyon un spectacle exceptionnel dont les habitants avaient été privés depuis plus de douze ans. La nuit n’avait pas cinq heures que déjà poignaient quelques curieux dans le quartier Perrache, leurs silhouettes noires défilant sous la lumière cireuse des réverbères.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Manon le Dim 6 Nov 2011 - 20:34

Je n'ai pas le temps de faire une bête dans l'immédiat, mais je n'ai pas trouvé ces phrases longues, loin de là Smile Je trouve ça même dommage de les appauvrir et de les raccourcir.
Je repasserai plus tard.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  MémoireDuTemps le Lun 7 Nov 2011 - 12:30

Les fautes
« poignaient » il me semble que ce verbe peu fréquent n'est pas utilisé dans son sens (rapport avec le poing)
« gascon » « lyonnais » : on met une majuscule
« si tous ses habits, de ses souliers usé à sa casquette informe, lui donnait » Il y a deux fautes d'accord (tu as d'ailleurs utilisé donnant un peu plus haut)

Répétitions :
« depuis plus de douze ans. La nuit n’avait pas cinq heures que déjà poignaient quelques curieux sous la lumière cireuse des réverbères longeant le Cours Charlemagne. Les plus vivaces … sur quelque banc... quelques rires » deux fois plus, 3 fois quelque et le premier plus peut être remplacé
« j’ai du mal à croire que vous n’en ayez jamais vu ! C’est un spectacle magnifique que de voir cela ; je ne m’en lasserai jamais. J’en ai vu trois rien que cette année : Mercet à Lons-le-Saunier, Rouette à Dijon, et il n’y a pas deux mois, j’ai vu » 4 fois le verbe voir deux fois que
« quelque chose que » trois fois la syllabe que
Je vois déjà un tic : il y a trop de « que » dont certains sont parfaitement évitables surtout quand ils sont proches de la même sonorité que d'autres mots utilisés .

Fluidité : peu d'adverbes gênants ou répétés trop souvent, peu de participes présents, par contre tu utilises un peu trop souvent des verbes ternes : « il y a » « c'est » « être » (avec leurs conjugaisons), essaye d'en remplacer certains, ce sera bénéfique. La longueur de certaines phrases ne me gêne pas, car elles sont parfaitement écrites, peut-être certaines un peu plus courtes pour éviter à notre « littleyoyo » de s'essoufler ☺☺☺.

Une question : ce texte a-t-il déjà été alpha ou bêta-lu ailleurs ?
Il ne semble pas être un premier jet (ou alors chapeau), car il souffre de peu de défauts, combinant une expression recherchée, des mots peu fréquents bien utilisés (sauf un), des phrases très cohérentes.
Toutefois, peut-être ne pas exagérer ce trait : par exemple
« la ci-devant place du marché aux chevaux »... on peut faire plus simple quand même, là ça tutoie un peu le darling.

En clair, j'aime bien, cela se lit bien et avec plaisir, il en faut peu pour améliorer ce texte,

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Commentaires pour L'avocat du diable

Message  lilas.3 le Lun 7 Nov 2011 - 14:12

D'abord, la longueur des phrases ne me choque pas. Je les trouve bien comme cela.

Le verbe poigner ne me semble pas convenir, par contre.

Les gens vivaces qui grimpent aux arbres: j'ai l'impression de voir des singes monter aux arbres. cela donne une impression moqueuse et ironique. Je ne sais pas si c'est celle que tu veux procurer. Si oui, alors c'est réussi.

Une voix que 50 hommes n'eut pas couverte: Je trouve c'est bien suggéré sans décrire de façon trop explicite (du style si tu avais écrit:il parlait fort).

Je suis rentier mais prolétaire que l'on est (je dirais plutôt "que l'on soit"?): çá ne va pas ensemble. Si l'on est rentier, il y a peu de chances que l'on soit prolétaire, surtout á cette époque.

Ictérique: lá vraiment, c'est un peu de trop. Cá fait un peu darling comme on te l'a écrit précédemment.

-ne faisait rien: le verbe faire n'est pas très beau. J'en choisirais un autre (peut-être améliorer?)

