Commentaires "Ombre et Lumière"

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Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 28 Nov 2011 - 1:21

Bonsoir à tous,

Puisque je piétinais depuis un certain temps sur la suite du septième jet du "Véritable Visage de la Lumière", j'ai décidé de tout reprendre à zéro, en prenant note de vos conseils sur le précédent fil de commentaires, et même de rebaptiser l'oeuvre en "Ombre et Lumière" - titre que j'estime un peu plus léger.

J'attends de vous bien entendu de nombreux commentaires argumentés et je tenterai cette fois de répondre dans les temps ; d'autant plus que je me suis fixé un NanoWrimo personnel (^^) et j'espère tenir une certaine rigueur d'écriture régulière - hors période examen scolaire.

Faites vous plaisir. Une chose à retenir néanmoins pour ceux qui avaient lu les anciens extraits, c'est la petite phrase qui signe le titre, c'est-à-dire : "Cette réalité n'est pas la nôtre". Je ne suis vraiment pas un auteur de SF - comme je l'ai toujours prétendu - et je suis si pointu sur les détails que je ne supporte pas quand ça ne peut pas coller. Et prédire l'avenir pour tout faire coller, ce n'est pas très simple.
Alors, j'ai opté pour une nouvelle formule : cette histoire se passe dans un monde qui ressemble à beaucoup du nôtre, mais qui ne l'est pas. Je me permets ainsi une bien plus grande liberté puisqu'il aura sa propre logique, libérée des contraintes du strict suivi de notre passé. Et aussi de toutes les évolutions techniques qu'il fallait imaginer - parce que ça, je ne supporte pas le lire dans un bouquin et j'avais de plus en plus de mal à créer plein d'objets farfelus dans mes propres écrits.

Bonne lecture à tous Wink.

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« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Gwen le Lun 28 Nov 2011 - 9:43

Bon, je n'avais pas du tout lu tes premières expériences sur ce sujet-là, mais je tiens quand même à commenter ce début, et puis comme ça, ça me permettra de suivre l'évolution Smile

Belle gradation pour commencer dans la première phrase ! Et pour la seconde "citation", pourquoi ce choix de Nixon ? (simple curiosité de ma part).
Je trouve que la première phrase s'étire peut-être un peu trop en longueur, mais il faut surtout enlever "de l'intérieur", puisque c'est le propre de l'implosion (à l'inverse de l'explosion). Pour le reste je n'ai rien de plus à relever... Tout me parait correct dans la forme !

De manière générale je trouve que tu lances bien ton histoire, et l'idée de faire deux citations au départ n'est pas mauvaise du tout. La façon d'écrire est plaisante, on a l'impression de lire une première page de journal, est-ce fait exprès (ou peut-être que c'est juste ma façon de voir les choses) ?

Bon mon commentaire n'est pas très étoffé pour l'instant, mais ça n'est qu'un petit début, alors j'attends impatiemment la suite pour te donner mon avis !
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 28 Nov 2011 - 9:54

Bonjour,

Tu as commenté l'accroche si je comprends bien ?
Oui, l'aspect "journalistique" est souhaité puisqu'une accroche est toujours plus ou moins rédigée de façon "commerciale" et elle doit être pleine d'indices croustillants pour susciter la lecture. Tout en adoptant un plan pyramidale inversé.
J'ai coupé la première phrase et retiré "de l'intérieur" :
Alors que la République Terrae s'enfonce dans une épouvantable crise économique, les territoires annexés quittent un à un les sièges de l'Assemblée de Bagdad pour rejoindre la Fédération. L'utopie politique et l'union universelle en laquelle tous voulaient croire s'effritent et menacent d'imploser.

Quant au choix de Nixon, c'est un nom de famille qui fait clin d'oeil à l'ancien président mais ça s'arrête là. J'aime bien ce nom, et c'est l'une des raisons particulière qui me l'ont fait choisir Smile.

Merci pour le commentaire Wink.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Gwen le Lun 28 Nov 2011 - 10:00

Je suis la reine des nouilles grand Pacô ^^ Dans ma précipitation, je ne suis pas descendue plus bas que "l'accroche", du coup mon commentaire n'est pas vraiment valable !! Je file lire le reste et faire un commentaire digne de ce nom Smile Enfin du coup voilà, ton accroche sera au top.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Gwen le Lun 28 Nov 2011 - 10:25

Alors au niveau de la forme :

Pour la première phrase, j'aurais instinctivement rajouté un -s à "Eurasien" ou alors il faudrait mettre "d'Eurasie" au singulier ? (je ne sais pas ce que tu en penses).

"Transportaient à leurs bords" plutôt que "son" puisque tu as commencé au pluriel...

Le lexique que tu emploies avec "tuméfié" et "plaies béantes" est plutôt intéressant et surtout imagé, c'est une bonne idée, dans le sens où on imagine tout à fait le paysage de désolation.

Par rapport au deuxième paragraphe, je trouve que tout s'enchaine très bien, pas de longueurs, une bonne entrée du personnage d'Arthur. Tes descriptions ne tombent pas dans l'excès et nous permettent vraiment de rentrer dans l'univers de cette histoire. Je trouve que ça c'est vraiment un point fort.

Dans le paragraphe suivant il faudrait juste rajouter "Les quartiers d'HLM" et mettre "grand" au féminin pour l'esthétique.

Bien plus loin dans le texte (comme je n'ai eu aucune faute me semble-t-il à me mettre sous la dent d'ici là), j'ai un peu de mal avec la phrase "Chacun exploitait son potentiel et traitait leur passion commune avec les moyens dont ils disposaient", il faudrait mettre plutôt "et exploitait sa passion avec les moyens dont il disposait" non ? Je ne comprends pas le "leur".

"Intrigué, il sortit des toilettes et échappa un petit soupir de surprise." = Laissa échapper ?

Voilà tout ce que je peux faire, je ne sais pas si ça te sera d'une grande utilité. Ce que je peux te dire en tout cas, c'est que tu arrives à créer un état des lieux presque apocalyptique avec des mots justes et bien dosés, des images, mais pas trop. On a bien envie de vite lire la suite ; surtout que tu nous coupes vilement à un moment peu opportun ^^. Bref, c'est plutôt bon tout ça, à mon humble avis.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 28 Nov 2011 - 10:57

J'ai changé quelques petites choses, en espérant que ça convienne.
Notamment cette phrase :
Chacun exploitait et traitait sa passion avec les moyens dont ils disposaient.
En fait, ce que je veux dire, c'est que chacun essaie de refaire le monde à sa façon : l'un par la voie intellectuelle, l'autre par les forces armées.

J'ai remplacé "son bord" par "leur bord"

Concernant les quartiers HLM, tu es sûre de toi ?
J'ai vérifié sur plusieurs sites et tous parlent de quartiers HLM... :
http://www.union-habitat.eu/?article124
http://portlanouvelle2014.over-blog.fr/pages/Pour_la_creation_decoquartiers_un_reamenagement_des_logements_HLM_simpose-2855068.html

Enfin, concernant la SCTE, je vais attendre ce que l'on m'en dit. Dans l'ancienne version, cette société était déjà présente et personne ne m'en avait fait encore la remarque.
Qu'en pensent les autres ? Very Happy

Merci pour ce second commentaire ! tongue

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  MémoireDuTemps le Lun 28 Nov 2011 - 16:36

Pacô a écrit:

Les wagons de la Société des Chemins de Traverse Eurasien
fendaient l’épais brouillard de la campagne allemande. Dans
sa
course monotone, ils reliaient
: y a un problème entre le « sa », les wagons
et le ils qui arrive…
la froide
capitale russe à Paris et transportaient à son bord une foule un peu bizarre une foule dans un train, j’imagine mal à part
le « y a foule » mais c’est plutôt au départ ou à l’arrivée

de passagers somnolents. Un vent léger faisait parfois tanguer leurs vieilles carcasses
bardées de la griffe bleue « SCTE » mais ils poursuivaient inexorablement leur chemin le
long des collines ensommeillées. Malgré le soleil levant
à l’arrière
curieux des lourds nuages, l’aurore restait obscure et seuls
les phares projetaient un pâle halo malade sur le paysage tuméfié curieux
alentour. De rares touffes d’herbe fleurissaient les immenses tranchées
creusées par les sociétés minières de la région. Ces plaies béantes vomissaient
ci et là des monticules de terres et toute cette nature souffrait en silence, dans
les quelques heures de répit que leur offrait la nuit. Et plus notre regard
embrassait l’Est, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte
tant cette torture s’étendait sur l’horizon.
À l’Ouest, les silhouettes des premiers immeubles berlinois se dessinaient dans
ce tableau hanté par le sombre crépuscule d’un matin de novembre. Tours de guet
de la civilisation humaine, ils ne semblaient pas voir l’horreur en contrebas et n’allaient pas
plus loin que les longues langues de béton armé qui délimitaient l’espace
urbain.

Le train de la SCTE s’engagea sur le premier passage à niveau de la ville et
ralentit. Le crissement des roues fit sursauter Arthur. Recroquevillé sur son sac, le jeune homme grimaça : les courbatures de
ce sommeil improvisé et imprévisible l’élançaient de la nuque aux reins. Il se
redressa, encore abasourdi par la brusquerie du réveil, et se frotta les yeux

☺☺☺ j’aime bien, très réaliste !.
Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest,
Aïe ☺☺☺ ça
y est l’anglais a gagné la partie
acheté quelques heures plus
tôt sur les quais de Saint-Pétersbourg, et ne lui accorda qu’un œil discret
avant de se replonger dans les articles du quotidien.
« tu prends l’option « » alors ?
Où sommes-nous ?, demanda-t-il, on se doute que c’est le jeune homme, mais tu devrais le
préciser
la bouche
pâteuse.
– Berlin. Il nous reste trois bonnes heures avant le terminus. »
L’homme n’avait pas levé les yeux de son journal. Puis, il ajouta avec une note
d’ironie dans la voix :
« Vous pouvez vous rendormir. »
Arthur le remercia et sourit à la dernière réplique. Cet homme était monté à la
même station que lui, ce matin très tôt, et épluchait les articles de presse
depuis le départ du convoi ça fait omniscient…
peut-être dormait-il ou faisait-il un rébus ou un mots croisés
.
À en juger par ses habits, il travaillait c’est
une supposition, non ?
dans une administration de la
République. Ce n’étaient
pas tant les grosses lunettes rondes qui trahissaient sa profession, mais
plutôt le veston gris qui lui serrait la taille. Tenue exemplaire des
fonctionnaires d’État, elle était
reconnaissable par son caractère austère et autoritaire. Elle témoignait de la
rigueur économique actuelle. curieux

Arthur observa la ville par la fenêtre de la cabine pour un train ?. À travers les vitres
poussiéreuses, les rues étaient
encore plus mornes et plus sales. Les quartiers HLM s’alignaient et se
succédaient sans grand esthétique
autour des rares places publiques où quelques individus se rejoignaient pour trainer. Les murs étaient couverts de
graffitis et les chaussées s’effritaient le long des trottoirs, eux-mêmes
embarrassés de feuilles et de détritus. Le jeune homme n’était jamais allé à Berlin, mais il n’en avait guère envie.
Pourtant, il était passé ainsi devant durant des mois sans jamais s’arrêter. La
ville avait été entièrement
reconstruite depuis les réformes du gouvernement Larrkhan mais l’on ne s’était
que très peu attardé sur les détails plastiques. La population allemande avait
souffert de l’harmonisation des plans urbains. Son architecture était à l’image des
sociétés minières qui exploitaient son sol.
« Tenez, si vous voulez lire les nouvelles du jour. »
Arthur sortit de sa rêverie et saisit le News Budapest que l’homme lui
tendait. En Une on dit pas plutôt À la
une ?
, une photographie du Président de la République,
Alphred Mernine, accablé et fatigué, illustrait le gros titre : « Terrae en
chute libre. »
En effet, la République Terrae mordait la poussière ces dernières années.
Malgré les nombreux plans de relance, elle s’enfonçait dans une crise
économique qui la dépassait et qui usait tous les efforts des différents
ministres qui jouaient aux chaises musicales à chaque fois que la population
sortait dans la rue ça me rappelle quelque
chose
. Les territoires
américains menaçaient à présent de quitter l’Assemblée à Badgad et de rejoindre
la Fédération Chinoise qui avait, jusqu’alors, toujours refusé de siéger à la
capitale mère. Si un tel scénario se réalisait, ce serait sans nul doute la fin
immédiate de la plus grande utopie terrestre.
Arthur soupira.
« Comme vous dites, dit l’homme. Il ne fait pas bon vivre aujourd’hui. »
Le jeune garçon acquiesça. Il n’aimait pas vraiment parler de ce sujet ; il
l’angoissait. Néanmoins, son voisin semblait enclin à la discussion.
« Vous faîtes quoi dans la vie ?
– Étudiant. En Sciences Politiques, ajouta-t-il avant que le fonctionnaire ne lui
demande de préciser.
– Sokolov, je présume ? C’est une très bonne école, vous réussirez si vous
travaillez. Enfin, si elle ne ferme pas d’ici la fin de votre cycle
universitaire. »
Arthur se tut ; il n’aimait pas non plus qu’on lui rappelle sans cesse que ses
études étaient peut-être vouées à l’échec à cause d’un déficit budgétaire. Son
père excellait en la matière. Il aurait préféré qu’il aille en médecine, comme
lui, et qu’il rejoigne le Centre Hospitalier de Saint-Picpus, là où il
dirigeait une équipe d’urgentistes. Mais depuis tout petit, Arthur adorait
l’Histoire, prenait plaisir à lire les exploits de Napoléon Bonaparte et
préférait les journaux télévisés des chaînes publiques aux dessins animés. Et
par-dessus tout, il aimait refaire le monde avec son ami Julien, vieux camarade
de classe rencontré sur les bancs du lycée Victor Hugo, à mi chemin entre les
gargouilles de Notre-Dame de Paris et les gravillons du champ de Mars. Il avait
opté pour une voie intellectuelle et académique ; Julien s’était destiné à
l’armée et notamment
aux forces spéciales. Chacun exploitait son potentiel et traitait leur passion
commune avec les moyens dont ils disposaient. Julien restait à Paris, à
Boulogne plus exactement,
tandis qu’Arthur s’exilait à Saint-Pétersbourg dans une école réputée à l’autre
bout de l’Europe. Mais pas un soir ils ne manquaient de s’appeler et
d’affronter leurs théories sur la refonte totale du monde dans lequel ils
vivaient.

