Commentaires "Ombre et Lumière"

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  L'Un Seul le Dim 18 Déc 2011 - 8:47

Parce que tu croyais, ô tyran, que je n'oserais m'opposer à tes écrits !

Pauvre fou.

*Bon, tu commences peut-être à le savoir, je suis du genre pinailleur et à l'affût du plus petit détail. Donc, peace ; je ne suis qu'un homme et mes commentaires n'ont de valeur que celle que tu voudras bien leur accorder.*

Spoiler:
Pacô a écrit:Le vent faisait parfois tanguer leurs vieilles carcasses [Je n'aurais pas mis de "s" parce que les wagons n'ont qu'une seule carcasse.]bardées de la griffe bleue « SCTE » mais ils poursuivaient inexorablement leur chemin le long des collines ensommeillées.[Un peu redondant, par rapport à "somnolent", plus haut.]

Pacô a écrit:Malgré le soleil levant derrière les lourds nuages, [L'usage du "Malgré" est annulé par l'adjectif "lourds", relatif aux nuages, dans la mesure où de "lourds nuages" sont, à mon sens, opaques et n'ont pas pour particularité de bien laisser passer la lumière.] l’aurore restait obscure et seuls les phares projetaient un pâle halo malade [Je ne sais pas si le mot "malade" renvoie à "tuméfié" - champ lexical oblige -, cependant, je me demandais si tu ne pouvais pas renforcer le côté "chirurgical" - comme le jet de lumière blanc laiteux que le médecin projette sur nos plaies - de la lumière pour, justement, renforcer l'adjectif qui suit, donc, "tuméfié" ?]sur le paysage tuméfié alentour. [Superflu. Le mot "paysage" remplit sa fonction à merveille.]
Pacô a écrit:Ces plaies béantes vomissaient ça et là des monticules de terres et toute cette nature souffrait en silence, dans les quelques heures de répit que leur offrait la nuit. [Comment cela se fait-il ? Peux-tu expliquer, ou non, en quoi la nuit procure quelques heures de répit ?] Cette torture écologique s’étendait au loin, vers l’Est. Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte sans éprouver le moindre dégoût.[J'aime bien.]

Pardonne-moi mais je dois m'arrêter là. Je te transmets déjà quelques commentaires ; libre à toi d'y réagir ou d'attendre que j'en finisse avec ton texte - mouhahahahaha.

Bonne journée sur la Terre !
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Dim 18 Déc 2011 - 17:16

Premièrement, merci pour ton commentaire Smile.
Reprenons un peu détails tes premières remarques, parce que je ne suis pas contre tout !
L'Un Seul a écrit:
[spoiler]
Pacô a écrit:Le vent faisait parfois tanguer leurs vieilles carcasses [Je n'aurais pas mis de "s" parce que les wagons n'ont qu'une seule carcasse.]bardées de la griffe bleue « SCTE » mais ils poursuivaient inexorablement leur chemin le long des collines ensommeillées.[Un peu redondant, par rapport à "somnolent", plus haut.]
Je ne suis pas vraiment d'accord pour le singulier de carcasse. Même si les wagons appartiennent au même train, ils ont chacun leur propre carcasse. La logique veut qu'on parle de plusieurs carcasses, comme chaque wagon vu comme un élément distinct ; sinon on aurait parlé de la carcasse du train, non ?

Je préfère aussi garder "ensommeillées" ; plutôt que de parler de redondance je vois davantage un certain renforcement du champs lexical du "sommeil", voire de "la fin de sommeil". Le livre s'ouvre et l'histoire s'éveille.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Malgré le soleil levant derrière les lourds nuages, [L'usage du "Malgré" est annulé par l'adjectif "lourds", relatif aux nuages, dans la mesure où de "lourds nuages" sont, à mon sens, opaques et n'ont pas pour particularité de bien laisser passer la lumière.]
Oui et non. Si le soleil se lève derrière les lourds nuages, on peut imaginer que les rayons passent par-dessus ces gros nuages. Du coup, cette situation est bel et bien un contraste avec l'aurore obscure.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:un pâle halo malade [Je ne sais pas si le mot "malade" renvoie à "tuméfié" - champ lexical oblige -, cependant, je me demandais si tu ne pouvais pas renforcer le côté "chirurgical" - comme le jet de lumière blanc laiteux que le médecin projette sur nos plaies - de la lumière pour, justement, renforcer l'adjectif qui suit, donc, "tuméfié" ?]sur le paysage tuméfié alentour. [Superflu. Le mot "paysage" remplit sa fonction à merveille.]
=> Je suis plus dans le champs lexical d'une nature malade que d'une nature opérée de façon chirurgicale. On peut à la rigueur parler de "meurtrie", mais ce paysage, je le vois comme quelque chose de très infecté, comme s'il avait des plaies suppurantes.
=> Je suis d'accord pour "alentour". Je le retire. Ne devrait-on pas pour autant parler de "ce paysage tuméfié" alors ?

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Ces plaies béantes vomissaient ça et là des monticules de terres et toute cette nature souffrait en silence, dans les quelques heures de répit que leur offrait la nuit. [Comment cela se fait-il ? Peux-tu expliquer, ou non, en quoi la nuit procure quelques heures de répit ?]
La nature n'est pas meurtrie par les industries pendant la nuit ; il y a aussi l'idée que la nuit cache un peu ses plaies à la vue. Du coup, elle a un peu de répit.
Devrais-je le préciser ? J'ai peur néanmoins que ça fasse un peu lourd.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:
Cette torture écologique s’étendait au loin, vers l’Est. Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte sans éprouver le moindre dégoût.[J'aime bien.]
Thanks Smile.

Tu es tout pardonné Wink.
Impatient de voir la suite de ton commentaire ; et merci encore !

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  L'Un Seul le Dim 18 Déc 2011 - 19:01

Je réagis rapidement à deux de tes contre-commentaires, parce que j'aime bien ça - je l'admets. Je tenterai de poursuivre la bêta-lecture ce soir, ou, au pire, la semaine prochaine.
Mais ne t'en fais pas, je ne t'oublie pas !

Pacô a écrit:Oui et non. Si le soleil se lève derrière les lourds nuages, on peut imaginer que les rayons passent par-dessus ces gros nuages. Du coup, cette situation est bel et bien un contraste avec l'aurore obscure.
Le mot "lourd" implique une notion de pesanteur, "d'ampleur" - amplitude et donc, je pense : "ciel encombré" -, ce qui, pour moi, s'oppose de manière trop virulente au "Malgré" du début.
Pacô a écrit:La nature n'est pas meurtrie par les industries pendant la nuit ; il y a aussi l'idée que la nuit cache un peu ses plaies à la vue. Du coup, elle a un peu de répit.
Devrais-je le préciser ? J'ai peur néanmoins que ça fasse un peu lourd.
Certes, la nature n'est pas meurtrie par les industries pendant la nuit, il n'empêche, elle panse ses plaies, non ? Par conséquent, la notion de "répit" mériterait d'être offerte en contraste avec le fait que la nature tente de guérir, de se régénérer avant le début du jour.
Qu'en penses-tu ?

Merci pour ce débat.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Dim 18 Déc 2011 - 20:39

L'Un Seul a écrit:
Le mot "lourd" implique une notion de pesanteur, "d'ampleur" - amplitude et donc, je pense : "ciel encombré" -, ce qui, pour moi, s'oppose de manière trop virulente au "Malgré" du début.
Oui, "lourd" implique une notion de pesanteur et d'encombré. Mais comme le soleil se lève derrière cette pesanteur, on pourrait penser que sa lumière s'élève au-dessus de cet amas.
D'où le malgré, qui pourrait se résumer : "malgré la lumière qui s'élevait derrière cet amas, l'aurore restait obscure."
J'avoue néanmoins que si cette remarque est soulignée par encore une ou deux personnes, je reconsidérerais mon jugement.

L'Un Seul a écrit:
Certes, la nature n'est pas meurtrie par les industries pendant la nuit, il n'empêche, elle panse ses plaies, non ? Par conséquent, la notion de "répit" mériterait d'être offerte en contraste avec le fait que la nature tente de guérir, de se régénérer avant le début du jour.
Qu'en penses-tu ?
Je ne cherche pas à montrer que la nature panse ses plaies ; malheureusement, cette nature meurt à petit feu. Comme un malade en phase terminale, elle ne se soigne plus mais profite au contraire des rares moments où son affliction lui laisse un peu de repos.
C'est dans cette idée là que j'ai créé cette image : la nature berlinoise a été trop torturée pour espérer une rémission. Ces gros trous béants dans sa terre sont mortels ; la nuit ne lui sert pas à se régénérer - c'est court une nuit, et puis, c'est le soleil qui régénère je crois - mais plutôt à souffler un petit coup avant la prochaine torture.

En effet, ce débat est agréable.
Je patiente jusqu'à ton prochain commentaire Smile.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Zéli le Dim 18 Déc 2011 - 23:21

Coucou !

Alors voici mes commentaires temporaires Smile


Dans le résumé :

... triés sur le volet, le jeu des pressions politiques divisent le monde et menacent même la paix établie depuis ...
Euh alors là j'ai un doute mais quand même il me semble bien que c'est LE JEU des pressions qui divise le monde et menace la paix. Pour moi les verbes devraient donc être au singulier.

Dans le premier extrait :

Recroquevillé sur son sac, le jeune homme grimaça : les courbatures de ce sommeil improvisé et imprévisible l’élançaient de la nuque aux reins.
Les deux points me font bizarre. Mais j'aurais du mal à expliquer pourquoi, d'autant que je suis pas une reine de la ponctuation. Cette remarque est donc peut-être à ignorer, mais je voulais la faire quand même Embarassed

... les chaussées s’effritaient le long des trottoirs, eux-mêmes embarrassés de feuilles et de détritus.
Là, j'enlèverais le "eux-mêmes", je trouve que ça alourdit la phrase.

... mais l’on ne s’était que très peu attardé sur les détails plastiques.
Je ne comprends pas cette image de "détails plastiques". No

... dans une crise économique qui la dépassait et qui usait tous les efforts des différents ministres qui jouaient aux chaises musicales à chaque fois que la population ...
Trop de qui à mon goût dans cette phrase. Peut-être déjà supprimer le qui de "qui usait", ça fonctionnetrès bien sans. Mais même comme ça, ça me fait encore un peu bizarre.

Julien s’était destiné à l’armée et notamment aux forces spéciales
L'utilisation ici de notamment me fait bizarre. J'ai l'impression qu'il fait d'autres choses, dont les forces spéciales. Je mettrais plutôt "et plus précisément". Mais ceci n'est qu'une impression personnelle, le sens du mot notamment étant bien "en particulier", son utilisation ici est tout à fait correcte.

Et malgré la distance, il ne manquait jamais de s’appeler et ...
IlS ne manquaiENt


C'est tout pour le moment ! Wink

J'ai tout lu, ais il est un tard pour commencer des commentaires plus en détail. (Oups, je croyais pas qu'il était si tard Surprised )

Bonne nuit !!
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Dim 18 Déc 2011 - 23:44

Bonsoir,

J'ai effectué - et mis à jour - les fautes relevées dans l'accroche et le premier extrait.
C'est dingue comme elles ont pu passer entre les filets de tout le monde o_O.

Sinon, pour la phrase des "qui", j'ai changé comme ceci :
En effet, la République Terrae mordait la poussière ces dernières années. Malgré les nombreux plans de relance, elle s’enfonçait dans une crise économique qui la dépassait et usait tous les efforts des différents ministres ; ceux-ci jouaient aux chaises musicales à chaque fois que la population sortait dans la rue.

Pour les deux points, je préfère les garder et pour "notamment", je le trouve plus esthétique que "et plus précisément".
Enfin, pour "détails plastiques", "plastique" est le terme exact pour parler d'un relief architectural ou artistique. Tu retrouves d'ailleurs le terme "plastique" dans "art plastique" ou encore dans la "chirurgie plastique".

Ne crois pas que j'expédie ton commentaire, mais j'attends aussi un peu ton ressenti sur l'ensemble - et je fatigue moi aussi. J'ai juste préféré parer immédiatement à la rectification de ses fautes d'orthographe qui me font encore froid dans le dos pale.

Bonne nuit !


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Commentaire L'un Seul

Message  L'Un Seul le Lun 19 Déc 2011 - 17:04

Pacô a écrit:Recroquevillé sur son sac, le jeune homme grimaça : les courbatures de ce sommeil improvisé et imprévisible l’élançaient de la nuque aux reins.
Pour étonnant que cela puisse paraître, je trouve ces deux termes contradictoires... sauf si tu les intervertis, en commençant donc par "imprévisible" - donc, le sommeil qui le surprend - et ensuite "improvisé - il s'improvise une position confortable pour l'accueillir du mieux possible.
Pacô a écrit:Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest, acheté quelques heures plus tôt sur les quais de Saint-Pétersbourg, et ne lui accorda qu’un œil distrait avant de se replonger dans les articles du quotidien.
Je trouve la structure de cette phrase dissonante, tant sur le fond que sur le forme - surtout sur la forme. J'ai souligné le passage incriminé.
Je m'explique d'avantage : l'agencement des actions présentées dans la phrase me semble mal géré. Tu écris qu'il lit le journal, acheté quelques heures plus tôt, "et lui accorde un oeil discret avant de..." Pour le coup, j'ai du mal à m'exprimer, je ne sais pas, c'est ma mélodie interne qui me le susurre - sa faillibilité me réserve tous les jours des surprises alors, prudence !
Pacô a écrit:Tenue exemplaire des fonctionnaires et témoin de la rigueur économique actuelle, elle reflétait l’austérité et l’autorité exigées par l’État.
Le mot "autorité" est difficile à comprendre dans le contexte. L'autorité des fonctionnaires ? L'autorité des directives économiques ? L'autorité de l'état ?
D'ailleurs, l'usage du verbe "exiger", est peut-être à réétudier.
Ouais, encore une fois, c'est ma mélodie.
Pacô a écrit:Le jeune homme n’était jamais allé à Berlin, mais il n’en avait guère envie.
Ici, je trouve que tu vas un peu vite. Lorsque tu dis "Le jeune n'était jamais allé à Berlin", cela peut sous-entendre, soit qu'il souhaitait y aller, soit qu'il ne le souhaitait pas, soit qu'il n'avait aucun avis sur la question. Sauf que ton "mais" implique, pour moi, qu'il avait déjà un son avis sur la question , ce que le lecteur, lui, n'a pas eu le temps de prendre.
Ou peut-être ta logique fonctionne-t-elle comme suit : puisqu'il n'y est jamais allé, il doit avoir, forcément, développé une certaine curiosité à l'égard de cette vie "mais en fait, non, il s'est renseigné sur le passé de la ville et il n'a guère envie d'y aller."
Si c'est bien ça, je trouve que c'est amené un peu trop vite.

Oh, oui, je sais : quel l'emmerdeur c'ui là !

Enfin, j'aimerais bien savoir s'il compte ou non se rendormir ? Ou si le sommeil l'a définitivement quitté ?
Pacô a écrit:La ville avait été entièrement reconstruite depuis les réformes du gouvernement Larrkhan mais l’on ne s’était que très peu attardé sur les détails plastiques.
Le mot détonne, mais c'est un détail.
Pacô a écrit:« Vous faîtes quoi dans la vie ?
"faites" , non ? Faîte : n'est-ce pas la partie éminente d'une structure ?
Pacô a écrit:Et par-dessus tout, il aimait refaire le monde avec son ami Julien, vieux camarade de classe rencontré sur les bancs du lycée Victor Hugo, à mi chemin entre les gargouilles de Notre-Dame de Paris et les gravillons du champ de Mars.
"mi-chemin" ?
Pas sûr.
Pacô a écrit:[...]Et malgré la distance, ils ne manquaient jamais de s’appeler et de confronter leurs théories sur la refonte de l’univers, lorsque l’occasion se présentait.
J'y crois à fond. Simplement parce que je vis ça avec mon ami depuis plusieurs années, et donc, j'approuve.

Petit ressenti à chaud : Jusqu'à présent, je trouve l'histoire rondement menée ; les informations s'enchaînent intelligemment et l'on découvre peu à peu non seulement l'environnement socio-économique dans lequel va se dérouler ton histoire mais également celui plus intimiste de ton personnage.
Du bon travail à ce niveau-là.
En revanche, j'émets un petit bémol sur le style, un peu terne ; je le trouve trop "lissé", trop "net". J'ai toujours pensé que le style révélait, en partie, les convictions, la taille et la température du feu intérieur et l'investissement de l'auteur dans son processus d'élévation personnelle ou sociale. En fait, j'ai l'impression que tu ne veux prendre aucun risque, et c'est louable, cependant, cette retenue, et bien moi, je la ressens.
Pacô a écrit:L’air était plus frais dehors. Le jeune homme se hâta dans les couloirs silencieux et sûrement encore un peu endormis.
Tu persistes, vieux gredin !
Pacô a écrit:Seule ombre au tableau, une petite tache de naissance, plus foncée que sa peau, marquait un coin de sa tempe gauche et le jeune homme s’arrangeait toujours pour rabattre une mèche de cheveux et ainsi la dissimuler.
J'aime ce genre de détail.

Je te donne un avis général un peu plus tard, si cela ne te dérange pas ; j'aimerais relire, cette fois, sans les réflexes de bêta-lecteur qui vont avec - est-ce possible ?

Tout ce que je peux te dire, pour le moment, c'est que j'aime, et tu peux me croire, je ne dis pas ça comme on distribue ses cartes de visite. Il y a quelque chose, derrière tout ça, et ce quelque chose, je veux le découvrir.

Bon travail, Pacô - si tu me le permets.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Zéli le Lun 19 Déc 2011 - 17:33

Je n'ai pas du tout pris ta réponse comme une expédition des mes commentaires ne t'inquiète pas Smile
Suite du précédent commentaire donc. (J'ai rajouté des trucs par rapport à ma version perdue Twisted Evil )



Commençons par les impressions
générales :
Le début est très descriptif, du coup j'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire parce que j'ai du
mal avec le trop descriptif. Mais j'ai fini par bien accrocher à l'histoire, la preuve, hier je n'avais prévu que de lire le premier extrait, mais arrivée à la fin je voulais savoir la suite … du coup, ben … j'ai tout lu Embarassed (explication de l'heure tardive du post Razz). Il y a quand même quelques trucs qui m'ont fait tiquer, mais je t'expliquerai ça dans la suite des commentaires. Sinon, j'ai beaucoup aimé l'ambiance de l'histoire et j'arrive très bien à imaginer l'environnement dans lequel évolue Arthur.