A part cela, c'est superbement écrit, bravo!

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Message  lilas.3 le Lun 7 Nov 2011 - 14:18

Ah, j'ai oublié la question subsidiaire: Ils vont assister á une exécution peut-être?
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Lun 7 Nov 2011 - 14:26

Bonjour MémoireDuTemps,

Tout d’abord, merci pour ton commentaire. Maintenant, mes réponses :

Les fautes (pour info, j’utilise surtout le nouveau dictionnaire classique de la langue française par Bescherelle et Pons de 1865, histoire que le vocabulaire que j’utilise ne soit pas anachronique) :

« poignaient » du verbe « POINDRE : v. n. et irr., commencer à paraître. » dont la conjugaison à l’imparfait et à la troisième personne du pluriel donne « ils poignaient ».
« gascon » et « lyonnais » : pas d’objection, je mets des majuscules.
« si tous ses habits, de ses souliers usé à sa casquette informe, lui donnait » : ouch, effectivement, je sais pas comment j’ai pu ne pas voir ces horreurs ^^

Répétitions :J’ai un peu élagué en suivant tes remarques, merci.

Fluidité : idem. Par contre il ne me semble pas qu’il y ait trop de « il y a » (deux occurrences dans tout le texte)

Il s’agit bien d’un premier jet, imperialdreamer est le premier et en fait le seul site sur lequel ce texte est posté. Mais j’ai quand même pris des notes et fait des recherches pendant une semaine avant de commencer la rédaction de ce premier chapitre.
Pour ce qui est de la langue un peu surannée, moi c'est mon truc, surtout l’adverbe « ci-devant », que je trouve mille fois plus élégant qu’ « auparavant » ^^

Merci encore
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Lun 7 Nov 2011 - 14:43

lilas.3 a écrit:D'abord, la longueur des phrases ne me choque pas. Je les trouve bien comme cela.

Le verbe poigner ne me semble pas convenir, par contre.

Les gens vivaces qui grimpent aux arbres: j'ai l'impression de voir des singes monter aux arbres. cela donne une impression moqueuse et ironique. Je ne sais pas si c'est celle que tu veux procurer. Si oui, alors c'est réussi.

Une voix que 50 hommes n'eut pas couverte: Je trouve c'est bien suggéré sans décrire de façon trop explicite (du style si tu avais écrit:il parlait fort).

Je suis rentier mais prolétaire que l'on est (je dirais plutôt "que l'on soit"?): çá ne va pas ensemble. Si l'on est rentier, il y a peu de chances que l'on soit prolétaire, surtout á cette époque.

Ictérique: lá vraiment, c'est un peu de trop. Cá fait un peu darling comme on te l'a écrit précédemment.

-ne faisait rien: le verbe faire n'est pas très beau. J'en choisirais un autre (peut-être améliorer?)

A part cela, c'est superbement écrit, bravo!


Bonjour lilas.3,

Merci à toi aussi pour ton commentaire.

Comme je l'ai dit plus haut, ce n'est pas le verbe poigner mais le verbe poindre. Apparemment, leur conjugaison à l'imparfait à la troisième personne du pluriel est homonyme...

Comme tu l'as deviné, il s'agit d'une exécution publique, donc l'impression que tu as eu de ces gens qui vont voir ce spectacle en lisant le mot vivace était bien recherchée.

"cinquante hommes ne l'eussent pas couverte" fait référence au nom de "stentor moderne" que je donne ensuite à Coutard, en effet, Stentor est un héros de l'Illiade :
« Héra, la déesse aux bras blancs, s'arrêta et, prenant
Les traits du valeureux Stentor, qui, de sa voix de bronze,
Faisait autant de bruit que cinquante hommes, s'écria (…) »

En fait il faut comprendre cette phrase ainsi : "certes je suis rentier mais même si l'on est un prolétaire, ..."
Que l'on est ou que l'on soit, je ne sais pas. J'hésite. Si quelqu'un peut éclairer notre lanterne, qu'il le fasse !

Ictérique, ci-devant : vous êtes méchantes, vous voulez toutes me zigouiller mes jolis mots compliqués Sad

ne faisait rien : j'ai pensé à Brassens en écrivant ça : "le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, etc."

