Commentaires "Ombre et Lumière"

Page 5 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mar 6 Nov 2012 - 23:31

REDEVABLE !
Voilà, c'est le mot que je voulais dire à la place d'endetté. Il m'est revenu d'un coup en lisant ton post tongue .

Non, il est vrai que la météo n'aura pas une influence primordiale dans ce récit. Toutefois, c'est un "relent" de l'univers littéraire. Le titre - provisoire certes, mais ça restera dans l'idée - est "Ombre et Lumière"... et ma foi, je m'amuse beaucoup à contempler et décrire les jeux de lumière du ciel. Et pour l'instant, c'est assez sombre ; reflet de l'humeur ambiante du récit.

Pour l'amitié des deux garçons, j'espère la creuser. Mais je suis pas forcément très bon pour faire quelque chose de crédible. En fait, parfois, j'ai l'impression que ça rend bien, puis quand je me relis, j'ai pas l'impression qu'ils ont l'air de bien s'entendre. J'ai pas envie que leur relation soit "plate". Je veux qu'on sente de la chaleur entre eux Wink.


Et enfin, tu n'imagines même pas à quel point ça m'a redonné un coup de boost d'en rediscuter et de revenir sur les fondamentaux. Je commence à envisager sérieusement les péripéties concrètes, et du coup, à débloquer toute la machine. Je dis pas que dans un mois, je ne me retrouverais pas au point mort à nouveau.
Mais au moins, j'avance ! Smile

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Hybrid le Sam 17 Nov 2012 - 21:11

Ravie d’avoir pu être utile. Je ne trouve pas ça bizarre, là-dessus je fonctionne un peu comme toi. Suffit qu’on me lise et qu’on me commente (en ayant l’air un minimum intéressé quand même), et c’est comme un litre d’essence dans le réservoir vide !

« Redevable », oui !! Je le cherchais aussi ce mot, je ne l’avais pas retrouvé lorsque j’ai répondu la dernière fois. Mais j’avais compris, c’était le principal. Et puis, endetté, ça m’arrangeait, j’aurais peut-être pu te réclamer quelques euros ! (Tant pis, ce sera pour une autre fois tongue)

Je voulais juste ajouter une autre chose : comme tu as volontairement fait exprès de couper à la fin d’un extrait encore pire que le précédent (le dernier en date, je veux dire), et bien je vais faire ma sadique en retour : je n’en dirai pas un mot avant d’avoir commenté tous les précédents.
Et toc.

Commentaires du chapitre 2, extrait 3:

Je vais essayer de faire quelque chose de construit, et d’un peu moins pessimiste que les fois précédentes, à ne relever que ce qui me gêne. Si tu as des doutes, considère que j’apprécie tout ce que je ne signale pas avec une grimace :p !

Pacô a écrit:… appelait « la fierté historique ». Ils ne supportaient pas que les étrangers…
Arrow Suggestion : je mettrais « deux points » à la place du point, histoire de lier les deux phrases. Après tout, tu nous proposes une sorte d’explication à cette « fierté historique », non ?

Pacô a écrit:En effet, sous le mandat de Kader Abraham et dans la première décennie de la République…
Arrow Remarque totalement subjective, mais le « en effet » est-il vraiment nécessaire ? Je trouve que ça alourdit la phrase, rend la lecture plus… je ne sais pas, je ne trouve pas le terme adéquat. Tout ce que je sais, c’est que ce terme me gêne, dans un roman. Je l’accepte volontiers dans une thèse, quand on cherche à me démontrer quelque chose, mais pas dans un roman. Ne me demande pas pourquoi xD. Un TOC, sans doute.

Pacô a écrit: Ils ne supportaient pas que les étrangers offensent leur patrimoine, malgré les réformes d’uniformisation culturelle. En effet, sous le mandat de Kader Abraham et dans la première décennie de la République, le gouvernement avait recomposé les programmes scolaires dans tous les niveaux, écoles et universités comprises. Par exemple, afin de renforcer l’attrait des élèves en matière littéraire, Shakespeare, Miguel de Cervantès et Pierre Choderlos de Laclos étaient à présent remplacés par des auteurs reconnus et surtout vivants.
Arrow J’ai un souci de temps, ici. Tu parles (première phrase) à l’imparfait. Tu exprimes une constatation « générale », ok. Tu passes ensuite au plus que parfait, ok aussi : c’est un acte du passé, terminé aujourd’hui. Tu situes dans le passé du roman (déjà au passé). J’ai plus de mal avec le dernier « étaient à présent remplacés ». Pourquoi pas « remplaçaient à présent » ? Ça me paraîtrait plus correct, plus en lien. Le « à présent » lie ce changement de sujets d’étude au présent de ta narration. Donc comme ces modifs sont encore en cours au moment où tu narres l’histoire, l’imparfait me paraît plus approprié.

Pacô a écrit: Elle considérait comme honteux le fait de nier les illustres travaux des grands noms français ; ceux qui avaient marqué de leurs plumes les esprits de plusieurs générations.
Arrow Là, je mettrais un point au lieu d’un point-virgule, histoire de mieux « lier » les deux phrases, voire de changer le « ceux qui avaient marqué » par un « …grands noms français ayant marqué de leurs plumes… ».

Pacô a écrit:Au lieu de s’incliner, Terrae avait poursuivi la réforme et avait exigé le retrait des rois bourbons,
Arrow Suggestion : le deuxième « avait » n’est pas forcément nécessaire. Le supprimer n’altère pas le sens et allège un peu ce paragraphe avec beaucoup de plus-que-parfait et donc d’auxiliaires.

Pacô a écrit:… ses tensions avec la Fédération Chinoise était renforcée.
Un peu en lien avec mon précédent commentaire, je couperais le paragraphe ici. Visuellement, il est copieux, un peu trop à mon goût. Au niveau de la forme pure, je scinderais ce gros pavé déprimant en paragraphes pour l’aérer un peu. Ici ou ailleurs, remarque ; je pense qu’ici ça irait mais après, si tu estimes que non… et puis en fait c’était surtout pour signaler que purée, tes paragraphes font peur aux yeux xD.

Pacô a écrit:Ce fut un scandale pour toute la province hexagonale, blessée dans son amour-propre. Les grèves des institutions universitaires n’avaient rien changé au déterminisme de l’ancien président, aujourd’hui décédé. Les menaces et sanctions économiques avaient riposté et la ferveur manifeste du peuple français s’était éteinte.
J’ai encore un souci de temps ici. On s’y perd !
Arrow 1) Tu commences par un passé simple : on reprend pied dans le « présent », le temps de la narration. Après, pouf : on retombe dans le plus-que-parfait. C’est lourd, et m’est avis que des passé simple conviendraient tout aussi bien sans nuire à la temporalité, tout en allégeant un peu tout ça.
Arrow 2) Je lierais les deux premières phrases « …amour-propre. Les grèves… ». Simple suggestion là encore. Ce passage est une succession de phrases courtes qui hachent un peu la narration. Je ne trouve pas que le contexte se prête à ce genre de « forme » (que j’apprécie plus pour des passages avec plus d’action, de suspense ou d’intensité, ce qui n’est pas le cas ici).

Pacô a écrit:La pluie avait cessé et pourtant pas un passant ne flânait. Les clients se faisaient rares en pleine journée et le jeune homme ne comptait pas revenir et entretenir la conversation interrompue.
Arrow Je propose un « pour » pour remplacer le dernier « et ». Deux dans une même phrase, sans même une virgule, ça me paraît trop…

Pacô a écrit:Arthur descendait l’avenue qui jouxtait la caserne. Les grands murs gris et percés de ridicules fenêtres à leur sommet ressemblaient à des remparts infranchissables qui entoureraient une prison urbaine
Arrow Je trouve le morceau souligné plutôt lourd. Trop lourd à mon goût. Il faudrait peut-être le reformuler ?

Pacô a écrit:Aucun véhicule ne circulait, si bien que la ville toute entière semblait aussi morte que le ciel blême au-dessus des immeubles.
Arrow Réflexion : qu’est-ce qu’un ciel « mort » ? Peut-on dire du ciel qu’il est ou paraît « mort » ? Ça me gêne un peu. Vide, oui. Déserté. Sans animation. Mais mort ?… je ne sais pas…

Pacô a écrit: Composé d’un œil enfermé dans un globe, sur fond bleu, il avait été dessiné par Frank Ernest Beresford, peintre des armées des régions britanniques, au moment de la mort d’un des descendants de la Maison des Windsor – cet événement ne fut pas anodin puisque l’on devinait une larme esquissée au coin droit de la paupière. Hissé désormais sur tous les établissements publics, ce symbole portait le lourd poids de Terrae.
Arrow Suis curieuse de le voir en vrai, ce symbole. L’œil sur le globe… Ça fait un peu big brother, nan ?

Pacô a écrit:Une vieille Renault noire dépassa la position d’Arthur. D’un rapide coup d’œil sur son coffre, il reconnut le blason des provinces françaises et lui fit de grands signes de la main. La voiture s’arrêta très vite et recula un peu jusqu’à sa hauteur. La vitre avant s’abaissa.
Arrow Alors là, là, la crédibilité de la scène me paraît limite. Je veux bien y croire, mais je me dis que le Arthur, il a un fichu bol que la voiture qui vient de le dépasser s’arrête. Si tu conduis, tu regardes souvent dans le rétro pour voir si on te fait signe ? Je ne pense pas. Vu la suite, on peut penser que l’officier le cherchait, mais ça me surprend quand même. En tant que lectrice, ça m’interpelle !

Pacô a écrit:Toutefois, à mesure qu’il calmait sa brusque angoisse et cherchait un moyen de nier l’évidence de son mensonge, son pouls s’accélérait davantage.
Arrow La phrase me paraît bancale, je n’arrive par contre pas à clairement déterminer où. Lourde, bancale… peut-être est-ce le « davantage » en bout de course qui me gêne (et me paraît vraiment superflu)… je ne sais pas. Même sans, il y a un truc qui me chagrine et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Cherche pas. Délire de relecture, je dois être en surchauffe :p

Pacô a écrit:À l’allée, les bus de la caserne ne s’étaient sans doute pas autant précipités que la vieille Renault. Ici, les immeubles se succédaient comme autant de pylônes électriques sur une autoroute. Bruyant, le moteur ronflait et couvrait la voix émise par l’autoradio qui chantonnait une mélodie rock’n roll. Les deux jeunes gens n’avaient échangé que les strictes commodités d’usage au court des premières minutes, puis l’attention d’Arthur s’était portée sur les rares citadins croisés dans les rues. Un bon prétexte pour souffler un moment. Les vitres étaient couvertes par des giclées de boue ; la voiture connaissait les chemins de terre et elle se secouait comme si elle roulait encore sur des nids-de-poule. Le voyage depuis Paris avait dû renverser plus d’un estomac.
Arrow Quelques soucis sur les temps de cette partie. J’ai un peu de mal à me situer dans le temps avec l’usage de l’imparfait et du plus que parfait (pourquoi pas du passé simple ? Ça allègerait tellement la narration !)

En détail maintenant :

Pacô a écrit:Bruyant, le moteur ronflait et couvrait la voix émise par l’autoradio qui chantonnait une mélodie rock’n roll.
Arrow Ce terme me gêne un peu ici, « chanter » ou « chantonner » c’est l’acte pour moi d’un être humain, pas d’un autoradio. Je préfèrerais un verbe du genre « émettait » ou « diffusait ».

Pacô a écrit:… puis l’attention d’Arthur s’était portée sur les rares citadins croisés dans les rues. Un bon prétexte pour souffler un moment.
Arrow … je ne saisis pas bien le « un bon prétexte… », en lien direct avec l’attention d’Arthur sur les berlinois errant dans les rues. L’officier le met tellement sous pression qu’il ne trouve que ce « prétexte » pour « souffler » ? Je chipote peut-être (ou il est peut-être encore trop tard pour moi xD), mais la succession de ces phrases, leur position laisse penser qu’il essaie d’échapper à l’officier (même si je me doute qu’il veut sans doute souffler après toutes ses péripéties de la journée).

Pacô a écrit:… et elle se secouait comme si elle roulait encore sur des nids-de-poule
Arrow Là, je trouve simplement le « se se »(… couait) pas joli comme répétition.

Pacô a écrit:Arthur acquiesça bien qu’il eût repéré les grands piliers qui délimitaient le parking, devant l’entrée.
Arrow Pourquoi « bien que » ?
Vu le dictionnaire de l’A.F : « Introduit une proposition concessive au subjonctif ou au participe. Bien que je souhaite de tout mon cœur vous aider, je ne puis pas. »
En quoi le fait d’acquiescer (qui est surtout, pour moi, une marque de politesse, il répond à son interlocuteur, lui fait comprendre qu’il l’a entendu et compris) est une « concession » au fait qu’il voit l’entrée du parking ?

Pacô a écrit:La scène s’était néanmoins métamorphosée
Là j’ai eu un gros blocage.
Arrow Question : mais quelle scène ? A-t-il déjà été à la caserne ????
Réponse 4 ou 5 paragraphes plus tard : il est de retour à la gare ! Ahhh tout s’éclaire !
Par contre, ça aurait été mieux de le préciser avant. Là, tu m’as totalement égarée. À aucun moment, ni l’officier ni Arthur ni le narrateur ne juge bon de nous tenir informés de la destination, et on n’a pas vraiment de notion de durée, donc comme Arthur longeait la caserne, je pensais qu’ils contournaient le bâtiment pour entrer dedans (sorte d’entrée privée ou entrée de parking).

Pacô a écrit:Une barricade bariolée rouge et blanc fermait l’accès au public. […]Aussitôt, la barricade se souleva…
Arrow « Barricade » est erroné. Je cite mon dictionnaire (assez conforme avec mon idée d’une barricade) : « obstacle de fortune fait de l’entassement de matériaux divers… »
Du coup, j’ai beaucoup de mal à la visualiser, et encore plus de mal à la voir « se soulever ».

Pacô a écrit:Les agents auraient pu laisser trainer je ne sais quoi d’explosif.
Arrow Accent circonflexe, por favor Wink

Pacô a écrit:Mais on préfère sécuriser les lieux pour le prochain départ du convoi pour Paris, ce soir.
Arrow « … avant le prochain départ… » évite une répétition.

Pacô a écrit:… il s’agissait du colonel Barbossa qui avait tiré en l’air le matin même pour discipliner les voyageurs impatients de grimper dans les bus.
Arrow Suggestion : « de grimper dans les bus » me paraît superflu, et alourdit la phrase. N’importe quel lecteur aura lu l’histoire depuis le début (je l’espère en tout cas…) donc saura se rappeler à quel épisode tu fais référence, d’autant plus qu’il est relativement proche. Détail inutile ici.

Pacô a écrit:Il avait quitté sa veste décorée de médailles…
Arrow Suggestion : « bardée » de médailles ? Histoire de bien insister sur le fait qu’il en a partout… trop xD

Pacô a écrit:Dociles, les hommes interpelés redressaient l’oreille…
Arrow « interpellés » avec deux L.

Pacô a écrit:Arthur, quant à lui, plaint pour lui-même les techniciens responsables de l’entretien des locaux.
Arthur traversa les barrières automatiques des bagages.
Arrow 1) Répétition proche d’« Arthur ».
Arrow 2) « plaint » est du présent. « plaignit » pour un passé simple… c’est mieux.

Pacô a écrit: Sur les quais, le grand convoi « Saint-Pétersbourg-Paris » gisait sur ses rails.
Arrow Paix à son âme. J’ai un peu l’impression qu’il ne va jamais repartir, là !!

Pacô a écrit:Des experts en blouse blanche l’examinaient. Le jeune homme pensa à son père qui soignait ses malades ; cette analogie le fit sourire.
Arrow Alors, je fais ma chieuse. De 1) je n’aime pas le « qui soignait… ». Problème de « qui ». Je ne les aime pas trop.
Ensuite, la 2è partie (post point-virgule), me laisse l’amère impression que tu t’es senti obligé de signaler au lecteur l’analogie en question (au cas où le crétin n’aurait pas déjà remarqué seul, alors que c’est clairement expliqué). Je dois avouer que je n’aime pas la tournure…

Pacô a écrit: Il portait l’uniforme, comme tous les autres, mais il semblait avoir quelque chose de plus. Était-ce dû à ses yeux qui pétillaient de joie, son visage qui rayonnait de chaleur ou son sourire qui éclatait de bonheur ?
Arrow Après tout, y’a juste un type qui s’est fait assassiner et une éventuelle bombe à proximité. Pas de quoi flipper ! Arthur a vraiment un effet particulier sur Julien ! Et même si je sais que c’est une répétition volontaire, je trouve que les « qui » alourdissent beaucoup la phrase. (jamais contente)

Pacô a écrit:Toutefois, Arthur percevait plutôt son cœur tendre, le charme de sa personne et la beauté encore juvénile de son visage.
Arrow Hum hum…….
Pacô a écrit: Il ne voyait pas un soldat mais un ami.
Arrow Arrow ……. Vraiment ?…………

Pacô a écrit:Il n’entendait pas la voix impérieuse d’un caporal mais celle chaleureuse d’un compagnon de jeunesse.
Arrow Suggestion : plutôt que « celle », pourquoi pas « le timbre » ou « l’intonation » ? « Celle », c’est tellement… vague ! Et un substitut à une répétition…

Pacô a écrit:Des camarades s’étaient moqués de lui à cause de ses oreilles légèrement décollées ; aujourd’hui d’autant plus visibles depuis qu’il s’était rasé le crâne pour rentrer dans le service de Boulogne.
Arrow 1) je ne mettrais pas de point-virgule, une virgule simplement.
Arrow 2) Je pense que le « aujourd’hui » n’est pas nécessaire.

Pacô a écrit: Cette bagarre lui avait coûté plusieurs heures de retenues et une punition exemplaire de ses parents, mais il avait gagné le respect des autres élèves. Tous avaient compris que ce garçon serait plus tard un meneur. Par ailleurs, Arthur sut ce jour là que Julien s’engagerait dans l’armée d’ici la fin de son cycle scolaire.
Arrow Je trouve la conclusion un peu hâtive. Je sais bien que ce n’est pas le moment pour nous raconter toute l’histoire par le menu (ou peut-être que si ?) mais là, j’ai l’impression que tu dis : « parce qu’il se bagarrait, c’était un meneur ». Tous les bagarreurs ne sont pas des meneurs, loin de là. Qu’il gagne le respect, oui, mais la dernière phrase me paraît un poil trop hâtive !
Quand à la certitude d’Arthur que, suite à cette bagarre, il s’engagerait dans l’armée, je trouve aussi qu’on saute à des conclusions qui n’ont rien d’évident. Je ne pense pas que les ¾ des bagarreurs d’une école sont du genre à se faire enrôler… si ?

Pacô a écrit: En fait, Julien achetait toujours le même flacon depuis le lycée ; depuis qu’une fille de sa promotion l’avait complimenté sur son odeur corporelle.
Arrow Ici, je mettrais une virgule ou je reformulerais. Les deux phrases sont trop liées pour un point-virgule.

En conclusion...
Cette partie est un peu un extrait de transition, du Arthur paumé au Arthur sauvé par son ami. Du coup, l’histoire stagne un peu au profit de pas mal de descriptions et d’un petit arrêt sur le vendeur de journaux relativement vivant et « parlant », le portrait est sympathique, j’aime bien son petit côté anti-français xD, son naturel.
Pour le reste, mis à part l’arrivée à la gare qui, par le manque d’infos, m’a un peu égarée dans Berlin (je savais que j’aurais dû prendre mon GPS !), l’histoire suit son cours. Outre le très bon passage sur le train qui se fait gratouiller le dos et le ventre (bon pépère !!!), on découvre Julien, dont on entend parler depuis le premier extrait. Il était temps qu’il apparaisse (ça paraît trois fois plus long que ça ne l’est en réalité quand on relit chaque phrase comme je le fais ou essaie de le faire !).
La manière dont tu le décris à travers les yeux d’Arthur est par contre un peu… hum… comment dire ? Enfin tu m’as comprise. Est-ce volontaire ? Parce que là, j’ai plus l’impression qu’il est amoureux que ravi de revoir son ami. Si c’est l’effet voulu, et bien tu as réussi ton coup.

Ce que j’ai aimé :
  • le rendu réaliste et parlant des descriptions (le vendeur, l’arrivée à la gare, et le coup du train bichonné, très bien trouvé !…)
  • La cohérence de l’histoire jusqu’à maintenant, tout s’enchaîne correctement et logiquement (à part 1er mauvais point), on suit sans difficulté.
  • La narration. Je déteste les passages narratifs d’ordinaire, mais là ils ne sont pas assez longs pour dissiper mon attention limitée, et je les apprécie même beaucoup !

Ce que j’ai moins aimé :
  • m’être perdue sur le chemin de la gare !
  • le choix des temps de conjugaison qui me perd non plus dans l’espace mais dans le temps, et…
  • … devoir trouver un point 3. J’essaie de m’y contraindre, mais globalement, je ne vois pas quoi ajouter.


À bientôt pour la suite de nos aventures !!

NB : t'as vu ? Maintenant mes posts de 3m de long sont rétractables. C'était une bonne idée la balise spoiler, je ne sais pas pourquoi j'y ai jamais pensé. Rolling Eyes

__________________________________
Une sorcière amnésique à la recherche de son passé... Que s'est-il passé, il y a trois ans ?
L'Hybride : le Démon
avatar
Hybrid
Talent Confirmé
Talent Confirmé

Féminin Nombre de messages : 466
Age : 35
Localisation : devant mon pc
Emploi/loisirs : Lecture, écriture, musique (guitare, piano)
Votre talent : Écriture
Points : 294
Date d'inscription : 06/01/2009

http://lhybrideenligne.wix.com/lhybride

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Ven 30 Nov 2012 - 18:48

Hum, je trouve que je mets de plus en plus de temps à répondre à tes excellents commentaires. Mais je te rassure, je l'avais lu quasiment dès sa publication, mais j'ai toujours peur de manquer de temps pour répondre à tout.
Je le prends ce soir, parce que j'en aurais presque un peu honte. Faut pas hésiter à me tirer les oreilles - surtout quand je m'autorise à revêtir ma casquette d'admin' pour aller faire la morale aux autres membres ^^".

