Commentaire de «Châtiment»

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Commentaire de «Châtiment»

Message  Jaellia le Jeu 15 Déc 2011 - 5:25

J'attend vos critiques. (:
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Manon le Ven 16 Déc 2011 - 0:16

Gras : remarques, par rapport à ce qui est souligné en italique
Rouge : répétitions gênantes pour moi (de mots, de structure)
Bleu : fautes (d’orthographe, de grammaire, de conjugaison, de typographie…)
Souligné : abus de verbes ternes/participes présents/adverbes en –ment/qui-que-qu’… je les souligne par passage où ils sont trop nombreux ou seulement au début du texte s’ils continuent de même tout le long Smile (en précisant à la fin) Le but n’est pas de tous les supprimer, mais d’en éviter les abus, si tu le juges nécessaire.

Spoiler:
La porte pivota sur ses gonds dans un gémissement de douleur, comme si elle refusait de céder le passage aux gardes fulminants. Implacables, ils la franchirent avant de jeter avec dédain et brutalité la délicate adolescente. Celle-ci ne prit même pas la peine de se retourner pour faire face à ses bourreaux; elle resta là, étendue comme un pantin désarticulé, à la merci des deux hommes. Ils hésitèrent un instant, puis, discernant la laborieuse et pourtant persévérante respiration de l’esclave, ils se retranchèrent vers l’entrée. Avant d’évacuer cette enclave[mal utilisé je pense] qui exhalait la peur et le sang de ses précédents occupants, l’un d'eux coula un regard vers la masse de loques et de boucles rousses que formait la fille[maladroit]. Emplis de mépris, il cracha dans sa direction, un sourire obscène sur les lèvres. Sa victime ne sortit pas pour autant de sa léthargie; désintéressé, il claqua la massive porte[pourquoi cette inversion d’adjectif ?] pour rejoindre son collègue, qui l’avait devancé.

Le temps passa, et l’esclave n’esquissa pas un mouvement. Le visage plaqué contre le sable, ses yeux dorés et pétillants entrouverts, elle méditait, effleurant les diverses possibilités qui s’offraient à elle. Au terme d’une courte introspective[introspection], elle en vint à la conclusion qu’elle n’aurait d’autres choix que[pas très joli] de s’en remettre à la décision des gardes. Qui, par ailleurs, ne lui serait en aucun cas favorable. Leur châtiment serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle, c’est-à-dire d’un sadisme exemplaire. Devant ce verdict, elle s’agenouilla et observa avec soin son environnement. Derrière elle se dressait avec une certaine arrogance[je trouve cette personnification carrément douteuse… une porte de prison, arrogante, un seuil même o_o, non ça ne passe pas je trouve] le seuil qu’elle avait franchi plus tôt; d’une approbation muette, il adhérait à la punition immorale que les gardes imposeraient à la jeune fille rousse.

Car d’un œil posé, c’est une arène de combat qu’elle observait. Le vaste cercle de sable, qui avait déjà absorbé goulûment le sang de plusieurs perdants, attendait avec un intérêt vicieux l’approche de nouveaux combattants, comme une bête à l’affût, silencieuse et imperceptible. Tout autour de ce cercle s’élevait les estrades, emplis[pas très joli + répétition] de gens, qui, à l’opposé de l’arène, attestaient[pas très bien choisi je pense] de leurs présences oppressantes à grands renforts de cris rageurs, de hurlements meurtriers; enivrés par l’excès de violence qui régnait en ces lieux, les spectateurs déchainaient une animosité[redondant, tu viens de le montrer], une fougue à nul pareil. [la phrase est biscornue, pas très jolie]

La fragile esclave se leva, ses pieds nus s’enfonçant avec douceur et fluidité dans le sol. Elle arriva aux limites de son habitacle, cette antichambre de la mort, puis appuya son visage d’une beauté sauvage[c’est bien de dire qu’elle est belle, mais ça n’aide pas à l’imaginer… c’est au lecteur de déterminer s’il la trouve belle ! d’ailleurs, rousse, yeux dorés, belle… attention au personnage parfait !] contre la grille qui se dressait devant elle; le dernier obstacle qui subsistait encore entre elle et l’arène, assoiffée de sang[un peu redondant, tu en as déjà parlé]. Son sang. Elle fit glisser ses longs doigts fins avec quiétude sur ce qui définissait l’ultime délimitation entre elle et son combat, puis se saisit du métal dur et froid à pleine mains, comme si c’était la dernière prise à laquelle elle pouvait se cramponner avant de sombrer dans un précipice.

Au centre de la carrière[mauvais domaine, on en parle plutôt pour les cavaliers] se dressait un colosse au crâne luisant de sueur; ses yeux étaient renfoncés sous d’épais sourcils broussailleux, vifs et intelligents[les sourcils ? en tout cas, ça change de la brute ans cervelle, bon point Smile]. Depuis que la jeune fille s’était relevée, il l’observait avec une attention toute particulière, la jaugeant d’un air supérieur. Elle se contenta de baisser le regard devant cette inspection méticuleuse. Puis l’homme s’esclaffa, suivit de près par la foule. Devant l’absurdité de sa situation, qu’aurait-il pu faire d’autre que d’en rire? On réclamait l’un des meilleurs gladiateurs de l’arène pour abattre cette fragile fillette… Mais lorsqu’un garde s’approcha de l’enclave de celle-ci, un sérieux pesant s’abattit sur la foule, tandis que l’arène semblait frissonner de délice à la vue de cette proie. L’homme ouvrit lentement le grillage, anéantissant du même coup la dernière séparation entre la fille rousse et son adversaire. Tout en travaillant[mot mal ajusté], l’homme lui siffla une menace sournoise entre les dents.
«Tu expireras tes crimes dans la souffrance la plus complète[kitch et pas très joli, le « la plus complète »]…»

Puis la barrière, l’ultime obstacle, n’était plus. Ce fut d’un pas emplis de dignité et de conviction qu’elle pénétra dans la gueule de l’arène, s’offrant corps et âme au châtiment qui lui avait été imposé.

Des soucis de typographies : un espace avant et après « ! » « ? » « ; » « : ». Beaucoup de qui/que/qu’, qui hachent les phrases de manière inélégante et qu’on peut aisément reformuler Wink
Attention à « empli », que tu utilises un peu trop je pense pour un mot peu commun, et parfois de manière pas très jolie.
Sinon, énormément d’adjectifs. Trop même, tous ne sont pas justifiés ! J’ai aussi l’impression que certains mots sont mal maîtrisés, parfois dans un souci de bien faire, mais de faire « trop ». Parfois, on dirait que tu as ouvert le dictionnaire de synonyme de word sans regarder la définition :s (et j’avoue que l’emploi de « carrière » me conforte dans cette idée) De manière générale, tu en fais « trop » d’ailleurs, comme dans les personnifications.
Tu cherches ton style et c’est très bien, mais on sent que tu n’es pas encore à l’aise malgré ta volonté.
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Jaellia le Ven 16 Déc 2011 - 2:23

Merci pour ta réponse (:

Ton commentaire m'a bien fait rire. Sur un autre forum, Pacô m'avait fait le commentaire que, d'une certaine façon, je n'en faisais "pas assez", et en voulant bien faire (car j'ai refais mon prologue en entier), j'en fais trop.

Je ne ne comprend pas en quoi l'utilisation des que, qui, qu', est néfaste. Si tu pouvais me l'expliquer plus précisément, ça serait gentil.

Effectivement, j'ai peut-être trop personnalisé la porte, ainsi que l'arène, à la limite. Mais j'y tiens, je pense qu'un environnement peut dégager une énergie et je tiens à le mentionner. Je reverrais donc la reformulation de cette phrase, si on me le reproche à nouveau.

Ton commentaire sur la beauté est pertinent; je n'avais jamais réalisé qu'on ne pouvait pas dire dans un récit, directement comme je l'ai fais, qu'une personne est belle. Je le corrigerais et j'en prend note.

Sinon, pour l'utilisation des mots enclave et carrière... Je ne pense pas qu'ils sont mal utilisés. Mais bon, je pourrais toujours les remplacer lors de ma correction si d'autres me disent qu'ils ne sont pas adaptés à la situation. Aussi, j'enlèverais quelques adjectifs superflus au passage.

J'ai passé environ trois fois plus de temps qu'à l'habitude pour écrire ces quelques paragraphes en considérant les commentaires que Pacô m'avait fait; je trouve ça un peu lourd, alors que j'avais l'impression d'avoir une écriture un peu plus légère auparavant. Donc c'est fort possible que mon style soit étrange pour un moment, je dois m'adapter à ce que les gens me reprochent et ça change ma façon d'écrire. Ça devrait se stabiliser et s'améliorer avec le temps (:

Sinon, kitch, ça veut dire quoi..? x)
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Pacô le Ven 16 Déc 2011 - 18:23

Honnêtement, je préfère beaucoup cette version là du prologue que l'ancienne.
Il y a encore quelques étourderies et petites maladresses, mais dans l'ensemble, je suis globalement satisfait de l'amélioration de ta rédaction.
On reprend plus en détails :

La porte pivota sur ses gonds dans un gémissement de douleur
=> intéressante comme image. Histoire de faire moins lourd cependant, je te conseille "gémissement douloureux".

comme si elle refusait de céder le passage aux gardes fulminants.
=> histoire de rester dans la métaphore et de ne pas parasiter la situation par des images contraires ou différentes, je ne te conseille pas "refuser", qui sous-entend que la porte serait déterminé à dire "non" (alors que tu parles plutôt du fait qu'elle ait un gémissement de douleur précédémment), mais plutôt : "comme si elle peinait à céder le passage aux gardes".

vers la masse de loques et de boucles rousses que formait la fille.
=> de loques ?
=> "que formait la fille" est maladroit.