Merci Wink
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Message  lilas.3 le Lun 7 Nov 2011 - 14:59

Comme toi, j'aime beaucoup les vieux mots surannés (en ce moment, je relis Alphonse Daudet, ce type était un génie, s'il était encore de ce monde, je l'épouserai!). Enfin bref, autant ci-devant ne me gêne pas trop, autant je trouve ictérique un peu pédant. Tout dépend si tu écris pour te faire plaisir avec de jolis mots et dans ce cas tu as raison de continuer á les employer ou si tu veux être lu et dans ce cas, il vaut mieux éviter les mots qui peuvent paraitre prétentieux.
Ceci dit, tu écris vraiment bien, j'ai eu beaucoup de plaisir á la lecture.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Lun 7 Nov 2011 - 19:50

Ben je me fais plaisir avec mes vieux mots que presque personne n'utilise mais en même temps je veux être lu...
dilemme !
Mais comme je suis un écrivain (scribouillard ?) égoïste, je tiens à gracier cet ictérique Razz
D'ailleurs, ictérique n'est pas un mot ancien, c'est un terme médical.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pacô le Mar 8 Nov 2011 - 0:32

Bon, me voilà à la bonne heure pour commenter ce merveilleux texte.
Ne reniant pas la coutume, je commence par un (bref) relevé des choses qui ne m'ont pas plu, et je poursuis avec mon analyse.

posèrent leur séant sur les bancs de la ci-devant place du marché aux chevaux.
=> j'ai du mal avec cette fin de phrase ; notamment avec "de la ci-devant"

J’en ai déjà vu trois rien cette année :
=> "rien que" plutôt ?

arborait une barbe tout aussi impériale que son allure.
=> toute

Appréciation générale :

Cette prose m'a comblé et voilà bien longtemps que je n'avais pas lu si bonne rédaction. C'est un compliment sincère et je ne suis pourtant pas un habitué de la formule.
Ta plume est inspirée : je ne saurais dire de qui exactement, mais je reconnais en toi quelques traits qui ne dépareilleraient pas d'un romantique, notamment avec ce genre d'expression :
Profitons de cette trêve dans leur dialogue pour les décrire :
C'est à la fois théâtral et suffisamment mesuré pour être émis de la bouche d'un conteur : comme une petite tape sur l'épaule du lecteur, cette formule nous convie à pénétrer le récit et l'histoire, à partir à la rencontre des protagonistes à et nous asseoir avec eux sur le banc pour assister à "ce spectacle exceptionnel" mais malheureusement peu enclin à ma ravir.
Tes mots sont pondérés, bien choisis et finalement aussi nécessaires que luxueux. J'aime beaucoup.

Pour poursuivre sur le parallèle avec une vision que j'aurais "romantique" de ton premier extrait, c'est cette incitation à percer la sphère intime de tes personnages. On regarde l'Homme et tu le décris.
J'ai vraiment apprécié ce passage :
À mesure qu’il avançait, on l’entendait faire claquer les petits talons ferrés de ses bottes en cuir que les motifs anglais de son pantalon dissimulaient à moitié. Il tenait dans son poing droit une canne, tout aussi inutile à ses jambes de trente ans que son haut de forme ne l’était à sa silhouette altière. Mais qui se soucie d’utilité lorsqu’il s’agit de mode ? Berthier, quant à lui, se mouvait en traînant la patte, la tête plus basse que les épaules. La seule lumière des réverbères le rendait ictérique, tant son teint était pâle, et le gilet jaune et râpé qu’il portait sous un veston de cuir élimé ne faisait rien à l’affaire. À dire vrai, si Coutard avait tout d’un Bucéphale ou d’un Marengo**, le pauvre Berthier rappelait plutôt le fameux bidet du Béarn d’un non moins fameux Gascon. Mais aucun Lyonnais du dix-neuvième siècle ne s’y fût trompé : ce vieillard malingre n’était autre qu’un ouvrier de la soie, un canut comme on les appelait alors. Nous présumions bien en lui donnant la cinquantaine, mais l’homme en paraissait vingt de plus. Il faut dire que le temps passé à travailler sur un bistanclaque*** compte double pour le corps : il vous busque l’échine et vous grêle les membres plus sûrement que la vieillesse. Cependant, ce serait faire un bien mauvais portrait du vieux Berthier que de s’en tenir là. Car si tout son corps, de ses genoux cagneux à ses doigts gonflés par l’arthrose, si tous ses habits, de ses souliers usés à sa casquette informe, lui donnaient une allure si misérable qu’un bagnard l’eût pris en pitié, son regard eût tenu en respect n’importe quel surveillant des Îles du Salut.
Une description comme je les aime : on prend le temps de cerner le personnage et, mine de rien, on appréhende peu à peu leurs caractères respectifs. Toujours dans cette optique de dessiner et d'affiner les contours de tes personnages, on reste dans un esprit de peinture littéraire qui me sied à point.
Continue comme ça, et je t'embrasse Very Happy.