Hybrid a écrit:Ravie d’avoir pu être utile. Je ne trouve pas ça bizarre, là-dessus je fonctionne un peu comme toi. Suffit qu’on me lise et qu’on me commente (en ayant l’air un minimum intéressé quand même), et c’est comme un litre d’essence dans le réservoir vide !
C'est peut-être aussi qu'on a tout de suite l'impression d'être... intéressant, et que par conséquent, le jeu en vaut la chandelle. Produire un texte qui n'intéresse personne a tendance à me zapper toute envie de poursuivre.
D'où l'intérêt de la nouvelle, mais c'est un tout autre débat ^^".

Hybrid a écrit:Je voulais juste ajouter une autre chose : comme tu as volontairement fait exprès de couper à la fin d’un extrait encore pire que le précédent (le dernier en date, je veux dire), et bien je vais faire ma sadique en retour : je n’en dirai pas un mot avant d’avoir commenté tous les précédents.
Et toc.
MAis tu fais bien ! tongue
Quoique, je crois avoir ajouté les premiers extraits du chapitre suivant Smile.

Bon je vais moi aussi mettre toutes mes remarques en spoiler, ça fera moins imposant ^^".

Spoiler:
Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:… appelait « la fierté historique ». Ils ne supportaient pas que les étrangers…
Arrow Suggestion : je mettrais « deux points » à la place du point, histoire de lier les deux phrases. Après tout, tu nous proposes une sorte d’explication à cette « fierté historique », non ?
Je me souviens très bien de la rédaction de ce passage. Et en réalité, j'étais dans ma période de rémission concernant ce que j'appelle - vocabulaire personnelle - mes phrases en escaliers. Et à l'origine, il me semble que ces deux points existaient, et que j'avais du les enlever suite à des remarques les concernant, jugeant qu'ils risquaient eux-aussi d'être passé au hachoir plus tard Razz.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:En effet, sous le mandat de Kader Abraham et dans la première décennie de la République…
Arrow Remarque totalement subjective, mais le « en effet » est-il vraiment nécessaire ? Je trouve que ça alourdit la phrase, rend la lecture plus… je ne sais pas, je ne trouve pas le terme adéquat. Tout ce que je sais, c’est que ce terme me gêne, dans un roman. Je l’accepte volontiers dans une thèse, quand on cherche à me démontrer quelque chose, mais pas dans un roman. Ne me demande pas pourquoi xD. Un TOC, sans doute.
En effet... tongue. Non, je l'enlèverai. Ce sont des vieux restes des groooos dossiers à rendre pour la fac. Ce bon vieux langage d'universitaire. ^^

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit: Ils ne supportaient pas que les étrangers offensent leur patrimoine, malgré les réformes d’uniformisation culturelle. En effet, sous le mandat de Kader Abraham et dans la première décennie de la République, le gouvernement avait recomposé les programmes scolaires dans tous les niveaux, écoles et universités comprises. Par exemple, afin de renforcer l’attrait des élèves en matière littéraire, Shakespeare, Miguel de Cervantès et Pierre Choderlos de Laclos étaient à présent remplacés par des auteurs reconnus et surtout vivants.
Arrow J’ai un souci de temps, ici. Tu parles (première phrase) à l’imparfait. Tu exprimes une constatation « générale », ok. Tu passes ensuite au plus que parfait, ok aussi : c’est un acte du passé, terminé aujourd’hui. Tu situes dans le passé du roman (déjà au passé). J’ai plus de mal avec le dernier « étaient à présent remplacés ». Pourquoi pas « remplaçaient à présent » ? Ça me paraîtrait plus correct, plus en lien. Le « à présent » lie ce changement de sujets d’étude au présent de ta narration. Donc comme ces modifs sont encore en cours au moment où tu narres l’histoire, l’imparfait me paraît plus approprié.
En fait, je ne pense pas que ce soit une question de temps ici. Mais plutôt de syntaxe, puisque finalement, la dernière phrase est sous forme passive. "Le chat mange la souris" ou "la souris a été mangée par le chat" en gros. Mais tu as raison, ce sera plus léger sans le passif.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit: Elle considérait comme honteux le fait de nier les illustres travaux des grands noms français ; ceux qui avaient marqué de leurs plumes les esprits de plusieurs générations.
Arrow Là, je mettrais un point au lieu d’un point-virgule, histoire de mieux « lier » les deux phrases, voire de changer le « ceux qui avaient marqué » par un « …grands noms français ayant marqué de leurs plumes… ».
Je ne sais pas... Répéter "grands noms", c'est plus une tournure de discours oralisé, qui donne un effet à l'oreille. Mais à la lecture, je crains que ça fasse trop lourd.
A réfléchir !

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Au lieu de s’incliner, Terrae avait poursuivi la réforme et avait exigé le retrait des rois bourbons,
Arrow Suggestion : le deuxième « avait » n’est pas forcément nécessaire. Le supprimer n’altère pas le sens et allège un peu ce paragraphe avec beaucoup de plus-que-parfait et donc d’auxiliaires.
Yep, tu as raison !

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:… ses tensions avec la Fédération Chinoise était renforcée.
Un peu en lien avec mon précédent commentaire, je couperais le paragraphe ici. Visuellement, il est copieux, un peu trop à mon goût. Au niveau de la forme pure, je scinderais ce gros pavé déprimant en paragraphes pour l’aérer un peu. Ici ou ailleurs, remarque ; je pense qu’ici ça irait mais après, si tu estimes que non… et puis en fait c’était surtout pour signaler que purée, tes paragraphes font peur aux yeux xD.
Certes, mais c'est le prolongement des réflexions d'Arthur, et une petite perche tendue pour s'amuser avec l'Histoire. Il faut bien imposer le contexte un moment ou l'autre, surtout que celui-ci n'est pas naturel.
Ok pour l'aération Smile.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Ce fut un scandale pour toute la province hexagonale, blessée dans son amour-propre. Les grèves des institutions universitaires n’avaient rien changé au déterminisme de l’ancien président, aujourd’hui décédé. Les menaces et sanctions économiques avaient riposté et la ferveur manifeste du peuple français s’était éteinte.
J’ai encore un souci de temps ici. On s’y perd !
Arrow 1) Tu commences par un passé simple : on reprend pied dans le « présent », le temps de la narration. Après, pouf : on retombe dans le plus-que-parfait. C’est lourd, et m’est avis que des passé simple conviendraient tout aussi bien sans nuire à la temporalité, tout en allégeant un peu tout ça.
Arrow 2) Je lierais les deux premières phrases « …amour-propre. Les grèves… ». Simple suggestion là encore. Ce passage est une succession de phrases courtes qui hachent un peu la narration. Je ne trouve pas que le contexte se prête à ce genre de « forme » (que j’apprécie plus pour des passages avec plus d’action, de suspense ou d’intensité, ce qui n’est pas le cas ici).
Je vais réfléchir à tout ça pour mes phrases de corrections... Disons en fait que la première phrase sert de "presque" vérité encore actuelle. Ce fut un scandale, et c'en est toujours un peu un, puisque cette réforme est toujours vraie. Tandis que les autres verbes sont des actions concrètes et révolues du passé. EN fait, je distingue un peu l'abstrait du concret à travers mes temps ^^".

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:La pluie avait cessé et pourtant pas un passant ne flânait. Les clients se faisaient rares en pleine journée et le jeune homme ne comptait pas revenir et entretenir la conversation interrompue.
Arrow Je propose un « pour » pour remplacer le dernier « et ». Deux dans une même phrase, sans même une virgule, ça me paraît trop…
Et... pourtant j'essaie de les éliminer Sad.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Arthur descendait l’avenue qui jouxtait la caserne. Les grands murs gris et percés de ridicules fenêtres à leur sommet ressemblaient à des remparts infranchissables qui entoureraient une prison urbaine
Arrow Je trouve le morceau souligné plutôt lourd. Trop lourd à mon goût. Il faudrait peut-être le reformuler ?
C'est envisageable oui... mais je veux tenter de conserver l'idée que Berlin est vraiment "prisonnière" d'elle-même, enfoncée dans sa dette du passé du coup...

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Aucun véhicule ne circulait, si bien que la ville toute entière semblait aussi morte que le ciel blême au-dessus des immeubles.
Arrow Réflexion : qu’est-ce qu’un ciel « mort » ? Peut-on dire du ciel qu’il est ou paraît « mort » ? Ça me gêne un peu. Vide, oui. Déserté. Sans animation. Mais mort ?… je ne sais pas…
Eh bien, c'est un ciel blême, le mot que tu n'as pas souligné tongue

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit: Composé d’un œil enfermé dans un globe, sur fond bleu, il avait été dessiné par Frank Ernest Beresford, peintre des armées des régions britanniques, au moment de la mort d’un des descendants de la Maison des Windsor – cet événement ne fut pas anodin puisque l’on devinait une larme esquissée au coin droit de la paupière. Hissé désormais sur tous les établissements publics, ce symbole portait le lourd poids de Terrae.
Arrow Suis curieuse de le voir en vrai, ce symbole. L’œil sur le globe… Ça fait un peu big brother, nan ?
Peut-être, si tu vois l'oeil comme une caméra qui surveille ^^".
Moi je le vois plus dans le sens du regard, le regard vers l'horizon et l'avenir. Mais chacun interprète comme il veut ce drapeau, il ne changera pas... parce qu'il a une importance pour le scénario tongue.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Une vieille Renault noire dépassa la position d’Arthur. D’un rapide coup d’œil sur son coffre, il reconnut le blason des provinces françaises et lui fit de grands signes de la main. La voiture s’arrêta très vite et recula un peu jusqu’à sa hauteur. La vitre avant s’abaissa.
Arrow Alors là, là, la crédibilité de la scène me paraît limite. Je veux bien y croire, mais je me dis que le Arthur, il a un fichu bol que la voiture qui vient de le dépasser s’arrête. Si tu conduis, tu regardes souvent dans le rétro pour voir si on te fait signe ? Je ne pense pas. Vu la suite, on peut penser que l’officier le cherchait, mais ça me surprend quand même. En tant que lectrice, ça m’interpelle !
Euh... non je ne regarde pas dans le rétro tous les passants que je dépasse, certes - mais à savoir qu'ici, un passant semble être une rareté exceptionnelle Razz - mais par contre, si quelqu'un me fait de grands signes, automatiquement je le verrais. Et d'ailleurs, il vaut mieux... le mouvement attire l'oeil. D'ailleurs, tu n'es pas supposée être plus au courant quand une voiture veut te dépasser, ou quand un vélo/scooter va zigzaguer entre les voitures pour dépasser toute la file à un feu rouge... et malgré tout, je les vois arriver, ce qui m'empêche certainement bien des incidents, tu ne crois pas ? Le rétro ne sert pas qu'à voir QUE quand on a besoin de regarder, mais aussi à te prévenir d'un truc pas habituel qui se passerait derrière ton volant tongue
(et fais moi penser de ne jamais monter en voiture avec toi é_è)

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Toutefois, à mesure qu’il calmait sa brusque angoisse et cherchait un moyen de nier l’évidence de son mensonge, son pouls s’accélérait davantage.
Arrow La phrase me paraît bancale, je n’arrive par contre pas à clairement déterminer où. Lourde, bancale… peut-être est-ce le « davantage » en bout de course qui me gêne (et me paraît vraiment superflu)… je ne sais pas. Même sans, il y a un truc qui me chagrine et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Cherche pas. Délire de relecture, je dois être en surchauffe :p
Hum... le "davantage" est un peu utile dans le sens où le pouls ne s'accélère pas qu'une fois. Ou du moins, qu'il était déjà "accéléré" quand il "s’accélère" encore une fois ^^".

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:À l’allée, les bus de la caserne ne s’étaient sans doute pas autant précipités que la vieille Renault. Ici, les immeubles se succédaient comme autant de pylônes électriques sur une autoroute. Bruyant, le moteur ronflait et couvrait la voix émise par l’autoradio qui chantonnait une mélodie rock’n roll. Les deux jeunes gens n’avaient échangé que les strictes commodités d’usage au court des premières minutes, puis l’attention d’Arthur s’était portée sur les rares citadins croisés dans les rues. Un bon prétexte pour souffler un moment. Les vitres étaient couvertes par des giclées de boue ; la voiture connaissait les chemins de terre et elle se secouait comme si elle roulait encore sur des nids-de-poule. Le voyage depuis Paris avait dû renverser plus d’un estomac.
Arrow Quelques soucis sur les temps de cette partie. J’ai un peu de mal à me situer dans le temps avec l’usage de l’imparfait et du plus que parfait (pourquoi pas du passé simple ? Ça allègerait tellement la narration !)
Bah oui et non. L'imparfait indique la situation "présente", tandis que le plus-que-parfait indique ce qu'il s'est passé avant qu'on arrive à la situation présente. Histoire de créer une sorte de profondeur, alors que le passé simple aplatirait tout. L'échange et l'attention portée sur le paysage, sont antérieurs au fait de voir succéder les immeubles, ou d'écouter chantonner l'auto-radio Wink.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Bruyant, le moteur ronflait et couvrait la voix émise par l’autoradio qui chantonnait une mélodie rock’n roll.
Arrow Ce terme me gêne un peu ici, « chanter » ou « chantonner » c’est l’acte pour moi d’un être humain, pas d’un autoradio. Je préfèrerais un verbe du genre « émettait » ou « diffusait ».
Certes, ils me dérangent un peu, et j'ai laissé aller mon lyrisme d'antan - à la personnification TOUT azimuthe Smile.
CEPENDANT, j'ai un peu en horreur les verbes ternes et conventionnels "émettre" ou "diffuser". Alors je suis preneur d'autres idées Smile.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:… puis l’attention d’Arthur s’était portée sur les rares citadins croisés dans les rues. Un bon prétexte pour souffler un moment.
Arrow … je ne saisis pas bien le « un bon prétexte… », en lien direct avec l’attention d’Arthur sur les berlinois errant dans les rues. L’officier le met tellement sous pression qu’il ne trouve que ce « prétexte » pour « souffler » ? Je chipote peut-être (ou il est peut-être encore trop tard pour moi xD), mais la succession de ces phrases, leur position laisse penser qu’il essaie d’échapper à l’officier (même si je me doute qu’il veut sans doute souffler après toutes ses péripéties de la journée).
Bah oui, c'est plus pour souffler de la journée. En gros, il rêvasse en regardant les citadins dehors, et ça lui permet de souffler un petit coup.
C'est peut être mal agencé alors...

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:… et elle se secouait comme si elle roulait encore sur des nids-de-poule
Arrow Là, je trouve simplement le « se se »(… couait) pas joli comme répétition.
Humpf', à revoir là aussi. Je n'ai pas d'autres idées en tête, j'aime bien le verbe secouer tongue

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Arthur acquiesça bien qu’il eût repéré les grands piliers qui délimitaient le parking, devant l’entrée.
Arrow Pourquoi « bien que » ?
Vu le dictionnaire de l’A.F : « Introduit une proposition concessive au subjonctif ou au participe. Bien que je souhaite de tout mon cœur vous aider, je ne puis pas. »
En quoi le fait d’acquiescer (qui est surtout, pour moi, une marque de politesse, il répond à son interlocuteur, lui fait comprendre qu’il l’a entendu et compris) est une « concession » au fait qu’il voit l’entrée du parking ?
Je pense que je voyais ce geste plus comme un "ah ok on est arrivé", alors qu'en fait, il le savait déjà.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:La scène s’était néanmoins métamorphosée
Là j’ai eu un gros blocage.
Arrow Question : mais quelle scène ? A-t-il déjà été à la caserne ????
Réponse 4 ou 5 paragraphes plus tard : il est de retour à la gare ! Ahhh tout s’éclaire !
Par contre, ça aurait été mieux de le préciser avant. Là, tu m’as totalement égarée. À aucun moment, ni l’officier ni Arthur ni le narrateur ne juge bon de nous tenir informés de la destination, et on n’a pas vraiment de notion de durée, donc comme Arthur longeait la caserne, je pensais qu’ils contournaient le bâtiment pour entrer dedans (sorte d’entrée privée ou entrée de parking).
Hum... pourtant, quand tu étais trop concentrée sur le fait que le caporal ne pouvait pas voir dans son rétro Arthur, celui-ci lui a pourtant dit :
– Pardonnez-moi, s’excusa le jeune Parisien, mais je cherche la gare. »
Et j'aurais cru que ça suffisait, puisque l'officier lui répond que son ami le cherchait aussi, et qu'il pouvait l'emmener. D'autant plus, qu'encore avant, le vendeur lui avait dit que les français étaient venus inspecter le train "parce que chacun sa merde" à la gare. Il paraît donc logique que tout le monde se retrouve là-bas, non ?

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Une barricade bariolée rouge et blanc fermait l’accès au public. […]Aussitôt, la barricade se souleva…
Arrow « Barricade » est erroné. Je cite mon dictionnaire (assez conforme avec mon idée d’une barricade) : « obstacle de fortune fait de l’entassement de matériaux divers… »
Du coup, j’ai beaucoup de mal à la visualiser, et encore plus de mal à la voir « se soulever ».
Bon une barrière alors ^^".

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:… il s’agissait du colonel Barbossa qui avait tiré en l’air le matin même pour discipliner les voyageurs impatients de grimper dans les bus.
Arrow Suggestion : « de grimper dans les bus » me paraît superflu, et alourdit la phrase. N’importe quel lecteur aura lu l’histoire depuis le début (je l’espère en tout cas…) donc saura se rappeler à quel épisode tu fais référence, d’autant plus qu’il est relativement proche. Détail inutile ici.
Je ne sais pas... après tout, le vendeur avait bien dit que les militaires français allaient à la gare, et ça ne t'a pas paru cohérent.
Oui j'ai la dent dure rabbit.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Il avait quitté sa veste décorée de médailles…
Arrow Suggestion : « bardée » de médailles ? Histoire de bien insister sur le fait qu’il en a partout… trop xD
Hum, pourquoi pas ! Mais les médailles décorent une veste/un homme dans le bon langage militaire ; elles ne les bardent pas vraiment.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit: Sur les quais, le grand convoi « Saint-Pétersbourg-Paris » gisait sur ses rails.
Arrow Paix à son âme. J’ai un peu l’impression qu’il ne va jamais repartir, là !!
C'est bien un peu l'idée cela dit ^^".
Il renvoie pas une image très positive du moins.

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit:Des experts en blouse blanche l’examinaient. Le jeune homme pensa à son père qui soignait ses malades ; cette analogie le fit sourire.
Arrow Alors, je fais ma chieuse. De 1) je n’aime pas le « qui soignait… ». Problème de « qui ». Je ne les aime pas trop.
Ensuite, la 2è partie (post point-virgule), me laisse l’amère impression que tu t’es senti obligé de signaler au lecteur l’analogie en question (au cas où le crétin n’aurait pas déjà remarqué seul, alors que c’est clairement expliqué). Je dois avouer que je n’aime pas la tournure…
Beh... tu n'avais pas saisi qu'ils allaient à la gare alors bon... bon ok j'arrête !
Peut-être que je l'enlèverai. Mais j'avais peur que tout le monde ne suive pas mon raisonnement !

Hybrid a écrit:
Pacô a écrit: Cette bagarre lui avait coûté plusieurs heures de retenues et une punition exemplaire de ses parents, mais il avait gagné le respect des autres élèves. Tous avaient compris que ce garçon serait plus tard un meneur. Par ailleurs, Arthur sut ce jour là que Julien s’engagerait dans l’armée d’ici la fin de son cycle scolaire.
Arrow Je trouve la conclusion un peu hâtive. Je sais bien que ce n’est pas le moment pour nous raconter toute l’histoire par le menu (ou peut-être que si ?) mais là, j’ai l’impression que tu dis : « parce qu’il se bagarrait, c’était un meneur ». Tous les bagarreurs ne sont pas des meneurs, loin de là. Qu’il gagne le respect, oui, mais la dernière phrase me paraît un poil trop hâtive !
Certes, je ne me souvenais pas être allé si vite en besogne en fait. J'atténuerai en disant qu'il savait que Julien aurait du caractère, un profil type pour diriger.
A savoir que Julien n'est pas un bagarreur pour le plaisir, mais parce qu'il n'aime pas qu'on lui manque de respect. Ce qui est un tantinet différent du fouille-merde classique - pardonne moi l'expression. ^^

Hybrid a écrit:En conclusion...
Cette partie est un peu un extrait de transition, du Arthur paumé au Arthur sauvé par son ami. Du coup, l’histoire stagne un peu au profit de pas mal de descriptions et d’un petit arrêt sur le vendeur de journaux relativement vivant et « parlant », le portrait est sympathique, j’aime bien son petit côté anti-français xD, son naturel.
Pour le reste, mis à part l’arrivée à la gare qui, par le manque d’infos, m’a un peu égarée dans Berlin (je savais que j’aurais dû prendre mon GPS !), l’histoire suit son cours. Outre le très bon passage sur le train qui se fait gratouiller le dos et le ventre (bon pépère !!!), on découvre Julien, dont on entend parler depuis le premier extrait. Il était temps qu’il apparaisse (ça paraît trois fois plus long que ça ne l’est en réalité quand on relit chaque phrase comme je le fais ou essaie de le faire !).
La manière dont tu le décris à travers les yeux d’Arthur est par contre un peu… hum… comment dire ? Enfin tu m’as comprise. Est-ce volontaire ? Parce que là, j’ai plus l’impression qu’il est amoureux que ravi de revoir son ami. Si c’est l’effet voulu, et bien tu as réussi ton coup.

Ce que j’ai aimé :
  • le rendu réaliste et parlant des descriptions (le vendeur, l’arrivée à la gare, et le coup du train bichonné, très bien trouvé !…)
  • La cohérence de l’histoire jusqu’à maintenant, tout s’enchaîne correctement et logiquement (à part 1er mauvais point), on suit sans difficulté.
  • La narration. Je déteste les passages narratifs d’ordinaire, mais là ils ne sont pas assez longs pour dissiper mon attention limitée, et je les apprécie même beaucoup !