Sa victime ne sortit pas pour autant de sa léthargie; désintéressé, il claqua la massive porte pour rejoindre son collègue, qui l’avait devancé.
=> typographie : un espace devant un point-virgule et pas besoin de virgule entre "collègue" et "qui".

Qui, par ailleurs, ne lui serait en aucun cas favorable.
=> le "qui" se réfère au sujet "décision" ? C'est ambigü dans cette phrase.

Tout autour de ce cercle s’élevaient les estrades, qui
=> typographie : pas besoin de la virgule avant "qui"

une fougue à nul pareil.
=> "nulle pareille" puisque tu parles d'une fougue (féminin)

Appréciation générale :

Comme j'ai pu le dire plus haut, j'ai bien plus pris mon pied à lire ce prologue ci que le prologue précédent. D'une part, tu as un contenu beaucoup plus dense et un univers littéraire qui se tisse de manière fine - même si tu restes encore dans une certaine exploration de ton genre. Par exemple, le nouvel élément des gardes : on ressent une petite ambiance malsaine et perverse. Je trouve que c'est d'abord un meilleur reflet de l'ambiance d'antan, puis ça crée une atmosphère qui suscite de l'intérêt à la lecture - puisque l'univers n'est pas plat et sans goût.
D'autre part, tu as des tournures littéraires bien plus exploitées. Par exemple, j'ai particulièrement aimé la dernière phrase :
Ce fut d’un pas empli de dignité et de conviction qu’elle pénétra dans la gueule de l’arène,
Tu sembles aimer les métaphores ; déjà avec l'image du couinement de la porte au début. Ceci est un réel "plus" qui enrichit la lecture. Personnellement, j'ai l'impression d'avoir à faire à un univers construit et à un auteur qui a une plume dont il tente de tirer le meilleur Wink.

Maintenant, ceci dit, il reste encore quelques légères maladresses. Par exemple, même si j'ai remarqué que tu as fait un énorme balayage des adverbes en -ement et participe présent, il en reste quelques uns que je n'estime pas nécessaires.
Comme :
Le vaste cercle de sable, qui avait déjà absorbé goulûment le sang de plusieurs perdants,
Ou encore :
La fragile esclave se leva doucement, ses pieds nus s’enfonçant avec douceur et fluidité dans le sol.

Remarque : si tu peux garder le "doucement", je te conseille de transformer le participe présent qui suit. Par exemple : "La fragile esclave se leva doucement : ses pieds nus s’enfonçaient avec douceur et fluidité dans le sol."

Tu as aussi une petite tendance à surabonder d'adjectifs maintenant. C'est très bien de mettre du vocabulaire dans un texte, mais comme le dirait un architecte d'intérieur, tout se fait dans la mesure. Les dorures, ça peut-être sympa dans une pièce : par contre, en mettre à la versaillaise partout dans son salon, et tu risques de faire une faute de goût. C'est la même chose dans l'écriture : l'adjectif est subtile. Il permet d'affiner et d'influencer le visuel du sujet (par exemple : "un chat" ou "un chat noir" ne donnent pas le même visuel final) mais à trop surcharger d'adjectifs, ça peut faire une over-dose - comme trop d'alcool Very Happy.
Exemple :
ils la franchirent puis jetèrent avec dédain et brutalité la délicate adolescente.
Parfois, trop d'adjectifs font perdre le sens premier de la phrase ou plutôt, oublier l'intérêt de l'action. Il faut simplement une juste mesure. Mais contrairement à Nariel, ça ne m'a pas vraiment choqué ; je l'ai juste noté à deux ou trois endroits.

Ensuite, toujours dans le vocabulaire, attention à certains termes ou expressions employés. Et notamment, à leurs registres de langue !
J'ai relevé cette phrase :
l’un des hommes coula un regard vers la masse de loques et de boucles rousses que formait la fille.
"Couler un regard" est une forme argotique de la langue ; elle s'inscrit donc dans un registre plus familier. Jusque là, rien de bien dérangeant.
Cependant, plus loin tu emploies ce genre de termes :
Leur châtiment serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle
Ou :
l’esclave n’esquissa pas un mouvement
Ces deux passages s'inscrivent plutôt dans un registre davantage soutenu ; ce qui fait qu'il y a un contraste entre le premier et les deux suivants.
Ce contraste peut-être utile pour faire resurgir une humeur par rapport à une autre : faire l'opposition entre des individus distingués voire aristocratiques et des individus de classes sociales inférieures. En fait, ça donne le ton.
Sauf que là, ces phrases se rapportent à une même situation et s'emploient aussi bien avec la fille qu'avec les gardes. Du coup, les registres de langue ne sont pas vraiment en accord, et ça peut nuire à l'ambiance du récit - puisque finalement cette ambiance serait un peu dispersée entre différentes visions.

Sinon, pour terminer, attention à la typographie : je t'ai relevé quelques erreurs, mais dans la règle générale : il faut un espace insécable avant tout signe constitué de deux traits (!, ?, ;, : etc.).
Tu les oublies régulièrement Wink.

En tout cas, c'est un bon travail de corrections !

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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Jaellia le Ven 16 Déc 2011 - 21:05

Pacô a écrit:Honnêtement, je préfère beaucoup cette version là du prologue que l'ancienne.
Il y a encore quelques étourderies et petites maladresses, mais dans l'ensemble, je suis globalement satisfait de l'amélioration de ta rédaction.

Ça me rassure, j'avais peur d'avoir travailler pour rien. x)

On reprend plus en détails :

La porte pivota sur ses gonds dans un gémissement de douleur
=> intéressante comme image. Histoire de faire moins lourd cependant, je te conseille "gémissement douloureux".

comme si elle refusait de céder le passage aux gardes fulminants.
=> histoire de rester dans la métaphore et de ne pas parasiter la situation par des images contraires ou différentes, je ne te conseille pas "refuser", qui sous-entend que la porte serait déterminé à dire "non" (alors que tu parles plutôt du fait qu'elle ait un gémissement de douleur précédémment), mais plutôt : "comme si elle peinait à céder le passage aux gardes".

vers la masse de loques et de boucles rousses que formait la fille.
=> de loques ?
=> "que formait la fille" est maladroit.

Des loques c'est... des vêtements déchirés, usés. Ce qui est adapté selon moi, puisque mon personnage est une esclave. Je suis pas sûr de saisir pourquoi tu as accroché sur ce mot. Et sinon, "que formait la fille" je sais que ça sonne étrange, mais je suis incapable de formuler ma phrase autrement, je bloque un peu là-dessus.

Sa victime ne sortit pas pour autant de sa léthargie; désintéressé, il claqua la massive porte pour rejoindre son collègue, qui l’avait devancé.
=> typographie : un espace devant un point-virgule et pas besoin de virgule entre "collègue" et "qui".

Qui, par ailleurs, ne lui serait en aucun cas favorable.
=> le "qui" se réfère au sujet "décision" ? C'est ambigü dans cette phrase.

Tout autour de ce cercle s’élevaient les estrades, qui
=> typographie : pas besoin de la virgule avant "qui"

une fougue à nul pareil.
=> "nulle pareille" puisque tu parles d'une fougue (féminin)

Appréciation générale :

Comme j'ai pu le dire plus haut, j'ai bien plus pris mon pied (prendre son pied, ça se réfère pas à des orgasmes d'habitude? Bref, j'ai juste un peu rit) à lire ce prologue ci que le prologue précédent. D'une part, tu as un contenu beaucoup plus dense et un univers littéraire qui se tisse de manière fine - même si tu restes encore dans une certaine exploration de ton genre. Par exemple, le nouvel élément des gardes : on ressent une petite ambiance malsaine et perverse. Je trouve que c'est d'abord un meilleur reflet de l'ambiance d'antan, puis ça crée une atmosphère qui suscite de l'intérêt à la lecture - puisque l'univers n'est pas plat et sans goût.
D'autre part, tu as des tournures littéraires bien plus exploitées. Par exemple, j'ai particulièrement aimé la dernière phrase :
Ce fut d’un pas empli de dignité et de conviction qu’elle pénétra dans la gueule de l’arène,
Tu sembles aimer les métaphores ; déjà avec l'image du couinement de la porte au début. Ceci est un réel "plus" qui enrichit la lecture. Personnellement, j'ai l'impression d'avoir à faire à un univers construit et à un auteur qui a une plume dont il tente de tirer le meilleur Wink.

Maintenant, ceci dit, il reste encore quelques légères maladresses. Par exemple, même si j'ai remarqué que tu as fait un énorme balayage des adverbes en -ement et participe présent, il en reste quelques uns que je n'estime pas nécessaires.

Comme :
Le vaste cercle de sable, qui avait déjà absorbé goulûment le sang de plusieurs perdants,

J'trouvais ça jolie, mais bon, passons. x)

Ou encore :
La fragile esclave se leva doucement, ses pieds nus s’enfonçant avec douceur et fluidité dans le sol.

Remarque : si tu peux garder le "doucement", je te conseille de transformer le participe présent qui suit. Par exemple : "La fragile esclave se leva doucement : ses pieds nus s’enfonçaient avec douceur et fluidité dans le sol."