Pour répondre à ta question, il ne serait pas étonnant que ce spectacle exceptionnel ne soit autre que le couperet d'une guillotine ; par contre, j'avoue ne pas avoir pleinement saisi les identités de tes deux personnages.
Sont-ils connus ?

Très honnêtement, je ne visualise guère de reproches à te faire sur l'instant, et j'aurais même peur de dénaturer l'élégance de cet extrait.
Alors j'en reste à mon bon plaisir et t'invite à publier la suite Wink.


PS : n'oublie pas cependant, suite à ces nombreux avis qui t'ont été faits, d'aller visiter les écrits des autres membres. Wink

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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  MémoireDuTemps le Mar 8 Nov 2011 - 5:40

Merci de ton retour,
Pour les dictionnaires, pense sur Internet au TLF ( http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm;java=no ) qui se base beaucoup sur les écrits et les exemples, par contre fuis les pseudos dictionnaires suggérés par Google, très incomplets.
Pour poignaient tu as raison, mais le verbe poigner existe aussi, deux verbes peu usités et qui se mélangent les pinceaux Very Happy
Non il n'y a pas trop de il y a... mais par contre trop de fois être ou avoir. Si tu en élagues quelques-uns, c'est bon (n'oublie pas sur le fil de ton roman de préciser que tu as modifié ton texte origine - si c'est un roman - ou de faire une V2, V3 si c'est une nouvelle).
Pour ci-devant, pas de problème, c'est cela qui pose problème
"sur les bancs de la ci-devant place du marché aux chevaux."
Tu dirais "je longe la ci-devant place du marché" c'est cool, mais dans ta phrase ça passe moins.
Donc tu écris fort bien, je pense que je serai heureuse de te lire encore, mais n'oublie pas de lire les autres Very Happy . Je pense que tu as certainement plein de conseils à donner en commentant et c'est très formateur.

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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pacô le Mar 8 Nov 2011 - 10:40

Et tant que j'y pense, je soutiens aussi l'utilisation de "ictérique".
L'ictère est un terme régulièrement employé, surtout pour ceux atteints de jaunisse. Et comme il serait oins esthétique de parler de "caractère jaunissique"... tongue.

Je ne suis cependant pas pour l'utilisation de jolis mots "parce que ça fait bien" : il faut qu'ils suivent une logique de contexte littéraire et scénaristique.
Par exemple, il y a certains genre - comme la SF - qui supporterait peut-être très mal ce style ; ou alors, pas de cette façon là. Ecrire pour user d'un beau vocabulaire, ça fait "précieuses ridicules" de Molière. Toutefois, utiliser un vocabulaire dans la logique de son univers littéraire, c'est faire preuve de sensibilité et de clarté ; rien ne contraint de faire avec de l'argot des textes beaux.

Là pour l'instant, le vocabulaire de ta narration me convient et épanouit ma lecture ; c'est que j'estime personnellement qu'il est dans la plénitude du récit.