Ce que j’ai moins aimé :
  • m’être perdue sur le chemin de la gare !
  • le choix des temps de conjugaison qui me perd non plus dans l’espace mais dans le temps, et…
  • … devoir trouver un point 3. J’essaie de m’y contraindre, mais globalement, je ne vois pas quoi ajouter.
Héhé, tant mieux pour le train.

Concernant la description de Julien, elle est tout à fait volontaire oui. Cela dit, ça ne versera pas dans une super histoire homosexuelle, mais dans une relation étrange entretenue entre les deux personnages. Ce roman est mon terrain d'expérimentation sociologique (dois-je encore le rappeler à force ? tongue ). Et je n'expérimente pas QUE la politique sociale, mais aussi les relations entre individus. Il s'agit là d'une première évocation des liens qui les unissent, des liens assez éloignés de notre vision de l'amitié "judéo-chrétienne" voire "américanisée".
Et prépare-toi, ce n'est qu'un avant goût. Le roman baignera de temps en temps - pour certains passages - dans un érotisme latent, sans avoir à fixer l'étiquette normalisée de notre vision sociale actuelle. Pas d'histoires d'homo, ou de couples hétéros classiques Wink.

Pour t'être perdue sur le chemin de la gare, je veillerai à ce que la discussion entre Pignol et Arthur soit plus convaincante en ce cas. Pour les temps du passé, comme tu dis, c'est un extrait transitoire qui prend le temps aussi de poser le contexte passé. Il permet alors de revisiter un peu le monde, en dehors de Berlin, et de comprendre pourquoi la société est comme ça. J'ai peur que l'usage simple du passé simple/imparfait enlève la profondeur "historique" du roman, qui est bien ancré dans un contexte, et non très volatile et calqué sur n'importe quel autre univers.

TOUTEFOIS, ça fait du bien d'en terminer. Ils paraissent moins longs tes commentaires, mais ils font bien tourner les méninges. Et d'ailleurs je t'en remercie Wink.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Hybrid le Lun 3 Déc 2012 - 14:40

Honte à moi pour m'être perdue à la gare ^^. Effectivement, c'était dit... je crois qu'à force de me focaliser sur certains aspects du texte, je zappe quelques infos qui ne sont pas spécialement mises en valeur (genre la petite phrase d'Arthur qui cherche la gare -_-).

En ce qui concerne mes soucis de temps, le problème venait avant tout et surtout du fait qu'avec tous ces changements, on a du mal à se situer temporellement par rapport à l'histoire (là, je pense surtout au voyage avec pignol dans la voiture, où tu nous balades au "présent" (si on peut dire), puis tu nous retraces les grandes lignes du début du voyage, puis tu reviens à l'action en cours... bref, faut pas grand chose pour me perturber. Ce n'était pas vraiment un souci de cohérence mais plutôt de compréhension. J'aime pas être perdue géographiquement, encore moins temporellement^^.

Sinon, je ne te jetterai pas la pierre pour ne pas avoir répondu avant (et en toute honnêteté, ça ne m'a pas traumatisée sinon, je n'aurais pas hésité à te tirer les oreilles ^_^)... j'ai comme qui dirait quelques difficultés, moi aussi, à répondre rapidement et complètement. Et puis j'ai pas mal de chapitres en retard à commenter... et je traîne, je traîne... je suis tellement h.s en ce moment qu'il n'y a guère que le wouikène que j'arrive à avancer un peu... donc, quand j'aurai un rythme un peu plus soutenu, je me permettrai de faire la morale aux gens !

A plus pour la suite !

__________________________________
Une sorcière amnésique à la recherche de son passé... Que s'est-il passé, il y a trois ans ?
L'Hybride : le Démon
avatar
Hybrid
Talent Confirmé
Talent Confirmé

Féminin Nombre de messages : 466
Age : 35
Localisation : devant mon pc
Emploi/loisirs : Lecture, écriture, musique (guitare, piano)
Votre talent : Écriture
Points : 294
Date d'inscription : 06/01/2009

http://lhybrideenligne.wix.com/lhybride

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Hybrid le Mar 15 Jan 2013 - 13:59

De retour parmi les vivants, je rattrape mon retard ! Allons-y gaiement, et en rétractable une fois de plus...

Attention : pur concentré de remarques subjectives et fortement discutables ^____^

Commentaires chapitre 2, extrait 4:


« Je crois que je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie, dit Julien. Quand j’ai appris que les agents avaient attaqué ton train ce matin, j’ai pensé à toi et…
Arrow Julien était au courant qu’Arthur était dedans ? J’avais cru comprendre qu’ils n’avaient pas gardé un contact régulier…

Aujourd’hui, Monsieur Moretti dirigeait le service technique et Madame Moretti avait monté sa boutique de lingerie féminine qui avait reçu les faveurs de la grande marque Etam.
Arrow Globalement, la phrase me paraît un poil longue. Peut-être faudrait-il y ajouter une virgule ou une petite pause.

Au fil du temps, leur relation avait mûri et s’était solidement attachée l’un à l’autre.
Arrow Bizarre autant qu’étrange. Peut-on dire que c’est leur relation qui s’attache l’un à l’autre ? :-/ Ceci ne me paraît pas bien français…

Il rêvassa longuement ; de nombreux voyageurs avaient franchir la barrière des contrôles des bagages depuis l’ouverture de l’établissement.
Arrow attention aux allitérations.

Il imagina la tête qu’ils auraient s’ils voyaient tout ce bazar :
Arrow suggestions : « la tête qu’ils feraient » n’ajouterait pas forcément beaucoup de cachet à la phrase, mais permettrait quand même d’éviter un auxiliaire ; en plus je trouve la tournure plus « correcte » (« avoir », pour moi, a plus la connotation de quelque chose d’acquis tandis que « faire » traduit mieux le passage d’une expression à l’autre – enfin, ce n’est que mon avis)
Et dans un souci d’allègement de la phrase, je remplacerais aussi « s’ils voyaient » par « à la vue de », ce qui permet d’éviter la répétition du pronom personnel.

Arthur se souvenait avoir lu cette histoire dans un livre emprunté à la bibliothèque, une qu’il affectionnait parce qu’elle proposait des titres inédits d’auteurs qui avaient vécu avant l’instauration de Bagdad et du premier président, Franklin Roosevelt.
Arrow Tu l’auras deviné : trop de que/qui. Faudrait peut-être couper ou reformuler certains passages ?

Depuis cependant, Berlin était persécutée par les autres provinces
Arrow Trop lourd pour moi. Suggestion : « depuis lors » ?

Depuis cependant, Berlin était persécutée par les autres provinces qui lui reprochaient sa première trahison.
Arrow Chipotage Wink « Berlin », pas « l’Allemagne » ?

Ce constat expliquait pourquoi d’énormes industries creusaient ses terres et tuaient sa nature.
Arrow totalement subjectif : je n’aime pas le mot « constat », dans ce contexte. Je le trouve inapproprié.

Le nouveau représentant, Wilhelm Pieck, s’était soumis aux exigences de Bagdad et avait même dû accepter une présence militaire sur son sol…
Arrow « Le nouveau représentant » me paraît très vague pour un début de phrase. Bon, je chipote encore, on finit par comprendre que tu parles de l’Allemagne, mais un petit quelque chose pour nous confirmer serait pas mal, vu que tu parles de l’Assemblée juste avant, et des autres provinces une phrase plus tôt. De plus, « nouveau » par rapport à quoi ? « Nouveau » pour moi sous-entend qu’il est toujours en poste, quelque chose d’actuel ou au moins, en cours, toujours en vigueur. « Successeur » serait peut-être mieux indiqué ? Enfin, à toi de voir.

Berlin était devenue une ville déshéritée et asservie à cause de la folie d’un homme qui crut conquérir le monde.
Arrow Subjectif : « qui avait cru » me paraît plus approprié, et même, être en meilleure concordance avec le reste de la phrase.

Julien lui fit signe qu’il allait bientôt le rejoindre, alors qu’Arthur grimaçait, et signa deux ou trois formulaires.
Arrow Subjectif : je trouve la proposition soulignée mal insérée par rapport au reste de la phrase.

Il s’entretint avec quatre de ses collègues un instant.
Arrow Là encore, simple remarque mais… est-ce bien nécessaire de consacrer une phrase à cette information à l’intérêt tout à fait relatif ? Note, on ressent bien la lassitude d’Arthur, là.

Ils se saluèrent enfin, la main tendue vers la tempe – le geste qui amusait beaucoup l’étudiant de nature assez récalcitrante – puis se quittèrent.
Arrow Le passage souligné n’est pas clair pour moi (n’est pas à sa place ou mal formulé ?...)

Le caporal Moretti convia son ami à sortir, à l’aide d’une petite tape sur l’épaule.
Arrow Là encore, on m’accusera de vouloir imposer mon style, mais je n’ai pas le sentiment que le « à l’aide de » soit nécessaire à la phrase (non, je ne l’aime pas).

Je rattraperai mes heures à Boulogne mais je peux te raccompagner jusqu’à Paris.
Arrow Après plusieurs extraits relus, j’en conclus une chose : on est fâchés sur l’utilisation du « mais » !! Là, par exemple, je ne le trouve pas approprié. Ou alors un « mais au moins ». Sinon, je ne vois pas en quoi il y a opposition entre le rattrapage de ses heures à Boulogne et la possibilité de ramener Arthur à Paris. Ça ne s’oppose pas, bien au contraire ! Le premier permet le second !

Ils contournèrent les plantes entassées et les guichets, puis traversèrent les portes en verre, ouvertes comme des bras accueillants
Arrow Bon là, je vais encore faire ma chieuse mais… mince, j’aime pas cette comparaison ! Par rapport à ce que j’ai lu… je trouve que ça manque de classe !

L’obscurité gagnait déjà les tentes sur les bords et le haut du parking
Arrow Les « bords » ? Le « haut » du parking ? Je visualise mal, là… c’est un parking à étages ?

– C’est le grand patron des armées d’Eurasie, mon chef suprême, répondit Julien avec une voix volontiers éraillée.
Arrow « éraillée » ? À la lecture de sa réplique, j’imagine facilement que Julien prend un ton ironique, voire sarcastique, mais je dois avouer que je ne comprends pas bien le pourquoi du comment de « éraillé », ni ce que cette précision est censée traduire. Pour moi, une voix éraillée, c’est quand on est malade ou fatigué… or, le « volontiers » écarte cette hypothèse.

Si la République a fait appel à lui, c’est qu’elle veut vraiment mettre les gros moyens.
Arrow Là, je chipote encore, hein.
En fait, c’est le « veut » qui me gêne. Etant donné que Barbossa est sur place, ce n’est pas que la République veut mettre les moyens, c’est qu’elle les a déjà mis. Non ? J’aurais moins tiqué sur un « En faisant appel à lui, la République a vraiment mis les gros moyens »
Je m’interroge sur « les gros » ou « les grands moyens ». Mais là… je ne sais pas s’il y a de règle bien définie. J’ai l’impression que l’expression s’emploie indifféremment dans un cas ou l’autre. Cela dit, l’Académie Française utilise « grands moyens » (et non « gros » comme exemple) lors d’une recherche.
>>Loc. Les grands moyens, les procédés, les voies qu'on n'emploie qu'en dernier ressort, quand les recours ordinaires n'ont pas eu d'effet. Recourir aux grands moyens. Les moyens du bord (fig. et fam.)<<
Mais bon, comme on est dans du langage parlé, on peut considérer que Julien ne consulte pas systématiquement le dictionnaire de l’Académie Française pour vérifier la justesse de ses termes Wink

Frédéric Pignol avait fait comprendre plus ou moins la même chose quand il avait parlé du dispositif de sécurité.
Arrow Là, c’est juste que je trouve pas cette phrase jolie. J’ai l’impression qu’il manque quelque chose. Et puis « faire comprendre »… j’aime pas.
Niark.

Il l’ouvrit et débarrassa les sièges de divers sacs.
Arrow « sac » pour moi, c’est sac de voyage ou sac à main (bon, comme on est dans une voiture de militaire, je pense qu’un sac à main aurait fait bondir Arthur). Bref, je pense que la nature des « sacs » pourrait être évoquée (sacs en papier ou plastique ou je ne sais quoi, voire « emballages » plutôt que « sacs »). À moins qu’il s’agisse des bagages de Julien ? Au vu de la suite, j’en doute…

Il fouilla dans une poche de la portière qui régurgitait bien d’autres objets inutiles, et saisit un paquet de cigarettes. Un sourire apparut sur ses lèvres.
Arrow Bien que l’image soit d’une finesse et d’une subtilité inégalables Wink « régurgiter » ne me paraît pas approprié ici. Notamment car pour moi, « régurgiter » implique une action en cours (d’autant plus à l’imparfait), alors que (je l’espère !) les objets ne doivent pas être en train d’être expulsés par la portière (sinon Julien devrait penser à faire venir un exorciste). Avec une telle image, non seulement le contenu de la portière n’a pas l’air ragoutant, mais en plus, on a l’impression que tout retombe sur ses jambes en continu !!
« Déborder », plus classique il est vrai, ferait mieux l’affaire. M’enfin, ça reste mon opinion.

Allez prends en une
Arrow il manque le trait d’union « prends-en »

Bon voilà, on poursuit l’aventure. Je n’ai pas grand-chose à ajouter sur ce passage, si ce n’est les quelques remarques de pur chipotage que j’ai mentionnées en spoiler. La cohérence de l’histoire me paraît logique, les interventions sur le passé historique de ton univers (et ses divergences avec le nôtre) nous permettent de mieux nous situer et n’interviennent pas trop lourdement ni à des moments inopportuns, bref… ça ne fait pas trop leçon d’histoire et ça s’insère correctement dans le texte. Car cet extrait est surtout basé sur une explication du background, l’action n’avance quasiment pas… mais ce n’est pas plus mal. Il s’est déjà passé pas mal de choses depuis le début et on n’en est qu’au chapitre 2, faire le point sur ce qui se passe et le contexte, c’est good pour moi !

À la prochaine pour le début du chapitre 3.

__________________________________
Une sorcière amnésique à la recherche de son passé... Que s'est-il passé, il y a trois ans ?
L'Hybride : le Démon
avatar
Hybrid
Talent Confirmé
Talent Confirmé

Féminin Nombre de messages : 466
Age : 35
Localisation : devant mon pc
Emploi/loisirs : Lecture, écriture, musique (guitare, piano)
Votre talent : Écriture
Points : 294
Date d'inscription : 06/01/2009

http://lhybrideenligne.wix.com/lhybride

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mar 22 Jan 2013 - 10:36

Hybrid a écrit:
« Je crois que je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie, dit Julien. Quand j’ai appris que les agents avaient attaqué ton train ce matin, j’ai pensé à toi et…
Arrow Julien était au courant qu’Arthur était dedans ? J’avais cru comprendre qu’ils n’avaient pas gardé un contact régulier…
Au contraire, il ne manque jamais une occasion de s'appeler pour partager leurs idées. De plus, s'il revient à Paris, on s'imagine qu'il a du mettre au courant son ami Wink.

Hybrid a écrit:
Aujourd’hui, Monsieur Moretti dirigeait le service technique et Madame Moretti avait monté sa boutique de lingerie féminine qui avait reçu les faveurs de la grande marque Etam.
Arrow Globalement, la phrase me paraît un poil longue. Peut-être faudrait-il y ajouter une virgule ou une petite pause.
J'ai ajouté une virgule après "lingerie féminine". C'est mieux ? ^^

Hybrid a écrit:
Au fil du temps, leur relation avait mûri et s’était solidement attachée l’un à l’autre.
Arrow Bizarre autant qu’étrange. Peut-on dire que c’est leur relation qui s’attache l’un à l’autre ? :-/ Ceci ne me paraît pas bien français…
En fait, ce serait peut être mieux "l'une à l'autre" non ? Je crois que c'est "l'un" qui bloque x).

Hybrid a écrit:
Il rêvassa longuement ; de nombreux voyageurs avaient franchir la barrière des contrôles des bagages depuis l’ouverture de l’établissement.
Arrow attention aux allitérations.
=> "nombreux étaient les voyageurs qui avaient dû franchir la barrière lors des contrôles des bagages."

Hybrid a écrit:
Il imagina la tête qu’ils auraient s’ils voyaient tout ce bazar :
Arrow suggestions : « la tête qu’ils feraient » n’ajouterait pas forcément beaucoup de cachet à la phrase, mais permettrait quand même d’éviter un auxiliaire ; en plus je trouve la tournure plus « correcte » (« avoir », pour moi, a plus la connotation de quelque chose d’acquis tandis que « faire » traduit mieux le passage d’une expression à l’autre – enfin, ce n’est que mon avis)
Et dans un souci d’allègement de la phrase, je remplacerais aussi « s’ils voyaient » par « à la vue de », ce qui permet d’éviter la répétition du pronom personnel.
Je prends le premier. Pas le second, parce que (c'est personnel peut être Razz ) mais je n'aime pas "à la vue de" quand je peux l'éviter...

Hybrid a écrit:
Arthur se souvenait avoir lu cette histoire dans un livre emprunté à la bibliothèque, une qu’il affectionnait parce qu’elle proposait des titres inédits d’auteurs qui avaient vécu avant l’instauration de Bagdad et du premier président, Franklin Roosevelt.
Arrow Tu l’auras deviné : trop de que/qui. Faudrait peut-être couper ou reformuler certains passages ?
Je propose : " ; une qu’il affectionnait parce qu’elle proposait des titres inédits d’auteurs en exercice avant l’instauration de Bagdad et du premier président, Franklin Roosevelt. "

Hybrid a écrit:
Depuis cependant, Berlin était persécutée par les autres provinces
Arrow Trop lourd pour moi. Suggestion : « depuis lors » ?
Vendu !

Hybrid a écrit:
Depuis cependant, Berlin était persécutée par les autres provinces qui lui reprochaient sa première trahison.
Arrow Chipotage Wink « Berlin », pas « l’Allemagne » ?
En fait, depuis le début du roman, les provinces sont nommées par leurs capitales la plupart du temps. Il parle de Paris, de Budapest et de Bagdad. Un peu comme aujourd'hui quand l'UE reproche telle décision à "Paris" telle décision économique, alors qu'il s'agit pourtant de la France entière ^^".

Hybrid a écrit:
Ce constat expliquait pourquoi d’énormes industries creusaient ses terres et tuaient sa nature.
Arrow totalement subjectif : je n’aime pas le mot « constat », dans ce contexte. Je le trouve inapproprié.
Ah ? Flûte ! Moi je l'aime bien pourtant...

Hybrid a écrit:
Le nouveau représentant, Wilhelm Pieck, s’était soumis aux exigences de Bagdad et avait même dû accepter une présence militaire sur son sol…
Arrow « Le nouveau représentant » me paraît très vague pour un début de phrase. Bon, je chipote encore, on finit par comprendre que tu parles de l’Allemagne, mais un petit quelque chose pour nous confirmer serait pas mal, vu que tu parles de l’Assemblée juste avant, et des autres provinces une phrase plus tôt. De plus, « nouveau » par rapport à quoi ? « Nouveau » pour moi sous-entend qu’il est toujours en poste, quelque chose d’actuel ou au moins, en cours, toujours en vigueur. « Successeur » serait peut-être mieux indiqué ? Enfin, à toi de voir.
Si je remplace par : "Le représentant désigné pour l’Allemagne"... ça va mieux ?

Hybrid a écrit:
Berlin était devenue une ville déshéritée et asservie à cause de la folie d’un homme qui crut conquérir le monde.
Arrow Subjectif : « qui avait cru » me paraît plus approprié, et même, être en meilleure concordance avec le reste de la phrase.
Certes.

Hybrid a écrit:
Julien lui fit signe qu’il allait bientôt le rejoindre, alors qu’Arthur grimaçait, et signa deux ou trois formulaires.
Arrow Subjectif : je trouve la proposition soulignée mal insérée par rapport au reste de la phrase.
Je l'ai supprimée. Elle n'a pas beaucoup d'importance finalement...

Hybrid a écrit:
Il s’entretint avec quatre de ses collègues un instant.
Arrow Là encore, simple remarque mais… est-ce bien nécessaire de consacrer une phrase à cette information à l’intérêt tout à fait relatif ? Note, on ressent bien la lassitude d’Arthur, là.
Bah ça montre juste qu'il traîne un peu. Et je veux "manger" du temps pour que ça concorde bien avec la chronologie de la suite, lorsque la nuit doit tomber ;D.

Hybrid a écrit:
Ils se saluèrent enfin, la main tendue vers la tempe – le geste qui amusait beaucoup l’étudiant de nature assez récalcitrante – puis se quittèrent.
Arrow Le passage souligné n’est pas clair pour moi (n’est pas à sa place ou mal formulé ?...)
Ce n'est pourtant qu'une remarque (mise entre crochet) pour dire qu'Arthur se fout de la gueule du salut militaire ^^.

Hybrid a écrit:
Le caporal Moretti convia son ami à sortir, à l’aide d’une petite tape sur l’épaule.
Arrow Là encore, on m’accusera de vouloir imposer mon style, mais je n’ai pas le sentiment que le « à l’aide de » soit nécessaire à la phrase (non, je ne l’aime pas).
A la relecture, ça me gêne. J'ai changé par un simple "par une petite tape sur l'épaule".

Hybrid a écrit:
Je rattraperai mes heures à Boulogne mais je peux te raccompagner jusqu’à Paris.
Arrow Après plusieurs extraits relus, j’en conclus une chose : on est fâchés sur l’utilisation du « mais » !! Là, par exemple, je ne le trouve pas approprié. Ou alors un « mais au moins ». Sinon, je ne vois pas en quoi il y a opposition entre le rattrapage de ses heures à Boulogne et la possibilité de ramener Arthur à Paris. Ça ne s’oppose pas, bien au contraire ! Le premier permet le second !
J'ai pris le "mais au moins" Smile.