Arthur se leva et sentit des picotements à l’extrémité de ses orteils. Il
s’excusa auprès de l’homme, à présent lui aussi plongé dans la contemplation
passive de Berlin, et sortit de la cabine. Le train roulait presque au pas, la
gare n’étant plus très loin. L’air était plus frais dehors. Le jeune homme
pressa le pas dans les couloirs silencieux et sûrement encore un peu endormis.
Il évita un passager allongé à même le sol. Il n’y avait pas plus triste réalité que ces gens
qui ne pouvaient pas se payer de places au chaud, contraints de supporter le
froid métallique des rambardes et le bruit sec et régulier des portes qui
s’entrechoquaient sous la pression de la vitesse des wagons.
Les toilettes de la SCTE puaient l’urine, et même d’autres odeurs encore plus
repoussantes. Je sais pas, mais depuis le début,
tes wagons me donnent l’impression d’être fort inconfortables, à la première
phrase de ton texte j’ai même pensé wagon à bestiaux rappelant de tristes
souvenirs… ce serait plus près de la troisième classe d’autrefois ?
Cependant, il n’était pas aisé de contenir
sa vessie durant plusieurs heures de voyage et Arthur poussa la porte d’un
geste écœuré. La lumière du plafond peina à s’allumer et envoya enfin une lueur
blafarde sur la cuvette maculée de crasse. Le loquet sur le battant de l’entrée
était arraché et le jeune homme dut retenir la porte d’un pied tout en se
soulageant. Il tentait de contenir sa respiration et d’oublier l’aspect des
lieux. Quand il eut terminé, il s’empressa de se tourner vers le lavabo à sa
droite et de rincer ses doigts qui lui semblaient eux-aussi désormais souillés,
comme empreints de l’environnement ambiant. Au-dessus du robinet, un miroir
fissuré renvoyait quatre ou cinq reflets de sa figure. Les cheveux hirsutes et
les yeux cernés par le sommeil, Arthur avait une bien mauvaise mine. Il se
passa un peu d’eau sur le visage et se peigna avec le plat humide de sa main.
Dans ses bons jours, le garçon n’était pas désagréable à observer. Brun et frisé, yeux clairs et
charmants ; il avait tout pour plaire. Seule ombre au tableau, une petite tache
de naissance, plus foncée que sa peau, marquait un coin de sa tempe gauche (Harry Potter ???) et le jeune homme
s’arrangeait toujours pour rabattre une mèche de cheveux et ainsi la
dissimuler.
Arthur buvait au creux de ses mains lorsque le train s’arrêta. Les portes du
convoi s’ouvrirent mais un étrange silence s’imposa à la place des habituelles
agitations des passagers qui s’entrecroisaient. Intrigué, il sortit des
toilettes et échappa un petit soupir de surprise.
Je ne sais pas si c'est la dernière version (en plus j'ai été dérangée dans ma lecture, ça a pas amélioré et le milieu et la fin qui manquent de commentaires de ma part), j'ai vu 3 petites fautes (en rouge), commentaires et remarques en bleu ou vert ...

J'ai noté un nombre un peu trop grand de verbes être conjugués, c'est vrai que dans les descriptions on ne peut s'en passer, mais un peu moins, ce serait mieux. Autrement, ça se lit bien, c'est vivant, informatif, une recherche de termes... Il en faut peu pour que ce soit un très bon début et j'aime bien...
Par contre dommage de changer le titre, "ombre et lumière" c'est d'un banal, ton titre précédent était vraiment chouette, intriguait, un livre avec un titre comme ""le Véritable Visage de la Lumière"" m'attirait immédiatement.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 28 Nov 2011 - 17:58

MémoireDuTemps a écrit: Dans sa
course monotone, ils reliaient
: y a un problème entre le « sa », les wagons et le ils qui arrive…
Oui, je me suis un peu emmêlé les pinceaux.
Corrigé comme suite :
Les wagons de la Société des Chemins de Traverse Eurasien fendaient l’épais brouillard de la campagne allemande. Dans leur course monotone, ils reliaient la froide capitale russe à Paris et transportaient à leur bord une foule de passagers somnolents.

MémoireDuTemps a écrit:capitale russe à Paris et transportaient à son bord une foule un peu bizarre une foule dans un train, j’imagine mal à part le « y a foule » mais c’est plutôt au départ ou à l’arrivée
Et pourtant, il n'y a pas meilleur terme pour montrer que le train est blindé. Par la suite, Arthur manque de marcher sur les gens pour simplement aller aux toilettes.

Note à part : cette vision n'est pas si décalée puisque, personnellement, le train SNCF qui relie Clermont-Ferrand à Moulins le vendredi soir est tellement blindé, que les portes pincent les fesses des derniers arrivants dans la rame, que nous figures et fesses collées pendant une heure, et qu'il est bien entendu tout-à-fait impossible de se déplacer dans le convoi.

MémoireDuTemps a écrit: Malgré le soleil levant à l’arrière curieux
Pourquoi ? Le soleil peut se lever derrière les nuages, non ?
MémoireDuTemps a écrit:Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest,
Aïe ☺☺☺ ça y est l’anglais a gagné la partie
Mieux encore ! L'anglais est la langue d'Etat, parlée dans cette République. C'est un élément identique à l'ancienne version.

MémoireDuTemps a écrit: « tu prends l’option « » alors ?
Oui, je l'ai toujours prise d'ailleurs Twisted Evil

MémoireDuTemps a écrit:Où sommes-nous ?, demanda-t-il, on se doute que c’est le jeune homme, mais tu devrais le préciser
J'ai peur que justement, ce soit très lourd. Et étant donné que le seul ici à pouvoir avoir la bouche pâteuse est Arthur, c'est un élément suffisant pour éviter d'avoir à répéter "Arthur" ou "jeune homme" ou encore "garçon".
MémoireDuTemps a écrit:
À en juger par ses habits, il travaillait c’est une supposition, non ? dans une administration de la République.
Pas vraiment. C'est comme lorsque tu croises un gendarme en uniforme sur la route : ce n'est pas vraiment une supposition quand tu dis qu'il doit appartenir aux forces de la gendarmerie nationale.

MémoireDuTemps a écrit: En Une on dit pas plutôt À la une ?
Non, les deux se disent très bien je pense. Même mieux, "À la Une", c'est pour dire que c'est l'information essentielle que l'on va développer, mais dans l'idée. Tandis que "En Une" signifie juste la position factuelle du titre : il est en Une et sera peut-être traité à la Une. Tu vois ?

MémoireDuTemps a écrit:Je sais pas, mais depuis le début, tes wagons me donnent l’impression d’être fort inconfortables, à la première phrase de ton texte j’ai même pensé wagon à bestiaux rappelant de tristes souvenirs… ce serait plus près de la troisième classe d’autrefois ?
Ce n'est pas qu'une idée que tu te fais, car c'est bien l'impression que je veux renvoyer.
Depuis le début, je présente ce monde comme étant très sinistre : tant par son aspect visuel et géographique (campagnes ravagées, villes sombres, écosystème dévasté, vitres poussiéreuses et toilettes immondes) que par son aspect sociologique (république en crise, train low-cost, voyage pénible).
Bref, je suis content que le message passe - même si je crois avoir mis les formes pour imposer cette impression.

MémoireDuTemps a écrit: (Harry Potter ???)
Aïe, ça par contre j'en suis moins content.
En fait, je peux faire appel à vous : je cherche un signe distinctif à ce personnage. J'avais pensé à un grain de beauté sur la joue, mais je n'étais pas très sûr de ce choix. Finalement, j'ai choisi la tache de naissance, mais c'est encore modifiable à ce stade là !
Et celui qui me dit que j'emploie des techniques d'esthétique de la com' pour créer mon personnage, je lui fais un clin d'oeil ^^".

En tout cas, merci pour ton commentaire.
Je crois en effet avoir le sale défaut d'employer de manière abusive le verbe "être". Je le note dans un coin de mon cahier "spécial roman" mais je ne corrige pas tout de suite. Je reviendrais sur ces détails lorsque je reprendrais le texte achevé pour une vraie correction d'ensemble.
C'est d'ailleurs ça qui a tué le premier projet : s'arrêter sur les lourds détails de la forme - plus que corriger les fautes d'orthographe. Alors dans un premier temps, j'assume ce premier jet et reviendrais dessus une fois que j'aurais terminé l'ensemble du chapitre voire du livre !

Quant à la métamorphose de "Le Véritable Visage de la Lumière" en "Ombre et Lumière"... je ne suis pas sûr que l'ensemble des lecteurs partage ton avis.
J'ai été un fervent défenseur de mon premier titre, mais à la vue des nombreuses critiques négatives qui ont plu sur lui, notamment des professionnels de la com', des libraires et quelques éditeurs ainsi que de simples amis qui ne le trouvaient pas du tout esthétique, j'ai préféré changer.
Je ne dis pas qu'il est définitif - mais c'était histoire de lui donner un nom.

D'autre part, l'antithèse suggérée par ce titre est tout à fait adaptée au contexte du récit. Alors si je dois changer, je veux un titre qui garde la même idée : il correspond peut-être même plus que "Le véritable visage de la Lumière" qui se contentait d'un bref jeu de mots sur la situation finale - encore jamais rédigée T_T.

Merci encore Mémoire ! Smile

PS : et je n'ai pas compris les deux dernières fautes relevées en rouge.
Esthétique est un nom féminin - donc "grande" - et je ne vois pas la correction pour traîner, puisque ta version est identique à la mienne. Serait-ce l'accent circonflexe sur le "î" ? Laughing

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  B. le Lun 28 Nov 2011 - 22:26

La vache ! Tu en es à ta 7e version ?!
J'ai quelques questions, vu que tu reprends tout depuis le début :
1/ Combien as-tu de signes ?
2/ Combien as-tu de chapitres (sans compter les mots de l'Empire, et peu importe la taille de tes chapitres) ?
3/ Es-tu satisfait de ta 7e version, avant que tu nous la proposes aux commentaires ?
4/ Penses-tu avoir tout dit de la manière dont tu le souhaitais, ou manque-t-il encore des détails ?

B.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 28 Nov 2011 - 22:46

Ouais, mais il faudrait parler de la cinquième en terme d'aboutissement.
La sixième - la précédente - s'est arrêtée aux 8ème chapitre. J'ai compris pourquoi je n'arrivais plus à écrire : parce que je m'étais complètement perdu dans des détails de SF, et pas assez sur la teneur du récit. Et puis, j'avais poussé un peu trop la chansonnette concernant la philosophie : c'était trop et j'étais allé trop loin. Et je crois qu'à force, ça ne tenait plus debout.
Alors dans cette nouvelle version, je redescends d'un cran. C'est une nouvelle version tout juste commencée ; ai-je envie de préciser Laughing.

Sinon, dans l'idéal et selon le plan de la 5ème version - que j'ai envie de reprendre un peu - il y a environ 15 chapitres pour le premier tome. Mais là, c'est une organisation que je souhaite revoir. Si le premier chapitre n'a jamais changé dans sa structure depuis trois versions - c'est-à-dire le héros qui traverse l'Europe dans un train qui se fait lui-même assaillir par les agents de l'Empire pour tuer un homme - je pense retoucher aux autres qui partent un peu en sucette à partir du troisième.
J'ai environ 15 fiches de personnages différents, avec 15 psychologies à détailler : pire qu'un annuaire. Il faut alors que j'essaie de tous les rapprocher, de ne pas partir dans un délire à la Dan Brown avec des extraits de 35 lignes pour changer à chaque fois d'interlocuteur : c'est casse-gueule et en plus, j'aime pas.
BREF.