Pour en revenir aux corrections effectuées sur d'autres textes, effectivement, ce serait intéressant que tu donnes ton avis à d'autres : tu aurais certainement quelque chose à leur apprendre.
Sur ID, il existe aussi le rang de "correcteur" qui te permet de vivre pleinement la "richesse" d'ImperialDream : parce que bêta-lire les autres - comme nous le faisons avec ton texte par exemple - ce n'est pas simplement du labeur pour autrui... c'est aussi un réel enrichissement personnel Wink.

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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Ash le Mar 8 Nov 2011 - 18:45

Merci pour le plaisir de cette lecture. Je n'ai rien à ajouter à ce qui a déja été indiqué. Je me permets de répéter une chose : tu nous offres la suite quand tu veux !

Concernant les questions en préambule, on devine assez vite l'execution, et à propos de tes personnages, le contraste entre les deux est très net, je suis curieuse de ce qui a pu les rapprocher.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Mer 9 Nov 2011 - 20:58

Merci à ceux qui ont pris la peine de commenter.
Je vous répondrai demain. En attendant, j'ai posté la deuxième partie du chapitre.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pilgrim le Mer 9 Nov 2011 - 22:14

Quelques détails :

répétitions ; commmentaires

Les autres – des messieurs en redingote – posèrent leur séant sur les bancs de la ci-devant place du marché aux chevaux. Tous convergeaient en ces lieux pour la même raison, mais aucun d’eux n’adressa la parole à un autre et lorsque par hasard leurs regards se croisaient, ils les détournaient vivement et s’obstinaient ensuite à fixer sans relâche, qui ses souliers, qui le pommeau de sa canne. L’ambiance était toute autre derrière le feuillage dense des marronniers, d’où s’échappaient force chuchotements et de temps à autre de petits rires étouffés.

À une heure un quart (il faisait donc nuit à 20h30, 21h, (depuis 5 h) un 31 juillet ???! Je pose juste la question, j'ignore à quel horaire (d'été ou pas) on était assujetti à cette époque !) , deux hommes apparurent à l’angle de la rue Marc-Antoine Petit* et du Cours Charlemagne. Avant même leur entrée dans le champ de vision des vigies sur leur marronnier, la voix du premier alertait toute la place. Cette voix, cinquante hommes ne l’eussent pas couverte :
— Ma foi, Berthier, j’ai du mal à croire que vous n’en ayez jamais vu ! C’est un spectacle magnifique que cela ; je ne m’en lasserai jamais. J’en ai déjà vu trois rien cette année : Mercet à Lons-le-Saunier, Rouette à Dijon, et il n’y a pas deux mois, j’ai assisté à celle de Moreux, sur la place de la Roquette. Mais méfiez-vous. Après ça, le théâtre, la bourse, la fête des lumières, l’opéra, les courses et même la bagatelle vous sembleront bien peu de choses comparées (ici, j'accorderais avec : le théâtre, la bourse... et écrirais donc comparés) au frisson que vous procure l’œuvre de la justice.
Le dénommé Berthier lui répondit quelque chose, mais sa voix vulgaire ne parvint pas à transmettre (transmettre me semble maladroit), même aux oreilles les plus jeunes et les plus tendues de la place. Si bien que son interlocuteur semblait parfaitement soliloquer :
— Certes, je suis rentier et je peux voyager quand bon me semble mais (attention à ne pas trop user de "mais") enfin, tout prolétaire que l’on est, lorsque cela se passe à moins de cinquante lieues de chez soi, on va voir ! Et d’abord, où étiez-vous en soixante, quand on s’est occupé de Montet ?
— …
— Ah bravo ! Vous ne quittez donc Lyon que lorsqu’il s’y passe des choses d’intérêt ! Mais alors, ne seriez-vous point venu aujourd’hui si je ne vous avais proposé de m’accompagner ?
— …
— À la bonne heure ! Vous n’êtes pas de ces spectateurs qui quittent leur siège avant la fin d’une pièce, le drame leur parût-il joué.
Le silence se fit un instant puis on entendit enfin la voix de Berthier. Une voix (tu te réfères souvent à la voix) douce et trébuchante de quinquagénaire :
— C’est que je n’en ai pas le choix, mon cher Coutard. Plutôt qu’un spectateur, je suis un acteur de cette tragédie, et je ne puis me permettre de quitter les coulisses quand bien même toutes mes répliques fussent-elles dites. (cela me paraît incorrect ! Je mettrais le conditionnel : quand bien même toutes mes répliques auraient été dites.)
— Et vous ne connaissez que le canevas, Berthier. La représentation vous coupera le
souffle !
— Elle ne coupera pas que cela.
Coutard ne répondit pas et les deux hommes firent en silence leur entrée sur la place. Profitons de cette trêve dans leur dialogue pour les décrire : bien qu’ils se fussent tus tous deux, on pouvait sans risque présumer de leur identité. L’un était grand, robuste et dans la force de l’âge ; l’autre était un petit vieillard presque chétif et courbé, s’appuyant sur sa canne comme une brindille à son tuteur. Ce Stentor moderne, c’était Coutard ; ce Silène chancelant, c’était Berthier.

