Commentaires pour "Jour de Pluie"

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Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  L'Un Seul le Mer 21 Déc 2011 - 13:43

Jour de Pluie
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Re: Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 12:29

Alors je me lance cher ami.
J'ai eu un peu peur de la longueur du passage - parce que je fatigue très vite sur un écran - mais finalement, ça ne m'a pas posé trop de problème. Mon commentaire - voire mes deux commentaires - suivra le relevé effectué sur le vif.
Enjoy !

« Bonsoir, me dit la mort. »
=> typographie : normalement, les guillemets n'encaderent strictement que les paroles. Le guillemet fermant doit donc suivre "Bonsoir" comme ceci : « Bonsoir » me dit la mort.

C’est fou comme le bruit des vagues m’apaise. La pluie me sort de mes pensées. Maudite pluie. Je n’ai plus qu’à tout recommencer.
=> je ne comprends pas tout. Pourquoi cette pluie le sort plus maintenant qu'avant de ses pensées ?

Autant vous en informer toute de suite,
=> tout de suite (sans "e")

surement en fonction de celle de la conversation
=> sûrement (accent circonflexe)

qu’ils n’ont ni le choix des armes, ni du lieu et encore moins de leur sursis
=> problème de syntaxe : dans la première proposition, le "ni" a effet sur "choix". "Des armes" est complément du nom de "choix". La logique voudrait que le second "ni" s'impose sur un autre nom qui viennent compléter "choix" ; sauf que là, le "ni" a effet sur l'autre complément du nom du choix "du lieu". Il y a un problème, puisque les deux "ni" pour être exacts, doivent se trouver sur une même logique. Pour être correct, il faudrait par exemple écrire : "ni le choix des armes, ni celui du lieu et encore moins celui de leur sursis".

Mais dis-moi, juste entre nous, à partir de quand ne vaux tu plus rien ?
=> ne vaux-tu

Ça respire franchement dans le cou du voisin ; les nuages d’haleine se mêlent et s’évaporent au-dessus des quelques têtes nues. Les vitres de l’abri de bus sont recouvertes d’oxygène consommé.
=> c'est marrant comme formule !

Bientôt, apparaîtront les carrures massives des cartables et, juste en dessous, plié en deux, un enfant.
=> si tu parles des cartables (au pluriel) il faut rester logique et parler des enfants (au pluriel aussi)

Et puis les éclats de rire, les pleurs pour les détails insignifiants.
=> tout dépend en quelle classe ils sont ; mais à partir du CE1/CE2, on ne pleure plus pour un détail.

L’individu a le visage dissimulé sous une capuche de pluie et porte des lunettes noires, de sorte qu’il ne trahit rien de ses profondeurs
=> attention, ici "de sorte que" exprime un but, une conséquence qui ne se réalise qu'après "de sorte que". Il te faut du subjonctif et non de l'indicatif. "de sorte qu'il ne trahisse rien de ses profondeurs"

qu’il imagine rendus à quelque abîme aquatique.
=> avis subjectif : "aquatique" me paraît maladroit. Il sonne très mal à la lecture, je trouve.

quelle(s) portion(s) de matière excédante consentir à la survie ?
=> pourquoi ne pas mettre de "(s)" à "exédante" aussi ?

et mes sous-vêtements de trois jours
=> effectivement ^^

— Dieu ne fait aucune différence, paraît-il. »
=> même chose pour le guillemet fermant ici : il doit être placé après "différence" et avant l'incise.

et, tiens, qu’en est-il de ce chez moi duquel je ne garde aucune image précise ?
=> "eh" plutôt que "et"

c’est comme si son visage découvrait les jeux d’ombre et de lumière.
=> oh, merci pour ce petit clin d'oeil ! (Je plaisante)

Les corps ont disparu ; cependant, leur visage demeure dans mon esprit.
=> si tu veux donner une impression de "foule de visages", il vaudrait mieux mettre "leurs visages demeurent"

Il y a du mouvement dans ma périphérie. L’homme aux lunettes noires s’éloigne. Je n’ai pas les mots pour le retenir.
=> je ne comprends plus : voit-il ou non les hommes de l'abri bus finalement ?

À peine s’aventure-t-il plus loin que la pluie soulève sa capuche ; ses lunettes noires s’envolent. Je les vois disparaître dans la tempête.
La pluie le frappe en plein visage.
Mais l’homme aux lunettes noires n’en a pas.
=> il est étrange de le désigner avec "lhomme aux lunettes noires" alors qu'il n'en a plus (de lunettes noires).

je l’entends qui tombe, encore et encore,
=> à force, ça peut paraître plus répétitif qu'un effet de style. Tu emploies "encore et encore" pour plusieurs situations qui n'ont pas forcément de rapport entre elles.

à laquelle je succombe presque incontinent ;
=> incontinent ? Il se gratte le front presque en urinant sur lui ? ^^
Sauf si tu parles du concept philosophique d'acrasie, qui émet l'idée d'un contre-jugement... mais là ce serait chercher beaucoup trop loin, sans aucun bagage amenant cette idée et réflexion dans le récit, ce mot ne convient pas au récit.

J’en reconnais certains, en évitent d’autres, d’autres encore ne m’évoquent rien.
=> la fin de la phrase me fait redondant par rapport à la première partie : s'il en reconnait certain, cela induit que certains autres ne lui évoquent rien. Par contre j'aime bien le "en évitent d'autres". Mais je m'arrêterais là.

Le reste du publique, assis inconfortablement,
=> Le reste du public

« À quelles scènes de cette histoire as-tu assistées
=> ouh, on n'accorde pas avec des complément d'objet indirects ; "as-tu assisté".

j’apprendrai à vivre avec ces nouvelles probabilités.
=> avis subjectif : "probabilité" sonne faux. Dan l'absolu, je me dis que la définition du terme ne correspond pas vraiment à la situation énoncée.

Appréciation linguistique :

Bon, pas mauvais du tout.
Même si le découpage a un petit effet rebutant au premier abord - mais ça doit être de ma faute, je déteste les textes découpés ^^ - le point de vue interne du narrateur te permet de vite nous faire rentrer dans sa psychologie.
Nous restons sur une analyse de la langue et de la forme employée.

Un premier élément qui m'a contrarié, c'est l'usage des "je me dis" et des "je pense" dans un point de vue interne. Comme ici :
Allons bon, me dis-je, comme si je ne la connaissais pas, cette fameuse suite, comme si je ne pouvais deviner la raison de sa présence ici.
Je pense : j’ai tué tous ces gens.
En fait, peut-être que ce serait mieux passé dans un récit moins métaphorique, où le personnage évoluerait dans un univers et nous raconterait son histoire. Tu pourrais faire des apartés, certes un peu étrange, avec "une pensée au milieu de ma non-pensée, où je décris mon environnement".
Malheureusement ici, ton texte est déjà une immense réflexion permanente. C'est un peu un "je pense que je pense". Le lecteur lit déjà qu'il pense ; faire dire à ton narrateur qu'il pense, c'est introduire une certaine redondance.

Deuxième point important relevé, c'est la longueur de tes phrases... qui ne tiennent pas toujours debout. Par exemple, j'ai pris celle-ci :
Autant vous en informer toute de suite, ce n’est pas trop mon genre de croire en ces histoires de mort qui parle, et qui plus est, s’amuse à prévenir les pauvres mortels en fin de contrat qu’ils n’ont ni le choix des armes, ni du lieu et encore moins de leur sursisqui s’étale, j’imagine, sur une durée aléatoire, surement en fonction de celle de la conversation puisque, et je l’imagine également, la mort procède de la même manière pour tout le monde − mais une force irrésistible, peut-être la même qui m’a livré à ma dernière lubie ludique, me dispose et m’encourage à toutes les folies, et à celle-ci, en l’occurrence : un dialogue avec la mort.
On aurait du mal à croire qu'il n'y a qu'un point là-dedans.
Je ne suis bien entendu pas contre la rédaction de très longue phrase ; dès l'instant où ctte longue phrase est un long fil conducteur d'une même idée. Là, je me suis amusé à séparer ta phrase en quatre parties - ce que j'estime en quatre parties. Ces quatre parties ont un lien entre elles ; mais elles ne forment pas un bloc, et je ne vois pas l'intérêt de compliquer le passage en tenant absolument à les imbriquer ensemble ; alors que quatre phrases indépendantes énonceraient les mêmes quatre idées ; et de manière plus propre. A cela on n'ajoute la maladresse des "ni" ; et je pense que c'est la construction de ces trèèès longues phrases qui augmente les chances de se tromper Wink.

Quand tu écris un texte aussi métaphorique, l'idée, c'est de faire des phrases claires qui tiennent le lecteur. Si de prime abord, tu fais des complications, tu utilises des concepts un peu ambigus... tu risques de vraiment perdre ton lecteur. D'ailleurs, tu m'as perdu quelque fois.
Il ne faut pas non plus faire des phrases sans verbe conjugué... à rallonge. Enfin, selon moi, c'est un facteur d'incompréhension. Je pensais notamment à cette phrase :
Cette bouche aux lèvres entrouvertes, barrées de dents rouillées, recracher à gros bouillon les visages perdus dont sa mère le nettoyait.
Il n'y a pas de subordonnée principale ici ; pas de verbe conjugué "moteur" de la phrase. Du coup, on est totalement perdu. Et j'avoue, j'ai buté sur cette phrase, puis sur le passage entier : je n'ai pas tout compris de l'intérêt du souvenir et du rapport avec la situation de l'homme près des égouts.