Hybrid a écrit:
Ils contournèrent les plantes entassées et les guichets, puis traversèrent les portes en verre, ouvertes comme des bras accueillants
Arrow Bon là, je vais encore faire ma chieuse mais… mince, j’aime pas cette comparaison ! Par rapport à ce que j’ai lu… je trouve que ça manque de classe !
Surtout que je ne sais pas ce que ça fout là... pourquoi j'ai parlé de bras accueillants alors que tout doit rebuter un peu à Berlin ? Evil or Very Mad
J'ai changé par : "puis traversèrent les portes en verre, fissurées comme des rides accumulées par le temps"

Hybrid a écrit:
L’obscurité gagnait déjà les tentes sur les bords et le haut du parking
Arrow Les « bords » ? Le « haut » du parking ? Je visualise mal, là… c’est un parking à étages ?
Quand on parle du "haut" d'une place, d'un parking ou d'une pièce... ce n'est pas le Nord ? x)

Hybrid a écrit:
– C’est le grand patron des armées d’Eurasie, mon chef suprême, répondit Julien avec une voix volontiers éraillée.
Arrow « éraillée » ? À la lecture de sa réplique, j’imagine facilement que Julien prend un ton ironique, voire sarcastique, mais je dois avouer que je ne comprends pas bien le pourquoi du comment de « éraillé », ni ce que cette précision est censée traduire. Pour moi, une voix éraillée, c’est quand on est malade ou fatigué… or, le « volontiers » écarte cette hypothèse.
Bah... pour moi, c'est un peu comme s'il prenait une voix fluette et timide, dans les aigus comme pour imiter la voix d'un jeune premier de classe ^^".

Hybrid a écrit:
Si la République a fait appel à lui, c’est qu’elle veut vraiment mettre les gros moyens.
Arrow Là, je chipote encore, hein.
En fait, c’est le « veut » qui me gêne. Etant donné que Barbossa est sur place, ce n’est pas que la République veut mettre les moyens, c’est qu’elle les a déjà mis. Non ? J’aurais moins tiqué sur un « En faisant appel à lui, la République a vraiment mis les gros moyens »
Je m’interroge sur « les gros » ou « les grands moyens ». Mais là… je ne sais pas s’il y a de règle bien définie. J’ai l’impression que l’expression s’emploie indifféremment dans un cas ou l’autre. Cela dit, l’Académie Française utilise « grands moyens » (et non « gros » comme exemple) lors d’une recherche.
>>Loc. Les grands moyens, les procédés, les voies qu'on n'emploie qu'en dernier ressort, quand les recours ordinaires n'ont pas eu d'effet. Recourir aux grands moyens. Les moyens du bord (fig. et fam.)<<
Mais bon, comme on est dans du langage parlé, on peut considérer que Julien ne consulte pas systématiquement le dictionnaire de l’Académie Française pour vérifier la justesse de ses termes Wink
Je suis d'accord avec "grands". Je me suis trompé dans la locution populaire en faisant l'amalgame.
Par contre, la République "veut" mettre les grands moyens à travers Barbossa. Ce n'est pas tellement Barbossa lui même qui est un "grand moyen", mais ce que son statut lui permettra de faire... non ?

Hybrid a écrit:
Frédéric Pignol avait fait comprendre plus ou moins la même chose quand il avait parlé du dispositif de sécurité.
Arrow Là, c’est juste que je trouve pas cette phrase jolie. J’ai l’impression qu’il manque quelque chose. Et puis « faire comprendre »… j’aime pas.
Niark.
"lui avait fait comprendre" alors ? Mais je ne suis pas convaincu ^^".

Hybrid a écrit:
Il l’ouvrit et débarrassa les sièges de divers sacs.
Arrow « sac » pour moi, c’est sac de voyage ou sac à main (bon, comme on est dans une voiture de militaire, je pense qu’un sac à main aurait fait bondir Arthur). Bref, je pense que la nature des « sacs » pourrait être évoquée (sacs en papier ou plastique ou je ne sais quoi, voire « emballages » plutôt que « sacs »). À moins qu’il s’agisse des bagages de Julien ? Au vu de la suite, j’en doute…
Je pense prendre le mot "emballages"... Smile
"Il l’ouvrit et débarrassa les sièges de divers emballages alimentaires éventrés."

Hybrid a écrit:
Il fouilla dans une poche de la portière qui régurgitait bien d’autres objets inutiles, et saisit un paquet de cigarettes. Un sourire apparut sur ses lèvres.
Arrow Bien que l’image soit d’une finesse et d’une subtilité inégalables Wink « régurgiter » ne me paraît pas approprié ici. Notamment car pour moi, « régurgiter » implique une action en cours (d’autant plus à l’imparfait), alors que (je l’espère !) les objets ne doivent pas être en train d’être expulsés par la portière (sinon Julien devrait penser à faire venir un exorciste). Avec une telle image, non seulement le contenu de la portière n’a pas l’air ragoutant, mais en plus, on a l’impression que tout retombe sur ses jambes en continu !!
« Déborder », plus classique il est vrai, ferait mieux l’affaire. M’enfin, ça reste mon opinion.
La réflexion sur le "mouvement" n'est pas inintéressante... mais j'ai toujours eu coutume de lire ce genre d'expression pour exprimer le débordement excessif d'objets dans un endroit. Et l'image peu ragoutante - en opposition avec la "classe" de la Mercedes - me plaît ^^".

Hybrid a écrit:
Allez prends en une
Arrow il manque le trait d’union « prends-en »
Ok chef tongue

J'ai tout corrigé et tout remis en ligne ! Je me suis impressionné par tant de motivation de ma part en ce mardi matin de grasse mat' (et de "sans cours" ^^)
Merci beaucoup pour ta relecture ceci dit ! Toujours aussi perspicace et chiante tongue.

Je dois confesser que j'ai pris un très grand plaisir à remodeler le passé de "mon" univers, à jouer avec les instants et redéfinir l'Histoire en lui apportant mon grain de sel. Ce ne sera pas la seule rétrospective de ce type : beaucoup d'éléments historiques vont être revus et remis à la sauce "Terrae".
Et ce en plus, dans un but final TRES précis Twisted Evil.

Sur ce, je m'en vais de ce pas pour aller décortiquer ton nouvel extrait. J'espère l'avoir fait d'ici ce soir Wink.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Hybrid le Mar 22 Jan 2013 - 20:41

Pacô a écrit:Au contraire, il ne manque jamais une occasion de s'appeler pour partager leurs idées. De plus, s'il revient à Paris, on s'imagine qu'il a du mettre au courant son ami Wink.
Je ne m'étais pas imaginé ça du tout... *à côté de la plaque encore !*

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:Arrow Bizarre autant qu’étrange. Peut-on dire que c’est leur relation qui s’attache l’un à l’autre ? :-/ Ceci ne me paraît pas bien français…
En fait, ce serait peut être mieux "l'une à l'autre" non ? Je crois que c'est "l'un" qui bloque x).
Hum, ça me paraît encore pire sous cette forme. Nan... je crois que c'est le "s' " de "s'était attachée". C'est la relation qui les unit l'un à l'autre... Moué. Je sais pas trop. Et pis je ne suis plus en état de réfléchir vraiment... ça me sonne toujours bizarre dans les oreilles (tu m'aurais dit qu'ils s'étaient attachés l'un à l'autre, no prob, mais que la relation s'attache l'un à l'autre....... je sais pas, ça me gêne).

Pacô a écrit:Je prends le premier. Pas le second, parce que (c'est personnel peut être Razz ) mais je n'aime pas "à la vue de" quand je peux l'éviter...
Rassure-toi : je ne vais pas te forcer. *range mon fouet avec une moue déçue*

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:
Depuis cependant, Berlin était persécutée par les autres provinces
Arrow Trop lourd pour moi. Suggestion : « depuis lors » ?
Vendu !
*coup de marteau* Vendu au monsieur du fond ! Notre prochain article...

Pacô a écrit:En fait, depuis le début du roman, les provinces sont nommées par leurs capitales la plupart du temps. Il parle de Paris, de Budapest et de Bagdad. Un peu comme aujourd'hui quand l'UE reproche telle décision à "Paris" telle décision économique, alors qu'il s'agit pourtant de la France entière ^^".
Ah oué. Ça m'avait pas choquée avant. Oh, j'avais juste envie de remuer quelques trucs pour tester ta réaction (parfois, j'ai du mal à contrôler ma... perspicacité)... Déjà dehors

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:Arrow totalement subjectif : je n’aime pas le mot « constat », dans ce contexte. Je le trouve inapproprié.
Ah ? Flûte ! Moi je l'aime bien pourtant...
Bin, fallait bien qu'on atteigne notre quota de "pas d'accord".

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:
Ils se saluèrent enfin, la main tendue vers la tempe – le geste qui amusait beaucoup l’étudiant de nature assez récalcitrante – puis se quittèrent.
Arrow Le passage souligné n’est pas clair pour moi (n’est pas à sa place ou mal formulé ?...)
Ce n'est pourtant qu'une remarque (mise entre crochet) pour dire qu'Arthur se fout de la gueule du salut militaire ^^.
D'accord ! J'hésitais entre une référence à Arthur ou un "l'étudiant" qui se voulait plus général, qui parle de tous les récalcitrants de manière globale. D'où mon flou artistique en lisant. Cela dit, je maintiens que ça prête à confusion. Mais je te laisse avoir le dernier mot, Jean-Pierre.

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:
Ils contournèrent les plantes entassées et les guichets, puis traversèrent les portes en verre, ouvertes comme des bras accueillants
Arrow Bon là, je vais encore faire ma chieuse mais… mince, j’aime pas cette comparaison ! Par rapport à ce que j’ai lu… je trouve que ça manque de classe !
Surtout que je ne sais pas ce que ça fout là... pourquoi j'ai parlé de bras accueillants alors que tout doit rebuter un peu à Berlin ? Evil or Very Mad
J'ai changé par : "puis traversèrent les portes en verre, fissurées comme des rides accumulées par le temps"
Je me suis torturé les neurones pour comprendre cette phrase pour que, en réponse, j'aie droit à un malheureux "je ne sais pas ce que ça fout là"...???!!!!!!!!!!!!! naméoh !!!
Huhuhu bin, après moult réflexions, car je n'avais pas bien saisi le truc au départ, j'en étais parvenue à la conclusion que Arthur aspirait teeeeellement à quitter la gare qu'il voyait les portes comme deux bras merveilleux l'attirant à l'extérieur, clef de la fin de son supplice.
Je vois que j'ai encore été chercher trop loin. -_-

Pacô a écrit:Quand on parle du "haut" d'une place, d'un parking ou d'une pièce... ce n'est pas le Nord ? x)
...
Mais... mais... ça n'a pas de sens cette réponse ! (et c'est le cas de le dire !) Comment le haut peut désigner le Nord ?!!! mazette, après le coup de la gare, voilà que tu cherches encore à m'égarer ! Wink
Pour moi, le haut, c'est quand je lève la tête vers le ciel ^^'. Dans une moindre mesure, ce qui se situe au-dessus du niveau auquel je me trouve, donc à un voire plusieurs étages au-dessus. Le haut d'une pièce, ça exprime pour moi le ras du plafond, la moitié supérieure dans un espace tri-dimensionnel... qu'il se situe au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, ça ne change rien à sa position en hauteur...
Peut-être est-ce une mauvaise habitude, mais comme je travaille dans un gros bâtiment avec plusieurs niveaux de parkings, pour moi, "le haut du parking"... bin c'est celui de l'étage du dessus... Pour moi le haut exprime forcément une idée de niveaux.

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:
– C’est le grand patron des armées d’Eurasie, mon chef suprême, répondit Julien avec une voix volontiers éraillée.
Arrow « éraillée » ? À la lecture de sa réplique, j’imagine facilement que Julien prend un ton ironique, voire sarcastique, mais je dois avouer que je ne comprends pas bien le pourquoi du comment de « éraillé », ni ce que cette précision est censée traduire. Pour moi, une voix éraillée, c’est quand on est malade ou fatigué… or, le « volontiers » écarte cette hypothèse.
Bah... pour moi, c'est un peu comme s'il prenait une voix fluette et timide, dans les aigus comme pour imiter la voix d'un jeune premier de classe ^^".
"Eraillé" ne signifie pas ça du tout... ça a plutôt le sens d'une voix "rauque", abîmée.

Pacô a écrit:Par contre, la République "veut" mettre les grands moyens à travers Barbossa. Ce n'est pas tellement Barbossa lui même qui est un "grand moyen", mais ce que son statut lui permettra de faire... non ?
Ah... ça, c'est à toi de me le dire ! Peut-être que Barbossa, même s'il a un nom de capitaine pirate, est un genre de superman barbu accro à la nicotine qui sauve le monde et qui, à lui seul, est un moyen extraordinaire ! *promis, j'arrête l'alcool*

Pacô a écrit:
Hybrid a écrit:
Frédéric Pignol avait fait comprendre plus ou moins la même chose quand il avait parlé du dispositif de sécurité.
Arrow Là, c’est juste que je trouve pas cette phrase jolie. J’ai l’impression qu’il manque quelque chose. Et puis « faire comprendre »… j’aime pas.
Niark.
"lui avait fait comprendre" alors ? Mais je ne suis pas convaincu ^^".
Mince. J'avais tellement d'arguments.

Globalement satisfaite des reformulations ^__^
Et pour toutes les fois où t'es d'accord avec moi, je dirais que tu es plein de bon sens ^__^ *objectivité powa*
Pacô a écrit:J'ai ajouté une virgule après "lingerie féminine". C'est mieux ? ^^
Pacô a écrit:Si je remplace par : "Le représentant désigné pour l’Allemagne"... ça va mieux ?
N'étant pas ta seule lectrice (du moins, je l'espère ?!), je te laisse juger par toi-même... ou alors à un troisième avis qui tranchera !

Pacô a écrit:J'ai tout corrigé et tout remis en ligne ! Je me suis impressionné par tant de motivation de ma part en ce mardi matin de grasse mat' (et de "sans cours" ^^)
Merci beaucoup pour ta relecture ceci dit ! Toujours aussi perspicace et chiante tongue.
Ouah... un mardi matin de grasse mat'... chapeau bas !
Mais de rien ^_^ C'est un plaisir d'être chiante perspicace et de le faire partager. chizz

Pacô a écrit:Je dois confesser que j'ai pris un très grand plaisir à remodeler le passé de "mon" univers, à jouer avec les instants et redéfinir l'Histoire en lui apportant mon grain de sel. Ce ne sera pas la seule rétrospective de ce type : beaucoup d'éléments historiques vont être revus et remis à la sauce "Terrae".
Et ce en plus, dans un but final TRES précis Twisted Evil.
Je l'espère bien, parce que si en plus tu te compliquais la vie pour le plaisir...! (en fait, si c'était le cas, je rangerais mon fouet car tu serais fort capable de m'en redemander).
Mais n'empêche, ça doit être un sacré boulot de repasser au peigne fin ces épisodes historiques, tout ça pour mieux les malmener. Je suis une buse en histoire, alors ce n'est pas moi qui te ferait remarquer quelques horreurs dans le fil commun que nous partageons avec Terrae, mais pour l'instant, je n'ai rien vu qui me choque ! Jte souhaite bien du courage pour la suite !

Pacô a écrit:Sur ce, je m'en vais de ce pas pour aller décortiquer ton nouvel extrait. J'espère l'avoir fait d'ici ce soir Wink.
Ah, je savais que je paierai cher ma chiantise perspicacité (je crois que je vais adopter ce mot ^_^)


__________________________________
Une sorcière amnésique à la recherche de son passé... Que s'est-il passé, il y a trois ans ?
L'Hybride : le Démon
avatar
Hybrid
Talent Confirmé
Talent Confirmé

Féminin Nombre de messages : 466
Age : 35
Localisation : devant mon pc
Emploi/loisirs : Lecture, écriture, musique (guitare, piano)
Votre talent : Écriture
Points : 294
Date d'inscription : 06/01/2009

http://lhybrideenligne.wix.com/lhybride

Revenir en haut Aller en bas

"Ombre et lumière"

Message  nayladream le Ven 8 Mar 2013 - 15:47

Tu vas rire peut être mais en fouillant les archives, j'avais trouvé un roman qui abordait le thème d'anges et démons et que j'avais intitulé Ombre et lumière. Sachant que je n'avais aucune connaissance de ce forum il y a un quatre mois. Mais le titre, moi j'avais bien accroché sur le véritable visage de la lumière". Sans vouloir "foutre le bordel dans tes idées". J'ai lu un peu le début que j'ai bien aimé pour l'instant. Bien que j'ai du mal avec le côté politique dès le départ. Mais bon, je commenterai une fois achevé sa lecture... Very Happy
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 11 Mar 2013 - 10:41

Ce titre n'est cependant pas définitif. Je pense attendre une fin (probable ?) avant de statuer sur un titre viable. Disons néanmoins que l'ancien titre "Le Véritable Visage de la Lumière" correspondait plus à un ancien scénario élaboré pour ce roman ; moins pour l'actuel voire plus du tout. Tandis qu'Ombre et Lumière suppose et suggère l'atmosphère du récit, sur un oxymore permanent.
Mais je vais trouver mieux, étant conscient que "Ombre et Lumière", ça n'est pas le premier bouquin qui porte ce nom - si l'on englobe aussi tous les livres religieux Laughing.

Pour le côté politique, j'espère que tu aimes quand même un tout petit peu ce sujet. Parce que le roman a pour principal objectif de diffuser une certaine vision politique du monde, ou du moins, d'en dénoncer d'autres. Mais je devrais éviter l'intoxication Wink.

Hâte de voir ce que tu en penses : ce serait en plus la première fois qu'un membre lit tous les extraits d'un coup. Et ça me donnerait une vision d'ensemble ; une vraie comme si tu avais le livre entre les mains et que tu ne t'arrêtais pas à chaque extrait tongue.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re

Message  nayladream le Mer 27 Mar 2013 - 22:42

Avis général posté après spoiler
Critique n° 1

chapitre 1.
(1er extrait)
Spoiler:


Les wagons de la Société des Chemins de Traverse Eurasiens fendaient l’épais brouillard de la
campagne allemande. Dans leur course monotone, ils reliaient la froide capitale russe à Paris et
transportaient à leur bord une foule de passagers somnolents. Le vent faisait (parfois) tanguer
( pour moi, cette expression fait lourd et sonne bizarre. c'est le "parfois" qui gêne dans la sonorité "quelque
fois, par moments sonnerait mieux )

leurs vieilles carcasses bardées de la griffe bleue « SCTE » mais ils poursuivaient inexorablement
leur chemin le long des collines ensommeillées.
* ensommeillées / Somnolents , tu as déjà utilisé un mots pour exprimer l'inertie. soit l'un, soit
l'autre.

( Malgré le soleil levant derrière les lourds nuages ),en fait j'ai relu la pharse plusieurs fois, mais tu
précise déjà lourds nuages qui cachent le soleil levant, donc l' aurore qui reste obscure, allourdit à
mon sens le paragraphe et étouffe dans la description avec les adjectifs qui suivent.

l’aurore restait obscure et seuls les phares projetaient un pâle halo malade ( lourd ) sur le paysage
tuméfié.
De rares touffes d’herbe fleurissaient : là je pense qu'il y a une contradiction, rare ne va pas avec
fleurissent, parce que quand j'entends fleurir (au niveau sonore et l'image que ça me projette), c'est assez dense, ça éclot, donc ne va pas avec rare.
les immenses tranchées (creusées) par les sociétés minières de la région. (creusées sonnerait mieux conjugué au temps de ton récit ).
Ces plaies béantes vomissaient ça, (virgule) et là, (virgule) des monticules de terres, (virgule) et toute cette nature, ( virgule) souffrait en silence, ( point) ♥♥♥ j'aime beaucoup cette tournure.
( M )malgré : tu l'utilises 2 *, je pense que tu peux le supprimer ici pour alléger ta phrase et latourner autrement. les quelques heures de répit que leur offrait la nuit.
Cette torture écologique, (ça sonne bizzare, puisqque tu décris un paysage et s'il souffrait de
problèmes liée à l'écologie, j'employerai ici le mazout, les fummées nucléaires, les truc de ce genre
quoi, une image apocalyptique, presque perrileuse pour l'espèce. Humaine ou autres d'ailleurs).

s’étendait au loin, vers l’Est.
Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous: Tu parles au nom de qui ici ? Ton récit a un narrateur, mais le nous entre en contradition. Est-ce les gens dans le train ? Le personnage de ton récit ? Un nous (au nom de tous ), si c'est le cas, est-ce que tu peux réellement décrypter leur pensée ? ça me semble improbable. Et irréalisable, à moins de les faire participer à ta vision. ou à la vision
du narrateur, ce qui est le cas ici je pense.