À les voir (de manière générale, tu emploies assez souvent ce verbe, comme entendre) marcher côte à côte à l’endroit où quelques années auparavant se tenait le marché aux chevaux, on eût cru voir une haridelle claudiquer auprès d’un Pur-Sang. Coutard, vêtu d’une élégante redingote en drap noir et coiffé d’un haut de forme, arborait une barbe tout aussi impériale que son allure. À mesure qu’il avançait, on l’entendait faire claquer ("entendait faire claquer" est un peu lourd ; évite le plus possible "faire") les petits talons ferrés de ses bottes en cuir que les motifs anglais de son pantalon dissimulaient à moitié. Il tenait dans son poing droit une canne, tout aussi inutile à ses jambes de trente ans que son haut de forme ne l’était à sa silhouette altière. Mais qui se soucie d’utilité lorsqu’il s’agit de mode ? Berthier, quant à lui, se mouvait en traînant la patte, la tête plus basse que les épaules. La seule lumière des réverbères le rendait ictérique (pourquoi pas !), tant son teint était pâle, et le gilet jaune et râpé qu’il portait sous un veston de cuir élimé ne faisait rien à l’affaire. À dire vrai, si Coutard avait tout d’un Bucéphale ou d’un Marengo**, le pauvre Berthier rappelait plutôt le fameux bidet du Béarn d’un non moins fameux Gascon. Mais aucun Lyonnais du dix-neuvième siècle ne s’y fût trompé : ce vieillard malingre n’était autre qu’un ouvrier de la soie, un canut comme on les appelait alors. Nous présumions bien en lui donnant la cinquantaine, mais l’homme en paraissait vingt de plus. Il faut dire que le temps passé à travailler sur un bistanclaque*** compte double pour le corps : il vous busque l’échine et vous grêle les membres plus sûrement que la vieillesse. Cependant, ce serait faire (dresser ?) un bien mauvais portrait du vieux Berthier que de s’en tenir là (cette phrase me gêne... Cependant, s'en tenir à ce portrait trahirait M Berthier ou altèrerait la vérité ou quelque chose dans ce genre...). Car si tout son corps, de ses genoux cagneux à ses doigts gonflés par l’arthrose, si tous ses habits, de ses souliers usés à sa casquette informe, lui donnaient une allure si misérable qu’un bagnard l’eût pris en pitié, son regard eût tenu en respect n’importe quel surveillant des Îles du Salut. Il y avait dans ces yeux quelque chose confinant au surnaturel, comme si le feu des révoltes qui avaient bercé son enfance et agité sa jeunesse s’y reflétait encore. Ce regard chez ce vieillard, c’était un anneau rouillé serti de diamants.

J'ai relevé des répétitions, je te les mentionne à titre indicatif. Beaucoup ne sont pas rhédibitoires ! Very Happy

Je précise aussi que, pour ma part, je n'ai rien contre l'emploi des termes ou des expressions désuets (ci-devant, rien cette année...), ils sont en cohérence avec le ton et le style du texte.

Enfin, un avis plus général : comme mes prédecesseurs, je trouve ton texte très bon, ta langue est maîtrisée et imagée, tu t'es documenté et tu utilises à bon escient tes infos.