Je viens de réaliser que j'ai répétée (et que personne n'a relevé) la répétion de doucement/douceur. Bref, j'ai enlevée l'adverbe.

Tu as aussi une petite tendance à surabonder d'adjectifs maintenant. C'est très bien de mettre du vocabulaire dans un texte, mais comme le dirait un architecte d'intérieur, tout se fait dans la mesure. Les dorures, ça peut-être sympa dans une pièce : par contre, en mettre à la versaillaise partout dans son salon, et tu risques de faire une faute de goût. C'est la même chose dans l'écriture : l'adjectif est subtile. Il permet d'affiner et d'influencer le visuel du sujet (par exemple : "un chat" ou "un chat noir" ne donnent pas le même visuel final) mais à trop surcharger d'adjectifs, ça peut faire une over-dose - comme trop d'alcool Very Happy.

J'en ai enlevée quelques uns. Mais bon, le dosage viendra avec le temps.

Exemple :
ils la franchirent puis jetèrent avec dédain et brutalité la délicate adolescente.
Parfois, trop d'adjectifs font perdre le sens premier de la phrase ou plutôt, oublier l'intérêt de l'action. Il faut simplement une juste mesure. Mais contrairement à Nariel, ça ne m'a pas vraiment choqué ; je l'ai juste noté à deux ou trois endroits.

Ensuite, toujours dans le vocabulaire, attention à certains termes ou expressions employés. Et notamment, à leurs registres de langue !
J'ai relevé cette phrase :
l’un des hommes coula un regard vers la masse de loques et de boucles rousses que formait la fille.
"Couler un regard" est une forme argotique de la langue ; elle s'inscrit donc dans un registre plus familier. Jusque là, rien de bien dérangeant.
Cependant, plus loin tu emploies ce genre de termes :
Leur châtiment serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle
Ou :
l’esclave n’esquissa pas un mouvement
Ces deux passages s'inscrivent plutôt dans un registre davantage soutenu ; ce qui fait qu'il y a un contraste entre le premier et les deux suivants.
Ce contraste peut-être utile pour faire resurgir une humeur par rapport à une autre : faire l'opposition entre des individus distingués voire aristocratiques et des individus de classes sociales inférieures. En fait, ça donne le ton.
Sauf que là, ces phrases se rapportent à une même situation et s'emploient aussi bien avec la fille qu'avec les gardes. Du coup, les registres de langue ne sont pas vraiment en accord, et ça peut nuire à l'ambiance du récit - puisque finalement cette ambiance serait un peu dispersée entre différentes visions.

Je ne saisis pas en quoi ces trois extraits relèvent de différents registres, et je n'ai donc rien changé. Si tu pouvais m'expliquer d'une autre façon, je saisirais peut-être, mais pour le moment les distinctions que tu as fais restent pas mal flou pour moi.

Sinon, pour terminer, attention à la typographie : je t'ai relevé quelques erreurs, mais dans la règle générale : il faut un espace insécable avant tout signe constitué de deux traits (!, ?, ;, : etc.).
Tu les oublies régulièrement Wink.

Je ne savais pas qu'il était nécessaire de mettre un espace avant ces signes... Mais c'est corrigé et noté.

En tout cas, c'est un bon travail de corrections !

Merci! (:
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Pacô le Ven 16 Déc 2011 - 23:53

Jaellia a écrit:
Des loques c'est... des vêtements déchirés, usés. Ce qui est adapté selon moi, puisque mon personnage est une esclave. Je suis pas sûr de saisir pourquoi tu as accroché sur ce mot. Et sinon, "que formait la fille" je sais que ça sonne étrange, mais je suis incapable de formuler ma phrase autrement, je bloque un peu là-dessus.
Très bien pour "loques". J'avais surtout l'idée du sens familier, c'est-à-dire la personne minable et sans énergie.
Mais ça reste un vieux terme "loque" il me semble ; toutefois, je sais qu'au Canada, le français et l'usage de certains mots diffèrent dans le sens courant Wink.

Quant à "que formait la fille"... tu peux tout simplement l'enlever.
Je pense que c'est suffisamment explicite pour avoir besoin de préciser en plus qu'il s'agit de la fille.

Jaellia a écrit:
Je ne saisis pas en quoi ces trois extraits relèvent de différents registres, et je n'ai donc rien changé. Si tu pouvais m'expliquer d'une autre façon, je saisirais peut-être, mais pour le moment les distinctions que tu as fais restent pas mal flou pour moi.
Quand tu écris une histoire, il te faut rester logique même dans les termes que tu emploies. Autrement dit, il faut te donner les arguments qui prouveront par eux-mêmes la situation dans laquelle tu te trouves.
De là, il faut choisir sur quel registre de langue et sur quel champs lexical tu veux te baser pour exploiter une situation : si tu as envie de faire quelque chose de pathétique, tu t'armes de termes à connotation pathétique (désespoir, plus rien à faire etc.)

En français, il existe trois catégories majeures de registre de langue : le langage soutenu, le langage courant et le langage familier/argotique.
Chacun de ces registres - même s'il en existe d'autres dans le détail - impose une certaine trace au style de l'auteur. Un Shakespeare, par exemple, se veut tragique : de la tragédie au théâtre en argot, et ça envoie beaucoup moins d'émotions.
Au contraire, quelques pièces de Molière, qui se voulaient comiques, ont usé de formes argotiques, du bas peuple ou des bas instincts humains : c'est ce qui provoque le rire.

Ces deux exemples, je te les montre pour te faire comprendre que le registre de langue est utile pour clarifier une situation (littéraire). Si Shakespeare s'était amusé à ajouter des formes argotiques, du genre "Je vais aller me couler un bronze" en plein milieu d'un "Regarde, amour ces lueurs jalouses qui dentellent le bord des nuages à l'orient ! Les flambeaux de la nuit sont éteints, et le jour joyeux se dresse sur la pointe du pied au sommet brumeux de la montagne. "... ça déstabilise un peu le contexte.

Ici, dans ton texte, c'est le même souci qui est rencontré - en moins exagéré, bien entendu.
L'expression "couler un regard" est familière : elle appartient au registre familier.
On peut aussi relever cette phrase :
Puis l’homme s’esclaffa, suivit de près par la foule.
Remarque : une petite faute oubliée "suivit" qui s'écrit en fait "suivi".
"S'esclaffer" peut encore à la rigueur être considéré comme une forme approximant le langage courant ; par contre, "suivi de près" est une forme argotique et très "oral".
Elle fait donc contraste avec des formes beaucoup plus soutenues comme :
Leur châtiment serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle
Ou encore :
Ce fut d’un pas empli de dignité et de conviction qu’elle pénétra dans la gueule de l’arène, s’offrant corps et âme au châtiment qui lui avait été imposé

Quand tu as deux registres qui contrastent dans un même passage, tu dois avoir une raison. Soit tu veux montrer la pertinence du choc entre deux psychologies différentes vis-à-vis de tes personnages, soit tu veux souligner le caractère ambivalent d'un passage etc.
Là, malheureusement, je ne comprends pas vraiment la pertinence de deux registres et je vois plutôt leurs deux présences comme une maladresse, que motivées par un quelconque choix réfléchi.

Par conséquent, quand un texte présente deux sortes de langage et qu'il n'y a aucune raison à cela, il perd en crédibilité. On ne sait plus sur quel pied danser, en d'autres termes. Est-ce que c'est "soutenu" voire "ancien" avec le terme "jouvencelle" ou "corps et âme", ou est-ce que nous sommes un peu dans le style contemporain rebelle - si Lou passe par là, je pense à elle en nommant ce genre de style ^^ - "suivi de près" ou encore "couler un regard" ?

Voilà pourquoi je tique. Si tu veux te donner un genre un peu soutenu, sur le modèle de ta dernière phrase, il faut éviter les expressions "couler un regard" et toute forme argotique en général - toute celle qui font très "oral". Si au contraire, tu veux raconter cette histoire à la manière d'un conteur accoudé sur un comptoir, d'une façon "d'jeun's" ou que sais-je encore... il faut éviter de parler de "jouvencelle" ou de toute forme qui vont piocher sur le haut de l'étal de la langue française Wink.

Jaellia a écrit:
Je ne savais pas qu'il était nécessaire de mettre un espace avant ces signes... Mais c'est corrigé et noté.
Ce sont les codes de l'Académie Française et de l'Imprimerie Nationale. Normalement, ton traitement de textes doit les appliquer automatiquement. Je sais par exemple que sur Word, à chaque fois que tu veux mettre un point d'exclamation ou d'interrogation - et que tu as activé la visibilité de ta tabulation - il y a une petite bulle qui marque l'espace insécable entre ton dernier mot et le signe de ponctuation.

Sinon, en relisant rapidement ce que tu avais retouché :
Derrière elle se dressait avec une certaine arrogance le seuil qu’elle avait franchi plus tôt ;
Là par contre, il te manque une virgule après "Derrière elle". Sinon, ça porte à confusion avec "se dressait".

Avant d’évacuer cette cellule qui exhalait la peur et le sang de ses précédents occupants,
Une petite maladresse ici : "la peur et le sang" ne peuvent pas être directement derrière "s'exhalait", qui signifie l'action de dégager une odeur, et non de sentir cette odeur (petite nuance). Là, il s'agit d'une métaphore, mais il te faut quand même des éléments qui rappellent cette métaphore. Or, on exhale pas un sentiment (= la peur) ou un liquide (= le sang). Du coup, je te conseille : "qui exhalait l'odeur de la peur et du sang".
Le problème, c'est qu'avec la suite de la phrase, ça te fait des "de ... du ... de" pas très esthétique. Je te propose alors de remplacer "s'exhalait" par :
Avant d’évacuer cette cellule qui empestait/empuantissait la peur et le sang de ses précédents occupants,

Bonne nuit !