Littérairement, je trouve que le récit est truffé de belles images, j'adore Very Happy. J'ai retrouvé notamment de « l'encre pleurait sur les mauvaises nouvelles » ou encore « Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte sans éprouver le moindre dégoût. »


Passons à des commentaires plus précis.
Chapitre 1, extrait 2 : rien à dire !

extrait 3 :

Les yeux
perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle et comment lui-même sortirait indemne de cette épreuve.

J'ai du mal avec la dernière partie de la phrase. Il pense à l'inquiétude de ses parents sur le fait qu'il sorte indemne de cet épreuve ? Si c'est ça je trouve ça moyennement bien formulé et sinon je ne comprends pas Embarassed.


Chapitre 2, extrait 1 :
Tandis que Berlin grelottait (il n'y a qu'un t à greloter) au-dehors...
D’autres victimes arrivaient régulièrement, déposéEs (manque une, ce sont les victimes) par les bus …
Soudain, une la (sinon ça veut dire que le bureau a plusieurs porte) porte d’un des bureaux s’ouvrit.
Tous exprimaient la même consternation sur leurs visages (je dirais que c'est au singulier, mais je ne suis pas certaine) lorsqu’ils …


Il y a quelque chose qui me chagrine avec l'interrogatoire (rien à voir avec la citation juste au dessus). Le colonel reproche à Arthur de ne pas lui avoir dit à propos du journal, mais il ne lui demande pas plus d'information. Il lui demande d'être plus précis et le « menace » de rester ici toute l'après-midi mais ne pose pas par la suite de questions précises. En fait j'aime bien les répliques des personnages et leurs réponses du tac au tac, mais je trouve que le dialogue mériterait d'être plus développé, approfondi.


extrait 2 :
... qu’il descendait les escaliers du dehors
C'est pas très agréable à l'oreille « du dehors ». Pourquoi pas plutôt « descendait le perron de l'immeuble » ou quelque chose comme ça ?


Il s’assit sur la dernière marche. ... Arthur fourra sa main à l’intérieur de son manteau et se saisit du précieux papier.
Il me semble que si j'avais menti à un policier et que j'avais peur d'être accusé de complicité je ne sortirais pas le journal en bas des escaliers pour le lire sous leurs yeux.


Créée à l’initiative de la Chine et quelques années après la rédaction de la Constitution de Bagdad …
Je trouve que le « et » alourdit la phrase sans apporter d'information.


... République. ArtHur (manque le h) tourna quelques pages ...


Pour le dernier dialogue je bloque sur la langue. Je suppose qu'ils ne parlent pas en français, sinon la réplique « Vous êtes un français vous aussi » n'aurait plus de sens. Mais s'ils parlent anglais (ou allemand) l'utilisation de mots tels que « Pté », « se mouiller les miches » ou « franchouillard » par exemple, me semble inappropriée.


Voilà j'ai fini, Vivement la suite I love you
PS : merci pour l'explication de
plastique et sinon la phrase en « qui » me paraît mieux maintenant Smile
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Lun 19 Déc 2011 - 20:13

@L'Un Seul : Merci de ton commentaire Wink.
Reprenons et regardons ce que j'ai modifié Smile.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Recroquevillé sur son sac, le jeune homme grimaça : les courbatures de ce sommeil improvisé et imprévisible l’élançaient de la nuque aux reins.
Pour étonnant que cela puisse paraître, je trouve ces deux termes contradictoires... sauf si tu les intervertis, en commençant donc par "imprévisible" - donc, le sommeil qui le surprend - et ensuite "improvisé - il s'improvise une position confortable pour l'accueillir du mieux possible.
J'ai effectué la modification.
Il est vrai que ça sonne mieux en plus.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest, acheté quelques heures plus tôt sur les quais de Saint-Pétersbourg, et ne lui accorda qu’un œil distrait avant de se replonger dans les articles du quotidien.
Je trouve la structure de cette phrase dissonante, tant sur le fond que sur le forme - surtout sur la forme. J'ai souligné le passage incriminé.
Je m'explique d'avantage : l'agencement des actions présentées dans la phrase me semble mal géré. Tu écris qu'il lit le journal, acheté quelques heures plus tôt, "et lui accorde un oeil discret avant de..." Pour le coup, j'ai du mal à m'exprimer, je ne sais pas, c'est ma mélodie interne qui me le susurre - sa faillibilité me réserve tous les jours des surprises alors, prudence !
J'ai changé ainsi :
Face à lui, un homme d’une cinquantaine d’années lisait le News Budapest, acheté quelques heures plus tôt sur les quais de Saint-Pétersbourg. Il ne lui accorda qu’un œil distrait avant de se replonger dans les articles du quotidien.
« Où sommes-nous ?, demanda le jeune passager, la bouche pâteuse.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Tenue exemplaire des fonctionnaires et témoin de la rigueur économique actuelle, elle reflétait l’austérité et l’autorité exigées par l’État.
Le mot "autorité" est difficile à comprendre dans le contexte. L'autorité des fonctionnaires ? L'autorité des directives économiques ? L'autorité de l'état ?
D'ailleurs, l'usage du verbe "exiger", est peut-être à réétudier.
Ouais, encore une fois, c'est ma mélodie.
Huhu, là je vais plus titiller Smile.
Je soutiens plutôt l'utilisation du terme "exigence" ; car c'en est une lorsqu'une sphère publique - ou privée - demande à ses membres de s'habiller de la même façon (= le port d'un uniforme).
Ensuite, oui, il s'agit bien de l'autorité de l'état, comme de son austérité. Cette tenue est grise et très simple, ce qui souligne à la fois son caractère austère - sans luxe mais opérationnel - et autoritaire - une veste grise et taillée sec, ça ne fait pas forcément très rire.

Voilà pourquoi ce serait un reflet de l'austérité et l'autorité exigées par l'Etat - parce que cet Etat, bien que démocratique, est aussi assez autoritaire et bien moins coulant que notre actuel régime politique.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Le jeune homme n’était jamais allé à Berlin, mais il n’en avait guère envie.
Ici, je trouve que tu vas un peu vite. Lorsque tu dis "Le jeune n'était jamais allé à Berlin", cela peut sous-entendre, soit qu'il souhaitait y aller, soit qu'il ne le souhaitait pas, soit qu'il n'avait aucun avis sur la question. Sauf que ton "mais" implique, pour moi, qu'il avait déjà un son avis sur la question , ce que le lecteur, lui, n'a pas eu le temps de prendre.
Ou peut-être ta logique fonctionne-t-elle comme suit : puisqu'il n'y est jamais allé, il doit avoir, forcément, développé une certaine curiosité à l'égard de cette vie "mais en fait, non, il s'est renseigné sur le passé de la ville et il n'a guère envie d'y aller."
Si c'est bien ça, je trouve que c'est amené un peu trop vite.

Oh, oui, je sais : quel l'emmerdeur c'ui là !
Nan, nan, au contraire, même si je ne suis pas d'accord, ça me force à me remettre en question.
J'ai modifié comme suit :
Le jeune homme n’était jamais allé à Berlin, mais il n’éprouvait guère l’envie de la visiter.

L'Un Seul a écrit:
Enfin, j'aimerais bien savoir s'il compte ou non se rendormir ? Ou si le sommeil l'a définitivement quitté ?
Pas vraiment, puisque l'homme semblait déterminé à lui taper la causette et qu'il a ensuite eu envie d'uriner ^^".

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:La ville avait été entièrement reconstruite depuis les réformes du gouvernement Larrkhan mais l’on ne s’était que très peu attardé sur les détails plastiques.
Le mot détonne, mais c'est un détail.
J'ai choisi de prendre un terme spécifique, totalement exact. Quand on parle de détail plastique, en art, ce sont au sujet des courbes, des couleurs et des formes. L'art plastique, c'est le fait de créer des choses en relief, par exemple.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:« Vous faîtes quoi dans la vie ?
"faites" , non ? Faîte : n'est-ce pas la partie éminente d'une structure ?
Bien vu.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Et par-dessus tout, il aimait refaire le monde avec son ami Julien, vieux camarade de classe rencontré sur les bancs du lycée Victor Hugo, à mi chemin entre les gargouilles de Notre-Dame de Paris et les gravillons du champ de Mars.
"mi-chemin" ?
Pas sûr.
Tu sembles avoir raison là aussi. Wink

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:[...]Et malgré la distance, ils ne manquaient jamais de s’appeler et de confronter leurs théories sur la refonte de l’univers, lorsque l’occasion se présentait.
J'y crois à fond. Simplement parce que je vis ça avec mon ami depuis plusieurs années, et donc, j'approuve.
Je me suis aussi un peu inspiré de ma propre expérience ; surtout dans les liens qui les unissent.

L'Un Seul a écrit:
En revanche, j'émets un petit bémol sur le style, un peu terne ; je le trouve trop "lissé", trop "net". J'ai toujours pensé que le style révélait, en partie, les convictions, la taille et la température du feu intérieur et l'investissement de l'auteur dans son processus d'élévation personnelle ou sociale. En fait, j'ai l'impression que tu ne veux prendre aucun risque, et c'est louable, cependant, cette retenue, et bien moi, je la ressens.
Je ne sais pas trop quoi dire. Il est vrai que j'ai parfois l'impression de me retenir, mais c'est en particulier parce que pour la dernière version, beaucoup trop de gens trouvaient que j'étais compliqué à lire. J'essaie d'être plus accessible et de moins me cloisonner dans mon seul esprit critique - qui peut paraître un peu trop poussé sur certains points ^^". Par exemple, et on m'en a déjà fait le reproche, mon style est de m'orienter selon un peu de vue très omniscient ; voire très psychologique. J'essaie toujours d'aller au fond de la pensée des personnages et de même donner quelques avis personnels sur ce qu'ils pensent ou voient. Ce sont parfois des parenthèses d'une ligne ou deux, deux ou trois remarques très personnelles, mais ça ne plaît pas vraiment. Je suis aussi beaucoup dans la métaphore ; je fais partie de ceux qui ne peuvent s'empêcher de comparer tout ce qu'ils voient. Ce n'est pas toujours très apprécié non plus.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:L’air était plus frais dehors. Le jeune homme se hâta dans les couloirs silencieux et sûrement encore un peu endormis.
Tu persistes, vieux gredin !
Toute l'histoire n'est pas encore éveillée Razz.

L'Un Seul a écrit:
Je te donne un avis général un peu plus tard, si cela ne te dérange pas ; j'aimerais relire, cette fois, sans les réflexes de bêta-lecteur qui vont avec - est-ce possible ?

Tout ce que je peux te dire, pour le moment, c'est que j'aime, et tu peux me croire, je ne dis pas ça comme on distribue ses cartes de visite. Il y a quelque chose, derrière tout ça, et ce quelque chose, je veux le découvrir.

Bon travail, Pacô - si tu me le permets.
Oui c'est tout à fait possible - ça a même tendance à me plaire Smile.
En tout cas, je te remercie pour ton avis et continue bien d'être chieur, même si parfois je m'oppose aux remarques qui me sont faites, c'est que j'ai réfléchi dessus et que j'en ai conclu que "non, ça n'en valait pas la peine". Mais au moins, j'ai retravaillé "spirituellement" le récit. Wink


@Zéli : Ouh ! Je ne pensais pas que tu allais en lire tant en fait ; ça me fait plaisir ! Smile
Zéli a écrit:
Le début est très descriptif, du coup j'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire parce que j'ai du
mal avec le trop descriptif. Mais j'ai fini par bien accrocher à l'histoire, la preuve, hier je n'avais prévu que de lire le premier extrait, mais arrivée à la fin je voulais savoir la suite … du coup, ben … j'ai tout lu Embarassed (explication de l'heure tardive du post Razz). Il y a quand même quelques trucs qui m'ont fait tiquer, mais je t'expliquerai ça dans la suite des commentaires. Sinon, j'ai beaucoup aimé l'ambiance de l'histoire et j'arrive très bien à imaginer l'environnement dans lequel évolue Arthur.
Héhé, je prends cela comme un compliment - même pour les descriptions. Je suis un auteur très à cheval sur les descriptions ; je n'aime pas que les lieux ne soient pas décrits et je me sens encore plus mal à l'aise quand il s'agit de faire évoluer une action dans ce contexte (non décrit).
L'environnement dans lequel évolue Arthur doit être sombre, pas forcément très enviable... mais à la fois, un peu attractif, dans le sens où le lecteur cherchera à être curieux sur son fonctionnement. La République Terrae est un système qui m'a demandé BEAUCOUP de temps à mettre en place, savoir comment elle fonctionnerait. Si au début, je m'inspirais inconsciemment de notre propre République française, j'ai choisi - depuis la dernière version - de lui donner un caractère bien plus symbolique et indépendante. En fait, je dirais qu'elle s'inspire davantage du Sénat Romain, avec des sénateurs plus ou moins corrompus et plus ou moins en train de se tirer dans les pattes. Le système économique aussi doit être revisité ; bien qu'il soit difficile d'envisager autre chose qu'un mode capitaliste aujourd'hui, j'ai tenté d'envisager une façon bien moins morale de faire du profit. On peut commencer à le sentir avec la campagne dévastée de Berlin - autant dire dès à présent que les proches de Nicolas Hulot ne seront pas très heureux. C'est un développement très peu regardant sur ce qui l'entoure.
Bref, j'essaie de créer un univers bien particulier, du moins, avec des références très particulières. L'idée, c'est de se rappeler des références de notre monde actuel - parce qu'il y a déjà Bonaparte, VIctor-Hugo et Sokolov qui viennent d'être cités - tout en sachant par de nombreux autres détails, que ce n'est pas notre société.

Zéli a écrit:Littérairement, je trouve que le récit est truffé de belles images, j'adore Very Happy. J'ai retrouvé notamment de « l'encre pleurait sur les mauvaises nouvelles » ou encore « Plus notre regard embrassait l’horizon, plus il nous était épouvantable de tenir cette étreinte sans éprouver le moindre dégoût. »
Merci Smile
En plus, je suis content parce que j'avais justement retravaillé la deuxième phrase Wink.


Zéli a écrit:
Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle et comment lui-même sortirait indemne de cette épreuve.

J'ai du mal avec la dernière partie de la phrase. Il pense à l'inquiétude de ses parents sur le fait qu'il sorte indemne de cet épreuve ? Si c'est ça je trouve ça moyennement bien formulé et sinon je ne comprends pas Embarassed.
Non, en fait la phrase est découpé en trois. Il pense à :
- son père et à sa mère
- leur inquiétude
- comment il sortira indemne de cette histoire.

Peut être qu'en rajoutant une virgule "..., et comment lui-même..." ça irait mieux ?

Zéli a écrit:
Chapitre 2, extrait 1 :
Tandis que Berlin grelottait (il n'y a qu'un t à greloter) au-dehors...
Tiens, je viens d'en apprendre une en vérifiant un peu.
Grelotter semble avoir deux orthographes, avec un et deux "t".
http://www.les-verbes.com/conjuguer.php?verbe=greloter
http://www.la-conjugaison.fr/du/verbe/grelotter.php
Du coup, je me suis tourné vers ma bible - le gros Larousse illustré de 2011 - et il me préconise deux "t". J'ai gardé mon orthographe, mais les deux paraissent correctes.

Zéli a écrit:
D’autres victimes arrivaient régulièrement, déposéEs (manque une, ce sont les victimes) par les bus …
Soudain, une la (sinon ça veut dire que le bureau a plusieurs porte) porte d’un des bureaux s’ouvrit.
Ces deux-là sont corrigées Smile.

Zéli a écrit:
Tous exprimaient la même consternation sur leurs visages (je dirais que c'est au singulier, mais je ne suis pas certaine) lorsqu’ils …
Un peu comme pour le commentaire de L'Un Seul sur "leurs carcasses" des wagons, j'estime que chaque visage est un élément distinct plutôt qu'une globalité d'un "visage universel". Du coup, je préfère le pluriel, histoire de conserver aussi la notion d'accumulation.