Une petite critique, quand même, en forme de provocation : tu écris comme on écrivait au dix-neuvième siècle ou tout au moins en tâchant de te rapprocher de cette écriture (et je comprends que Paco soit enthousiaste, lui, notre dixneuviémiste militant !! Twisted Evil ) et je peux concevoir que l'exercice de style soit plaisant mais... quel intérêt ??? (je te reprécise que je force le trait de la provocation !Very Happy ) Quel intérêt à écrire comme on écrivait il y a deux siècles, alors qu'on est au 21ème ??? Pour en plagier d'autres, je dirais : déjà fait... (Je te répète que c'est de la provoc !!!)
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pacô le Jeu 10 Nov 2011 - 15:05

Est-ce que c'est écrire "comme on écrivait au XIXème siècle" ou est-ce que c'est un style ?
Je veux bien croire que l'époque influence le contenu de nos écrits - cependant, le texte est dans un contexte XIXème - mais je suis moins sûr qu'il influence le style.
Quand j'observe un De La Boétie, je ne le trouve pas si différent, au niveau de l'élocution, à certains auteurs du XVIIIème ou du XIXème.
Au contraire, lorsqu'on compare un Victor Hugo et un Alexandre Dumas, ou encore un Céline et un Valéry Larbaud, je ne les trouve pas vraiment sur un pied d'égalité narrative Smile.

Ce que je pourrais reprocher à beaucoup d'auteurs contemporains, c'est justement de se calquer sur une littérature commerciale, visitée et vendeuse, qui change de style à chaque nouvelle mode.

(J'ai répondu à la provocation tongue).

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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pilgrim le Jeu 10 Nov 2011 - 15:56

@ Paco : j'étais sûr que tu réagirais !!! Twisted Evil

Je ne suis pas sûr qu'écriture "contemporaine" rime avec oeuvre commerciale !!! (Cf les auteurs des éd Minuit ou des éd Verticales... entre autres...). Je pense même le contraire ! ... Ni avec mode d'ailleurs... Les livres les plus diffusés sont souvent d'une écriture classique.

Et puis justement, ce n'est pas parce qu'on traite d'une époque qu'on doit écrire à la manière de cette époque (je me demande ce qu'aurait donné Notre dame de Paris, dans ce cas !) mais manifestement Petitrapporteur, semble vouloir adopter un style qui s'y rapporte ou du moins qui y fait penser...

Mais bon... pourquoi pas ? Et il est vrai que petitrapporteur s'en sort plutôt bien et qu'il le fait avec talent !

(j'admets que ma remarque est quelque peu gratuite (juste le plaisir de provoquer un peu !)Wink )
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Jeu 10 Nov 2011 - 20:29

Ouf ! En voilà des réponses à faire après une si courte absence ^^

Bien commençons par ta critique, Pacô.
Pour ce qui est des choses qui ne t’ont pas plu, j’ai suivi la moindre de tes remarques. En même temps, il n’a avait que deux choses incontestables et ce pauvre « ci-devant » que je me résous à sacrifier Sad .
Sinon, je te remercie pour cette appréciation fournie et élogieuse, ça fait chaud au cœur ! Concernant l’inspiration de ma plume, je pense que m’être gavé d’écrits du dix-neuvième siècle ces derniers temps m’a quelque peu influencé. Mais j’ai toujours préféré ce siècle – d’un point de vue littéraire – au nôtre, et même au précédent. D’ailleurs, le premier véritable roman que j’ai lu était les trois mousquetaires, quand j’avais dix ans. Avant ça il y avait même eu la Comtesse de Ségur je crois, et peut-être bien Michel Strogoff. Mais tout ça est un peu confus dans mon esprit alors quand on me parle de mon premier roman, celui en tout cas qui m’a tant marqué qu’il en est devenu le premier, c’est les trois mousquetaires.