était épouvantable de tenir cette étreinte ( un peu fort) sans éprouver le moindre [color:f4fe=green]dégoût. (à associer avec la tournure "vomissaient" plus haut
)
À l’Ouest, les silhouettes (le contour, ou les ombres donneraient un côté plus réaliste à ta descrition,
parce que silhouette sonne faux, ou on donne dans la personnification, à toi de voir ce que tu
souhaites donner comme effet ici)
des premiers immeubles (virgule)se dessinaient dans ce tableau hanté (je dirai "sinistre, morbide, inquiétant, effroyable" mais pas hanté, ce n'est pas un château ou un manoir, ni une forêt ) par le sombre crépuscule : Tu l'as déjà précisé plus haut
d’un matin de novembre. Cette phrase, je la sens lourde.
Tours de guet de la civilisation humaine, ils ne semblaient pas voir l’horreur en contrebas (virgule)
et n’allaient pas plus loin que les longues langues (désordre et long) de béton armé (virgule) qui délimitaient l’espace urbain. Phrase trop longue, à couper je pense pour donner du rythme à ton texte.
Le train de la SCTE s’engagea sur le premier passage à niveau de la ville(virgule) et ralentit. (j'aurai plutôt aborder le ralentissement du train, à hauteur du passage, lorsqu'il entre en gare, pour
donner plus d'impact sur l'action en cours, le crissement hurlèrent lorsque le train s'engagea... Ou il
ralentit en abordant la station... Il faut qu'on est l'impression que tu es dedans et pas en retrait, parce
que même le texte fonctionne au ralentit tourné de cette manière
) Le crissement des roues fit
sursauter Arthur. ( et la j'aurai mis la réaction d 'Arthur à part, en une seule phrase, genre Arthur
tressauta, se raidit... à toi de voir, mais il faut qu'on est l'impression de suivre une action
progressive, et non de lire ce que tu écris ☺ oui je sais, c'est ce qu'on fait en général, on lit, mais ce
que je veux dire par là, c'est qu'un récit se vit, et les mots, la façon dont tu joues avec, permet de
décrocher ou d'accrocher, ici, j'ai pas senti de progression exprimé de cette façon )

Recroquevillé sur son sac, (Le choix du mot ne va pas, peut-être affalé, étendu, étalé voir même... parce que là j'ai l'impression qu'on dirait une petite souris qui se cache ou cherche à se protéger, ce mot là est exprimé dans ce genre de cas, peut être est-ce que tu veux montrer? )
le jeune homme grimaça : les courbatures de ce sommeil imprévisible et improvisé l’élançaient de
la nuque aux reins. ( là aussi, tournure trop lourde, adjectifs donnent du poid à ton texte au lieu de
l'alléger, peut être une phrase courte irait, la découper en 3 phases pour lui donner un coup de jeune.
1. le corps endolorie par les courbatures, 2. La grimace, 3. Exprimer qu'il s'était assoupit et peutêtre
renseigner le lecteur sur les circonstances... Fatigue, trajet trop long, on ne sait pas combien de
temps il a duré, depuis combien de temps il voyage ?... rester trop longtemps dans la même
position? )

Il se redressa, encore abasourdi par la brusquerie ( ce mot me coupe l'herbe sous le pied pacô ☺, il ralenti ton action, réveil en sursaut = sursaut !!! Tu vois quand le réveil sonne chez toi, comment est ta réactIion ? Arthur doit ressentir pareil, fait le bondir bon sang de sa banquette ce pauvre garçon ! ☺☺☺) du réveil,( voir explication précèdente)
et (je remplacerai "et" par "Il", coupe ta phrase) se frotta les yeux. La cabine dans laquelle ( ce complément ralenti la progression de ton texte, voir plombe l'ambiance, tu pourrais juste exprimer l'idée que la cabine dégage une odeur de tabac et la sueur, et on sait déjà qu'il s'est octroyé un sommeil, imprevisible
plus haut )
il s’était endormi sentait un peu la sueur et le tabac.

Bon, je vais m'arrêter là pour le moment.
* Premier point qui marque: et on le note tout de suite au premier coup d'oeil dès qu'on aborde ton
texte, c'est la description qui s'éternise du paysage. Peu ça va, trop, les lecteurs zappent. De plus, la
profusion d'adjectifs écrasent ton début de chapitre. La description doit être clair et fluide. Ton style
est sympa, et tu sais que j'adore la façon dont tu écris. Mais ici, je vais être sans pitié parce que
justement c'est un projet qui te tient à coeur, donc pas de quartier pour moi. ♥
*Autre point qui m'a gêné: c'est les longues phrases. Tu devrais les couper pour exprimer plusieurs
idées : en phase comme je t'ai démontréplus haut. Elle vont donner du rythme, et même si je sais
que tu souhaites donner un côté "ralenti" de l'action dans cette longue léthargie de la description, le
moment où Arthur se réveille, doit marquer le lecteur. Donc le sursaut : fais-le vivre "il bondit !!!"
"il sursaute", c'est bien, mais garde juste cette phrase courte, on comprend mieux déjà l'action.
Dissocier les différentes étapes, Le train qui entre en gare, crissement, ralentissement, stupeur, tiré
de son sommeil. Et là, tu as de quoi faire avec des phrases courtes pour motiver le lecteur et
l'accrocher dans ton histoire ! ☺ Et je ne parle pas de ton style ici, mais la façon dont tu abordes tes phrases. Je dirai Attention au changements de rythmes.

* Autre point :

Les répétitions. Le paysage sombre. En général quelques mots suffissent, quelques expressions voir
même. Et cette agonie dont semble sujet le paysage est assez étouffante pour une première lecture, et
début de chapitre, parce que tu utilises des mots forts, mais pas les bons je pense, ou devrais alléger quelques phrases, je ne sais pas...

Gros point positif ♥
Bien maintenant passons à la crème chantilly (et que je vais me faire un plaisir de dévorer)
J'ai lu tes quatres chapitres bien entendu, donc je sais de quoi il traite. " Terrae république" est une
chouette idée et SUPER originale. Je dirai même que tu a là une idée clé, qui pourrait surement
percer d'autres horizons, voir contaminer le monde.
Je m'explique :
La façon dont tu mènes ton histoire, je veux dire le fil conducteur est interessant. En général c'est ce
qui va déterminer "oui" ou "non", pour le choix de la publier, (bon ce n'est pas le seul point, mais
celui ci est primordial). Et je trouve que tes chapitres sont bien amenés. Bien construits même.
L'idée est là. Le projet peut aboutir, pourvu que tu lui donnes une fin. Il faut vraiment le finir car il
vaut la peine. Une lumière dans les ténèbres, où les ténèbres elles-même, engloutissent cette
lumière. J'ai envie de voir la suite et la fin, car même si quelques détails m'ont percutés à la
première lecture ; une fois peaufiné, ce bouquin peut "CARTONNER!", j'en mettrais ma main à
couper.
Bref, il faut toujours croire en ses projets, quelques soient les obstacles. Ardus sont-ils, plus belle
est la récompense. Et il mérite que tu te penches dessus et que tu le travailles un peu plus. Je ne sais
pas ce que ça donne la version "chez toi", mais si celle-ci (présenté sur le site) a déjà été corrigé.
Voilà mes impressions à
une première lecture.

ps : j'oubliais, comme toute bonne science fiction, je ne sais pas encore si tu comptes vraiment fidéliser le lecteur à tes personnages, mais " petite suggestion ", si tu pouvais creuser le personnage d' Arthur et son meilleur ami, ce serait top. Parce que c'est cool d'expliquer un peu la relation qui les lient, mais on ne doit pas se centrer que sur le monde que tu crées uniquement, mais la façon dont le voit Arthur, le voir à travers lui. Faire intervenir d'avantage les intervenants.
La scène du train ♥♥♥, j'ai adoré, (juste il m'a manqué un peu de suspens, mais quand je parle de suspens, c'est pas qu'il manque de description, mais la façon dont tu l'as abordé m'a gênée.
L'interrogatoire au poste de police : bien menée, répliques accrocheuses ♥♥♥
y 'en a d'autres, mais je m'arrête là en attendant que tu me dises ce que tu en penses ?

avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Dim 31 Mar 2013 - 23:42

Plop ! Smile

J'ai mis un peu de temps à réagir à ta bêta-lecture. Et peut-être est-ce un peu tardif pour s'imposer à présent cet exercice.
Qu'à cela ne tienne, j'ai les paupières grandes ouvertes - et les babines retroussées Twisted Evil.

Comme je te l'avais dit auparavant, je risque d'être très (très) chiant et un poil moins coopératif sur ce texte. Je sais que ce n'est pas bien, et c'est l'une des raisons pour lesquelles je ne l'expose plus vraiment beaucoup, bien que les chapitres s'accumulent.
Je suis encore beaucoup trop hargneux à son sujet.

Et à cela, je voudrais reprendre quelques unes de tes critiques - certainement très pertinentes pour envisager mes futurs lecteurs potentiels Laughing - qui concernent l'entrée en matière.
Ce champs lexical de l'obscurité, du sommeil et de la souffrance : c'est volontaire. Et j'ai même encore l'impression de ne pas en faire assez : il s'agit d'un roman qui s'appelle "Ombre et Lumière", alors je renchéris sur une introduction plongée dans les "noirs sentiments".
Par ailleurs, je conteste aussi quelques petites remarques. Par exemple, tu me montres une redondance entre "somnolents" et "ensommeillées"... cela l'aurait été si les sujets de ces deux adjectifs étaient les mêmes. Or, pour le premier, ce sont les passagers, pour le second, ce sont les collines.

Je veux bien faire une concession cela dit sur les "lourds nuages" ; cette phrase me freinait à chacune de mes relectures. Mais plutôt que de se passer de "l'aurore restait obscure" (et de cet oxymore que je chéris I love you ) je viendrais plutôt supprimer "lourds nuages". Wink

L'autre chose qui me gêne dans la reprise de la forme... c'est qu'en fait, tu fais souvent mention que les adjectifs ne confortent pas les verbes et noms. L'idée de ce passage est justement de tout jouer dans le contraste - encore une fois, le titre lui-même est un énorme contraste "Ombre ET Lumière" - et je me devais d'ouvrir le premier chapitre sur une énorme antithèse filée : toute la narration est une oxymore, un clair-obscur de Rembrandt ou Hugolien, qui vient barbouillé cette ouverture dans un grisâtre répugnant :
  • soleil + aurore/obscur
  • tableau/hanté par le sombre crépuscule
  • fleurir/touffes d'herbes
  • paysage/tuméfié
  • phare/pâle halo malade
  • embrasser l'horizon/dégoût


L'ensemble de cette brève introduction - elle ne fait qu'une dizaine de lignes Sad - est une référence directe au titre, à l'ambiance générale, à l'oxymore constant que subira ce récit. Résumer tout ça à un banal : "bon bah il fait pas beau et sombre"... ce serait, pour moi, rater complètement le lever de rideau.

Autre petite chose à clarifier aussi : j'ai longtemps hésité à garder la petite accroche au "nous" du narrateur pour cette phrase :
Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte sans éprouver le moindre dégoût.
Et après diverses lectures de divers lecteurs, il m'est apparu un constat assez effroyable : les lecteurs de roman de saga SF ou Fantastique - à qui s'adresserait ce genre d'aventure littéraire - ne comprennent pas l'intérêt de ce passage. Par contre, tous mes amis poètes la trouvent sublime et la citeraient même en référence.
Or, moi, je l'ai mise ici pour assumer mon penchant poète et parce que glisser de la poésie au sein de ce tableau dégueulasse de la campagne allemande, je trouvais que ça renforçait encore pluuuuus le côté antithétique de la situation.
Au final, je l'ai conservée : j'espère que mes lecteurs me pardonneront, et ce sera mon clin d'oeil aux poètes. Peut-être pas le seul cela dit...

Ensuite, là où j'accepte de revoir mes tournures, ce serait dans l'ouverture de l'action. Je reconnais que - peut être T_T - on ne subit pas assez le sursaut... Mais, personnellement, je déteste la rédaction spontanée : c'est-à-dire celle où "parce que le gars sursaute il faut que tu fasses presque sursauter ta plume aussi". En fait, je suis très peu adepte de l'écriture "You Write What You See" anglo-saxonne qui prône le "direct live show" de l'action, en niant tout ce qui est à côté, c'est-à-dire le ressenti propre aux romantiques (genre Chateaubriand), la prise en compte de toute une psychologie, la réflexion sur l'action etc.
Alors je dois pêcher à ce niveau là, je veux bien le consentir...

Voilà un peu le résumé de ce que je prends et ne prend pas de ta bêta-lecture. Ne me tape pas T_T.
Bien entendu, cela ne veut pas dire que je suis ingrat, et je te remercie de ton franc avis. Mais pour ce roman ci, et bien... je prends le risque de ne pas plaire au "grand public". Du moins, en fait, pour l'instant, j'ai vocation à me faire avant tout plaisir, comme un petit égoïste, et moins à faire plaisir à mon probable éditeur - si j'en cherchais un ^^.
Du coup, je construis cette introduction comme un tableau, comme un "super début" selon moi qui fait un lien direct avec le titre et l'ambiance. Je veux rester sur ça pour l'instant...

Pour ce qui est de l'histoire... eh bien merci pour ton ressenti qui est ma foi très peu critique tongue.
Je ne sais pas si je touche l'Histoire de l'année, ou du siècle... je sais cependant que je surfe moi-même sur un récit qui me fait palpiter moi-même. Alors c'est un très bon point, parce que ce roman/essai/brouillon me comble dans ma vie d'auteur incompris et solitaire tongue.

Et pour ce qui est de la fin, je l'ai... mais je ne la donne à personne ! Ahah, ça jamais, du moins, jamais avant que cette fin ne soit rédigée et validée par mon comité interne Wink.

Merci pour tout. Et ne le prends pas mal surtout Embarassed.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Lun 1 Avr 2013 - 0:04

Etant donné que je suis parti pour faire une nuit blanche, je vais te répondre.

Alors, je ne savais pas que tu avais opté pour les oxymores, donc je ne savais pas que tu l'avais fait exprès, j'ai pas fait attention.
Maintenant, je vais le relire avec attention et le faire défiler dans ma tête autrement. Oui voilà ce qui se passe quand tu essayes de décortiquer un texte à corriger sur la forme, sans prendre en compte le fond. C 'est pour ça que j'ai préféré lire le fond sans soulever forme ailleurs.
Je ne suis pas fâché, ne t'inquiète pas, l'auteur peut surréagir parfois, dès lors qu'on s'attaque à son texte, mais ça reste une blessure bénigne cyclops
Et je n'ai pas dit que ça ne me plaisait pas, au contraire, j'aime le côté poétique, d'ailleurs tu le sais que j'aime bien certains de tes textes. Alors oui, pour le ressenti, y a des auteures comme ça, qui sont encore gnangan, prônent le côté idéal de la vie à leur manière, et ça produit aussi son effet !
Et pour la fin de ce roman, je crois que je vais t'en vouloir encore un peu ! tongue
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Mar 9 Avr 2013 - 12:18

Bonjour Pacô !

Je viens enfin de lire ton extrait 4, le dernier posté.
Ma foi avec le recul sur ce forum, je me rends compte que ma correction avait été folklorique et je dirai presque peinte à l'état sauvage sur ton premier extrait ( je n'y touche plus... Promis ), mais bon, avec le temps on apprend aussi à se discipliner pour émettre un commentaire, ce qui m'amène à noter l'extrait suivant :
Je ne sais pas si c'est un effet d'optique mais tu t'es vachement amélioré sur cet extrait, du point de vu écriture je parle, elle a mûrit je trouve. Je n'ai rien trouvé qui m'ait perturbé, et ce fut agréable à lire. Très plaisante la description, même si elle est longue, mais le contenu est riche et bien réfléchi donc je n'ai décroché à aucun moment.
Est-ce que ton roman est long ? Ou tu n'as écrit seulement que ces extraits postés ( je ne parle pas du reste que tu gardes bien au chaud chez toi Twisted Evil ).
Tu as une idée du volume que cela va représenter ?
Je te dis ça parce qu'au niveau description ( ça m'a presque donné envie de reprendre la cigarette Evil or Very Mad non je plaisante ) de l'environnement et autres ( je fais pareil je pense, c'est peut être pour ça que le roman s'allonge dans son contenu )," ombre et lumière " m'a l'air de bien pesé aussi je crois.
J'ai noté tout de même une petite mais petite appréciation ( au feeling ) je dirai. Compte tenu de la maturité du roman, est-ce vraiment nécessaire qu' Arthur soit étudiant, parce que j'avais une impression que ça l'amenuise, ou le diminue par rapport à l'histoire, qui m'a l'air de baigner dans une atmosphère plutôt grave, mais d' Arthur, je ne ressens pas cette maturité, même si l'histoire est vu de son point de vue, c'est l'auteur qu'on ressent ( tu me diras normal parce que c'est toi qui l'écris) évoluer, mais Arthur reste en place. Enfin c'est l'impression que j'ai, peut être que je me trompe, si c'est le cas, ne tiens pas compte de ce que je viens de dire alors.
Bref, ça reste toujours un plaisir de te lire, surtout que je vais suivre de près cette évolution d'ombre et lumière. Elle me plaît sincèrement.
PS : Attention à l'incitation à la nicotine !!!


avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mer 10 Avr 2013 - 8:59

Ahah, je suis content de cette incitation à la nicotine. Twisted Evil
Plus sérieusement, cette description de la cigarette était prête depuis un bout de temps, et la réflexion sur les sept minutes est en réalité un constat personnel. Je suis conscient d'envelopper ce roman de diverses descriptions, dont celle-ci, qui peuvent allonger l'histoire. Mais d'un autre côté, je me plais à croire que ce sont justement ces petits détails, ces petites réflexions et ces petites attentions qui donnent du charme au récit. L'histoire de but en blanc suffirait à créer un peu d'émotion, mais la pensée continuelle des personnages véhicule une atmosphère qui ajoute une plus-value au roman ; selon moi bien entendu.
Et ce sont par ces menues précisions que je compte transmettre mes idées, ma vision des choses et mon message global.

Faire d'Arthur un étudiant est une façon de le mettre "à mon niveau". Cependant, j'aimerais te demander où est-ce que tu trouves qu'il fait "moins mature" ? La narration étant omnisciente, mais très tournée à son sujet, on peut dire que quand l'auteur parle, c'est un peu lui-même qui parle. La réflexion sur la cigarette, par exemple, ou celle sur la publicité auparavant... ce sont ses réflexions.
J'avais au contraire peur de faire un trop gros contraste - voire un trop gros cliché - avec Julien qui est plus terre à terre, un poil moins intellectuel... et donc la crainte de verser dans l'image stéréotypée du militaire. Ce n'est pas du tout mon intention, car sa position ne fait pas de lui un gros bêta à gros bras. Ses décisions et ses actes seront autant honorables que ceux d'Arthur, voire plus raisonnés et pertinents.
Julien est plus "mature" peut-être parce qu'il est déjà dans la vie active... quoique, c'est Arthur qui prend soin de le retenir face à ce fonctionnaire de police qui ne croit pas un mot de leur histoire à Namur.
Donc oui, j'aimerais - si tu en as envie ^^ - que tu me relèves les endroits où Arthur paraît un peu moins "mature" par rapport à l'ambiance générale de l'histoire. C'est un point qui m'intéresse Wink.

Et merci pour ton commentaire. Tous les avis sont bons à prendre, je ne saurais le répéter assez. Même si tu penses que c'est folkloriques, je peux te garantir que certaines personnes ont des avis très très très décousus par rapport aux tiens. Et de toute manière, ça me permet d'envisager les opinions dans leur globalité, selon tous les ressentis... qu'ils me plaisent ou non, ça me trace les contours approximatifs de ce que l'on imagine de mon récit Wink.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Mer 10 Avr 2013 - 11:46

Je ferai ça tranquillement dans la semaine pour reprendre le tout dans chaque extrait.
Mais tu vois ( je vais passer à autre chose du coup ) avec le titre, niveau ressenti j'aurai encore préféré "clair/ Obscur, plutôt qu'ombre : qui à mon sens n'est pas assez fort pour peser en poids par rapport à la qualité de ton récit, et Lumière qui reflète encore le côté chiant de la lumière justement, et non pas celle que tu décris.
Éclat en contraste avec Obscur, mais réfléchir sans doute à un titre qui soulève ses deux notions de façon moins confortable pour le lecteur, histoire de perturber son côté confiant, puisque ton texte est fort, et joue tantôt avec ce côté clarté et ce côté obscur, mais je crois que ma perception de ce titre me pose ( à moi ) problème. Je sais que ce n'est pas définitif, mais bon, au fur et à mesure que j'avance dans sa lecture, autant la mise en place du décor évolue, donc c'est aussi une impression. ( j'essayerai d'en trouver un et te le proposer, voir si ça te parle Smile )
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Lun 29 Avr 2013 - 10:56

Bon voilà, j'ai mis un peu de temps à bêta-lire ton extrait, mais j'y arrive. Avec un peu de retard Neutral

C’est une tres bonne ecole, vous reussirez si vous travaillez. Enfin, si elle
ne ferme pas d’ici la fin de votre cycle universitaire.
Arthur se tut ; il n’aimait pas non plus qu’on lui rappelle sans cesse que ses etudes ( petite moue boudeuse Very Happy ) etaient peut-etre... deficit budgetaire

Manque de fluidité à mon sens, et je pense par rapport à ce que j'ai lu "école", "cycle" ou même un autre mot concorderait davantage avec le fil de ton récit, plutôt qu' " universitaire"
C'est ce qui me fait dire qu'université lui donne une image d'étudiant, qui dans ce contexte assez riche en description imagés amoindri le sens d'université et lui donne cette dimension ou Arthur étudie un cours, plutôt qu'un étudiant qui vit dans un pays aux multiples facettes, ou le danger rôde, un danger politique bien présent. Peut être trouver le nom d'une institue... Dans une science fiction, il est difficile d'aborder le mot Université, ou alors tu dois lui donner une connotation importante, crédible avec son personnage. Il faut savoir que ton récit est super bien écrit. Et ce genre de détail sonne creux Wink désolé pour le coup.


lire les exploits de Napoleon Bonaparte et preferait les journaux televises des chaines publiques aux
dessins animes.
Dessins animés sonne étrange dans un récit comme celui-ci.

Il avait opte pour une voie intellectuelle et academique
( ok je suis d'accord, alors donne lui un récit à la hauteur de son statut)

Chacun exploitait et traitait sa passion avec les moyens dont il disposait]

Très maladroit, on ne traite pas une passion à mon sens ? La phrase me gêne vraiment, même si elle est très bien écrite, mais le sens que tu veux lui donner, casse le rythme et discrédite même les personnages, agresse leur quotidien à une passion qui ne se vit pas, mais qui se traite???