Zéli a écrit:
Il y a quelque chose qui me chagrine avec l'interrogatoire (rien à voir avec la citation juste au dessus). Le colonel reproche à Arthur de ne pas lui avoir dit à propos du journal, mais il ne lui demande pas plus d'information. Il lui demande d'être plus précis et le « menace » de rester ici toute l'après-midi mais ne pose pas par la suite de questions précises. En fait j'aime bien les répliques des personnages et leurs réponses du tac au tac, mais je trouve que le dialogue mériterait d'être plus développé, approfondi.
J'ai pris en compte tes remarques et ai étoffé deux passages de l'interrogatoire.
Le premier :
« Comment connaissez-vous le nom de la victime ?, reprit l’officier
– La femme l’a nommé ainsi quand elle nous a demandé où il se trouvait. Et vous, qui vous l’a dit ?
– La SCTE nous a fourni la liste de ses clients et d’autres témoins ont confirmé, admit Hausmann qui cocha une case sur sa feuille. Avez-vous échangé une discussion avec Nicolas Berkanov ?
– Au début du trajet, pas vraiment. Je me suis très vite assoupi et lui lisait le journal dès son…
– Quel journal ?
– Le News Budapest, répondit docilement Arthur.
– Nous n’avons retrouvé aucun journal sur les lieux du crime.
– Oui… il me l’avait donné avant que j’aille aux toilettes.
– Il vous a donné le journal mais vous n’avez échangé aucune discussion ? releva le capitaine
– C’était un geste banal, vous savez.
– Mais que vous-a-t-il dit ?
– Rien… rien de spécial.
– C’est à moi de juger si c’est spécial ou non, mon garçon. Avez-vous quelque chose à me cacher ?
– Bien sûr que non ! s’emporta Arthur. Mais je ne me souviens pas de ça, ce n’est pas le plus important tout de même !
– Peut-être pas, mais vous êtes soumis à me répondre. Que vous-a-t-il dit dans ce train ?
– Monsieur, je n’aime pas votre ton. »
Et plus loin :
« Vous n’aimez pas cette tache de naissance ? demanda l’officier sans lever les yeux de sa feuille
– Je ne crois pas que ce soit ce qui a tué ce brave fonctionnaire.
– Vous avez raison, consentit-il avec un sourire malicieux qui ne plut pas à Arthur. Je vais vous poser des questions plus directes, Monsieur Pasceli. »
Ce dernier acquiesça.
« Connaissiez-vous la profession exacte de la victime ?
– Monsieur Berkanov portait l’uniforme d’État…
– Oui, mais vous a-t-il mentionné quel poste il occupait ?
– Non, mais ça ne doit pas être très dur à savoir, non ?
– Nous n’avons encore aucune information de Saint-Pétersbourg, admit l’enquêteur. Étiez-vous au courant de l’action des agents ?
– C’est-à-dire ?
– Pouviez-vous la prévoir ?
– Je ne suis pas devin. Sinon je vous aurais prévenu plus tôt et…
– Avez-vous déjà entendu parler de ces agents ? le coupa le militaire sans même s’intéresser à la pique lancée par son interlocuteur.
– Dans la presse, comme tout le monde. Pourquoi ?
– C’est notre formulaire. »
Est-ce mieux ?
Cet interrogatoire doit néanmoins rester un peu plus spécial. En fait, je ne le dis pas trop pour ne pas briser le mystère, mais tout ce qui se dit dans les premiers chapitres a un double sens qui, j'espère, sera compris vers la fin. Autrement dit, Arthur n'est pas au bout de ses peines avec ces agents.
De plus, Arthur est supposé en apprendre plus sur le contexte réel avec les agents, lorsqu'il discutera avec Julien, puis ses amis à Paris qui lui feront un petit rapport de la situation.

Zéli a écrit:
extrait 2 :
... qu’il descendait les escaliers du dehors
C'est pas très agréable à l'oreille « du dehors ». Pourquoi pas plutôt « descendait le perron de l'immeuble » ou quelque chose comme ça ?
C'est pris !

Zéli a écrit:
Il s’assit sur la dernière marche. ... Arthur fourra sa main à l’intérieur de son manteau et se saisit du précieux papier.
Il me semble que si j'avais menti à un policier et que j'avais peur d'être accusé de complicité je ne sortirais pas le journal en bas des escaliers pour le lire sous leurs yeux.
Oui, mais Arthur ne pense ni comme moi ni comme toi.
Déjà, je pense que si je m'étais trouvé devant le policier, je n'aurais pas menti. Et je n'aurais pas eu son répondant non plus Laughing.

Et les risques sont minimes : l'officier Hausmann interroge un autre passager dans son bureau et les autres gens présents dans l'immeuble ne sont pas supposés savoir que CE journal est une pièce à conviction pour leur affaire.
Mais tu vois juste, parce que je comptais réutiliser le fait qu'il était vu sur le perron avec un journal pour plus tard ^^". Je ne sais pas si ça marche toujours du coup, si le lecteur s'en aperçoit tout de suite...

Zéli a écrit:
Créée à l’initiative de la Chine et quelques années après la rédaction de la Constitution de Bagdad …
Je trouve que le « et » alourdit la phrase sans apporter d'information.
J'ai justement peur qu'en en elevant le "et", la subordonnée résultante soit très lourde au contraire... :/

Zéli a écrit:
... République. ArtHur (manque le h) tourna quelques pages ...
Bien vu ! Wink

Zéli a écrit:
Pour le dernier dialogue je bloque sur la langue. Je suppose qu'ils ne parlent pas en français, sinon la réplique « Vous êtes un français vous aussi » n'aurait plus de sens. Mais s'ils parlent anglais (ou allemand) l'utilisation de mots tels que « Pté », « se mouiller les miches » ou « franchouillard » par exemple, me semble inappropriée.
Héhé, là tu mets le doigt sur un problème qui me préoccupait dernièrement.
Comment les faire parler en français dans un texte déjà en français ? J'avais remis la question à plus tard. Mais voilà qu'en fait, ça pose problème là aussi.
En fait, dans ce contexte, je pensais plus à l'accentuation : on sent qu'il est français dans sa manière de dire les choses. En fait, il faut sortir un peu de notre conception du monde avec Allemagne, France etc. comme des états indépendants, et plutôt les considérer comme la Bretagne, l'Île-de-France ou encore l'Auvergne.
Du coup, je pense que c'est comme ça que j'allais traiter un peu le sujet du "parlé façon français" ; comme qu'on dit à quelqu'un que "lui il est du midi".
Mais j'avoue ça peut poser problème.

Ceci dit, le "franchouillard" est une expression utilisée par les étrangers - j'en ai eu la preuve cet été ^^ - et "se mouiller les miches"... je ne sais pas si c'est typiquement français. J'aurais plus pensé que c'était "typiquement beauf'" ^^.

En tous les cas, merci de vos deux commentaires.
J'ai mis à jour les extraits Smile.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Zéli le Lun 19 Déc 2011 - 21:56

Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle et comment lui-même sortirait indemne de cette épreuve.
Non, en fait la phrase est découpé en trois. Il pense à :
- son père et à sa mère
- leur inquiétude
- comment il sortira indemne de cette histoire.

Peut être qu'en rajoutant une virgule "..., et comment lui-même..." ça irait mieux ?
Le problème (que j'ai en tout cas ^^) vient, je pense, du fait que les deux premières partie ont rapport aux parents et la troisième non. Je ne crois pas que la virgule suffise. En fait moi je le vois plutôt comme deux parties et demie (Rolling Eyes), je m'explique. L'inquiétude des parents étant très raccrochée à la partie d'avant, je ne la compte pas vraiment comme une partie. Peut-être en commençant par la troisième partie ? Quelque chose comme ça (à prendre ou à laisser Smile ) :
" Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il se demandait comment il sortirait indemne de cette épreuve et il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle."


Tiens, je viens d'en apprendre une en vérifiant un peu.
Grelotter semble avoir deux orthographes, avec un et deux "t".
...
Du coup, je me suis tourné vers ma bible - le gros Larousse illustré de 2011 - et il me préconise deux "t". J'ai gardé mon orthographe, mais les deux paraissent correctes.
Merci, je me coucherai moins bête Laughing. Je trouve ça marrant quand même qu'ils conservent deux ortographes dont la prononciation est différente.


La SCTE nous a fourni la liste de ses clients et d’autres témoins ont confirmé, admit Hausmann qui cocha une case sur sa feuille. Avez-vous échangé une discussion avec Nicolas Berkanov ?
Eheh j'ai retrouvé un passage que j'avais oublié entre le commentaire perdu et le commentaire bis Twisted Evil.
Le mort n'avait-il pas tout simplement ses papiers sur lui ? Suspect


Au début du trajet, pas vraiment. Je me suis très vite assoupi et lui lisait le journal dès son…
– Quel journal ?
– Le News Budapest, répondit docilement Arthur.
– Nous n’avons retrouvé aucun journal sur les lieux du crime.
– Oui… il me l’avait donné avant que j’aille aux toilettes.
– Il vous a donné le journal mais vous n’avez échangé aucune discussion ? releva le capitaine
– C’était un geste banal, vous savez.
Pour le dialogue je vais titiller encore un peu Smile Le fait est qu'ils n'avaient pas discuté avant de s'endormir (c'est ce qu'il dit au début) mais il lui a donné le journal après s'être réveillé et c'est la qu'ils ont discuté. Alors pourquoi lui répondre c'est un geste banal ? (Je sais pas si je suis très claire Embarassed). Mais je comprends que le dialogue soit en sous-entendu (j'avais remarqué Wink ), peut-être que tu ne peux pas formuler autrement.
Dans tous les cas, je préfère cette version.


Mais tu vois juste, parce que je comptais réutiliser le fait qu'il était vu sur le perron avec un journal pour plus tard ^^". Je ne sais pas si ça marche toujours du coup, si le lecteur s'en aperçoit tout de suite...
Oui mais tout le monde n'est sans doute pas aussi trouillard que moi Laughing et donc ne pense peut-être pas à ça.


J'ai justement peur qu'en en elevant le "et", la subordonnée résultante soit très lourde au contraire... :/
Peut-être, je ne sais pas, fais comme si j'avais rien dit Laughing


Héhé, là tu mets le doigt sur un problème qui me préoccupait dernièrement.
Comment les faire parler en français dans un texte déjà en français ? J'avais remis la question à plus tard. Mais voilà qu'en fait, ça pose problème là aussi.
En fait, dans ce contexte, je pensais plus à l'accentuation : on sent qu'il est français dans sa manière de dire les choses. En fait, il faut sortir un peu de notre conception du monde avec Allemagne, France etc. comme des états indépendants, et plutôt les considérer comme la Bretagne, l'Île-de-France ou encore l'Auvergne.
Du coup, je pense que c'est comme ça que j'allais traiter un peu le sujet du "parlé façon français" ; comme qu'on dit à quelqu'un que "lui il est du midi".
Mais j'avoue ça peut poser problème.
Donc si je comprends bien (et c'est pas forcément gagné parce que je suis un peu lente Razz) ils sont en train de parler français et donc les allemands parlent (aussi) français ? Désolée, je sais pas si ça pose problème, mais ça me pose problème Laughing, ce qui ne veut rien dire.
Malgré tout j'avais bien compris que c'était sur l'intonation du "oui" qu'il avait compris qu'il était français. Mais je sais pas pourquoi autant sur l'autre dialogue ça m'avait pas du tout posé problème, autant sur celui là, j'ai l'impression que j'ai besoin de savoir en quelle langue le parle. Suspect

Ceci dit, le "franchouillard" est une expression utilisée par les étrangers - j'en ai eu la preuve cet été ^^ - et "se mouiller les miches"... je ne sais pas si c'est typiquement français. J'aurais plus pensé que c'était "typiquement beauf'" ^^.
J'aimerais bien entendre franchouillard dans la bouche d'un étranger alien et je te l'accorde le beauf n'est pas typiquement français Razz


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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  L'Un Seul le Mer 21 Déc 2011 - 17:45

Pacô a écrit:Un calme inquiétant planait sur les quais berlinois. (1)Des hommes et des femmes tenaient leurs valises à bout de bras mais n’effectuaient aucun mouvement, comme tétanisés sur place. Ils formaient pourtant une masse compacte et (2)l’étrange mutisme ambiant ne faisait pas naturel.
(1) Je trouve qu'ici, tu pourrais poursuivre le ton "inquiétant" en ne précisant pas les sexes, en évitant de leur donner une "identité sexuelle", si l'on veut.
(2)Cette phrase me semble redondante par rapport à la première, sauf que cette fois, tu expliques la "source" du calme, c'est-à-dire, le mutisme. Toutefois, tu pourrais, par exemple, expliquer ce que ce "mutisme" produit sur l'aspect, les formes ou les couleurs des individus présents sur les quais ou sur le personnage lui-même.
Pacô a écrit:Tous aussi stupéfaits les uns que les autres, (1)ils ne paraissaient pas même respirer. Leurs regards ébahis convergeaient vers plusieurs groupes de trois ou quatre individus, rassemblés devant chaque porte des wagons. Arthur les reconnut. La presse parlait souvent d’eux, mais jamais encore il ne les avait rencontrés. Les histoires, (2)que les rumeurs racontaient, expliquaient peut-être (3)cet accablant silence. Ils se faisaient appeler les « agents ».
(1) La précision de ta description donne à penser qu'Arthur est assez près pour constater que "leurs regards" convergeaient vers...", qu'"ils paraissaient pas même respirer." D'autre part, cette précision atténue l'usage du mot "inquiétant" en début de paragraphe.
(2) Je trouve la formulation un peu maladroite. Par contre, la fin du paragraphe est efficace.
(3) Du point de vue de la sonorité, je préfère "silence accablant" à "accablant silence". J'ai l'impression que ça coule mieux.
Pacô a écrit: Ses yeux bleus glaçaient le sang et Arthur fut parcouru d’un frisson (1)le long de l’échine.
(1) En trop, je trouve.
Pacô a écrit:Deux autres hommes la rejoignirent : (1)ils semblaient être sous ses ordres. Ils se placèrent aux extrémités de la porte et barrèrent la sortie.
(1) Peut-être pourrais-tu ajouter un élément, quel qu'il soit, afin de justifier cette impression.
Pacô a écrit:La femme avança d’un pas ; (1)les plus craintifs eurent un mouvement de recul.
(1) Jusqu'à présent, je n'ai pas encore ressenti d'autres présences en dehors qu'Arthur dans le couloir, en tout cas, pas assez pour que je croie en la fin de la phrase.
Pacô a écrit:« Nous recherchons Nicolas Berkanov. » dit-elle sur un ton dénué de toute émotion.
Les gens s’observèrent (1)mais aucun ne correspondait à l’identité énoncée.
(1)Comment pourrait-il le savoir ? Ils s’observent, certes, mais il est clair que le dénommé Nicolas Berkanov n'a pas trop intérêt à se faire remarquer. Enfin, la méthode de cette femme est plutôt étrange, débarquer dans un couloir et espérer que ce Nicolas se dénonce... à moins que... la suite me le dira. M'enfin, me diras-tu, l'intimidation suffit parfois à faire craquer les plus craintifs.. sauf si l'appelé est du genre intrépide, dans ce cas, cette "mise en scène" serait incohérente car la femme en question saurait qu'elle n'obtiendrait aucune réponse.
Pacô a écrit:(1)Elle balaya la rame d’un regard autoritaire et Arthur baissa la tête quand il croisa le sien.
À chaque fois, ils étaient transpercés d’une balle d’or en plein cœur ; signature de leur effroyable mission. Arthur eut un second frisson lorsque les images rapportées par la télévision se matérialisèrent dans son esprit. (2)Ces gens-là tuaient.
(1) L'agencement de la phrase m'a obligé à la relire ; je ne la pense pourtant pas incorrecte, à toi de voir.
(2) Encore une fois, une fin de paragraphe très bien amenée.

Pacô a écrit:Personne ne parlait et les voyageurs assis sur les banquettes subissaient cette (1)inquiétante inspection.
(1) Et bien, je trouve cet adjectif de trop. Tu as bien planté le décor selon moi - quoi que si tu le peaufines... on pourra en reparler - et ce décor suffit à insuffler le caractère inquiétant à l'inspection.
Pacô a écrit:En un rapide coup d’œil, il avait aperçu les armes de gros calibres (1)fixées à leurs ceintures et si les articles de presse disaient vrai, ils ne plaisantaient pas avec ceux qui ne coopéraient pas.
(1) "Fixer" me dérange. "Pendre" aussi m'aurait dérangé. Est-ce vraiment utile de dire qu'elles sont "fixées à leurs ceintures" ?
Pacô a écrit:
Aussitôt, une étrange agitation se (1)produisit à l’extérieur de la rame et bientôt, une trentaine d’agents s’était réunie à l’entrée du wagon.
(1) A la première lecture, je trouve le verbe assez "difficile" à cerner.
Pacô a écrit:(1)Quelques uns montèrent et formèrent deux rangs verticaux dans le couloir. La femme passa entre eux et s’arrêta à l’entrée du compartiment.
(1)"Quelques-uns"?
Pacô a écrit:« Faites-le sortir. » ordonna-t-elle.
Un bruit de vêtements froissés accompagna sa voix et le voisin d’Arthur fut projeté au sol. Le teint livide, le captif peina à se relever. Il réajusta ses grosses lunettes sur son nez et déplissa son veston gris. Ses gestes saccadés trahissaient la terreur (1)qu’il vivait en cet instant.

(1) Je trouve que cela alourdit.
Pacô a écrit:Le fonctionnaire ne répondit rien et ne cilla pas un seul instant, (1)malgré la sueur qui perlait sur son front.
(1)L'organisation de la phrase me laisse à penser que, sous prétexte que la sueur perle de son front, il devait ciller ou répondre quelque chose, ce qui, en soi, n'est pas très logique, même si je vois ce que tu veux dire, bien sûr. Peut-être devrais-tu reformuler.
Pacô a écrit:« Nous sommes déçus de votre comportement, Nicolas. Il aurait été moins désagréable de faire ce que nous avons à faire autre part. Qu’il en soit ainsi néanmoins. »
D’un geste rapide et expérimenté, elle dégaina son arme et la pointa en direction du cœur de Berkanov. Celui-ci eut un sursaut de surprise et ferma les yeux, sans même se défendre. Bouche bée, Arthur ne croyait pas une seule seconde qu’il allait assister à l’inévitable, lui qui avait baigné dans une jeunesse si innocente. Il aurait voulu lui aussi détourner la tête et se cacher, se recroqueviller dans un coin du couloir, se boucher les oreilles et attendre que ce cauchemar se termine. Au lieu de ça, il scrutait l’expression effarée de son ancien voisin de cabine et ne pouvait détacher son regard du canon luisant. La femme tira. Le coup de feu transperça les tympans de l’étudiant et l’assourdit, tandis que le fonctionnaire (1)s’écroula à terre. Sa figure restait figée dans la peur et une tache sanguinolente de plus en plus grande imprégna sa chemise blanche. Quelques passagers avaient poussé un petit cri plaintif mais s’étaient vite tus, redoutant de (2)bénéficier du même traitement.
(1) "s'écroulait" ?
(2) Le verbe ne convient pas dans le contexte.
(3) Un très bon passage.
Pacô a écrit:La femme rangea son arme et regagna l’entrée du wagon(1), d’une démarche tranquille. Ce qui choqua Arthur, ce fut l’impassibilité de sa figure (2)à cet instant. Elle gardait le même aspect qu’à son arrivée : (3)sans émotion et froid. Tuer un homme ne l’effrayait pas.
(1) La virgule est-elle utile ?
(2) Répétition inutile. Le mot "figure" me dérange, "visage" ne conviendrait-il pas mieux ?
(3) "Froid" ne suffirait-il pas à exprimer ce que tu veux signifier ?
Pacô a écrit:La femme descendit la marche du convoi et posa un pied sur le quai. Les policiers se raidirent. Elle les observa un moment, puis fit signe à l’un de (1)ses plus proches hommes de la rejoindre. Comme si de rien n’était, les autres lui emboitèrent le pas. Ils s’avancèrent sur le quai.
(1) Je trouve cette formulation très lourde.