Pour répondre à la gentille provocation de Pilgrim, il n’y a aucune volonté d’exercice de style ici. Je me contente d’écrire avec un style qui me convient. Je me sens bien comme ça, c’est tout et je n’ai pas vraiment d’autre explication. Je ne dis pas que cette façon d’écrire me vient naturellement, loin de là : je peux parfois passer un temps fou sur un paragraphe. Il me semble avoir passé presque une heure à bucher sur le paragraphe qu’a relevé Pacô. Mais une fois que je me relis, je suis content et fier de moi.
Après, je suppose que ce n’est pas innocemment que j’ai placé l’action de mon roman en 1872. Ainsi, je vais pouvoir assouvir mes pulsions romantiques sans qu’un contraste flagrant n’apparaisse entre ma prose et mon histoire.
On n’imagine pas le journal de Bridget Jones écrit à la façon de Chateaubriand XD

Je vous remercie tous encore une fois pour tous ces commentaires, avec une mention spéciale pour Pacô qui s’est courageusement porté à mon secours suite à cette véhémente attaque de Pilgrim ^^

Bonne soirée !

PS : Ah oui, Pilgrim : il faisait effectivement nuit à 21h le 30 juillet 1872. Je ne me suis pas posé de question...
J'ai retenu quelques unes de tes corrections, d'ailleurs.
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pacô le Ven 11 Nov 2011 - 13:02

Je n'assimile pas littérature contemporaine à littérature commerciale. Par contre, j'assimile les références de lecture de beaucoup d'auteurs amateurs à de la littérature commerciale tongue.
Philippe Claudel est bel et bien vivant - et encore pour un petit peu de temps je pense - de même que Le Clézio... et ils ont leur propre style, qui s'approche parfois des écrits que l'on pouvait lire au XIXème.
Mais je ne crois pas que l'on puisse parler d'un "style" XIXème pour autant : c'est une façon d'écrire qui rappelle celle des romantiques, effectivement plus nombreux au XIXème siècle qu'aujourd'hui, et je pense plus que l'on doit parler de l'influence d'un courant littéraire que d'une époque, à propos du style. Wink

Héhé, sinon Mr Petitrapporteur, tu n'as pas répondu à ma dernière question : tes deux personnages sont-ils connus - historiquement ?

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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  Pilgrim le Ven 11 Nov 2011 - 14:53

On ne doit pas avoir les mêmes références !!! tongue

Pour le reste, Paco, tu joues sur les mots ! Effectivement le courant romantique était prépondérant au 19ème ! On est bien d'accord. Tout comme la mode feuilleton à la Eugène Sue... (auquel le texte de Petitrapporteur fait aussi penser !). Je parle, comme toi, de tendance (une parmi d'autres de ce siècle (symbolisme, naturalisme...)), de courant... d'air du temps ! Et ladite tendance ne touchait pas tous les auteurs de cette époque... Rien à voir avec le moderne Flaubert et encore moins avec un Huysmans !!! D'ormesson, aujourd'hui, s'en rapproche sûrement plus que ceux-là !!! (je suis bien d'accord et je reprécise que je parle comme toi de courant (c'est fou, comme il faut mettre les points sur les i, pour se faire comprendre !)).

Pour ce qui est de Claudel, franchement, quand je le lis, je ne pense pas vraiment à Hugo ni à Chateaubriand ! Quant à Le Clézio, je suis loin d'avoir tout lu de lui, mais quand je me remémore le Procès verbal, Terra Amata ou même Désert (qui est plus classique) on est loin du 19ème ! (même si forcément on pourra toujours trouver des correspondances et comment autrement quand on baigne dans une culture donnée, quand on reçoit toutes ces influences en héritage !!!)

Bon, je m'aperçois que je suis en train de polluer le sujet de Petitrapporteur et je m'en excuse auprès de lui. Je ne recommencerai plus ! Promis !Very Happy
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Re: Commentaires pour l'avocat du diable

Message  petitrapporteur le Lun 14 Nov 2011 - 7:07

Non, non, polluer mon sujet ce serait raconter n'importe quoi mais là c'est intéressant ^^
Et pour répondre à ta question, Pacô, non, ces deux personnages ne sont pas connus historiquement mais l'exécution à laquelle ils vont assister à eu lieu, et dans la suite du chapitre viendra le récit du crime de Bernard, qui sera véridique aussi.
D'ailleurs, Nicolas Roch est véritablement l'exécuteur des hautes-oeuvres en 1872.
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