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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Jaellia le Sam 17 Déc 2011 - 1:30

Donc voilà, j'ai corrigée les quelques fautes que tu as remarqué.

Je pense que je préfère m'enligner vers un registre plus "soutenu", j'ai donc reformuler "couler un regard" pour "jeter un coup d'oeil", et "suivi de près" par "imité". Je comprend le principe des différents registres, et qu'il faut s'en tenir a un seul sauf si on veut provoquer une contradiction, mais je ne pense pas être capable de faire la distinction moi-même. Je ne réalise tout simplement pas dans quel registre mes expressions se situent quand j'écris, ce n'est pas quelque chose que je suis capable d'assimiler comme la réduction de mes adverbes ou des adjectifs. Il est donc fort possible qu'il soit encore nécessaire de me reprendre par rapport à ça. x)

Bonne nuit (:
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  L'Un Seul le Sam 17 Déc 2011 - 16:33

Bonsoir.

Je suis quelqu'un d'excessif et d'exigeant, et j'ai pour habitude de l'être autant envers moi-même qu'envers les autres. C'est mon plus gros défaut et je te préviens que tu en feras les frais.
Donc, je m'excuse d'avance si mes remarques te semblent un peu discourtoises, mais j'essaie d'aller à l'essentiel.

On y va ?

Allez.

On y va !

Spoiler:
Jaellia a écrit:
La porte pivota sur ses gonds dans un gémissement douloureux[Pour moi, c'est lourd. "Grincement" conviendrait mieux ou "pivota en gémissant".], comme si elle peinait à céder le passage aux gardes fulminants. [L'adjectif ne fonctionne pas. Je m'explique : le lecteur ne sait encore rien de ces fameux gardes et, d'entrée, tu les décris comme fulminants. Sauf qu'à aucun moment, tu lui expliques - au lecteur - pourquoi ils fulminent. Il y a comme un problème de chronologie, si tu vois ce que je veux dire.]
[Je pense qu'une courte description des gardes seraient nécessaires pour les intégrer plus efficacement dans l'esprit du lecteur et, ainsi, pour donner plus de force à la scène qui en manque quelque peu.]
Jaellia a écrit:Implacables, ils la franchirent puis jetèrent avec brutalité[Superflu. Ici, je pense que le contexte, ainsi que le mot "jeter", suffisent amplement pour donner au lecteur l'impression que l'adolescente n'est pas déposée délicatement sur le sol.] la délicate[Même chose que précédemment. Le lecteur ne sait rien de l'adolescente. D'autant que l'adjectif peut autant signifier, dans ce contexte, "une adolescente chétive, frêle" - malade, épuisée - qu'"une adolescente aux manières, apparats, délicats" - une personne délicate, de par son caractère, sa manière de vivre. L'adjectif a donc très peu de signification pour moi.] adolescente.
Jaellia a écrit:Celle-ci ne prit même pas la peine de se retourner pour faire face à ses bourreaux; elle resta là, étendue comme un pantin désarticulé, à la merci des gardes. Ils hésitèrent [En quoi hésitent-ils ? Le lecteur ne sait pas pourquoi ils hésitent, d'ailleurs, il ne connait toujours rien des intentions des gardes.] un instant, puis, discernant la laborieuse et pourtant persévérante respiration[La formulation est lourde et inélégante. à retravailler. ] de l’esclave[Pour une première apparition, le mot n'est pas suffisamment mis en exergue et n'aura donc pas le même effet que si tu exposais directement, ou indirectement, la condition de l'adolescente au lecteur.], ils se retranchèrent [Le verbe ne convient. Selon moi, on se retranche pour se protéger de quelque chose ou pour fuir quelque chose.] vers l’entrée.
Jaellia a écrit:Avant d’évacuer cette cellule qui empestait la peur et le sang de ses précédents occupants, l’un des hommes jeta un coup d’œil vers la masse de loques et de boucles rousses. [Tu as du mal à te séparer de cette expression. Je peux d'ores et déjà te dire qu'elle me sort de ma lecture. Plutôt que de trouver une dizaine de référent, concentre-toi plutôt sur le personnage en lui-même et accorde-lui plus de temps, ne serait-ce que pour la présenter au lecteur. Une petite indication concernant la situation en elle-même ne serait pas de refus non plus.] Méprisant, il cracha dans sa direction[Trop passif. Je ne ressens pas le mépris. "Il lui cracha au visage" eut été plus méprisant, par exemple.], un sourire obscène [En quoi son sourire est-il obscène ? La gratuité des termes, jusqu'à présent, nuit à la compréhension de ton texte.] sur les lèvres. Sa victime ne sortit pas pour autant de sa léthargie ; désintéressé, il claqua la porte pour rejoindre son collègue qui l’avait devancé[Précision inutile, pour moi. En tant que lecteur, je me moque de savoir s'il l'a devancé, sauf si cela a une véritable implication par la suite.]
Jaellia a écrit:Le temps passa, et l’esclave n’esquissa pas un mouvement. Le visage plaqué contre le sable, ses yeux dorés et pétillants [S'ils sont entrouverts, la description que tu devrais en faire dois l'être aussi, c'est-à-dire, pas trop précise, juste ce qu'il faut. Aussi, je trouve l'ajout de ce détail anatomique, en cet instant, assez superflu. Rien ne t'empêche de le dire plus tard, là, le lecteur veut avant tout comprendre la situation dans laquelle elle se trouve, s'identifier à elle, à sa souffrance, et envisager à son tour les possibilités offertes par la suite.] entrouverts, elle méditait, effleurant les diverses possibilités qui s’offraient à elle. Au terme d’une courte introspection, elle conclut qu’elle aura à se soumettre à la décision des gardes. Un décret [Lequel ? De quoi parles-tu, exactement ? Le lecteur a des questions, que tu lui as suggérées, par ailleurs, mais tu ne lui donnes rien à se mettre sous la paupière.] qui, par ailleurs, ne lui serait en aucun cas favorable. [Est-ce utile ? Se retrouver esclave n'est, en soi, déjà pas très favorable, non ?]
Jaellia a écrit:Leur châtiment serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle, c’est-à-dire d’un sadisme exemplaire. [Cette phrase n'a malheureusement aucun impact, dans la mesure où elle ne renvoie à aucune information que tu aurais transmise au lecteur qui n'a pas pu évaluer correctement "la hauteur du châtiment à l'appui d'une explication sur la hauteur des méfaits de la jouvencelle. Je tiens également à dire que jouvencelle s'ajoute à une bien longue liste : "adolescente", "esclave", "masse de loques et de boucles rousses".] Devant ce verdict, elle s’agenouilla [Elle refuse de bouger puis, tout à coup, elle décide s'agenouiller ? Essaie d'expliquer au lecteur comment cette transition aussi brutale est possible. Comment l'adolescente en vient à s'agenouiller en pensant à ce fameux verdict ? Et puis, quel est ce verdict ? ! ]et étudia avec soin son environnement. Derrière elle, se dressait avec une certaine arrogance le seuil qu’elle avait franchi plus tôt ; d’une approbation muette, il adhérait à la punition immorale que les gardes imposeraient à la jeune fille rousse.[Cette personnification n'a aucun contexte et par conséquent, aucun substrat valable pour s'exprimer pleinement vis-à-vis du lecteur. Inutile, donc, même si je reconnais l'effort que celle-ci a pu te demander.]
Jaellia a écrit:Car d’un œil posé, c’est une arène de combat qu’elle observait. Le vaste cercle de sable, qui avait déjà absorbé goulûment le sang de plusieurs perdants, attendait avec un intérêt vicieux l’approche de nouveaux combattants, comme une bête à l’affût, silencieuse et imperceptible. Tout autour de ce cercle s’élevaient les estrades qui, à l’opposé de l’arène, manifestaient leurs présences; enivrés par l’excès de violence régnant en ces lieux, les spectateurs déchainaient une animosité, une fougue à nulle pareille.
[J'ai envie de dire : on s'en fou. Ce que l'on veut - ce que moi je veux - c'est l'effet que produit l'arène sur l'adolescente. Je veux des émotions. Je veux un contexte. Je veux des réponses.
Surtout, ne le prends pas mal. J'évalue sans peine la fierté que tu dois ressentir en lisant ces mots, et quand bien même ce passage serait-il plus ou moins bien composé, dans l'immédiat, et en l'absence de plus d'informations, il n'est pas utile et empêche le lecteur de s'immerger dans ton univers.
Et qu'entends-tu par "oeil posé" ? Je ne comprends pas cette expression.
Pour moi, tout le paragraphe est à retravailler.]


