Commentaires "Identité"

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Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Jeu 28 Fév 2013 - 15:12

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Re: Commentaires "Identité"

Message  Pacô le Jeu 28 Fév 2013 - 16:57

Bonsoir ! Smile

Je me suis attaché à lire ce premier extrait et à te proposer l'une de mes premières critiques te concernant. Mon commentaire se découpe en deux phases : un relevé basique des petites maladresses rencontrées au cours de ma lecture (spoiler) et la rédaction d'un avis qui résume mon opinion global sur ma lecture.
Toutes les erreurs signalées sont faites de mon propre chef, c'est-à-dire que mes annotations n'engagent que moi. Il est possible que tu ne sois pas d'accord avec certains de mes points de vue, et je t'incite à m'en faire part afin de créer un débat, ou du moins, d'échanger nos interprétations du point soulevé.
Let's go !

Spoiler:
un son aigüe m'échappe, perçant, désarticulée, déformée par la douleur
=> accord au masculin : "aigu"
=> accord au masculin (avec son) pour les deux adjectifs : désarticulé, déformé

Le malheur qui sur le point de s'abattre sur moi.

=> ne manquerait-il pas un mot ?

Moi, qui ne suit qu'une enfant.
=> "suis" puisque moi est l'équivalent de "je"

Jamais été triste, Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi Atroce.
=> ne manquerait-il pas un point à la place de la virgule après "triste" ?
=> pourquoi une majuscule à "Atroce"

lorsqu'elle me borde sans mon lit chaque soir
=> "dans" au lieu de "sans" je pense

Jamais je n'aurai pensé qu'un jour, j'allais devoir souffrir son départ.
=> on souffre "de son départ" plutôt non ?

Je te le promet.
=> "je te le promets"

Ma plainte ne l'a même pas ébranlé.
=> accord du COD placé avant : "ébranlée"

Tout autours me semble inhospitalier
=> pas de "s" à à "autour"

Elle ne me réponds pas.
=> "Elle ne me répond pas"

Je me sens si seul, et désemparée.
=> "seule" puisque c'est une fille Smile

Bien qu'un torrent de larme qui forme une flaque d'eau sous mes petits doigts de pieds nus, peuvent bien prouver le contraire.
=> "larmes" prend un "s" puisqu'il y en a un torrent
=> et par conséquent, il faut accorder "former" avec le pronom "qui" : "qui forment"
=> et d'ordre général, la phrase a un problème de syntaxe, l'expression "bien que" réclame un subjonctif (absent) et une proposition principale dans la phrase avec un verbe à l'indicatif.

Je m'abîme dans les ténèbres profondes et inapprivoisés.
=> accord avec "ténèbres" : "inapprivoisées".

Tout autours de moi, me fait peur.
=> pas de "s" à "autour"

J'ai perdue cette chaleur familière
=> "J'ai perdu" (participe passé de "perdre" sans accord avec l'auxiliaire "avoir")

Maman était sensé me protéger?
=> "censée" avec l'accord de "maman" et dans le sens "supposée". "sensée" signifie qu'elle aurait du bon sens.

Mon désarroi est totale,
=> "total" puisque "désarroi" est masculin.

Dans l'ensemble, le texte a des points très intéressants... mais reste assez pénible dans la lecture. J'entends par là qu'il y a une chose qui gêne particulièrement la concentration, c'est la ponctuation sauvage.
Je prends quelques exemples pour illustrer :
Tout autours me semble inhospitalier, menaçant, j'ai l'impression qu'à tout moment, Le néant va m'envelopper et m'engloutir.
Quelque chose, se fissure en moi.
Je ne parle pas de la présentation faite sur le forum, parce que je crois que notre zone de saisie des textes sur le forum a encore fait des siennes. D'ailleurs, pense à désactiver la reconnaissance intuitive en cliquant sur le petit A incliné sur la gauche du cadran pour copier/coller ton texte. Les zones de saisie intuitives ne reconnaissent pas les codes des traitements de textes comme Word ou les encodages PDF.
Parenthèse à part, je parle surtout des virgules qui foisonnent dans ton texte. Une virgule est supposée marquer une pause dans la lecture ; or ici, elles n'ont pas toujours une justification pour être insérées. J'entends par là que certaines fois, elles sont tout simplement à des endroits où elles n'ont pas lieu d'être : ce qui coupe la phrase en deux, en pleine action. Et ça nuit à la compréhension : le lecteur est obligé de reprendre la lecture depuis le début de la phrase et d'ignorer la virgule pour saisir le sens de la phrase. C'est ennuyeux tongue.

L'autre point un peu désagréable dans la forme - et nous parlons bien de la forme, pas du contenu - c'est la profusion d'adjectifs.
Par exemple, j'ai compté au moins quatre "sensible" dans le texte : c'est beaucoup trop pour un si court extrait. De plus, parfois les adjectifs sont eux-aussi placés de façon assez sauvage comme si tu cherchais à étoffer tes phrases. Par exemple :
Des larmes chaudes glissent sur mon visage de chérubin et brûlent ma peau sensible.
On se demande à quoi sert la précision "sensible" ici. A moins que sa peau soit réellement sensible, c'est-à-dire qu'elle brûle à la lumière du jour comme certaines maladies telle la psoriasis. C'est-à-dire que pour user ici d'un adjectif comme celui-ci, il faut qu'il y ait une raison valable : une réelle pathologie caractéristique du personnage, ou du moins, que ce soit déterminant dans le scénario. Si c'est juste pour dire que la peau est "douce"... il faudrait mieux utiliser "douce" que "sensible", ou carrément ne rien mettre du tout. Parce qu'on se doute qu'il s'agit d'une petite fille, et que leur peau est de toute manière "sensible" et "douce". Le problème de ces adjectifs, c'est qu'ils "plombent" un peu la rythmique du texte, ils viennent un peu s'ajouter comme un gars qui s'incruste dans un groupe d'amis (excuse la comparaison pourrie ^^) et ne sont donc pas vraiment intéressant pour la narration.
L'autre effet qu'ils procurent, c'est qu'ils donnent l'impression de tourner en rond dans le récit. Un moment, dans ma lecture, je me suis demandé pourquoi cela faisait trois paragraphes que nous étions dans la même situation énoncée. Je pense qu'à ma seconde lecture, j'ai senti une progression dans cette situation : l'enfant angoisse, puis pleure, puis se fige. Là, j'ai aimé l'idée, très sincèrement. Cependant, il faudrait peut être justement mieux marqué et décomposé ces trois phases : les adjectifs sont là pour ça, à condition de ne pas utiliser un peu toujours les mêmes de façon générique. Un récit est d'autant plus précis et prenant si les adjectifs qui le composent ont l'air d'être adapté exactement à la situation. Tu comprends ou je m'explique mal ? ^^

Je ne vais pas non plus faire que la grimace. J'ai trouvé par contre que tu avais quelques tournures poétiques dans ta prose. A plusieurs reprises, j'ai apprécié la lecture de deux ou trois morceaux que j'ai retenu. Comme ceux-ci :
La douleur creuse un profond sillon dans ma chair et se faufile pour aller s'imprimer dans mes os.
La métaphore peut être vue comme "déjà vue", mais tu apportes un petit quelque chose qui rend l'expression très agréable et très... visuelle. Je changerai peut-être le "pour aller s'imprimer" qui casse un peu l'atmosphère. Simple suggestion Smile.
La douleur frappe encore, et encore, plus forte à chaque seconde qui s' écoule comme un acide brulant dans mes veines.
(Note : il faut un accent circonflexe sur "brûlant")
La métaphore là aussi est parlante. C'est peut-être aussi "déjà vu", mais ça donne un cachet à la narration, voire du crédit qui nous pousse à voir qu'il y a quelque chose à découvrir dans le texte.
Tu remarqueras, si tu restes un peu parmi nous, que je suis quelqu'un qui aime beaucoup les figures de style et le lyrisme du récit Smile.

L'autre bon point apprécié, c'est ton sens du rythme. Parfois, les longues litanies sur l'angoisse, les sanglots et les peurs de la petite fille peuvent se tarir en longueur. Or tu sais raviver la concentration et l'intérêt à travers des passages comme celui-ci :
au loin, toujours plus loin — Non!
Je trouve cette technique bien utilisée. On dira que ça redonne un peu de vigueur au récit ! Smile

En ce qui concerne le fond du prologue, il n'est pas encore assez long pour en juger la qualité ou exprimer mon opinion à son sujet. Cependant, je dirais qu'il faut faire attention à ne pas perdre son lecteur dès le début en restant trop longtemps sur une situation abstraite : une petite fille pleure pour le départ de sa mère. Sauf qu'on ne sait pas vraiment de quel départ il s'agit : j'opte personnellement pour la mort de la mère. Mais je n'en suis pas sûr. On dirait aussi qu'il s'agit d'un rêve, ou d'un gros bad trip si la fille était plus âgée tongue.
Parfois, ouvrir un roman sur une information tangible et concrète, ça permet de garder le lecteur. Un peu comme Camus avec son célèbre : "Aujourd'hui, ma mère est morte." dans "l'Etranger" qui t'harponne dès les premières lignes tongue.

En conclusion, je dirai que :
J'ai aimé :
  • le rythme du récit
  • les passages lyriques qui me font penser que le texte a du potentiel
  • la situation tragique en ouverture mais aussi énigmatique, tout en émettant des réserves si elle dure trop en longueur


J'ai moins aimé :
  • la ponctuation négligée dans l'ensemble du texte
  • l'abondance d'adjectifs trop génériques qui provoquent une confusion dans la lecture du prologue


Bien entendu, comme dit plus haut, l'ensemble de cette critique reste contestable. Les fils de commentaires sont faits pour être argumentés et débattus. Personne ne détient la vérité absolue, juste des opinions plus ou moins convergents Wink.
Bonne fin d'après-midi !