Il me fallait bien ça pour te donner un avis plus global, qui attendra ce soir ou demain, histoire que je prenne un peu de recul.
L'histoire commence sérieusement à m'intéresser.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 13:12

Encore une fois, je te remercie pour ton commentaire.
Je me suis appliqué à suivre quelques de tes consignes, et je vais te montrer ce que j'ai changé ou t'expliquer pourquoi je ne préfère pas. Wink

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Un calme inquiétant planait sur les quais berlinois. (1)Des hommes et des femmes tenaient leurs valises à bout de bras mais n’effectuaient aucun mouvement, comme tétanisés sur place. Ils formaient pourtant une masse compacte et (2)l’étrange mutisme ambiant ne faisait pas naturel.
(1) Je trouve qu'ici, tu pourrais poursuivre le ton "inquiétant" en ne précisant pas les sexes, en évitant de leur donner une "identité sexuelle", si l'on veut.
(2)Cette phrase me semble redondante par rapport à la première, sauf que cette fois, tu expliques la "source" du calme, c'est-à-dire, le mutisme. Toutefois, tu pourrais, par exemple, expliquer ce que ce "mutisme" produit sur l'aspect, les formes ou les couleurs des individus présents sur les quais ou sur le personnage lui-même.
J'ai revu le passage comme suit : est-ce qu'il te plaît mieux ?
Un calme inquiétant planait sur les quais berlinois. Des hommes, des femmes et des enfants formaient pourtant une masse compacte et l’étrange mutisme ambiant ne faisait pas naturel. Tous aussi stupéfaits les uns que les autres, ils ne paraissaient pas même respirer. Ils tenaient leurs valises à bout de bras mais n’effectuaient aucun mouvement, comme tétanisés sur place. Leurs regards ébahis convergeaient vers plusieurs groupes de trois ou quatre individus, rassemblés devant chaque porte des wagons. Arthur les reconnut. La presse parlait souvent d’eux, mais jamais encore il ne les avait rencontrés. Les histoires, que les rumeurs racontaient, expliquaient peut-être cet accablant silence. Ils se faisaient appeler les « agents ».
Je préfère garder "l'identité sexuelle" comme tu dis Laughing. Au contraire, même, j'ai ajouté "des enfants", histoire de renforcer l'idée d'accumulation que je veux faire passer. Je ne veux pas quelque chose d'universel, ici, mais plutôt un sentiment de nombre. Une foule silencieuse.
J'ai donc changé un peu l'ordre des phrases pour faire suivre l'idée "d'inquiétant".

L'Un Seul a écrit:
(3) Du point de vue de la sonorité, je préfère "silence accablant" à "accablant silence". J'ai l'impression que ça coule mieux.
Hum... pas moi. Je préfère nettement mieux "accablant silence" à "silence accablant". Peut-être est-ce une vieille manie latine qui suggère de toujours mettre les adjectif avant les nominatifs. Parce que selon les anciens, l'adjectif avait plus de force sur le nom, avant qu'après. Wink

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit: Ses yeux bleus glaçaient le sang et Arthur fut parcouru d’un frisson (1)le long de l’échine.
(1) En trop, je trouve.
Retiré.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Deux autres hommes la rejoignirent : (1)ils semblaient être sous ses ordres. Ils se placèrent aux extrémités de la porte et barrèrent la sortie.
(1) Peut-être pourrais-tu ajouter un élément, quel qu'il soit, afin de justifier cette impression.
J'ai changé le passage ainsi :
Deux autres hommes la rejoignirent. Discrets et dociles, ils semblaient être sous ses ordres. Ils se placèrent aux extrémités de la porte et barrèrent la sortie.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:La femme avança d’un pas ; (1)les plus craintifs eurent un mouvement de recul.
(1) Jusqu'à présent, je n'ai pas encore ressenti d'autres présences en dehors qu'Arthur dans le couloir, en tout cas, pas assez pour que je croie en la fin de la phrase.
Pourtant, dans le premier extrait, Arthur évite les passagers endormis dans le couloir - souviens-toi, tu m'as même fait une remarque comme je rajoutais encore une couche sur le fait que les gens dormaient. ^^
Mais histoire de réactiver un peu la mémoire, j'ai ajouté un petit indice avant la montée de la femme :
Les passagers du train se redressèrent dans le couloir et ceux qui s’apprêtaient à sortir firent un pas de retrait. Une femme grimpa dans le convoi, à quelques mètres de l’étudiant.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:« Nous recherchons Nicolas Berkanov. » dit-elle sur un ton dénué de toute émotion.
Les gens s’observèrent (1)mais aucun ne correspondait à l’identité énoncée.
(1)Comment pourrait-il le savoir ? Ils s’observent, certes, mais il est clair que le dénommé Nicolas Berkanov n'a pas trop intérêt à se faire remarquer. Enfin, la méthode de cette femme est plutôt étrange, débarquer dans un couloir et espérer que ce Nicolas se dénonce... à moins que... la suite me le dira. M'enfin, me diras-tu, l'intimidation suffit parfois à faire craquer les plus craintifs.. sauf si l'appelé est du genre intrépide, dans ce cas, cette "mise en scène" serait incohérente car la femme en question saurait qu'elle n'obtiendrait aucune réponse.
En fait, c'est surtout que je ne voulais pas employer un verbe "faible" en me disant que les lecteurs comprendraient la nuance d'eux-mêmes. Mais comme tu es le deuxième - peut-être même trois, je ne sais plus si Zéli m'en a aussi fait la remarque - j'ai cédé et ai écrit : "mais aucun ne paraissait correspondre à l'identité énoncée".

Par contre, pour ton autre remarque... les "agents" savent qui est Nicolas Berkanov. Elle l'appelle un peu comme une maîtresse appelle ses élèves dans une cour de récréation. Elle sait qui c'est, mais elle le cherche des yeux - et formule sa pensée aux autres passagers pour les informer.
D'ailleurs, les agents n'ont pas besoin de lui demander son identité pour le tuer, puisque les hommes le trouvent sans mot dire dans la cabine en question.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:(1)Elle balaya la rame d’un regard autoritaire et Arthur baissa la tête quand il croisa le sien.
À chaque fois, ils étaient transpercés d’une balle d’or en plein cœur ; signature de leur effroyable mission. Arthur eut un second frisson lorsque les images rapportées par la télévision se matérialisèrent dans son esprit. (2)Ces gens-là tuaient.
(1) L'agencement de la phrase m'a obligé à la relire ; je ne la pense pourtant pas incorrecte, à toi de voir.
(2) Encore une fois, une fin de paragraphe très bien amenée.
Je n'ai pas vraiment changé. J'attends de voir si quelqu'un d'autre me le relève aussi.
J'ai juste mis : "Elle balaya la rame d’un regard autoritaire et Arthur baissa la tête quand il le croisa."
Est-ce réellement mieux ?

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Personne ne parlait et les voyageurs assis sur les banquettes subissaient cette (1)inquiétante inspection.
(1) Et bien, je trouve cet adjectif de trop. Tu as bien planté le décor selon moi - quoi que si tu le peaufines... on pourra en reparler - et ce décor suffit à insuffler le caractère inquiétant à l'inspection.
J'ai remplacé "inquiétante" par "minutieuse".

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:En un rapide coup d’œil, il avait aperçu les armes de gros calibres (1)fixées à leurs ceintures et si les articles de presse disaient vrai, ils ne plaisantaient pas avec ceux qui ne coopéraient pas.
(1) "Fixer" me dérange. "Pendre" aussi m'aurait dérangé. Est-ce vraiment utile de dire qu'elles sont "fixées à leurs ceintures" ?
Je conserve. Je reste persuadé qu'il n'est pas bon pour un texte de se dépourvoir des participes passés et de ses verbes ; car ce sont eux qui guident et qui sont les moteurs des phrases. Ils font aussi un peu le lien entre chaque proposition. Le retirer ici, ce serait mettre un complément d'objet direct et un complément circonstanciel bruts, les uns à la suite des autres : "les armes de gros calibres à leurs ceintures". Et je crois que c'est un facteur d'embrouille.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:
Aussitôt, une étrange agitation se (1)produisit à l’extérieur de la rame et bientôt, une trentaine d’agents s’était réunie à l’entrée du wagon.
(1) A la première lecture, je trouve le verbe assez "difficile" à cerner.
J'ai remplacé par : "une étrange agitation anima l'extérieur de la rame".
Mieux ?

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:(1)Quelques uns montèrent et formèrent deux rangs verticaux dans le couloir. La femme passa entre eux et s’arrêta à l’entrée du compartiment.
(1)"Quelques-uns"?
C'est pris.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:« Faites-le sortir. » ordonna-t-elle.
Un bruit de vêtements froissés accompagna sa voix et le voisin d’Arthur fut projeté au sol. Le teint livide, le captif peina à se relever. Il réajusta ses grosses lunettes sur son nez et déplissa son veston gris. Ses gestes saccadés trahissaient la terreur (1)qu’il vivait en cet instant.

(1) Je trouve que cela alourdit.
Mais je préfère le garder aussi. Le retirer, et la phrase perd un peu de sa richesse d'informations.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Le fonctionnaire ne répondit rien et ne cilla pas un seul instant, (1)malgré la sueur qui perlait sur son front.
(1)L'organisation de la phrase me laisse à penser que, sous prétexte que la sueur perle de son front, il devait ciller ou répondre quelque chose, ce qui, en soi, n'est pas très logique, même si je vois ce que tu veux dire, bien sûr. Peut-être devrais-tu reformuler.
J'ai reformulé en rajoutant une autre précision :
"Le fonctionnaire ne répondit rien et ne cilla pas un seul instant, malgré ses lèvres tremblantes et la sueur qui perlait sur son front. "
En fait, je veux dire que, par habitude, quand on a peur, on crie, on pleure, on supplie etc. Là, il tremble et il sue... mais il ne fait aucun bruit et aucun mouvement, malgré la peur qui lui tort visiblement les entrailles.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:« Nous sommes déçus de votre comportement, Nicolas. Il aurait été moins désagréable de faire ce que nous avons à faire autre part. Qu’il en soit ainsi néanmoins. »
D’un geste rapide et expérimenté, elle dégaina son arme et la pointa en direction du cœur de Berkanov. Celui-ci eut un sursaut de surprise et ferma les yeux, sans même se défendre. Bouche bée, Arthur ne croyait pas une seule seconde qu’il allait assister à l’inévitable, lui qui avait baigné dans une jeunesse si innocente. Il aurait voulu lui aussi détourner la tête et se cacher, se recroqueviller dans un coin du couloir, se boucher les oreilles et attendre que ce cauchemar se termine. Au lieu de ça, il scrutait l’expression effarée de son ancien voisin de cabine et ne pouvait détacher son regard du canon luisant. La femme tira. Le coup de feu transperça les tympans de l’étudiant et l’assourdit, tandis que le fonctionnaire (1)s’écroula à terre. Sa figure restait figée dans la peur et une tache sanguinolente de plus en plus grande imprégna sa chemise blanche. Quelques passagers avaient poussé un petit cri plaintif mais s’étaient vite tus, redoutant de (2)bénéficier du même traitement.
(1) "s'écroulait" ?
(2) Le verbe ne convient pas dans le contexte.
(3) Un très bon passage.
Non, "s'écroula". Si je mets de l'imparfait, cela sous-entend que Nicolas Berkanov mettrait du temps à s'écrouler. Or, c'est bref : la femme tire, le mec s'écroule.

Par contre, pour "bénéficier", j'avais un peu dans la tête un mini ton ironique - une légère anti-phrase. Mais c'est peut-être un peu déplacer, alors du coup j'ai remplacé par : "redoutant de recevoir le même traitement". Et puis ça me permet du coup de retirer un "de" de la phrase.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:La femme rangea son arme et regagna l’entrée du wagon(1), d’une démarche tranquille. Ce qui choqua Arthur, ce fut l’impassibilité de sa figure (2)à cet instant. Elle gardait le même aspect qu’à son arrivée : (3)sans émotion et froid. Tuer un homme ne l’effrayait pas.
(1) La virgule est-elle utile ?
(2) Répétition inutile. Le mot "figure" me dérange, "visage" ne conviendrait-il pas mieux ?
(3) "Froid" ne suffirait-il pas à exprimer ce que tu veux signifier ?
La virgule a été enlevée ; elle est effectivement inutile.
Le mot visage est déjà présent à maint reprises. Et puis, la figure correspond très bien je trouve. J'ai enlevé "à cet instant".
Pour le (3), j'ai remplacé comme ceci :
Elle gardait le même aspect qu’à son arrivée : résolu et froid.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:La femme descendit la marche du convoi et posa un pied sur le quai. Les policiers se raidirent. Elle les observa un moment, puis fit signe à l’un de (1)ses plus proches hommes de la rejoindre. Comme si de rien n’était, les autres lui emboitèrent le pas. Ils s’avancèrent sur le quai.
(1) Je trouve cette formulation très lourde.
Finalement, on s'en fout que cet homme soit plus proche d'elle que les autres. J'ai changé le passage comme suit :
Elle les observa un moment, puis fit signe à l’un de ses hommes de la rejoindre. Comme si de rien n’était, les autres leur emboitèrent le pas.


Héhé, merci beaucoup donc. Le texte a été mis à jour.
Si tu vois d'autres âneries, n'hésite pas !

PS : Zéli, ne crois pas que je nie le commentaire de ma réponse à ton commentaire (^^), mais je suis en train de retravailler rapidement le dialogue entre l'enquêteur et Arthur pour y ajouter quelques informations supplémentaires, et bien huiler le moule.
Pour ce qui est des papiers, en fait j'avais déjà vu cette incohérence - où c'est Lou qui me l'avait dit en discutant sur MSN. Le fait est que j'ai fait avouer au capitaine Hausmann qu'ils n'avaient pas retrouvé ses papiers sur lui ^^".
Normalement, je te réponds dans l'après-midi Wink.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 15:01

Alors passons à ton retour de commentaires.
Tu me fais travailler, et j'aime ça. Parce que je crois avoir améliorer la qualité de l'interrogatoire.

Zéli a écrit:
Le problème (que j'ai en tout cas ^^) vient, je pense, du fait que les deux premières partie ont rapport aux parents et la troisième non. Je ne crois pas que la virgule suffise. En fait moi je le vois plutôt comme deux parties et demie (Rolling Eyes), je m'explique. L'inquiétude des parents étant très raccrochée à la partie d'avant, je ne la compte pas vraiment comme une partie. Peut-être en commençant par la troisième partie ? Quelque chose comme ça (à prendre ou à laisser Smile ) :
" Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il se demandait comment il sortirait indemne de cette épreuve et il pensait à son père et à sa mère, à leur inquiétude en apprenant la nouvelle."
Arf, je n'aime pas trop ta suggestion, parce que ça fait utiliser deux verbes très très bateaux ("se demander" et "penser").
Du coup, j'ai opté pour cette formule :
Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il pensait à son père, à sa mère et à leur inquiétude en apprenant la nouvelle. Lui-même craignait de ne pas sortir indemne de cette épreuve.

Zéli a écrit:
Merci, je me coucherai moins bête Laughing. Je trouve ça marrant quand même qu'ils conservent deux ortographes dont la prononciation est différente.
En quoi la prononciation serait différente ?
Après avoir vérifié, il me semble que ce sont les deux "t" qui sont l'orthographe vraiment exacts ; un seul "t" correspondrait à une maladresse populaire rentrée peu à peu dans la langue.

Zéli a écrit:
La SCTE nous a fourni la liste de ses clients et d’autres témoins ont confirmé, admit Hausmann qui cocha une case sur sa feuille. Avez-vous échangé une discussion avec Nicolas Berkanov ?
Eheh j'ai retrouvé un passage que j'avais oublié entre le commentaire perdu et le commentaire bis Twisted Evil.
Le mort n'avait-il pas tout simplement ses papiers sur lui ? Suspect
Zéli a écrit:Pour le dialogue je vais titiller encore un peu Smile Le fait est qu'ils n'avaient pas discuté avant de s'endormir (c'est ce qu'il dit au début) mais il lui a donné le journal après s'être réveillé et c'est la qu'ils ont discuté. Alors pourquoi lui répondre c'est un geste banal ? (Je sais pas si je suis très claire Embarassed). Mais je comprends que le dialogue soit en sous-entendu (j'avais remarqué Wink ), peut-être que tu ne peux pas formuler autrement.
Dans tous les cas, je préfère cette version.
Héhé, c'est là que j'ai changé un peu l'interrogatoire. Je te mets la nouvelle version.
« Comment connaissez-vous le nom de la victime ?, reprit l’officier
– La femme l’a nommé ainsi quand elle nous a demandé où il se trouvait.
– Et comment le savait-elle ?
– Vous en avez de bonne, rétorqua l’étudiant. Vous l’interrogerez, non ?
– Sans aucun doute, approuva le capitaine. Il semblerait donc que la victime et la femme se connaissaient ?
– Je ne sais pas, je ne les avais jamais vus avant aujourd’hui. Regardez dans les papiers du cadavre et vous trouverez s’ils ont un lien de parenté.
– Le problème, c’est que ce brave homme n’avait pas de papiers sur lui.
– Ah ? Et comment saviez-vous son nom alors ?
– Vous êtes très perspicace, Monsieur Pasceli. En vérité, la SCTE nous a fourni la liste de ses clients et d’autres témoins ont confirmé, admit Hausmann qui cocha une case sur sa feuille. Avez-vous échangé une discussion avec Nicolas Berkanov ?, poursuivit-il
– Au début du trajet, pas vraiment. Je me suis très vite assoupi et lui lisait le journal dès son…
– Quel journal ?
– Le News Budapest, répondit docilement Arthur.
– Nous n’avons retrouvé aucun journal sur les lieux du crime.
– Oui… il me l’avait donné avant que j’aille aux toilettes.
– Il vous a donné le journal mais vous n’avez échangé aucune discussion ? releva le capitaine
– C’était un geste ordinaire, vous savez.
– Mais que vous-a-t-il dit ?
– Des banalités à mon propos. Rien… rien de spécial.
– C’est à moi de juger si c’est spécial ou non, mon garçon. Pourriez-vous être plus précis sur ces banalités ?
– Des choses aussi inutiles que votre interrogatoire, je présume, affirma le jeune homme avec aplomb
– Je ne vous permets pas de juger, protesta le capitaine. Je sens en vous un certain malaise et j’ai l’impression que vous avez quelque chose à me cacher. Est-ce le cas ?
– Monsieur, je n’aime pas votre ton. »
Cette dernière réplique imposa un bref silence. Arthur avait beaucoup plus de mal avec l’autorité qu’avec cette conversation. Les deux individus croisèrent leurs regards, puis Hausmann écrivit quelque chose d’autre sur sa feuille. Il tira un long trait, qui ressemblait davantage à une rature, et reposa son crayon.
En plus, je trouve que le "Monsieur, je n'aime pas votre ton" tombe plus à point nommé, fait plus naturel. Pas toi ?