Jaellia a écrit:L’esclave se leva, ses pieds nus s’enfonçant avec douceur [Inutile. Le lecteur perçoit très bien la sensation sans que tu aies besoin d'en rajouter.]dans le sol. Elle arriva aux limites de son habitacle, [Dans la mesure où elle est prisonnière, le mot "habitacle" n'est pas approprié. En effet, celui-ci ne transmet l'impression de claustration, de privation de liberté ou d'étouffement, par exemple.] cette antichambre de la mort, puis appuya son pâle visage contre la grille se dressant devant elle[Lourd et maladroit. "son pâle visage contre la grille, unique obstacle qui..." suffirait, par exemple.], l’unique obstacle [Est-ce réellement un obstacle dans la mesure où ce qu'il y a derrière représente la mort ? Au contraire, la prison - cette grille - dans laquelle elle se trouve actuellement n'est-elle pas ce "répit"avant la confrontation sanglante ?] subsistait encore entre elle et l’arène, assoiffée de sang.[Tu poursuis ta personnification. Fais attention, le lecteur n'a toujours rien appris sur elle, ses bourreaux, sa situation et ce fameux verdict.] Son sang.
Jaellia a écrit:Elle fit glisser ses longs doigts fins avec quiétude sur ce qui définissait l’ultime délimitation entre elle et son combat ; puis elle se saisit du métal dur et froid à pleines mains, comme si c’était la dernière prise à laquelle elle pouvait se cramponner avant de sombrer dans un précipice.[En revanche, ce passage est intéressant et mériterait que tu le développes davantage. ]
Jaellia a écrit:Au centre de la carrière[L'usage du mot me semble inapproprié.] se tenait un colosse au crâne luisant de sueur[Quand est-il arrivé ?]; ses yeux vifs et intelligents captaient le plus infime détail. [Comment peut-elle la savoir si elle est à plusieurs mètres (?) de lui ?] Depuis que la jeune fille s’était relevée, il l’observait avec une attention toute particulière, la jaugeant d’un air supérieur.
Jaellia a écrit:Elle se contenta de baisser le regard devant cette inspection méticuleuse. Puis l’homme s’esclaffa, imité par la foule. Considérant l’absurdité de sa situation, qu’aurait-il pu faire d’autre que d’en rire ? On réclamait l’un des meilleurs gladiateurs de l’arène pour abattre cette fragile fillette… [Changement de point de vue brutal. Fais attention.] Mais lorsqu’un garde s’approcha de l’alcôve de celle-ci, un sérieux pesant submergea le public, tandis que l’arène semblait frissonner de délice à la vue de cette proie. [Je ne comprends pas ce que tu tentes de signifier ici.]

Bon, je n'ai pas voulu relever tout ce que j'aurais voulu relever - en cause, la préparation du dîner -, mais je pense que tu as encore du travail qui t'attend, tant sur le fond que sur la forme, d'ailleurs.
Oh, surtout, ne te décourage pas, la route est longue et semée d'embûches ; l'écrivain, l'homme ou la femme qui écrit, est un(e) acharné(e) qui ne lâche jamais rien ! (Phrase bateau qui me fait bien marée, euh, marrer. Ok, je prends le large ! )

Courage !

Je reste à ta disposition si tu as des questions.
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Jaellia le Sam 17 Déc 2011 - 21:30

L'Un Seul a écrit:

Bonsoir (:

*S'écroule de découragement*

Au rythme où ça va, je vais passer plus d'un mois à retravailler ces quelques paragraphes. x)

Bon, d'un aspect plus général (corrige moi si je me trompe) tu sembles dire que je laisse trop de doute, de questionnement. Qu'on ne comprend pas pourquoi la fille est là, qu'est ce qu'elle a fait, quel est le verdict, comment les gardes la considèrent, pourquoi ils sont méprisants, et tout et tout. Mais je me demande : n'est ce pas ça, le but d'un prologue? Mon prologue se situe environ trois ans dans le futur, et mes premiers chapitres racontent comment la fille en est arrivé là, qu'est ce qu'elle a fait. D'en énoncer la raison, ça enlèverait du même coup le suspens, non? Je voulais laisser un doute pour amener le lecteur à se demander ce qu'elle fait là.



[spoiler]
Jaellia a écrit:[justify]La porte pivota sur ses gonds dans un gémissement douloureux[Pour moi, c'est lourd. "Grincement" conviendrait mieux ou "pivota en gémissant".], comme si elle peinait à céder le passage aux gardes fulminants. [L'adjectif ne fonctionne pas. Je m'explique : le lecteur ne sait encore rien de ces fameux gardes et, d'entrée, tu les décris comme fulminants. Sauf qu'à aucun moment, tu lui expliques - au lecteur - pourquoi ils fulminent. Il y a comme un problème de chronologie, si tu vois ce que je veux dire.]
[Je pense qu'une courte description des gardes seraient nécessaires pour les intégrer plus efficacement dans l'esprit du lecteur et, ainsi, pour donner plus de force à la scène qui en manque quelque peu.]

Bon, sinon... on gémit de douleur, mais on grince pas de douleur, non?

Le fait de spécifier que les gardes sont fulminants, ça démontre dès le départ qu'ils sont fâchés parce qu'elle a fait quelque chose de mal. Encore une fois, je ne pourrais pas dire pourquoi ils le sont, mais je trouve important de spécifier qu'elle est là pour une raison particulière, qu'elle n'est pas seulement un gladiateur habituel.

Jaellia a écrit:Implacables, ils la franchirent puis jetèrent avec brutalité[Superflu. Ici, je pense que le contexte, ainsi que le mot "jeter", suffisent amplement pour donner au lecteur l'impression que l'adolescente n'est pas déposée délicatement sur le sol.] la délicate[Même chose que précédemment. Le lecteur ne sait rien de l'adolescente. D'autant que l'adjectif peut autant signifier, dans ce contexte, "une adolescente chétive, frêle" - malade, épuisée - qu'"une adolescente aux manières, apparats, délicats" - une personne délicate, de par son caractère, sa manière de vivre. L'adjectif a donc très peu de signification pour moi.] adolescente.

Brutalité & délicate : j'approuve et je corrige.

Jaellia a écrit:Celle-ci ne prit même pas la peine de se retourner pour faire face à ses bourreaux; elle resta là, étendue comme un pantin désarticulé, à la merci des gardes. Ils hésitèrent [En quoi hésitent-ils ? Le lecteur ne sait pas pourquoi ils hésitent, d'ailleurs, il ne connait toujours rien des intentions des gardes.] un instant, puis, discernant la laborieuse et pourtant persévérante respiration[La formulation est lourde et inélégante. à retravailler. ] de l’esclave[Pour une première apparition, le mot n'est pas suffisamment mis en exergue et n'aura donc pas le même effet que si tu exposais directement, ou indirectement, la condition de l'adolescente au lecteur.], ils se retranchèrent [Le verbe ne convient. Selon moi, on se retranche pour se protéger de quelque chose ou pour fuir quelque chose.] vers l’entrée.

"Ils hésitèrent", incertains que la jeune fille était encore en vie. C'est pour ça que je parle de sa respiration, c'est à cause de ça qu'ils hésitent.

Retranchèrent = retirèrent?


Jaellia a écrit:Avant d’évacuer cette cellule qui empestait la peur et le sang de ses précédents occupants, l’un des hommes jeta un coup d’œil vers la masse de loques et de boucles rousses. [Tu as du mal à te séparer de cette expression. Je peux d'ores et déjà te dire qu'elle me sort de ma lecture. Plutôt que de trouver une dizaine de référent, concentre-toi plutôt sur le personnage en lui-même et accorde-lui plus de temps, ne serait-ce que pour la présenter au lecteur. Une petite indication concernant la situation en elle-même ne serait pas de refus non plus.] Méprisant, il cracha dans sa direction[Trop passif. Je ne ressens pas le mépris. "Il lui cracha au visage" eut été plus méprisant, par exemple.], un sourire obscène [En quoi son sourire est-il obscène ? La gratuité des termes, jusqu'à présent, nuit à la compréhension de ton texte.] sur les lèvres. Sa victime ne sortit pas pour autant de sa léthargie ; désintéressé, il claqua la porte pour rejoindre son collègue qui l’avait devancé[Précision inutile, pour moi. En tant que lecteur, je me moque de savoir s'il l'a devancé, sauf si cela a une véritable implication par la suite.]

Je ne comprend pas en quoi le fait d'utiliser d'autres expressions pour désigner mon personnage principal est dérangeant. Quand je me répète, on me dit que c'est redondant, et quand j'essaie de la nommer de différentes façons, on me dit que j'en fait trop. Je veux bien écouter vos critiques, mais là...

Je reformulerais "cracher dans sa direction", j'enlèverais "obscène" et "qui l'avait devancé".


Jaellia a écrit:Le temps passa, et l’esclave n’esquissa pas un mouvement. Le visage plaqué contre le sable, ses yeux dorés et pétillants [S'ils sont entrouverts, la description que tu devrais en faire dois l'être aussi, c'est-à-dire, pas trop précise, juste ce qu'il faut. Aussi, je trouve l'ajout de ce détail anatomique, en cet instant, assez superflu. Rien ne t'empêche de le dire plus tard, là, le lecteur veut avant tout comprendre la situation dans laquelle elle se trouve, s'identifier à elle, à sa souffrance, et envisager à son tour les possibilités offertes par la suite.] entrouverts, elle méditait, effleurant les diverses possibilités qui s’offraient à elle. Au terme d’une courte introspection, elle conclut qu’elle aura à se soumettre à la décision des gardes. Un décret [Lequel ? De quoi parles-tu, exactement ? Le lecteur a des questions, que tu lui as suggérées, par ailleurs, mais tu ne lui donnes rien à se mettre sous la paupière.] qui, par ailleurs, ne lui serait en aucun cas favorable. [Est-ce utile ? Se retrouver esclave n'est, en soi, déjà pas très favorable, non ?]

Dorés & pétillants effacés.

Non, le décret n'est pas et ne sera pas spécifié. Le dire, ça serait enlever tout intérêt pour les premiers chapitres.


Jaellia a écrit:Leur châtiment serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle, c’est-à-dire d’un sadisme exemplaire. [Cette phrase n'a malheureusement aucun impact, dans la mesure où elle ne renvoie à aucune information que tu aurais transmise au lecteur qui n'a pas pu évaluer correctement "la hauteur du châtiment à l'appui d'une explication sur la hauteur des méfaits de la jouvencelle. Je tiens également à dire que jouvencelle s'ajoute à une bien longue liste : "adolescente", "esclave", "masse de loques et de boucles rousses".] Devant ce verdict, elle s’agenouilla [Elle refuse de bouger puis, tout à coup, elle décide s'agenouiller ? Essaie d'expliquer au lecteur comment cette transition aussi brutale est possible. Comment l'adolescente en vient à s'agenouiller en pensant à ce fameux verdict ? Et puis, quel est ce verdict ? ! ]et étudia avec soin son environnement. Derrière elle, se dressait avec une certaine arrogance le seuil qu’elle avait franchi plus tôt ; d’une approbation muette, il adhérait à la punition immorale que les gardes imposeraient à la jeune fille rousse.[Cette personnification n'a aucun contexte et par conséquent, aucun substrat valable pour s'exprimer pleinement vis-à-vis du lecteur. Inutile, donc, même si je reconnais l'effort que celle-ci a pu te demander.]

Elle s'agenouille... changement de situation qui démontre la fin de sa réflexion.

La porte fait partie intégrante de son environnement, et comme l'arène, les gardes, le public, elle dégage un dédain, une haine, une arrogance envers la fille. C'est une façon de démontrer que tout ce qui l'entoure la rejette et veut sa mort. J'essaie de l'établir au début pour pouvoir faire un contraste plus tard.


Jaellia a écrit:Car d’un œil posé, c’est une arène de combat qu’elle observait. Le vaste cercle de sable, qui avait déjà absorbé goulûment le sang de plusieurs perdants, attendait avec un intérêt vicieux l’approche de nouveaux combattants, comme une bête à l’affût, silencieuse et imperceptible. Tout autour de ce cercle s’élevaient les estrades qui, à l’opposé de l’arène, manifestaient leurs présences; enivrés par l’excès de violence régnant en ces lieux, les spectateurs déchainaient une animosité, une fougue à nulle pareille.
[J'ai envie de dire : on s'en fou. Ce que l'on veut - ce que moi je veux - c'est l'effet que produit l'arène sur l'adolescente. Je veux des émotions. Je veux un contexte. Je veux des réponses.
Surtout, ne le prends pas mal. J'évalue sans peine la fierté que tu dois ressentir en lisant ces mots, et quand bien même ce passage serait-il plus ou moins bien composé, dans l'immédiat, et en l'absence de plus d'informations, il n'est pas utile et empêche le lecteur de s'immerger dans ton univers.
Et qu'entends-tu par "oeil posé" ? Je ne comprends pas cette expression.
Pour moi, tout le paragraphe est à retravailler.]


Idem pour l'arène. Je ne cherche pas à approfondir comment la fille se sent par rapport à son environnement, mais plutôt comment son environnement se sent par rapport à elle. Je sais que c'est un peu spéciale, mais bref.

Jaellia a écrit:L’esclave se leva, ses pieds nus s’enfonçant avec douceur [Inutile. Le lecteur perçoit très bien la sensation sans que tu aies besoin d'en rajouter.]dans le sol. Elle arriva aux limites de son habitacle, [Dans la mesure où elle est prisonnière, le mot "habitacle" n'est pas approprié. En effet, celui-ci ne transmet l'impression de claustration, de privation de liberté ou d'étouffement, par exemple.] cette antichambre de la mort, puis appuya son pâle visage contre la grille se dressant devant elle[Lourd et maladroit. "son pâle visage contre la grille, unique obstacle qui..." suffirait, par exemple.], l’unique obstacle [Est-ce réellement un obstacle dans la mesure où ce qu'il y a derrière représente la mort ? Au contraire, la prison - cette grille - dans laquelle elle se trouve actuellement n'est-elle pas ce "répit"avant la confrontation sanglante ?] subsistait encore entre elle et l’arène, assoiffée de sang.[Tu poursuis ta personnification. Fais attention, le lecteur n'a toujours rien appris sur elle, ses bourreaux, sa situation et ce fameux verdict.] Son sang.

Douceur & habitacle, corrigés.

"Se dressant devant elle", corrigé.

La grille, de mon point de vue, est un obstacle pour mon personnage. Ça semble au lecteur contradictoire, mais la fille est un peu déséquilibrée mentalement (schizophrène, plus précisément, mais bon ça on l'apprend plus tard). C'est un obstacle du principe que pour elle, c'est juste une autre étape de sa vie à franchir.


Jaellia a écrit:Au centre de la carrière[L'usage du mot me semble inapproprié.] se tenait un colosse au crâne luisant de sueur[Quand est-il arrivé ?]; ses yeux vifs et intelligents captaient le plus infime détail. [Comment peut-elle la savoir si elle est à plusieurs mètres (?) de lui ?] Depuis que la jeune fille s’était relevée, il l’observait avec une attention toute particulière, la jaugeant d’un air supérieur.

Le gladiateur a toujours été là, je fais juste le tour des choses qui composent l'arène, et il vient en dernier. De plus, je ne raconte pas cette scène du point de vue la fille; je fais plus un constat objectif des évènements. C'est pourquoi je peux décrire les yeux du colosse. Si ma narration était à la première personne du singulier, par contre, je t'accorde que ça aurait été impossible.

Jaellia a écrit:Elle se contenta de baisser le regard devant cette inspection méticuleuse. Puis l’homme s’esclaffa, imité par la foule. Considérant l’absurdité de sa situation, qu’aurait-il pu faire d’autre que d’en rire ? On réclamait l’un des meilleurs gladiateurs de l’arène pour abattre cette fragile fillette… [Changement de point de vue brutal. Fais attention.] Mais lorsqu’un garde s’approcha de l’alcôve de celle-ci, un sérieux pesant submergea le public, tandis que l’arène semblait frissonner de délice à la vue de cette proie. [Je ne comprends pas ce que tu tentes de signifier ici.]

Le garde juge avec prudence la fille pour commencer, mais après avoir établie qu'elle n'était pas une menace, il éclate de rire. Elle a tout de même fait quelque chose de très grave et c'est pour ça que le public redevient peureux, sérieux et à la fois superstitieux (elle est un peu l'équivalent d'un démon pour eux) juste avant qu'elle ne rentre dans l'arène. Leurs rires sont faux, comme pour trahir leur stress.

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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  L'Un Seul le Dim 18 Déc 2011 - 8:36

Jaellia a écrit:Bon, d'un aspect plus général (corrige moi si je me trompe) tu sembles dire que je laisse trop de doute, de questionnement. Qu'on ne comprend pas pourquoi la fille est là, qu'est ce qu'elle a fait, quel est le verdict, comment les gardes la considèrent, pourquoi ils sont méprisants, et tout et tout. Mais je me demande : n'est ce pas ça, le but d'un prologue?
Vaste question. Je dirais oui et non. Mais pour toi ce sera non parce qu'il y a beaucoup trop peu d'informations délivrées par rapport au reste. En lisant, j'ai eu l'impression que tu voulais avant tout épater la galerie avec tes personnifications de la porte et de l'arène. Et bien moi je te réponds que ce genre de focus est inapproprié dans un prologue. Ils ne servent à rien du tout dans l'immédiat - ils n'ont pas d'impact - parce qu'ils manquent au lecteur des ponts pour établir des liens entre la jeune femme et la perception de son environnement - la grille-obstacle ; la porte ; l'arène - etc.
Maintenant, rien ne t'empêche de l'intégrer plus tard dans le récit.
Bien sûr, ceci n'engage que moi.
Jaellia a écrit:Bon, sinon... on gémit de douleur, mais on grince pas de douleur, non?
Sois tout de même attentive à ce que tu lis. Je ne parle pas d'un grincement de douleur, je parle d'un grincement tout court ou "d'une porte qui pivota en grinçant".
Jaellia a écrit:Le fait de spécifier que les gardes sont fulminants, ça démontre dès le départ qu'ils sont fâchés parce qu'elle a fait quelque chose de mal. Encore une fois, je ne pourrais pas dire pourquoi ils le sont, mais je trouve important de spécifier qu'elle est là pour une raison particulière, qu'elle n'est pas seulement un gladiateur habituel.
Et bien non, tu ne l'as pas spécifié. Ce n'est pas en disant que les gardes fulminent que tu expliques quoi que ce soit, selon moi.
Ou alors j'ai mal compris.

Voilà, je pense que j'en ai assez dit ; la balle est dans ton camp.

Je te souhaite bonne chance !
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Manon le Dim 18 Déc 2011 - 10:22

Jaellia a écrit:Merci pour ta réponse (:

Ton commentaire m'a bien fait rire. Sur un autre forum, Pacô m'avait fait le commentaire que, d'une certaine façon, je n'en faisais "pas assez", et en voulant bien faire (car j'ai refais mon prologue en entier), j'en fais trop.
C'est très dur de doser le vocabulaire :p

Je ne ne comprend pas en quoi l'utilisation des que, qui, qu', est néfaste. Si tu pouvais me l'expliquer plus précisément, ça serait gentil.
Pacô expliquerait mieux que moi je pense, mais c'est surtout (pas que) leur usage en tant que pronoms relatifs qui est gênant. Après, c'est une histoire de répétition de sonorité, comme les -ment et -ant.

Sinon, pour l'utilisation des mots enclave et carrière... Je ne pense pas qu'ils sont mal utilisés.
Bah disons que ça se sent vraiment l'usage du dictionnaire de synonyme... :s

Sinon, kitch, ça veut dire quoi..? x)
http://www.cnrtl.fr/definition/kitsch
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  MémoireDuTemps le Dim 18 Déc 2011 - 18:56

Jaellia a écrit:
La porte pivota sur ses gonds dans un gémissement douloureux, comme si elle peinait à céder le passage aux gardes fulminants. Le
gémissement me gêne un peu, non par l'image retranscrite, mais j'ai lu
entièrement ton premier extrait, ce qui me gêne c'est que tu
personnifies énormément les objets, les lieux et d'après ce que j'ai
compris en même temps tu vas faire souffrir tes personnages. Si tu mets
sur le même plan des gonds et des chairs, tu vas aplanir les images des
uns et des autres. Par la suite tu personnifies aussi d'autres choses
comme le sable des arènes et le gladiateur qui attend la jeune fille,
comme si chaque était avide sur le même plan. Ecrire des choses très
fortes nécessite je crois une forte hiérarchisation déjà pour le
ressenti : victimes et bourreaux n'auront pas le même... mais si tu y
ajoutes les objets, cela va être très dur à écrire et sans doute à lire
et le dico de synonyme va être vidé très vite (certains mots en ont fort
peu). Note bien que je te dis cela, mais peut-être que tes objets sont
vivants, dans ce cas, je n'ai rien dit ☺... Sinon, voilà, imagine déjà
la scène au ciné : admettons que ce soit une porte de cellule, le plan
de l'intérieur de la pièce
sur la porte qui s'entrouvre ...
si tu sonorises avec un gémissement, puis montre la jeune fille
encadrée de forts gaillards en armure, le spectateur pensera : mon dieu
la pauvre elle gémit déjà. Donc ton son tu le changeras en celui d'un
objet mal huilé, rouillé qui bouge sur un axe. Cela ressemble à un
gémissement, oui, mais en général un être vivant gémit pas une porte,
par contre une porte grince ou crisse, sauf par une extension du sens un
être vivant ne grince pas, ne crisse pas.......... Ensuite douloureux :
je ne sais si une porte ressent la douleur, cela m'étonnerait, par
contre certains bruits sont si désagréables que nous êtres vivants en
avons mal ou presque... pour moi "grincement strident" ou "crissement
assourdissant" ou... serait mieux...
Pour
"comme si elle peinait à céder le passage"
... l'image est claire, oui, si on veut... ce n'est pas la porte qui
peine, par contre on dit qu'elle résiste car par exemple pas huilée...
prenons l'image d'une jeune femme pas culturiste, ordinaire, elle doit
ouvrir un bocal de fruits au sirop où le sucre a collé le couvercle,
observe : le bocal, bien que récalcitrant reste impassible par contre
l'ouvreuse grimace, finit par faire appel à un autre, un outil ou...
donc plutôt que peinait à céder le passage... résistait au passage ...
ou coinçait, empêchait, obstruait, verrouillait mais pas peinait car
cela suppose souvent un sentiment ... par contre fulminants ne me gêne
pas du tout, je suppose que tu vas l'expliquer ensuite... non pas
vraiment, mais ça me gêne pas moi
Si j'insiste aussi lourdement c'est
parce que c'est ta première phrase, donc celle qui compte le plus et
que tu la veux forte pour installer une ambiance...

Pour la suite, je vais bien entendu moins détailler mes remarques :

Implacables (pas mal de synonymes, à toi de choisir) , ils la franchirent puis jetèrent l’adolescente sur le sable. Celle-ci ne prit même pas la peine de se retourner pour faire face à ses bourreaux
(il manque une espace : à noter si tu tapes directement : ; ? et !
comme tu tapes . ou , sans blanc après le dernier caractère ton
traitement de texte générera l'espace qui en plus sera insécable)
; elle resta là, étendue comme un pantin désarticulé, à la merci des gardes. Ils hésitèrent un instant, puis répétition
de puis, après il y en a d'autres, c'était aussi mon défaut... adverbe à
utiliser avec parcimonie car la progression d'une action est bien plus
parlante sans ajouter plein d'adverbes qui ne font qu'alourdir une
phrase
, , discernant la laborieuse et pourtant persévérante
respiration de l’esclave, ils se retirèrent vers l’entrée. Avant
d’évacuer cette cellule qui empestait la peur la peur a-t-elle une odeur ? et le sang de ses précédents occupants, l’un des hommes jeta un coup d’œil vers la masse de loques et de boucles rousses. Méprisant, il lui cracha au visage, le sourire aux lèvres j'inverserai les deux pour plus de clarté : "Méprisant, le sourire aux lèvres, il lui cracha au visage". Sa victime ne sortit pas pour autant de sa léthargie ; désintéressé, il claqua la porte pour rejoindre son collègue.

Le temps passa, et l’esclave nous sommes donc dans une autre époque, un autre monde ? n’esquissa pas très bien choisi ce verbe qui indique plutôt quelque chose de bref pas un mouvement. Le visage plaqué contre le sable, les yeux entrouverts, omniscience : si son visage est dans le sable, on ne voit pas ses yeux elle méditait, effleurant les diverses possibilités qui s’offraient à elle un peu trop serein cette phrase dans le contexte. Au terme d’une courte introspection, elle conclut qu’elle aura à se soumettre à la décision des gardes. il
faudrait que tu précises ici le lien des deux phrases et cela manque de
clarté : ce sont les gardes qui font des décrets visant à punir une
jouvencelle... plutôt arbitraire comme monde
Un décret qui, par ailleurs, ne lui serait en aucun cas favorable. Leur châtiment écrit ainsi ce seront donc les gardes qui seront châtiés ? serait à la hauteur des méfaits de la jouvencelle, c’est-à-dire d’un sadisme exemplaire ce mot sadisme ne me semble pas idéal car il fait référence soit à des sadiques dans le sens assassins dangereux et malades
ou aux perversions écrites par Sade... or Sade ne fait pas dans "la
punition" ou les exécutions, plutôt la perversité... cruauté ou un
synonyme serait mieux adapté
. Devant ce verdict, je ne comprends pas trop : elle sait à quoi elle est condamnée ou non ? elle s’agenouilla et étudia avec soin son environnement. mot un peu terne Derrière elle, se dressait avec une certaine arrogance le seuil qu’elle avait franchi plus tôt ; d’une approbation muette,
tu personnifies le seuil... pourquoi ? Un monde dont les objets vivent,
ou qu'elle croit vivant... ou un simple effet d'ambiance
il adhérait à la punition immorale que les gardes imposeraient à la jeune fille rousse.

Car
d’un œil posé, c’est une arène de combat qu’elle observait. Le vaste
cercle de sable, qui avait déjà absorbé goulûment le sang de plusieurs
perdants, attendait avec un intérêt vicieux l’approche de nouveaux
combattants, comme une bête à l’affût , silencieuse et imperceptible.idem à la remarque d'avant Tout autour de ce cercle s’élevaient les estrades qui, à l’opposé de l’arène, manifestaient leurs présences au singulier en général; enivrés par l’excès de violence régnant en ces lieux, les spectateurs déchainaient une animosité, une fougue à nulle pareille.

L’esclave
se leva, ses pieds nus s’enfonçant avec douceur dans le sol. Elle
arriva aux limites de sa cellule, cette antichambre de la mort, puis
appuya son pâle visage contre la grille, unique obstacle à
la toute première lecture survolée ce mot m'a semblé inapproprié car
pour l'instant obstacle veut dire que cela gêne sa progression or dans
ton texte c'est l'inverse : cette grille la protège
qui subsistait encore entre elle et l’arène, assoiffée de sang. Son sang Very Happy . Elle fit glisser ses longs doigts fins avec quiétude sur ce qui définissait l’ultime délimitation entre elle et son combat ; puis
elle se saisit du métal dur et froid à pleines mains, comme si c’était
la dernière prise à laquelle elle pouvait se cramponner avant de sombrer
dans un précipice.

Au centre de la carrière se tenait un colosse au crâne luisant de sueuril manque une espace;
ses yeux vifs et intelligents captaient le plus infime détail. Depuis
que la jeune fille s’était relevée, il l’observait avec une attention
toute particulière, la jaugeant d’un air supérieur. Elle se contenta de
baisser le regard devant cette inspection méticuleuse. Puis l’homme s’esclaffa, imité par la foule. Considérant l’absurdité de sa situation non elle n'est pas absurde sa situation mais horrible, démente ...,
qu’aurait-il pu faire d’autre que d’en rire ? On réclamait l’un des
meilleurs gladiateurs de l’arène pour abattre cette fragile fillette… il faudrait quand même un élément sur son âge adolescente ou jouvencelle, OK, mais fillette c'est bien plus jeune ... Mais lorsqu’un garde s’approcha de l’alcôve de celle-ci, un sérieux pesant je ne comprends pas l'expression
submergea le public, tandis que l’arène semblait frissonner de délice à
la vue de cette proie. L’homme ouvrit lentement le grillage,
anéantissant du même coup le dernier obstacle entre la fille rousse et
son adversaire. Tout en s’affairant, le garde lui siffla une menace
sournoise entre les dents.
«Tu expireras tes crimes dans la souffrance…»

Puis
la barrière, l’ultime obstacle, n’était plus. Ce fut d’un pas empli de
dignité et de conviction qu’elle pénétra dans la gueule de l’arène,
s’offrant corps et âme au châtiment qui lui avait été imposé.
Bien
sûr c'est un prologue, tu présentes ce qui viendra au cours de
l'histoire, à la fin ou pas du tout... mais cela laisse beaucoup
d'interrogations à la fois sur :
- l'époque
- le monde
- qui
lui a infligé un châtiment... tu n'es pas obligée de tout dire bien sûr,
notamment le "crime" qu'elle a commis, c'est même mieux de laisser dans
l'ombre, mais moi je comprends des choses contradictoires : un décret,
des gardes qui décident, pourtant à la fin elle est livrée sans arme à
un gladiateur devant la foule...
- pourquoi cette personnalisation des objets
- je comprends qu'elle va subir un sort horrible, mais je la trouve bien calme

Pourtant
je crois que tu imagines une histoire forte, sans doute triste,
violente, et certaines phrases font ressentir cela, mais pas toutes...