Enfin, pour conclure sur l'aspect linguistique, tu fais quelques fautes ; notamment au niveau des accords. Tu m'avais un peu prévenu, cela dit, que la grammaire et toi ce n'était pas ton fort. Attention au subjonctif aussi ; je ne t'ai pas tout relevé parce que je n'étais pas sûr de tout : mais ça c'est le problème des grosses phrases. Quand tu te lances là-dedans, il faut bien maîtriser ses subjonctifs et surtout, les utiliser au bon moment. Il me semble qu'il y a un autre raté, mais je n'ai pas osé le relever - parce que je n'en étais pas sûr. C'est con, du coup je l'ai perdu.
Tu as aussi une légère tendance à utiliser le verbe être et notamment la forme "c'est/cela se fait/cela a" etc. Ce qui peut donner un côté assez ennuyeux à la narration.

Toutefois, hormis ces remarques, l'ensemble du texte renvoie bien une impression métaphorique. C'est ce qui m'a le plus plu. Une impression de détaché du réel aussi, la tournure de la langue affecte une certaine tendance étrange qui s'allie bien avec la situation narrative. J'aime bien ça !

Appréciation du récit :

On rentre dans un domaine plus difficile à analyser. ^^
Premièrement, est-ce que c'est ça la première partie du roman dont tu me parlais ? En fait, pour l'instant, j'ai vraiment pris ce texte comme une nouvelle. Surtout avec la fin "je suis mort" que j'ai vraiment pris pour une conclusion du récit.

Il y a quelques petits passages où je voudrais plus d'informations.
Je pense alors à ce que je lui dirais, moi, à la mort. Je lui parlerai de toutes ces choses qui nous sont impossibles à élucider. Je lui demanderai d’abord pourquoi, ensuite comment et enfin, qui.
Pourquoi suis-je ?
Comment suis-je ?
Qui suis-je ?
Je lui dirais qu’il était temps ; qu’une petite mise au point s’imposait depuis plusieurs années, entre elle et moi – je lui dirais ça avec beaucoup de douceur, poliment.
Là par exemple, je me suis demandé... pourquoi ce serait à la mort de faire ce "point" ; pourquoi ce serait à elle de répondre à ces questions ? Si tu personnifies la Mort, pourquoi ne pas personnifier aussi la Vie ? Tu restes assez superficiel sur le sujet, je trouve, et ta vision est finalement assez galvaudée par une seule introspective. Tu ne parles que de la Mort, tu ne lui fais discourir que sur Elle... mais... on a l'impression que tout se résume à Elle.
Ce n'est pas un concept bidon, puisque d'autres auteurs - et même des psychologues - imaginent que tout est lié à la Mort, que ce serait cette idée qui guide la vie des hommes. Cependant, je ne trouve pas que tu traites le sujet dans son entièreté, de façon complète. Tu dis que ton narrateur veut lui poser ces questions... mais pourquoi à elle ? Comment le cheminement de sa réflexion en vient-il à cette idée là ?
Il manque peut-être un peu d'explications.

« Vous ne comprenez donc pas, derrière ce front, c’est l’idée même d’un nouveau ciel que je tente d’assombrir. »
Là... je dois avouer ne pas avoir du tout compris la pertinence de cette réplique.
Peux-tu m'en dire plus ?

Dans l'ensemble, le texte me laisse un goût agréable. L'environnement est étrange, cette pluie inépuisable pourrait signifier bien des choses, comme un peu le rideau entre la vie et la mort justement. Donc le contexte est très intéressant. Néanmoins, tu parles aussi d'autres hommes dans cet abri bus : est-ce que ce sont une métaphore des "autres hommes qui vivent dans le monde" ? Ceux qui se serrent pour agripper une portion de vie et évoluer dans ce ridicule abri bus qui constituerait leur univers ? Je ne sais pas trop.
Aussi, à un moment tu dis que leurs corps se volatilisent, que ton narrateur ne voit plus que leurs visages. Puis, dans le paragraphe suivant, on revient à la situation précédente avec les hommes à nouveaux présents, agglutinés. Alors là non plus, je n'ai pas tout compris, je n'ai pas fait l'analogie entre cette disparition et cette réapparition ^^".

Plus loin, il y a un petit quelque chose qui m'a perturbé aussi.
Ça cogne dur dans ma poitrine. Je suis pourtant en panne sèche d’oxygène, comme si mes poumons ne se laissaient pas le temps de se remplir. C’est affreux, j’ai l’impression de respirer dans un sac vide, duquel émane tout à coup une forte odeur de pourriture.
Là c'est juste un avis personnel et très subjectif. Mais depuis le début, tu fais quand même beaucoup allusion à l'eau, à la pluie, au manque de place et à l'averse qui tombe "encore et encore". Alors je ne sais pas, pour parler de l'étouffement, je n'aurais pas fait une comparaison avec la respiration dans un sac... mais plutôt une métaphore de la noyade. Pour moi, ça me semblerait plus correspondre à l'univers littéraire du texte, ça resterait dans la logique du contexte et de cette angoisse "humide" ^^.

Bref, voilà ce que je peux dire de ton texte. Le caractère psychologique est parfois hésitant, mais le rendu est... à la fois mystérieux et angoissant. On n'a l'impression de ne pas tout comprendre - cela nécessiterait, je pense, une seconde lecture de ma part. Mais en même temps, on sent cet homme qui meurt. Quand il croit que tout le monde meurt, ne serait-ce pas plutôt lui qui se détache de plus en plus de la vie ?

Non, ce texte est très intéressant. Et si tu nous postes une suite, je serais très curieux de la lire ! Smile


__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
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Re: Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  L'Un Seul le Jeu 22 Déc 2011 - 16:44

Merci Pacô pour tes commentaires !
Pacô a écrit:=> typographie : normalement, les guillemets n'encaderent strictement que les paroles. Le guillemet fermant doit donc suivre "Bonsoir" comme ceci : « Bonsoir » me dit la mort.
Bigre !
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:C’est fou comme le bruit des vagues m’apaise. La pluie me sort de mes pensées. Maudite pluie. Je n’ai plus qu’à tout recommencer.
=> je ne comprends pas tout. Pourquoi cette pluie le sort plus maintenant qu'avant de ses pensées ?
Je retravaillé ce passage :
L'Un Seul a écrit:"Mes idées s’enchaînent sans transition. Je pense au ressac des vagues. C’est fou comme le bruit des vagues m’apaise, celui du ressac sur le rivage. Puis il y a comme un autre bruit d'eau, là, pas loin ; je l'entends de mieux en mieux à mesure que je m'éloigne, malgré moi, de celui des vagues, du ressac et du rivage. Je ne vois déjà plus la mer. Maudite pluie. Je n’ai plus qu’à tout recommencer."
Qu'en dis-tu ?
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Autant vous en informer toute de suite,
=> tout de suite (sans "e")
Oui.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:surement en fonction de celle de la conversation
=> sûrement (accent circonflexe)
Oui.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:qu’ils n’ont ni le choix des armes, ni du lieu et encore moins de leur sursis
=> problème de syntaxe : dans la première proposition, le "ni" a effet sur "choix". "Des armes" est complément du nom de "choix". La logique voudrait que le second "ni" s'impose sur un autre nom qui viennent compléter "choix" ; sauf que là, le "ni" a effet sur l'autre complément du nom du choix "du lieu". Il y a un problème, puisque les deux "ni" pour être exacts, doivent se trouver sur une même logique. Pour être correct, il faudrait par exemple écrire : "ni le choix des armes, ni celui du lieu et encore moins celui de leur sursis".
J'ai modifié comme suit :
" Autant vous en informer tout de suite, ce n’est pas trop mon genre de croire en ces histoires de mort qui parle, et qui plus est, s’amuse à prévenir les pauvres mortels en fin de contrat qu’ils n’ont le choix ni des armes, ni du lieu et encore moins de leur sursis. À propos de sursis, j'imagine me situer en son plein milieu, ou en tout cas, quelque part en son intérieur - et cela me fait un peu peur de ne pas savoir où j'en suis. Mais il y a comme une force irrésistible, peut-être la même qui m’a livré à ma dernière lubie ludique, qui me dispose et m’encourage à toutes les folies, et à celle-ci, en l’occurrence : un dialogue avec la mort.
Mais qu’est ce qui me fait croire en ce dialogue avec elle ? Je ne le sais pas moi-même. Peut-être parce que, depuis quelques temps, j’envisageais vraiment de lui parler.
Veux-tu entendre la suite ?
C’est trop tard, j’ai répondu que non.
Imbécile."
Et j'en profite pour retravailler le passage, afin de raccourcir la phrase qui me semblait, comme toi, beaucoup trop longue et trop anarchique dans sa structure. Pour tout te dire, j'ai souvent eu dans l'idée de la modifier, mais j'avais peur de priver le lecteur d'informations, en fin de compte, j'aurais dû et bien sûr, tu as raison. J'espère que les modifications sont satisfaisantes.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Mais dis-moi, juste entre nous, à partir de quand ne vaux tu plus rien ?
=> ne vaux-tu
Argh !
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Ça respire franchement dans le cou du voisin ; les nuages d’haleine se mêlent et s’évaporent au-dessus des quelques têtes nues. Les vitres de l’abri de bus sont recouvertes d’oxygène consommé.
=> c'est marrant comme formule !
Je ne sais pas trop comment le prendre mais, merci quand même ! Very Happy
Pacô a écrit:[quot="L'Un Seul"]Bientôt, apparaîtront les carrures massives des cartables et, juste en dessous, plié en deux, le enfant.
=> si tu parles des cartables (au pluriel) il faut rester logique et parler des enfants (au pluriel aussi)[/quote]
C'est logique, oui.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit: Et puis les éclats de rire, les pleurs pour les détails insignifiants.
=> tout dépend en quelle classe ils sont ; mais à partir du CE1/CE2, on ne pleure plus pour un détail.
Ici, je garde, parce que le personnage a une conception très précise de ces "détails" ; le problème est qu'ils n'apparaîtront vraiment que dans la Partie Deux.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:L’individu a le visage dissimulé sous une capuche de pluie et porte des lunettes noires, de sorte qu’il ne trahit rien de ses profondeurs
=> attention, ici "de sorte que" exprime un but, une conséquence qui ne se réalise qu'après "de sorte que". Il te faut du subjonctif et non de l'indicatif. "de sorte qu'il ne trahisse rien de ses profondeurs"
C'est vraiment catastrophique.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:qu’il imagine rendus à quelque abîme aquatique.
=> avis subjectif : "aquatique" me paraît maladroit. Il sonne très mal à la lecture, je trouve.
Je garde pour l'instant car je ne trouve pas de remplaçant qui me convienne - mais je conserve ta remarque dans le coin de ma tête.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:quelle(s) portion(s) de matière excédante consentir à la survie ?
=> pourquoi ne pas mettre de "(s)" à "exédante" aussi ?
J'ai modifié :
"L’homme aux lunettes noires est toujours là. Maintenant, je le vois chercher le meilleur compromis entre les différentes parties de lui-même : quelle(s) portion(s) excédante(s) de matière consentir à la survie ?"
Est-ce mieux ?
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:— Dieu ne fait aucune différence, paraît-il. »
=> même chose pour le guillemet fermant ici : il doit être placé après "différence" et avant l'incise.
Je ne la commettrai plus, celle-là !
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:et, tiens, qu’en est-il de ce chez moi duquel je ne garde aucune image précise ?
=> "eh" plutôt que "et"
Fait !
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Les corps ont disparu ; cependant, leur visage demeure dans mon esprit.
=> si tu veux donner une impression de "foule de visages", il vaudrait mieux mettre "leurs visages demeurent"
Je prends ; tu as raison.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Il y a du mouvement dans ma périphérie. L’homme aux lunettes noires s’éloigne. Je n’ai pas les mots pour le retenir.
=> je ne comprends plus : voit-il ou non les hommes de l'abri bus finalement ?
Il ne voit plus l'homme aux lunettes noires. En revanche, ceux qui sont dans l'arrière bus, il les voit toujours. À quel moment penses-tu que cela devient ambigu ?
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:À peine s’aventure-t-il plus loin que la pluie soulève sa capuche ; ses lunettes noires s’envolent. Je les vois disparaître dans la tempête.
La pluie le frappe en plein visage.
Mais l’homme aux lunettes noires n’en a pas.
=> il est étrange de le désigner avec "lhomme aux lunettes noires" alors qu'il n'en a plus (de lunettes noires).
Abruti que je suis, là, je me suis emberlificoté dans mes effets de style.
Le con !
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:je l’entends qui tombe, encore et encore,
=> à force, ça peut paraître plus répétitif qu'un effet de style. Tu emploies "encore et encore" pour plusieurs situations qui n'ont pas forcément de rapport entre elles.
Retenu ; je pense en effet qu'au bout d'un moment, cela peut déranger.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit: à laquelle je succombe presque incontinent ;
=> incontinent ? Il se gratte le front presque en urinant sur lui ? ^^
Sauf si tu parles du concept philosophique d'acrasie, qui émet l'idée d'un contre-jugement... mais là ce serait chercher beaucoup trop loin, sans aucun bagage amenant cette idée et réflexion dans le récit, ce mot ne convient pas au récit.
Incontinent (source : Dictionnaire le Robert Illustré et Dixel 2012) : Tout de suite, sur-le-champ. (du latin "in continenti tempore", dans la temps qui suit.)
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:J’en reconnais certains, en évitent d’autres, d’autres encore ne m’évoquent rien.
=> la fin de la phrase me fait redondant par rapport à la première partie : s'il en reconnait certain, cela induit que certains autres ne lui évoquent rien. Par contre j'aime bien le "en évitent d'autres". Mais je m'arrêterais là.
Je retiens.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Le reste du publique, assis inconfortablement,
=> Le reste du public
Pff.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:« À quelles scènes de cette histoire as-tu assistées
=> ouh, on n'accorde pas avec des complément d'objet indirects ; "as-tu assisté".
Je me coucherai moins con ce soir, merci Pacô !
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit: j’apprendrai à vivre avec ces nouvelles probabilités.
=> avis subjectif : "probabilité" sonne faux. Dan l'absolu, je me dis que la définition du terme ne correspond pas vraiment à la situation énoncée.
Cela m'embête, cela m'embête vraiment. J'y tiens à ce terme. Je te promets d'y réfléchir.
--------------------------------------------------------------------------
Pacô a écrit:En fait, peut-être que ce serait mieux passé dans un récit moins métaphorique, où le personnage évoluerait dans un univers et nous raconterait son histoire. Tu pourrais faire des apartés, certes un peu étrange, avec "une pensée au milieu de ma non-pensée, où je décris mon environnement".
Malheureusement ici, ton texte est déjà une immense réflexion permanente. C'est un peu un "je pense que je pense". Le lecteur lit déjà qu'il pense ; faire dire à ton narrateur qu'il pense, c'est introduire une certaine redondance.
Je me rends compte que tu as raison.
Pacô a écrit:Je ne suis bien entendu pas contre la rédaction de très longue phrase ; dès l'instant où ctte longue phrase est un long fil conducteur d'une même idée. Là, je me suis amusé à séparer ta phrase en quatre parties - ce que j'estime en quatre parties. Ces quatre parties ont un lien entre elles ; mais elles ne forment pas un bloc, et je ne vois pas l'intérêt de compliquer le passage en tenant absolument à les imbriquer ensemble ; alors que quatre phrases indépendantes énonceraient les mêmes quatre idées ; et de manière plus propre. A cela on n'ajoute la maladresse des "ni" ; et je pense que c'est la construction de ces trèèès longues phrases qui augmente les chances de se tromper Wink.
Tu as raison, bon sang, tu as raison ; voir plus haut. Very Happy :
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Cette bouche aux lèvres entrouvertes, barrées de dents rouillées, recracher à gros bouillon les visages perdus dont sa mère le nettoyait.
Il n'y a pas de subordonnée principale ici ; pas de verbe conjugué "moteur" de la phrase. Du coup, on est totalement perdu. Et j'avoue, j'ai buté sur cette phrase, puis sur le passage entier : je n'ai pas tout compris de l'intérêt du souvenir et du rapport avec la situation de l'homme près des égouts.
J'ai modifié - un peu facilement, je l'admets :
"J’imagine alors l’égout au-dessus duquel l’homme semble s’être arrêté. J'imagine cette bouche aux lèvres entrouvertes, barrées de dents rouillées, recracher à gros bouillon les visages perdus dont sa mère le nettoyait. À force de frotter, encore et encore, et de laisser son enfant couler à travers la tuyauterie.
Encore et encore."
L'importance des égouts est, je crois, suffisamment soulignée - surtout avec le coup des visages frottés encore et encore, dilués dans la tuyauterie... et ensuite, recrachés par les égouts les jours de fortes pluies. Certes, cette partie n'est pas explicitée dans le récit ; le devrais-je selon toi ?
Pacô a écrit:Il me semble qu'il y a un autre raté, mais je n'ai pas osé le relever - parce que je n'en étais pas sûr. C'est con, du coup je l'ai perdu.
Je vais partir à sa recherche, fais-moi signe si tu le retrouves.
Pacô a écrit:Tu as aussi une légère tendance à utiliser le verbe être et notamment la forme "c'est/cela se fait/cela a" etc. Ce qui peut donner un côté assez ennuyeux à la narration.
Je vais retravailler cela.
----------------------------------------------------------------------
Pacô a écrit:Premièrement, est-ce que c'est ça la première partie du roman dont tu me parlais ? En fait, pour l'instant, j'ai vraiment pris ce texte comme une nouvelle. Surtout avec la fin "je suis mort" que j'ai vraiment pris pour une conclusion du récit.
Cela y ressemble en effet, pourtant, il y a bel et bien une Partie Deux et, justement :
L'Un Seul a écrit:Il y a quelques petits passages où je voudrais plus d'informations.
Je pense alors à ce que je lui dirais, moi, à la mort. Je lui parlerai de toutes ces choses qui nous sont impossibles à élucider. Je lui demanderai d’abord pourquoi, ensuite comment et enfin, qui.
Pourquoi suis-je ?
Comment suis-je ?
Qui suis-je ?
Je lui dirais qu’il était temps ; qu’une petite mise au point s’imposait depuis plusieurs années, entre elle et moi – je lui dirais ça avec beaucoup de douceur, poliment.
Là par exemple, je me suis demandé... pourquoi ce serait à la mort de faire ce "point" ; pourquoi ce serait à elle de répondre à ces questions ? Si tu personnifies la Mort, pourquoi ne pas personnifier aussi la Vie ? Tu restes assez superficiel sur le sujet, je trouve, et ta vision est finalement assez galvaudée par une seule introspective. Tu ne parles que de la Mort, tu ne lui fais discourir que sur Elle... mais... on a l'impression que tout se résume à Elle.
J'ai prévu le basculement à la Partie Deux, où le Mort parlera de la Vie, de SA Vie pour répondre - ou non - à ses questions.
C'est la plan prévu, en tout cas, reste à savoir comment je vais traiter tout ça.
Pacô a écrit:Ce n'est pas un concept bidon, puisque d'autres auteurs - et même des psychologues - imaginent que tout est lié à la Mort, que ce serait cette idée qui guide la vie des hommes. Cependant, je ne trouve pas que tu traites le sujet dans son entièreté, de façon complète. Tu dis que ton narrateur veut lui poser ces questions... mais pourquoi à elle ? Comment le cheminement de sa réflexion en vient-il à cette idée là ?
Il manque peut-être un peu d'explications.
Jusqu'à présent, la Mort n'est même pas encore intervenue - il est important de s'en rendre compte, parce que, pendant la Partie Une, le personnage "meurt". Dans la seconde, il est "Mort", si tu vois ce que je veux dire - mais là, vraiment, j'en révèle un peu trop.
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:« Vous ne comprenez donc pas, derrière ce front, c’est l’idée même d’un nouveau ciel que je tente d’assombrir. »
Là... je dois avouer ne pas avoir du tout compris la pertinence de cette réplique.
Peux-tu m'en dire plus ?
Oui, les références sont multiples, en fait.
Lorsqu'il dit cela, il pense au Paradis - dont la croyance se confronte à la sienne dès son entrée dans l'église. D'autre part, cela fait également référence à l'averse - dans la mesure où il sait que cette dernière pluie lui sera salutaire, il ne veut pas qu'elle cesse, et donc, ne veut pas d'un nouveau ciel - bleu et ensoleillé.
Oui, je sais, c'est tiré par les cheveux, mais, bon sang, que j'aime ça !

Je répondrai à la suite plus tard, Pacô, excuse-moi, mais j'ai à préparer mon dîner.
Very Happy
En tout cas, merci pour ton intervention ; je me sens un peu honteux devant certaines défaillances, mais, grâce à toi, j'apprends, j'apprends et j'apprends encore.

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Re: Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  Pacô le Jeu 22 Déc 2011 - 17:29

L'Un Seul a écrit:
"Mes idées s’enchaînent sans transition. Je pense au ressac des vagues. C’est fou comme le bruit des vagues m’apaise, celui du ressac sur le rivage. Puis il y a comme un autre bruit d'eau, là, pas loin ; je l'entends de mieux en mieux à mesure que je m'éloigne, malgré moi, de celui des vagues, du ressac et du rivage. Je ne vois déjà plus la mer. Maudite pluie. Je n’ai plus qu’à tout recommencer."
Qu'en dis-tu ?
C'est bien mieux. L'avantage ici, c'est qu'on perçoit le cheminement des pensées du personnage.
En fait, pour être sincère, je crois que ce qui m'a perturbé parfois dans sa narration, c'est qu'il court-circuite ses idées. Autrement dit, il passe d'un concept à un autre, qui ont des liens un peu tirés par les cheveux (comme tu le dis pour le passage de l'eau bénite) mais... il n'explique pas forcément comment il passe entre les deux.
Je crois que mes quelques incompréhensions proviennent de là.

Mais là, oui, c'est beaucoup et presque plus poétique ^^".

L'Un Seul a écrit:
J'ai modifié comme suit :
" Autant vous en informer tout de suite, ce n’est pas trop mon genre de croire en ces histoires de mort qui parle, et qui plus est, s’amuse à prévenir les pauvres mortels en fin de contrat qu’ils n’ont le choix ni des armes, ni du lieu et encore moins de leur sursis. À propos de sursis, j'imagine me situer en son plein milieu, ou en tout cas, quelque part en son intérieur - et cela me fait un peu peur de ne pas savoir où j'en suis. Mais il y a comme une force irrésistible, peut-être la même qui m’a livré à ma dernière lubie ludique, qui me dispose et m’encourage à toutes les folies, et à celle-ci, en l’occurrence : un dialogue avec la mort.
Mais qu’est ce qui me fait croire en ce dialogue avec elle ? Je ne le sais pas moi-même. Peut-être parce que, depuis quelques temps, j’envisageais vraiment de lui parler.
Veux-tu entendre la suite ?
C’est trop tard, j’ai répondu que non.
Imbécile."
Et j'en profite pour retravailler le passage, afin de raccourcir la phrase qui me semblait, comme toi, beaucoup trop longue et trop anarchique dans sa structure. Pour tout te dire, j'ai souvent eu dans l'idée de la modifier, mais j'avais peur de priver le lecteur d'informations, en fin de compte, j'aurais dû et bien sûr, tu as raison. J'espère que les modifications sont satisfaisantes.
Ah oui bien mieux là aussi. Je ne sais pas si tu as l'impression que ta narration coule comme un petit ruisseau joyeux ?
TIens, tant que j'y pense, si tu veux un maître en matière de syntaxe complexe mais grandiosement agencée, c'est Fred Ulhman. Je crois que c'est l'auteur qui utilise le plus de plus-que-parfait dans ses livres ; et là tu dégustes à foison. Et pourtant, sa lecture passe comme un couteau dans une motte de beurre : il a une façon de rédiger et d'agencer ses mots qui me fascinent. En voilà un qui fait des phrases très complexes mais qui paraissent aussi simples que "Le chat mange la souris" Laughing.

Là tu vois, tes quatre idées sont séparées mais pas amoindries pour autant. C'est du bien meilleur travail.
Et ouais, bien joué pour les "ni". J'avais préconisé cette alternative aussi, au cas où tu ne saurais pas comment faire ^^".

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:Ça respire franchement dans le cou du voisin ; les nuages d’haleine se mêlent et s’évaporent au-dessus des quelques têtes nues. Les vitres de l’abri de bus sont recouvertes d’oxygène consommé.
=> c'est marrant comme formule !
Je ne sais pas trop comment le prendre mais, merci quand même ! Very Happy
Si je ne mets pas de critique derrière, c'est que souvent c'est un compliment. En l'occurrence ici, c'en était un ; j'aimais bien la tournure.


L'Un Seul a écrit:
Ici, je garde, parce que le personnage a une conception très précise de ces "détails" ; le problème est qu'ils n'apparaîtront vraiment que dans la Partie Deux.
C'était une petite remarque à la volée. Je te laisse le soin de me faire voir ça dans la partie 2. Wink

L'Un Seul a écrit:
C'est vraiment catastrophique.
Tu ne seras ni le premier ni le dernier à t'embrouiller avec les subjonctifs. Je me fais prendre moi-aussi ; d'ailleurs j'ai tendance à plus voir ces erreurs chez les autres que dans mes propres textes.

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit:qu’il imagine rendus à quelque abîme aquatique.
=> avis subjectif : "aquatique" me paraît maladroit. Il sonne très mal à la lecture, je trouve.
Je garde pour l'instant car je ne trouve pas de remplaçant qui me convienne - mais je conserve ta remarque dans le coin de ma tête.
Alors je n'avais rien dit au cas où tu aurais un bon remplaçant, mais personnellement, j'avais pensé à "humide" ; qui semble être un terme un peu connoté scientifique que "aquatique".

L'Un Seul a écrit:
"L’homme aux lunettes noires est toujours là. Maintenant, je le vois chercher le meilleur compromis entre les différentes parties de lui-même : quelle(s) portion(s) excédante(s) de matière consentir à la survie ?"
Est-ce mieux ?
Je ne suis pas très fan des (s) ; néanmoins c'est mieux parce que ça reste logique Wink.

L'Un Seul a écrit:
Il ne voit plus l'homme aux lunettes noires. En revanche, ceux qui sont dans l'arrière bus, il les voit toujours. À quel moment penses-tu que cela devient ambigu ?
Je te surligne tout le passage qui m'a un peu gêné à comprendre :
Spoiler:
Puis, je vois des corps.

18.

Les corps flottent ; ils ont le visage tourné vers moi.
Mais les corps n’ont pas de visage.

19.

Les corps ont disparu ; cependant, leurs visages demeurent dans mon esprit. L’effroi me cueille. Je commence à trembler. Qu’est-ce que cela signifie ?
‟Bonsoir″
‟Je suis la mort″
‟Veux-tu entendre la suite ?″
Je me rappelle avoir hoché la tête : ‟Oui, je veux entendre la suite″

20.

Et si j’avais mal compris ?
Et si :
‟Bonsoir″
‟Je suis la mort″
‟Veux-tu attendre la suite ?″ ?

21.

J’ai tué tous ces gens.

22.

Non, c’est absurde ; je n’ai rien fait. Quand bien même aurais-je mal entendu, je n’y suis pour rien, je n’ai pas bougé d’ici depuis que je suis arrivé ; c’était… c’était…
Et je t'ai surligné exactement la phrase qui m'a sûrement induite en erreur.
Alors ?

L'Un Seul a écrit:
Abruti que je suis, là, je me suis emberlificoté dans mes effets de style.
Le con !
C'est-à-dire ? Laughing
Qu'est-ce que ça donne sans la connerie ? Smile

L'Un Seul a écrit:
Incontinent (source : Dictionnaire le Robert Illustré et Dixel 2012) : Tout de suite, sur-le-champ. (du latin "in continenti tempore", dans la temps qui suit.)
Oh, approuvé ! Voilà qui m'apprendra à ne pas vérifier dans ma propre Bible et se contenter des définitions succinctes des sites internet ^^".

L'Un Seul a écrit:
Pacô a écrit:
L'Un Seul a écrit: j’apprendrai à vivre avec ces nouvelles probabilités.
=> avis subjectif : "probabilité" sonne faux. Dan l'absolu, je me dis que la définition du terme ne correspond pas vraiment à la situation énoncée.
Cela m'embête, cela m'embête vraiment. J'y tiens à ce terme. Je te promets d'y réfléchir.
Ou alors, ce qui dérange c'est le "apprendre à vivre". On peut vivre avec des conditions, mais difficilement avec des probabilités. Pour moi, une probabilité est un concept extérieur à notre volonté, elle se fait malgré nous. Donc, tu n'as rien à "apprendre à vivre avec". Par contre, tu peux ré-envisager ta vie en fonction de ces nouvelles probabilités, par exemple.
Mais bon, si tu as une autre formule que la mienne (un peu lourde), ce serait plus chouette !

L'Un Seul a écrit:
J'ai modifié - un peu facilement, je l'admets :
"J’imagine alors l’égout au-dessus duquel l’homme semble s’être arrêté. J'imagine cette bouche aux lèvres entrouvertes, barrées de dents rouillées, recracher à gros bouillon les visages perdus dont sa mère le nettoyait. À force de frotter, encore et encore, et de laisser son enfant couler à travers la tuyauterie.
Encore et encore."
L'importance des égouts est, je crois, suffisamment soulignée - surtout avec le coup des visages frottés encore et encore, dilués dans la tuyauterie... et ensuite, recrachés par les égouts les jours de fortes pluies. Certes, cette partie n'est pas explicitée dans le récit ; le devrais-je selon toi ?
Ce serait parfait s'il n'y avait pas un "j'imagine" de trop. "J'envisage" ? "Je subodore" ? Laughing

Alors si je comprends bien - mais parfois je comprends mal, donc tu peux me reprendre Razz - les égoûts... ce serait un peu une sorte de porte de sortie ? Par là que s'enfuie les morts ou, du moins, là que le corps fond ? Une grosse métaphore bien entendu, mais ce serait comparé un peu le "le corps redevient poussière" de la Bible chrétienne avec "Le corps se dilue dans l'eau des égouts" ?
J'y suis ou pas du tout ?

L'Un Seul a écrit:
Je vais partir à sa recherche, fais-moi signe si tu le retrouves.
Je tenterai de le retrouver !

L'Un Seul a écrit:
J'ai prévu le basculement à la Partie Deux, où le Mort parlera de la Vie, de SA Vie pour répondre - ou non - à ses questions.
C'est la plan prévu, en tout cas, reste à savoir comment je vais traiter tout ça.
Nous verrons en ce cas ; n'en dis pas plus Wink.

L'Un Seul a écrit:
Jusqu'à présent, la Mort n'est même pas encore intervenue - il est important de s'en rendre compte, parce que, pendant la Partie Une, le personnage "meurt". Dans la seconde, il est "Mort", si tu vois ce que je veux dire - mais là, vraiment, j'en révèle un peu trop.
Ah ça par contre, je n'avais pas vraiment saisi. Je pensais que la Mort était intervenue - de façon très spirituelle certes - mais je ne pensais pas que les paroles n'étaient que le fruit de son imagination.
"Le Pont", c'est un peu ce qui relie la Vie de la Mort, hein ?

L'Un Seul a écrit:
Oui, les références sont multiples, en fait.
Lorsqu'il dit cela, il pense au Paradis - dont la croyance se confronte à la sienne dès son entrée dans l'église. D'autre part, cela fait également référence à l'averse - dans la mesure où il sait que cette dernière pluie lui sera salutaire, il ne veut pas qu'elle cesse, et donc, ne veut pas d'un nouveau ciel - bleu et ensoleillé.
Oui, je sais, c'est tiré par les cheveux, mais, bon sang, que j'aime ça !
Donc, en gros, il dit au prêtre qu'il ne veut pas se signer... parce qu'il ne croit pas en pertinence de Dieu. Et que donc, derrière son front (=dans son esprit) il nie l'existence du paradis (= d'où le ciel assombri).
J'ai juste ?

L'Un Seul a écrit:
Je répondrai à la suite plus tard, Pacô, excuse-moi, mais j'ai à préparer mon dîner.
Very Happy
En tout cas, merci pour ton intervention ; je me sens un peu honteux devant certaines défaillances, mais, grâce à toi, j'apprends, j'apprends et j'apprends encore.

Et j'adore !
Sans problème !
Of', les petites défaillances, tant qu'elles ne sont que matériellement grammairiennes... ça ne casse pas trois pattes à un canard et c'est très facile à corriger. Ce qui est plus dur, par contre, c'est de saisir l'ensemble de la portée philosophique/poétique du texte.
Là, il faut moins se rater et pour l'instant, je ne fais que te poser des questions et vérifier si ma compréhension est juste. Mais ça peut t'aider cela dit.

A plus tard alors Wink.

__________________________________
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Re: Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  Pilgrim le Sam 7 Jan 2012 - 16:01

Bonjour,
je vois que tu n'as pas beaucoup de commentaires, alors je me permets de te transmettre les miens. Sans doute, la longueur de ton extrait en a-t-elle dissuadé certains. C'est dommage, car « Jour de pluie » ne manque pas de qualités.
Le principal intérêt de ton texte est lié à cette atmosphère un peu étrange et décalée que tu parviens à instaurer, cet entre-deux (entre vie et mort) que le lecteur ressent. Tu réussis à nous plonger dans ces limbes où se débat ton personnage. Tes variations autour du visage (caché, arraché, dissout) contribuent à créer ce climat. Elles produisent des images puissantes dans l'imaginaire du lecteur. Elles n'ont d'ailleurs pas manqué de m'évoquer certaines oeuvres de Bosch, Munch, Ensor ou Bacon ou même le film halluciné de Parker (The wall) qui s'en inspirent déjà.
Voilà pour les principaux atouts du texte et ils ne sont pas négligeables !
Les faiblesses, à présent (selon moi et remédiables !)!Twisted Evil
Autant certaines de tes images sont fortes, autant d'autres tombent comme un cheveu sur la soupe, font bizarre, dérangent à la lecture. J'ai parfois l'impression que tu cèdes à la facilité, en usant d'expressions qui « font bien », qui « clinquent » mais qui, au mieux n'apportent rien, au pire nuisent au texte (l'effet, souvent, est de perdre en route le lecteur, de le distraire !). Gare notamment à ces phrases qui se veulent profondes mais qui souvent sonnent creux ou qui ne veulent strictement rien dire (je serai plus explicite dans le détail de mon commentaire !). Je sais qu'il est difficile (sans doute, ce qui est le plus douloureux !) de supprimer des tournures ou des images que l'on juge brillantes mais parfois, c'est dans l'intérêt du texte ! (je précise ici qu'il ne s'agit que de mon avis, prends-le pour ce qu'il vaut, c'est à dire pas grand chose !!!).
En fait, je trouve que, globalement, ton texte manque de rigueur et de clarté. On s'emmêle un peu les pinceaux avec les personnages présents ou absents, les visages couverts ou découverts, avec les réflexions un peu aléatoires du personnage, ses évocations, les images qui viennent d'on ne sait trop où... De ce point de vue, tes phrases gagneraient à être simplifiées voire découpées (certaines sont vraiment alambiquées !). Dans le même ordre idée, je trouve que la forme n'est pas à la hauteur du fond et de sa richesse. Certaines formulations demeurent approximatives ; je t'engage à être plus précis dans le choix de tes mots. Et ton vocabulaire paraît un peu limité, peut-être pourrais-tu élargir ton champ lexical et ainsi donner de l'épaisseur à ton texte.
Voilà pour les généralités !!! Et je répète qu'il ne s'agit là que de mon avis. Fais-en ce que tu veux !
Je te livre à présent mes commentaires un peu plus précis. Afin de gagner du temps, je n'ai pas pris de précautions oratoires. Ne te formalise donc pas si, parfois, je suis un peu direct !!! Ne tiens compte que de ce que tu juges intéressant !

Commentaires, suggestions ; répétition ; correction




1.


« Bonsoir" (attention au guillemet !), me dit la mort.
Je ne lui réponds pas, parce que je sais pourquoi elle est là et que, peut-être, elle m’oubliera si je fais semblant de ne pas l’entendre. La mort insiste : (de manière générale, je préconiserais davantage de simplicité dans la construction de tes phrases et la suppression des que qui s'enchaînent et alourdissent, selon moi, ta prose. par exemple, ici, je dirais : Je ne lui réponds pas. Je sais pourquoi elle est là. Peut-être m'oubliera-t-elle, si je fais semblant de ne pas l'entendre. Elle insiste : (c'est juste une proposition, elle peut très bien ne pas te convenir !))
« Je suis la mort. Je sais que tu m’entends, tout le monde m’entend. Veux–tu entendre la suite ? »
Je me rends compte qu’elle m’a posé une question. Ce n’est pas comme si c’était différent de la première fois (??? que veux-tu dire par « comme si c'était différent de la première fois », je ne vois pas très bien ! Si elle lui disait autre chose, il pourrait l'ignorer ?) ; je pourrais encore l’ignorer. Cela se ferait le plus naturellement du monde : en resserrant mon imperméable et en y enfouissant un peu de mon visage, comme pour la prévenir que j’ai froid et que je ne suis pas d’humeur à prêter oreilles à ses délires morbides. Et c’est précisément ce que je fais, d’ailleurs, et avec brio, me dois-je de le préciser pour vous qui vous imaginez la scène. (Je te conseillerais aussi de n'abuser ni de c'est ni du verbe faire. « Ce n'est pas comme si c'était » n'est pas très heureux !)

Je ne reviendrai pas sur ces remarques par la suite : phrases un peu trop longues avec succession de que, emploi un peu trop fréquent de c'est et de faire. A toi de voir, si tu souhaites y remédier !

2.


Veux-tu entendre la suite ? Voilà que cette question me revient en boucle, maintenant, un peu comme une chanson ringarde au rythme entêtant. Allons bon, comme si je ne la connaissais pas, cette fameuse suite, comme si je ne pouvais deviner la raison de sa présence ici. Enfin, soit, je suis d’humeur accommodante ce soir et partant pour un petit jeu ; après tout, je n’ai rien d’autre à faire dans l’immédiat, hormis poireauter sur mes deux jambes dans un abri de bus (abribus ?) surpeuplé.
Bon. Qu’a-t-elle dit, déjà ? ‟Bonsoir″ et ‟Je suis la mort″, c’est bien ça ? Une suite possible… Voyons. Essayons celle-ci : ‟Je suis désolé ; aujourd’hui, tu dois mourir″ Fastoche. Du premier coup. Y’a plus qu’à hocher de la tête (hocher la tête), histoire de lui répondre que, non, je ne veux pas l’entendre, sa suite, parce que j’ai autre chose à faire que d’écouter ce que je sais déjà.

3.


Tandis que je hoche de la tête (hoche la tête), je me surprends à prier pour que personne dans l’abri de bus ne me voie – mais est-ce réellement utile : nous sommes en pleine heure de pointe et en plus (le en plus fait un peu enfantin !), il pleut des cordes. En parlant de cordes, j’ai un nœud dans la gorge et, je m’en rends compte à présent, plusieurs autres dans l’abdomen. Je devine que c’est elle, tout près, c’est la mort qui s’amuse avec le fil de mon existence. J’éprouve soudain une intense nostalgie. Puis ça passe. Mes idées s’enchaînent sans transition. Je pense au ressac des vagues. C’est fou comme le bruit des vagues m’apaise, celui du ressac sur le rivage. Puis il y a comme un autre bruit d'eau, là, pas loin ; je l'entends de mieux en mieux à mesure que je m'éloigne, malgré moi, de celui des vagues, du ressac et du rivage. Je ne vois déjà plus la mer. Maudite pluie. Je n’ai plus qu’à tout recommencer.

4.


Autant vous en informer tout de suite (tout de suite ne me paraît pas nécessaire, ici ; il alourdit la lecture ! Ou dire : Autant le confesser ), ce n’est pas trop (trop ne me paraît pas non plus primordial) mon genre de croire en ces histoires de mort qui parle, et qui plus est (un peu lourd aussi !), s’amuse à prévenir les pauvres mortels en fin de contrat qu’ils n’ont le choix ni des armes, ni du lieu et encore moins de leur sursis. À propos de sursis, j'imagine me situer en son plein milieu, ou en tout cas, quelque part en son intérieur (je trouve maladroit d'employer les mots milieu et intérieur pour sursis, terme qui se réfère à un temps et non à un lieu) - et cela me fait un peu peur de ne pas savoir où j'en suis. Mais il y a comme une force irrésistible, peut-être la même qui m’a livré à ma dernière lubie ludique (laquelle ?), qui me dispose et m’encourage à toutes les folies, et à celle-ci, en l’occurrence : un dialogue avec la mort.
Mais qu’est ce qui me fait (pas très heureux !) croire en ce dialogue avec elle ? Je ne le sais pas moi-même. Peut-être parce que, depuis quelques temps, j’envisageais vraiment de lui parler.
Veux-tu entendre la suite ?
C’est trop tard, j’ai répondu que non.
Imbécile.

5.


Ce n’est peut-être pas encore trop tard. Je ne suis sûrement pas le premier ; la mort doit être encore là, à attendre que je me rétracte, que je lui cède quelques mots en tête-à-tête.
Mais je ne suis sûrement pas le dernier sur sa liste. Combien de temps me concèdera-t-elle avant de m’arracher ce qu’il me reste de vie et de passer au prochain nom ?
Je réalise que je pense à elle comme je pense aux autres. Le bonheur se compte sur les doigts de la main (??? quel rapport ? Et quelque peu curieux comme image !) :
« Sinon, combien de toi es-tu prêt à me donner ? Ah ! dans ce cas, je reste, oui, je veux bien rester à tes côtés. Mais dis-moi, juste entre nous, à partir de quand ne vaux-tu plus rien ? Merci, parce que, passé ce délai, ma présence sera à perte. Mes mots sonneront creux. Mes gestes se simplifieront. Et au bout d’un moment, je me lèverai mais toi, tu attendras un peu, puis, résigné, tu feras de même ; on se dira au revoir ou adieu selon ce que nous aurons échangé et je quitterai la pièce, puis ton monde, pour rejoindre l’intervalle intemporel qui me sépare de mon prochain bonheur. » (C'est la mort qui parle ? ! Pas très clair !)
Je hoche de la tête (hoche la tête), mais ne dis rien. Cela signifie que oui, je veux entendre la suite et que, passé ce délai, je suis prêt à laisser ma place au prochain nom sur sa liste. Je ne ferai pas d’histoire. Je mourrai en silence.

6.


Je suis en proie aux doutes. Peut-être devrais-je lui dire ‟oui″ plutôt que de hocher (pas de de) la tête. Mais à l’idée de parler tout haut dans l’abri de bus, ma gorge se contracte, mes entrailles se tordent (nouent), et cette fois, ce n’est plus de la nostalgie, seulement de la peur, de la peur et de l’excitation, parce que ces instants me redonnent vie.
Je pense alors à ce que je lui dirais (il faut le futur ici : dirai, d'autant que les verbes qui suivent le sont, au futur !), moi, à la mort. Je lui parlerai de toutes ces choses qui nous sont impossibles à élucider. Je lui demanderai d’abord pourquoi, ensuite comment et enfin, qui.
Pourquoi suis-je ?
Comment suis-je ?
Qui suis-je ?
Je lui dirais (dirai) qu’il était temps ; qu’une petite mise au point s’imposait depuis plusieurs années, entre elle et moi – je lui dirais (dirai) ça avec beaucoup de douceur, poliment.
Je lui dirais (dirai) : « Oh, trois fois rien, ou à peu près. » (le genre de "bons mots" qui, dans un texte tel que le tien, me semble distraire le lecteur de l'essentiel !)

(Attention à ne pas abuser non plus des verbes penser, parler, dire, entendre, répondre, savoir, donner... Essaie de varier ton champ lexical ; par ailleurs s'agissant du verbe penser, peut-être n'est-il pas opportun de l'employer alors que justement, nous suivons les pensées du personnage : nous savons qu'il pense !!!)

7.


Mais rien ne change. J’ai toujours droit au même décor d’anoraks calfeutrés à l’arrache (??? calfeutrés à l'arrache ???!!! je ne vois pas trop ! Pour moi, ça ne veut pas dire grand chose !), les mêmes corps immobiles, blottis debout, qui combattent leurs emboles (??? Pareil pour embole ! Je ne connais pas ce mot (pas dans mon dictionnaire) j'ignore ce qu'il veut dire !) de froid.
Ça respire franchement dans le cou du voisin ; les nuages d’haleine se mêlent et s’évaporent au-dessus des quelques têtes nues. Les vitres de l’abri de bus sont recouvertes d’oxygène consommé (Là, ça me parle ! Jolie trouvaille !) .

(L'abribus est donc clos ! Je ne l'avais pas perçu comme ça au premier abord !)
Je te transmettrai la suite de mes commentaires, aussi vite que possible !
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Re: Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  Pilgrim le Dim 8 Jan 2012 - 20:00

Voici la suite de ma contribution !




9.


Un homme arrive ; il est seul, du moins, semble-t-il (la succession du moins, semble-t-il n'est pas des plus légère !) car l’atmosphère s’est tout à coup assombrie ( assombrir ne me semble pas adapté. L'atmosphère s'est alourdie ??? et puis je ne vois pas trop le lien de cause à effet : il est seul parce que l'atmosphère s'est « assombrie » ??? ). L’individu a le visage dissimulé sous une capuche de pluie et porte des lunettes noires, de sorte qu’il ne trahisse rien de ses profondeurs (les profondeurs du visage ??? le terme profondeur ne me paraît pas non plus approprié !) quand sa silhouette se précise en se détachant sur le fond de nuit précoce. (j'ai été gêné à la lecture par ce subjonctif, car pour moi, ton de sorte que induit plus une conséquence qu'un but. Si c'est une conséquence, le fait est avéré et il faut l'indicatif (tu peux remplacer par si bien qu'il ne trahit rien...) sinon, effectivement il faut le subjonctif (remplacer par afin qu'il ne trahisse rien) mais comme tu fais suivre par une subordonnée circonstancielle de temps au présent, cette option but/subjonctif ne me paraît pas opportune)
Sinon, il n’a pas d’autres signes distinctifs. Nous sommes obligés de le croire. (je ne comprends pas. Pourquoi sommes-nous obligés de le croire ? Et croire quoi ? Qu'il n'a pas d'autres signes distinctifs ? Pourquoi n'en auraient-ils pas d'autres ?)
En attendant.



10.


L’homme aux lunettes noires réclame l’asile pour le reste de la tempête – car c’en est une, à présent (il faut fermer ton incise –) ; le vent souffle si fort qu’il fait trembler les racines des arbres.

11.


Dans l’abri de bus, je crois d’abord que plus personne ne vit, puis on dirait presque que (j'allègerais, ici ! On dirait presque que est un peu pesant) les corps bougent, tentent de s’écarter les uns des autres. Au bout d’un moment, ils – et elles ? (cette incise est-elle nécessaire !)regardent l’homme, un peu contrits : voilà pour vous. L’homme regarde à son tour, évalue : combien de sa vie pourra-t-il agglomérer dans ces quelques centimètres carrés d’espace ?

12.


Il se retourne, disparaît à moitié dans l’obscurité et semble (semble ne me paraît pas approprié puisqu'il ne le distingue pas) se demander : « Et si c’était la dernière pluie de ma vie ? » Pourtant, je ne vois pas son visage. Je sais seulement que la pluie coule sur sa capuche ; je l’entends même tomber à grosses gouttes. Plic. Ploc. Plic. Ploc. J’ai presque l’impression de le reconnaître, là, comme divisé par les ténèbres : un homme qui a couru pour se réfugier (se protéger) de la pluie et, maintenant qu’il a découvert un abri, s’inquiète des auvents tendus un peu partout dans la ville (phrase un peu maladroite, surtout le et maintenant que) (c'est curieux ce sentiment, dans ce contexte, que le personnage s'inquièterait des auvents pour les autres ; ça paraît incongru comme considération, à ce moment-là !). Parce que l’homme en a croisé d’autres comme lui, et des femmes, qu’il imagine rendus à quelque abîme aquatique.
J’en viens à m’interroger à son sujet : pourquoi est-il sorti ?
Pour n’importe qui, les raisons seraient innombrables, mais pour cet homme aux lunettes noires, il n’y en a pas autant, juste une, en fait, assez puissante pour l’obliger à quitter sa solitude. (on ne perçoit pas assez les raisons de cet intérêt particulier et de cette interrogation particulière à l'endroit de cet homme ! En bref, pourquoi penser cela de cet homme-là, en particulier !)
Je me dis : regrette-t-il ?

(Toujours la même observation sur le vocabulaire employé, notamment s'agissant des verbes !)

13.


L’homme aux lunettes noires est toujours là. Maintenant, je le vois chercher le meilleur compromis entre (??? hésiter entre ?) les différentes parties de lui-même : quelle(s) portion(s) excédante(s) de matière consentir (?? consentir me semble maladroit: privilégier ?) à la survie ? Il s’éternise. Je devine ses questions. Que faut-il garder de soi ? Quel genre d’avant sera l’après ? Ou cet avant serait-il d’un genre nouveau ? Dans ce cas, il n’y aurait rien à regretter d’un abandon ou deux, mais dans l’autre ? Que laissera la tempête dans quoi (maladroit) je pourrai me retrouver ? Et s’il n’y avait plus rien à retrouver ? L’homme aux lunettes noires hésite toujours lorsqu’un souvenir me submerge.

14.


À l’entrée, l’église est déjà (pourquoi déjà ?) grande et froide. J’avance, m’arrête, et ma main reste (tu emploies beaucoup le verbe rester, aussi !) suspendue au-dessus de l’eau bénite. Je porte une casquette noire sur laquelle saute un kangourou dans un triangle jaune (l'intérêt de ce détail ? Qu'a-t-il de primordial, par rapport à un autre de sa tenue vestimentaire, pour être mentionné ?). Un homme s’approche.
« Bonjour, monsieur. Je peux vous aider ? »
Je réponds que (que n'est pas indispensable !) non. Ma main tremble, à présent. Je voudrais juste plonger mes doigts dans le petit bassin de pierre. Le brouhaha est devant (bizarre de localiser ainsi le brouhaha ; on localise plutôt l'origine, la source ? du brouhaha) moi, mais je ne vois personne. C’est fou tous ces gens qui peuvent parler autour d’un cercueil. (tu uses aussi pas mal du verbe pouvoir et comme la plupart du temps tu le fais suivre d'un infinitif, cela produit un effet de lourdeur !)
« Monsieur ? »
Je voudrais juste plonger mes doigts dans l’eau bénite. Une question demeure (ça fait un peu grandiloquent ; il pourrait simplement s'interroger !) : pourquoi ? Je ne crois pas en Dieu. Dieu n’a rien à voir avec tout ça. La vie. La mort. Je l’ai toujours dit. On me presse le bras.
« Monsieur ? Vous allez bien ? On vous attend. »
C’est l’homme de foi. Il est rasé de près et sent bon le parfum. Je dois lui donner une mauvaise impression, avec ma barbe de vagabond et mes sous-vêtements de trois jours (l'homme de foi s'aperçoit donc qu'il porte des sous-vêtements de trois jours ?!!! et comment donc ?). Je jette encore un regard au bassin d’eau bénite.
« Excusez-moi, monsieur, pourriez-vous retirer votre couvre-chef, s’il vous plaît ?
— Dieu ne fait aucune différence" (pourquoi ce guillemet, ici !), paraît-il.
Le prêtre est ennuyé lorsqu’il me répond : (il est ennuyé seulement lorqu'il lui répond ??? Pourquoi pas : ennuyé (ou contrarié), il me répond ?)
« Monsieur, vous êtes dans la maison du Seigneur. »
Je n’ai pas besoin de chercher ma réponse :
« Vous ne comprenez donc pas, derrière ce front, c’est l’idée même d’un nouveau ciel que je tente d’assombrir. » (je sais qu'on parle d'idées sombres mais assombrir me gêne, ici ! Pourquoi pas combattre contester, s'opposer à, repousser... mais bon, après tout, pourquoi pas ? Cela fait juste bizarre, à la lecture ! ... et tu sembles bien aimer le verbe assombrir !)

15.


Le souvenir s’achève. Je retrouve l’homme aux lunettes noires, qui n’a pas bougé et de fait, moi non plus, je suis toujours dans l’abri de bus, tout au fond de celui-ci, à me chercher une raison de vivre – qu’en est-il du bus qui devait me ramener chez moi ? (il se cherche une raison de vivre et il en vient à cette question ???) eh, tiens, qu’en est-il de ce chez moi duquel je ne garde aucune image précise ?

16.


Malgré tout, je conserve en moi quelques résidus du souvenir précédent. « C’est l’idée d’un nouveau ciel que je tente d’assombrir » Je n’y comprends rien. Quel rapport cette réminiscence entretient-elle avec l’homme ? Je le regarde ; c’est comme si son visage découvrait les jeux d’ombre et de lumière. (Il le voit son visage ou il ne le voit pas ? Et qu'y a-t-il dans son aspect, qui permette de faire cette comparaison : comme s'il découvrait les jeux d'ombre et de lumière ?) Dehors, la pluie tombe encore et il me semble que l’atmosphère s’est encore obscurcie ; alors, je regarde le ciel. Je me demande : et lui, que tente-t-il d’assombrir derrière ses nuages et ses ombres ?

17.


Puis, je vois des corps.

18.


Les corps flottent dans le ciel de nuit ; ils ont le visage tourné vers moi.
Mais les corps n’ont pas de visage. (s'ils n'ont pas de visage, ils ne peuvent l'avoir tourné vers lui ; la formulation est maladroite !)
J'espère te transmetttre la suite bientôt !
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Re: Commentaires pour "Jour de Pluie"

Message  Pilgrim le Lun 9 Jan 2012 - 20:46

Voici enfin la fin !

Pas grand chose à dire si ce n'est ce que j'ai déjà dit et que je ne répèterai pas. Cette dernière partie est pour moi la plus intéressante. Tes déclinaisons sur le visage et sa dissolution, associés au thème de l'eau (souillée et fuyante) se traduisent par de fortes et originales visions.




26.


Je me souviens de cet enfant dont la mère badigeonnait le visage à chaque fois qu’il rentrait de l’école. Elle n’attendait pas qu’il se déshabille ou fasse ses devoirs. Elle n’attendait même pas qu’il ferme les yeux. L’enfant montait sur le tabouret ; elle l’attendait (autant je conçois la répétition des deux premiers attendre (effet d'insistance) autant la troisième paraît de trop) sur la dernière marche avec un gant de toilette recouvert d’une abondante pellicule de mousse blanche. (pourquoi pas, plus simplement : recouvert d'une abondante mousse blanche (je pense toujours qu'il vaut mieux faire simple quand on n'est pas obligé de faire compliqué !!!) d'autant qu'abondante pellicule est assez "oxymorique")
Et elle lui frottait le visage.
Encore et encore.
Et encore.
27.


J’imagine alors l’égout au-dessus duquel l’homme semble s’être arrêté (j'imagine, semble, une juxtaposition un peu redondante et lourde). J'imagine cette bouche aux lèvres entrouvertes, barrées de dents rouillées, recracher à gros bouillon les visages perdus dont sa mère le nettoyait. À force de frotter, encore et encore, et de laisser son enfant couler à travers la tuyauterie.
Encore et encore.
(j'aime bien ce passage ! Il a une grande force d'évocation.)

28.


L'homme a disparu. La pluie est omniprésente. Je remarque que tout le monde a rabaissé sa capuche, mis des lunettes noires et enfoui une partie de son visage derrière plusieurs centimètres de tissu.
La pluie envahit mes sens.
Je suffoque (est-ce le terme le plus pertinent, alors que tu viens de dire que la pluie envahit ses sens ?). Je veux sortir. Même si, comme l’homme, je disparais du monde, aspiré par l’égout et dilué dans la tuyauterie.
La pluie est omniprésente, même en nous ; bientôt, je la vois couler des orifices : nez, bouche, oreilles. Où suis-je ? Je croyais attendre le bus. Je croyais rentrer chez moi. Que se passe-t-il ?
Bientôt, je crie.
Bientôt, je hurle.
La pluie n’a pas fini de tomber.

29.


La pluie n’a pas fini de tomber, c’est vrai, d’ailleurs, (cette précision ne me semble pas indispensable !) je l’entends qui tombe, inépuisable. Ça cogne dur dans ma poitrine. Je suis pourtant en panne sèche d’oxygène, comme si mes poumons ne se laissaient pas le temps de se remplir. C’est affreux, j’ai l’impression de respirer dans un sac vide, duquel émane tout à coup une forte odeur de pourriture.
Peu à peu, l’impression se renforce.
Et l’odeur aussi.
(Tu recours beaucoup aussi à : comme si, comme...)

30.


Tout à coup, une irrépressible envie de me gratter le front me prend, à laquelle je succombe presque (je supprimerais presque) incontinent (incontinent ne me semble pas du meilleur effet, l'adjectif est trop connoté); et je gratte, et des morceaux de peaux tombent. Je ne réagis pas, si ce n’est que je continue de gratter et de laisser mon front s’émietter. (attention au verbe laisser dont tu abuses aussi)
Mes doigts atteignent une zone reculée de la mémoire.
Pendant ce temps (je trouve le pendant ce temps maladroit !), je continue de me gratter.

31.


Le prêtre ne dit rien mais je vois bien que derrière sa retenue toute chrétienne, la contrariété couve (s'il ne s'agit que de contrariété... pas bien grave, si elle éclate) . Ses joues ont légèrement rougi et je sens son regard dans mon dos tandis que je m’avance, mon couvre-chef vissé sur le crâne.
De part et d’autre de la nef, on a déjà pris place ; au regard du prêtre s’ajoutent une bonne dizaine d’autres. J’en reconnais certains, en évitent d’autres.
Je ne m’arrête pas. Je ne peux pas m’arrêter. J’ai fini par (j'ai fini par ??) laisser mes mains dans les poches. Déjà, le cercueil est devant moi.

32.


Il est ouvert.
Et me voilà penché au-dessus du cadavre. Il n’y a rien à en dire ; c’est un cadavre comme un autre, à une exception près : son visage n’est pas serein, comme s’il rêvait de sa mort.
Comme s’il n’était pas encore mort.
J’applique deux de mes doigts humides sur ses lèvres.
Et trois autres sous ses yeux.

33.


Un tumulte s’élève. Je me retourne à peine, le reconnais ; il m’invective :
« Tu n’as rien à faire ici ! Dégage ! »
On essaie de le calmer. Son père, surtout, mais sans le toucher, en lui parlant à voix basse. Quant à sa mère, elle reste en retrait, telle une ombre attentive au drame qu’elle a fomenté. Elle porte un chapeau très noir et de petites lunettes qui ressemblent à des yeux pleins de larmes.
Le reste du publique (public), assis inconfortablement, ne se lève pas pour autant et assiste à l’algarade (le choix d'algarade, un peu vieillot, ne me paraît pas en cohérence avec le champ lexical du texte !) avec beaucoup d’intérêt. Parce que, bon, la mort, c’est bien un moment, mais la vie continue, et parfois, cela en vaut la peine. (cette réflexion est un peu décalée par rapport à l'atmosphère générale que tu instaures et a pour effet de rompre le lien avec le lecteur !)
« Sors d’ici ! Dégage ! »
Sa voix se fêle et il pleure. Les bras de son père le recueillent. Sa mère s’est approchée et lui a glissé un petit mot. D’autres bras l’enlacent, le réconfortent. C’est le chagrin, la douleur, lis-je dans leurs yeux, à leur tour mouillés. J’ignore ce manège ; c’est facile (remarque indispensable ???) , et je me dis alors que j’ai bien fait de venir.
« C’est de ta faute si elle est morte ! »

34.


Je me retourne entièrement. Sa dernière phrase m’électrifie. La fatigue des trois derniers jours de dérive s’efface de mon corps et je me rends compte que j’ai de quoi lui répondre.
« À quelles scènes de cette histoire as-tu assisté ? dis-je assez fort pour que l’église toute entière porte ma voix. Quand as-tu quitté ton siège pour aller visiter les coulisses ? Quand as-tu quitté ton siège pour explorer les planches ? As-tu reconnu les faussetés dans le jeu des acteurs ? (Il ne répond pas, ne comprend-il donc pas ?) Peut-être suis-je responsable de sa mort, peut-être pas, j’apprendrai à vivre avec ces nouvelles probabilités. »
L’église est toujours grande et froide quand je la quitte, avant le début de la cérémonie.
....

Cette accumulation de remarques peut avoir un effet accablant, je m'en excuse. Je pense seulement qu'en augmentant ton champ lexical et en le précisant, ton texte gagnerait en densité. Un texte dont l'intérêt, je le répète, est évident ! Very Happy

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RE: Jour de Pluie.

Message  Allison Fyre le Lun 20 Fév 2012 - 16:37

Je ne te fais pas un commentaire sur la syntaxe ou la grammaire, je pense que tu as eu ton compte et de toute façon je ne suis pas très douée pour ça Rolling Eyes
J'ai trouvé ton histoire passionnante! Je me suis perdue de temps à autre mais le monde que tu décris est complexe et l'usage de la première personne permet de ressentir l'histoire de manière intense. J'aurais cependant mis une majuscule pour la mort, je sais que l'on ne peut pas dire que c'est une personne mais il faut différencier la mort d'une personne et le personnage de la Mort (à mon avis).
Je n'ai pas vraiment compris le rôle des chiffres, mais je trouve que ça aère le texte, c'est plus agréable à lire ainsi.
Voilà Very Happy
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