Pas mal de boulot en perspective mais je compte réussir Laughing.
J'avoue proposer cette 7ème version alors qu'elle n'est pas DU TOUT achevée - puisque simplement esquissée sur un nouveau carnet tout neuf (oui la 5ème et 6ème version cohabitaient sur le même bloc-note) - et se doit d'être rédigée. C'est surtout pour voir si je pars dans une bonne direction ou si cette 7ème version serait morte-née.

Enfin, si j'en suis satisfait : je dirais qu'à chaque fois je suis satisfait de mes idées... jusqu'à trois mois de recul, où je me rends compte que je perds la teneur de mon écrit, ou que j'ai évolué dans ma façon de voir les choses.
Mon pari, alors, ce serait d'aboutir ce récit AVANT les trois mois impartis, histoire de ne plus être miné par le doute du "j'écris de la merde" et pouvoir tout reprendre dans son ensemble.

Voilà voilà, j'espère avoir répondu un peu à tes questions.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  B. le Mar 29 Nov 2011 - 8:20

OK, je vois. Si tu veux mon avis, il est évident qu'il vaut mieux écrire une version d'un roman en moins de 3 mois, que ce soit le premier jet ou les jets suivants, parce qu'on s'essouffle. Perso je me donne toujours 3 semaines/1 mois où je suis à fond dedans. D'ailleurs, j'ai découvert il y a peu ce fameux Nanowrimo, et là aussi, le temps limite pour écrire un manuscrit est de 1 mois.
En tout cas, je te félicite pour ta persévérance. Et j'espère que cette version sera la bonne.
J'irai lire ton début dès que possible. Wink

B.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  MémoireDuTemps le Mar 29 Nov 2011 - 10:32

Pacô a écrit:Un calme inquiétant planait sur les quais
berlinois. Des hommes et des femmes tenaient leurs valises à bout de bras mais
n’effectuaient aucun mouvement, comme tétanisés sur place. Ils formaient
pourtant une masse compacte et l’étrange mutisme ambiant ne faisait pas naturel. Tous
aussi stupéfaits les uns que les autres, ils ne paraissaient pas même respirer.
Leurs regards ébahis convergeaient vers plusieurs groupes de trois ou quatre
individus, rassemblés devant chaque porte des wagons. Arthur les reconnut. La
presse parlait souvent d’eux, mais jamais encore il ne les avait rencontrés.
Les histoires, que les rumeurs racontaient, expliquaient peut-être cet
accablant silence. Ils se faisaient appeler les « agents ».

Une femme grimpa dans le convoi, à quelques mètres de l’étudiant. L’expression
de son visage était sévère. Les cheveux repliés en chignon, elle réajusta une
mèche dissidente au coin de son oreille avant de scruter l’ensemble des
passagers. Ses yeux bleus glaçaient le sang et Arthur fut parcouru d’un frisson
le long de l’échine. Elle portait un uniforme noir, aussi élégant qu’effrayant,
et une simple ceinture dorée saillait ses hanches. Deux autres hommes la
rejoignirent : ils semblaient
être sous ses ordres. Ils se placèrent aux extrémités de la porte et barrèrent
la sortie. Cela me fait penser à des contrôleurs
un rien pointilleux !

La femme avança d’un pas ; les passagers eurent un mouvement de recul. Tous ?
« Nous recherchons Nicolas Berkanov. » dit-elle sur un ton dénué de toute
émotion.
Les gens s’observèrent mais aucun ne correspondait à l’identité énoncée. Omniscience ? La femme répéta sa requête
d’une voix inchangée. Elle balayait la rame d’un regard autoritaire plutôt au passé simple, non ? et Arthur
baissa la tête quand il croisa le sien Oui mais
tu ne parles pas du regard d’Arthur, donc on comprend, mais en interprétant ta
phrase, pas en la lisant
. Le jeune homme avait peur. Terrifié,
il repensa à toutes les horreurs décrites dans les journaux et notamment les
massacres perpétrés en Amérique du Nord. Un couple assassiné dans son salon
d’été, sur la côte Ouest, ou le meurtre du sénateur londonien en mission à
New-York. cela fait plus penser à des exécutions
ou à des commandos de la mort ou même à des SA qu’à des brigades bien pires
comme les SS ou lors de génocides
À chaque fois, ils étaient
transpercés d’une balle d’or en plein cœur l’or
brut a un défaut, il manque de dureté, je pense plutôt à un alliage d’or,
non ?
; signature de leur effroyable mission. Arthur eut un
second frisson lorsque les images rapportées par la télévision se matérialisèrent
dans son esprit. Ces gens là . un tiret tuaient.

La femme s’impatienta et se tourna vers ses deux collègues.
« Il se cache dans ce train, c’est certain. »
Les deux hommes acquiescèrent et se dirigèrent vers les différentes cabines. si tu parles de cabines pour un train, ce qui n’est pas le
terme habituel, tu devrais dire en quoi elles se différencient d’un
compartiment, surtout là où tu décris une personne qui balaie d’un regard… je
n’imagine pas la scène avec l’intégration de cet élément
De manière méthodique, ils les ouvrirent si elles sont ouvertes c’est donc qu’elles étaient fermées
donc comment les passagers de cabine voyaient le regard de la chef du
commando ?
une à une puis les refermèrent en un bref
claquement. Le cœur d’Arthur bondissait à leur rythme. Il regardait à présent
ses pieds et priait pour qu’une intervention divine chasse les « agents ». Les
mâchoires serrées, il attendait et détestait ce sentiment d’impuissance qui
paralysait le moindre de ses muscles. En un rapide coup d’œil, il avait aperçu
les armes de gros calibres fixées à leurs ceintures et si les articles de
presse disaient vrai, ils ne plaisantaient pas avec ceux qui ne coopéraient
pas. Il aurait aimé détenir un pouvoir surnaturel et ressembler à ces héros qui
repoussaient d’un simple geste l’infamie et les criminels j’aime bien ☺☺☺. Cette idée le décontenança
un peu plus. L’angoisse étouffait sa poitrine et Arthur serra davantage des
dents. Un petit goût de sang se mélangea à sa salive à ce point ? ou
c’est pour l’effet ?
.
« Il est là ! » s’écria tout-à-coup l’un des deux hommes.
Tous redressèrent la tête. Arthur crut exploser : c’était sa cabine. La femme,
quant à elle, se toucha les tempes et parla.
« Nous l’avons. »
Aussitôt, une étrange agitation se produisit à l’extérieur de la rame et
bientôt, une trentaine d’agents s’était réunie à l’entrée du wagon bizarre ce plus que
parfait, ça introduit un côté statique qui ne me semble pas cadrer avec
l’action présente
. Quelques uns montèrent et formèrent deux
rangs verticaux dans le couloir. La femme passa entre eux et s’arrêta à l’entrée
de la cabine répétition trop proche de cabine.
« Faites-le sortir. pas de point ici» ordonna-t-elle.
Un bruit de vêtements froissés accompagna sa voix et le voisin d’Arthur fut
projeté au sol. Le teint livide, le captif peina à se relever. Il réajusta ses
grosses lunettes sur son nez et déplissa son veston gris. Ses gestes saccadés
trahissaient la terreur qu’il vivait en cet instant. Puis, il prit le temps
d’observer ses agresseurs et soutint le regard menaçant de la femme. Arthur fut
admiratif ; lui qui n’avait pas résisté plus de quelques secondes avant de
l’éviter.
« Nicolas Berkanov, vous n’avez pas répondu à l’appel de l’Empire » une
virgule ici

déclara-t-elle sèchement.
Le fonctionnaire l’homme du News Budapest ? ne répondit rien et
ne cilla pas un seul instant, malgré la sueur qui perlait sur son front. Sa
poitrine se soulevait avec lenteur si bien que tout le monde dans le wagon
écoutait son interminable respiration. Les autres agents ne bougeaient pas non
plus, aussi dociles que des machines de guerre.
« Nous sommes déçus de votre comportement, Nicolas. Il aurait été moins
désagréable de faire ce que nous avons à faire répétition
de faire
autre part. donc ils
convoquent les gens pour les exécuter ou des horreurs de ce genre, style
« Brazil » ?
Qu’il en soit ainsi néanmoins. »
D’un geste rapide et expérimenté, elle dégaina son arme et la pointa en
direction du cœur de Berkanov. Celui-ci eut un sursaut de surprise et ferma les
yeux, sans même se défendre quand on pointe une
arme vers quelqu’un, il y a plus souvent un geste de surprise, de protection ou
de fuite, défendre est vague je trouve
. Bouche bée, Arthur ne
croyait pas une seule seconde qu’il allait assister à l’inévitable, lui qui
avait baigné dans une jeunesse si innocente. Il aurait voulu lui aussi
détourner la tête et se cacher, se recroqueviller dans un coin du couloir, se
boucher les oreilles et attendre que ce cauchemar se termine. Au lieu de ça, il
scrutait l’expression effarée de son ancien voisin de cabine et ne pouvait
détacher son regard du canon luisant tu suggères donc que la femme et l’homme sont
très proches ?
. La femme tira. Le coup de feu transperça
les tympans de l’étudiant et une virgule ici alors qu’il était
assourdi, le fonctionnaire c’est le
fonctionnaire qui est assourdi ?
s’écroula à terre. Sa
figure restait figée dans la peur et une tache sanguinolente de plus en plus
grande imprégna sa chemise blanche. Quelques passagers avaient poussé un petit
cri plaintif mais s’étaient vite tus, redoutant de bénéficier du même traitement.

La femme rangea son arme et regagna l’entrée du wagon, d’une démarche
tranquille. Ce qui choqua Arthur, ce fut l’impassibilité de sa figure à cet
instant. Elle gardait le même aspect qu’à son arrivée : sans émotion et froid.
Tuer un homme ne l’effrayait pas.
Un à un, les agents alignés suivirent leur chef et se rassemblèrent autour
d’elle sans dire un mot, comme si eux aussi vivaient cette expérience sans la
moindre conscience. Ils n’avaient d’ailleurs pas la moindre considération pour
la foule de passagers à l’intérieur de la rame, étourdis par l’évènement
soudain.

« Police ! Ne bougez plus ! »
Cette brusque interpellation réveilla Arthur. Il quitta le cadavre des yeux.
Au-dehors, des troupes d’élite encerclaient le wagon et braquaient leurs fusils
d’assaut sur les agents. Le cauchemar ne se terminerait jamais.
La femme descendit la marche du convoi et posa un pied sur le quai. Les
policiers se raidirent. Elle les observa un moment, puis fit signe à l’un de
ses plus proches hommes de la rejoindre. Comme si de rien n’était, les autres
lui emboitèrent le pas. Ils
s’avancèrent sur le quai.
« Plus un geste ! » s’époumona le capitaine des forces spéciales de la
République.
Son avertissement n’eut aucun effet. Au contraire, la femme sortit à son tour son
arme. Paniqué, il crut bon de préciser :
« Arrêtez-vous ou nous tirons !
– Mais nous nous rendons. pas de point ici » répondit la femme.
Elle s’agenouilla et déposa son revolver à ses pieds. Ses collègues firent de
même et les policiers, étonnés, s’empressèrent de les plaquer au sol. Les
agents étaient en état d’arrestation.
Un moment très fort qui augure bien d’une histoire
qui rappelle l’ambiance de 1984, de Jack London (talon de fer ou peuple de
l’abîme) ou « Brazil ». Ton style est élégant, mais une ou deux fois
un manque de description pénalise le rythme ou la vision de la scène, à mon
avis une scène d’action se concentre sur cette action, le lecteur ne doit pas
avoir de zones blanches sur ce qui est important… et je ne visualise pas parce
que « cabine » dans un train ne me dit rien : il y a des portes,
sont-elles en verre ce qui lui permet de voir l’arrivée des agents ? Dans
un train comme actuellement, c’est impossible si tu es dans un compartiment au
milieu d’une rame, tu ne vois pas les portes d’entrée.


....