Maintenant
j'ai l'habitude de ne jamais bêta-lire sans préciser ce que j'apprécie
(les phrases en vert par exemple) : bravo, à ton âge, tu as un sacré
potentiel, ton écriture est forte (même si cela manque encore de
maîtrise ce qui est normal), tu fais peu de fautes, ton langage est
varié (fais quand même attention : éviter les répétitions, c'est bien...
à condition d'utiliser les bons synonymes... parler de fillette à 12
ans, non, ça va pas)... Je t'encourage donc à bien utiliser les
conseils.
Un bêta-lecteur a à la fois un avis objectif (pour les
fautes, la grammaire, les contradictions... mais quelquefois faillible)
et subjectif et là tu as ton mot d'auteur à dire, car ce bêta n'a pas
tout lu de ton histoire, parce que ce n'est pas son style, parce qu'il
se trompe parfois... mais quand plusieurs bêta aboutissent sur une même
phrase, une même partie... à tiquer, là il faut reconsidérer la
partie... ou expliquer pourquoi tu y tiens...
Bon courage et je lirai la suite bientôt. J'aime en tout cas !

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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  MémoireDuTemps le Dim 18 Déc 2011 - 19:55

Jaellia a écrit:Chapitre 1 (première partie) Je n'ai signalé que les fautes et de brefs commentaires
à trainer le poids plume --> avec un ^
envisager s’interposer entre eux. --> elles
d’une douzaine d’année, --> avec un s
Sa mère, reconnue par tous comme une catin, n’avait jamais semblée aimer --> pas d'e à semblé
Aujourd’hui, la jouvencelle avait eu douze ans --> tu l'as dit juste en haut
sa mère avait décidée --> pas d'e
qu’il était temps pour sa fille d’apprendre à voler de ses propres ailes. --> en la vendant ????
fillette --> à 12 ans non,
puis frappa de trois brefs coups --> le de est inutile
comme si il avait --> s'il
toute tentative d’escapade était omise --> omise n'est pas le bon terme

Cette
dernière, éreintée, suivait l’homme avec docilité. Elle était même trop
fatiguée pour pleurer, et ne faisait que sombrer dans une douce
mélancolie. Sa tête dodelinait au rythme de ses lourds pas tandis
qu’elle s’aventurait dans les couloirs de cette riche demeure. Sa
lucidité lui échappant peu à peu, elle ne réalisa pas immédiatement que
le serviteur, hautain, s’adressait à elle. --> dans cette phrase tu as du passé simple mais aussi de l'imparfait qui ne semble pas justifié dans ce cas

Il ouvrit la porte, bousculant sans ménagement la fillette pour la contraindre à entrer. Un homme
à la carrure imposante les regarda faire leur apparition sans piper
mot. Le serviteur se pencha bien bas, pressant sur l’épaule de la
fillette pour qu’elle l’imite. De mauvaise grâce, elle s’exécuta. Puis
il se releva et s’adressa à l’homme. répétition

- Comment t’appelles-tu? -->
le ? est précédé d'une espace insécable... il y a aussi le problème
(classique) du tiret des dialogues, du début des dialogues... mais
j'ignore la règle canadienne... en France chaque intervention dans un
dialogue commence par le tiret cadratin (alt-0151) ou semi-cadratin
(alt-0150)


- Va-t’en.--> on peut aussi mettre un tiret, je n'en suis pas sûre
"Il
dicta sa question comme une menace, et la laissa planer un instant dans
les airs. Puis il se dirigea en direction de la fillette avec une
lenteur calculée. Le cœur tambourinant contre sa poitrine, la gorge
serrée par la peur, elle se retrouvait incapable de répondre même si
elle avait voulu accéder à sa demande. Elle recula, appuyant sa frêle
silhouette contre le mur, ses grands yeux dorés emplis de frayeur. Puis,
sans qu’elle n’en soit consciente, il se retrouva si près d’elle
qu’elle put sentir sa chaude haleine contre sa joue. Jouant avec elle
comme une proie, il attendit que sa terreur atteigne son paroxysme, puis
la gifla du revers de la main, sans même doser sa force." -->
dans cette phrase tu as du passé simple mais aussi de l'imparfait et du
plus que parfait qui ne semblent pas justifiés dans ce cas

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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Jaellia le Dim 18 Déc 2011 - 23:23

L'Un Seul et MémoireDuTemps, merci pour vos critiques, je ferais des corrections sur mon texte et vous répondrez dès que possible, dans environ une semaine, parce que c'est ma dernière semaine d'école et ayant beaucoup d'examens, je les priorisent. Mais vos critiques ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd et je ferais les changements nécessaires.

En passant, ne commenter par mon premier chapitre pour l'instant, je dois le réécrire.

Merci et joyeux temps des fêtes! (:
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Re: Commentaire de «Châtiment»

Message  Pacô le Jeu 5 Jan 2012 - 18:22

Bonsoir,

En pleine période de révisions, je n'ai malheureusement pas beaucoup le temps de m'attarder sur les corrections. Je me suis permis de lire que le début de ton premier chapitre, et de relever rapidement quelques erreurs.

projetant d’épars rubans de lumière, désireux de manifester son approche.
=> à qui appartient "son" ? Au soleil ? Je trouve la métaphore un peu maladroite.

leurs pieds nus claquant sur le sol de pierre, un sourire aux lèvres
=> rien qu'un sourire ? On pourrait croire à des rires joyeux pour les enfants...

quel honneur lui valait cette promenade matinale
=> m'est avis que cette phrase n'est pas correcte : l'honneur se rapporte plus à la promenade (en quel honneur est cette promenade ?) ... le "lui" porte à confusion.

et même les badauds qui alléchaient les passants pour leur vendre quelques camelotes,
=> pourquoi "badaud" ? Un badaud est quelqu'un qui s'attarde pour regarder des "spectacles de rue" ; spectacle qui peut se décliner pour tout évènement sortant de l'ordinaire (incident, intervention spéciale etc.) Ce sont plutôt des "marchands ambulants" tes personnages...

augmenta encore d’un cran,
=> hum... c'est-à-dire ?

un éclat de haine brûlant sa prunelle
=> maladroit

lui murmura d’une haleine fétide une menace qui plana entre elles.
=> maladroit : l'haleine fétide ne permet pas de murmurer.

avant de se détourner d’elle
=> sugestion : histoire de ne pas avoir deux fois "de"... "avant de s'en détourner" non ?

Elles parcoururent les grandes rues de la cité d’Akshara
=> répétition "parcourir"

et les marché publics où elles avaient toujours vécues.
=> les marchéS

Appréciation générale :

La narration est à nouveau très maladroite : tu uses de beaucoup trop de propositions que tu accumules les unes à la suite des autres, à grands coup de participes présents. Pas vraiment de fluidité dans la lecture.
Comme ici :
Autour d’elles, l’agitation augmenta encore d’un cran, amplifiant l’anxiété de la demoiselle qui, ne supportant plus cette marche forcée, tenta d’échapper à l’emprise de sa mère.
Dans ce même exemple, tu as encore des formules toute faites, clichés et finalement qui ne veulent rien dire "augmenter d'un cran" par exemple. Est-ce que une agitation a un levier qu'on peut relever d'un "cran" ? Smile
Non, tu ne peux faire cette "métaphore" que si derrière, tu montres le décalage de cran "d'ambiance" entre avant et après. Et puis, très personnellement (et donc très subjectif), j'aime pas du tout cette expression que je trouve assez peu esthétique dans une littérature.

Sinon, on relève tout de même un certain effort à faire de solides descriptions. Et je ne peux que t'encourager à faire cela ; néanmoins, ne te perds pas dedans, donne leur du sens parfois et surtout ne te fais pas happer par des lourdeurs stylistiques qui rendront ton texte peu lisible.


Au niveau de l'histoire, la mère n'a pas l'air des plus aimées : haleine fétide, poigne de fer sur le poignet de sa fille... peut-on parler d'ailleurs d'une "promenade matinale" au final ? ^^
Pourquoi l'emmène-t-elle dans les "beaux quartiers" ? D'ailleurs, tu ne développes pas vraiment - ou ne donne pas d'exemple ou d'anecdotes plutôt - sur l'expérience de sa courte vie qui lui aurait montré à quel point les quartiers bourgeois ne sont pas si fréquentables que cela. Je pense qu'une anecdote aurait la pertinence d'accrocher le lecteur, tout en lui faisant plaisir, et de donner du concret au récit.

Voilà. Je suis désolé de passer en coup de vent comme cela...

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« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

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Re: Commentaire de «Châtiment»

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