.
Julien restait a Paris, a Boulogne plus exactement, tandis qu’Arthur s’exilait


(s'était exilé plutôt ? Action antérieur) dans la phrase, je crois que le changement de temps est nécessaire, mais à confirmer... scratch

Et malgre la distance, ils ne manquaient jamais de s’appeler et de confronter

Je trouve que ce détail est très mal amené dans ta description pour la présentation de Julien. Un ami de longue date pourtant. Donc "il ne manquait jamais de...et confronter..." vient perturber le côté amicale justement je pense ". Tu dois lui donner une valeur crédible dès le départ et par un autre détail qui le caractérise un peu mieux que de simples coups de fils échangés pour "confronter...ça sonne tout de suite moins amicale mais comme une relation profit ou social pour échanger des idées su un détail comme un autre tongue . C'est juste une impression.



... dans la contemplation passive de Berlin,

Bien vague comme description, est-ce voulu ?

Le train roulait presque au pas.


Manque une marque de temps ? " à présent", ou alors changement de temps dans ce cas. Je ne sais pas, je me pose la question...

L’air etait plus frais dehors
.

Cette description me perturbe un peu, dans le sens ou elle pointe le bout de son nez pour rien entre deux phrases. Comment sait-il qu'il fait frais ?
A-t-il ouvert les fenêtres ? ( à préciser), vu qu'il se trouve à l'intérieur, est-ce l'intérieur où il fait froid ?
Le lecteur ignore ce détail, et il atterrit comme ça ! comme un cheveux sur la soupe.confused
tongue

Il evita
= Tu vois, c'est ce genre de mot qui vient faire souffrir ta narration, soutenu et simple. Alors que le niveau de ton récit est très élévé.
Autre point, si tu es pointilleux sur les détails, toi qui apprécie la description, ( moi aussi ); j'aurai bien vu une description un peu encombrée dans les couloirs. Tu décris que les passagers seraient bien au chaud et souffrent du froid, mais dénoter cette image un peu précaire serait un bonus pour ton texte, un peu comme le paysage que tu as décris plus haut, histoire de rattacher cette particularité à ton histoire ( mais à toi de voir si c'est un élément utile... scratch C'est juste une idée, et l'impression du rendu.[/i]

"s’entrechoquaient sous la pression de la vitesse des wagons".

Sous la pression simplement ?
Et puis, tu précises en haut que le train roule au pas, donc ça ne colle pas trop avec la vitesse et la pression. Entre vitesse et ralenti ??? Il y a une incohérence de propos.


"il n’etait pas aisé de contenir sa vessie"
:

Ici, tu utilises un langage académique tandis que d'autres mots, qui le sont moins, viennent couper ce beau récit. Je les citerai au fur et à mesure... tongue

"et Arthur poussa la porte (... ) d'un geste écoeuré" :

Déjà, il est très difficile d'imaginer un geste écœuré ".
Le geste de sa main qui pousse la porte plutôt ?
Hum... Un geste écœuré sonne bizarre.
Une expression écœurée, défigurée, un dégoût. Je ne sais pas si ça te parle ?
Alors petite précision tout de même, je n'ai pas bien suivi le moment ou il est entré au toilette. (enfin si, je l'ai très bien lue ), cependant, à préciser avec une description adéquate, de sorte à l' uniformiser et à concorder avec le reste de ton récit.
J'ai remarqué ça assez souvent d'ailleurs. Tu sautes certaines étapes et en précise d'autres. Mais si tu veux que le récit respecte cette lignée, continue dans cette progression ou la description précise les gestes et les pensées d'Arthur.
Je crois que c'est ce détail qui me fait dire que je ressens un manque de maturité quelque part. Parce que, ☺ étrangement, j'aime beaucoup ce passage où il se heurte à la puanteur de l'endroit (les toilettes nauséabondes - ce qui est souvent caractéristique aux trains.), et le contraste avec sa moue de dégoût, l'image qu'il se fait, n'est pas assez exploitée à mon goût. Manque sans doute la précision autours de son geste, le moment ou il pénètre l'endroit et se confronte à l'odeur ? Pourquoi il tire une tronche pareil ?
Cependant, tu as très bien décrit le lieu. Je trouve juste que c'est un peu bâclé.

"vers le lavabo a sa droite"
:

Ici aussi la phrase me gêne. Pas assez soutenue: à droite ? ou le lavabo ? ou la façon dont tu as amené la phrase ? Peut être la tourner autrement, qu'en penses-tu ?

"et de rincer ses doigts qui lui semblaient eux-aussi desormais souilles,"

J'aime beaucoup ce passage, mais, est-il vraiment utile de préciser qu'ils sont souillés ? Quand un mec pisse, ses doigts sont forcément souillés, et là encore Pacô, cette précision aurait pu être tournée autrement.
Mais je me trompe peut être, c'est sans doute le désormais qui me gêne ou je ne sais quoi tongue .[/i]

Il se passa un peu d’eau :
un peu. De plus, la phrase sonne pâle par rapport au reste de son contenu.

"se peigna avec le plat humide de sa main."
:

Je pose comme même la question ☺, que se peigne-t-il Pacô ?

"Malgré l’aspect rebutant de la tuyauterie, Arthur buvait au creux de ses mains lorsque le train
s’arreta.


J'aime beaucoup cette phrase Very Happy

Les portes du convoi s’ouvrirent

Pour ma part, il manque un passage ou tu pourrais préciser quelles portes ? De quel côté ? Proche de lui ? Ou loin ? Ou se situent-elles alors qu'il se trouve au toilettes en ce moment ?
Les entend-t-il s'ouvrir ? Les voix-t-il ? Ou le pressent-t-il seulement ?
Je ne sais pas trop, mais il m'a manqué une description de l'action qui s'en suivit. Est-ce de sa vision à lui, ou le narrateur qui voit cette action, mais tu précises qu'il est intrigué, donc c'est qu'il a dû les entendre ou les voir? Je ne sais si je me suis fais comprendre ?

agitations des passagers qui s’entrecroisaient. Intrigue, il sortit des toilettes et échappa un petit
hoquet de surprise."
Il est sympa ce rebondissement. I love you

Bon, je retourne au boulot. J'espère que mes remarques te seront utiles tongue Bon courage.
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mer 8 Mai 2013 - 10:11

Merci nayladream de ton retour !
Même si j'ai mis un peu de temps à répondre Embarassed j'avais tout lu le jour où tu l'as publié Wink.

nayladream a écrit:Manque de fluidité à mon sens, et je pense par rapport à ce que j'ai lu "école", "cycle" ou même un autre mot concorderait davantage avec le fil de ton récit, plutôt qu' " universitaire"
C'est ce qui me fait dire qu'université lui donne une image d'étudiant, qui dans ce contexte assez riche en description imagés amoindri le sens d'université et lui donne cette dimension ou Arthur étudie un cours, plutôt qu'un étudiant qui vit dans un pays aux multiples facettes, ou le danger rôde, un danger politique bien présent. Peut être trouver le nom d'une institue... Dans une science fiction, il est difficile d'aborder le mot Université, ou alors tu dois lui donner une connotation importante, crédible avec son personnage. Il faut savoir que ton récit est super bien écrit. Et ce genre de détail sonne creux Wink désolé pour le coup.
Je n'ai pas très bien compris ta remarque...
C'est le mot "université" qui dérange ? Pourtant, il est inscrit à l'Université Sokolov, que l'on découvrira à son retour à St Pétersbourg.
Je ne vois pas pourquoi le mot "université" est troublant en fait ^^".

nayladream a écrit:
lire les exploits de Napoleon Bonaparte et preferait les journaux televises des chaines publiques aux
dessins animes.
Dessins animés sonne étrange dans un récit comme celui-ci.
Là non plus je ne comprends pas trop pourquoi.
Je pourrais parler de "cartoons" ou "d'émissions pour les enfants"... mais je trouve que c'est au contraire plus lourds. Je préfère être précis et désigner les "dessins animés" plutôt que d'user d'une périphrase alambiquée.

nayladream a écrit:
Très maladroit, on ne traite pas une passion à mon sens ? La phrase me gêne vraiment, même si elle est très bien écrite, mais le sens que tu veux lui donner, casse le rythme et discrédite même les personnages, agresse leur quotidien à une passion qui ne se vit pas, mais qui se traite???
Oui, je suis un peu d'accord.
"Traiter une passion" n'est pas des plus fameux ^^".

nayladream a écrit:
(s'était exilé plutôt ? Action antérieur) dans la phrase, je crois que le changement de temps est nécessaire, mais à confirmer... scratch
Hum je ne sais pas.
Si j'utilise "s'était exilé", ça sous-entend une action révolue, et surtout ça sous-entend un acte, unique.
Tandis que "s'exilait", à l'imparfait, sous-entend un constat constant : il continue de s'exiler.
J'hésite, et j'attends un autre avis sur la question.

nayladream a écrit:Je trouve que ce détail est très mal amené dans ta description pour la présentation de Julien. Un ami de longue date pourtant. Donc "il ne manquait jamais de...et confronter..." vient perturber le côté amicale justement je pense ". Tu dois lui donner une valeur crédible dès le départ et par un autre détail qui le caractérise un peu mieux que de simples coups de fils échangés pour "confronter...ça sonne tout de suite moins amicale mais comme une relation profit ou social pour échanger des idées su un détail comme un autre tongue . C'est juste une impression.
Eh bien non, au contraire, les deux amis sont si complices qu'ils s'appellent tout le temps pour avoir des conversations ou des débats qui peuvent durer des heures. Je le fais avec un ami, régulièrement et sans vraiment l'intention de le faire. Quand un sujet de société nous tombe sur les bras, ça arrive qu'on en discute vraiment à fond.
Cependant, là où je reconnais une petite maladresse... c'est que je trouve justement que le passage est narré de façon trop "guindée" pour qu'on ressente cette complicité.
Il faudrait au contraire ici "baisser" le niveau académique tongue.

nayladream a écrit:
... dans la contemplation passive de Berlin,
Bien vague comme description, est-ce voulu ?
Berlin est décrite... deux paragraphes au-dessus. tongue

nayladream a écrit:
L’air etait plus frais dehors
. Cette description me perturbe un peu, dans le sens ou elle pointe le bout de son nez pour rien entre deux phrases. Comment sait-il qu'il fait frais ?
A-t-il ouvert les fenêtres ? ( à préciser), vu qu'il se trouve à l'intérieur, est-ce l'intérieur où il fait froid ?
Le lecteur ignore ce détail, et il atterrit comme ça ! comme un cheveux sur la soupe.confused
tongue
En dehors de la cabine, en réalité. Pas du train.
Il faudrait peut être le préciser, mais c'était pour éviter d'avoir à répéter le mot "cabine" - pas facile à remplacer sans faire lourd - et je pensais que le lecteur comprendrait.
Si j'avais mis "à l'extérieur", tu aurais compris que c'était à l'extérieur de la cabine ?

nayladream a écrit:
Il evita
= Tu vois, c'est ce genre de mot qui vient faire souffrir ta narration, soutenu et simple. Alors que le niveau de ton récit est très élévé.
Autre point, si tu es pointilleux sur les détails, toi qui apprécie la description, ( moi aussi ); j'aurai bien vu une description un peu encombrée dans les couloirs. Tu décris que les passagers seraient bien au chaud et souffrent du froid, mais dénoter cette image un peu précaire serait un bonus pour ton texte, un peu comme le paysage que tu as décris plus haut, histoire de rattacher cette particularité à ton histoire ( mais à toi de voir si c'est un élément utile... scratch C'est juste une idée, et l'impression du rendu.[/i]
Pourquoi le mot "éviter" te dérange ? ^^"
J'ai bien un passage qui passe assez vite sur la condition des passagers. Mais lors d'une précédente bêta-lecture, je crois que Hybrid m'avait justement conseillé tout l'inverse : ne pas s'étaler sur la condition des passagers. Parce que ce n'est ni le lieu ni le moment... il va pisser ! Et c'est vrai que ça fait un peu "con-con" de le faire réfléchir là-dessus alors qu'il a la vessie pleine. D'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'il prend ce train, du coup, il sait que des passagers n'ont pas les moyens de se payer une place décente. C'est comme si tu prenais ta voiture pour aller chercher ton fils malade à l'école, et que tu passais devant une maison "à vendre" et qu'il te prenait soudain l'envie de faire toute une réflexion sur l'immobilier français en crise.
Ce serait un peu idiot de le faire ici ^^".

nayladream a écrit:
"s’entrechoquaient sous la pression de la vitesse des wagons".
Sous la pression simplement ?
Et puis, tu précises en haut que le train roule au pas, donc ça ne colle pas trop avec la vitesse et la pression. Entre vitesse et ralenti ??? Il y a une incohérence de propos.
Ouais, je vais enlever "vitesse" je pense.
Par contre, dis-toi - pour avoir travailler dans les petits trains du pal tongue - que même en roulant au pas, les wagons exercent une pression énorme les uns sur les autres et ça les fait grincer.
Je maintiens ma version !

"et Arthur poussa la porte (... ) d'un geste écoeuré" :
Déjà, il est très difficile d'imaginer un geste écœuré ".
Le geste de sa main qui pousse la porte plutôt ?
Hum... Un geste écœuré sonne bizarre.
Une expression écœurée, défigurée, un dégoût. Je ne sais pas si ça te parle ?
Alors petite précision tout de même, je n'ai pas bien suivi le moment ou il est entré au toilette. (enfin si, je l'ai très bien lue ), cependant, à préciser avec une description adéquate, de sorte à l' uniformiser et à concorder avec le reste de ton récit.
J'ai remarqué ça assez souvent d'ailleurs. Tu sautes certaines étapes et en précise d'autres. Mais si tu veux que le récit respecte cette lignée, continue dans cette progression ou la description précise les gestes et les pensées d'Arthur.
Je crois que c'est ce détail qui me fait dire que je ressens un manque de maturité quelque part. Parce que, ☺ étrangement, j'aime beaucoup ce passage où il se heurte à la puanteur de l'endroit (les toilettes nauséabondes - ce qui est souvent caractéristique aux trains.), et le contraste avec sa moue de dégoût, l'image qu'il se fait, n'est pas assez exploitée à mon goût. Manque sans doute la précision autours de son geste, le moment ou il pénètre l'endroit et se confronte à l'odeur ? Pourquoi il tire une tronche pareil ?
Cependant, tu as très bien décrit le lieu. Je trouve juste que c'est un peu bâclé. [/quote]
Pourtant un geste écœuré... c'est un geste réticent. C'est-à-dire un geste qui est réalisé malgré notre aversion à le faire.
Et tu peux citer plus précisément les passages où tu trouves que la description est bien faite mais bâclée ? tongue

nayladream a écrit:
"vers le lavabo a sa droite"
:
Ici aussi la phrase me gêne. Pas assez soutenue: à droite ? ou le lavabo ? ou la façon dont tu as amené la phrase ? Peut être la tourner autrement, qu'en penses-tu ?
Je pense qu'il faut faire la distinction entre ce que tu appelles le langage soutenu, et ce que j'appelle langage soutenu.
Soutenu, ça ne veut pas dire "snobinard", ni "avec la politesse de la haute société". Soutenu, c'est plutôt le mot le plus "beau" pour désigner un objet dans sa précision.
Or, pour "lavabo" - qui est en plus un mot latin Smile - il n'y a pas meilleur désignation possible, si ce n'est "vasque crasseuse". Mais bon... ^^"

nayladream a écrit:
J'aime beaucoup ce passage, mais, est-il vraiment utile de préciser qu'ils sont souillés ? Quand un mec pisse, ses doigts sont forcément souillés, et là encore Pacô, cette précision aurait pu être tournée autrement.
Mais je me trompe peut être, c'est sans doute le désormais qui me gêne ou je ne sais quoi tongue .[/i]
Ils ne sont pas souillés forcément à cause de la pisse... mais plutôt à cause des lieux. Il a l'impression que tout ce qu'il touche est sale. D'où le geste écœuré un peu plus haut d'ailleurs tongue.

nayladream a écrit:
Il se passa un peu d’eau :
un peu. De plus, la phrase sonne pâle par rapport au reste de son contenu.
Le "un peu", je le reconnais, c'est un mauvais tic du langage.
Mais c'est pour rester dans la mesure.

nayladream a écrit:
"se peigna avec le plat humide de sa main."
:

Je pose comme même la question ☺, que se peigne-t-il Pacô ?
J'ai déjà eu cette discussion avec Hybrid ^^".
Peut-être que se peigner n'est pas approprié.
Pour moi, se "peigner avec le plat de la main", c'est tout simplement s'aplatir les cheveux avec de l'eau, en gros, se recoiffer avec faisant tomber les épis.

Les portes du convoi s’ouvrirent
Pour ma part, il manque un passage ou tu pourrais préciser quelles portes ? [/quote]
Les portes... du convoi.

nayladream a écrit:De quel côté ?
A mon avis, comme dans tous les trains avec des cabines... du côté opposé aux cabines.

nayladream a écrit:Proche de lui ? Ou loin ? Ou se situent-elles alors qu'il se trouve au toilettes en ce moment ?
Est-ce vraiment un détail important à préciser ou est-ce que ce ne serait pas un peu lourd ? Sachant que les agents n'interviennent pas du tout sur Arthur en particulier, mais sur tous les clients de la SCTE.

nayladream a écrit:Les entend-t-il s'ouvrir ? Les voix-t-il ? Ou le pressent-t-il seulement ?
Comment ça ?
Les portes du convoi s'ouvrent. Comme à la SNCF quand un train s'arrête en gare, ça s'entend, ça se voit et ça se pressent ^^".

nayladream a écrit:Je ne sais pas trop, mais il m'a manqué une description de l'action qui s'en suivit. Est-ce de sa vision à lui, ou le narrateur qui voit cette action, mais tu précises qu'il est intrigué, donc c'est qu'il a dû les entendre ou les voir? Je ne sais si je me suis fais comprendre ?
Non, ce qui l'intrigue, c'est le fait que personne ne bouge pour sortir.
Et ensuite, il remarque les agents par la fenêtre. Mais ça, ce n'est pas vraiment à cause des portes qui s'ouvrent.

nayladream a écrit:
Bon, je retourne au boulot. J'espère que mes remarques te seront utiles tongue Bon courage.
Mais oui, elles le sont toujours.
Et merci pour ta bêta-lecture ! Smile

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Jeu 6 Juin 2013 - 16:15

Bonjour Pacô


nayladream a écrit:
Manque de fluidité à mon sens, et je pense par rapport à ce que j'ai lu "école", "cycle" ou même un autre mot concorderait davantage avec le fil de ton récit, plutôt qu' " universitaire"


Je n'ai pas très bien compris ta remarque...
C'est le mot "université" qui dérange ? Pourtant, il est inscrit à l'Université Sokolov, que l'on découvrira à son retour à St Pétersbourg.
Je ne vois pas pourquoi le mot "université" est troublant en fait ^^".


Oui, c'est une impression de lecture, et je le confirme encore. Il en ressort que le niveau d'écriture ( soutenu) se heurte avec quelques mots moins soutenus ( et je ne parle pas de snobisme, mais de logique ).






Je rebondis sur quelques détails, je relève petit à petit Very Happy :




Spoiler:
Arthur observa la ville par la fenêtre. À travers les vitres poussiéreuses, les rues étaient encore plus mornes et plus sales. Les quartiers HLM s’alignaient et se succédaient sans grande esthétique autour des rares places publiques où quelques individus se rejoignaient pour traîner. L'utilisation du verbe traîner ne convient pas ici. ça sonne comme un square ok, mais le récit utilise des mots bien choisies. Les murs étaient couverts de graffitis et les chaussées s’effritaient le long des trottoirs, J'ai un peu de mal avec cette description. eux-mêmes embarrassés de feuilles et de détritus. Le jeune homme n’était jamais allé à Berlin, mais il n’éprouvait guère l’envie de la visiter. Pourtant, il l’avait traversée ainsi durant des mois sans jamais s’arrêter. La ville avait été entièrement reconstruite depuis les réformes du gouvernement Larrkhan mais l’on ne s’était que Très lourd, rythme lent très peu attardé sur les détails plastiques. La population allemande avait souffert de l’harmonisation des plans urbains. Son architecture était à l’image des sociétés minières qui exploitaient son sol.
« Tenez, si vous voulez lire les nouvelles du jour. »
Arthur sortit de sa rêverie et saisit le News Budapest que l’homme lui tendait. En Une, une photographie du Président de la République, Alphred Mernine, accablé et fatigué, illustrait le gros titre : « Terrae in free fall. »1. La presse était rédigée en anglais ; la langue universelle parlée par tous les citoyens de la République.
En effet, Ici, cette formule sonne comme une lettre de motivation. Pourquoi pas enchaîner directement par" République Terrae"en début de phrase. la République Terrae mordait la poussière ces dernières années. Malgré les nombreux plans de relance, elle s’enfonçait dans une crise économique qui la dépassait La crise ou République Terrae ? et usait tous les efforts des différents ministres ; ceux-ci ? Pas très clair en tout cas pour moi jouaient aux chaises musicales à chaque fois que la population sortait dans la rue. Les territoires américains menaçaient à présent de quitter l’Assemblée à Bagdad et de rejoindre la Fédération Chinoise qui avait, jusqu’alors, toujours refusé de siéger à la capitale mère. Si un tel scénario se réalisait, ce serait sans nul doute la fin immédiate de la plus grande utopie terrestre. Je propose si tu ne vois pas trop d'inconvénient : Si un tel scénario se réalisait, ce serait la fin d'une utopie... [Je pense que tu as encombré ta phrase. Pas besoin d'en rajouter, on comprend la fin de l'utopie, puisque "utopie" est déjà un mot fort. Ajouter "la plus grande" sous-entend qu'il y'en a d'autres. Je ne sais pas si c'est ce message que tu veux faire passer.
Arthur soupira.


