Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

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Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  Terhi Schram le Ven 16 Nov 2012 - 8:51

Pour lire les extraits, c'est par ici.

Terhi Schram
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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  Pacô le Dim 18 Nov 2012 - 0:42

Bonsoir !

Je m'étais promis de venir vite faire un commentaire sur ton texte, et je suis assez honteux de ne pas être intervenu plus tôt.
Pour commencer, je vais faire l'étalage de mes trois petites remarques saisies au vol de ma lecture.

Spoiler:
L'endroit fourmillait d'activité.
=> j'aurais presque envie de mettre un "s"

A votre avis ? Ne s'agit-il pas d'une quatrième victime ?
=> accent sur le A

signe qu'il cherchait une réponse qui passerait la rampe
=> je ne connaissais pas cette expression Smile

Globalement, le rythme est bon et la curiosité est là ! Je ne vois donc aucune critique défavorable à faire - pour l'instant - au niveau de la fluidité du texte, qui me semble somme toute épurée.
Mais ce dernier point va faire le lien avec ma critique très très (très) subjective au niveau de la forme. En effet, si pour moi ton texte se lit sans aucun souci de compréhension ni aucune réelle interruption - si ce n'est l'expression "passer la rampe" que je ne connaissais pas ^^ - je trouve qu'il lui manque une petite saveur personnalisée. J'entends par là que pour moi, les descriptions sont fonctionnelles, mais pas forcément marquées et "customisées" de ton empreinte, de l'univers du récit en lui-même. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elles sont banales, loin de là, mais elles sont finalement très ordinaires et ne procurent aucun petit plaisir littéraire. Par exemple :
Grande et jolie, les élèves masculins de la fac où elle dispensait parfois quelques cours de journalisme étaient tous d'accord : elle « tortillait du cul » quand elle marchait, ce qui lui attribuait un sex-appeal conséquent. Ses yeux noirs lui conféraient un pouvoir hypnotique quasi instantané sur la gent masculine. Elle ne souriait pas souvent dans la vie privée mais, lorsque c'était le cas, deux fossettes apparaissaient sur son visage. Longiligne, elle pouvait se faufiler dans un trou de souris, ce qui s'avérait plutôt pratique dans son métier.
Il y a quand même une petite marque que j'apprécie, c'est l'anecdote à propos de la description "vue par les élèves". Pour moi, ce serait un point intéressant à creuser, pas sur des lignes et des lignes, évidemment, mais un poil plus Smile.
Et du coup, c'est parce qu'il y a un petit air "conventionnel" dans cette description, qu'on en vient à un lien assez farfelu dans la lecture :
Elle ne souriait pas souvent dans la vie privée mais, lorsque c'était le cas, deux fossettes apparaissaient sur son visage. Longiligne, elle pouvait se faufiler dans un trou de souris, ce qui s'avérait plutôt pratique dans son métier.
Je ne vois AUCUN lien entre la phrase en gras et celle soulignée. Mis à part qu'il s'agit de la description de la journaliste. Et je dirais que ça m'a un peu choqué, et j'ai eu l'impression plutôt de suivre un formulaire indexé sur le physique de la journaliste, plus que d'une description inspirée.

Mais encore une fois, cette critique là repose sur des critères très subjectifs de ma part, puisque je suis réputé pour être le "lyrique" du forum, celui qui en fait beaucoup pour dire pas grand chose Wink.
A toi de voir, je tenais à souligner ce point là.

Au niveau du fond de l'histoire, tu sembles nous embarquer dans un genre de thriller à la Dan Brown. Des scènes courtes racontées en quelques lignes, avant de changer de situations, puis de revenir dessus. Les deux scènes de la fin n'ont pour l'instant pas grand chose à voir - en apparence, je me doute qu'il y a une bonne explication à cette course poursuite - avec celle du début.
Tiens d'ailleurs, je me posais la question : si le mec est prêt à courir derrière le gars sur une bonne distance, qu'est-ce qui lui empêche d'entrer dans la maison en défonçant la porte ? (il n'est plus à ça près ! tongue)
Sauf si - et là je m'avance beaucoup héhé - il s'agit d'un vampire qui, comme dans True Blood, ne peut entrer dans les maisons sans l'accord du propriétaire Wink.

Autre petite remarque sur le scénario : dans la troisième scène, c'est naturel chez Stanislas de poser des lapins à sa collègue ? Parce qu'il accepte bien l'entrevue, mais va se recoucher sur un simple coup de tête ? Moi, ça peut me paraître un peu gros Laughing.

Enfin, pour terminer, la journaliste n'insiste pas vraiment beaucoup pour en savoir plus je trouve. Si elle est venue sur les lieux du crime, c'est qu'elle savait déjà qu'il y avait ce quatrième crime. Alors que lui apporte de plus la conversation avec le policier ? Une confirmation peut-être ? Je ne sais pas si le dialogue est très pertinent du coup, puisque ça aurait pu se limiter à une phrase explicative. Après, certes, ça peut être un moyen pour faire apparaître le personnage du flic Wink.

Donc voilà en gros ma critique :
J'ai aimé :
  • la fluidité du texte
  • l'immersion rapide dans l'histoire
  • l'accroche de la première scène


J'ai moins aimé :
  • le manque de précisions sur l'univers du récit, notamment dans les descriptions. Et des précisions empreintes du style de l'auteur.


Bien sûr, je peux davantage m'expliquer concernant cette chose que j'appelle "la saveur des descriptions". Je reconnais que parfois, j'utilise mon propre jargon qui n'est pas compréhensible quand on vient de débarquer sur le forum ^^".

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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  Terhi Schram le Dim 18 Nov 2012 - 16:49

Hello hello Pacô ! Ah oui, en effet, t'as de sacrées remarques concernant le physique. Tu es le premier à me dire qu'elles sont euh, comment dire, "dépossédées" en quelques sortes. Je vais tâcher d'y remédier. Je savoure mon dimanche et m'occupe de ça dès demain. Merci d'être passé et d'avoir ouvert le bal des bêta (du moins, je l'espère).
Tournée de bisous pour la peine câlin (niark niark niark)

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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  MémoireDuTemps le Mar 20 Nov 2012 - 19:11

Spoiler:
Terhi Schram a écrit:Peau blême


CHAPITRE 1
LA QUATRIEME VICTIME

Le souffle court, Dzvetan Alinovitch filait droit devant lui. La vie lui semblait tout-à-coup bien
éphémère avec cette créature lancée à ses trousses.
Il faisait nuit noire. L'enfant n'avait presque rien vu, à peine deux silhouettes, l'une penchée sur l'autre.
Quand la première s'était relevée, elle avait aussitôt fondu sur lui, prise d'une soudaine hystérie. Dzvetan n'avait pas demandé son reste et avait détalé comme un lapin.
Il trébucha sur une racine, alors qu’il remontait la route longeant le cimetière. Pas très rassurant comme endroit, mais il s'agissait du chemin le plus court pour relier les égouts, d’où il venait, à son domicile.
Il n'y avait pas âme qui vive.
Le gamin jeta un bref regard par-dessus son épaule. Son poursuivant le talonnait. Merde ! Ça lui apprendrait à filer à l'anglaise en pleine nuit.
Son coeur battait à tout rompre, son visage dégoulinait de sueur, ses jambes le portaient à peine, mais il courait à perdre haleine.
Un sourire lui étira presque les lèvres lorsque le toit de la maison se dessina entre les branches d'arbres du parc voisin. Son cœur retomba un peu dans sa poitrine.
Il fourra une main au fond de sa poche de pantalon pour en extraire la clef de l'entrée. Il la plongea dans la serrure, ouvrit, se rua à l'intérieur en refermant. Le silence s'empara alors des lieux. Seule une
respiration haletante, en dehors de la sienne, restait à peine perceptible. Le poursuivant de Dzvetan attendait juste derrière la porte.
De longues minutes s'écoulèrent. À en juger par le calme soudain, l’autre avait fini par repartir.


* * *
Il faisait une chaleur étouffante, aussi bien dans le véhicule de Natasja Slovanovic qu'à l'extérieur. L'horloge phosphorescente du tableau de bord indiquait vingt-deux heures.
La jeune journaliste rehaussa ses longs cheveux noirs en une queue de cheval avant de descendre de voiture. Elle venait d’apprendre qu'un nouveau meurtre avait eu lieu.
Elle jeta un coup d'œil aux alentours. L'endroit fourmillait d'activité. Flics d'un côté et habitants de l'autre jacassaient comme en plein jour. Et pas moyen que quelqu'un fasse taire ces sirènes hurlantes !
Natasja émit un profond soupir agacé avant de s'avancer.
Grande et jolie, les élèves masculins de la fac où elle dispensait parfois quelques cours de journalisme étaient tous d'accord : elle « tortillait du cul » quand elle marchait, ce qui lui attribuait un sex-appeal conséquent. Ses yeux noirs lui conféraient un pouvoir hypnotique quasi instantané sur la gent masculine. Elle ne souriait pas souvent dans la vie privée mais, lorsque c'était le cas, deux fossettes apparaissaient sur son visage. Longiligne, elle pouvait se faufiler dans un trou de souris, ce qui s'avérait plutôt pratique dans son métier.
Une épaisse silhouette se dessina derrière une voiture de police.
— Inspecteur Nikolaïev, lança-t-elle en lui décochant son habituel sourire enjôleur, celui qui allait de pair avec son travail. Incise un peu long peut-être
L'homme fit volte-face.
Yeux verts, taillé comme une armoire à glace, il portait un costume brun qui lui seyait à ravir. Natasja lui
avait toujours trouvé un certain goût vestimentaire.
— Natasja Slovanovic, marmonna-t-il en la voyant. Que me vaut ce déplaisir ?
A votre avis ? Ne s'agit-il pas d'une quatrième victime ?
Nikolaïev roula des yeux, signe qu'il cherchait une réponse qui passerait la rampe, mais aussi et surtout
que la jeune femme l’excédait.
— Ne cherchez pas midi à quatorze heures, inspecteur. Je lis sur votre visage comme dans un livre ouvert.
Les joues de l'inspecteur se teintèrent de rouge.
— Avez-vous des pistes ? reprit Natasja sans attendre. Un suspect, peut-être ? Ou un semblant de mobile ?
— Nous suivons en effet quelques pistes troublantes, mais je ne peux pas vous en dire plus.
La jeune femme n'insista pas et fit demi-tour, portant un dernier regard sur la petite maison. Celle-ci semblait l'observer avec ses deux minuscules fenêtres au premier étage.
Un frisson lui parcourut l'échine, puis elle regagna sans tarder son véhicule. Avec la politique actuelle, inutile de tenter le diable en entrant par effraction, bien que cette idée lui valût un pincement au cœur.
Elle tira de son sac à main son téléphone portable et composa un numéro.

* * *

Stanislas Todorov était gamin et se trouvait dans une église. La chorale chantait à pleins poumons devant l'assemblée orthodoxe. Les rangées de bancs étaient répétition de être conjugué pleines à craquer. Des femmes, des enfants,
des vieux, toutes classes sociales confondues. Stanislas pouvait distinguer à travers les vitraux quelques flocons qui
commençaient à tomber. Noël approchait et avec lui l'hiver s’installait définitivement.
L'instant d'après, l'église se teinta de rouge. Il y avait du sang partout. Et cette odeur ! Celle de la chair mutilée. Tout le monde hurlait, courait, se marchait dessus pour échapper au carnage.
Le cœur de Stanislas cognait contre sa poitrine... Le téléphone sonna, le jeune homme se réveilla en sursaut. Un voile de sueur lui recouvrait le visage.
Vingt-deux heures dix. Stanislas décrocha.
— Moui ?
— C'est Natasja. Tu ne devineras jamais où je me trouve en ce moment même.
— Attends, marmonna Stanislas avec sarcasme, laisse-moi deviner. Sous la couette ?
— Sur la scène d'un meurtre. Il y a eu une quatrième victime.
Le journaliste bondit hors de son lit.
— Est-ce qu'elle présente deux marques rouges à la base du cou ? demanda-t-il à brûle-pourpoint.
Il venait d'entrer dans une sorte d'excitation morbide.
— Nikolaïev n'a rien voulu me dire, répondit Natasja. Mais je pense que l'assassin a encore frappé. Tu me rejoins ?
Stanislas acquiesça. Son amie lui indiqua l'adresse, qu'il griffonna sur sa paume avant de raccrocher.
Toujours plongé dans l'obscurité, il tendit la main pour attraper son jean puis se ravisa. C’était une mauvaise idée de se rendre sur place. Ses souvenirs ne lui seraient d’aucune aide dans cette histoire. Mieux valait ne pas se rappeler s’il souhaitait conserver tous ses moyens.
Il se recoucha sans parvenir à se rendormir.
Je te précise quand même : j’ai particulièrement souligné les répétitions (orange), la plupart ne sont guère gênantes mais certaines peuvent être facilement remplacées. J’ai aussi mis en cyanure quelque mots à améliorer peut-être… mais ça c’est parce qu’on me dit que je suis trop cool quand un bon texte se présente ☺ alors maintenant je note tout ce qui me paraît un peu moins que le reste, na !.
À part ça pas grand chose à redire, c’est bien écrit, la poursuite du début est haletante, on sent une tension flics-journalistes, Stanislas a sans doute un côté spécial que tu amèneras sur le devant plus tard, un très bon début qui donne envie de savoir la suite.

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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  Terhi Schram le Mar 20 Nov 2012 - 19:33

Merci MémoireDuTemps ^^ Fidèle au poste !

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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  Emy19 le Mer 21 Nov 2012 - 21:22

Pas beaucoup à rajouter mais juste pour te dire que j'ai aimé ton écriture et je suis assez curieuse de savoir la suite...
J'ai juste trouvé la description de la journaliste trop balancée en bloc, ça m'a arrêté dans ma lecture et puis la fin de l'extrait est paradoxale : bon Stanislas y va ou pas à ce rdv ? Et j'ai trouvé bizarre aussi qu'il puisse griffonner sur sa main alors qu'il est plongé dans l'obscurité, ou alors il cherche son stylo à taton ou mieux...allume la lumière ! Wink
Bon Paco et Mémoire du Temps ont déjà soulevé pas mal de choses donc bon courage pour la suite !
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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

Message  Terhi Schram le Jeu 22 Nov 2012 - 6:02

Merci pour la remarque :-) Concernant Stan et son stylo, c'est tout à fait normal. Il possède une vue hyper-développée (peut-être songer à la préciser d'une manière ou d'une autre dans l'extrait, je pense confused )

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Re: Peau blême T1 (novella d'urban fantasy) [choquant]

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