Pour ton commentaire sur le mien :
OK pour foule finalement mais "
le train SNCF qui relie Clermont-Ferrand à Moulins le vendredi soir est tellement blindé" plutôt bondé non ?
"
Le soleil peut se lever derrière les nuages, non ?" : je vois soleil levant comme un tout, c'est cela qui me gêne.
Tandis que "En Une" signifie juste la position factuelle du titre
oui ok
je cherche un signe distinctif à ce personnage des yeux vairons ? Il louche ? ça a son charme, j'avais un ami à qui il manquait un tout petit arc de cercle sur sa pupille... ouah le charme ! Ou une cicatrice qui ne se voit que rarement parce que cachée ?
cette fois pas de verbes ternes
Pour le titre "L'ombre de la lumière" "lumière de l'ombre" "obscure clarté qui tombe des étoiles" (la dernière c'est pour Razz Razz Razz )... je pense qu'un titre original permet mieux de distinguer de la masse des livres édités.
Pour les deux fautes, soit c'est ma copie qui a mal fonctionné (?) ou alors tu as corrigé apès que j'ai copié (je copie sur word - ou s'il faut souligner plein de fautes open office)... plus facile d'y travailler

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mar 29 Nov 2011 - 11:17

MémoireDuTemps a écrit: les passagers eurent un mouvement de recul. Tous ?
Justement, non, j'ai changé un peu. J'ai mis à la place "les passagers du couloir". Il y a beaucoup de monde qui ne peut pas se payer une place à l'intérieur des cabines.
Plus loin, j'ai d'ailleurs mis, histoire de faire comprendre qu'il y a des passagers dans le couloir et dans les cabines :
De manière méthodique, ils les ouvrirent une à une puis les refermèrent en un bref claquement. Personne ne parlait et les voyageurs assis sur les banquettes subissaient cette inquiétante inspection.

Les gens s’observèrent mais aucun ne correspondait à l’identité énoncée. Omniscience ? La femme répéta sa requête
Plutôt constat : personne ne se présente et la femme ne reconnaît pas celui qu'elle cherche dans la masse.

et Arthur baissa la tête quand il croisa le sien Oui mais tu ne parles pas du regard d’Arthur, donc on comprend, mais en interprétant ta phrase, pas en la lisant.
Ben non.
Quand il = quand le regard de la femme. Donc ça donne "Il baissa la tête quand le regard de la femme croisa le sien." C'est l'utilité du mot "sien" justement, de ne pas répéter "le regard d'Arthur."
Sinon ça donnerait : "Il baissait la tête quand le regard de la femme croisa le regard d'Arthur."

l’or brut a un défaut, il manque de dureté, je pense plutôt à un alliage d’or, non ?
Hum... mais je ne me vois pas préciser le nombre de carats. C'est une balle en or, et ça se faisait très couramment sous l'ère napoléonienne pour les armes des généraux.

Les deux hommes acquiescèrent et se dirigèrent vers les différentes cabines. si tu parles de cabines pour un train, ce qui n’est pas le terme habituel, tu devrais dire en quoi elles se différencient d’un compartiment, surtout là où tu décris une personne qui balaie d’un regard… je n’imagine pas la scène avec l’intégration de cet élément
Yep. Alors là je suis revenu dessus, mais pas dans cet extrait.
Reviens au premier extrait et j'ai ajouté quelques lignes descriptives.
Il se redressa, encore abasourdi par la brusquerie du réveil, et se frotta les yeux. La cabine dans laquelle il s’était endormi sentait un peu la sueur et le tabac. Composée de deux banquettes séparées par une table transversale, elle assurait le strict minimum du confort. Une vieille porte vitrée et recouverte d’un rideau usé la dissociait du reste du wagon. Arthur n’appréciait pas la qualité des lieux mais c’était le transport le moins cher pour revenir en France de temps en temps. Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest, acheté quelques heures plus tôt sur les quais de Saint-Pétersbourg, et ne lui accorda qu’un œil distrait avant de se replonger dans les articles du quotidien.

L’angoisse étouffait sa poitrine et Arthur serra davantage des
dents. Un petit goût de sang se mélangea à sa salive à ce point ? ou
c’est pour l’effet ?
.
J'ai changé un peu là aussi :
L’angoisse étouffait sa poitrine. Arthur serra davantage des dents et se mordit. Un petit goût de sang se mélangea à sa salive mais il n’éprouvait aucune douleur.
C'est plus clair non ? Smile

Aussitôt, une étrange agitation se produisit à l’extérieur de la rame et bientôt, une trentaine d’agents s’était réunie à l’entrée du wagon bizarre ce plus que parfait, ça introduit un côté statique qui ne me semble pas cadrer avec l’action présente.
Je ne comprends pas trop... ?

La femme passa entre eux et s’arrêta à l’entrée de la cabine répétition trop proche de cabine.
J'ai mis compartiment Smile.

Le fonctionnaire l’homme du News Budapest ? ne répondit rien et
ne cilla pas un seul instant, malgré la sueur qui perlait sur son front.
Yep. Mais juste avant, je l'avais nommé "le voisin d'Arthur".
Du coup, on en revient aux qualificatifs employés dans l'extrait précédent.

« Nous sommes déçus de votre comportement, Nicolas. Il aurait été moins désagréable de faire ce que nous avons à faire répétition de faire autre part. donc ils
convoquent les gens pour les exécuter ou des horreurs de ce genre, style « Brazil » ?
Qu’il en soit ainsi néanmoins. »
La répétition est voulue. C'est une expression qui sous-entend un petit mystère.
Et oui, c'est un peu ça. On les convoque pour se faire tuer... mais n'oublie pas le titre "Ombre et Lumière". Il y aura forcément quelque chose de différent là-dessous Wink.

et ferma les yeux, sans même se défendre quand on pointe une arme vers quelqu’un, il y a plus souvent un geste de surprise, de protection ou de fuite, défendre est vague je trouve.
Un geste de protection, c'est un geste de défense. Non ?

Au lieu de ça, il scrutait l’expression effarée de son ancien voisin de cabine et ne pouvait détacher son regard du canon luisant tu suggères donc que la femme et l’homme sont très proches ?.
Comment ça ?

et une virgule ici alors qu’il était assourdi, le fonctionnaire c’est le fonctionnaire qui est assourdi ? s’écroula à terre. [/quote]
Petite maladresse de ma part. Maintenant, ça donne plutôt ça :
Le coup de feu transperça les tympans de l’étudiant et l’assourdit, tandis que le fonctionnaire s’écroula à terre.

Merci pour ce second commentaire.
J'ai donc corrigé les deux extraits en même temps et retenu ce qui me paraissait judicieux dans ta bêta-lecture. J'ai éclairci la description des cabines, qui sont en fait très semblables aux compartiments actuels des vieux trains.
Une autre chose à retenir : il y a des passagers dans les cabines mais énormément HORS des cabines, puisqu'ils n'ont pas assez de sous pour se payer une place au chaud - comme dit dans le premier extrait. Donc oui, beaucoup de gens remarquent le regard froid de la femme fatale Laughing.

Et sinon, est-ce que tu ressens quand même un certain malaise en lisant l'extrait, ou pas du tout ?


Pour en revenir sur le premier extrait : je préfère garder la tâche de naissance ^^.
Si je mets une cicatrice, là c'est sur qu'on pensera encore plus à Harry Potter. Et les yeux qui louchent... bof bof.
Concernant le titre, je le garde pour l'instant. Plus je réfléchis et plus je me dis qu'il correspond pourtant très bien à ce roman : tout est fait dans l'ombre et la lumière.


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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Shaï le Mer 30 Nov 2011 - 2:00

Je commence !
(je met des commentaires en rouge dans les spoils, et quand je surligne en rouge une partie du texte, c'est que j'en parle sous le spoil !)

Spoiler:
Les wagons de la Société des Chemins de Traverse Eurasien fendaient l’épais brouillard de la campagne allemande. Dans leur course monotone, ils reliaient la froide capitale russe à Paris et transportaient à leur bord une foule de passagers somnolents. Un vent léger faisait parfois tanguer leurs vieilles carcasses bardées de la griffe bleue « SCTE » mais ils poursuivaient inexorablement leur chemin le long des collines ensommeillées. Malgré le soleil levant à l’arrière des lourds nuages, l’aurore restait obscure et seuls les phares projetaient un pâle halo malade sur le paysage tuméfié alentour. De rares touffes d’herbe fleurissaient les immenses tranchées creusées par les sociétés minières de la région. Ces plaies béantes vomissaient ci et là des monticules de terres et toute cette nature souffrait en silence, dans les quelques heures de répit que leur offrait la nuit. Et plus notre regard embrassait l’Est, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte tant cette torture s’étendait sur l’horizon.
À l’Ouest, les silhouettes des premiers immeubles se dessinaient dans ce tableau hanté par le sombre crépuscule d’un matin de novembre. Tours de guet de la civilisation humaine, ils ne semblaient pas voir l’horreur en contrebas et n’allaient pas plus loin que les longues langues de béton armé qui délimitaient l’espace urbain.
Il me semble que le tout début comporte pas mal de problème d'angle de vue...
On commence par suivre de manière extérieur un train qui traverse la campagne, puis, il y a ce nous gênant, très gênant, je trouve, et du fait qu'un nous puisse embrasser l'Est, il n'est pas dans le train, mais regarde le train passer ? (regarde d'où vient le train (est), et où il va (ouest) ? )

alors, un train va assez vite, et les silhouettes des premiers immeubles, c'est à dire ? Soudain, on ne suis plus le train, mais plutôt, on se barre en dézoom, vers un grand angle de la ville ? Au lieu d'est et ouest, j'aurais utilisé un vocabulaire du mouvement . (le train quitte les "paysages horribles de l'est" pour arriver petit à petit à Berlin)



Spoiler:
Le train de la SCTE s’engagea sur le premier passage à niveau de la ville et ralentit. Le crissement des roues fit sursauter Arthur. Recroquevillé sur son sac, le jeune homme grimaça : les courbatures de ce sommeil improvisé et imprévisible l’élançaient de la nuque aux reins. Il se redressa, encore abasourdi par la brusquerie du réveil, et se frotta les yeux. La cabine dans laquelle il s’était endormi sentait un peu la sueur et le tabac. Composée de deux banquettes séparées par une table transversale, elle assurait le strict minimum du confort. Une vieille porte vitrée et recouverte d’un rideau usé la dissociait du reste du wagon. Arthur n’appréciait pas la qualité des lieux \\ Bof, pas terrible, comme qualification pour un train // mais c’était le transport le moins cher pour revenir en France de temps en temps \\ j'suis pas fan non plus du temps en temps, du "pour revenir" // . Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest, acheté quelques heures plus tôt sur les quais de Saint-Pétersbourg, et ne lui accorda qu’un œil distrait avant de se replonger dans les articles du quotidien.
Pas grand chose à dire, j'aime bien les descriptions ! Quelques formulations un peu bizarre...
Je me croirais dans du Steam Punk à fond la caisse, mais je pense que c'est ça !


Spoiler:
« Où sommes-nous ?, demanda-t-il, la bouche pâteuse.
– Berlin. Il nous reste trois bonnes heures avant le terminus. »
L’homme n’avait pas levé les yeux de son journal. Puis, \\ inutile // il ajouta avec une note d’ironie dans la voix :
« Vous pouvez vous rendormir. »
Arthur le remercia et sourit à la dernière réplique. Cet homme était monté à la même station que lui, ce matin très tôt, et épluchait les articles de presse depuis le départ du convoi. À en juger par ses habits, il travaillait dans une administration de la République. Ce n’étaient pas tant les grosses lunettes rondes qui trahissaient sa profession, mais plutôt le veston gris qui lui serrait la taille. Tenue exemplaire \\ de rigueur ? caractéristique ? // des fonctionnaires d’État, \\ deux points ? // elle était reconnaissable \\ du fait de ? à ? // par son caractère austère et autoritaire. \\ enlever le point, et utiliser un participe présent ? (trop de "Elle") // Elle témoignait de la rigueur économique actuelle.
Pour les dernières phrase, j'aurais mis :
"Tenue caractéristique des fonctionnaires d'état, elle était reconnaissable du fait de son caractère autoritaire, et sont austérité témoignant de la rigueur économique actuelle."
Enfin, c'est encore un peu mauvais, mais je trouve que tes trois dernières phrases manque vraiment de souplesse.
Sinon, j'aime bien la pénurie de dialogue. ça fait plaisir !


Spoiler:
Arthur observa la ville par la fenêtre. À travers les vitres poussiéreuses, les rues étaient encore plus mornes et plus sales. Les quartiers HLM s’alignaient et se succédaient sans grande esthétique autour des rares places publiques où quelques individus se rejoignaient pour traîner. Les murs étaient couverts de graffitis et les chaussées s’effritaient le long des trottoirs, eux-mêmes embarrassés de feuilles et de détritus. Le jeune homme \\ j'aurais mis Arthur // n’était jamais allé à Berlin, mais il n’en avait guère envie. Pourtant, il était passé ainsi devant durant des mois sans jamais s’arrêter. La ville avait été entièrement reconstruite depuis les réformes du gouvernement Larrkhan mais l’on ne s’était que très peu attardé sur les détails plastiques. La population allemande avait souffert de l’harmonisation des plans urbains. Son architecture était à l’image des sociétés minières qui exploitaient son sol. \\ steeeaaaaaaam punk ! //
« Tenez, si vous voulez lire les nouvelles du jour. »
Arthur sortit de sa rêverie et saisit le News Budapest que l’homme lui tendait. En \\ à la // Une, une photographie du Président de la République, Alphred Mernine, accablé et fatigué, illustrait le gros titre : « Terrae en chute libre. »
En effet, la République Terrae mordait la poussière ces dernières années. Malgré les nombreux plans de relance, elle s’enfonçait dans une crise économique qui la dépassait et qui usait tous les efforts des différents ministres qui jouaient aux chaises musicales à chaque fois que la population sortait dans la rue. Les territoires américains menaçaient à présent de quitter l’Assemblée à Badgad et de rejoindre la Fédération Chinoise qui avait, jusqu’alors, toujours refusé de siéger à la capitale mère. Si un tel scénario se réalisait, ce serait sans nul doute la fin immédiate de la plus grande utopie terrestre.

Le terme LA république... ça fait peur... Twisted Evil



Spoiler:
Arthur soupira.
« Comme vous dites, dit \\ peut-être trouver autre chose que dit ? // l’homme. Il ne fait pas bon vivre aujourd’hui. »
Le jeune garçon acquiesça. Il n’aimait pas vraiment parler de ce sujet ; il l’angoissait. Néanmoins, son voisin semblait enclin à la discussion.
« Vous faîtes quoi dans la vie ?
– Étudiant. En Sciences Politiques, ajouta-t-il avant que le fonctionnaire ne lui demande de préciser.
– Sokolov, je présume ? C’est une très bonne école, vous réussirez si vous travaillez. Enfin, si elle ne ferme pas d’ici la fin de votre cycle universitaire. »
Alors, s'il est étudiant, plutôt Jeune Homme que jeune garçon. je m'imaginais un môme de 10 ans, moi !
Ensuite, s'il est étudiant en Science Po, ça doit plus le fasciner (ou du moins l'intéresser) que l'angoisser. Enfin, ça peut l'angoisser, mais ne pas aimer en parler... change de métier !


Spoiler:
Arthur se tut ; il n’aimait pas non plus qu’on lui rappelle sans cesse que ses études étaient peut-être vouées à l’échec à cause d’un déficit budgétaire. Son père excellait en la matière. Il aurait préféré qu’il aille en médecine, comme lui, et qu’il rejoigne le Centre Hospitalier de Saint-Picpus, là où il dirigeait une équipe d’urgentistes. Mais depuis tout petit, Arthur adorait l’Histoire, prenait plaisir à lire les exploits de Napoléon Bonaparte \\ MON DIEU ! Tu es bonapartiste, Pacô ?? *s'enfuit* // et préférait les journaux télévisés des chaînes publiques aux dessins animés. Et par-dessus tout, il aimait refaire le monde avec son ami Julien, vieux camarade de classe rencontré sur les bancs du lycée Victor Hugo, à mi chemin entre les gargouilles de Notre-Dame de Paris et les gravillons du champ de Mars. Il avait opté pour une voie intellectuelle et académique ; Julien s’était destiné à l’armée et notamment aux forces spéciales. Chacun exploitait et traitait sa passion avec les moyens dont ils disposaient \\ au singulier, non ?// . Julien restait à Paris, à Boulogne plus exactement, tandis qu’Arthur s’exilait à Saint-Pétersbourg dans une école réputée à l’autre bout de l’Europe. Et malgré la distance, il ne manquait jamais de s’appeler et de confronter leurs théories sur la refonte de l’univers, lorsque l’occasion se présentait.
Cet ami Julien surgit vachement rapidement. Pourquoi ? Pour le lecteur ? Mouais...

Spoiler:
Arthur se leva et sentit des picotements à l’extrémité de ses orteils. Il s’excusa auprès de l’homme, à présent lui aussi plongé dans la contemplation passive de Berlin, et sortit de la cabine. Le train roulait presque au pas, la gare n’étant plus très loin. L’air était plus frais dehors. Le jeune homme pressa le pas dans les couloirs silencieux et sûrement encore un peu endormis \\ les couloirs ? // . Il évita un passager allongé à même le sol. Il n’y avait pas plus triste réalité que ces gens qui ne pouvaient pas se payer de places au chaud, contraints de supporter le froid métallique des rambardes et le bruit sec et régulier des portes qui s’entrechoquaient sous la pression de la vitesse des wagons. \\ Snif snif... Non, en fait, je trouve que l'effet est un peu niais, je ne sais pas... //
Les toilettes de la SCTE puaient l’urine, et même d’autres odeurs encore plus repoussantes. Cependant, il n’était pas aisé de contenir sa vessie durant plusieurs heures de voyage et Arthur poussa la porte d’un geste écœuré. La lumière du plafond peina à s’allumer et envoya enfin une lueur blafarde sur la cuvette maculée de crasse. Le loquet sur le battant de l’entrée était arraché et le jeune homme dut retenir la porte d’un pied tout en se soulageant. \\ attend attend... il fait pipi assis ? sinon, c'est un peu dur, ton affaire... à moins que la porte s'ouvre vers l'intérieur ? // Il tentait de contenir sa respiration et d’oublier l’aspect des lieux. Quand il eut terminé, il s’empressa de se tourner vers le lavabo à sa droite et de rincer ses doigts qui lui semblaient eux-aussi désormais souillés, comme empreints de l’environnement ambiant. Au-dessus du robinet, un miroir fissuré renvoyait quatre ou cinq reflets de sa figure. Les cheveux hirsutes et les yeux cernés par le sommeil, Arthur avait une bien mauvaise mine. Il se passa un peu d’eau sur le visage et se peigna avec le plat humide de sa main. Dans ses bons jours, le garçon n’était pas désagréable à observer. Brun et frisé, yeux clairs et charmants ; il avait tout pour plaire. \\ lance toi des fleurs... ! // Seule ombre au tableau, une petite tache de naissance, plus foncée que sa peau, marquait un coin de sa tempe gauche et le jeune homme s’arrangeait toujours pour rabattre une mèche de cheveux et ainsi la dissimuler.
Arthur buvait au creux de ses mains lorsque le train s’arrêta. Les portes du convoi s’ouvrirent mais un étrange silence s’imposa à la place des habituelles agitations des passagers qui s’entrecroisaient. Intrigué, il sortit des toilettes et \\ laissa échapper ? // échappa un petit hoquet de surprise.

Sympa tout plein !
des trucs à revoir, mais pas grand chose, à ce que je vois. Je suis juste pas fan de placer des trucs qui n'ont rien à voir avec le récit directement au début (comme l'ami julien) Et de digresser aussi loin pour expliquer qui c'est tralala, mais on a déjà parlé de ce fait, je crois... Smile
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mer 30 Nov 2011 - 13:03

Shaï a écrit:
Il me semble que le tout début comporte pas mal de problème d'angle de vue...
On commence par suivre de manière extérieur un train qui traverse la campagne, puis, il y a ce nous gênant, très gênant, je trouve, et du fait qu'un nous puisse embrasser l'Est, il n'est pas dans le train, mais regarde le train passer ? (regarde d'où vient le train (est), et où il va (ouest) ? )

alors, un train va assez vite, et les silhouettes des premiers immeubles, c'est à dire ? Soudain, on ne suis plus le train, mais plutôt, on se barre en dézoom, vers un grand angle de la ville ? Au lieu d'est et ouest, j'aurais utilisé un vocabulaire du mouvement . (le train quitte les "paysages horribles de l'est" pour arriver petit à petit à Berlin)
Je n'ai pas tout compris dans tes explications.
L'intégration du "nous" est usuelle - parfois un peu démodé mais j'assume - puisque le narrateur s'adresse à son public pas comme un homme sur une estrade - ce qui se fait régulièrement dans la littérature contemporaine - mais plutôt comme un ami qui parle directement au lecteur - et c'est une manière à tendance XIXème. J'aime cette méthode, parce qu'elle donne l'impression au lecteur qu'on lui prend la main en lui décrivant le décor.
Le premier paragraphe est une scène d'exposition, comme une couverture - ou une première illustration. Au cinéma, on dirait que c'est un plan d'ensemble - pour ensuite zoomer sur la cabine du héros.
On voit le train du ciel ou d'un haut sommet. Donc même si le train va assez vite, si on se met du point de vue d'ensemble, en hauteur, il ne bouge pas tant que ça.

Shaï a écrit: La cabine dans laquelle il s’était endormi sentait un peu la sueur et le tabac. Composée de deux banquettes séparées par une table transversale, elle assurait le strict minimum du confort. Une vieille porte vitrée et recouverte d’un rideau usé la dissociait du reste du wagon. Arthur n’appréciait pas la qualité des lieux \\ Bof, pas terrible, comme qualification pour un train //
C'est le mot "lieux" qui te dérange ou toute la description de la cabine ?

Shaï a écrit: pour revenir en France de temps en temps \\ j'suis pas fan non plus du temps en temps, du "pour revenir" // .
Et tu proposes quoi en échange, pour voir ce que tu as en tête plutôt ?


Shaï a écrit: Puis, \\ inutile // il ajouta avec une note d’ironie dans la voix :
« Vous pouvez vous rendormir. »
Accordé et retiré.

Shaï a écrit: Tenue exemplaire \\ de rigueur ? caractéristique ? // des fonctionnaires d’État, \\ deux points ? // elle était reconnaissable \\ du fait de ? à ? // par son caractère austère et autoritaire. \\ enlever le point, et utiliser un participe présent ? (trop de "Elle") // Elle témoignait de la rigueur économique actuelle.
Bien non. Pour moi, une tenue exemplaire n'a pas la même signification que "de rigueur" ou "caractéristique". C'est une tenue d'exemple, c'est-à-dire, un terme à très forte connotation à la fois militaire et clone. Cette République est rigide.
Shaï a écrit:
"Tenue caractéristique des fonctionnaires d'état, elle était reconnaissable du fait de son caractère autoritaire, et sont austérité témoignant de la rigueur économique actuelle."
Et je ne vais pas ajouter un participe présent à ce paragraphe - qui en compte déjà un.
Le participe présent réduit la dynamique de la phrase et ta proposition, surtout sa fin, ne me plaît vraiment pas.
En fait, personnellement, ce qui me gênait dans cette phrase, c'était le "était reconnaissable".
J'ai modifié ainsi :
Tenue exemplaire des fonctionnaires et témoin de la rigueur économique actuelle, elle reflétait l’austérité et l’autorité exigées par l’État

Shaï a écrit:En \\ à la // Une,
Déjà expliqué à MémoireDuTemps : un sujet à la Une, c'est un sujet qui sera traité de façon préférentielle - c'est donc une expression de l'idée - tandis qu'un sujet en Une, c'est un sujet qui a une position factuelle (sur la première page du journal).
A la Une, c'est employé dans un jargon journalistique quand on veut faire une revue de presse ; mais pour simplement constater les éléments présents sur la Une, on dit "En Une".
Exemple :
En Une : http://www.lepost.fr/article/2011/11/23/2644469_en-une-des-sites-d-infos-eva-joly-provoque-la-zizanie-une-voiture-a-2-500-et-le-toutou-rista-arrive.html
A là Une : http://www.google.fr/search?hl=fr&rlz=1C2ASUT_enFR450&biw=1600&bih=799&gbv=2&q=%C3%A0+la+Une+&oq=%C3%A0+la+Une+&aq=f&aqi=&aql=&gs_sm=e&gs_upl=3256l3256l0l3410l1l1l0l0l0l0l0l0ll0l0
(tu trouves tous les sites de journaux qui traitent de leur sujet préférentiel)

Shaï a écrit:Le terme LA république... ça fait peur... Twisted Evil
C'est-à-dire ?

Shaï a écrit:« Comme vous dites, dit \\ peut-être trouver autre chose que dit ? // l’homme. Il ne fait pas bon vivre aujourd’hui. »
Le dialogue est pauvre ; ils se balancent des frivolités - utiles pour le lecteur pour en savoir sur le héros mais dans la vraie vie, ce serait une conversation un peu banale.
Je ne juge donc pas nécessaire de mettre des verbes de parole riches ; au contraire, ils soulignent l'aspect banal de cette discussion.

Shaï a écrit:
Alors, s'il est étudiant, plutôt Jeune Homme que jeune garçon. je m'imaginais un môme de 10 ans, moi !
Ensuite, s'il est étudiant en Science Po, ça doit plus le fasciner (ou du moins l'intéresser) que l'angoisser. Enfin, ça peut l'angoisser, mais ne pas aimer en parler... change de métier !
Je suis d'accord pour "jeune garçon". Voilà mon plus grand souci durant l'écriture : comment nommer mes personnages sans faire de répétition.
Et je sais que "jeune garçon" est dangereux.

Sinon, il n'angoisse pas à cause de ses études, mais à cause du fait que ses études risquent d'être vouées à l'échec à cause de la fermeture probable de l'Université Sokolov et de la pression de son père qui souhaitait l'orienter en médecine.
C'est écrit juste en-dessous - en même temps où il dit qu'il angoisse.
Arthur se tut ; il n’aimait pas non plus qu’on lui rappelle sans cesse que ses études étaient peut-être vouées à l’échec à cause d’un déficit budgétaire.

Shaï a écrit: prenait plaisir à lire les exploits de Napoléon Bonaparte \\ MON DIEU ! Tu es bonapartiste, Pacô ?? *s'enfuit* //
D'une, le texte ne dit pas qu'il est bonapartiste, puisqu'on peut aimer le génie de l'homme sans aimer l'homme, et de deux, je ne crois pas que tous les auteurs qui écrivent sur la vie d'Hitler soient pour autant nazis... ?


Shaï a écrit:Chacun exploitait et traitait sa passion avec les moyens dont ils disposaient \\ au singulier, non ?// .
Bien vu.
Je crois que la correction avait été effectuée sur chacun ; après j'ai oublié de corriger l'accord plus loin.

Shaï a écrit:
Cet ami Julien surgit vachement rapidement. Pourquoi ? Pour le lecteur ? Mouais...
Non, pour pas le faire apparaître à la manière d'un Edward qui retient une voiture s'écrasant sur Bella Laughing.
Plus sérieusement, où est le problème de mentionner le nom d'un ami avant ? Tant qu'il n'est pas apparu, il n'existe pas ? Tu ne parles pas de ton meilleur ami à des connaissances qui ne l'ont jamais rencontré ?
Si tu veux être crédible et créer un fort sentiment de complicité et d'amitié entre deux personnages, il ne faut pas attendre que les deux protagonistes soient simultanément présents dans la scène pour commencer à développer cette idée.
Ou alors, tu ne seras pas du tout crédible.

Shaï a écrit:L’air était plus frais dehors. Le jeune homme pressa le pas dans les couloirs silencieux et sûrement encore un peu endormis \\ les couloirs ? // .
Oui, les couloirs.
Comme quand on dit qu'une pièce est "endormie" ; ou comme "le dance-floor est surchauffé" ou encore comme "boire un verre". C'est une métonymie, mais là je suis plus dans une logique de langage usuel que de recherche des figures de style Wink.

Shaï a écrit: Il n’y avait pas plus triste réalité que ces gens qui ne pouvaient pas se payer de places au chaud, contraints de supporter le froid métallique des rambardes et le bruit sec et régulier des portes qui s’entrechoquaient sous la pression de la vitesse des wagons. \\ Snif snif... Non, en fait, je trouve que l'effet est un peu niais, je ne sais pas... //
Ce n'est ni niais ni pour faire pleurer.
Enfin pas plus niais ni plus pleurnichard que de dire que c'est triste que des SDF dorment dans les rues en hiver.
Non ? Je fais juste état de la société : la pauvreté creuse son nid.

Shaï a écrit: Le loquet sur le battant de l’entrée était arraché et le jeune homme dut retenir la porte d’un pied tout en se soulageant. \\ attend attend... il fait pipi assis ? sinon, c'est un peu dur, ton affaire... à moins que la porte s'ouvre vers l'intérieur ? //
Comme il a poussé la porte pour entrer, la porte s'ouvre effectivement de l'intérieur.
Et tu peux pisser debout et tenir d'un pied le battant. En fait, c'est notre lot quotidien quand tu vas aux toilettes de la fac Laughing.

Shaï a écrit:Brun et frisé, yeux clairs et charmants ; il avait tout pour plaire. \\ lance toi des fleurs... ! //
Mais fichtre ! Tu es si narcissique que tout ce que tu écris a un rapport évident avec toi ? x)
Un moche peut décrire quelqu'un de beau comme un beau peut décrire quelqu'un de moche, ou vice versa. Je ne comprends pas trop tes remarques sur Napoléon et sur cette phrase.

Shaï a écrit: Intrigué, il sortit des toilettes et \\ laissa échapper ? // échappa un petit hoquet de surprise.
Tu es le deuxième à me proposer ça.
Mais non, c'est déconseillé d'associer deux verbes entre eux quand il n'y en a pas un des deux "auxiliaire". O_O
C'est le principe de l'absorption de compétence - ou d'action : le premier verbe conjugué absorbe l'action du second. Or, généralement dans ce type de phrase, c'est le second qui est important pour la compréhension de la phrase. Ici, échapper a plus de légitimité que "laisser".
En fait, "laisser + infinitif" fait partie des parias à tout prix éviter, comme "contenter de + infinitif" ou encore "sembler/paraître + infinitif" ou encore "aller + infinitif".
Parce que généralement, quand on échappe, on le "laisse" se produire ; c'est rare quand on échappe volontairement - ou alors en ce cas, on le précise justement.


Merci de ton commentaire.
Pour l'ami Julien, je t'ai répondu : au contraire, commencer à en parler ça prouve qu'il a une importance pour le héros. Un inconnu n'est mentionné qu'au moment de son arrivée. Mais les parents et les amis, c'est plutôt judicieux d'en parler AVANT - s'ils ne sont pas présents dans la première scène.
Je sais pas : dans Harry Potter, on parle bien de Dumbledore dans le train de King Cross, avant d'arriver à la table des banquets ? (premier tome ^^)
Ou encore, on parle bien tout le temps de Sauron ou de Sarouman bien avant de les intégrer à une scène ? (SdA)
Si tu veux acclimater ton lecteur et lui faire intégrer de façon naturelle que Julien = meilleur ami d'Arthur, il ne faut pas attendre le dernier moment.

D'ailleurs, c'est pareil dans la vie réelle : un ami à qui tu parles souvent de ton meilleur ami, saura le jour où il le rencontrera que c'est ton meilleur ami. Si tu ne lui en avais jamais parlé avant, il te fera d'abord remarquer "Tiens tu ne m'avais jamais dit que tu avais un meilleur ami Julien" (= surprise et donc pas préparé à ça) et il mettra plus de temps à se faire à l'idée que ce fameux Julien est quelqu'un de proche de toi.

C'est psycho-sociologique un peu Smile.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Shaï le Mer 30 Nov 2011 - 13:43

Au cinéma, on dirait que c'est un plan d'ensemble - pour ensuite zoomer sur la cabine du héros.

Justement, je te reprochais un peu trop le côté cinéma, on s'y perd ^_^
Cela dit, pourquoi pas !


C'est le mot "lieux" qui te dérange ou toute la description de la cabine ?
Le mot "Lieux" ! Sinon, j'aime beaucoup tes descriptions, et justement, le mot lieu dénote, (ça fait bâclé)

Et tu proposes quoi en échange, pour voir ce que tu as en tête plutôt ?

Arthur n’appréciait pas la qualité des lieux mais c’était le transport le moins cher pour revenir en France de temps en temps.
J'aurai proposé une refonte entière de la phrase, mais je sais pas par où commencer, en effet x)
Hum, disons...
Je dirais que mettre : c'était la manière la moins coûteuse de rendre régulièrement visite à ses amis/sa famille en France."
Enfin, je ne sais pas... C'est pas terrible, mais, il y a des lourdeurs dans la première phraser : "le transport le moins cher pour revenir en france De temps en temps." (mise en italique de ce que je trouve pas très aérien)

M'enfin, c'est chipoter, hein... !


Tenue exemplaire des fonctionnaires et témoin de la rigueur économique actuelle, elle reflétait l’austérité et l’autorité exigées par l’État

Tu as tout à fait raison, c'est beaucoup mieux comme ça ! Smile

(tu trouves tous les sites de journaux qui traitent de leur sujet préférentiel)
Au temps pour moi ! j'aurai dû aller voir, avant de commenter bêtement haha !


Le terme LA république... ça fait peur...
C'est-à-dire ?

Eh bien, en ce qui concerne l'idée, c'est la république du monde entier quoi ? Ce serait un monstre d'état où quasiment personne ne serait content de ce que fait la république en question... ça serait extrêmement normatif, démocratiquement non viable, tout ça tout ça, sans justement l'aboutissement (puis l'effondrement, pour une refonte future) de ton idée de la com' comme vecteur d'une post-démocratie... !
ça fait flipper !

Le dialogue est pauvre ; ils se balancent des frivolités - utiles pour le lecteur pour en savoir sur le héros mais dans la vraie vie, ce serait une conversation un peu banale.
Je ne juge donc pas nécessaire de mettre des verbes de parole riches ; au contraire, ils soulignent l'aspect banal de cette discussion.
Certes, mais ça fait juste deux fois dit à la suite, et là, c'est plus pour éviter la répétition que pour une histoire d'ambiance. Cela dit, la répétition en effet peut être ironique.

Arthur se tut ; il n’aimait pas non plus qu’on lui rappelle sans cesse que ses études étaient peut-être vouées à l’échec à cause d’un déficit budgétair
Oui, mais le non plus implique que ce sont deux choses liées, certes, mais pas équivalentes Smile
Cela dit, pourquoi pas !


D'une, le texte ne dit pas qu'il est bonapartiste, puisqu'on peut aimer le génie de l'homme sans aimer l'homme, et de deux, je ne crois pas que tous les auteurs qui écrivent sur la vie d'Hitler soient pour autant nazis... ?

What a joke, sorry ! Twisted Evil
Cela dit, Ce bonhomme te ressemble beaucoup, et on met souvent de nous dans les personnages principaux Smile
Mais bien sûr, je rigolais haha !

Tu ne parles pas de ton meilleur ami à des connaissances qui ne l'ont jamais rencontré ?
Si tu veux être crédible et créer un fort sentiment de complicité et d'amitié entre deux personnages, il ne faut pas attendre que les deux protagonistes soient simultanément présents dans la scène pour commencer à développer cette idée.
Oui oui, mais pour donner cet impression, il faut en parler au compte goutte. (plus souvent, donc, plus dans la longueur) Tu pense souvent à un amis en te rappelant comment tu l'a connus, ce que vous aviez fait avant, que vous êtes supers proches ? Plutôt, ça doit se sentir dans la façon dont tu y penses de manière familière, et pour des choses de tout les jours. Le nom de julien, en fait, ne sort pas trop vite, je me suis mal exprimé, plutôt que sa vie et ses rapports avec Arthur sont trop vite mis sur le tapis.
Enfin, ma vision, hein... !

C'est une métonymie, mais là je suis plus dans une logique de langage usuel que de recherche des figures de style .
Certes ^^ En fait, je viens de comprendre en quoi les couloirs sont endormis, et non pas les cabines. c'est du fait que des gens dorment vraiment dans les couloirs... !

Non ? Je fais juste état de la société : la pauvreté creuse son nid.
En fait, j'aurai justement vu ça de manière plus clinique. Les lecteurs se feront une idée justement, de la triste réalité, mais la description restant neutre, ça donne plus de force. (c'est le "il n'y avait pas de plus triste réalité" qui me gêne, cette prise de position de l'auteur qui casse la simplicité de la constatation pudique : la pauvreté creuse son nid")

Un moche peut décrire quelqu'un de beau comme un beau peut décrire quelqu'un de moche, ou vice versa. Je ne comprends pas trop tes remarques sur Napoléon et sur cette phrase.
Bah, t'es un brin frisée au yeux claire, non ? Smile
Je sais bien que ce n'est pas toi, mais je veux dire, il te ressemble beaucoup, c'est juste ça ! Smile

Parce que généralement, quand on échappe, on le "laisse" se produire ; c'est rare quand on échappe volontairement - ou alors en ce cas, on le précise justement
Oui, tu as raison, laisser échapper, est un pléonasme... Mais c'est bizarre, échappa un hoquet... Enfin, c'est sûrement comme ça que ça se dit, mais c'est pas courrant, vu qu'on dit tous "laisser échapper." qui est en effet, une faute !



J'suis d'accord pour l'ami julien, j'ai répondu au dessus. Justement, ce qui va te faire dire que c'est une personne proche, sans en rajouter des couches, c'est qu'on en parle souvent, mais sans raconter sa vie. ni dire : il est comme si, comme ça. On raconte plus les dernières aventures, les trucs muches, les machins, ce qu'on a pensé à deux... etc!
Enfin... Vu qu'il va arriver vite, c'est vrai que ça devient compliqué !
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  fallenRaziel le Jeu 1 Déc 2011 - 12:53

J'ai lu ton premier post, je vais donc te faire quelques critiques.
C'est très fluide et réellement bien écrit. Tu as des passages très poétiques, et on distingue bien la décrépitude de Berlin et la saleté des toilettes. Comme je ne suis pas férue d'Histoire, je ne te ferai pas de commentaire sur les passages qui en parlent, je te fais confiance^^
Comme à mon habitude, je me suis plutôt concentrée sur la forme (bon, un peu sur le fond aussi) et voilà ce que j'ai relevé :

Les wagons de la Société des Chemins de Traverse Eurasiens/ne fendaient l’épais brouillard de la campagne allemande.
Une petite faute dans la première phrase : un s à Eurasien si il s'agit des Chemins de Travers, ou alors -ne si il s'agit de la Société.

Malgré le soleil levant à l’arrière des lourds nuages, l’aurore restait obscure et seuls les phares projetaient un pâle halo malade sur le paysage tuméfié alentour.
Je trouve l'expression pas très jolie. Je trouverais plus harmonieux : "Malgré le lever du soleil derrière l'écran des lourds nuages", enfin c'est toi qui voit^^

Ces plaies béantes vomissaient ici et là des monticules de terres et toute cette nature souffrait en silence, dans les quelques heures de répit que leur offrait la nuit.
Je suppose que tu voulais dire "ici" ?

Et plus notre regard embrassait l’Est, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte tant cette torture s’étendait sur l’horizon.
J'ai dû relire deux fois cette phrase avant d'en comprendre le sens. Elle est très poétique, mais un poil compliquée je trouve.

Composée de deux banquettes séparées par une table transversale, elle assurait le strict minimum du confort.
L'expression me déplaît un peu, je pense que "le strict confort minimum" serait plus juste, voire "le confort minimum", qui me semble suffisant.

Cet homme était monté à la même station que lui, ce matin très tôt, et épluchait les articles de presse depuis le départ du convoi.
Je pense que si tu inverses les éléments "très tôt ce matin", ça rendrait mieux.

À en juger par ses habits, il travaillait dans une administration de la République.
J'ai toujours trouvé le mot "habits" assez laid en fait lol Dans le contexte, le mot "vêtements" serait mieux. En plus tu parles juste après de ses lunettes, donc tu devrais même plus parler de sa mise en général que de ses simples vêtements. Donc je te propose "A en juger par son apparence..."

Pourtant, il était passé ainsi devant durant des mois sans jamais s’arrêter.
Formulation maladroite. Je te propose "Pourtant, il l'avait traversé ainsi durant des mois sans jamais s'arrêter". Quand je lis, étant donné les détails qu'il donne de la ville qu'il voit depuis sa fenêtre, on peut dire qu'il ne se contente pas de passer devant, mais bien qu'il la traverse; Ou alors ai-je peut-être mal compris cet aspect... Quoiqu'il en soit, je crois que l'expression doit être revue.

Arthur buvait au creux de ses mains lorsque le train s’arrêta.
Je trouve cette action un peu dangereuse. Si j'étais ton héros, je ne boirais pas l'eau d'un robinet qui se trouve dans un lieu pareil, même avec mes mains ! lol Tu insistes bien sur la crasse qui infecte les lieux, et sur le fait que se laver les mains lui donne presque plus l'impression de se salir que de se laver, donc je trouve un peu illogique qu'il boive.

Voilà, j'espère que mon petit commentaire te sera utile^^
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 1 Déc 2011 - 19:34

Tout d'abord merci de ton commentaire.
Je vais tenter de répondre à tes remarques et t'exposer mes corrections.

Une petite faute dans la première phrase : un s à Eurasien si il s'agit des Chemins de Travers, ou alors -ne si il s'agit de la Société.
J'ai changé en "Eurasiens". Effectivement, il s'accorde avec "Chemins".

Je trouve l'expression pas très jolie. Je trouverais plus harmonieux : "Malgré le lever du soleil derrière l'écran des lourds nuages", enfin c'est toi qui voit^^
Je ne trouve pas "l'écran" très harmonieux non plus ^^.
Du coup, au vue des nombreuses remarques, j'ai changé en plus simple : "Malgré le lever de soleil derrière les lourds nuages"

Ces plaies béantes vomissaient ici et là des monticules de terres et toute cette nature souffrait en silence, dans les quelques heures de répit que leur offrait la nuit.
Je suppose que tu voulais dire "ici" ?
Non, non, c'est bien l'expression ci et là.
http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?Al=1&id=3480

J'ai dû relire deux fois cette phrase avant d'en comprendre le sens. Elle est très poétique, mais un poil compliquée je trouve.
Pour l'instant, je la garde Smile.

L'expression me déplaît un peu, je pense que "le strict confort minimum" serait plus juste, voire "le confort minimum", qui me semble suffisant.
"strict confort minimum", c'est quand même plus lourd, puisque tu juxtaposes deux adjectifs à un même nom. Puis insister sur le caractère "strict" du minimum diffère de parler du "confort minimum", plus léger dans la formule.

Je pense que si tu inverses les éléments "très tôt ce matin", ça rendrait mieux.
J'ai pris. Smile

J'ai toujours trouvé le mot "habits" assez laid en fait lol Dans le contexte, le mot "vêtements" serait mieux. En plus tu parles juste après de ses lunettes, donc tu devrais même plus parler de sa mise en général que de ses simples vêtements. Donc je te propose "A en juger par son apparence..."
Je conserve "habit" qui est un terme plus général que vêtement - et plus élégant ^^".
Mais dans le sens de la phrase, "vêtement" correspondrait : il dit justement que ce ne sont pas les lunettes qui trahissent sa profession - donc il ne juge pas à partir d'elle - mais de son veston gris caractéristique des fonctionnaires d'Etat.

Formulation maladroite. Je te propose "Pourtant, il l'avait traversé ainsi durant des mois sans jamais s'arrêter". Quand je lis, étant donné les détails qu'il donne de la ville qu'il voit depuis sa fenêtre, on peut dire qu'il ne se contente pas de passer devant, mais bien qu'il la traverse; Ou alors ai-je peut-être mal compris cet aspect... Quoiqu'il en soit, je crois que l'expression doit être revue.
Effectivement, c'est plus habile.
J'ai pris Smile.

Remarque : une petite question. Berlin est-il féminin ou masculin ? Pour savoir pour l'accord de "traversé"... j'ai pris le parti du féminin, en me basant sur le fait que les villes sont généralement féminisées. Mais j'ai un doute.

Je trouve cette action un peu dangereuse. Si j'étais ton héros, je ne boirais pas l'eau d'un robinet qui se trouve dans un lieu pareil, même avec mes mains ! lol Tu insistes bien sur la crasse qui infecte les lieux, et sur le fait que se laver les mains lui donne presque plus l'impression de se salir que de se laver, donc je trouve un peu illogique qu'il boive.
C'est pas faux.
Du coup, j'ai ajouté une petite précision :
Malgré l’aspect rebutant du robinet, Arthur buvait au creux de ses mains lorsque le train s’arrêta.

Ton commentaire m'a été bien utile pour balayer les dernières petites maladresses et fautes !
Une petite question pour terminer ce retour : est-ce que ce passage t'insère dans l'histoire ? Est-ce que ça donne envie de savoir encore la suite ?
Et qu'est-ce que tu ne remets pas en doute dans l'Histoire ? Il n'y a rien d'historique dans ce roman, purement inventé Wink.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  fallenRaziel le Jeu 1 Déc 2011 - 20:29

Je ne trouve pas "l'écran" très harmonieux non plus ^^.
Du coup, au vue des nombreuses remarques, j'ai changé en plus simple : "Malgré le lever de soleil derrière les lourds nuages"
Ca rend aussi bien comme ça.

Non, non, c'est bien l'expression ci et là.
http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?Al=1&id=3480
Je ne la connaissais pas, donc elle me déstabilise un peu.

"strict confort minimum", c'est quand même plus lourd, puisque tu juxtaposes deux adjectifs à un même nom. Puis insister sur le caractère "strict" du minimum diffère de parler du "confort minimum", plus léger dans la formule.
Je pense qu'alléger ta phrase ne retire rien à son contenu, on comprend tout de même ce que tu suggères.

Je conserve "habit" qui est un terme plus général que vêtement - et plus élégant ^^".
Mais dans le sens de la phrase, "vêtement" correspondrait : il dit justement que ce ne sont pas les lunettes qui trahissent sa profession - donc il ne juge pas à partir d'elle - mais de son veston gris caractéristique des fonctionnaires d'Etat.
Oui, mais il les remarque tout de même ce qui signifie, à mon sens, qu'il a plus fait attention à son aspect général qu'à ses seuls vêtements. Enfin c'est toi qui voit. Moi, j'aime pas le mot "habit", je sais pas pourquoi XD

Remarque : une petite question. Berlin est-il féminin ou masculin ? Pour savoir pour l'accord de "traversé"... j'ai pris le parti du féminin, en me basant sur le fait que les villes sont généralement féminisées. Mais j'ai un doute.
C'est une question que je me pose souvent. Les villes sont en général souvent féminisées (Paris, Londres, Berlin, New York...), donc je pense que tu as pris la bonne décision.

C'est pas faux.
Du coup, j'ai ajouté une petite précision :
Moi, je l'aurais pas fait boire du tout en fait lol Il faut toujours se balader avec une bouteille d'eau sur soi, surtout dans des lieux si malpropres. Car même si il ne touche pas le robinet, l'eau ne devrait pas lui inspirer confiance, enfin je parle de mon vécu XD

Une petite question pour terminer ce retour : est-ce que ce passage t'insère dans l'histoire ? Est-ce que ça donne envie de savoir encore la suite ?
Pour l'instant c'est beaucoup de précisions et de mises en place sur ton univers, un peu comme ma première partie. Pas vraiment d'action, mais c'est normal, c'est le tout début. Cependant tu as l'air de bien savoir ce que tu fais et comme ton écriture est agréable, ça donne envie de continuer^^

Et qu'est-ce que tu ne remets pas en doute dans l'Histoire ? Il n'y a rien d'historique dans ce roman, purement inventé Wink.
Je sais pas pourquoi j'ai dit ça, c'est en lisant le passage sur la situation politique de la République Terrae, pendant un moment j'ai oublié qu'elle existait pas, c'est sans doute que tu l'as bien écrit^^
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Sam 3 Déc 2011 - 16:57

Après une relecture rapide, j'ai changé deux ou trois petites choses.
En premier, j'ai remarqué que j'avais fait une faute dans le premier "Bagdad" que j'avais écrit "Badgad". Laughing
Ensuite, j'ai modifié "ci et là" par "ça et là" ; ma mère m'a appris que "ci et là" était une forme d'ancien français ou québécoise, inusitée de nos jours et remplacée par "ça et là" ^^".
J'ai retiré une première répétition de "pas" dans le paragraphe où il va au toilette en modifiant la phrase "Arthur pressa le pas dans les couloirs" par "Arthur se hâta dans les couloirs". Une seconde répétition de "robinet", suite à la modification suggérée par fallenRaziel, m'a fait mettre à la place "Malgré l'aspect rebutant de la tuyauterie".

Et enfin, j'ai revu cette fameuse phrase avec les "nous" qui pouvait peut-être, effectivement, être lourde et maladroite par :
Cette torture écologique s’étendait au loin, vers l’Est. Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte sans éprouver le moindre dégoût.

Bref ! Voilà les dernières mises à jour Wink.



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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Dim 4 Déc 2011 - 20:28

Bon, dans la continuité de mes petits amusements de montage vidéo, j'ai "tenté" de faire une bande annonce.
Je n'en suis pas encore très heureux, surtout au niveau des musiques de fond - je n'ai guère cherché - mais dans l'attente... Smile


PS : cette vidéo est présente sur la première page du fil de discussion du roman.


Dernière édition par Pacô le Dim 4 Déc 2011 - 23:28, édité 1 fois

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Manon le Dim 4 Déc 2011 - 20:46

Je viens commenter le titre moi Sad
J'aimais beaucoup l'ancien. Il était plus accrocheur, plus original. "Ombre et lumière"... on le trouve à chaque coin de forum Sad
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  MémoireDuTemps le Dim 4 Déc 2011 - 21:11

Náriel Limbaëar a écrit:Je viens commenter le titre moi Sad
J'aimais beaucoup l'ancien. Il était plus accrocheur, plus original. "Ombre et lumière"... on le trouve à chaque coin de forum Sad
Je pense aussi... j'aime bien ta présentation, Pacô, j'avais vu la précédente, plus intrigante, moins développée, mais si poétique !

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  MémoireDuTemps le Jeu 15 Déc 2011 - 12:21

Pacô a écrit:(3ème extrait)


Deux heures s’étaient écoulées.
Les agents avaient obtempéré et n’avaient montré aucun signe de rébellion. Ils n’avaient pas non plus remué lorsqu’on leur passa les menottes. Le capitaine de la police leur avait énuméré un à un les chefs d’inculpation dont on les accusait. La brume des quais absorbait le son de sa voix et les coupables, immobiles, se muraient dans un silence funèbre bizarre ce terme. La femme avait hoché la tête de temps à autre, mais n’avait plus rien dit. Toutefois, ses yeux bleus et glaçants parlaient d’eux-mêmes : elle était l’auteur du crime. Finalement, ils avaient été emmenés sous bonne garde dans un centre de détention au Nord de Berlin. je trouve cela un peu raccourci : à peine sortis du train, menottés et hop dans un centre sans doute à une certaine distance de la gare… ou alors c’est le temps du verbe qui ne convient pas
Une équipe médicale était venue examiner le cadavre du fonctionnaire et l’avait ensuite retiré verbe un peu inadéquat pour un corps dans un brancard mortuaire. Arthur s’était assis dans le couloir, non loin des autres passagers hébétés. Un enquêteur lui avait demandé son identité et le numéro de téléphone de ses proches. Le jeune homme serait interrogé plus tard et il redoutait de devoir revivre ce moment. Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de sécurité de la rame dans…des…de…de… attention ça ne sonne pas bien, il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle et comment lui-même sortirait indemne de cette épreuve.
Il n’avait encore jamais vu quiconque mourir devant lui. Le coup de feu fatal bourdonnait encore au creux de ses oreilles. Son attention se focalisait dessus, comme si rien d’autre ne s’était produit. D’ailleurs, il ne se souvenait déjà plus des détails et ressasser ces évènements lui donnait le tournis.

bizarre ces deux paragraphes, comme aussi une phrase dans la suite : un peu trop d’omniscience de la narration, notamment pour la destination des meurtriers et l’inquiétude des parents…

Un policier s’adressa soudain à lui. Il lui conseilla de récupérer ses affaires. Tous les passagers étaient Pourquoi pas furent ? idem après aussi pour le couloir l’imparfait ??? conduitsdans un centre approprié pour réunir leurs témoignages. Arthur se releva et fut pris d’un vertige. Le couloir tanguait et lui apparaissait en double. La gorge nouée, il déglutit avec beaucoup de difficultés pour calmer les spasmes de son estomac.
L’officier le retint alors que le jeune homme vacillait. Il lui sourit. Un élan d’énergie parcourut Arthur ; il le remercia. Fébrile, il s’approcha de la cabine et observa l’auréole de sang au sol. Il réprima un haut-le-cœur puis entra très vite dans le compartiment. Les deux banquettes vides n’avaient pas changé depuis ce matin ; elles semblaient appartenir à une autre époque. Sur la table, le News Budapest était encore entrouvert et attendait sans doute le retour de son lecteur. Le jeune homme saisit son sac et son manteau sur l’accoudoir d’un siège, puis hésita un instant. Il fourra tout-à-coup le journal dans une poche de son pantalon. Il ne supportait pas l’idée que le dernier objet touché par cet homme soit jeté dans les poubelles par un employé de la SCTE. Il quitta la cabine.

Six autobus stationnaient sur le parking de la gare. Leur moteur ronronnait et une odeur de cendre se mêlait à l’atmosphère. Les victimes du train se massaient autour et quelques uns montaient déjà dans les véhicules. Néanmoins,
elles ton «elles» je l’ai relu car je n’étais pas certaine que tu parlais des passagers du train précise le mieux ne tiendraient pas toutes : on ne rentrait pas un train entier et bondé de la SCTE dans six autobus. Fatigués et nerveux,
les gens s’agitaient et se bousculaient. Sans savoir vraiment ce qu’ils voulaient, la chaleur des habitacles les attirait comme des mouches sur une lampe électrique. Dans des moments comme celui-là, la citoyenneté, si chère à la République, ne primait plus sur l’instinct bestial je trouve ce terme mal approprié, trop fort pour un sentiment somme toute justifié .
Arthur, en retrait, serrait entre ses doigts le quotidien dans sa poche. La pression qui reposait sur ses épaules se reporta un peu sur le papier froissé. Les larmes lui montèrent aux yeux : cette journée commençait si bien. Il avait
quitté Saint-Pétersbourg dans la nuit et croyait retrouver Paris d’ici midi. Maintenant, il traversait le parvis de la gare berlinoise, son sac à l’épaule et des images affreuses plein la tête. Lui qui n’avait jamais vu la capitale allemande, il visiterait pour une fois, je te conseille de mettre plutôt «allait» visiter à présent la caserne des forces de l’ordre pour témoigner de la mort d’un inconnu. Un sanglot se coinça dans son œsophage : parfois il se demandait si le grand
horloger du monde ne se jouait pas de ses créations, rien que pour égayer ses mornes journées.

Des policiers se déployèrent autour des autobus et tentèrent de contrôler la foule des passagers. Personne ne fit attention à eux ; le tumulte persistait. Le brouhaha couvrit le bruit des moteurs et bientôt, Arthur ne reconnut pas les
voix des officiers de celles des victimes. La scène prenait des apparences apocalyptiques.
Soudain, un coup de feu retentit. Tous se turent et se retournèrent vers la source de la détonation. Un grand homme bardé de médailles militaires et en uniforme vert sombre abaissa son bras. Il portait une petite moustache et fumait une cigarette à moitié consumée. Il souffla une épaisse fumée blanche et cria :
« Je suis le colonel Barbossa et je suis mandaté par le général Scrooge de l’État-major pour tous vous rapatrier dans la caserne de la banlieue Est de la capitale. Je sais ce que ces salauds ont fait dans le train et je comprends que ce ne soit pas drôle bizarre ce terme . Mais j’ai tout un tas de témoignages à recueillir avant ce soir et je n’ai sérieusement pas envie de perdre mon temps sur ce parking. »
Il s’interrompit pour tirer une bouffée et la recracher aussitôt.
« Alors, que ce soient bien clairs pourquoi au pluriel ? pour tous, reprit-il. Les deux premiers bus sont réservés aux passagers présents dans le wagon où le meurtre a eu lieu. Les autres monteront dans les quatre derniers et ceux qui n’ont pas de place attendront qu’on revienne les chercher. Et tout ça, virgule non indispensable dans le calme. »
Il insista bien sur ces mots. Quelques personnes hochèrent la tête et certains descendirent des deux premiers répétition véhicules désignés. Le soldat jeta son mégot au sol qu’il écrasa de sa botte noire. Il rangea son arme à la ceinture et précisa, d’un ton plus bas :
« Et que personne ne déroge à cet ordre. Je ne suis pas d’humeur à plaisanter.»
Il rejoignit le chef de police, près de l’entrée de la gare, et conversa avec lui. Les deux hommes semblaient en désaccord mais, finalement, ils se serrèrent la main et se séparèrent. Le colonel regagna une voiture noire officielle, une de celles qui défilaient à Bagdad, et partit, sans un regard pour les victimes du train.

Arthur soupira. Après la police, l’armée mettait les pieds dans le plat. Les agents avaient réellement contrarié son retour en France. Il essuya du revers de la manche son nez puis il se dirigea vers les autobus, prêt à en terminer avec cette histoire.

Toujours très bien écrit, intéressant, plausible, j'entre bien dans ton
histoire ; à part deux trois remarques, il y a un moment le temps des
verbes qui me gêne un peu et aussi parfois ce côté trop omniscience
(voir dans le texte)

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 15 Déc 2011 - 12:57

MémoireDuTemps a écrit: La brume des quais absorbait le son de sa voix et les coupables, immobiles, se muraient dans un silence funèbre bizarre ce terme.
Pourquoi donc ?
Au contraire, c'est un type de silence froid, mortuaire, angoissant un peu aussi. Exactement comme le silence de ces agents qui ne semblent rien regretter, mais qui provoquent des frissons chez les autres passagers.
Funèbre rappelle la mort du type.

MémoireDuTemps a écrit: Finalement, ils avaient été emmenés sous bonne garde dans un centre de détention au Nord de Berlin. je trouve cela un peu raccourci : à peine sortis du train, menottés et hop dans un centre sans doute à une certaine distance de la gare… ou alors c’est le temps du verbe qui ne convient pas
On les quitte en fait - pour mieux revenir sur eux ensuite.
Mais histoire que ce soit moins brutal, j'ai ajouté une petite information :
Finalement, ils avaient été emmenés sous bonne garde dans un centre de détention au Nord de Berlin, en attente d’un prochain jugement.

MémoireDuTemps a écrit:Une équipe médicale était venue examiner le cadavre du fonctionnaire et l’avait ensuite retiré verbe un peu inadéquat pour un corps dans un brancard mortuaire.
Ah bon ? Pourtant les experts disent toujours qu'il faut retirer le corps - dans la série ^^".
Débarrasser ?

MémoireDuTemps a écrit: Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de sécurité de la rame dans…des…de…de… attention ça ne sonne pas bien, il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle et comment lui-même sortirait indemne de cette épreuve.
J'ai enlevé "de sécurité".

MémoireDuTemps a écrit:
bizarre ces deux paragraphes, comme aussi une phrase dans la suite : un peu trop d’omniscience de la narration, notamment pour la destination des meurtriers et l’inquiétude des parents… [/font]
Eh beh ça, c'est un peu plus mon style. Le narrateur rentre toujours dans la tête de ses personnages. Et encore, je me soigne, parce qu'avant j'analysais toujours un peu plus leurs pensées, leurs réflexions etc.
Mais cette pratique m'est nécessaire : le but de ce roman est une réflexion sur l'aspect sociologique de ce monde. Je serais contraint de partir des pensées de mes personnages ; et moi ça ne me dérange pas vraiment. Au contraire, je trouve que ça enrichit le profil de mes personnages.

MémoireDuTemps a écrit: Tous les passagers étaient Pourquoi pas furent ? idem après aussi pour le couloir l’imparfait ??? conduitsdans un centre approprié pour réunir leurs témoignages. Arthur se releva et fut pris d’un vertige. Le couloir tanguait et lui apparaissait en double.
Pour le premier, c'est une maladresse de ma part - une influence du langage oral. Je voulais du futur dans le passé. Ce sera donc : "Tous les passagers seraient conduits".
Par contre, je garde les imparfaits de "tanguait" et "apparaissait". Cet effet d'optique, ou plutôt ce petit vertige, est une petite faiblesse qui dure plus qu'une fraction de seconde. J'entends par là que si je mets "Le couloir tangua", on a l'impression qu'il ne tangue qu'une seule fois et que c'est fini. Alors que non, c'est un ressenti plus long, comme quand on a un vertige.

MémoireDuTemps a écrit:Les victimes du train se massaient autour et quelques uns montaient déjà dans les véhicules. Néanmoins,
elles ton «elles» je l’ai relu car je n’étais pas certaine que tu parlais des passagers du train précise le mieux ne tiendraient pas toutes : on ne rentrait pas un train entier et bondé de la SCTE dans six autobus.
Pourtant, "elles" reprend le sujet juste au-dessus "les victimes". Comment faire mieux sans risquer de se répéter ou de faire lourd ?

MémoireDuTemps a écrit: Dans des moments comme celui-là, la citoyenneté, si chère à la République, ne primait plus sur l’instinct bestial je trouve ce terme mal approprié, trop fort pour un sentiment somme toute justifié .
Et si je retire "bestial" ? L'instinct tout court semble plus modéré.

MémoireDuTemps a écrit: Lui qui n’avait jamais vu la capitale allemande, il visiterait pour une fois, je te conseille de mettre plutôt «allait» visiter à présent la caserne des forces de l’ordre pour témoigner de la mort d’un inconnu.
Hum... je ne suis pas convaincu. Je retiens toujours la maxime de mes mentors d'écriture : ne presque jamais employer "aller + verbe" dans un texte.

MémoireDuTemps a écrit:Je sais ce que ces salauds ont fait dans le train et je comprends que ce ne soit pas drôle bizarre ce terme .
"Facile à vivre" à la place ?


MémoireDuTemps a écrit:
« Alors, que ce soient bien clairs pourquoi au pluriel ? pour tous,
Aucune idée.

MémoireDuTemps a écrit:Quelques personnes hochèrent la tête et certains descendirent des deux premiers répétition véhicules désignés.
J'ai retiré "deux premiers".

MémoireDuTemps a écrit:
Toujours très bien écrit, intéressant, plausible, j'entre bien dans ton histoire ; à part deux trois remarques, il y a un moment le temps des verbes qui me gêne un peu et aussi parfois ce côté trop omniscience (voir dans le texte)
Merci MémoireDuTemps Smile.
C'est ainsi que se termine le premier chapitre : est-ce que le contexte s'est déjà instauré dans ton esprit ? Comment perçois-tu les "agents" ? Qui sont les méchants des gentils selon toi ?
Qu'est-ce qui t'a marqué le plus ?

Ce premier chapitre est supposé être le pivot qui articulera tout le reste ; notamment vis-à-vis de l'ambiance créée (paysage), l'aspect sociologique (les passagers du train), la problématique (le meurtre de Nicolas Berkanov et les assassinats en série) et les détails - qui ne doivent pas se remarquer encore trop tout de suite.

La différence avec l'ancienne version, ici, c'est que l'histoire est beaucoup plus recentrée autour d'Arthur - même si la trame me contraindra à le quitter un petit moment. Raison pour laquelle, la narration a une tendance omnisciente.

Le texte a été mis à jour sur la partie des écrits Smile.

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