« Comme vous dites, dit l’homme. Il ne fait pas bon vivre aujourd’hui. »
Le garçon acquiesça. Il n’aimait pas vraiment parler de ce sujet ; il l’angoissait. Néanmoins, son voisin semblait enclin à la discussion. Tu vois, ici, j'ai un très bon exemple pour pointer le fait qu'il y a une incohérence de niveau de langage. "Il n'aimait pas.... ( et plus loin)... semblait ( attention verbe faible) enclin à la discussion
« Vous faites quoi dans la vie ?
– Étudiant. En Sciences Politiques, précisa-t-il avant que le fonctionnaire ne le lui demande.
Sokolov, je présume ? Aucune précision la dessus auparavant ? Qu'est-ce qui le fait deviner que c'est Sokolov ? Tu ne donnes aucune indication de combien d'universités il y a, il n'y en a qu'une ? Qu'est-ce qui fait dire ça à l'homme ? C’est une très bonne école, vous réussirez si vous travaillez. Enfin, si elle ne ferme pas d’ici la fin de votre cycle universitaire. »
Arthur se tut ; il n’aimait pas ( Répétition verbe " aimer")non plus qu’on lui rappelle sans cesse que ses études étaient peut-être ( sans doute )vouées à l’échec à cause d’un déficit budgétaire. Son père excellait en la matière ( Tu peux supprimer cette phrase puisque tu donnes sa fonction juste après)[/color]. Il aurait préféré qu’il aille en médecine, comme lui, et qu’il rejoigne le Centre Hospitalier de Saint-Picpus, là où il dirigeait une équipe d’urgentistes. Mais ( en trop ) depuis tout petit, Arthur adorait l’Histoire, prenait plaisir à lire les exploits de Napoléon Bonaparte et préférait les journaux télévisés des chaînes publiques aux dessins animés. Et par-dessus tout, il aimait Répétition refaire le monde avec son ami Julien, vieux camarade de classe rencontré dès en trop les premiers pas de sa vie et( Tu ne penses pas couper ici ? Et refaire une nouvelle phrase, je ne sais pas je soulève la question , mais ça doit être moi qui aime les phrases coupées tongue Neutral ) qui l'avait suivi jusque sur les bancs du lycée Victor Hugo, à mi-chemin entre les gargouilles de Notre-Dame de Paris et les gravillons du champ de Mars. Il avait opté pour une voie intellectuelle et académique ;( pas de lien de cause à effet ici ? " tandis que son ami...? Julien s’était destiné à l’armée et notamment aux forces spéciales.
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Commentaire Elfe d'argent

Message  Elfe d'Argent le Jeu 20 Juin 2013 - 8:19

Je me lance à chaud. J'ai tenté le Spolier mais tout apparaît en majuscules. Oups! 
La Mercedes ralentit enfin. Une longue file de voitures se pressait devant un péage, à l’entrée de la frontière française. Julien se fraya un chemin entre elles et gagna plusieurs centaines de mètres. Il avait toujours été un excellent chauffeur, bien meilleur qu’Arthur lorsqu’il s’agissait d’imposer sa conduite aux autres usagers de la route. Il avait hérité de son père dans ce domaine. Monsieur Moretti donnait souvent des sueurs froides à ses passagers, même s’il maniait très bien son volant. La station de péages formait une immense muraille métallique sur l’autoroute. Au sommet du grand toit en taule, les drapeaux de la République Terrae flottaient au gré du vent, si bien que l’œil perçant de la nation dessiné en leur centre se balançait de gauche à droite et donnait l’impression d’embrasser tous les automobilistes de son regard. j'aime bien l'image de ce drapeau Environ une trentaine de guichets étaient ouverts pour fluidifier le trafic autoroutier, mais aujourd’hui une vingtaine demeurait fermée j'aurais mis demeuraient fermés et les voitures se regroupaient en masse sur les dix restants. Et pour cause, au lieu des habituelles hôtesses de caisse qui opéraient la transaction pour ouvrir le passage à la frontière, des officiers de police examinaient chaque véhicule. Julien se positionna derrière une Renault 5 verte – dont les gaz d’échappement soulevaient l’estomac – et ne put plus pas joli ça fait un peu pot d'échappement LOL avancer davantage. Peut-être fallait-il attendre encore vingt-cinq ou quarante contrôles avant que ce soit?  leur tour ; Arthur n’était pas impatient, tout le contraire de son ami qui s’agaçait déjà de la situation. Il Julien ou Arthur? tapotait la boite de vitesse avec des doigts nerveux. D’un geste rapide, il ouvrit la boite à gants et prit un paquet de cigarettes. Le caporal donc ce sont des soldats planta le filtre entre ses lèvres tandis qu’il fouillait sous son siège. Ses gestes saccadés trahissaient un peu plus son agacement. Arthur se servit à son tour puis attendit que son ami ait trouvé un briquet pour le lui emprunter. La fumée investit d'habitude ça envahit plutôt l’habitacle, perturbée et agitée de temps à autre par la respiration des deux jeunes hommes. Au loin, des passagers ouvraient leurs portières, montraient l’intérieur de leur coffre et reprenaient leurs papiers d’identité que leur tendaient les officiers, avant de retourner dans leurs véhicules. Petit à petit, les voitures avançaient de quelques mètres, réduisant l’écart entre elles et le barrage policier. Ce ballet se répétait sans arrêt pendant que d’autres usagers de la route complétaient la file d’attente. L’émission de l’autoradio poursuivait quant à elle son cours mais seules quelques bribes interrompues de rires ou de bruitages sonores parvenaient aux oreilles de l’étudiant. Perdu dans ses pensées, ce dernier regardait sans voir la lueur incandescente, ravivée à chacune de ses aspirations, approcher lentement ses doigts. Un jour qu’il attendait le bus qui traversait le vieux centre ville de Saint-Pétersbourg, Arthur s’était amusé à compter le temps qu’il lui fallait pour consommer une cigarette entière. Bien qu’il n’était pas proscrit de fumer en public, il éprouvait une gêne à envahir l’oxygène de ses congénères, notamment lorsque l’espace de vie était réduit. Après plusieurs essais et un minutieux décompte observé sur sa montre, il en avait convenu que sept minutes étaient nécessaires pour savourer ce petit plaisir malsain. Ce calcul approximatif confirmait ses premières hypothèses. Le trajet entre la maison familiale et la ligne de métro du VIIème arrondissement qui le conduisait jusqu’aux portes du lycée Victor-Hugo, près du champ de Mars, durait lui aussi à peu près sept minutes. Julien l’accompagnait tous les matins, une cigarette coincée entre son index et son majeur – un peu comme maintenant, tandis qu’il tapotait sur le volant. Il jetait toujours son mégot dans une bouche d’égout, à quelques mètres de la station Saint-Sulpice, avant de descendre les escaliers souterrains. Arthur ne comprenait pas à l’époque cette addiction nocive. Plus tard cependant, il avait compris les raisons trompeuses de cette dépendance à la nicotine. Alors qu’il sortait d’une dispute avec son père sur son avenir au sein d’une école de médecine, il avait déambulé dans les rues de Paris. Au gré de sa colère, il avait traversé de nombreux quartiers, jusqu’à en perdre le compte et même, à se perdre pour de vrai. L’angoisse lui avait peu à peu tordu l’estomac et, au bout de plusieurs instants d’errance, la chance l’avait mené à croiser le chemin d’un sympathique passant qui lui avait indiqué sa route. À son retour près de la rue Danton, là où il vivait, Julien s’était précipité sur lui. À bout de souffle, il l’avait informé que ses parents étaient prêts à contacter la police pour les avertir de la fugue de leur fils et qu’il les avait convaincus d’attendre encore un peu, le temps qu’il essaie de retrouver Arthur. Cette soirée s’était terminée comme une mauvaise comédie : les acteurs de cette navrante aventure avaient accueilli sans enthousiasme le dénouement heureux de cette frasque familiale puis s’étaient souhaités une bonne nuit de façon très cordiale, après avoir remercié les services de Julien.Julien pour ses services?  Ce dernier avait ensuite longtemps discuté avec Arthur et avait appris la teneur du conflit qui opposait monsieur Pasceli à son enfant. Sans rentrer dans le jeu des lamentations de son ami, il avait écouté les diverses doléances tandis qu’il faisait danser son briquet entre ses doigts. Après plus de deux heures, il s’était décidé à sortir dans le jardin, avait saisi une cigarette dans son paquet et l’avait allumée, assis sur le rebord de la fenêtre du salon. Ce soir là, la pleine lune éclairait les nuages bas mais aussi les feuillages des arbustes et les contours des pierres apparentes de la maison. jolie cette description Une sorte de coucher de lune. Porté par cette impression irréelle, Arthur avait éprouvé l’envie de fumer à son tour. Surpris par cette proposition, Julien lui avait tendu sans trop réfléchir ses Marlboro dont il ne se séparait jamais. Puis il avait eu un geste de rétractation, comme s’il avait pris conscience des conséquences de cette situation. Toutefois, sous l’insistance du garçon, il avait cédé et expliqué comment aspirer sur le filtre et recracher la fumée. Hésitant, il avait consenti à faire rouler la pierre à feu de son briquet pour enflammer l’embout de la cigarette. Une fois assuré de l’incandescence du tabac, Julien avait approché le tube des lèvres d’Arthur. Celui-ci se souvint toujours de l’impression que lui avait procurée la première bouffée quand elle lui avait imprégné la langue, la bouche et la gorge. Un sentiment d’asphyxie. En une seconde, le garçon avait eu de la peine à respirer, à la limite de la suffocation. Il avait regretté son geste, persuadé soudain qu’il ne parviendrait plus à retrouver un peu d’air. Conscient que ses poumons subissaient une oppression indésirable, il avait toussé et expiré un gros nuage blanc. Le souffle haletant, un élan d’oxygène l’avait traversé et lui rappela que la mort s’était installée un instant au creux de sa poitrine. Mais cette étrange violence imposée à son organisme lui avait aussi procuré un terrible frisson de vie, comme si celle-ci avait désormais un peu plus d’importance qu’avant. Tandis que la fumée s’évaporait dans les hauteurs des ténèbres, son esprit avait paru la rejoindre et s’envoler au-dessus de la maison, de Paris et peut-être même au-delà encore. Arthur avait alors un instant oublié les aigreurs de la soirée, ses déambulations nocturnes dans la capitale et les reproches de ses parents. Du moins, le temps que la cigarette se consumât. Depuis, fumer était devenu pour Arthur une habitude lorsque les désagréments de la vie l’assaillaient. eh oui c'est justement le piège... Comme un refuge dissimulé entre les exhalaisons du tabac en combustion, le léger tournis provoqué par chaque aspiration calmait la pression qui empoignait son cœur et son esprit. Et bien que l’étudiant connût les risques qu’une telle consommation occasionnait sur sa santé, bien qu’il entendît son père qualifier celle-ci de drogue qui le rendrait dépendant de ses vices, il éprouvait une liberté indéfinissable à allumer chacune de ses cigarettes. Ces brèves mais intenses sept minutes niaient pour un court instant le meurtre du train, l’interrogatoire du capitaine Friedrich Haussman et le malaise à Namur. Elles marquaient une pause dans la succession des évènements qui envahissaient son quotidien. Mieux encore, elles les soufflaient jusqu’à ce que les vagues du temps les ramènent sur les berges de la réalité. Quand enfin la lueur des cendres incandescentes vacilla et qu’Arthur écrasa son mégot dans le cendrier de la Mercedes, les voix de l’autoradio et le barrage de police réapparurent à la vue et l’oreille de l’étudiant.  une vision intéressante de cette addiction qui ici colle bien au texte Le chauffeur de la Renault 5 verte rentra dans son véhicule et partit du côté du territoire français. L’officier fit signe à Julien d’avancer à son tour. Arrivé à la hauteur de l’homme en uniforme gris, le caporal baissa la vitre de sa voiture et montra les couleurs de Boulogne, cousues sur sa veste militaire. Cet argument, pourtant convaincant en bien d’autres circonstances, se heurta au visage imperturbable du policier. « Vous m’en voyez navré, Caporal, dit-il après avoir à peine sourciller sourcillé lorsqu’il vit le grade de son interlocuteur. Paris a exigé ce matin un renforcement des contrôles douaniers aux frontières territoriales. Par mesure de sécurité et pour tenter de coincer les agents bien entendu, toutes les identités sont vérifiées et votre véhicule sera fouillé. Et cette consigne s’applique pour tous. » Il insista bien sur les derniers mots. Julien se mordit la lèvre inférieure mais acquiesça sans rien ajouter. Il saisit son portefeuille, coupa le moteur et sortit de la Mercedes. Tandis qu’il tendait ses papiers à l’homme, il poursuivit la conversation : « Je comprends bien les raisons de ce barrage. Nous venons justement de Namur et je m’étonnais de ne pas avoir encore croisé de forces spéciales pour intervenir là-bas. – Pourquoi dites-vous cela ? le reprit l’officier alors qu’il ouvrait le coffre. Il n’y a eu aucun incident là-bas à ma connaissance. – Vous déconnez ? s’offusqua le militaire. On vient de vivre la nuit la plus flippante de notre vie avec mon ami à cause des centaines d’agents qui ont paradé dans les rues. Vous n’êtes peut-être pas encore, vous-même, au courant, mais je pense que vous n’allez pas tarder à devoir monter vos barrages vers l’est. » L’homme interrompit ses gestes et le considéra d’une façon qui – Arthur en aurait juré – ne plut pas à Julien. Son visage rougeaud et pataud ne perdit aucune couleur à l’annonce que venait de formuler le caporal. Bien au contraire, un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres, ce qui étira un peu plus sa moustache parsemés de quelques poils blancs. Arthur sortit à son tour de la voiture et s’approcha de son ami, conscient que celui-ci avait vécu assez de mésaventures ces dernières heures pour commettre un outrage à la police. En signe d’apaisement, il lui posa une main sur l’épaule et prit la parole. « Ce que nous voulons dire, Monsieur, c’est que mon ami est venu me raccompagner de Berlin, là où le train de Saint-Pétersbourg a subi bizarre je trouve que le verbe ne convient pas quelqu'un subit mais un train? un nouveau crime hier matin. Sur la route, nous nous sommes arrêtés à Namur pour nous reposer un instant, et beaucoup d’agents, ceux que vous recherchez, ont investi les rues. Je crois que toute la ville de Namur confirmera notre histoire. » L’étudiant se mordit la lèvre inférieure. Il avait pourtant choisi une voix des plus diplomates, bien qu’aucun mot de son discours ne parût convaincre. Il se doutait que ce policier avait peut-être été tiré du lit dans la nuit et envoyé aux péages de la frontière belge, sans qu’il fût averti des récents évènements. ça sonne en en mais je pense que c'est difficile à éviter Incrédule, celui-ci pourtant se grattait la tête et le regardait comme si l’étudiant lui avait raconté que des extraterrestres projetaient l’invasion de la planète. Il approcha la main de sa radio accrochée à la ceinture, comme s’il relevait la sangle de sécurité de son arme. « Ou peut-être sommes-nous trop peu habitués à la bière belge » rajouta l’étudiant dans un murmure. Cet argument soulagea tout à coup le fonctionnaire. Sa figure crispée se détendit en un large sourire et sa main s’éloigna de ses hanches. Il ne fit cependant aucun commentaire et poursuivit l’inspection minutieuse du véhicule. Cet examen dura plusieurs minutes. L’officier referma enfin les portières de la Mercedes puis rendit les papiers à Julien qui serrait des dents. Arthur renforça son étreinte sur le caporal car il voyait que cette fausse excuse ne comblerait pas sa frustration. D’un ton plus léger, presque comme un père qui pardonne à ses enfants une première nuit de débauche, le fonctionnaire autorisa les deux jeunes hommes à passer la frontière. Sans ajouter un mot, il pivota vers le prochain automobiliste qui patientait derrière eux. Arthur poussa Julien vers la voiture. Il redoutait que celui-ci s’arrachât à son emprise et étranglât l’homme retourné. Toutefois, le caporal obéit et s’installa derrière son volant. Soulagé, l’étudiant haussa les épaules et remonta dans la voiture. Paris n’était plus qu’à deux heures et demie de route."
Mes réactions après lecture: un texte qui se lit bien même si le thème abordé est assez banal. J'ai pris plaisir à cette aventure et espère que mon avis te sera utile. 
avatar
Elfe d'Argent
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Masculin Nombre de messages : 64
Age : 62
Localisation : Soeurdres 49
Emploi/loisirs : formateur en travaux paysagers. J'adore écrire, lire, m'occuper de mon jardin d'ornement, randonner...
Votre talent : Écriture
Points : 39
Date d'inscription : 13/06/2013

http://jeanloupchevillard.unblog.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mar 25 Juin 2013 - 19:16

nayladream a écrit:Oui, c'est une impression de lecture, et je le confirme encore. Il en ressort que le niveau d'écriture ( soutenu) se heurte avec quelques mots moins soutenus ( et je ne parle pas de snobisme, mais de logique ).
Mais ce que je comprends encore moins, c'est... en quoi le mot "université" ne convient pas, puisqu'il s'agit d'une... université. Comme si tu trouvais que le mot "France" ne convenait pas au territoire des français.
C'est une université, dans toutes ses lettres de noblesse, et à part un terme plus généraliste comme "école", je ne vois pas du tout en quoi ce mot peut tant déranger. Je ne pense pas le retirer.

PS : et cette comparaison au langage soutenu que tu fais à chaque fois, d'où vient-il ? Je parle rarement de "langage soutenu" pour un roman en entier, mais plus pour un passage très bref. D'autant plus que, ici, l'objectif n'est pas nécessairement le langage soutenu, mais un langage qui s'adapte à la situation, sous son meilleur jour.

Passons aux détails :
nayladream a écrit:quelques individus se rejoignaient pour traîner. L'utilisation du verbe traîner ne convient pas ici. ça sonne comme un square ok, mais le récit utilise des mots bien choisies.
Trainer, v : Sens 3 Flâner, être trop lent, s'attarder
Pourtant, le mot concorde, non ?
Au contraire, cet espace est antipathique, et les gens se réunissent pour ne rien faire. "traîner" n'est peut être pas le seul mot à utiliser dans cette situation, mais je ne comprends pas pourquoi il ne convient pas au récit qui "utilise des mots bien choisis".

nayladream a écrit: les chaussées s’effritaient le long des trottoirs, J'ai un peu de mal avec cette description.
Pourquoi ?
L'image, c'est de donner l'impression que les chaussées sont mal entretenues et que le revêtement se détériore sur les bords. D'où le petit parallèle à "s'effriter".

nayladream a écrit: mais l’on ne s’était que Très lourd, rythme lent très peu attardé sur les détails plastiques.
Yep, sûrement à revoir.

nayladream a écrit:En effet, Ici, cette formule sonne comme une lettre de motivation. Pourquoi pas enchaîner directement par" République Terrae"en début de phrase.  la République Terrae mordait la poussière ces dernières années.
Je croyais l'avoir retiré d'ailleurs.
Oui, il alourdit un peu l'entrée en matière. Wink

nayladream a écrit:Malgré les nombreux plans de relance, elle s’enfonçait dans une crise économique qui la dépassait La crise ou République Terrae ?  
Eh bien... si tu déconstruis la phrase : "une crise économique qui dépassait elle". Et ce "elle" n'est que l'écho du sujet principal de la phrase : "elle", c'est-à-dire la "République". Pourtant, la République est mentionnée dans la phrase juste au-dessus.

nayladream a écrit:et usait tous les efforts des différents ministres ; ceux-ci ? Pas très clair en tout cas pour moi
L'utilisation d'un "celui-ci" n'est usé que pour reprendre le dernier groupe nominal employé. En l'occurrence, "les différents ministres".
Tu m'inquiètes un peu, parce que en théorie, c'est de la grammaire simple. Mais si tu as des soucis de compréhension, c'est peut-être qu'il y a confusion dans le texte depuis le début.

nayladream a écrit: Si un tel scénario se réalisait, ce serait la fin d'une utopie... [Je pense que tu as encombré ta phrase. Pas besoin d'en rajouter, on comprend la fin de l'utopie, puisque "utopie" est déjà un mot fort. Ajouter "la plus grande"  sous-entend qu'il y'en a d'autres. Je ne sais pas si c'est ce message que tu veux faire passer.
Euh oui... ^^
Mais... j'aime pas du tout ta proposition, qui fait perdre tout écho à l'annonce.
Et sinon, oui, des utopies il s'en créée à peu près toutes les minutes, pour tout le monde. Celle-ci est un peu plus grande parce qu'elle est partagée par un monde entier.

nayladream a écrit:
« Comme vous dites, dit l’homme. Il ne fait pas bon vivre aujourd’hui. »
Le garçon acquiesça. Il n’aimait pas vraiment parler de ce sujet ; il l’angoissait. Néanmoins, son voisin semblait enclin à la discussion. Tu vois, ici, j'ai un très bon exemple pour pointer le fait qu'il y a une incohérence de niveau de langage. "Il n'aimait pas.... ( et plus loin)... semblait ( attention verbe faible) enclin à la discussion
Euh... "sembler" n'est pas un verbe faible par contre.
Il l'est que seulement s'il est employé pour s'associer à un autre verbe d'action. "sembler faire", "sembler sourire", "sembler chanter" etc. Or, ici, le verbe "sembler" est utilisé dans son champs d'action naturel : le reflet d'un état, le semblant. On ne peut pas dire "il était enclin à la discussion", parce qu'on n'en est pas certain. Mais "au vu de sa façon de reprendre la parole, il a l'air d'être un homme qui est enclin à la discussion".