Zéli a écrit:
Oui mais tout le monde n'est sans doute pas aussi trouillard que moi Laughing et donc ne pense peut-être pas à ça.
Espérons-le.
Mais ce journal aura une incidence dans le scénario ; si ce n'est pas l'élément déclencheur de tous les problèmes d'Arthur.

Zéli a écrit:
Donc si je comprends bien (et c'est pas forcément gagné parce que je suis un peu lente Razz) ils sont en train de parler français et donc les allemands parlent (aussi) français ? Désolée, je sais pas si ça pose problème, mais ça me pose problème Laughing, ce qui ne veut rien dire.
Malgré tout j'avais bien compris que c'était sur l'intonation du "oui" qu'il avait compris qu'il était français. Mais je sais pas pourquoi autant sur l'autre dialogue ça m'avait pas du tout posé problème, autant sur celui là, j'ai l'impression que j'ai besoin de savoir en quelle langue le parle. Suspect
Euh non, ils ne parlent pas français. Ils parlent anglais.
Dans le premier chapitre, quand Nicolas Berkanov lui tend le journal et que Arthur lit les titres en Une, la narration précise que la langue universelle est l'anglais.
La presse était rédigée en anglais ; la langue universelle parlée par tous les citoyens de la République.
Tout le monde parle donc l'anglais ; par contre, ce qui me posait problème pour la suite, c'est que je voulais faire dire qu'en gros, Arthur, sa famille et ses potes parlaient parfois français entre eux. Genre des petits mots glissés au milieu. Sauf que, à moins de tout traduire les dialogues en anglais (^^), la manœuvre me paraît complexe.

Soit j'abandonne l'idée qu'ils parlent en français entre eux, et ça passe sans problème... Soit je leur fais dire de vraies de chez vraies expressions françaises - et en le montrant, pour que le lecture percute que c'est du vrai français là ^^".

Et oui, les étrangers qui te surnomment "franchouillard" ça donne un "franchouiyarre" pour les allemands et les hollandais et un "franshouillarde" pour les anglais ^^".


Merci pour ton commentaire, Zéli ! Le texte est mis à jour pour les autres lecteurs Wink.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  L'Un Seul le Jeu 22 Déc 2011 - 15:14

Pacô a écrit:Un calme inquiétant planait sur les quais berlinois. Des hommes, des femmes et des enfants formaient pourtant une masse compacte (1)et l’étrange mutisme ambiant ne faisait pas naturel. Tous aussi (2)stupéfaits les uns que les autres, ils ne paraissaient pas même respirer. Ils tenaient leurs valises à bout de bras mais n’effectuaient aucun mouvement, comme tétanisés sur place. Leurs regards ébahis convergeaient vers plusieurs groupes de trois ou quatre individus, rassemblés devant chaque porte des wagons. Arthur les reconnut. La presse parlait souvent d’eux, mais jamais encore il ne les avait rencontrés. Les histoires, que les rumeurs racontaient, expliquaient peut-être cet accablant silence. Ils se faisaient appeler les « agents ».
(1) Elle répète un peu de la première phrase, non ?
(2) "Stupéfaits" convient-il vraiment ? J'ai peut-être une idée pour cette phrase : "Les voyageurs, tendus, paraissaient pas même respirer." Attention, ce n'est pas la phrase que je propose, mais l'idée que les voyageurs sont "droits comme des piquets" tellement ils ont peur. Qu'en penses-tu ?
Pacô a écrit:Parce que selon les anciens, l'adjectif avait plus de force sur le nom, avant qu'après. Wink
A bien y réfléchir, le mot "accablant" ressort davantage s'il précède "silence", en effet, tu as raison sur ce point, mais je trouve néanmoins qu'il "force la lecture" - le mot "force" n'est pas un hasard. Very Happy
Pacô a écrit:
J'ai changé le passage ainsi :
Deux autres hommes la rejoignirent. Discrets et dociles, ils semblaient être sous ses ordres. Ils se placèrent aux extrémités de la porte et barrèrent la sortie.
L'adjectif "docile", cette fois, explicite trop l'idée d'assujettissement - en revanche, "discret" est très satisfaisant.
Pacô a écrit:Les passagers du train se redressèrent dans le couloir et ceux qui s’apprêtaient à sortir firent un pas de retrait. Une femme grimpa dans le convoi, à quelques mètres de l’étudiant.
C'est vraiment très bon.
Pacô a écrit:Je n'ai pas vraiment changé. J'attends de voir si quelqu'un d'autre me le relève aussi.
J'ai juste mis : "Elle balaya la rame d’un regard autoritaire et Arthur baissa la tête quand il le croisa."
Est-ce réellement mieux ?
Non, c'était mieux avant.
Embarassed
Pacô a écrit:Je conserve. Je reste persuadé qu'il n'est pas bon pour un texte de se dépourvoir des participes passés et de ses verbes ; car ce sont eux qui guident et qui sont les moteurs des phrases. Ils font aussi un peu le lien entre chaque proposition. Le retirer ici, ce serait mettre un complément d'objet direct et un complément circonstanciel bruts, les uns à la suite des autres : "les armes de gros calibres à leurs ceintures". Et je crois que c'est un facteur d'embrouille.
Je n'ai pas d'argument à opposer à cela ; j’acquiesce donc et te fais confiance.
Pacô a écrit:J'ai remplacé par : "une étrange agitation anima l'extérieur de la rame".
Mieux ?
Non, on dirait que l'extérieur de la rame est vivante. D'ailleurs, "étrange" est un peu en trop. Peut-être : "une vive agitation surgit de l'extérieur de la rame." ?
Pacô a écrit:
Mais je préfère le garder aussi. Le retirer, et la phrase perd un peu de sa richesse d'informations.
Avec le recul, je suis d'accord.
Pacô a écrit:J'ai reformulé en rajoutant une autre précision :
"Le fonctionnaire ne répondit rien et ne cilla pas un seul instant, malgré ses lèvres tremblantes et la sueur qui perlait sur son front. "
En fait, je veux dire que, par habitude, quand on a peur, on crie, on pleure, on supplie etc. Là, il tremble et il sue... mais il ne fait aucun bruit et aucun mouvement, malgré la peur qui lui tort visiblement les entrailles.
Que dis-tu de : "Le fonctionnaire ne répondit rien et ne cilla pas un seul instant, malgré la peur exsudée de son front." ? En fait, ce sont les détails : "lèvres tremblantes" et la "sueur" qui me dérangent un peu.
Pacô a écrit:Elle gardait le même aspect qu’à son arrivée : résolu et froid.
Oui.
Pacô a écrit:Elle les observa un moment, puis fit signe à l’un de ses hommes de la rejoindre. Comme si de rien n’était, les autres leur emboitèrent le pas.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Zéli le Jeu 22 Déc 2011 - 16:01

Pacô a écrit: PS : Zéli, ne crois pas que je nie le commentaire de ma réponse à ton commentaire (^^)
Laughing
Pacô a écrit:Arf, je n'aime pas trop ta suggestion, parce que ça fait utiliser deux verbes très très bateaux ("se demander" et "penser").

Du coup, j'ai opté pour cette formule :
Les yeux perdus dans la contemplation inerte des rambardes de la rame, il pensait à son père, à sa mère et à leur inquiétude en apprenant la nouvelle. Lui-même craignait de ne pas sortir indemne de cette épreuve.

Beaucoup mieux ! (Et beaucoup mieux que la mienne Wink)

Pacô a écrit:
En quoi la prononciation serait différente ?
Après avoir vérifié, il me semble que ce sont les deux "t" qui sont l'orthographe vraiment exacts ; un seul "t" correspondrait à une maladresse populaire rentrée peu à peu dans la langue.
Je vais essayer de penser à mettre deux "t" maintenant alors Smile
Pour la prononciation difficile de l'expliquer à l'écrit. Mais avant deux "t" logiquement le "o" prend un accent (un peu comme un ô) alors qu'avec un seul t ça fait un o bien rond. Exemples : "grotte" et "moteur". Enfin si je me souviens bien de mes cours de français !
Pacô a écrit:En plus, je trouve que le "Monsieur, je n'aime pas votre ton" tombe plus à point nommé, fait plus naturel. Pas toi ?


Je truve le dialogue mieux, et oui la réplique tombe mieux Smile

Pacô a écrit:
Dans le premier chapitre, quand Nicolas Berkanov lui tend le journal et que Arthur lit les titres en Une, la narration précise que la langue universelle est l'anglais.
La presse était rédigée en anglais ; la langue universelle parlée par tous les citoyens de la République.

Oui c'est vrai, je m'en rappelais en plus mais j'avais bien retenu pour les journeaux moins pour l'oral. En fait j'étais sans doute un peu trop encrée dans le monde réel ^^
Pacô a écrit:Tout le monde parle donc l'anglais ; par contre, ce qui me posait problème pour la suite, c'est que je voulais faire dire qu'en gros, Arthur, sa famille et ses potes parlaient parfois français entre eux. Genre des petits mots glissés au milieu. Sauf que, à moins de tout traduire les dialogues en anglais (^^), la manœuvre me paraît complexe.


Soit j'abandonne l'idée qu'ils parlent en français entre eux, et ça passe sans problème... Soit je leur fais dire de vraies de chez vraies expressions françaises - et en le montrant, pour que le lecture percute que c'est du vrai français là ^^".
Pas d'idée, j'attends de voir ça pour savoir Wink


J'ai pas lu le dernier extrait ajouté encore, je te dis ça bientôt Smile
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 16:10

L'Un Seul a écrit:
(1) Elle répète un peu de la première phrase, non ?
(2) "Stupéfaits" convient-il vraiment ? J'ai peut-être une idée pour cette phrase : "Les voyageurs, tendus, paraissaient pas même respirer." Attention, ce n'est pas la phrase que je propose, mais l'idée que les voyageurs sont "droits comme des piquets" tellement ils ont peur. Qu'en penses-tu ?
(1) Pas vraiment. Dans la première phrase, on pose une atmosphère d'inquiétude. Ensuite, on précise que cette atmosphère ne fait pas naturelle. Mais ce n'est pas parce qu'une situation est inquiétante qu'elle n'est pas naturelle, non ? Du coup, les deux informations se complètent.
(2) Non, pas vraiment "tendus". Ils sont réellement surpris parce qu'ils ne s'attendaient pas à ce que les agents soient là. C'est un air de stupéfaction qui doit se dessiner sur leurs visages. Et ils ne sont pas forcément droits comme des piquets - ce n'est pas spécialement l'idée que je veux qu'ils en ressortent - mais plutôt qu'ils sont immobiles, tétanisés un peu, comme si tu avais mis le scène sur "pause".
J'ai mis ceci à la place (encore ^^) :
Un calme inquiétant planait sur les quais berlinois. Des hommes, des femmes et des enfants formaient pourtant une masse compacte et l’étrange mutisme ambiant ne faisait pas naturel. Stupéfaits, tous ne paraissaient pas même respirer.
Le "Tous aussi stupéfaits les uns que les autres" était peut-être un peu lourd.

L'Un Seul a écrit:
A bien y réfléchir, le mot "accablant" ressort davantage s'il précède "silence", en effet, tu as raison sur ce point, mais je trouve néanmoins qu'il "force la lecture" - le mot "force" n'est pas un hasard. Very Happy
Je ne sais pas ; quand il est à la fin, j'ai l'impression plutôt que "accablant" fait mis de côté, en bout de phrase.

L'Un Seul a écrit:
L'adjectif "docile", cette fois, explicite trop l'idée d'assujettissement - en revanche, "discret" est très satisfaisant.
Et si je mets :
Discrets et réservés, ils semblaient être sous ses ordres.
?

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:Je n'ai pas vraiment changé. J'attends de voir si quelqu'un d'autre me le relève aussi.
J'ai juste mis : "Elle balaya la rame d’un regard autoritaire et Arthur baissa la tête quand il le croisa."
Est-ce réellement mieux ?
Non, c'était mieux avant.
Embarassed
Pourtant, j'ai l'impression que le français est plus correct ici scratch .

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:J'ai remplacé par : "une étrange agitation anima l'extérieur de la rame".
Mieux ?
Non, on dirait que l'extérieur de la rame est vivante. D'ailleurs, "étrange" est un peu en trop. Peut-être : "une vive agitation surgit de l'extérieur de la rame." ?
J'ai fait un petit mix des deux ^^".
"Une vive agitation anima l'extérieur de la rame".
D'une part, je ne vois pas pourquoi "animer l'extérieur de la rame" rend l'extérieur de la rame vivante ? Quand on anime une salle, la salle n'est pas plus vivante, non ? ^^ D'autre part, "animer" me proscrit l'utilisation d'un "de" supplémentaire, qui vient faire redondance avec "de la rame". La phrase gagne en fluidité.
Par contre, tu avais raison pour "étrange" ; et puis j'ai tendance à trop l'utiliser.

L'Un Seul a écrit:
Que dis-tu de : "Le fonctionnaire ne répondit rien et ne cilla pas un seul instant, malgré la peur exsudée de son front." ? En fait, ce sont les détails : "lèvres tremblantes" et la "sueur" qui me dérangent un peu.
Hum... ce qui me dérange dans ta proposition, c'est que "exsudée" est un terme très... médical. En fait, il n'y a bien que les médecins qui parleraient d'exsudation. Je préfère ma formule :/.

On peut dire que tu me feras travailler ce passage tongue.
Merci !

EDIT pour Zéli :
En fait, je pense les faire parler français devant des gens pas français. Comme ça je pourrais glisser que les autres personnages n'avaient pas compris ce qu'ils se disent entre eux.

Impatient de voir ta réaction pour la fin du chapitre 2. Tu en apprendras des bonnes sur cet univers et de cette réalité déformée... Smile

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Commentaire MDT

Message  MémoireDuTemps le Jeu 22 Déc 2011 - 19:56

Pacô a écrit:Chapitre 2.
(1er extrait)

Les passagers de la ligne « Saint-Pétersbourg-Paris » s’entassaient dans les couloirs. De ses rayons, le soleil étouffait un peu plus l’air confiné, , inutile à travers les petites fenêtres au-dessus de leurs têtes. Une odeur de tabac froid imprégnait les murs et révulsait pour une fois, un participe présent serait plus fluide je pense les estomacs . Quelques personnes , ou alors pas une , après matinée fatiguées par le trajet et les émotions de la matinée, s’endormaient sur les rares sièges mis à disposition. Des officiers se frayaient un chemin de temps en temps entre les corps serrés et passaient devant eux un peu superflu s ces quatre mots sans leur accorder un regard. Un vieil homme avait demandé aux premiers cette précision embrouille plus qu'elle n'éclaire, on a compris qu'ils demandaient aux officiers le moment où il témoignerait et un ; serait mieux, non ? ils lui avaient tous répondu poliment qu’il lui fallait attendre son tour. Une heure plus tard, il s’était résigné, appuyé contre le rebord d’un fauteuil en tissu délavé, et étourdi par la chaleur. Arthur attendait depuis plus longtemps encore. Après avoir soigneusement broyé le News Budapest entre ses doigts, il l’avait plié et rangé dans une poche intérieure de son manteau. Maintenant, sa peau collait les vêtements et il frissonnait lorsqu’une goutte de sueur roulait le long de sa colonne vertébrale. Tandis que Berlin grelottait au-dehors, la caserne transpirait. Pourtant, personne ne semblait enclin à réclamer plus de fraîcheur aux militaires.☺☺☺
D’autres victimes arrivaient régulièrement, déposées par les bus qui allaient et revenaient entre les quartiers Est de Berlin et la gare de la SCTE. Tous exprimaient la même consternation sur leurs visages lorsqu’ils s’apercevaient du nombre de gens accumulés une image certes mais je pense entassés serait mieux dans cet espace si restreint. Ils cherchaient alors une place et patientaient sans parler.
Soudain, la porte d’un des bureaux s’ouvrit. Une femme et son enfant en sortirent, contents d’en avoir terminé, et une voix mécanique interpela l’individu près d’Arthur. Celui-ci, soulagé seulement ? il a pas un petit peu d'angoisse quand même ? , se précipita dans la pièce et s’enferma avec l’agent de police. Des murmures commentèrent la chance qu’il avait, mais ils se turent très vite. La touffeur ☺☺☺ ambiante asséchait les langues.

Assis presque sur les genoux de son voisin, Arthur observait les affiches de prévention civile exposées en guise de décoration. La République avait lancé, dix ans auparavant sous le gouvernement Larrkhan, une politique de sécurité dans les cités urbaines et diffusait régulièrement dans la presse ou à la télévision des campagnes de sensibilisation sur les bonnes attitudes à adopter en cas de mauvaise rencontre ☺☺☺ . Parfois, la police annonçait l’arrestation de perturbateurs dans tel ou tel territoire et félicitait le comportement des citoyens locaux qui avaient fait appel à leur service. Aujourd’hui, la présidence d’Alphred Mernine marquait un désintérêt de plus en plus prononcé pour cette pratique. Les opposants conservateurs lui reprochaient son laxisme mais elle c'est une femme alors ? leur rétorquait le coût exorbitant des mesures. Les bords craquelés et jaunis du papier placardé confirmaient l’absence de fonds versés pour le renouvellement des plans de communication.

« Arthur Pasceli ».
Le jeune homme tressaillit et regarda sa montre. Trois heures s’étaient écoulées ; il mangerait à Paris si rien n’avait perturbé le train de la SCTE. Engourdi, il peina à se redresser. Des regards envieux le scrutaient lorsqu’il se dirigea vers le bureau ouvert. Il referma la porte derrière lui.
Derrière une simple table au centre de la pièce, un homme fumait une cigarette ; pas la première si l’on en jugeait le cendrier rempli à ras bord. t'es sûr qu'on est dans le futur... ou alors on peut fumer sans risque ? Ou les flics n'ont rien à faire de la santé de ceux qui tombent dans leurs griffes ?
« Capitaine Friedrich Hausmann, dit-il en guise de salutation. Asseyez-vous, je vous prie. »
Arthur s’exécuta bien qu’il venait déjà de passer trop de temps dans cette position. un peu lourd et je séparerais plutôt par : Son bassin le faisait souffrir au niveau des reins. Le militaire aspira un long moment sur son filtre incandescent tandis qu’il lisait une feuille. Il portait le même veston gris que l’homme assassiné dans le train, au détail près que son tissu était froissé et usé sous les coudes. Rigoureux dans sa tâche, il ne releva pas tout de suite la tête et tapotait son mégot d’un geste machinal. D’épais sourcils bruns barraient le bas de son front, ce qui accentuait sa figure soucieuse. La nuit avait été courte pour lui aussi ; de gros cernes pochaient ses yeux. Il saisit un crayon.
« Nous commencerons par les formalités d’usage. Votre âge, votre domicile familial bizarre qu'il ne demande pas surtout son adresse actuelle ? et votre profession, récita l’officier d’une voix monotone
– Dix-neuf ans, je fêterai mon vingtième anniversaire le dix-sept décembre prochain. VIIème arrondissement de Paris et étudiant à l’Université Sokolov de Saint-Pétersbourg. »
Le capitaine redressa un sourcil et suspendit son geste. Il jeta un œil suspect sur Arthur.
« VIIème arrondissement… et vous ne prenez pas l’avion ?
– Je me paye moi-même le trajet et ma mère ne travaille plus, répondit le jeune homme. Le train me convient.
– Très bien. La profession de votre père ?
– Chirurgien urgentiste à l’établissement Saint-Picpus dans le XIIème. »
Consciencieux, Hausmann écrivit les informations puis il reposa son crayon. Avec lenteur, il croisa les doigts et observa son interlocuteur.
« Racontez-moi à présent ce que vous avez vu dans ce train. »
Arthur redoutait cette question qui tomba comme une sentence. Durant les trois heures d’attente, il s’était remémoré les faits mais il éprouvait des difficultés à visionner la scène dans son entier. Maintenant, ce n’était plus la chaleur qui causait la sueur dans son dos mais le regard pénétrant du militaire en face de lui. Celui-ci ne cillait pas des paupières et paraissait même suspendre sa respiration. Le jeune homme déglutit.
« Eh bien, je me souviens avoir quitté ma cabine pour aller aux toilettes et…
– Non, reprenez depuis le début, dès votre montée dans le train, l’interrompit l’enquêteur. Je suppose que vous l’avez pris à la gare de Saint-Pétersbourg ?
– Oui, au quai D à quelques mètres d’une poubelle.
– Ne plaisantez pas avec moi, Monsieur Pasceli, le corrigea Hausmann. je pense que le ton du flic a dû changer, plus sec par exemple, de même que son attitude non ? Si oui indique-le Toutes les informations que vous me fournirez sont potentiellement capitales. Ensuite ?
– Ensuite, je me suis installé dans ma cabine, poursuivit Arthur manque un point
– Vous étiez seul ou accompagné ?
– Je suis monté seul mais Nicolas Berkanov, celui qui a été tué, m’a demandé s’il pouvait s’asseoir sur la banquette en face de moi pour le voyage…
– La victime était avec vous tout le long du trajet ?
– C’est ce que je viens de dire, répliqua le jeune homme manque un point là aussi tu devrais indiquer un changement d'attitude
– Vous auriez dû le préciser à l’accueil, nous vous aurions interrogé en priorité. »
La veine ! pensa Arthur. Il aurait bien aimé lui préciser que l’accueil répétition si tu n'utilises pas de guillemet ou cet par exemple n’avait pas été très chaleureux. Mais il se tut tandis que le militaire transcrivait sur sa fiche les premières données de l’interrogatoire. Une petite pendule oscillait sur le mur du fond et son cliquetis incessant agaça le jeune parisien de plus en plus mal à l’aise.
« Comment connaissez-vous le nom de la victime ?, reprit l’officier , en trop
– La femme l’a nommé ainsi quand elle nous a demandé où il se trouvait.
– Et comment le savait-elle ?
– Vous en avez de bonne je mettrais un s , rétorqua l’étudiant. Vous l’interrogerez, non ?
– Sans aucun doute, approuva le capitaine. Il semblerait donc que la victime et la femme se connaissaient ?
– Je ne sais pas, je ne les avais jamais vus avant aujourd’hui. Regardez dans les papiers du cadavre et vous trouverez s’ils ont un lien de parenté.
– Le problème, c’est que ce brave homme n’avait pas de papiers sur lui.
– Ah ? Et comment saviez-vous son nom alors ?
– Vous êtes très perspicace, Monsieur Pasceli. un peu arrogant même, non ? En vérité, la SCTE nous a fourni la liste de ses clients et d’autres témoins ont confirmé, admit Hausmann qui cocha une case sur sa feuille. Avez-vous échangé une discussion avec Nicolas Berkanov ?, , en trop poursuivit-il
– Au début du trajet, pas vraiment. Je me suis très vite assoupi et lui lisait le journal dès son…
– Quel journal ?
– Le News Budapest, répondit docilement Arthur. voilà, là tu indiques un changement dans la conversation
– Nous n’avons retrouvé aucun journal sur les lieux du crime.
– Oui… il me l’avait donné avant que j’aille aux toilettes.
– Il vous a donné le journal mais vous n’avez échangé aucune discussion ? releva le capitaine manque un point
– C’était un geste ordinaire, vous savez.
– Mais que vous-a-t-il dit ?
– Des banalités à mon propos. Rien… rien de spécial.
– C’est à moi de juger si c’est spécial ou non, mon garçon. Pourriez-vous être plus précis sur ces banalités ?
– Des choses aussi inutiles que votre interrogatoire, je présume, affirma le jeune homme avec aplomb manque un point
– Je ne vous permets pas de juger, protesta le capitaine. Je sens en vous un certain malaise et j’ai l’impression que vous avez quelque chose à me cacher. Est-ce le cas ?
– Monsieur, je n’aime pas votre ton. »
Cette dernière réplique imposa un bref silence. Arthur avait beaucoup plus de mal avec l’autorité qu’avec cette conversation. ??? je comprends pas trop ce que tu veux dire Les deux individus croisèrent leurs regards je mettrais pas de s, puis Hausmann écrivit quelque chose d’autre sur sa feuille. Il tira un long trait, qui ressemblait davantage à une rature, et reposa son crayon.
« Monsieur Pasceli, l’histoire je la connais. Un groupe armé a pris votre train en otage et a assassiné un brave fonctionnaire de la République. Ce que je veux, moi, ce sont les détails. Et vous êtes un témoin privilégié. »
Et quel privilège ! songea Arthur avant de répondre :
« Vous me traitez plus comme un suspect. plutôt un ?
– Non, je ne suis pas là pour vous faire du tort, mais pour savoir. Reprenons, déclara le militaire. Pourquoi êtes-vous allé aux toilettes ?
– À votre avis ? »
L’officier s’abstint de commenter et nota. La mine grise du stylo crissait sur le papier comme si elle grattait la surface d’un tableau noir. D'accord pour ta comparaison, mais c'est plutôt une craie qui crisse sur un tableau ? Ce bruit était insupportable à la longue.
« La victime vous a-t-elle paru stressée ou anxieuse durant le trajet ?
– Non.
– A-t-elle émis des craintes qui supposeraient l’arrivée des agents ?
– Non.
– A-t-elle changé d’attitude en arrivant gare de Berlin ?
– Non, j’urinais. avec cette réponse, je pense que le flic devrait un tantinet être plus qu'énervé, même à notre époque !
– Il faudra être un peu plus précis et coopératif, Monsieur Pasceli, si vous ne souhaitez pas passer le reste de l’après-midi avec moi. »
Le jeune homme grimaça. Son estomac grognait ; la pendule indiquait midi et demi. Il ne savait d’ailleurs pas où manger ni comment il parviendrait à rejoindre la capitale française avant la soirée. Hausmann chercha dans la poche de sa veste son paquet de cigarettes et en alluma une. Elle se consuma lentement au bout de ses doigts alors qu’il complétait la saisie minutieuse de son interrogatoire. Arthur n’osa pas lui en demander une ; il n’avait de toute façon pas envie de sympathiser avec cet homme. Il n’aimait pas ce léger silence, comme s’il était un animal qu’on examinait. Le jeune parisien majuscule soupira et réajusta ses cheveux sur sa tempe gauche.
« Vous n’aimez pas cette tache de naissance ? demanda l’officier sans lever les yeux de sa feuille manque un point
– Je ne crois pas que ce soit ce qui a tué ce brave fonctionnaire.
– Vous avez raison, consentit-il avec un sourire malicieux qui ne plut pas à Arthur. Je vais vous poser des questions plus directes, Monsieur Pasceli. »
Ce dernier acquiesça.
« Connaissiez-vous la profession exacte de la victime ?
– Monsieur Berkanov portait l’uniforme d’État…
– Oui, mais vous a-t-il mentionné quel poste il occupait ?
– Non, mais ça ne doit pas être très dur à savoir, non ?
– Nous n’avons encore aucune information de Saint-Pétersbourg, admit l’enquêteur. Étiez-vous au courant de l’action des agents ?
– C’est-à-dire ?
– Pouviez-vous la prévoir ?
– Je ne suis pas devin. Sinon je vous aurais prévenu plus tôt et…
– Avez-vous déjà entendu parler de ces agents ? le coupa le militaire sans même s’intéresser à la pique lancée par son interlocuteur.
– Dans la presse, comme tout le monde. Pourquoi ?
– C’est notre formulaire. »
Ma principale remarque porte surtout sur le dialogue : tu devrais bien plus préciser au début l'attitude des interlocuteurs dans l'incise ou le couper par des remarques. Car il n'est pas anodin et au début tu le traites pourtant ainsi... d'autre part je m'étonne quand même un peu que le flic ne remette pas à sa place ce jeune freluquet impertinent.
La description de l'attente st intéressante, mais elle manque un peu de peps... comme si ton lecteur devait ressentir cet ennui, mais là c'est vraiment une opinion pas du tout objective et tu n's peut-être pas tort finalement Very Happy
Bien sûr toujours bien écrit !

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 20:47

Merci MémoireDuTemps !
Juste une question : quand tu mets des smileys avec des sourires, il n'y a rien qui ne va pas ? ^^

MémoireDuTemps a écrit: Des officiers se frayaient un chemin de temps en temps entre les corps serrés et passaient devant eux un peu superflu s ces quatre mots sans leur accorder un regard.
Eh bien je trouve qu'ils sont pourtant nécessaires ; puisqu'ils insistent bien sur le fait qu'ils les méprisent un peu. Ou du moins, les ignorent totalement.

MémoireDuTemps a écrit: Un vieil homme avait demandé aux premiers cette précision embrouille plus qu'elle n'éclaire, on a compris qu'ils demandaient aux officiers le moment où il témoignerait et un ; serait mieux, non ? ils lui avaient tous répondu poliment qu’il lui fallait attendre son tour.
"aux premiers" est ici aussi nécessaire ; sinon tu perds en information. En fait, le petit vieux a demandé aux premiers qui passaient quand est-ce qu'il témoignerait. Mais il a perdu espoir avec les suivants.
Note : j'ai bien pris le point-vigule.

MémoireDuTemps a écrit: Tous exprimaient la même consternation sur leurs visages lorsqu’ils s’apercevaient du nombre de gens accumulés une image certes mais je pense entassés serait mieux dans cet espace si restreint.
Mais l'image d'entasser est déjà prise par la première phrase de l'extrait ; ce serait une répétition.
Tu as une autre idée ?

MémoireDuTemps a écrit: Celui-ci, soulagé seulement ? il a pas un petit peu d'angoisse quand même ? ,
Pourquoi en aurait-il ? On recueille leur témoignage ; on les inculpe pas. Au contraire, plus vite c'est fait, plus vite ils peuvent rentrer chez eux Wink.

MémoireDuTemps a écrit: Aujourd’hui, la présidence d’Alphred Mernine marquait un désintérêt de plus en plus prononcé pour cette pratique. Les opposants conservateurs lui reprochaient son laxisme mais elle c'est une femme alors ? leur rétorquait le coût exorbitant des mesures.
Non, mais le sujet c'est "la présidence d'Alphred Mernine" et non "Alphred Mernine". Je te rassure, c'est bien un homme Smile.

MémoireDuTemps a écrit:
Derrière une simple table au centre de la pièce, un homme fumait une cigarette ; pas la première si l’on en jugeait le cendrier rempli à ras bord. t'es sûr qu'on est dans le futur... ou alors on peut fumer sans risque ? Ou les flics n'ont rien à faire de la santé de ceux qui tombent dans leurs griffes ?
Ah mais nous ne sommes pas dans le futur ! Nous sommes dans une autre réalité de notre monde ; comme le dit l'en-tête du roman "cette réalité n'est pas la nôtre mais doit être vécue comme si elle nous menaçait à chaque instant."
Tu comprendras plus tard que ce monde a bien des différences avec le nôtre, notamment dans son histoire.

MémoireDuTemps a écrit:
« Nous commencerons par les formalités d’usage. Votre âge, votre domicile familial bizarre qu'il ne demande pas surtout son adresse actuelle ? et votre profession, récita l’officier d’une voix monotone
Oh non, je pense qu'il est plus simple de demander le domicile familial pour une administration. Je le vois bien en tant que pauvre étudiant : quand une administration me demande des renseignements pour quelque chose d'assez abstrait - comme la CAF pour se renseigner sur ton statut ou des sondages etc. - ils te demandent toujours ton domicile familial.
Pourquoi ? Parce qu'un domicile familial a beaucoup moins de chance de changer au cours du temps qu'un petit studio étudiant. L'administration te demande toujours là où est établi ton foyer, histoire que leurs archives restent toujours assez actualisées ; même si tu peux aussi changer de foyer (toutefois, moins souvent que tu ne peux changer de studio).

MémoireDuTemps a écrit:
– Ne plaisantez pas avec moi, Monsieur Pasceli, le corrigea Hausmann. je pense que le ton du flic a dû changer, plus sec par exemple, de même que son attitude non ? Si oui indique-le Toutes les informations que vous me fournirez sont potentiellement capitales. Ensuite ?
J'ai pris celui-là, mais pas les autres. J'expliquerais pourquoi.

MémoireDuTemps a écrit:
– Vous auriez dû le préciser à l’accueil, nous vous aurions interrogé en priorité. »
La veine ! pensa Arthur. Il aurait bien aimé lui préciser que l’accueil répétition si tu n'utilises pas de guillemet ou cet par exemple n’avait pas été très chaleureux.
J'ai pris "cet" ; mais je ne suis pas bien sûr de la pertinence de la modification ici. Il est évident que la répétition est volontaire, puisque Arthur pense justement à l'accueil peu chaleureux, grâce à la réplique de Hausmann.

MémoireDuTemps a écrit:
– Vous êtes très perspicace, Monsieur Pasceli. un peu arrogant même, non ?
D'un autre côté, un témoignage n'est jamais aussi intrusif. Si Arthur ne réagissait, ç'aurait un peu un gros passif qui se laisse faire facilement. Là, théoriquement, il n'est pas question de l'incriminer et pourtant... toutes les questions font "comme si" le jeune homme était suspecté...

MémoireDuTemps a écrit:
Cette dernière réplique imposa un bref silence. Arthur avait beaucoup plus de mal avec l’autorité qu’avec cette conversation. ??? je comprends pas trop ce que tu veux dire
Justement, ça explique en partie aussi cette arrogance. Arthur n'a pas vraiment peur de l'interrogatoire par contre, il a toujours été assez récalcitrant à l'autorité - ici militaire.
J'ai un peu retouché la phrase :
Arthur craignait bien plus l’autorité martiale que la tournure de cette conversation.

MémoireDuTemps a écrit:
Les deux individus croisèrent leurs regards je mettrais pas de s,
Je pense le contraire ici. Pour moi, les "s" ont pas mal d'importance puisque, dans ma tête, on se dit qu'il y a DEUX regards ou encore qu'on croise LES regards. Comme deux rayons qui s’interceptent.

MémoireDuTemps a écrit:
« Vous me traitez plus comme un suspect. plutôt un ?
Ce n'est pas une question mais bien une affirmation. Ce qui explique l'autre partie de son arrogance.

MémoireDuTemps a écrit: La mine grise du stylo crissait sur le papier comme si elle grattait la surface d’un tableau noir. D'accord pour ta comparaison, mais c'est plutôt une craie qui crisse sur un tableau ? Ce bruit était insupportable à la longue.
En fait, "stylo" induit en erreur, je le reconnais. Mais il s'agit d'un crayon - de papier - et j'ai déjà plusieurs fois employer ce terme pour ne pas risquer la lourde répétition.
Or, un crayon crisse sur le papier (comme une craie, effectivement, puisque le système de dépôt est le même).

MémoireDuTemps a écrit:
– Non, j’urinais. avec cette réponse, je pense que le flic devrait un tantinet être plus qu'énervé, même à notre époque !
Le flic ne peut pas être plus agacé. Son objectif, c'est justement d'agacer un peu le client. Si lui même montre qu'il est en colère, c'est pas un bon flic.
Et encore une fois, Arthur a tout de même raison. Si on me demande de venir témoigner et qu'on me pose des questions de ce registre, j'aurais envie d'avoir la même réaction - je ne sais pas si je le ferais néanmoins.

MémoireDuTemps a écrit: Le jeune parisien majuscule soupira et réajusta ses cheveux sur sa tempe gauche.
Ah non, pas de majuscule quand on parle des habitants. C'est comme la "France" mais les "français".

MémoireDuTemps a écrit:
Ma principale remarque porte surtout sur le dialogue : tu devrais bien plus préciser au début l'attitude des interlocuteurs dans l'incise ou le couper par des remarques. Car il n'est pas anodin et au début tu le traites pourtant ainsi... d'autre part je m'étonne quand même un peu que le flic ne remette pas à sa place ce jeune freluquet impertinent.
La description de l'attente st intéressante, mais elle manque un peu de peps... comme si ton lecteur devait ressentir cet ennui, mais là c'est vraiment une opinion pas du tout objective et tu n's peut-être pas tort finalement Very Happy
Bien sûr toujours bien écrit !
Je laisse le dialogue un peu brutal, parce que justement il est sur le vif. Tu me reproches toi-même que Arthur semble arrogant... alors que nulle part, je n'ai eu à mettre qu'il l'était. Seules ses paroles ont montré qu'il l'était.
D'autre part, marquer des "docilement" "en faisant" etc. ferait une profusion d'adverbes en -ement et beaucoup de participes présents. Je ne pourrais m'y résoudre au risque de tuer la symphonie de l'écriture.
Enfin, je ne peux pas non plus faire des pause pour transcrire des remarques sous le dialogue ; sinon je perds la spontanéité du dialogue.
Un bon dialogue m'a-t-on dit un jour, est un dialogue qui a PEU d'incises.

Le flic ne peut pas vraiment remettre ce jeune freluquet à sa place. Un témoignage classique suppose une certaine forme de respect. Là, on vient de les faire attendre plus de trois heures dans un couloir bondé, où il fait chaud... tout ça pour qu'on lui demande des choses qui sont hors contexte d'un simple témoignage - et qui prend plus des allures d'interrogatoire.
Au contraire, Arthur est assez poli. Je crois que si ça se passait dans notre France actuelle, tous les flics auraient du démissionner suite à plusieurs pétitions et coups médiatiques. C'est plutôt le flic - voire la police en général - qui est assez... intrusif et osé dans sa démarche.

Je ne sais pas non plus ce que je pourrais faire pour donner plus de pep's à l'attente... je doute même qu'il le faille. L'attente dure trois heures ; je n'allais pas leur faire danser la macarena en attendant ^^". Et puis justement, le contexte est lourd, l'attente est longue, les gens râlent, le soleil chauffe, les flics sont pas sympas... il faut garder une narration qui restent dans cette ambiance désagréable. Et je ne pense pas - du moins personne ne l'a encore relevé - que la lecture soit désagréable...

Merci beaucoup du commentaire.
Tout ce que je n'ai pas relevé - les fautes, la ponctuation etc. - c'est que j'ai pris pour comptant Wink.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  MémoireDuTemps le Jeu 22 Déc 2011 - 22:20

Pacô a écrit:Merci
MémoireDuTemps a écrit: Le jeune parisien majuscule soupira et réajusta ses cheveux sur sa tempe gauche.
Ah non, pas de majuscule quand on parle des habitants. C'est comme la "France" mais les "français" affraid .
Le nom d’habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend une majuscule (« Les Français ont répandu le goût français »).
dit wiki qui le souligne et le TLF est formel... voir
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/regles-1maj-min.htm
ou alors jeune est le substantif... là effectivement, mais pour moi ton héros ne sera pas toujours jeune, dans ce cas c'est Parisien qui est le substantif, puisque s'il reste à Paris il deviendra un jour vieux Parisien... par contre la "France" mais pas les "français" mais les "Français" et "les Français parlent aux Français" "les Français parlent le français" "je suis née française" "c'est une particularité française" "c'est une particularité des Françaises"... +1 pour Mémoire là

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 23:15

Oh !
Eh bien je dois confondre avec cette fameuse règle des substantifs. Je sais que, petit, je me suis fais reprendre plusieurs fois parce que j'avais tendance à mettre des majuscules un peu partout, n'importe quand.

Ce sera corrigé ; mais là il faut reprendre l'intégralité du récit et tout republier sur le forum tongue.

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Zéli le Lun 26 Déc 2011 - 18:26

Pacô a écrit:
MémoireDuTemps a écrit: Tous exprimaient la même consternation sur leurs visages lorsqu’ils s’apercevaient du nombre de gens accumulés une image certes mais je pense entassés serait mieux dans cet espace si restreint.
Mais l'image d'entasser est déjà prise par la première phrase de l'extrait ; ce serait une répétition.
Tu as une autre idée ?
Parqués ?

Pacô a écrit:(Extrait 3)
Il aurait aimé terminé !!! la discussion …
Pacô a écrit: Ces derniers possédaient ce que le Sénateur Nixon… appelait « la fierté historique ». Laughing
Pacô a écrit:… le célèbre grognon Michel Barnin Very Happy Very Happy
Pacô a écrit:Elle considérait comme honteux le fait de nier les illustres travaux des grands noms français Shakespeare, Miguel de Cervantès??
Pacô a écrit:Plus personne ne parlerait des Liaisons dangereuses et des Rois Bourbons en classe ; la société allait de l’avant et préférait les choses existantes, celles qui faisaient encore l’actualité ou qui pouvaient encore s’exprimer à la télévision.
C'est marrant on dirait que c'est 100% positif alors qu'il est important de connaître le passé pour ne pas refaire les même erreurs Wink

Pacô a écrit:La pluie avait cessé et pourtant pas un passant ne flânait. « Tous des emmerdeurs ces gaulois » conclut-il en réalisant que le jeune homme ne comptait pas revenir et entretenir la conversation interrompue.
Au premier abord on a l'impression que c'est de la faute des gaulois si personne ne flâne. Même si en lisant la suite de la phrase on comprend que ce n'est pas ça, c'est un peu bizarre.

Pacô a écrit:– Pardonnez-moi, s’excusa le jeune parisien, mais je cherche la gare. »
Si j'ai bien compris la leçon du substantif il faut une majuscule ? (Je prends des cours en même temps )

Pacô a écrit: Une sueur froide dévala dans son dos et emporta tout son courage …
J'enlèverais le "dans"

Pacô a écrit: Ici, les immeubles se succédaient comme autant de pylônes électriques sur une autoroute.
Étrange comme image

Pacô a écrit: Les deux jeunes gens n’avaient échangé que les strictEs (c'est féminin) commodités d’usage …
Pacô a écrit: Mais on préfère sécuriser les lieux pour le prochain départ du convoi à Paris, ce soir.
Le départ du convoi À Paris, on dirait plutôt qu'il part de Paris pas qu'il y va.

Pacô a écrit: … Arthur chercha des yeux Julien parmi la foule d’officiers qui affairaient autour de lui.
(1) La foule D'officiers qui affairAIT ou la foule DES officiers qui affairAIENT
(2) qui S'affairait plutôt non ?

Pacô a écrit:Préoccupé par un document qu’il tenait entre ses mains, ce gradé avait l’air autoritaire …
"entre SES mains, LE gradé" ou "entre LES mains, CE gradé" je pense.

Pacô a écrit: Une grande pagaille régnait dans le grand hall. Les plantes avaient été évacuées en paquet vers les guichets ; même chose pour les bancs, les tables et les chaises, alignés le long des murs.
Pourquoi les plantes puis les autres ? On dirait qu'elles ont une importance supérieure.

Pacô a écrit: Arthur, quant à lui, plaint pour lui-même les techniciens responsables de l’entretien des locaux. sympa d'y avoir pensé
Pacô a écrit: Des experts en blouse blanche l’examinaient ; le jeune homme pensa à son père qui soignait ses malades. Cette analogie le fit sourire
(1)J'inverserais le point-virgule et le point.
(2)Je trouve plus joli : "le jeune homme pensa à son père soignant ses malade", qui est plus intemporel en plus. Mais avis personnel.

Pacô a écrit: Les wagons se laissaient chatouiller sous leurs entrailles de fils tandis que d’autres soldats lui grattaient le dos …
Plutôt "leur" grattaient le dos.

Pacô a écrit: Parfois, un soldat tirait les rideaux des fenêtres,
Le "des fenêtres" me parait alourdir la phrase or il est évident que ce sont les rideaux des fenêtres.

Pacô a écrit: « Ne reste pas là, tu risques de te faire engueuler. »
Quand est-ce que l'autre militaire est parti ?

Pacô a écrit: ÉtaiENT-ce ??? dû à Ces !!! yeux qui pétillaient de joie, son visage qui rayonnait de chaleur ou son sourire qui éclatait de bonheur ?
Pacô a écrit:aujourd’hui d’autant plus visibles depuis qu’il s’était rasé le crâne pour rentrer dans le service de Boulogne.
J'enlèverais un des deux (aujourd'hui ou depuis), redondant.

Pacô a écrit: … Hooney n°3 aux senteurs de whisky sucré. Beurk Laughing


Les deux compères forment un joli couple je trouve Oui j'ai déjà lu la suite mais je t'envoie des commentaires bientôt. Je pensais avoir plus de temps pendant les vacances, perdu Laughing


Dernière édition par Zéli le Mar 27 Déc 2011 - 21:07, édité 1 fois
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mar 27 Déc 2011 - 11:13

Bonjour et merci pour le commentaire Smile.

Je ne suis actuellement pas chez moi, alors ce sera compliqué pour corriger le texte à partir du fichier traitement de texte. J'ai vu mes fautes impardonnables - notamment les "terminé" et co' - et je promets de vite parer à tout ça - c'est-à-dire pour mercredi.

Merci beaucoup encore Wink.

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Commentaire chapitre 2 extrait 4

Message  Zéli le Mar 27 Déc 2011 - 20:56

Suite et fin du commentaire sur le chapitre 2

Pacô a écrit:comme s’il lui aspirait toutes ses ondes négatives.
J'enlèverais le lui.

Pacô a écrit:Comme le petit Moretti avait redoublé une classe à cause de son déménagement et parce que les professeurs de l’école élémentaire du quartier jugeaient qu’un enfant italien ne pourrait supporter la fine éducation parisienne sans revoir les premières notions rudimentaires, ils s’étaient retrouvés dans la même promotion et s’étaient par la suite suivis au collège puis au lycée.
Ca fait long comme phrase !

Pacô a écrit:Au fil du temps, leur relation avait muri et s’était solidement attachée l’un à l’autre.
"leur relation s'était solidement attachée l'un à l'autre" ? Il faudrait plutôt "et ILS s'étaiENT solidement attachÉS l'un à l'autre" non?

Pacô a écrit:Longuement, il rêvassa un peu ; de nombreux voyageurs avaient dû franchir la barrière des bagages depuis la construction de l’endroit.
(1) Longuement et un peu, c'est pas un peu antinomique ?
(2) La barrière des bagages ? C'est quoi? La zone de contrôle des bagages ?

Pacô a écrit:La République ne lui avait pas vraiment pardonné son écart de conduite lorsqu’elle s’était engagée dans le nazisme et avait renoncé à son siège à Bagdad.
"Joli" détournement. (la suite y compris)

Pacô a écrit:Néanmoins, ce passage de la civilisation allemande n’était pas mentionné dans les programmes scolaires.
Décidément l'éducation Terraenne (comment on dit?) ne m'inspire pas beaucoup ^^

Pacô a écrit:Depuis cependant, Berlin était persécutée ...
J'aurais tendance à voir Berlin au masculin. Mais il n'y a pas vraiment de règle pour ça, même si il est vrai qu'en littérature on voit plutôt les villes au féminin. Bref, c'est juste mon ressentit, je me tais

Pacô a écrit:... et avait même du accepter une présence militaire sur son sol durant plusieurs années.
dû ? (je suis nulle avec les accents circonflexes Embarassed).

Pacô a écrit:Je rattraperais (pas de s, ça me semble être du futur) mes heures à Boulogne mais je peux te raccompagner jusqu’à Paris.

Pacô a écrit:– Tu ferais ça pour moi ?, se réjouit faussement Arthur ...
On ne peut pas mettre directement "se réjouit" après le "?", il faut "?," ? J'y connais rien je prends des cours en même temps Embarassed, mais les deux à la suite ça me semble incongrus.

Pacô a écrit:Le caporal s’était offert une jolie Mercedes, l’une des premières classes, lors de sa seconde année de service.
"l'une des premières classes", je ne comprends pas l'idée, ça veut dire quoi?

Bref pour résumer ce que je t'ai déjà dit :
J'aime beaucoup le duo Julien/Arthur.
Je trouve le détournement de la deuxième guerre mondialement bien trouvé et développé.
Et j'aimerais pas vivre sous l'empire Terrae, pas parce qu'il est mal décrit, au contraire Wink


J'ai pas encore lu l'extrait suivant, tu es trop prolifique, je n'arrive pas à suivre Razz
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  Pacô le Mer 28 Déc 2011 - 15:27

Merci beaucoup pour ton commentaire - d'une lectrice que je pourrais presque considérer comme fidèle tongue.
Je reprends tes remarques :
Zéli a écrit:
Pacô a écrit:
Mais l'image d'entasser est déjà prise par la première phrase de l'extrait ; ce serait une répétition.
Tu as une autre idée ?
Parqués ?
Finalement, j'ai pris "amassés". Non ?

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:(Extrait 3)
Il aurait aimé terminé !!! la discussion …
Oups Embarassed.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:Elle considérait comme honteux le fait de nier les illustres travaux des grands noms français Shakespeare, Miguel de Cervantès??
Ah j'avais peur de cette confusion pendant la lecture, et qu'on croit que j'assimile Shakespeare et De Cervantès comme des auteurs français. En fait, dans la première partie de l'explication, je fais état des réformes culturelles au sens large - il n'y a pas que la culture française qui est lésée. Mais ensuite, j'insiste sur le fait que les français ont très mal pris cette réforme parce qu'on touchait à leurs auteurs ; et comme on est du point de vue du vendeur, je voulais un peu montrer que "les français sont gonflés, ils sont pas les seuls touchés". Disons que Michel Barnin a contesté ce projet parce que les auteurs français étaient aussi touchés.
Mais dans la phrase, on ne parle pas que des français.
C'est-à-dire :
En effet, sous le mandat de Kader Abraham et dans la première décennie de la République, le gouvernement avait recomposé les programmes scolaires dans tous les niveaux, écoles et universités comprises. Par exemple, afin de renforcer l’attrait des élèves en matière littéraire, Shakespeare, Miguel de Cervantès et Pierre Choderlos de Laclos étaient à présent remplacés par des auteurs reconnus et surtout vivants.

Là, ça expose simplement la réforme culturelle.
L'insurrection française ne vient qu'après :
Paris, représentée à l’époque par le célèbre grognon Michel Barnin, s’était insurgée contre cette mesure et avait réclamé sa déposition.
Je sais pas si c'est bien clair pour autant... ? ^^
J'attendrai de voir si d'autres tiquent sur cette subtilité ; parce que à part en faisant penser au vendeur "ils sont gonflés ces français de ne penser qu'à eux"... je ne vois pas comment mieux le dire, sans faire lourd et maladroit.

[quote="Zéli"]C'est marrant on dirait que c'est 100% positif alors qu'il est important de connaître le passé pour ne pas refaire les même erreurs Wink[:quote]
Héhé, c'est le but. Mais peut-être que d'autres lecteurs partageront l'avis du commerçant.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:La pluie avait cessé et pourtant pas un passant ne flânait. « Tous des emmerdeurs ces gaulois » conclut-il en réalisant que le jeune homme ne comptait pas revenir et entretenir la conversation interrompue.
Au premier abord on a l'impression que c'est de la faute des gaulois si personne ne flâne. Même si en lisant la suite de la phrase on comprend que ce n'est pas ça, c'est un peu bizarre.
J'ai changé comme suit :
La pluie avait cessé et pourtant pas un passant ne flânait. Les clients se faisaient rares en pleine journée et le jeune homme ne comptait pas revenir et entretenir la conversation interrompue. « Tous des emmerdeurs ces gaulois » conclut le commerçant en réalisant qu’il ne causerait pas avant la nuit tombée.

Zéli a écrit:Si j'ai bien compris la leçon du substantif il faut une majuscule ? (Je prends des cours en même temps )
Arf ! Je l'avais changé sur mon traitement de texte, mais pas sur le forum - suite à la remarque de Mémoire.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Une sueur froide dévala dans son dos et emporta tout son courage …
J'enlèverais le "dans"
Je trouvais ça bizarre "dévaler son dos" et après avoir pris conseil, on m'a dit que ce serait mieux avec "dévaler sur son dos".

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Ici, les immeubles se succédaient comme autant de pylônes électriques sur une autoroute.
Étrange comme image
Disons que les pylônes électriques sur une autoroute se succèdent très rapidement - puisque tu ne roules pas doucement. Là, les immeubles font la même impression : comme si c'étaient des tiges métalliques identiques, qui se succédaient sous l'impression de la vitesse.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Les deux jeunes gens n’avaient échangé que les strictEs (c'est féminin) commodités d’usage …
Pacô a écrit: Mais on préfère sécuriser les lieux pour le prochain départ du convoi à Paris, ce soir.
Le départ du convoi À Paris, on dirait plutôt qu'il part de Paris pas qu'il y va.
Je parle maintenant du "convoi pour Paris". ^^

[quote="Zéli"]
Zéli a écrit:
Pacô a écrit: … Arthur chercha des yeux Julien parmi la foule d’officiers qui affairaient autour de lui.
(1) La foule D'officiers qui affairAIT ou la foule DES officiers qui affairAIENT
(2) qui S'affairait plutôt non ?
En fait, tu as raison. Théoriquement, depuis 2002 ou 2003, il est autorisé d'assimiler les sujets de groupe au complément qui le suit. C'est-à-dire qu'il est aussi vrai d'écrire : "Un groupe de moutons dévalait la montage" que "Un groupe de moutons dévalaient la montage." Néanmoins, je préfère la première orthographe, qui est celle la plus propre, la plus logique - et la plus latiniste Laughing.
Mais comme je n'aime pas "s'affairer" (avec verbe pronominal) et que j'ai cru que "affairer" pourrait faire l'affaire (ahah) - ce qui m'a été démenti par mon Larousse - j'ai préféré cette phrase :
Un peu perdu, Arthur chercha des yeux Julien parmi la foule d’officiers affairés autour de lui.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:Préoccupé par un document qu’il tenait entre ses mains, ce gradé avait l’air autoritaire …
"entre SES mains, LE gradé" ou "entre LES mains, CE gradé" je pense.
J'ai pris la première option.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Une grande pagaille régnait dans le grand hall. Les plantes avaient été évacuées en paquet vers les guichets ; même chose pour les bancs, les tables et les chaises, alignés le long des murs.
Pourquoi les plantes puis les autres ? On dirait qu'elles ont une importance supérieure.
Non, pas vraiment. C'est juste que les plantes n'ont pas été réunies au même endroit que les chaises et les tables. Puisqu'elles sont vers les guichets, tandis que les bancs et les chaises sont alignés le long des murs.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Arthur, quant à lui, plaint pour lui-même les techniciens responsables de l’entretien des locaux. sympa d'y avoir pensé
Un petit clin d'oeil Wink.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Des experts en blouse blanche l’examinaient ; le jeune homme pensa à son père qui soignait ses malades. Cette analogie le fit sourire
(1)J'inverserais le point-virgule et le point.
(2)Je trouve plus joli : "le jeune homme pensa à son père soignant ses malade", qui est plus intemporel en plus. Mais avis personnel.
J'ai pris pour le (1).
Par contre... en quoi le participe PRESENT fait-il plus intemporel qu'un imparfait (passé et doué d'une qualité d'habitude) ?

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Les wagons se laissaient chatouiller sous leurs entrailles de fils tandis que d’autres soldats lui grattaient le dos …
Plutôt "leur" grattaient le dos.
Pris Wink.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: Parfois, un soldat tirait les rideaux des fenêtres,
Le "des fenêtres" me parait alourdir la phrase or il est évident que ce sont les rideaux des fenêtres.
Pris aussi.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: « Ne reste pas là, tu risques de te faire engueuler. »
Quand est-ce que l'autre militaire est parti ?
Tu parles de Pignol ? Il est resté dans la gare alors que Arthur s'est éloigné tout seul du groupe d'officiers pour aller voir le train dehors sur les quais.
Arthur traversa les barrières automatiques des bagages.
Il n'y a pas de légionnaire avec lui.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: ÉtaiENT-ce ??? dû à Ces !!! yeux qui pétillaient de joie, son visage qui rayonnait de chaleur ou son sourire qui éclatait de bonheur ?
Gros oups.
"Était-ce dû à ses yeux" bien entendu.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:aujourd’hui d’autant plus visibles depuis qu’il s’était rasé le crâne pour rentrer dans le service de Boulogne.
J'enlèverais un des deux (aujourd'hui ou depuis), redondant.
Je ne suis pas tout à fait d'accord : aujourd'hui est un point fixé dans le temps, tandis que "depuis" est une durée plus ou moins allongée. Les deux termes se complètent plutôt que de "redonder". D'ailleurs, si on enlève "depuis", la phrase ne veut plus rien dire ^^".

Zéli a écrit:
Pacô a écrit: … Hooney n°3 aux senteurs de whisky sucré. Beurk Laughing
Hé ! J'en connais plein qui l'ont ! Sauf qu'il s'appelle pas Hooney, je te l'accorde. Mais la senteur whisky sucré est bien réelle. Laughing
(et c'est ma foi pas mauvais non plus)

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:comme s’il lui aspirait toutes ses ondes négatives.
J'enlèverais le lui.
C'est fait !

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:Comme le petit Moretti avait redoublé une classe à cause de son déménagement et parce que les professeurs de l’école élémentaire du quartier jugeaient qu’un enfant italien ne pourrait supporter la fine éducation parisienne sans revoir les premières notions rudimentaires, ils s’étaient retrouvés dans la même promotion et s’étaient par la suite suivis au collège puis au lycée.
Ca fait long comme phrase !
C'est vrai. J'ai changé comme suit :
Le petit Moretti avait redoublé une classe à cause de son déménagement et les professeurs de l’école élémentaire du quartier jugeaient qu’un enfant italien ne pourrait supporter la fine éducation parisienne sans revoir les premières notions rudimentaires. Ils s’étaient alors retrouvés dans la même promotion et s’étaient par la suite suivis au collège puis au lycée.

Zéli a écrit:
"leur relation s'était solidement attachée l'un à l'autre" ? Il faudrait plutôt "et ILS s'étaiENT solidement attachÉS l'un à l'autre" non?
Non, puisque c'est la relation qui s'est attachée l'un à l'autre. Comme si la relation était un fil accroché à leurs deux poitrines ^^.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:Longuement, il rêvassa un peu ; de nombreux voyageurs avaient dû franchir la barrière des bagages depuis la construction de l’endroit.
(1) Longuement et un peu, c'est pas un peu antinomique ?
(2) La barrière des bagages ? C'est quoi? La zone de contrôle des bagages ?
Oui je m'étais fait la remarque moi-même pour le (1). Du coup j'ai mis : "Il rêvassa longuement ;" tout simplement.
Pour l'autre, j'ai changé comme ça :
de nombreux voyageurs avaient dû franchir la barrière des contrôles des bagages depuis l’ouverture de l’établissement.
Mais j'ai peur de la trouver un peu maladroite, avec ses "de" :/.

Zéli a écrit:
Décidément l'éducation Terraenne (comment on dit?) ne m'inspire pas beaucoup ^^
On les appelle plus les "républicains" en opposition à ceux appartenant à la Fédération ^^".
Parce que "Terraen", c'est pas très beau je trouve ^^".

Zéli a écrit:
J'aurais tendance à voir Berlin au masculin. Mais il n'y a pas vraiment de règle pour ça, même si il est vrai qu'en littérature on voit plutôt les villes au féminin. Bref, c'est juste mon ressentit, je me tais
On s'était déjà posé la question pour un autre passage. Le Larousse ne précise rien, mais dans sa définition des noms propres, il parle de "Berlin conquise par l'URSS en 1945". Je me dis qu'elle a une tendance à être féminisée ^^".
J'avais lu sur un site - non vérifié toutefois - que les noms de ville jouissaient d'un caractère féminin, parce que quand on disait "Paris" on sous-entendait "la ville de Paris". Que c'était une paraphrase écourtée.
Ceci dit, il fallait nuancer avec certaine expression comme "Le grand Paris", quand justement, on sous-entendait un complément masculin (ici par exemple, "Le grand Paris" sous entend le peuple de Paris").
Bref, ce serait intéressant d'avoir une véritable réponse ceci dit !
En interrogeant l'Académie par exemple.

Zéli a écrit:
dû ? (je suis nulle avec les accents circonflexes Embarassed).
Bien vu !

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:Je rattraperais (pas de s, ça me semble être du futur) mes heures à Boulogne mais je peux te raccompagner jusqu’à Paris.
Bien vu aussi Wink.

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:– Tu ferais ça pour moi ?, se réjouit faussement Arthur ...
On ne peut pas mettre directement "se réjouit" après le "?", il faut "?," ? J'y connais rien je prends des cours en même temps Embarassed, mais les deux à la suite ça me semble incongrus.
Oui tu as raison. J'ai juste tendance à prendre la sale manie de la virgule mal placée ; vieux reste de l'époque où je croyais qu'on faisait comme ça. Laughing

Zéli a écrit:
Pacô a écrit:Le caporal s’était offert une jolie Mercedes, l’une des premières classes, lors de sa seconde année de service.
"l'une des premières classes", je ne comprends pas l'idée, ça veut dire quoi?
Hum et bien... chaque marque de voiture catégorise ses véhicules en "classe". La classe A étant la moins onéreuse, et les classes suivantes pour être de plus en plus luxueuse.
Exemple :
Spoiler:
Mercedes classe A :

Mercedes classe C :

Zéli a écrit:
Bref pour résumer ce que je t'ai déjà dit :
J'aime beaucoup le duo Julien/Arthur.
Je trouve le détournement de la deuxième guerre mondialement bien trouvé et développé.
Et j'aimerais pas vivre sous l'empire Terrae, pas parce qu'il est mal décrit, au contraire Wink
Merci pour le duo Julien/Arthur. Je vais tenter de les rendre un maximum attachant auprès du public. C'est une recherche malsaine ; parce que je veux ensuite que les évènements compliquent leur relation...

Le détournement de la seconde guerre mondiale sert à imposer l'idée que cette réalité n'est bel et bien PAS la nôtre. Je m'attaque à un symbole historique fort. Qui ne se souvient pas d'Hitler ?
Or la narration du point de vue d'Arthur dit elle-même :
Adolphe Hitler – Arthur eut un doute sur l’exactitude de son nom – avait mené une politique dissidente et dangereuse.
Ce qui démontre aussi l'emprise de la République sur la culture citoyenne. Plus tard, je jouerai encore sur cet aspect.
Un autre détournement sera légèrement fait - en une phrase, tu auras vu ce brillant détournement - pendant l'émission de radio qu'écoute Arthur et Julien. D'ailleurs, un truc assez étonnant : personne n'a encore relevé que je parle de Saint-Pétersbourg comme capitale du territoire russe... Smile

Et la République Terrae continuera à de moins en moins te plaire... notamment quand tu feras la rencontre avec une Paris un petit peu muselée...

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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

Message  L'Un Seul le Mer 28 Déc 2011 - 18:16

Tu croyais que j'avais quitté ces terres ?
Mouahahahahaha.
Pacô a écrit:(1)Les agents avaient obtempéré et n’avaient montré aucun signe de rébellion. Ils n’avaient pas non plus remué lorsqu’on leur passa les menottes.
(1) Je pense qu'ici, les deux phrases portent la même idée - dans la mesure où les agents ne montrent aucun signe de rébellion, le lecteur comprend qu'il coopère du début jusqu'à la fin ; en revanche, si l'un d'eux avait remué, pour quelque raison que ce fût, la précision, indiquée en rouge, eût alors pris tout son sens.
Pacô a écrit:Finalement, ils avaient été emmenés sous bonne garde dans un centre de détention au Nord de Berlin, en attente (1)d’un prochain jugement.
(1) Qu'est-ce qui justifie le "prochain" ? Ou est-ce une formule spécifique ? Ou ces agents ont-ils déjà été inculpés mais finalement libérés grâce à des appuis - dans ce cas, mon commentaire n'a pas lieu, sauf que tu pourrais alors spécifier le fait que ce n'est pas la première fois - ?
Pacô a écrit:Son attention se focalisait dessus, (1)comme si rien d’autre ne s’était produit.
(1) Cela manque de précision.
Pacô a écrit:(1) D’ailleurs, il ne se souvenait déjà plus des détails et ressasser ces évènements lui donnait le tournis.
(1) Cette phrase n'a rien d'incorrecte ; pourtant, tant dans sa forme que dans son contenu, elle me dérange. Les informations qu'elle transmet me semblent un peu trop floues et imprécises - un peu comme la commentaire précédent.
Je m'explique : plus haut, tu parles du "coup de feu fatal", ce que j'appelle un "focus", puis tu parles d'un évènement - terme qui dispense, pour le coup, une impression de "globalité" - ce qui détonne un peu. Peut-être eût-il mieux valu de dire cela au début de l'introspective et détailler ensuite, qu'en penses-tu ?
Pacô a écrit:Fébrile, il s’approcha de la cabine et observa l’auréole de sang au sol. Il réprima un haut-le-cœur puis entra très vite dans le compartiment. Les deux banquettes vides n’avaient pas changé depuis ce matin ; elles semblaient appartenir à une autre époque. Sur la table, le News Budapest était encore entrouvert et attendait (1)sans doute le retour de son lecteur. Le jeune homme saisit son sac et son manteau sur l’accoudoir d’un siège, puis hésita un instant. Il fourra tout-à-coup le journal dans une poche de son pantalon. Il ne supportait pas l’idée que le dernier objet touché par cet homme soit jeté (2)dans les poubelles par un employé de la SCTE. Il quitta la cabine.
(1) Cette précision ne me semble pas très utile ; tu pousses un peu trop loin la personnification, pour le coup. Le contexte ne le permet pas.
(2) Qu'est-ce qu'il n'aime pas ? Que le journal soit jeté à la poubelle ? Ou qu'il soit jeté par un employé de la SCTE ? Ou bien qu'un autre que lui ou son ancien possesseur ne le lise et ne le jette ? Tiens, maintenant que j'y pense - et que j'y réfléchis un peu - , c'est le mot "employé" ici, qui manque un peu de force. Ce que tu souhaites faire passer, finalement, c'est l'idée qu'un gars, anonyme, jette un journal ayant été tenu par une personne, vertueuse, peut-être, assassinée dans le train - et donc, par cet acte, qu'il dédaigne l'héritage du mort, l'héritage des souffrances (?) qu'il portait sur ses épaules et auxquels se rattache le journal ? Cependant, je précise une chose : je pense qu'il ne faut pas faire de "cet employé" un moins-que-rien - afin de faire un contraste entre sa "petitesse" et la "grandeur hypothétique" du mort - mais plutôt en faire un anonyme de passage.
J'ai fait long, très long.
(3) J'aime le passage. Aurons-nous des explications quant à son comportement ?
Pacô a écrit:Six autobus stationnaient sur le parking de la gare. Leur moteur ronronnait et une odeur de cendre se mêlait à l’atmosphère. Les victimes du train se massaient autour et (1)quelques uns montaient déjà dans les véhicules.
(1) quelques-uns
(2) Les victimes sont-elles encadrées par les policiers ?
Pacô a écrit:Néanmoins, elles ne tiendraient pas toutes : on ne rentrait pas un train entier et bondé de la SCTE dans six autobus. Fatigués et nerveux, les gens s’agitaient et se bousculaient. Sans savoir vraiment ce qu’ils voulaient, la chaleur des habitacles les attirait comme des mouches sur une lampe électrique. Dans des moments comme celui-là, (1)la citoyenneté, si chère à la République, ne primait plus sur l’instinct.
(1) Ce que tu essaies de faire passer manque un peu de force, peut-être parce que, justement, "l'agitation" et les "bousculades" ne sont pas assez bien rendues et explicitées.
Pacô a écrit:Un sanglot se coinça dans son (1)œsophage : (2)parfois il se demandait si le grand horloger du monde ne se jouait pas de ses créations, rien que pour égayer ses mornes journées.
(1) Pourquoi "oesophage" ?
(2) Je trouve cette phrase un peu, comment dire, bof, franchement bof. Je m'attendrais à une réflexion de la part d'Arthur, pas toi ?
Pacô a écrit:Des policiers se déployèrent autour des autobus et tentèrent de contrôler la foule des passagers. Personne ne fit attention à eux ; le tumulte persistait. Le brouhaha couvrit le bruit des moteurs et bientôt, Arthur ne reconnut pas les voix des officiers de celles des victimes. (1)La scène prenait des apparences apocalyptiques.
(1) Je ne le ressens pas - c'est dans ce genre de cas que ton style pourrait exploser et se laisser aller à un décor vraiment "apocalyptique".
Pacô a écrit:« Je suis le colonel Barbossa et je suis mandaté par le général Scrooge de l’État-major pour (1)tous vous rapatrier dans la caserne de la banlieue Est de la capitale. Je sais ce que ces salauds ont fait dans le train et je comprends que ce ne soit pas facile à vivre. Mais j’ai tout un tas de témoignages à recueillir avant ce soir et je n’ai (2)sérieusement pas envie de perdre mon temps (3)sur ce parking. »
(1) Cette précision est-elle utile ?
(2) Cet adverbe-là, je trouve, n'est pas justifié.
(3) Cette précision est-elle utile ? (bis)
Je pense que l'ébauche de présentation du personnage, au travers du discours tenu, manque de un peu de force - encore elle, oui, je me répète. D'autre part, je ne trouve pas le discours très... dissuasif.
Pacô a écrit:Il s’interrompit pour tirer une bouffée et la recracher aussitôt.
« Alors, que ce soit bien clair (1)pour tous, reprit-il. Les deux premiers bus sont réservés (2)aux passagers présents dans le wagon où le meurtre a eu lieu. Les autres monteront dans les quatre derniers et ceux qui n’ont pas de place (3)attendront qu’on revienne les chercher. Et tout ça, dans le calme. »
(1) Pourquoi insister ? Plus haut, tu écris pourtant : "Tous se turent et se retournèrent vers la source de la détonation." Je pense donc que le lecteur comprend bien que le colonel Barbossa s'adresse à toutes et à tous.
(2) Une petite suggestion : "Les deux premiers bus sont réservés aux victimes de cet effroyable assassinat."
(3) Seront-ils encadrés ? Ne penses-tu pas que le colonel doit le préciser ? Et puis, pourquoi ne le ferait-il pas ?
Pacô a écrit:(1)Il insista bien sur ces mots. Quelques personnes hochèrent la tête et certains descendirent des véhicules désignés. Le soldat jeta son mégot au sol qu’il écrasa de sa botte noire. Il rangea son arme à la ceinture et précisa, d’un ton plus bas :
(2)« Et que personne ne déroge à cet ordre. Je ne suis pas d’humeur à plaisanter. »
(1) Lesquels ? Les derniers ? Le lecteur ne ressent pas cette insistance ?
(2) Justement, je ne le trouve pas assez intimidant à mon goût.
Pacô a écrit:(1)Il essuya du revers de la manche son nez puis il se dirigea vers les autobus, prêt à en terminer avec cette histoire.
(1) Tiens, pourquoi ? Il a un rhume ? Very Happy

Bon, cette fois, je te fais réellement un commentaire global parce que j'ai des choses à dire en plus de ces commentaires.
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Re: Commentaires "Ombre et Lumière"

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