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Message  nayladream le Jeu 28 Fév 2013 - 17:37

Merci d'avoir pris le temps de me lire. Je suis d'accord avec tout. Je l'admets, j'ai commis des fautes énormes, cata, cata, la langue française. J'ai honte!
Cela dit, ce n'était qu'un simple extrait du prologue, le début bien sûre. Je mettrais la suite dans quelque temps...Et vous faites bien de souligner un point dans cette scène, je voulais dès le début que le lecteur se pose des questions, à savoir si c'est un cauchemars, si c'est la mort de la mère. On le saura, à la fin du prologue qui n'est pas long. Mais l'intrigue de tout le roman, repose également sur ce passage clef. Et tout le roman amène à se poser des questions.
Mais je me disais bien aussi, qu'il ne fallait pas que je m'attarde trop sur cette scène, je vais peut être la raccourcir, en retirant les adjectifs. Donc, travail de correction. J'ai trouvé juste tous les points que vous avez relevé.
Pour "sensible", je n'ai juste pas fait attention. ça revient souvent, et on ne fait pas attention à certains détails, même si on les a lu maintes fois.
Et pour ce qui des figures de style, je ne baigne pas dans la poésie, mais mon roman en possède pas mal. J'aime beaucoup jouer avec les mots et imager.
Bref, en clair, merci pour votre temps et que ça vous ai plu.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  aulia le Jeu 28 Fév 2013 - 18:19

Bonjour/ bonsoir,

J'aime beaucoup ton prologue. On sent que la suite de l'histoire sera sombre. Cela peut apporter un certain cacher au niveau des scènes et des personnages. J'aimerais voir l'évolution du personnage principal. Ce rêve apportera sans doute des petits problèmes au niveau psychologique. ce songe ne peut pas la laisser intacte. Ses relations adultes risque d'être compliqué.
La répétition du mot "sensible" ne m'a pas particulièrement gêner. Pour dire vrai, je ne l'ai pas remarquée.
Le trop plein d'adjectif peut peser sur la lecture. Ne rajoute pas de mot pour étoffer ton texte. Je te l'assure il en à pas besoin.
Bon, j'ai fait le tour de se que j'avais à dire Very Happy. Ne te décourages pas.
PS: Ne regarde pas les faute d'orthographe.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Shangry le Mar 5 Mar 2013 - 8:49

Désolé du retard.... je t ai promis une critique et je vais donc m'y atteler. Je n'ai pas lu les avis antérieurs, ce qui me permettra de ne pas être influencé et de te livrer les choses "comme elles viennent".

Je renifle, retroussant mes narines, mon regard fixe la silhouette élancée de ma mère.

Un point plutôt qu'une virgule après narines, je pense D'autre part, je pense que "plisser le nez" serait plus élégant que retrousser les narines, qui sonne bizarre à mes oreilles.

un son aigu m'échappe, perçant, et déchirant l'air.

Le "et" me paraît de trop.

Un son déformé par la douleur que
me cause le départ précipité de ma maman. Le malheur qui était sur le point de s'abattre sur moi.



La 2ème phrase pose problème : elle n'est pas complète. Au pire tu peux tenter : C'est un son déformé par la douleur, causé par le malheur qui s'abat sur moi" ou "par le départ précipité de maman." L'un des deux suffit, sinon tu risques de devenir redondante.

Le malheur qui était sur le
point de s'abattre sur moi. Moi, qui ne suis qu'une enfant. Une boule se
forme au fond de ma gorge. Je n'ai jamais pleuré. Jamais été triste. Je
n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi atroce.
Mes petites lèvres remuent dans le vide, parce qu'elles ne peuvent plus rien exprimer.Mon angoisse s'accroît. Je contemple celle qui est sur le point de me briser le cœur.

Enchaînement de phrases courtes et correctes. Attention cependant, cela fait beaucoup de phrases pour une seule et même idée. Il est bon d'être descriptif, mais il ne faut pas sombrer dans l'excès. Si tu regardes un film ou chaque scène est répétée 20 fois sous tous les angles, le visionnage te deviendra pénible. On dit que chaque chapitre d'un bouquin doit être auto-suffisant, mais le principe peut également se rapporter aux phrases.

Mes jambes trop petites pour me porter jusqu'à elle. Ma vitesse, insuffisante.

Je vois plus un point virgule au milieu (continuité de l'idée, pause dans la narration)

Alors qu'un torrent de larmes se forme sous mes petits doigts de pieds nus, "Terreur" s'invite et possède mon âme. Je frissonne, non pas de froid, mais d'un effroi terrible qui paralyse mes membres et gèle ma conscience.

Très bien ce passage. Imagerie cohérente, jeu sur les mots "froid" et "effroi" qui donne une certaine musicalité à la phrase.




Bon, je vais essayer de faire un bilan :

Niveau orthographe et grammaire, c'est pas mal du tout. Il y a du vocabulaire, peu de répétitions, peu de fautes. Certaines tournures sont très bien, très travaillées. Cependant, il y a un gros "mais" à mon sens : Tu t'écoutes trop écrire. C'est une mauvaise habitude qui se corrige assez facilement quand on finit par le remarquer.

Je m'explique : On sent que tu as pris ton pied, que tu es rentrée dans le personnage, que tu souhaites nous faire partager sa douleur, sa tristesse. Oui certes, il est visiblement important que nous le comprenions. Je ne doute d'ailleurs pas que cela soit capital dans ton récit. Le problème, c'est que tu as utilisé un millier de mots, 5000 caractères environ, soit 1 à 4 heures de rédaction selon ta plume, pour nous transmettre ceci :

Maman part. Je suis trop petite, trop jeune pour comprendre ou l'empêcher de partir. J'en souffre.

16 mots et 3 idées délayés en 1000 mots et 5000 caractères. Tu vois le souci ? Il faut que tu parviennes à contenir tes mots et à être moins expansive. On est d'accord, la description de la psychologie des personnages a du bon, et c'est jouissif de se glisser dans la peau d'un autre auquel on prête parfois nos idées et nos souffrances. Mais là, à mon sens, on est dans le "trop", voire le "beaucoup trop", et cela dessert ton ambition, louable, d'impliquer le lecteur.

Conseils :

- entrâine-toi à utiliser "un paragraphe pour une idée".
- tente de "visualiser" ce que tu écris. Si tu as l'impression de rejouer la même scène encore et encore, tu es dans l'abus, et tu vas ennuyer ton lecteur. Or, tu ne souhaites pas cela.
- prends un vieux livre, et tente de repérer le "découpage en idées" de l'auteur, en les surlignant. Cela t'aidera à comprendre ce dont je te parle. Par exemple :

"Il faisait beau ce matin-là. Le soleil dansait au-dessus des prairies du petit hameau de Puisedec en Beauce. La chaleur était telle que la route semblait onduler d'elle-même, telle un serpent de bitume. C'était l'été."

L'idée de ce paragraphe est une mise en situation, une description des lieux. Continuons.

"Manon, au volant de son 4*4 cherokee, pestait contre sa climatisation tombée en panne, et roulait à tombeau ouvert, fenêtres grandes ouvertes. Ses cheveux bruns ondulaient dans le vent chaud. Ses yeux verts, masqués derrière des lunettes de soleil ray-ban, restaient fixés sur le long ruban noir de la route."

Présentation du personnage. Ces 2 paragraphes n'ont que peu en commun, et pourtant, mis bout-à-bout, ils forment déjà une histoire. Il est inutile que je décrive plus le paysage, sauf si je souhaite entrer dans le descriptif, ou attirer l'attention du lecteur sur un élément particulier du paysage. Dans ce cas, je rajouterai un paragraphe. De même, il est inutile que je parle de ce que ressent Manon, c'est un approfondissement du personnage, cela peut également faire l'objet d'un autre paragraphe. 2 paragraphes pour 2 idées. A l'intérieur de ces paragraphes, tout est permis, je fais ma sauce, mais je ne dois pas perdre de vue que le rôle d'un nouveau paragraphe est d'amener un nouvel élément narratif ou descriptif au texte. Si un paragraphe ne fait que répéter la même idée que son prédécesseur, il est inutile et nuit à mon texte, car il va "endormir" mon lecteur.

Voilà, j'espère que cette analyse t'aide un peu. Smile
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Re/

Message  nayladream le Mar 5 Mar 2013 - 14:56

Bonjour Shangry. Merci pour le commentaire. ça m'aide à aborder mon prologue sous un nouvel angle, mais tout essayant de préserver son âme. Et c'est vrai que j'insiste énormément la dessus. Je m'explique donc:
(Je mets de côté les petites fautes pertinentes que tu as relevées)
Mon prologue (je parle en terme de page word, puisque je ne maîtrise pas encore l'outil informatique) introduit parfaitement mon roman, l'héroïne tourmentée par ses cauchemars, d'ailleurs toute l'intrigue repose la dessus. C'est un passage important. Aussi j'insiste beaucoup sur sa souffrance (parfois je me répète je l'ai remarqué. Je vais corriger et retravailler mon prologue pour lui donner un meilleur aperçu). Ce que je veux dire par là, c'est que je n'ai pas l'impression que la gamine tourne en rond, puisqu'elle est en train de vivre son cauchemars ( temps au présent). J'ai abordé cette approche (émotionnelle) pour faire vivre au lecteur cette souffrance. Un peu comme "corneille" "Gide" "Shakespeare"
"J'ai pris mon pied en l'écrivant"??? XD. Non, la réponse est non. Je ne suis pas ce personnage même si je lui insuffle quelques ressenti. Je lui fais vivre des émotion, et si tu accordes une deuxième lecture ou même trois, tu verras qu'elle ne reste pas statique. Ses émotions évoluent au fur et à mesure que son cauchemar lui présente quelque chose de nouveau. Et elle vit à nouveau pleinement son émotion. Ce que je veux faire ressortir dans ce texte, c'est le côté tragique du personnage et l'ampleur de sa douleur, mais là où je te rejoints, c'est vrai que c'est long, ça s'éternise et je m'en rends compte donc MERCI.
Merci pour ta lecture et tes conseils. Je n'hésiterais pas de faire appel à toi Shangry king


Dernière édition par nayladream le Lun 11 Mar 2013 - 10:34, édité 1 fois (Raison : correction)
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Re: Commentaires "Identité"

Message  globule le Mer 6 Mar 2013 - 6:58

Bonjour!
Alors globalement j'ai trouvé ça assez bien écrit, mais j’émettrais les mêmes réserves que Paco et Shangry, je trouve que le début est trop long et qu'on a l'impression de tourner en rond, la description de la souffrance est bien mais trop répétitive, on comprend assez vite que sa mère part et du coup, on a envie qu'il se passe autre chose. Par exemple, si j'étais toi je ponctuerais les descriptions de souffrance avec des descriptions de la vie de la fille, ce qui aurait l’intérêt d'introduire ton roman de manière plus marquée, du style: elle se rappelle des bons moments avec sa mère et du coup on en apprend sur elle-même.

Il y a peu de fautes d'orthographe, quelques problèmes de ponctuation et de temps, mais dans l'ensemble pas grand chose.
Sinon, tu as quelques expressions et métaphores vraiment sympa, bien amenées, qui m'ont beaucoup plu.


— Maman! A la ligne? Car ce n'est pas vraiment une incise, et justifierait le fait qu'ensuite tu reviennes à la ligne pour dire une nouvelle fois "maman", sinon, pas de raison de le faire un sanglot sonore m'échappe.
— Maman, s'il te plaît...Je ne veux pas que tu partes! Idem, à la ligne? Je la supplie. Des larmes chaudes glissent sur mon visage de chérubin. Ils ("elles" car les larmes) brûlent ma peau. Je plisse mon nez, mon regard accroche la silhouette élancée de ma maman. Mes petits poings frottent mes paupières fragiles (n'apporte rien) , rougies par les larmoiements. Ma petite voix peine à sortir. Ma gorge devient douloureuse. Les mots peinent à franchir mes lèvres. Le chagrin me submerge en réalisant avec horreur, ce qui était sur le point de se produire. La perte inévitable. Ce manque atroce qui commence à se faire sentir en moi. Mon petit estomac tourne tel un rouleau compresseur. Il menace de rompre à tout instant. Alors là désolée, mais mon côté médical a du mal avec ces expressions, cela me paraît totalement incongru. L'estomac ne tourne pas, il se contracte, spasme, se tord, se serre, s'auto-digère éventuellement si vraiment tu as la dalle; et ne se rompt pas sauf si tu as bu 5 litres d'eau en moins de trois secondes. Donc du coup dans ce cas là, cela me paraît injustifié, vu que le problème n'est pas qu'elle a trop mangé ou trop bu mais qu'elle est stressée... mais ceci est un avis personnel Embarassed —Maman, s'il te plaît! Ne me laisse pas... Je ne veux pas que tu me quittes! un son perçant m'échappe, déchirant l'air. Moi, (la virgule est de trop) qui ne suis qu'une enfant, je réalise avec peine, notre séparation. Imminente, précipitée. Une boule se forme au fond de ma gorge. Je n'ai jamais pleuré. Jamais été triste. Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi atroce. Mes petites lèvres remuent dans le vide, parce qu'elles ne peuvent plus rien exprimer. Mon angoisse s'accroît. Je contemple celle qui est sur le point de me briser le cœur.
Impuissante et si...désillusionnée. ça me parait un peu trop fort comme adjectif Pourtant j'ai beaucoup rêvé, j'ai rêvé de belles choses. Je rêve énormément de ma maman. Lorsqu'elle me borde dans mon lit chaque soir. Lorsqu'elle rit en me voyant tomber. Lorsqu'elle s'émerveille devant ma petite bouille souillée. Là je ne comprends pas bien: tu rêves qu'elle te borde dans ton lit, etc, ou tu te remémores les souvenirs de ta mère? Ce n'est pas clair. Mais jamais...Jamais rien de semblable à aujourd'hui, ne s'est produit. Jamais je n'aurai pensé qu'un jour, j'allais devoir souffrir de son absence.
La douleur creuse un profond sillon dans ma chair et se faufile pour s'imprimer dans mes os. Mon cœur meurtri peine à garder son rythme. J'aime bien ce passage qui précède. J'ai si mal. Comment faire pour faire taire cette douleur? Je la sens me quitter. On a l'impression que c'est la douleur que tu sens te quitter, or je pense qu'il s'agit de sa mère. Crever ma bulle confortable. Je la sens couper le cordon qui nous relie. Mais que puis-je faire?
Puis...Le drame se produit sous mes yeux. Je m'y attendais. Mes yeux, trop petits pour livrer leur déception.
Trop sensibles pour émettre une protestation. Trop dociles pour supporter le poids de son éloignement.
Je réalise enfin.
Elle me quitte!



Comme si jusque là, tout n'était qu'une épreuve et que je venais subitement de me réveiller. La douleur frappe encore, et encore, plus forte à chaque seconde qui s' écoule comme un acide brûlant dans mes veines. Je me noie sous le chagrin, à mesure que les courbes magnifiques ça fait bizarre, j'aurais plus vu cette expression pour un amant qui décrit sa maîtresse que pour une fille qui décrit sa mère de ma maman se dissipent dans la brume épaisse, au loin, toujours plus loin.
—Non! A la ligne? Je parviens à articuler un son étranglé. Au bord d'un gouffre sans fond. Les larmes inondent mon visage. Il ne faut pas qu'elle s'en aille!
—Maman! Ne pars pas! Je t'en prie, ne me laisse pas toute seule! Je ferai tout ce que tu voudras. A la ligne? Je ravale mes larmes et ouvre à nouveau ma bouche en forme de cœur, un cœur qui tremble, et même si le courage semble m'avoir abandonné, je me force à parler. J'aime bien ce passage, la bouche en forme de coeur et le cœur qui tremble
— Je...Je...vais être sage M'man. Je te le promets. J' essuie d'un revers de main mon visage et mon nez qui coule. Ma mère me présente son dos. Hors de ma portée. Je distingue à peine ses courbes. Les lignes se confondent dans l'obscurité (ou sans accent) peut-être est-ce ma vision qui me fait défaut.Maman reste sourde à mes protestations. Ma plainte ne l'a même pas ébranlée. Elle est ici, sans être là. Je sens sa présence, sans vraiment la sentir. Elle ne répond pas. Seul le silence trouve écho en moi. Il m'écrase de tout son poids. Je ne peux plus respirer. Il me laisse creuse, comme une coquille vide.
—Reviens! A la ligne? Je hurle désespérée en tapant du pied. Je ne dispose d'aucune arme efficace pour la faire réagir. Mon corps s'élance et trotte vers elle. Il espère la retenir. Mais je sais que mes petites mains sont trop courtes pour l'atteindre. Mes jambes trop petites pour me porter jusqu'à elle. Ma vitesse; insuffisante. Elle s'éloigne. Et bientôt, elle ne sera plus visible. Ma conscience s'anime et mon esprit s'immobilise. Il est incapable d'accepter sa décision, elle ne peut tout simplement pas me quitter et disparaitre. Non, elle doit m'écouter. Je dois trouver le moyen de lui faire entendre raison. Comment puis-je parer à ce manque? Comment vais-je m'en sortir? Comment puis-je la dissuader de partir? Quelque chose se brise en moi. Je sais que je ne serais plus la même après ça. Je ne serais plus cette petite fille triste et abandonnée. Alors qu'un torrent de larmes se forme sous mes petits doigts de pieds nus, "Terreur" s'invite et possède mon âme. Je frissonne, non pas de froid, mais d'un effroi terrible qui paralyse mes membres et gèle ma conscience. Je m'abîme dans les ténèbres profondes et inapprivoisées. Tout devient terrifiant à mes yeux. J'ai perdue cette chaleur familière dans laquelle j'avais été bercée depuis l'enfance. Les cloisons du néant se referment sur mon passage, un étau étroit qui comprime ma cage thoracique. Comment puis-je m'en sortir? Comment trouver la lumière? Je ne suis qu'une enfant bon sang! Maman était censée me protéger? (pourquoi un point d'interrogation ici ?) Or, Maman s'éloigne. Pourquoi? Son essence commence à se dissiper. Elle m'échappe, je ne perçois plus sa présence. Mon désarroi est total.
J'enfouis ma tête entre mes mains puis j'éclate un nouveau sanglot. Les larmes, toujours des
larmes, Encore et encore. Mon seule échappatoire. leur goût est amer sous mon palais. Lui, qui n' est habitué à savourer que des choses sucrées. A la ligne? C'est alors qu'un son retentit. Il résonne en écho dans l’obscurité. Un cri. Il traverse le ciel dévêtu. Celui d'un enfant. On dirait que c'est le ciel dévêtu d'un enfant, or c'est le cri. Donc plutôt: "Un cri, qui traverse le ciel dévêtu". Je me rends compte que c'est le mien. Le souffle court, Je suis déposée comme un vulgaire nouveau né sur le sol. Courir ne servait à rien. Les questions se bousculent dans ma tête. Qui prendra soin de moi? Que vais-je devenir? Quel acte répréhensible ai-je commis? Pourtant, je ne me rappelle pas avoir été punie. Est-ce le sort que réserve toute maman à son enfant? Le destin ne peut-il être plus cruel? Je suis si épuisée. Une rage inexprimable m'emporte dans ses flots. Je me redresse sur mes petites pattes hésitantes et la poursuis. Je dois pouvoir l'arrêter. J'entreprends quelques pas dans cette nébulosité qui ne semble souffrir d'aucune limite. Aussi Impérieuse qu'inépuisable. Abandonnée comme mon cœur mort. Je progresse, aveugle, je tâte le vide de mes mains. L'angoisse m'embrasse fougueusement avec sa large gueule. Elle me dévore. Je suffoque. Mon corps se convulse, mais je parviens tant bien que mal à garder le cap et à repousser ses ténèbres. Après quelques mètres boiteux, L'épuisement a raison de moi. Je chancelle. Mon corps entre une nouvelle fois en transe, puis, comme une possédée; l'enfer arctique m'absorbe; comme si la terre sous mes pieds s'apprêtait à ouvrir ses portes en me souhaitant la bienvenue. Je me maudis d'être aussi faible parce qu'alors, je lui aurais claqué la porte au nez. Elle a fuit (fui sans t) ma proximité comme on fuit la peste.
"Non Soüra je suis là". "Je serai toujours là mon enfant". C'était une voix familière mais qui m'était devenue inaccessible. Une lutte acharnée s'engage alors. Je me bats comme un beau diable et parviens à avorter de mes démons. Je hurle de toute mes forces. Je siffle toutes mes réserves contenues dans mes poumons.
—Maman...Maman....Maman. A la ligne ? J' aboutie (=aboutis) enfin quelque part, mais manque d'air...
— MAMAN. A la ligne ? Je m'entends hurler d'une voix désincarnée. J'entends autre chose. Des sons confus. J'entends la déflagration d'une porte qui vole en éclat. La détonation manque d'achever mon cœur. En proie à une nouvelle panique, je me débats dans tous les sens. Tout se passe très vite. Je sens une agitation autour de moi, ainsi que des craquements de pas sur le parquet. Des pas qui se précipitent dans ma direction. "Maman". Ma conscience s'éveille. Son parfum, son odeur de Jasmin. Non! ce n'est pas elle.
— Maman est là mon amour, je suis là, calme-toi mon petit ange. A la ligne ? Un corps étranger m'embrasse sur le front. Or je ne sais toujours pas où je suis. Son contact m'irrite. Il m'agace. Je ne veux pas être bousculée. Je frémis. Il me redresse avec douceur. Une main caresse ma chevelure humide. La sueur dégouline le long de mon dos. La vapeur s'échappe de mon épiderme par tous les pores et se fixe sur mes dessous trempés. Mes draps n'ont pas eu plus de chance. Une autre main parcourt la surface de mon dos d' un geste tendre, affectueux. Je reconnais cette proximité-là. Son odeur est si marquée. Elle m'apaise aussitôt. Maman a changé son parfum? Je hume à nouveau l'air...Non. Je reconnais cette fragrance agressive... Si dominante. Celle d'un mâle. Elle parvient à (manque un mot: faire ?) refluer la panique en moi. Le matelas se soulève et s'affaisse dans le même temps. Mes paupières refusent de voir naître le jour, mais je suis à présent en territoire connu. Je me sens en sécurité. Ma gorge continue de brûler, mais l'appel de la nature parvient à éteindre les flammes en moi. Ma peur. Tout Près (majuscule à enlever), je palpe des lignes fermes et sculptées. Je reconnais l' empreinte du loup. Je prends une goulée d'air. Ma première véritable bouffée d'oxygène. Mon pouls anesthésié reprend goût à la vie. Il fredonne une jolie chanson. C'est sa façon à lui de me souhaiter un bon retour parmi les vivants. Ma douleur s'atténue, jusqu'à disparaître. Les bras vigoureux de mon frère m'enlacent avec ardeur. Ils me couvent. La chaleur de son corps se diffuse instantanément en moi. Elles m'enveloppent telle une couverture polaire et m'affranchissent définitivement de toute contrainte, de mon incursion tragique. J'ouvre enfin les yeux et rencontre son regard cristallin. Le plus beau qui soit. L'absolu n'a pas de fin. Le soulagement m'envahit. Je libère enfin un soupir...C'était un horrible cauchemar.

Si j'étais toi, je séparerais plus les paragraphes pour aérer un peu le texte, cela le rendra plus lisible.
Bonne journée!!

Voili-voilou, j'espère que ça t'aide un peu.
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Message  nayladream le Mer 6 Mar 2013 - 8:33

Bonjour Globule!
Pour répondre à ton commentaire. Pour aller à la ligne, j'ai encore du mal avec le copié collé. De (open office) au forum, ça crée des irrégularités. Je suis désolé, c'est pas agréable à lire, mais je crois que je rame un peu pour bien présenter mon texte. Je ne sais même pas ce que va donner mon premier chapitre quand je vais devoir le poster.

Pour ce qui est du texte; je l'ai dit plus tôt. Mon prologue est un petit intermède. Il résume en gros son cauchemars. Là j'insiste énormément sur la douleur, parce qu'elle amène un autre sujet plus tard dans le livre ( la fin). Je sais certains pensent que ça peut assommer le lecteur, si vous êtes habitué à avoir de l'action, l'action viendra plus tard, avec d'autres personnages (les loups) par exemple, ou là je ne m'éternise pas sur sa souffrance. Ils ont un langage cru, et jeune, court et concis. Comme la plus part des hommes dans mon récit. Je ne révèle pas l'âge qu'elle a dans ce rêve parce que ce serait vendre la mèche trop tôt. Du coup, je voulais que le lecteur se pose des questions. C'est très centré sur la psychanalyse, je rappelle qu'elle vit, elle explique ses sensations sur le moment. Quand quelqu'un fait un cauchemars, parfois, il a l'impression de tourner en rond, il cherche sans but précis et ne comprends pas bien ce qui se passe autour de lui. Cette approche est un peu trop émotionnelle, mais je voulais que mon texte soit fort dès le début. Les adjectifs ne sont pas là pour alourdir le texte, mais à lui donner une âme. Sans parler du problème de fluidité, mais ça je verrai un peu plus tard, autrement, je ne vais pas avancer dans mon roman.
L'estomac qui tourne, moi je le visualise bien. Quand tu ingurgites de la nourriture, et si ça ne passe pas (nausée), t'a l'impression que ça tourne (machine à laver), je me base sur le ressenti du personnage. C'est une gamine, pas une adulte. Elle dit les choses tels qu'elle les ressent.
Du coup, c'est vrai qu'il est difficile de donner un avis sur un ci court récit. Le reste de mon roman est plus épuré, il est plus posé. Mais le prologue, je voulais vraiment garder ce côté obsessionnel de la gamine, c'est un CHOC pour elle, du coup, elle rumine, ressasse. Mais c'est vrai qu'on aime où on aime pas.
Merci beaucoup pour ton commentaire Very Happy. C'est toujours utile de se remettre en question.


Dernière édition par nayladream le Mer 6 Mar 2013 - 12:08, édité 1 fois
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Re: Commentaires "Identité"

Message  MémoireDuTemps le Mer 6 Mar 2013 - 11:15

Spoiler:
nayladream a écrit:

— Maman! Un point d’exclamation doit être précédé d’un
espace insécable (généré par le traitement de texte d’ailleurs) afin que lors
d’un passage à la ligne il n’apparaisse pas comme premier caractère.




un sanglot sonore m'échappe Un paragraphe commence toujours par une
majuscule



— Maman, s'il te plaît...


Je ne veux pas que tu partes! Je la
supplie. Des larmes chaudes glissent sur mon visage de chérubin et brûlent ma
peau. Je renifle, retroussant mes narines, mon regard fixe la silhouette
élancée de ma mère. Mes petits poings frottent mes paupières fragiles, rougies
par les larmoiements. Ma petite voix peine à sortir. Ma gorge devient si
douloureuse que les mots restent bloqués. Le chagrin me submerge en réalisant
avec horreur,
virgule inutile ce qui était sur le
point de se produire. La perte inévitable. Ce manque atroce qui commence à se
faire sentir en moi. Mon petit estomac tourne tel un rouleau compresseur image un peu
étonnante, mais pourquoi pas ?
, il menace de rompre, à tout
instant.



—Maman un cadratin est toujours suivi d’une espace
insécable
, s'il te plaît! Ne me laisse pas... Je ne eux pas que tu me
quittes!
Si un dialogue s’interrompt il faut aller à la
ligne sauf si c’est une incise (qui précise qui parle, ou qui ajoute des
éléments de compréhension)
un
son aigu m'échappe, perçant, et déchirant l'air. Un son déformé par la douleur
que me cause le départ précipité de ma maman répétition de ce mot… qu’il soit répétitif au niveau
dialogue, oui, mais qu’il
apparaisse trop souvent dans la rédaction du texte non
.
Le malheur qui était sur le point de s'abattre sur moi. Moi, qui ne suis qu'une
enfant. Une boule se forme au fond de ma gorge. Je n'ai jamais pleuré. Jamais
été triste. Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi atroce. Mes petites
lèvres remuent dans le vide, parce qu'elles ne peuvent plus rien exprimer. un point n’est pas précédé d’un espace mais
doit être suivi d’un espace
Mon angoisse s'accroît. Je contemple
celle qui est sur le point de me briser le cœur.



Impuissante, défaite et
si...désillusionnée. Pourtant une virgule manque j'ai beaucoup rêvé, j'ai rêvé de belles
choses, je rêve énormément de ma maman, lorsqu'elle me borde dans mon lit
chaque soir, lorsqu'elle rit en me voyant tomber, lorsqu'elle s'émerveille
devant ma petite bouille d'enfant. Mais jamais rien de semblable à aujourd'hui, pas de virgule ici ne
s'est produit dans mes rêves. Jamais je n'aurai pensé qu'un jour, j'allais
devoir souffrir de son départ. La douleur creuse un profond sillon dans ma chair et se
faufile pour s'imprimer dans mes os♥♥♥
. Mon cœur meurtri peine à
garder son rythme. J'ai si mal, comment faire pour éteindre cette douleur? Elle
ne me quitte plus. Je sens l'heure de notre séparation proche. Je la sens me
quitter peu à peu et crever ma bulle confortable. Je la sens trancher nos
liens. Mais que puis-je faire? Idem que pour ! et les "…" comme le point
->



Puis...Le
drame se produit sous mes yeux. Trop petits pour livrer leur déception.



Trop sensibles pour émettre une
protestation. Trop dociles pour supporter le poids de son éloignement. I je n’ai pas
compris que tu parlais des yeux en première lecture… je pense que pour que ça
passe d’un coup, tu devrais commencer par "qous mes yeux. Ils sont trop
petits… ; trop sensibles… ; trop dociles… "



Elle me quitte! Je le réalise enfin. Comme si
jusque là, tout n'était qu'une épreuve et que je venais subitement de me
réveiller. La douleur frappe encore, et encore, plus forte à chaque seconde qui
s' écoule comme un acide brûlant dans mes veines. Plus intense, comme si
j'allais me scinder en des milliers de fragments. Je me noie sous le chagrin, à
mesure que les courbes magnifiques de ma maman se dissipent dans la brume
épaisse, au loin, toujours plus loin. Non! Attention on commence un dialogue comme un paragraphe dont
le premier caractère est — suivi d’un espace et si le texte n’est pas une
incise on va à la ligne (possible que cela vienne de l’affichage du forum, ne
pas "fermer les balises " et donc pas de
A à droite de la ligne de commande pour faire un
copier coller)
Je parviens à articuler un son étranglé, au bord d'un
gouffre sans fond. Les larmes inondent
mon visage. Maman! Ne pars pas! Je t'en prie ne me laisse pas toute seule! Je ferai tout ce que tu voudras. Je ravale mes larmes et ouvre à nouveau ma bouche en
forme de cœur, un cœur qui tremble, et même si le courage semble m'avoir abandonné un e faute d’accord , je me force à parle. Je...Je...vais être sage M'man. Je te le promets. J' essuie d'un revers de main mon visage trempé et
mon nez qui coule. Ma mère me présente toujours son dos, hors de ma portée. Je
distingue à peine ses courbes magnifiques. Les lignes se confondent dans
l'obscurité
pas d’accent sur
le u
peut-être est-ce ma vision brouillée qui me fait défaut.Maman un blanc après le . reste sourde à mes protestations.
Ma plainte ne l'a même pas ébranlée. Elle est ici, sans être réellement là. Je sens
encore sa présence, sans vraiment la sentir répétition gênante. . Elle ne me répond pas. Seul le
silence trouve écho en moi. Il m'écrase de tout son poids, et je ne peux plus
respirer. Il me laisse creuse, vide de l'intérieur. Reviens! Je hurle une virgule manque désespérée en tapant du pied. Un caprice importun sans
doute. Mais je ne disposais d'aucune arme efficace pour la faire réagir. Mon corps
tremblant s'élance et trotte vers elle ♥♥♥
. Il espère la retenir.
Mais je sais que mes petites mains sont trop courtes pour l'atteindre. Mes
jambes trop petites pour me porter jusqu'à elle. Ma vitesse, insuffisante. Elle
continue de s'éloigner. Et bientôt, elle sera hors de ma portée de vue. Ma
conscience s'anime et mon esprit s'immobilise. Il est incapable d'accepter sa
décision, elle ne peut tout simplement pas me quitter et disparaitre. Non, elle
doit
m'écouter. Je dois répétition gênante trouver le moyen de lui faire entendre
raison. Je ne peux tout simplement pas me résoudre à la laisser filer. Mais au
moment où je m'arrête sur cette décision, mes forces m'abandonnent. Mes genoux
cèdent et mes larmes glissent sur ma chair boursoufflée. J'ai l'impression que
si je la touche, elle risque de se déchirer. Bientôt, j'aurai épuisé toutes mes
réserves de larmes. Je me sens si seule et désemparée. Comment puis-je parer à
ce manque?
Comment vais-je m'en sortir? Comment puis-je la dissuader de partir? Je me
sens incapable de m'arrêter. Quelque chose, se fissure en moi. Une brèche qui
continue de creuser la profondeur de mon âme. Je sais que je ne serais
ton texte étant
au présent, serai est au futur, non au conditionnel (si tu passes à la seconde
personne "tu sais que tu ne serais" ne va pas, non ? alors que
"tu sais que tu ne seras" passe, à moins que tu veuilles suggérer que
finalement ça ne s’est pas passé
plus
la même après ça. Je ne serais plus cette petite fille triste et
abandonnée. Alors qu'un torrent de larmes se forme sous mes petits doigts de
pieds nus, "Terreur" s'invite et possède mon âme. Je frissonne, non
pas de froid, mais d'un effroi terrible qui paralyse mes membres et gèle ma
conscience ♥♥♥
. Je m'abîme dans les ténèbres profondes et
inapprivoisées. Tout autour de moi, me fait peur. J'ai perdue cette chaleur
familière dans laquelle j'avais été bercée depuis l'enfance. Les cloisons du
néant se referment sur mon passage, un étau étroit qui comprime ma cage
thoracique. Comment puis-je en sortir? Comment trouver la lumière? Je ne suis
qu'une enfant bon sang! "bon sang" étonne dans la bouche d’une enfant, pas
idéal
Maman était censée me protéger? Or, Maman s'éloigne. Pourquoi? Son
essence commence à se dissiper. Elle m'échappe, je ne perçois plus sa présence.
Mon désarroi est total.



D’abord, un petit problème, je n’ai pas lu la dernière version ayant déjà copié le texte… donc les remarques sur les sauts ne sont pas toutes justifiées maintenant. Par contre j’ai vérifié que les fautes que j’ai remarquées sont toujours là. Il y en avait peu et là encore moins.

C’est un texte fort qui donne envie d’en savoir plus, et de ce point de vue l’objectif est atteint. Non seulement le fond du texte retransmet une situation terrifiante pour un enfant mais la forme elle-même accentue le drame. Le choix de la première personne (j’aime beaucoup écrire ainsi, c’est un excellent moyen d’aider le lecteur à entrer dans ton monde si c’est ton désir et bien sûr si c’est réussi) est donc très bien utilisée, le choix du présent aussi ("L’étranger" de Camus est justement écrit à la première personne du présent et c’est LA référence de ce point de vue) accentue le côté dramatique.
C’est un texte qui a du potentiel et mérite d’être amélioré, il la été sur cette seconde version, mais il peut encore l’être.
Par contre, tu as ajouté une fin, donc cela modifie et donc finalement le conditionnel peut se justifier, même si je préfère un futur.
Mon premier sentiment négatif, mais je relirai la prochaine version et il sera sans doute différent, est ce sentiment un peu répétitif, quoique si on le lit avec attention, il y a bien une évolution de la situation. Ce côté est sensible, car tu ne varies pas encore assez les termes utilisés, tu n’aères aussi pas suffisamment ton texte. La force du texte provient de phrases très fortes soulignées de vert, du sentiment d’angoisse de l’enfant, pas encore des seuls mots, car certains méritent d’être mieux choisis, et non répétés.

Par exemple :
"Je sens sa présence, sans vraiment la sentir" ainsi dite le second sentir m’a fait penser à son parfum… je me demande si c’est cela que tu veux dire…si tu remplaces le premier sens par par exemple deviner, le second sentir sera plus net, je penserai à la sensation… ou si tu laisses sens mais que le second devient ressentir là aussi je penserai sensation.
C’est par des petits détails qu’on améliore un texte et sa force. Surtout que c’est ton début, or le premier mot, la première (et la dernière) phrase d’un roman, le premier paragraphe, le premier chapitre (ou le prologue) sont les plus importants, c’est ce qui fait que tu prépares, tu mets dans l’ambiance ton lecteur (ou le satisfait par la dernière phrase) et bien souvent, c’est ce qui conditionne le comité de lecture.
Un autre défaut est la ponctuation, j’en ai relevé certaines, c’est ce qui permet d’orienter le lecteur et aussi la typographie à respecter.
Je relirai ton texte dans ses nouvelles versions, je suis persuadée qu’il me plaira encore plus ☺

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Message  nayladream le Mer 6 Mar 2013 - 12:05

Merci pour ce commentaire. Je ne peux que l'améliorer avec tous ces conseils. Du coup, je vais retravailler le prologue et l'écourter pour le rendre percutant. Éviter les répétitions, mais je crois que tu as saisi où je voulais en venir. Attiser la curiosité du lecteur. Même si je fais encore beaucoup de faute. Il faut savoir que j'ai écrit ce prologue en une heure, après avoir terminé mon dixième chapitre. Donc du coup, je ne savais pas trop ce que ça allait donner, mais j'avais une certaine idée d'où je voulais emmener le lecteur.

ponctuation: Je m'excuse d'avance pour vos yeux, mais c'est un terrible défaut que j'ai. Je n'arrive pas à stopper une phrase. Je crois que les premières bases à l'école sont essentiels. Je vais devoir travailler la dessus sérieusement. Merci pour le conseil.
à tous. ça m'aide. study
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Re: Commentaires "Identité"

Message  globule le Lun 11 Mar 2013 - 20:32

Coucou,
J'ai lu ta nouvelle version, c'est beaucoup mieux, plus fluide, "ça glisse tout seul".

Quelques fautes d'orthographe subsistent cependant, et aussi des choses qui m'ont gêné dans la concordance des temps (sur ce coup là je suis moins sûre de moi): en fait tu écris tout au présent, mais parfois il y a de l'imparfait au milieu, on ne sait pas pourquoi. Ça paraîtrait plus logique si tu décrivais toutes les actions au passé simples et les descriptions à l'imparfait du coup, mais là c'est au présent, donc...
(oui je sais, ce n'est pas très clair)
Voilà, en tout cas, tu as bien amélioré ton texte.

Spoiler:


Prologue
— Maman. un sanglot sonore m'échappe.
— Maman, s'il te plaît...Je ne veux pas que tu partes! Je la supplie. Les larmes
chaudes glissent sur mon visage de chérubin. Ils brûlent ma peau. Je plisse mon
nez, mon regard accroche la silhouette de ma maman. Mes petits poings frottent
mes paupières; (pourquoi un point-virgule?) rougies par les larmoiements. Ma gorge devient douloureuse. Le chagrin me submerge en réalisant avec horreur la perte inévitable. Ce manque
atroce qui commence à se faire sentir en moi. Je n'ai jamais pleuré. Jamais été
triste. Je n'ai jamais ressentie quelque chose d'aussi atroce. Mes petites lèvres
remuent dans le vide, parce qu'elles ne peuvent plus rien exprimer. Mon angoisse
s'accroît. Je contemple, impuissante, celle qui est sur le point de me briser le
coeur. La douleur creuse un profond sillon dans ma chair et se faufile pour
s'imprimer dans mes os. Mon coeur meurtri peine à garder son rythme. J'ai si
mal. Comment faire pour faire taire cette douleur? Je ne suis qu'une enfant, je ne
connais pas cette émotion. Je la voie (vois) crever ma bulle confortable. Celle qui m'a
bercée depuis l'enfance. Mais que puis-je faire? Mes yeux obscurcis témoignent
au loin, de son départ. Maman me quitte!
Je tressaille. comme si jusque-là, tout n'était qu'une épreuve et que je venais
subitement de me réveiller. La douleur frappe encore et encore, plus forte à
chaque seconde qui s' écoule comme un acide brûlant dans mes veines. Je me
noie sous le chagrin, à mesure que le portrait de celle qui m'a donnée (donné) vie se
dissipe dans la brume épaisse, au loin, toujours plus loin.
—Non! Je parviens à articuler un son étranglé. Les larmes inondent mon visage.
—Maman! Ne pars pas! Je t'en prie, ne me laisse pas toute seule. Je ferai tout ce
que tu voudras. Je ravale mes larmes et ouvre à nouveau ma bouche en forme de
coeur, un coeur qui tremble, et même si le courage semble m'avoir abandonné, je
me force à parler.
— Je...Je...vais être sage Je te le promets. J' essuie d'un revers de main mon
visage et mon nez qui coule. Ma mère me tournait (pourquoi un imparfait? Le présent me semblerait plus cohérent) le dos. Les lignes se confondent dans l'obscurité où peut-être étais-ce (idem, plutôt au présent) ma vision qui me faisait (idem)défaut.
Mais elle reste sourde à mes protestations, (manque une virgule) à mon plus grand désarroi. Elle ne me
répond pas. Seul le silence trouve écho en moi. Il m'écrase de tout son poids. Il
me laisse creuse, vide de l'intérieur.
—Reviens! Je hurle désespérée en tapant du pied. Je ne dispose d'aucune arme
efficace pour la faire réagir. Mon corps s'élance et trotte vers elle. Il espère la
retenir mais bientôt, l'épuisement a raison de moi. Ma conscience s'anime et mon
esprit s'immobilise. Il est incapable d'accepter sa décision. Comment vais-je m'en
sortir? Comment puis-je la dissuader de partir? Quelque chose se brise en moi. Je
sais que je ne serais (au futur= serai) plus la même après ça. Je ne serais (=serai) plus cette petite fille triste et abandonnée. Alors qu'un torrent de larmes se forme sous mes petits doigts de
pieds nus, "Terreur" s'invite et possède mon âme. Je frissonne, non pas de froid,
mais d'un effroi terrible qui paralyse mes membres et gèle ma conscience. Je
m'abîme dans les ténèbres profondes et inapprivoisées. Tout devient si terrifiant
à mes yeux. J'ai perdue (=perdu)cette chaleur familière. Les cloisons du néant se
referment sur mon passage et comprime (=compriment) ma cage thoracique sans jamais trouver
d'échappatoire, seules les larmes m'accordent cette petite délivrance que mon
âme d'enfant réclame. Comment trouver la lumière? N'était-ce (au présent= N'est-ce) pas le devoir
d'une mère de protéger sa progéniture, sa chair, son sang? Est-ce le sort que
réserve toute maman à son enfant? J'enfouis ma tête et me laisse aller. Mes pieds
se dérobent sous moi. Un cri percent retentit et résonne en écho dans l’obscurité.
Celui d'un enfant. Je me rends compte que c'est le mien. Les questions se
bousculent dans ma tête. Qui prendra soin de moi? Que vais-je devenir? Quel
acte répréhensible ai-je commis? Le destin ne peut-il être plus cruel? Une rage
inexprimable m'emporte dans ses flots. Je me redresse sur mes petites pattes
hésitantes et la poursuis. J'entreprends quelques pas dans cette nébulosité qui ne
semble souffrir d'aucune limite. Aussi Impérieuse qu'inépuisable. Abandonnée
comme mon coeur mort. Je progresse, aveugle, je tâte le vide de mes mains.
L'angoisse m'embrasse fougueusement avec sa large gueule. Elle me dévore. Ma
mère n'était (présent= n'est) visible nulle part. Je suffoque. Mon corps se convulse, mais je
parviens tant bien que mal à garder le cap et à repousser les ténèbres. Après
quelques mètres boiteux, mon corps en transe.
Elle a fuit (=fui) ma proximité comme on fuit la peste.
"Non Soüra je suis là". "Je serai toujours là mon enfant".
Cette voix m'était (=m'est) familière mais demeurait inaccessible.
Je hurle de toute mes forces en sifflant toutes les réserves contenues dans mes
poumons.
—Maman...Maman....Maman.
J' aboutie (=aboutis) enfin quelque part, mais je manquais (au présent=manque) désespérément d'air...
— Maman. Je m'entends hurler d'une voix désincarnée. J'entends autre chose.
Des sons confus. J'entends la déflagration d'une porte qui vole en éclat. En proie
à une nouvelle panique, je me débats dans tous les sens. Tout se passe très vite.
Je sens une agitation autour de moi, ainsi que des craquements de pas sur le
parquet. Des pas qui se précipitent dans ma direction. "Maman". Ma conscience
s'éveille. Son parfum, son odeur de Jasmin (pas de majuscule au nom des plantes, sauf si c'est le nom latin, dans ce cas là tu dois la mettre en italique; mais peut-être est-ce le nom d'un parfum? Dans ce cas là ça se justifie). Non! ce n'est pas elle.
— Maman est là mon amour, je suis là, calme-toi mon petit ange.
Un corps étranger m'embrasse sur le front. Son contact m'irrite. Je frémis. Il me
redresse avec douceur. Une main caresse ma chevelure humide. La sueur
dégouline le long de mon dos. La vapeur continue de s'échapper de mon
épiderme et se fixe sur mes dessous. J'avais (au présent: j'ai) l'impression de baigner dans une
mare d'eau. Tous mes draps étaient (sont) trempés. Une autre main parcourt la surface
de mon dos d' un geste affectueux. Je reconnais cette proximité-là. Son odeur
était (est) si marquée. Elle m'apaise aussitôt. Je prends ma première goulée d'air et
hume l'odeur du mâle. Elle parvient à refluer la panique en moi. Mon pouls
anesthésié reprend goût à la vie. Le matelas se soulève et s'affaisse dans le même
temps. Mes paupières refusent de voir naître le jour, mais je suis à présent en
territoire connu. Je me sens en sécurité. Tout Près, je palpe des lignes fermes et
sculptées. Je reconnais l' empreinte du loup. Ma douleur s'atténue, jusqu'à
disparaître après avoir recommencer à respirer. Les bras vigoureux de mon frère
m'enlacent avec ardeur. Il m'enveloppe telle une couverture polaire et la chaleur
se diffuse instantanément en moi. Elle m'affranchit définitivement de toute
contrainte et chasse mon incursion tragique. J'ouvre enfin les yeux et rencontre
son regard cristallin. Le plus beau qui soit. Je libère enfin un soupir...C'était un horrible cauchemar.
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Message  nayladream le Mar 12 Mar 2013 - 9:23

Bonjour Globule!
Même après avoir posté la nouvelle version de mon prologue, j'ai continué à travailler dessus toute cette semaine (quand j'ai pu trouver du temps). Les erreurs persistent et les fautes d'orthographes aussi, j'ai oublié de corriger certains mot.
Pour ce qui est du temps, c'est un choix délibéré. Je décris un cauchemar et la petite fille vit le moment à chaque instant, je l'ai expliqué plus tôt, le choix d'impliquer le lecteur ici (pour la disparition d'un être cher).
L'imparfait est un oubli de ma part (il faut savoir que je travaille la correction mais en même temps j'essaye d'avancer sur mes chapitres, du coup ça ralenti un peu ma progression pour le coup pour nettoyer tous ça), en fait j'essaye de prendre en compte commentaire par commentaire pour voir ce que j'ai oublié. Donc c'est vrai, je n'ai pas tout corrigé puisque j'ai essayé dans un premier temps d'aérer mon texte pour le rendre plus clair et moins fouillis. Je m'attaque aujourd'hui aux petites fautes d'inattention promis! Very Happy
Autre chose:
je ne serais (au futur= serai) plus la même après ça. Je ne serais (=serai)
C'est un choix la aussi où je conjugue mes verbes au présent du conditionnel. Il faut savoir que c'est la fille qui parle. Je suis d'accord pour l'imparfait (bien qu'on peut aussi l'utiliser dans un texte au présent quand le personnage fait appel à sa mémoire, donc il évoque le passé sur le moment présent), je ne sais pas si tu me comprends? Il se peut que je me trompe, mais je le vois de ce point de vue.
Autre point: écrire mon histoire à l'imparfait et au passé simple ne branche pas plus que ça. (J'ai un peu flashé sur le livre "Hunger game" et le récit est au présent, et du coup l'écrire au présent rend l'histoire vivante, prenante) je l’espère en tout cas. Normalement j'ai moins de mal avec les temps quand j'écris, après je peux toujours me tromper, je me remets tout le temps en question alors tu peux y aller, il n'y a pas de problème.
Je pense présenter le chapitre 1 et deux cette semaine, j'essaye de le nettoyer au max des fautes qui peuvent être éviter. Merci pour tes remarques, je vais m'y coller... I love you
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Message  Pacô le Mar 12 Mar 2013 - 11:51

Attention, pour les temps cependant :
=> tu ne peux pas mélanger présent et imparfait dans un même texte si la situation est sur la même temporalité. Or ici, il semblerait que ce soit le cas :
J' essuie d'un revers de main mon visage et mon nez qui coule. Ma mère me tournait le dos. Les lignes se confondent dans l'obscurité où peut-être étais-ce ma vision qui me faisait défaut.
L'action de s'essuyer est sur la même temporalité que l'action de la mère qui tourne le dos. Tu dois obligatoirement mettre un temps du présent.

=> tu ne peux pas mettre un conditionnel dans une phrase qui suggère la vérité absolue, notamment celle qui commence par "je sais que". Cela induit qu'il n'y a qu'une seule possibilité, c'est-à-dire aucune autre condition. Or le conditionnel repose justement sur un système de plusieurs conditions.
Il faut donc :
Je sais que je ne serai plus la même après ça. Je ne serai plus cette petite fille triste et abandonnée.

Voilà, c'était ma petite intervention au niveau de l'orthographe et les conjugaisons ^^".

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
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recorrigé

Message  nayladream le Mar 12 Mar 2013 - 12:56

Pour la première remarque c'était encore un oubli de ma part, la deuxième, je viens de corriger.
Merci Embarassed
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Message  MémoireDuTemps le Mar 12 Mar 2013 - 12:58

Oui, Pacô, tu as raison, une des difficultés du français est cet accord des temps et bien sûr une des difficultés de l'écriture à la première personne puisque phonétiquement assez proche dans certains verbes.

C'est d'abord une question de choix de l'auteur.

Et aussi, AMHA (à mon humble avis) aussi parfois un choix troublant si tu écris un texte au passé et à la première personne : cela suppose que le narrateur a survécu...

Pour en revenir au temps principal d'une histoire, l'avantage du présent est d'avoir une plus grande variété de choix : passé - futur - conditionnel - imparfait et même plus encore ☺ et le narrateur peut mourir à la fin peinard sans que cela choque ☺
Le passé est souvent une difficulté pour ceux qui ne maîtrisent pas bien les accords de cohérence des temps : j'ai effectué plusieurs centaines de bêta-lecture et je dois dire que souvent je me contente de relever sur le commentaire général un non respect des contraintes, car corriger dans le détail un texte non maîtrisé écrit ainsi double ou plus le temps de correction... je ne suis pas une pro de la correction et je pense que c'est à l'auteur de faire ce cheminement.

Une aide intuitive : si on est à la première personne, passer à une autre personne de conjugaison, cela aide souvent

Et enfin, si vous voulez, moi j'ai écrit une nouvelle parfaite pour s'arracher les cheveux à ce sujet ici http://imperialdreamer.forumsline.com/t3597-le-quai-sf-version-4-tt-public-urgent#84770
un voyage dans le temps conté de manière antéchronologique au présent où la narratrice raconte son passé, mais où parfois ce qu'elle voit est le passé qu'il faut commenter au futur de ce passé et quand elle sera arrivée à destination son futur sera aussi son passé... à moins que finalement le futur ait changé de son passé parce que...

__________________________________
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Message  nayladream le Mar 12 Mar 2013 - 13:23

Le prologue est une partie de son passé, mais elle le raconte au présent, elle revit un moment de sa vie qui eu lieu au passé, de toute façon tant que je n'ai pas posté d'autres chapitres, ça reste assez confus. Mais je précise bien à la fin qu'elle était en train de faire un cauchemar. Mais mémoire a bien mis le doigt sur ce que je voulais exprimer en utilisant le temps du "présent".
Du coup, après nettoyage (et je suis sûre que j'ai du oublier quelques truc encore), je me dis que je n'ai pas été très sympa avec vous, je vous ai présenté un véritable torchon Smile .
Merci à tous pour votre aide utile I love you
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Re: Commentaires "Identité"

Message  globule le Mar 12 Mar 2013 - 16:55

Excuse-moi, je me suis mal exprimée,
le présent ne me choque pas du tout, au contrairej'aime bien car comme tu l'as dit ça augmente la "présence" du texte, son dynamisme.
Ce qui me gênait c'était simplement que tu mettes de l'imparfait au milieu (ce qui aurait été possible si tu avais écrit la plupart des actions au passé simple, et les moments rapportés à l'imparfait).
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Message  nayladream le Mar 12 Mar 2013 - 18:54

Bonsoir Globule! Very Happy
J'avais compris, t'inquiète pas, d'ailleurs je suis parti corriger tout de suite après, c'était un oubli de ma part. Et pour le présent du conditionnel, ta remarque était correct aussi. Parfois tu es tellement pris par ton texte que tu ne vois pas les erreurs les plus visibles Wink . J'expliquais juste mon choix pour faire intervenir le présent dans mon histoire en haut parce que tu m'avais posé la question. Very Happy
Merci pour ta correction, elle m'a été très utile... I-Dey
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Re: Commentaires "Identité"

Message  MémoireDuTemps le Dim 17 Mar 2013 - 17:33

J’ai bêta-lu jusqu’au réveil. Certaines erreurs se reproduisent. Quelques fautes et quelques faiblesses sur les adverbes en "ment", être et avoir trop souvent conjugués seuls.
Ton début de chapitre est fort, parlant, pourquoi en rajouter ?
Le plus : fort, très lisible
Le moins : plus tu varies tes mots, tes expressions, plus tu donneras de la force sans utiliser d’artifices qui alourdissent.
Spoiler:
nayladream a écrit:
Chapitre premier
Du côté de Gwenaëlle

Si le désespoir peut causer la mort, je serais virgule à l'heure qu'il est, ensevelie six pieds sous terre à subvenir aux besoins des vers et des asticots.
J'avale la goulée d'air précieuse que mes poumons me réclament et me dis que j'ai bon espoir de ne pas sombrer dans la dépression, j'affirme avec certitude que je n'ai pas à m’inquiéter tout de suite de mes funérailles.
Je cligne des yeux, étendue sur mon lit depuis presque une éternité. Mon regard fixe le plafond.
Je rumine ma « malédiction chronique » dans ma tête. Je l'ai identifiée ainsi puisque mon psychologue régulier ne parvient pas mieux à la nommer. Selon sa brillante analyse, ces épisodes épileptiques remontent à ma plus tendre enfance, ils traduisent les angoisses que j'ai pu éprouvées à un moment précis dans ma vie. Un message que mon subconscient tente de me délivrer. Il ne doit pas vraiment m'apprécier, à croire qu'il s'acharne sur moi sans raison apparente. Je crains à tout moment de fermer l’œil ou de m'assoupir et revivre ces malheurs qui portent atteinte à mon sommeil. Quelque fois c'est vraiment pénible. Nous devrons travailler encore ensemble pour découvrir ce qui est à l'origine de ma léthargie.
Chaque nuit, je me réveille avec l' pas d’espace impression d'avoir échappé à la mort. D'après Monsieur Wellington, un événement marquant s'est produit dans ma vie. Je ne saurais vous dire quand ni de quoi il s'agit, je ne garde aucun souvenir de mon enfance.
Ma mère, madame Walther, s'assure que je ne manque aucune de ses séances. Si je m’absente une après-midi de cours, ce n'est pas dramatique, mais une séance chez mon psychologue et je suis sûre d'écoper d'un châtiment sévère espace insécable : les tâches ménagères par exemple.
Je soupçonne Madame Walther d'en rajouter un peu. C'est vrai, tout le monde fait des cauchemars. Tomber du haut d'une falaise; un monstre vous poursuit jusqu'à ce qu'il se cache sous votre lit pour revenir vous hanter la nuit suivante; la perte d'un être cher; ma mère dramatise trop les choses.
Mes parents dépensent des fortunes chez cet escroc, comme s'il possédait la solution miracle. S'il l'avait trouvée, les séances ne s'éterniseraient pas jusque-là espace insécable ; je serai guérie. Malheureusement pour moi, je ne peux pas lui dissimuler mes crises d'angoisses. Et ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas tant la réaction de ma mère mais celle de Jordan, mon frère aîné. J'ai l'impression de lui transmettre mon propre fardeau. Je ne supporte pas d' pas d’espace assombrir son âme. Jordan est sur-protecteur pas de tiret avec moi. Ses réactions sont parfois excessives et totalement disproportionnées dès que je suis concernée. J'ai l'étrange sentiment de devoir constamment le ménager. Pour lui, et uniquement dans ce but, je fais l'effort de poursuivre mes séances chez le médecin légiste, et le laisse donc se mêler de ce qui ne le regarde pas.
J'exagère un peu parce que je ne fais pas que lui débiter ma misérable vie. Je m'occupe violemment l'esprit également, avec... Kayden. attention 5 adverbes en "ment" sur les toutes dernières phrases, : le premier "totalement " est inutile "constamment" "uniquement" "également" ont des synonymes, seul "violemment" est justifié
Oui, « violent » est le mot juste. Une simple réaction en chaîne qui n'est autre que le fruit de l’ébullition de mes hormones, et que mon corps d'adolescente assume très bien.
Dès que mon esprit l'invoque à lui...
À vrai dire, je ne peux affirmer n'avoir jamais eu de visions agréables...
Mes lèvres s'incurvent d'un sourire lorsque j'aborde le premier chapitre de mon roman, chaque page qui lui est dédiée, est une précieuse gravure inscrite dans ma mémoire, et si je m'attarde sur le prochain chapitre, j'anéantirai à coup sûr ma résolution de me lever de ce nid douillet.
Je rappelle mes sensations à l'ordre et par chance, cela fonctionne.
Ma carcasse rouillée à pas d’accent et puis évite autant que possible être ou avoir conjugués seuls, ici utilise donc tendre ou mieux un de ses synonymes comme se raidir ou tirailler … tendance à caler par moments, mais aujourd'hui, elle a décidé d' y mettre un peu du sien. Je fournis un dernier effort et la secoue. Je m'extirpe de mes draps, Je m'étire longuement attention adverbe en "ment" "longuement" n’est pas vraiment utile et a des synonymes et me contorsionne tout le long de mon corps. Je soulage mes articulations endolories. J'ai comme l’impression d'avoir couru un quatre cent mètres la veille sans m'arrêter pour souffler. Ma nuit a été particulièrement attention adverbe en "ment" "particulièement" a des synonymes par exemple "très" si simple à dire ou "fort" courte et difficile, mon corps a gardé quelques marques.

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Message  nayladream le Dim 17 Mar 2013 - 18:17

Mad Et pourtant, j'ai lu et relu...sans jamais faire attention à ces satanés adverbes...Je vais retravailler ça.
(Je crois que je n'ai pas du faire attention confused)
Merci Mémoire, j'y retourne...
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Dim 17 Mar 2013 - 18:49

Yep !

Je viens de lire ton prologue, vu que tu as apporté des corrections et constaté qu'il y avait encore des choses à dire. Je pense qu'il faut vraiment que tu poses la question sur chaque phrase, que tu juges de la pertinence de chaque information. Peut-être que tu connais trop ton texte pour voir ce qui ne va pas. Peut-être que tu devrais d'abord terminer le premier jet, prendre du recul, et n'entamer les corrections que lorsque tu auras en partie "oublié" ton histoire. L'auteur est attaché à chacun de ses mots qu'il a mis au monde quelquefois dans la douleur ; il est donc difficile de trancher dans le vif.

Je te donne un exemple :
― Maman !
Un sanglot m'échappe.
― S'il te plaît ! Je ne veux pas que tu partes ! je la supplie.
Sur le coup, j'ai cru que "je la supplie" faisait partie du dialogue. Ici, tu pourrais écrire "la supplie-je". Tu pourrais même, si cette forme ne te plaît pas, l'enlever du dialogue et placer l'information avant : "Un sanglot m'échappe. Je la supplie."
Si tu réfléchis, tu t'aperçois que cette phrase "je la supplie" fait doublon avec "s'il te plaît". Tu peux alors en déduire que la suppression de l'une ou l'autre information n'altèrera pas la compréhension du texte.

Une autre :
Les larmes chaudes glissent sur mon visage de chérubin.
Les larmes sont rarement froides. L'information "chaude" n'est donc pas utile.
Mes petits poings frottent mes paupières rougies par les larmoiements.
On sait qu'elle pleure, il n'est donc pas utile de rajouter "par les larmoiements" à la fin de la phrase. Non seulement tu as été obligée de trouver un autre mot pour ne pas répéter larmes, mais en plus ça se voit. C'est ce que je me suis dit quand j'ai lu.

Tu as aussi quelques problèmes de ponctuation et de fautes qui traînent encore. Il faudra faire relire ton texte à la toute fin.
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Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Dim 17 Mar 2013 - 19:28

Bonsoir Azule !
Merci pour ton commentaire Very Happy, effectivement, il y a encore des choses à travailler malgré le nettoyage à sec que j'ai mené ! Very Happy
En fait le truc, c'est que je crains qu'à force d'y retirer des choses, il perd un peu de sa force, où mon style carrément... Je suis tout le temps dans le doute.
Je me trompe peut être, et je suis là pour apprendre c'est clair. Je vais prendre tes conseils à lettre et me faire oublier de mon texte un moment, je verrai ce que ça va donner... (et aussi réfléchir aux fautes )
Par contre "larmes chaudes" je le précise avec "brulent mon visage" dans la même phrase.
c'est sûre je suis trop dedans pour pouvoir avoir les idées clairs.
Merci encore d'y avoir consacré du temps I love you
Ps: j'ai lu le début de ton roman aujourd'hui (où est le reste?)
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Dim 17 Mar 2013 - 20:04

En fait le truc, c'est que je crains qu'à force d'y retirer des choses, il perd un peu de sa force
C'est tout le contraire, l'inutile lui fait perdre de la force. Tes adverbes et tes adjectifs à foison ne sont là que pour te rassurer parce que tu as peur de ne pas faire passer assez bien ce que tu as à dire C'est une erreur, plus tu es claire et concise, plus tu as de chances de te faire comprendre. Et plus tard peut-être tu pourras en rajouter Wink
Après, je ne détiens pas la science infuse, je te fais juste part de ma modeste expérience. Ce que je dis n'est donc pas à prendre au pied de la lettre, mais doit te servir de départ de réflexion. À toi de voir si ce que j'avance est pertinent, si ça te parle. Et n'aie aucune crainte, tu as plus à y gagner, au point de vue style, qu'à y perdre.

Ps: j'ai lu le début de ton roman aujourd'hui (où est le reste?)
Le premier jet de mon roman est achevé et la première relecture aussi. J'attends la bêta d'une amie correctrice pour entamer la troisième relecture. Je n'ai posé que le début du premier chapitre ici.
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Message  nayladream le Dim 17 Mar 2013 - 20:50

Merci encore pour la correction, je suis encore trop accro à mes défauts Sad pour les voir, mais je vais suivre les conseils. Et je vais un peu décrocher du roman aussi, sinon je vais faire une overdose de travail Laughing
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Shangry le Mer 20 Mar 2013 - 12:40

Corrections et mon avis à la fin

― Maman ! Je ne veux pas que tu partes, la supplie-je *essaye "supplié-je" ou "... tu partes ! retour ligne, Je supplie. Les larmes...
Les
larmes glissent sur mon visage . Mes yeux se plissent alors que
j'accroche la silhouette de ma mère. Mes petits poings frottent mes
paupières irritées. Le chagrin me submerge. Je réalise avec horreur, la
perte inévitable.et moi la virgule évitable Wink
Je n'ai jamais pleuré, ni été triste.*Une fillette qui ne pleure jamais, ça me surprend un peu... A la rigueur tu pourrais essayer "je n'ai jamais été aussi triste". le répétition de jamais n'est ici pas redondante à mon sens* Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi atroce.
Mes lèvres remuent dans le vide. Elles ne peuvent plus rien exprimer. Je témoigne impuissante, de son départ. ou bien "je témoigne, impuissante, de son départ" ou bien "je témoigne de son départ, impuissante"
Mon
angoisse s'accroît. Mon estomac se noue. Ma gorge devient douloureuse.
Cette douleur creuse un sillon dans ma chair. Elle se répand en moi, et(sup)
imprègne chaque parcelle saine de mon esprit. Mon coeur meurtri pompe,
de plus en plus fort. Il peine à garder son rythme. *contradiction. si ton coeur s'emballe, il bat plus vite, et donc ne peine pas à garder son rythme *
J'ai si mal.
Je la vois crever ma bulle confortable - celle qui m'a bercée depuis l'enfance.
Je tressaille, comme si jusque-là, tout n'était qu'une épreuve et que je venais subitement de me réveiller.
La
douleur frappe encore et encore, plus forte à chaque seconde qui
s'écoule.*une bonne idée serait de mettre cette tournure en parallèle avec les battements de coeur* L'acide brûle mes veines.*abusif* Je me sens incapable d'éteindre la
géhenne qui fait rage en moi ; de mettre fin à ce supplice, je ne suis
qu'une enfant. Comment le pourrais-je ?
Le portrait de celle qui m'a donnée vie, *pas de virgule* se dissipe dans la brume épaisse. La distance se creuse entre nous...
― Non ! je parviens à articuler d'un son étranglé.*place le plutôt avant le "non"*
Les larmes inondent mon visage.
― Maman ! Ne pars pas je t'en prie ! Ne me laisse pas seule, je ferai tout ce que tu voudras.
Je
ravale mes larmes et ouvre ma bouche en forme de cœur ; un coeur qui
tremble - et même si le courage semble m'avoir abandonnée, je me force à
parler.
― Je... je... vais être sage, je te le promets.
J'essuie
d'un revers de main mon visage et mon nez qui coule. Maman reste sourde
à mes protestations, à mon plus grand désarroi. Elle me tourne le dos.
Les lignes se confondent dans l'obscurité, où,*ou sans virgule* peut-être est-ce ma vision qui me fait défaut.
― Reviens !*à la ligne* je hurle, je désespère je tape du pied.
Mon corps s'élance et trotte vers elle. Il espère la retenir, mais bientôt, ma faiblesse me contraint à ralentir mes pas.
Ma
conscience s'anime et mon esprit s'immobilise*j'aime bien l'idée*. Ils sont incapables
d'accepter sa décision. Quelque chose au fond de moi se brise. Je ne
ressens plus sa chaleur familière. Je me retrouve seule.
Alors qu'un
torrent de larmes se forme sous mes doigts de pieds, « Terreur »
s'invite et possède mon âme. Je frissonne, non pas de froid, mais d'un
effroi terrible. Il paralyse mes membres et gèle ma conscience*à placer après "Terreur possède mon âme". Très jolies tournures.*. Tout me
terrifie.
Je me laisse glisser sur le sol. Un son aigu s'élève et
déchire le ciel nocturne - celui d'un enfant. Je me rends compte que c'
est le mien.
Les questions se bousculent dans ma tête : qui prendra
soin de moi ? Que vais-je devenir ? Quel acte répréhensible ai-je commis
pour qu'elle veuille m'abandonner ainsi ?
N' est-ce pas le devoir
d'une mère de protéger sa progéniture ; sa chair ; son sang ? Est-ce le
sort que réserve toute maman à son enfant ?
Ma rage s'exprime. Je
bondis sur mes pieds et la poursuis. J'entreprends quelques pas et
traverse cette nébulosité qui ne semble souffrir d'aucune limite, aussi
impérieuse qu'inépuisable.*jolie démonstration de vocabulaire, mais attention, là tu vires dans l'excès*
Je progresse, aveugle, et croise le seuil du
vide.
L'angoisse m'étreint. Je convulse et suffoque, mais je
parviens tant bien que mal à garder le cap ; à repousser ses ténèbres.
J'essaye de bannir ma peur, mais il est déjà trop tard.
« Non Soüra, ne va pas plus loin. »
Je
sonde les environs et recherche la provenance de cette voix. Elle m'est
si familière. Elle résonne encore dans mes poumons, mais elle demeure
hélas, inaccessible.
Je hurle de toute mes forces et siffle les
réserves d'air qui me restent - Et c'est lorsque mon souffle s'épuise,
et que je prends conscience de ma fin, j'aboutis enfin quelque part... *Bizarre et confus. A retravailler*

J'entends
une voix désincarnée, puis aussi autre chose... Des sons confus ; la
déflagration d'une porte qui vole en éclat ; des craquements de pas sur
le parquet, des pas qui se précipitent dans ma direction.
En proie à la panique, je me débats et m'agite.
« Maman ».
Ma conscience s'éveille, une odeur de Jasmin parvient à infiltrer mes sinus.*un peu excessif. Si l'odeur du jasmin "parvient à s infiltrer", on en conclut qu'elle est gênée par autre chose. Mais par quoi ? *
Non ! Ce n'est pas elle.
― Maman est là mon amour, je suis là, calme-toi mon ange.
Ses mots traversent mon esprit, mais ne parviennent pas à atteindre mon âme.
«
Maman ?*les guillemets expriment déjà le doute, le ? est de trop* » me dépose un léger baiser sur le front et m'enveloppe de ses
bras. Pourtant, son contact m'irrite. Elle me redresse avec douceur et
peigne mes cheveux de sa main. .
La sueur dégouline le long de mon dos, au creux de ma poitrine, sous moi. J'ai l'impression de baigner dans une mare d'eau *j'eus ajouté "salée" ou "stagnante"*.
Une
autre main vient effleurer la surface de ma peau. Je reconnais cette
proximité, cette odeur marquée. Je prends ma première goulée d'air et
hume le*un relent de mâle, ou le relent d'un mâle* relent de mâle. Ma peur cède la place à un sentiment de
sécurité. Je m'apaise.
Le matelas se soulève et s'affaisse dans le
même temps.*contradiction*
Mes paupières refusent de voir naître le jour, mais je suis à
présent en territoire connu. J'identifie l'empreinte du loup.
Les
bras vigoureux de mon frère m'enlacent et m'enveloppent telle une
couverture polaire. Sa chaleur se diffuse aussitôt en moi, elle
m'affranchit de toute contrainte.
J'ouvre les yeux et rencontre son regard cristallin, le plus beau qui soit.
Je libère un soupir... C'était un horrible cauchemar.

Il y a du mieux. On te lit plus facilement. Quelques jolies tournures de phrase, mais certaines autres beaucoup trop alambiquées pour ne pas "heurter" ton lecteur. Cela dit, niveau vocabulaire et progression, c'est très bon. Tu as également retiré bon nombre de redondances. Bon boulot, il y a un très net progrès par rapport à la première version



Dernière édition par Shangry le Mer 20 Mar 2013 - 14:28, édité 1 fois
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Shangry
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Re: Commentaires "Identité"

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