Et où est l'incohérence du coup ? Tu ne l'expliques pas.

nayladream a écrit: Sokolov, je présume ? Aucune précision la dessus auparavant ? Qu'est-ce qui le fait deviner que c'est Sokolov ? Tu ne donnes aucune indication de combien d'universités il y a, il n'y en a qu'une ? Qu'est-ce qui fait dire ça à l'homme ?
Peut-être parce que l'Université Sokolov est à Saint-Pétersbourg, et que ce train a démarré à Saint Pétersbourg... et que les usagers de la ligne ont de fortes chances d'être des "russes" qui fréquentent cette université là...
Comme par ailleurs, plus tard, Arthur se doutera que l'homme est un fonctionnaire de l'Etat russe. Parce qu'il a la tenue du fonctionnaire et qu'il est parti de St Pétersbourg lui aussi.

nayladream a écrit:Arthur se tut ; il n’aimait pas ( Répétition verbe " aimer")non plus
Elle est un tantinet volontaire cette répétition... d'où la présence du "non plus".

nayladream a écrit:que ses études étaient peut-être ( sans doute )vouées à l’échec à cause d’un déficit budgétaire.
Il y a une nuance large comme un canyon entre un "peut être" et un "sans doute", non ? ^^

nayladream a écrit:Son père excellait en la matière ( Tu peux supprimer cette phrase puisque tu donnes sa fonction juste après)[/color]. Il aurait préféré qu’il aille en médecine, comme lui, et qu’il rejoigne le Centre Hospitalier de Saint-Picpus, là où il dirigeait une équipe d’urgentistes.
Sûrement.
D'autant plus que je n'aime pas vraiment le verbe "exceller" finalement. Smile

nayladream a écrit:Mais ( en trop ) depuis tout petit, Arthur adorait l’Histoire, prenait plaisir à lire les exploits de Napoléon Bonaparte et préférait les journaux télévisés des chaînes publiques aux dessins animés. Et par-dessus tout, il aimait Répétition refaire le monde avec son ami Julien, vieux camarade de classe rencontré dès en trop  les premiers pas de sa vie et( Tu ne penses pas couper ici ? Et refaire une nouvelle phrase, je ne sais pas je soulève la question , mais ça doit être moi qui aime les phrases coupées tongue Neutral ) qui l'avait suivi jusque sur les bancs du lycée Victor Hugo, à mi-chemin entre les gargouilles de Notre-Dame de Paris et les gravillons du champ de Mars. Il avait opté pour une voie intellectuelle et académique ;( pas de lien de cause à effet ici ? " tandis que son ami...? Julien s’était destiné à l’armée et notamment aux forces spéciales.
  • Ok, pour les parasites comme "Mais" et "Et". C'est un sale défaut que j'ai d'en rajouter plus que de raison
  • si on supprime le "dès", on met quoi à la place ? La phrase ne veut plus rien dire sinon
  • Ok pour la coupure. Ce serait pas une mauvaise chose en effet
  • c'est marrant, tu m'as fait supprimer toutes les conjonctions parasites (Mais, et etc.) et tu voudrais ensuite que j'insère un "tandis que" ? ^^ LE point-virgule est justement là pour éviter le "tandis que" Wink


Merci pour la relecture Smile.
Juste pour revenir rapidement dessus : je ne suis pas du tout en train de faire un livre au "langage soutenu". En fait, ça me fait l'effet d'un "lui il fait de la littérature" quand un non-écrivain parle d'un écrivain.
Je ne cherche pas forcément le langage soutenu, je recherche le langage qui s'adapte à ce que je veux exprimer. Je respecter une certaine forme de beau langage, je veux bien le croire pour ce texte ci, mais je ne suis pour autant ni dans l'obsession ni dans la quête du terme le plus académique et ennuyeux du Larousse à chaque fois que je rédige un extrait Wink.

Par contre, ce qui m'embête un peu, c'est que tu ne donnes jamais ton avis sur le contenu. Je suis d'accord qu'on est un peu là pour travailler sur la forme du récit... mais si on ne prête même plus attention au sujet même de l'écrit, c'est un peu embarrassant. Le livre est quand même écrit pour un message ; s'il n'est pas bien reçu, tous les beaux langages soutenus n'y feront rien tongue.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mar 25 Juin 2013 - 19:34

Merci pour ta bêta-lecture ! Smile
J'ai mis un peu de temps à répondre, et pourtant, je l'avais remarquée samedi après-midi. Wink
Ceci dit, pense bien à commenter dans le fil des commentaires, et non juste après le texte - qui est réservé pour la publication des extraits. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai mis un peu de temps à réagir tongue

A la lecture de tes remarques, je me demande pour quelques unes d'entre elles... si tu avais vu que d'autres extraits étaient publiés avant celui-ci. Ils pourraient répondre à quelques de tes questions.
Pour te resituer, on est à la fin du troisième chapitre Wink.

Elfe d'Argent a écrit: si bien que l’œil perçant de la nation dessiné en leur centre se balançait de gauche à droite et donnait l’impression d’embrasser tous les automobilistes de son regard. j'aime bien l'image de ce drapeau
Ce drapeau est supposé être le symbole de la société républicaine. J'aime bien lui donner une image forte, à travers sa connotation - assez facile dois-je avouer.
Merci Smile

Elfe d'Argent a écrit:mais aujourd’hui une vingtaine demeurait fermée j'aurais mis demeuraient fermés
Je crois que les deux orthographe sont à présent tolérés.
Mais j'ai la facheuse tendance à rester "puriste" et accorder strictement avec "la vingtaine", soit un nom féminin singulier.

Elfe d'Argent a écrit: – et ne put plus pas joli ça fait un peu pot d'échappement LOL avancer davantage.
Pas faux.
A revoir Wink

Elfe d'Argent a écrit:Peut-être fallait-il attendre encore vingt-cinq ou quarante contrôles avant que ce soit?  leur tour ;
Je trouve que ça alourdit un peu... ^^"

Elfe d'Argent a écrit:Arthur n’était pas impatient, tout le contraire de son ami qui s’agaçait déjà de la situation. Il Julien ou Arthur? tapotait la boite de vitesse avec des doigts nerveux.
Mince, j'ai pensé que ce serait fluide. Puisqu'il y a qu'un qui est agacé et qui pourrait donc tapoter sa boîte de vitesses... ^^"

Elfe d'Argent a écrit:Le caporal donc ce sont des soldats
Julien est le seul soldat dans cette scène.
En bref résumé : Arthur est son meilleur ami, étudiant à St Pétersbourg, qu'il ramène de Berlin après que le train (reliant la Russie à la France) a été interrompu de façon assez brutale par les « agents ».

Elfe d'Argent a écrit: La fumée investit d'habitude ça envahit plutôt 
"investir" a un petit coté plus agressif qui me plaît bien. C'est si dérangeant ? ^^


Elfe d'Argent a écrit:après avoir remercié les services de Julien.Julien pour ses services?  
Eh bien disons que ma formule évite justement un "pour" assez lourdeau dans les textes. ^^

Elfe d'Argent a écrit:Ce soir là, la pleine lune éclairait les nuages bas mais aussi les feuillages des arbustes et les contours des pierres apparentes de la maison. jolie cette description
C'est ça qui est intéressant dans la bêta-lecture.
Je ne me souviens pas avoir vraiment travaillé ce passage descriptif là pour être jolie, et tu aimes bien. Alors qu'à d'autres endroits, j'ai fait des efforts, et on le remarque pas, ou on n'aime pas.
Merci, même si ce passage n'a pas été l'objet d'une réelle intention de faire joli Smile

Elfe d'Argent a écrit: Caporal, dit-il après avoir à peine sourciller sourcillé lorsqu’il vit le grade de son interlocuteur.
Bien vu !

Elfe d'Argent a écrit: là où le train de Saint-Pétersbourg a subi bizarre je trouve que le verbe ne convient pas quelqu'un subit mais un train?
Tu rencontres l'un de mes péchés mignons dans ma rédaction ^^".
Plus jeune, je personnifiais tout ce qui bougeait, au point d'en être sacrément pas digérable à la lecture.
Aujourd'hui, j'ai calmé mes ardeurs, mais je reste très adepte d'une formulation un peu décalée pour présenter les choses. Et en quelque sorte, j'apprécie placer le train comme une "chose" qui peut subir les agressivités extérieures.
D'ailleurs, dans le passage de Berlin, les extraits avant, le train est totalement personnifié comme une victime auscultée sur la table d'un légiste. Smile

Elfe d'Argent a écrit: sans qu’il fût averti des récents évènements. ça sonne en en mais je pense que c'est difficile à éviter Incrédule,
On pourrait mettre "des derniers événements". Mais je crains que cela ne soit une répétition avec un autre "dernier".
En revanche, et peut être sans le vouloir, tu m'as montré une erreur d'accent sur "événement" ^^.

Elfe d'Argent a écrit:Mes réactions après lecture: un texte qui se lit bien même si le thème abordé est assez banal. J'ai pris plaisir à cette aventure et espère que mon avis te sera utile. 
Les avis sont toujours utiles, et merci pour le temps que tu as consacré à ce décorticage en bonne et due forme Wink.
Qu'entends tu cependant par "thème assez banal" ? Smile

Bonne soirée à toi Wink.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Mar 25 Juin 2013 - 21:28

C'est vrai, tu as tout à fait raison, je n'ai soulevé que les petits détails de ton début de roman, et je n'ai pas soulevé le Fond . cela dit,je ne possède pas ta capacité d'analyse. Mais j'ai aimé ton extrait, d ailleurs, je te l'ai déjà exprimé au début, à mon arrivée ici. Et comme je l ai déjà lu en entier, je te fais une nalyse complète avant la fin de la semaine, vu que je ne bosse pas avant le 3/7.
Et je ne ferai que parler des extraits^^
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  nayladream le Mer 26 Juin 2013 - 20:10

Voici mon avis et mes humbles impressions sur le fond et le scénario.

Toutes mes excuses pour ne pas avoir fait cette analyses plus tôt. Je pensais que les bêtas se limitait à juste noter les imperfections d'un texte. Je ne pensais pas qu'on pouvait élargir ce champs au delà de la correction. Bien allons-y !
N'oublie pas que j'ai passé touuuuuuute mon après-midi dessus, et je viens de finir cheers

Donc Terrae Républica est un monde vu comme le notre, mais qui n'est pas notre bonne vieille planète. Bagdad tient les ficelles, n'est ce pas ? Terrae est gouverné par un seul présent, et du fait de la crise économique, les délégations veulent quitter l'assemblée de Bagdad pour rejoindre celle de la Chine. Les "Agents" se proclament à part de cette république, mais sont vu plutôt comme une menace.

Je vais commencer par commenter le premier extrait :

Pour ce qui de l'ambiance, tu nous mets immédiatement dans le bain ( description de Berlin) à part. Elle est bien vue du point de vue d'Arthur. Il la dépeint de façon inquiétante et on ressent vraiment sa peur de vivre dans cette république. L'ambiance que tu as instaurée m'a renvoyée à une époque que j'aurai située dans les années trente  puisque tu ne nous renseignes pas sur la date. Je peux me tromper, mais c'est ce qui ressort de ma vision.
Quand on pense à Berlin, on est tout de suite renvoyé à son historique noire ( la notre ) avec l'époque d'Hitler etc... Est-ce voulu la désignation de cette ville. Difficile de s'imaginer le Berlin de Terrae Prépublica puisqu'on axe tout de suite nos pensées vers le Berlin de l'époque que j'ai cité. C'est une impression.

Pour l'ambiance du train :

Le scénario s’enchaîne sans problème. Je l'ai dévoré sans m'arrêter. Rien ne manque à la compréhension. Les idées sont claires et bien construites. Et le climat que tu as installé ici est plutôt bien réussi. Là aussi, le point de vue est retranscrit par Arthur, un personnage auquel je me suis attaché par son côté observateur, mais par son vécu interne. On ressent de ses émotions la scène, la crainte des passagers, son angoisse quand les "agents" pénètrent dans le wagon et fouillent chaque compartiment. La tension monte plus d'un cran et on sent aussi l'impuissance d' Arthur à réagir face à la mort imminente du dénommé " Nicholas".
Je dirai que ce passage m'a tenue en haleine parce que c'est à partir de là que j'ai commencé à m’intéresser à la suite, quand la femme a parlé à sa victime :

« Nicolas Berkanov, vous n’avez pas répondu à l’appel de l’Empire »
« Nous sommes déçus de votre comportement, Nicolas. Il aurait été moins désagréable de faire ce que nous avons à faire autre part. Qu’il en soit ainsi néanmoins. »

On se pose un tas de questions. Qui est Nicholas ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle lui dit cela avant de le tuer, de sang froid ?
Je commence à faire le lien avec le journal, mais cet pensée traverse à peine ma tête à ce moment là. Parce que je me dis, pourquoi Nicholas lui a-t-il remis le journal ? Quelle importance pour la suite ? Ces agents m'intriguent. Qui sont-t-ils ?
Très bonne introduction. Elle est bien réfléchie et posée de façon cohérente.
Deuxième extrait:

Questions !?
Pourquoi réquisitionner tant de monde pour un meurtre qui a eu lieu sans un compartiment ? Ne savent-ils pas avec qui Nicholas se trouvait ?
Une dizaine ne leur suffit pas ? Pourquoi tous ces gens ?

Cette réplique de l'officier :
« Et que personne ne déroge à cet ordre. Je ne suis pas d’humeur à plaisanter. »
Je la trouve en trop, lourde peut être, ou pas assez crédible, je ne sais pas ☺. Même formulée sur un ton bas. J'ai tiqué dessus par rapport à la fluidité du reste des dialogues ,qui eux, s’enchaînent bien.
Pour le dialogue et le fond entre l'échange de l'officier Barbossa et Arthur, je le trouvais précis, l'interrogatoire est bien mené, cependant, j'ai failli décrocher lorsque Barbossa commençait à soupçonner Arthur. Là, je trouvais l'interrogatoire un peu long et fastidieux sur la fin. ☺
Ps: Pourquoi il ne lui demande pas sa carte d'indenté ? Parce qu'arrivé en territoire belge, l'officier la demande, mais là l'agent ne lui demande pas en plein interrogatoire ???☺


Chapitre 2 :

La description de la foule dans le commissariat me renvoie, là aussi, à une atmosphère lointaine, très ancienne. Elle est très intrigante et donne un goût particulier à la scène d'attente. Tu décris bien cette ambiance qui s'allonge dans le temps, avec des heures interminables  non fixe. Très étrange comme phénomène, puisque tu as réussis à créer cette attente à travers la vision des gens. Bravo♥ ( fallait bien qu'il y'ait un coeur quelque part! Bon, je redeviens sérieuse, concentrons nous! ^^)

Ce que j'ai moins apprécier, c'est la description pour dénoncer les citoyens criminels etc...

Parfois, la police annonçait l’arrestation de perturbateurs dans tel ou tel territoire et félicitait le comportement des citoyens locaux qui avaient fait appel à leur service. Aujourd’hui  la présidence d’Alphred Mernine marquait un désintérêt de plus en plus prononcé pour cette pratique.

Je trouve que tu peux la simplifier, très lourde, car elle sonne faux ici. C'est un effet ressenti. Et la dénonciation ne sonne pas vraiment comme un fait grave, mais comme un fait tout à fait banale. Je ne sais pas si c'est l'effet recherché. Je le note mais tu en fais ce que tu veux ☺

Extrait 2 :

Petite note, sans que je revienne dessus plus tard: Cigarette trop présente dans tes extraits, est-ce aussi calculé ?
Pense aux lecteurx qui ne fument pas ☺ à moins que c'est pour dénoncer un phénomène de société, et là, je m'incline.

" The agent will kill you" m'intrigue vraiment. Est-ce qu'il accuse Arthur ? Les citoyens en particulier ? La société ? Pourquoi ils tuent les gens ?
Donc je pense avoir compris pourquoi, je t'enverrai un message mp et tu e confirmeras ou non la réponse, ou pas, si tu veux maintenir cette réflexion pour que d'autres la devine. Très judicieuse cette réplique ♥

Moins aimé la scène avec le buraliste, puisque cet adorable Arthur est tombé dans mon estime. De "attachant" il est passé à " quelqu'un qui a des préjugés". Très déroutante sa pensée. Ce qu'il pense du buraliste est assez méprisant. La vision du point de vu du buraliste est assez triste aussi.
"Français fièreté historique"
Que veut l'auteur exprimer par là ? Fières de caractère ou la légendaire fièreté française ?
Tu soulèves une bonne réflexion des deux visions . Intéressante,  peut être assez explicite. Elle passe mais la vision d'Arthur me perturbe un peu.

Extrait 3 :

La relation entre Julien et Arthur est assez ambiguë. Cette manière détournée, utilisé par le biais d'un parfum ressenti par une fille sonne très fausse. Comme si Arthur n'assume pas vraiment ce qu'il pense de Julien. Utiliser une tierce personne pour décrire ce qu'Arthur ressent vraiment se ressent aussi à travers le lecteur. Un sous-entendu qui passe pas mais dissimulé ainsi perturbe un peu. Si Julien est un frère, il faut lui accorder un caractère propre sans détour. Si Julien est plus que ça, un ami intime, lui accorder sa place dans cet extrait sans allusion.
Je sens comme si pour Arthur, il est évident que Julien tient une place d'importance, sauf qu'il ne la prouve pas à nous, lecteur. Le fait de détourner cette attention qui lui revient de droit, lui enlève ce droit. Le fait que la fille trouve qu'il sent bon a-t-il son importance ici, au lieu que ce soit Arthur qui le pense. La relation sonne étrange et pas nette.
Cela dit, c'est la vision qui en ressort de cet extrait, et je ne l'aurait pas relevé si ce détail ne pas fait tilté. ☺

Chapitre 3:

J'ai vraiment apprécié ce passage, retranscrire une analyse à travers un communiqué de presse par le biais d'une écoute station radio. Très bonne idée je trouve.
Je n'apprécie pas la politique donc pas de commentaire, mais le réveil d'Arthur dans la voiture a éveillé ma curiosité sur la complicité qui s'installe enfin, de façon naturelle, avec nos deux personnages phares, Julien et lui.
J'ai pu enfin décelé la timidité d'Arthur, l'innocence, le côté réserve et en retrait mais sans se dépêtre de son esprit critique, presque passif je dirai, en contraste avec Julien qui est plus sûr de lui. On sent pourquoi le narrateur lui dessine un portrait de soldat, maître de lui. Il a un côté rassurant, et Arthur a un côté fragile  Du coup, l'alchimie passe bien. Deux signes contraires se complètent. ☺

Extrait 2:
L'analyse que tu dépeins sur les classiques modernes est perçu très formel, comme si on lisait une définition sur Wikipéa. Elle est très distance et moins impliqué dans le récit, je trouve. Elle donne un point de vue ensemble, alors que j'aurai aimé la voir intégré dans le ressenti d'un des personnages. Dans le passage que je te cite ci dessous :


lumières et quelles étaient les nouveaux secrets architecturaux découverts dans la froide mais magnifique capitale russe, Saint-Pétersbourg. Une troupe de théâtre s’était installée dans le grand opéra Roosvelt, non loin de la place de la Concorde, et Julien lui recommanda l’une de leurs représentations ; il connaissait les goûts prononcés de son ami pour les planches et la poésie. La critique avait vanté leur mérite et surtout leur art très séditieux, en opposition avec l’ouvrage culturel de la République. Ceci intéressa particulièrement Arthur qui se lassait beaucoup des classiques actuels : un contexte moderne – pour ne pas dire ordinaire – une histoire basée sur les mœurs populaires et une conclusion moralisante. Rares étaient les salles qui proposaient des textes dissidents, qui faisaient l’apologie des rois d’antan, de leurs tragiques mésaventures et de leurs plus terribles instincts. Le public ne trouvait cette formidable insubordination culturelle qu’en France ; l’un de ses actuels représentants, élu par Paris et qui siégeait à Bagdad avec six autres patriotes, Georges Cherasse, appartenait à ces amoureux des lettres et des arts. ☺ Il refusait la réforme culturelle, établie depuis plus de quatre-vingts ans, et s’il avait été assez âgé pour vivre son instauration, il aurait manifesté lui aussi dans les rues, jeté quelques pavés et scandé plusieurs vers incisifs à la mémoire des esprits intellectuels trépassés.

Le deuxième passage souligné en gras est plus conforme. Tu vois la différence ?
Le passage ou ils discutent ensembles de tous ça, et quand Arthur prend le relais de ses pensées, en précisant son affection pour Georges Cherasse.

Je pense amener l'idée de façon plus impliquée impliquerait d'avantage, puisque j'ai décroché à ce passage, dès le début.
Quand Arthur prend le fil de cette analyse, on sent tout de suite sa conviction et l'idéologie.

*
Après ce passage, l'ambiance devient bon enfant, plus conviviale, et moins inquiétante  Une ambiance intéressante quand on rentre en territoire Belge.
Et la façon dont Julien amène sa confession, son mensonge est aussi intéressante  Elle est amenée dans un climat favorable et apprêté à ce genre de déclaration pas très bonne à entendre. Le contraste là aussi d'une ambiance presque festive et l'annonce d'une mauvaise nouvelle sont très bien exploitées. Qui rebondit aussitôt sur une autre mauvaise surprise ; La voix de la femme, Arthur qui s'évanouit suite à ça, et l'annonce de l'arrivée des "agents".

Bravo pour avoir menée ces étapes, on ne sent à aucun moment un défaut, puisqu'encore une fois, on ressent la panique des occupants du pub, les perso. en arrière plan ; rien n'est laissé au hasard.


Question ?
La voix se passe dans sa tête, ont-ils un pouvoir magique ??? Non, je plaisante... Je continue.

Pour finir :
Que de péripéties arrivent à nos deux personnages en quête d'un climat favorable ♥, et avant qu'il n'arrivent à Paris ☺
Tout le long de tes chapitres, on sent cette nostalgie crée par les deux personnages, et la température inquiétante provenant de la Terrae Républica.
Je ressens également une lassitude derrière ces quelques lignes, mais qui n'ont rien avoir avec le rythme entraînant du récit, qui se dévore très vite.
Petit bémol ; sauf pour les passages ou tu parles martiens Politique ☺.
Issue positif ♥


Ah, j'oubliais, je n'oublie bien entendu pas tes jolies tournures, tes figures de styles qui restent toujours un plaisir pour la lecture. Je confirme mes premières impressions sur tes écrits. Tu mérites le statut d'écrivain. Bon alors, à quand l'édition ????
avatar
nayladream
Talent Expérimenté
Talent Expérimenté

Féminin Nombre de messages : 263
Age : 37
Localisation : Ile de France
Votre talent : Écriture
Points : 87
Date d'inscription : 27/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 27 Juin 2013 - 10:47

J'ai bien vu ton commentaire.
Mais répondre pendant ma pause de midi serait un peu du travail bâclé ^^".

Je reviens vers toi au plus vite !

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum