Commentaires "Identité"

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Message  nayladream le Mer 20 Mar 2013 - 12:57

Très bien, je vais imprimer ça...
Pour " la matelas se soulève et s’affaisse dans le même temps, fait référence à sa mère qui cède la place à son fils (donc son frère). Sans trop fournir d'explication, je trouvais cette vision plus rapide à expliquer en laissant le lecteur comprendre la scène. Du coup, je sais pas si j'ai été clair ?
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Shangry le Mer 20 Mar 2013 - 14:29

Ce n'est pas très clair, non... Enfin, moi je ne l'ai pas compris ainsi Smile
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Pacô le Ven 29 Mar 2013 - 14:20

Je me suis remis à la tâche en corrigeant successivement le prologue et le premier chapitre.
Prologue:
Les larmes glissent sur mon visage .
=> attention aux espaces de la ponctuation. Tu répètes souvent l'erreur.

Le portrait de celle qui m'a donnée vie
=> pas d'accord puisque "m'" est ici COI : "donné"

« Terreur » s'invite et possède mon âme. Il paralyse mes membres et gèle ma conscience.
=> il ? Terreur n'est pas féminin ?

Je me rends compte que c' est le mien.
=> "je me rends compte" n'est pas très glorieux comme formule

à repousser ses ténèbres
=> le "ses" se réfère bien à l'angoisse ? (simple question)

et siffle les réserves d'air qui me restent
=> quel sens pour le mot "siffle" ?

J'entends une voix désincarnée,
=> qu'est-ce qu'une voix désincarnée ?

la déflagration d'une porte qui vole en éclat ;
=> si la porte se brise en plusieurs morceaux, on suppose qu'il y a plusieurs "éclats" lorsqu'elle vole en éclats.

je me débats et m'agite.
« Maman ».
=> ne serait-il pas judicieux de glisser une ponctuation pour montrer qu'elle se débat et s'agite ?

1er chapitre:
à subvenir aux besoins des vers et des asticots.
=> la différence entre vers et asticots ? ^^

À mes yeux, rien ne différencie ce jour du précèdent.

=> "précédent"

Et je serai guéri.
=> s'il s'agit bien toujours de l'héroïne, "guérie"

mais celle mon frère aîné Jordan.
=> manque un mot "de"

Je m'extirper de mes draps avec fainéantise.
=> m'extirpe

Ils ont permis à la pièce de ma chambre
=> lourd "pièce de ma chambre"

avec une précision chirurgical
=> accord féminin : chirurgicale

La bile me monte à l'estomac.
=> pour être tout à fait exact, la bile descend dans l'estomac, puisque le foie est légèrement au-dessus.

qui se dresse sur son passage. [...] Mes poils se dressent sur ma nuque
=> répétition

tandis que ma peau est parcouru par la chair de poule
=> parcourue
=> maladresse

Leur motifs fleuris,
=> leurs

Je lâche un soupire las.
=> un soupir

température de l'eau, l'élémental file droit à l'intérieur de mon dressing
=> l'élémental ?

Nous vivons au Colorado, pas en Sibérie
=> "dans le Colorado"

prend un mal un plaisir,
=> un "malin plaisir"

Je dirai même, qu'elle a outre passé mes mesures
=> j'aurais tendance à mettre un conditionnel à "dire"
=> "outrepassé"

Elle ne m'a carrément pas rendue justice.
=> pas d'accord avec "rendu" puisque le "m'" est COI

Lorca poursuit sa sa sismothérapie.
=> un "sa" en trop

Le flux de bien-être affluent en moi,
=> afflue (pas de pluriel)

Boooon j'ai tout lu.
Un petit conseil cependant si tu veux attirer plus de lecteurs : respecte la règle des 7000 signes maximum par extrait, parce que la longueur du premier chapitre peut "faire peur" et s'exposer comme chronophage.

Ceci étant dit, parlons un peu plus de la forme.
La narration s'est nettement arrangée par rapport à la dernière version. Elle paraît plus fluide et peut-être un tantinet plus ouverte à son lecteur - c'est-à-dire moins enclavée dans ton esprit. ^^
Toutefois, plusieurs remarques viennent faire souffrir ce constat.
  • L'utilisation des virgules sauvages

Avec pour exemple :
Je l'ai identifiée ainsi, puisque mon psychologue régulier, ne parvient pas mieux à la nommer.
M’absenter tout une après-midi de cours, n'est pas dramatique, mais un rendez-vous chez mon psy, et je suis sûre d'écoper d'un châtiment sévère : les tâches ménagères, par exemple.
Quelle jeune fille saine d'esprit, apprécie qu'on lui rappelle, qu'elle a une mine affreuse ?
Ces virgules n'ont pour la plupart pas lieu d'être. Je dirais même qu'elles sont nuisibles à la lecture puisqu'elles la coupent sans raison. Par conséquent, cela induit une certaine difficulté à la compréhension et l'on doit se reprendre à plusieurs fois pour relire la phrase et l'intégrer dans le moule.
J'aurais alors une petite question : pourquoi utilises-tu les virgules ? Dans quel but ?

  • La maladresse dans les expressions et l'utilisation du vocabulaire

Un autre point important se résume dans les petites défaillances du récit au niveau des expressions employées. EN vérité, si l'ensemble du texte est très correct et se laisse avaler sans trop d'aigreur, il y a quelques endroits précis qui frôlent l'erreur de français.
J'en ai relevé plusieurs :
et d'une cause de mortalité naturelle !
Là c'est plus une lourdeur qu'une erreur. Mais pourquoi utiliser "cause de mortalité naturelle", qui est en soi par une expression naturelle pour une narration interne (avec "je"). Et au contraire, ça donne au texte un effet "gros sabot" qui ne coule pas de source.

tandis que ma peau est parcouru par la chair de poule
Là c'est plus une erreur de français. En fait l'expression "avoir la chair de poule" est comprise dans son sens littéral : quand tu as froid, les petits points qui se forment sur la peau rappellent la peau d'une poule déplumée. Cependant, ce n'est pas pour autant que le froid applique une "chair de poule" sur la peau de celui qui souffre du froid.

Ma main se faufile à travers ma crinière blonde. Elle arrête sa progression à mi-chemin, découragée par l'épaisse couche de nœuds, qui se dresse sur son passage.
Cette façon étrange de personnifier la main ne m'a pas convaincu. Si effectivement, ce peut être un exercice de style intéressant, quel intérêt suppose-t-il dans le texte ? Quel élément serait mis en valeur ? L'objet de la narration ne porte pas sur l'indépendance des membres du corps, et le récit n'est pas formulé avec un point de vue externe qui ne prend pas en compte les pensées du personnage (c'est même tout le contraire). Alors l'utilisation de cette soudaine forme de narration, avec un point de vue centré sur la main, déboussole et perturbe l'action en cours. C'est comme si on venait de zapper de chaîne à la TV et qu'on changeait de contexte, voire d'histoire.
(J'exagère un peu pour souligner l'effet rendu tongue).

Mes petits poings frottent des paupières irritées.
Et pour terminer dans l'idée de ce soudain éloignement de ton point de vue interne... je remarque ceci dans le prologue. Pourquoi l'utilisation d'un "des" pour parler des paupières de la narratrice ? A la lecture, on croit qu'elle frotte d'autres paupières que les siennes, et je ne comprends pas vraiment l'idée qui doit surgir de cet effet de style.
Tu peux cependant avoir une très bonne raison : si ça me convainc, je lâche la grappe tongue.

  • L'effet stéréotypé de certaines formes narratives

En fait, cette idée rejoint celle d'au-dessus. Mais j'ai préféré la détacher pour mieux l'analyser, et surtout apporter un avis beaucoup plus subjectif.
Parfois, dans le contexte, j'ai l'impression que certaines formes du récit sont un peu "empruntées" à la forme générale et commerciale que l'on voit dans les romans de gare. Je ne dis pas pour autant que ton texte est un roman de gare, mais que certains passages sont un peu... sans l'âme personnelle de son auteur, mais un écrit qui pourrait être sous la plume de tout le monde.
Je pense notamment à toutes les fois où tu entraînes l'action de se lever, de se doucher ou à la façon d'emmener les dialogues. Il n'y a pas de réelle implication de toi-même, mais plus une narration très convenue, très passe-partout... qui a le mauvais côté de me provoquer l'ennui. Mais encore une fois, je parle pour moi, parce que je suis amoureux des belles phrases, et surtout, des phrases qui viennent des tripes de l'auteur et qui donne l'impression qu'aucun autre à part LUI pourrait les écrire.

Sinon, dans l'ensemble de la forme, c'est très satisfaisant, ne t'inquiète pas. J'ai juste exagéré sur les détails qui m'ont froissé, et comme tu recherches un certain idéal, je me permets de les souligner. Wink
La narration reste ouverte à tous, et ce sont surtout sur les idées qu'il faut s'accrocher tongue.

Et tu vois, cette belle transition vient à me faire parler sur le fond du scénario Smile.
Si j'ai été très sceptique au début de ma lecture (ce qui se voit d'ailleurs sur mon petit carnet de prises de note au cours de mes bêta-lectures) j'ai apprécié l'idée sur la fin.
En fait, pour moi, l'idée est intéressante : si je crois bien comprendre ce que tu cherches à faire, c'est aborder la schizophrénie. Et cette idée de goutte d'eau est très intéressante, vraiment, bien qu'au début je ne comprenais pas trop dans quoi tu m'embarquais.
Je dirais même que c'est sur ce passage précis que j'ai... commencé à m'affoler en me disant "bon sang, mais je ne comprends rien de ce qui se passe !" :
Je me rends compte que mon corps n'a pas été le seul à avoir été sollicité cette nuit, mes cordes vocales ont subi de sérieux dommages.
La molécule glousse, et comme pour me donner le coup de grâce, elle affine, avec une précision chirurgical, mes traits du visage.
Le mien ; le vrai, se draine de tout son sang. Quelle jeune fille saine d'esprit, apprécie qu'on lui rappelle, qu'elle a une mine affreuse ?
Je considère d'un œil critique ma nouvelle apparence.
Mes cernes sont aussi creuses qu'immondes ; mes pommettes hautes, développent des plaques de rougeurs ; mes lèvres sont tuméfiées. Pire, mes vaisseaux sanguins éclatent sur le blanc des yeux. Qu'espère-t-elle au juste ? Me conduire en phase terminale dans la chambre mortuaire ?
J'éponge l'eau sur mon visage d'un revers de main, et lui jette un regard chargé de mépris.
Lorca zigzague entre les lignes invisibles. Je réprime le léger tournis, ainsi que la migraine, qui menacent d'investir mon crâne. J'ignore ce qui m'empêche de la mettre hors d'état de me nuire.
Lorca finit par se poser sur mes genoux, au moment même ou ma patience arrive à terme. Mais ma molécule continue de piétiner mes nerfs.
Mes hanches et ma poitrine enflent de manière ostensible, à la limite du dégoût. La nausée me prend au dépourvu.
Et parfois, j'étais un peu déboussolé par d'autres passages, comme là :
L'air polaire souffle fort dans la pièce, et agace ma peau.
En fait, c'est très simple à synthétiser : je crois que tu as la bonne idée, mais par contre, tu veux trop tout exposer à la fois.
Par exemple, ça se ressent pas mal sur le nom donné à la goutte d'eau. Tu pars au début avec un "Lorca". Mon esprit se cale alors sur cette information pour désigner ce personnage, mais plus loin dans le récit, tu te mets à l'appeler "l'élémental".
D'ailleurs, dans mes remarques de bêta-lecture je te fais part de mon incompréhension lors de la première mention Wink.

En fait, je pense que les idées sont encore trop butes, et qu'elles manquent de cadre vraiment bien posé. Elles sont encore trop dans ta tête si je peux oser le dire, et il faut bien construire un rendu compréhensible pour ceux et celles qui te lisent.
Ce n'est que vers la fin du premier chapitre que j'ai commencé à comprendre et à apprécier cette idée de Lorca. Mais au début, tu nous l'imposes - ça peut etre bon - mais sans nous l'expliquer, comme si tout était trop naturel. En fait, comme si c'était un toutou qui dormait au pied du lit de sa maîtresse.
Alors j'aurais bien plus préféré un petit passage qui introduise ce personnage : sans pour autant faire une description explicative de cette "être". Juste le faire aborder par ta narratrice, en nous racontant (idée à la volée !) une anecdote sur elle, une anecdote qui nous fasse comprendre ce qu'elle est, avant qu'elle intervienne dans le récit. Par exemple, quand et comment la narratrice a vu apparaître Lorca la toute première fois : tout de suite le lecteur aurait saisi de quoi on parlait, et que cette "Lorca" était par un truc magique, mais certainement un effet produit par le cerveau de la narratrice.

Bref voilà mon ressenti global.
En conclusion je dirais :
J'ai aimé :
  • la narration plus accessible
  • des tournures plus recherchées et plus lyriques si j'ose dire
  • l'idée globale du récit dans lequel tu sembles nous embarquer, avec la personnification de la schizophrénie.


J'ai moins aimé :
  • les virgules trop sauvages qui n'ont pas toujours raison d'être dans le récit
  • la confusion des idées qui masquent un peu le très bon fond du scénario


Bon courage pour les corrections et demande un complément d'informations si nécessaire ! Wink

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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Ven 29 Mar 2013 - 15:44

Juste pour répondre un peu rapidement sur ton appréciation général. Il faut savoir que c'est un roman qui reste comme même accessible aux ados, et jeunes adultes, qui lisent le "fantastique" donc les "jeunes". Donc, je ne peux garder un style tout le long de l'histoire puisque je suis obligé de me détacher un peu pour le rendre comme tu dis "commercial", sachant que ce n'est pas du voltaire non plus, ni une réflexion philosophique. Parlons peu, parlons bien Pâco, je raconte une histoire divertissante à travers quelques personnages que j'ai choisi de faire vivre à mes personnages, mais aussi aux lecteurs. Qu'ils s'identifient à mes p'tis loups dans le roman (et je crois que c'est plutôt bien parti sur FB). Le rendre attachant, à un point tu ne peux même pas imaginer, voir lecture addictive pour ado ! Donc les lecteurs sont ciblés dès les premières lignes. Si je voulais écrire de façon plus "lyrique", je crois que je me serais mise à la poésie, ou à écrire des recueils basés sur la réflexion, ou autres nouvelles avec de belles et longues phrases. Alors oui, il peut paraître commercial, mais c 'est le but, pour qu'il puisse passer partout, (du moins, sur certains passages), mais tout en gardant une main la dessus, je rappelle que c'est moi qui commande Laughing .
Tu te rappelles que j'ai dit que je visais "l'édition" et notamment une maison que j'ai en vue depuis un moment déjà ? Donc, ça aussi c'est calculé. J'essaye de faire la part des choses et satisfaire les deux camps, si je puis m'exprimer ainsi Bienvenue
Quand au personnage de Lorca, et bien, il faut suivre, parce que c'est une mystérieuse créature et je ne dévoile pas le début, sinon à quoi bon ? Elle sera une petite énigme, Tu ne sauras si c'est le fruit de son imagination ou si elle existe réellement, et pour le complément d'info, une petite anecdote, intervient, dès le début de second chapitre pour expliquer un chouia Lorca. Je donne petit à petit, à mes lecteurs le loisir de grignoter peu à peu les infos que je leur fourni la dessus. C'est justement là, le truc sympa. D'entrer dans une scène et tu visualises la vie des personnages, tu essayes de comprendre qui elle peut être. Le mystère quoi. Donc, mon empreinte, tu la verras peu à peu au cours de la lecture prolongée des futures chapitres, par cette démarche, par la façon dont j'aborde mes personnages, dont je les travaille. Dans "Identité" j'amène petit à petit les personnages à une présentation progressive, afin que le lecteur se familiarise avec son nouveau monde, et s'attache à mes personnages, je prends le temps de les placer dans le contexte. Un peu comme quand tu déménages dans une nouvelle maison et que tu prends la température petit à petit et t'y habitue. Le mystère, la découverte. Pourquoi en parler dès le début ? Y' a le temps... J'ai encore quelques chapitres en réserve. Twisted Evil
Merci encore pour la correction I love you :hea
rt: I love you .
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Ven 29 Mar 2013 - 16:54

Bonjour Nayladream !

J'ai relu ton prologue que tu as bien amélioré. Il reste quelques petites choses dont je te parlerai plus tard. Je voudrais d'abord savoir, dans le public jeune que tu vises, à quelle tranche d'âge s'adresse ton roman (pardon si tu l'as déjà dit ailleurs, je ne trouve pas).

* Et je veux bien avoir ton Facebook en MP :p *
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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Ven 29 Mar 2013 - 17:16

azul a écrit:Bonjour Nayladream !
Je voudrais d'abord savoir, dans le public jeune que tu vises,
à quelle tranche d'âge s'adresse ton roman (pardon si tu l'as déjà dit ailleurs, je ne trouve pas).
* Et je veux bien avoir ton Facebook en MP :p *

Mon roman s'adresse aux jeunes de 14 à 25 ans, ( le public à twilight ) les mots sont accessibles mais gardent tout de même mon style, de sorte à ce que je ne m'y perde pas non plus, dans l'anonymat de mon écriture Shocked Euh... Je crois que la phrase que je viens de dire est bizarre ?
Very Happy Avec plaisir, y a pas de souci pour FB I love you

Et je vais reprendre une petite note pour la correction de pacô, la ponctuation est un GROS GROS GROS souci que j'ai, mais je crois qu'au final, quand je l'aurai corrigé entièrement, je vais la passer au peigne fin par un de mes amis, ou un correcteur pro. ( juste ce point, qui je crois est trop casse pied pour moi, j'ai essayé mais j'y arrive pas ).
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Ven 29 Mar 2013 - 17:58

Bien. Et quel âge a ton héroïne ? Il serait important de le savoir assez tôt dans le texte. Pour ma part, c'est le genre de question que je déteste avoir à me poser quand je lis. Mais c'est moi.

La ponctuation est effectivement un vrai problème dans ton écriture. Elle casse le rythme de ton texte, et par endroits elle est même fautive.

Deux points à connaître :

On ne coupe pas le verbe de son sujet par une virgule :
puisque mon psychologue régulier, ne parvient pas mieux à la nommer.
On ne coupe pas le verbe de son complément :
je serais à l'heure qu'il est, ensevelie six pieds sous terre

Si tu retiens ces deux points et que tu en tiens compte dans tes prochains écrits et dans tes corrections, tu élimineras la moitié de tes virgules intempestives.

Ensuite, tu sembles avoir l'habitude de créer des incises que j’appellerais fautives elles aussi. Une incise est une information supplémentaire que tu insères dans une phrase (entre autre).
J'avale la goulée d'air précieuse que mes poumons me réclament, et me dis, que j'ai bon espoir de ne pas sombrer dans la dépression.
Pourquoi donc tu encadres "et me dis" par deux virgules ? À mon avis, quand tu écris ou quand tu te relis, tu fais une pause ici et tu penses donc que c'est juste. Or, d'une part tu sépares le verbe dire (dis) de son complément (que j'ai bon espoir) mais d'autre part avec la première virgule tu crées une incise qui, si tu la supprimais, rendrait ta phrase bancale et incompréhensible. De plus, pour tes deux propositions le sujet est le même (je), donc la virgule n'est pas indispensable, surtout que l'idée se poursuit (j'avale l'air et me dis que). M'enfin, ça c'est mon idée. Ce que tu dois retenir, c'est que la virgule ne peut séparer le verbe ni de son sujet ni de son complément. Si tu arrives à mettre ça en pratique ce sera un bon début.

J'ai commencé à lire mais pas tout le premier chapitre. Un truc me turlupine :
puisque mon psychologue régulier, ne parvient pas mieux à la nommer. Selon sa brillante analyse, ces épisodes épileptiques remontent à ma plus tendre enfance.
J'espère que ce n'est pas le psy qui a fait ce diagnostique ? Parce qu'il n'est pas médecin. Déjà, je ne savais pas qu'une épilepsie pouvait être d'origine psychologique.

Voilà pour l'instant Wink




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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Ven 29 Mar 2013 - 18:30

épisodes épileptiques
Et oui, non ce n'est pas le psy qui fait cet analyse, mais la fille qui nomme ses crises de cette manière, mais du coup, si c'est confus, je vais devoir reformuler un peu mieux.
Autre chose, et tu as Raison avec un grand R, effectivement, je n'ai pas précisé l'âge et bizarrement, je l'ai donné dans une page de brouillon "attention mettre l'âge de l’héroïne" mais j'ai oublié de le placer. En toute logique, il devait apparaître en première page, avec l'explication de son psy. Mais avec la correction (de fortune je dois dire, parce que quand je revois les fautes, je me fais peur et j'ai même honte je dois bien l'avouer, comment je n'ai pas pu percevoir ça? C'était si évident, eh non! )
Donc pour corriger le tir, et je vais reprendre ça très vite, elle a 17 ans, et j'explique même que son frère a 4 ans de plus qu'elle, maintenant j'ai un doute, je ne sais même plus si j'en ai parlé de l'âge de Gwenaëlle. Mince !
Pour la ponctuation, j'attend de voir ça avec une amie, on doit reprendre tous ça ensemble. Je devais faire ça déjà la semaine dernière, mais avec les emploies du temps qui ne concordent pas, je retarde aussi cette correction. Voili voilou, mais je vais essayer de reprendre le fil, c'est vrai que ça peut perturber la lecture.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Ven 29 Mar 2013 - 19:05

OK, elle a 17 ans.

Pour l'épilepsie, tu as fait des recherches sur le sujet ?

Non seulement une mauvaise ponctuation perturbe la lecture, mais elle perturbe aussi ton écriture, ta façon d'écrire je veux dire. Elle crée un rythme bancal qui ne s'entend pas qu'à la lecture mais perturbe aussi la compréhension de l'histoire. Du coup, le lecteur se demande ce que tu es en train de lui raconter. C'est très important que tu essaies d'en comprendre le mécanisme et l'utilité.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Pacô le Sam 30 Mar 2013 - 10:19

Juste une question comme ça à Azul alors : l'épilepsie ne peut toutefois pas entraîner de troubles psychologiques ?

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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Sam 30 Mar 2013 - 10:59

Je ne suis pas spécialement calée sur le sujet ; les seuls épileptiques que je connais sont très déficitaires et leur handicap mental ne provient pas de leur épilepsie. Ce que je sais, c'est que l'épilepsie résulte d'une atteinte au cerveau de diverses origines et que ce n'est pas au psychologue d'en faire le diagnostique, il n'est pas habilité pour ça.

Après, qu'il y ait des retentissements psychologiques sur la personne atteinte de cette affection, oui, sans doute, ne serait-ce que par la peur de faire une crise n'importe où à n'importe quel moment.

Mais si le personnage de Nalay voit un psy, et si ce psy se fend d'une analyse, il vaudrait mieux qu'il s'agisse d'attaque de panique, par exemple, qui réveillerait le perso en plein sommeil. Et encore je verrais plus un psychiatre dans ce cas. Je ne donne que mon ressenti, mais le psychologue n'est pas médecin et interviendra plus sur des comportements névrotiques. Ici, j'ai plus l'impression que le cas relève de la psychiatrie (avec la chose qui lui saute sur les genoux et dont j'ai oublié le nom). Donc, qu'il y it épilepsie, OK, mais il y a plus que ça.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Sam 30 Mar 2013 - 11:35



Pacô !
Je me rends compte que c' est le mien.
=> "je me rends compte" n'est pas très glorieux comme formule

Je suis d'accord, ça fait trop banal, et passe partout, et déjà vu, j'essaye aussi de rendre le texte pas trop compliqué à comprendre, sachant que si je sors des phrases avec un vocabulaire bien construit, on va dire que j'abuse ou que c'est excessif, j'essaye de modérer quelques mots, sachant que l'âge de la gamine se situe en dessous de 6 ans. Je donne une indication approximative. De plus, je crains que c'est un exercice assez ardu, de jongler avec ses propres mots (ceux que tu as envie d'employer, avec de belles tournures), et ceux que tu dois pouvoir trouver pour rendre mon texte accessible aux ados. Mais tu as raison sur ça, je devrai pouvoir trouver une expression plus "glorieuse" si j'ai bien compris ou tu voulais en venir Crying or Very sad


à repousser ses ténèbres
=> le "ses" se réfère bien à l'angoisse ? (simple question)

oui, c'est une continuité, puisqu'elle reprend plus loin, j'essaye de bannir ma peur.


et siffle les réserves d'air qui me restent
=> quel sens pour le mot "siffle" ?

Vider, vider ses réserves d'air. C'est un peu familier comme mot ici, mais je pensais l'inclure dans une expression plus "glorieuse" comme celle-ci, mais maintenant que tu me le fais remarquer, j'aurai pu trouver mieux, je l'avoue Embarassed

J'entends une voix désincarnée,
=> qu'est-ce qu'une voix désincarnée ?
Tu l'entends telle un fantôme, en écho quoi ? qui se répercute dans ton cerveau mais elle n'est pas présente. ça se dit, je t'assure !!!

la déflagration d'une porte qui vole en éclat ;
=> si la porte se brise en plusieurs morceaux, on suppose qu'il y a plusieurs "éclats" lorsqu'elle vole en éclats.

Faux, je dis qu'elle vole, et précise ensuite "en éclat", différence comme même, elle peut voler sans se briser, si je ne précise pas qu'elle vole en éclat, on suppose qu'on a juste du arracher la porte. Donc là, c'est normal. Elle peut aussi juste claquer. Imagine qu'elle soit faite d'acier ? Donc là je pense que là je vais garder éclat Very Happy


je me débats, et m'agite.
« Maman ».

=> ne serait-il pas judicieux de glisser une ponctuation pour montrer qu'elle se débat et s'agite ?[/spoiler]
Entièrement d'accord



[spoiler="1er chapitre"]
à subvenir aux besoins des vers et des asticots.
=> la différence entre vers et asticots ? ^^

larves et adultes, c'est plutôt clair non Rolling Eyes Perso, je préfère les vers ! plus supportable à vu d'oeil, tu chipotes là ! tongue



Ils ont permis à la pièce de ma chambre
=> lourd "pièce de ma chambre"

Le pire c'est que je le ressens aussi, quand je me relis, sur certaines tournures, je sens que la sonorité est écrasante pour moi. Donc, bien vu, je vais trouver autre chose.


La bile me monte à l'estomac.
=> pour être tout à fait exact, la bile descend dans l'estomac, puisque le foie est légèrement au-dessus.
tongue
Pour être sincère, je pensais changer certaines tournures, comme celle-ci. ça me gave un peu ces expressions. Trop communes, et je les vois partout, je critique certains bouquins à cause de ça, et je refais pareil Evil or Very Mad . Donc j'avais déjà pensé les changer, voir même, revoir carrément certains paragraphes, et les remodeler à ma façon, une fois la correction terminé. Parce que je pense bien, que même achevé, il ne me satisfera que lorsque tout sonnera harmonieux à mes oreilles.


tandis que ma peau est parcouru par la chair de poule
=> parcourue
=> maladresse
ok ok, de toute façon, c'est pas les expressions, ni les formules qui manquent. Je vais creuser un peu cette phrase, et la rendre plus imagée, et en français s'il vous plait scratch



température de l'eau, l'élémental file droit à l'intérieur de mon dressing
=> l'élémental ?

Petite note la dessus comme même, c'est une goutte d'eau, en fait cette appellation est donné pour éviter les répétition, je ne voulais pas répéter plusieurs fois le mot molécule ou Lorca, t'en fais une overdose à force, et je m'en suis rendue compte un moment dans ma lecture, d'où le changement. Mais du coup, je vais comme même réfléchir à comment je vais aborder ça autrement.

Nous vivons au Colorado, pas en Sibérie
=> "dans le Colorado"
Laughing Je m'en suis rendue compte en plus, avant de le poster, j'ai corrigé sur mon pc, mais sur le forum Mad


Je vais découper mon chapitre en deux, comme tu me l'a suggéré


La narration s'est nettement arrangée par rapport à la dernière version. Elle paraît plus fluide et peut-être un tantinet plus ouverte à son lecteur - c'est-à-dire moins enclavée dans ton esprit. ^^
I love you I love you I love you j'aime bien les compliments !

Toutefois, plusieurs remarques viennent faire souffrir ce constat. ♥♥♥ j'aime encore plus les remarques justifiées...
  • L'utilisation des virgules sauvages

Je l'avais précisé dans ma présentation au départ, mais je vais le préciser ici, je suis dyslexique, donc j'ai des soucis de ce côté, mais je pense que je vais les faire corriger à la fin, lorsque j'aurai tout mis en place. Et sincèrement, la démarche de le poster me pose problème, aussi à cause de ça. Parfois même, ça medonne envie d'arrêter d'écrire, mais bon, l'envie reprend le dessus




et d'une cause de mortalité naturelle !

Je suis d'accord, je la trouve aussi bizarre, mais tu sais quoi, après réflexion, et vu des moyens dont je dispose, je voudrais pouvoir écrire un peu autrement ces tournures, mais j'ai peur que ça en fasse trop, entrer dans l'excès, je sais me remettre en cause sur certains points, mais là, c'est juste de l'appréhension, est-ce que j'ose utiliser des tournure plus imagé, plus sonore, mais en même temps, le bouquin ne donnerait pas pareil, il ne serait plus adressé au ado, mais aux adultes ! pale

tandis que ma peau est parcouru par la chair de poule


Oui, je l'ai déjà dit, je vais trouver une expression qui peut la remplacer, en fait, j'en ai une en réserve, c'est juste que je voulais être simple, mais je me suis planté apparemment.

Ma main se faufile à travers ma crinière blonde. Elle arrête sa progression à mi-chemin, découragée par l'épaisse couche de nœuds, qui se dresse sur son passage.
Cette façon étrange de personnifier la main ne m'a pas convaincu. Si effectivement, ce peut être un exercice de style intéressant, quel intérêt suppose-t-il dans le texte ? Quel élément serait mis en valeur ? L'objet de la narration ne porte pas sur l'indépendance des membres du corps, et le récit n'est pas formulé avec un point de vue externe qui ne prend pas en compte les pensées du personnage (c'est même tout le contraire). Alors l'utilisation de cette soudaine forme de narration, avec un point de vue centré sur la main, déboussole et perturbe l'action en cours. C'est comme si on venait de zapper de chaîne à la TV et qu'on changeait de contexte, voire d'histoire.

ok message bien reçu, de toute façon, je prends conscience aussi que je m'étale dans la description futile, c'est pas important ce passage.

(J'exagère un peu pour souligner l'effet rendu tongue).

Tu peux exagérer ce que tu veux, si ça me permet d'avancer, je viendrai personnellement chez toi à Clermont-Ferrand, pour te déposer un énorme Poutou sur la joue I love you

Mes petits poings frottent des paupières irritées.
Erreur de frappe, j'ai été corriger

  • L'effet stéréotypé de certaines formes narratives

Alors là, j'ai besoin d'une explication, parce que je t'avoue, si hier j'étais un peu dans le doute, avec cette phrase, tu as creusé un tunnel au fond de mon coeur. Je ne vois pas du tout de quelle façon j'ai perdu mon empreinte, ou suis devenu distante. Sachant qu'il faut être clair, je ne peux utiliser des phrases trop longues pour exprimer une courte idée. Si elle se lave, elle se lave, y a pas d'autres manières de le dire. Tu as aussi remarqué que j'ai introduit une figure de style lorsqu'elle est sous la douche. J'en avais mis d'autres avant de poster cette version, mais je trouvais que ça faisait trop, je ne voulais pas exagérer non plus l'effet. Mais de là à affirmer que ça peut ressembler à un livre passe partout, je ne suis pas d'accord, je suis même en complète opposition avec toi. Ou alors, tu ne lis pas les romans ado, ce style est différent, ça saute aux yeux. Je voudrais bien que tu m'expliques ou tu as ressenti ça ? Quels passages ? Si c'est juste un ou deux, c'est pas grave, mais si tout mon chapitre ressemble à ça, laisse moi crever sur place, j'arrête tout de suite d'écrire, non sérieux, y a rien de pire comme remarque que de dire à un auteur qu'il a perdu son empreinte, ou il est absent. Je ne le ressens pas comme ça. Mais j'attends ton retour à cette remarque.


En fait, c'est très simple à synthétiser : je crois que tu as la bonne idée, mais par contre, tu veux trop tout exposer à la fois.

Non, je pense au contraire que mon texte est bien amené, et bien introduit, ok pour l'élémental, mais c'est un surnom de substitution et je l'ai expliqué plus haut. Mais l'idée est bien présenté. Elle amène peut à peu à connaitre Lorca, et dès le chapitre 2, le tout premier paragraphe, j'explique quand est apparue Lorca, le mystère du à sa présence, mais ça reste introduit, et non expliqué. Le truc que je me dis, c'est qu'au départ, tu dois un peu te démener pour trouver qui est Lorca, qu'est-ce qu'elle fou là ? Et si tu t'es posé ce genre de question, c'est que j'ai réussi mon effet quelque part. Après, c'est sûr, je vais présenter le scénario de cette façon, mais la forme peut être changé, notamment sur les détails que je vais zapper, écourter certains passage et en aborder d'autres autrement. De manière à le rendre plus clair et compréhensible, mais donner une explication à Lorca, non ! Ce sera donné peu après.
Et en effet, tu as saisi un peu le truc, ses" pseudo" peurs qu'elle nomme, son traumatisme d'enfance ont eu des répercussions sur sa vie. Elles peuvent se matérialiser sous une forme ou une autre, et Lorca est un "élément" intrigant, c'est sûr. Je ne dévoile pas tout, mais en gros, c'est l'effet que je voulais produire.
Mais toi aussi tu m'a déboussolé en te contredisant un peu. Un coup tu dis tu as aimé la narration accessible, et
les tournures plus recherchées et plus lyriques si j'ose dire
, et un autre, tu reproche mon écriture passe partout. Du coup, je ne comprends plus
Shocked tongue


En fait, je pense que les idées sont encore trop butes:
Pas d'accord, faut suivre ce genre de roman, il est clair et on progresse vers quelque chose. Chaque auteur possède une manière d'aborder une histoire, et la mienne, je commence par le mystère, t'amener où je veux. Tu débarques dans une nouvelle classe, et tu ne connais personne, à toi de t'intégrer au reste du groupe, jusqu'à ce que tu te familiarises avec tes camarades, et que tu choisisses quelques amis. Mon roman c'est un peu ça. Mais si tu as apprécié le scénario, c'est que quelque part, tu as suivi. Bon même si ce n'est pas ton genre de lecture soit... N'as-tu pas été curieux de connaitre la suite, si tu fais abstraction de la ponctuation et des descriptions, je l'avoue un peu sommaire ?

[*] des tournures plus recherchées et plus lyriques si j'ose dire
[*] l'idée globale du récit dans lequel tu sembles nous embarquer, avec la personnification de la schizophrénie.
[*]la confusion des idées qui masquent un peu le très bon fond du scénario
C'est cool, tu as comme même apprécié I love you Du moins j'espère que c'était sincère

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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Sam 30 Mar 2013 - 11:54


Après, qu'il y ait des retentissements psychologiques sur la personne atteinte de cette affection, oui, sans doute, ne serait-ce que par la peur de faire une crise n'importe où à n'importe quel moment.

Je m'y connais aussi un peu en crise d'épilepsie, j'ai une amie qui en est atteinte depuis l'enfance, je sais comment elles se présentent et dûs à quoi. Sachant que dès le début de mon roman, je ne souhaite absolument pas préciser un spécialiste. " les crises d'épilepsies" c'est elle qui le dit, un peu pour pointer son trauma, elle a des tas d'expressions comme ça, "malédictions chroniques... ".
Elle a été gravement atteinte enfant. Il faut voir le roman du point de vu fantastique et non usuel, il aborde un thème surnat. Plus tard elle sera vu par un spécialiste surnat. Mais ici, c'est une introduction, brève, je ne veux pas m'éterniser la dessus. Eh oui, normalement un psychiatre serait plus approprié pour les peurs panique, ou angoisses, mais le cas de Gwenaelle est différent, il y a réellement une explication à ça, Lorca n'est pas là par hasard. Je précise que pour toute sa famille, ils croient juste que leur fille fait des cauchemars, donc cauchemar = pas trop grave = psy.
Elle le précise elle-même, que tout le monde fait des cauchemars. Eh oui, je me suis aussi renseigné sur le sujet, sur le traumatisme d'enfance, les peurs qui surviennent et tout, et quand je lui fais dire "médecin légiste", elle se moque, dans le sens "asticoter son cerveau", elle a des expressions de son âge, elle dramatise, sans dramatiser en fait, ou dissimule son désarroi profond quelque part, bref c'est une ado qui parle, mais je vais jeter un oeil plus près sur ce passage, pour voir si je peux être plus clair.
Donc le psy convient dans ce cas là. Parce qu'ils ne sont pas au courant de l'ampleur, ou de la gravité de son problème... On verra par la suite.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Sam 30 Mar 2013 - 12:21

" les crises d'épilepsies" c'est elle qui le dit
Je ne doute pas de l'expression, je dis juste que ce n'est pas le boulot du psychologue de diagnostiquer ça. Or, ça a l'air d'être la déduction de son analyse.

Et qu'elle fasse des cauchemars, ok, mais est-ce que c'est dû à l'épilepsie ?
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Pilgrim le Sam 30 Mar 2013 - 12:53

Personnellement, cela ne me dérange pas ! Un psy n'est pas habilité à livrer son diagnostic mais rien ne l'empêche de dire son avis et ce qu'il en pense... et d'orienter vers des spécialistes plus aptes à conclure. Je peux aller voir un osthéopathe parce que j'ai mal au dos, celui-ci peut me dire, en fonction de son expérience et de ses connaissances, attention il se peut qu'il y ait hernie (je dis n'importe quoi pour l'exemple) et me diriger vers un spécialiste pour y voir plus clair... Bref, le psy est un premier contact. Ses connaissances et son expérience lui disent qu'il y a là signes d'épilepsie. Cela dépasse ses compétences, alors il oriente la famille vers les experts... Enfin... me semble-t-il...
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Sam 30 Mar 2013 - 13:14

Certes Pilgrim, mais là il ne le fait pas et ça crée une incohérence je trouve. Après il n'y a pas de quoi se taper la tête contre les murs non plus ; c'est juste un détail.
J'ai une collègue dont la soeur est épileptique et vit relativement normalement avec cette affection. Il faut que je lui demande quels sont les retentissements sur le comportement et notamment la qualité du sommeil.

Édit :

En fait pour recadrer les choses parce que je finis par m'y perdre, voilà ce qui me chipote
Je l'ai identifiée ainsi, puisque mon psychologue régulier ne parvient pas mieux à la nommer. Selon sa brillante analyse, ces épisodes épileptiques remontent à ma plus tendre enfance. Ils traduisent les angoisses que j'ai pu éprouver à un moment précis dans ma vie. Un message que mon subconscient tente de me délivrer.
Je ne vois pas comment des angoisses nocturnes pourraient provoquer une épilepsie. Raison pour laquelle je disais qu'un psychologue était un peu juste pour affirmer cela.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Sam 30 Mar 2013 - 14:39

( XD ) AZUL, et je précise aussi, que son psy est un charlatant, il n'y connait rien (mais là en l’occurrence c'est la fille qui précise "épisodes épileptiques", elle aurait très pu dire "crises d'angoisses" ce serait pareil, je pointe sur cette expression pour souligner "le fait d'entrer en transe" et non la maladie elle-même. C'est pour appuyer la suite, ce qui vient. Il faut savoir que c'est une première approche, une analyse sommaire, et non approfondie, je ne suis ni psychologue, ni psychiatre, ni médecin, c'est pour ça que je ne fais que survoler cette analyse. Et je suis d'accord avec Pilgrim en un sens. Tu vois le psy en premier, et après il oriente vers d'autres spécialiste, or là c'est juste un détail, l'héroïne dramatise et le psy se moque un peu de ses cauchemars, il tente une analyse de fortune, mais j'ai donné aussi une analyse de fortune, 1 paragraphe. Pour mieux relancer après, sur le côté surnat, fantastique de la chose, appuyant sur le fait qu'un psychologue ne peut traiter son cas, ni même un psychiatre d'ailleurs.
Je pense qu'il ne faut s'attarder sur le mot "épileptique" et il faut savoir aussi qu'il y a un autre cas d’épilepsie "le cas de possession", enfin moi j'y crois, donc il peut y avoir autre chose, lorsqu'un corps entre en transe pour diverse raison autre que la maladie d’épilepsie, mais là, il faut le prendre au second degré.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Sam 30 Mar 2013 - 16:21

Je pense qu'il ne faut s'attarder sur le mot "épileptique" et il faut savoir aussi qu'il y a un autre cas d’épilepsie "le cas de possession",
OK, je vois, là c'est autre chose.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  Pacô le Sam 30 Mar 2013 - 16:31

nayladream a écrit:
Je suis d'accord, ça fait trop banal, et passe partout, et déjà vu, j'essaye aussi de rendre le texte pas trop compliqué à comprendre, sachant que si je sors des phrases avec un vocabulaire bien construit, on va dire que j'abuse ou que c'est excessif, j'essaye de modérer quelques mots, sachant que l'âge de la gamine se situe en dessous de 6 ans. Je donne une indication approximative. De plus, je crains que c'est un exercice assez ardu, de jongler avec ses propres mots (ceux que tu as envie d'employer, avec de belles tournures), et ceux que tu dois pouvoir trouver pour rendre mon texte accessible aux ados. Mais tu as raison sur ça, je devrai pouvoir trouver une expression plus "glorieuse" si j'ai bien compris ou tu voulais en venir Crying or Very sad [/font]
C'est justement ce point précis que je voulais aborder dans le côté "trop convenu". En fait, parfois tu utilises des expressions type qui donnent l'impression d'une écriture plus guindée, et d'autres fois, des expressions comme "se rendre compte" sont employées. Si l'une et l'autre indépendamment ne sont pas des coquilles dans le récit, ensemble, elles forment un décalage de langage qui se ressent.
Sans aller jusqu'à parler de "style", l'auteur doit définir sa "gamme" de langue : s'il prend le pli d'être argotique - à la façon d'un germinal de Zola - un mot soutenu de vocabulaire serait tout autant perturbant. Pour l'instant, mon impression à la lecture de ton prologue et de ce premier chapitre, ce serait que tu souhaites élever le niveau de la narration à un statut correct voire un peu soutenu. Par conséquent, des expressions comme "se rendre compte" ou "siffler de l'air" doivent être absente. D'autant plus que "siffler", en plus d'être inscrit dans un registre très familier, ne convient pas au sens de ta phrase : car "siffler" dans le sens "vider" ne s'emploie que pour du liquide, et a fortiori, pour une boisson. D'où : "siffler des verres".

nayladream a écrit:
J'entends une voix désincarnée,
=> qu'est-ce qu'une voix désincarnée ?
Tu l'entends telle un fantôme, en écho quoi ? qui se répercute dans ton cerveau mais elle n'est pas présente. ça se dit, je t'assure !!!
Oh que oui, ça se dit... dans le langage de tous les jours. Or, ici, tu es dans ton roman et, qui plus est, dans une narration qui se veut un peu plus évoluée. Une "voix désincarnée", c'est le stéréotype de l'expression qui veut à la fois tout dire et rien dire : tout le monde comprend à peu près - en s'imaginant un monstre de Scooby-Doo parler - mais finalement, ça n'apporte aucune précision réelle sur ton récit. Et dès l'instant où l'on doit se référer à un support autre que ton texte pour comprendre ce que l'auteur veut dire, cela traduit une insuffisance de la narration elle-même en termes de pouvoir de représentation littéraire Wink.

nayladream a écrit:
la déflagration d'une porte qui vole en éclat ;
=> si la porte se brise en plusieurs morceaux, on suppose qu'il y a plusieurs "éclats" lorsqu'elle vole en éclats.

Faux, je dis qu'elle vole, et précise ensuite "en éclat", différence comme même, elle peut voler sans se briser, si je ne précise pas qu'elle vole en éclat, on suppose qu'on a juste du arracher la porte. Donc là, c'est normal. Elle peut aussi juste claquer. Imagine qu'elle soit faite d'acier ? Donc là je pense que là je vais garder éclat Very Happy
Sauf que quelque chose qui vole en éclats, c'est quelque chose qui se brise en mille morceaux. Ici le mot éclat" a le sens du mot "éclat de verre" par exemple.
Donc si la porte n'explose effectivement pas en plusieurs morceaux, et bien, l'expression "voler en éclats" est tout simplement incorrect ici.
Source :
http://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/voler%20en%20%C3%A9clats

nayladream a écrit:
larves et adultes, c'est plutôt clair non Rolling Eyes Perso, je préfère les vers ! plus supportable à vu d'oeil, tu chipotes là ! tongue
Ah ok, je ne savais pas.
Ma remarque tombe à l'eau alors ^^".


nayladream a écrit:Je l'avais précisé dans ma présentation au départ, mais je vais le préciser ici, je suis dyslexique, donc j'ai des soucis de ce côté, mais je pense que je vais les faire corriger à la fin, lorsque j'aurai tout mis en place. Et sincèrement, la démarche de le poster me pose problème, aussi à cause de ça. Parfois même, ça medonne envie d'arrêter d'écrire, mais bon, l'envie reprend le dessus
Hum... du moins, même si c'est sauvage, l'emploi des virgules ne constitue pas non plus le coeur essentiel de l'écriture. Et chaque auteur a ses petits démons ; le tien sera facile à combattre, rassure-toi Wink.

nayladream a écrit:
ok message bien reçu, de toute façon, je prends conscience aussi que je m'étale dans la description futile, c'est pas important ce passage.
Ah non ! Laughing
Je suis un amoureux des descriptions, j'adore qu'on décrive (et même quand c'est un peu inutile). Je dirais même que pour le sujet que tu traites, c'est-à-dire un souci d'identité et donc de psychologie, la description est un point fort et un atout de ton récit ! Cependant, il faut simplement garder une logique narrative et descriptive : mélanger les styles et façons de faire ne fait pas bon ménage car, au contraire d'enrichir le texte, tu risques de le rendre complètement hermétique à la compréhension des autres.
nayladream a écrit:
  • L'effet stéréotypé de certaines formes narratives

Alors là, j'ai besoin d'une explication, parce que je t'avoue, si hier j'étais un peu dans le doute, avec cette phrase, tu as creusé un tunnel au fond de mon coeur. Je ne vois pas du tout de quelle façon j'ai perdu mon empreinte, ou suis devenu distante. Sachant qu'il faut être clair, je ne peux utiliser des phrases trop longues pour exprimer une courte idée. Si elle se lave, elle se lave, y a pas d'autres manières de le dire. Tu as aussi remarqué que j'ai introduit une figure de style lorsqu'elle est sous la douche. J'en avais mis d'autres avant de poster cette version, mais je trouvais que ça faisait trop, je ne voulais pas exagérer non plus l'effet. Mais de là à affirmer que ça peut ressembler à un livre passe partout, je ne suis pas d'accord, je suis même en complète opposition avec toi. Ou alors, tu ne lis pas les romans ado, ce style est différent, ça saute aux yeux. Je voudrais bien que tu m'expliques ou tu as ressenti ça ? Quels passages ? Si c'est juste un ou deux, c'est pas grave, mais si tout mon chapitre ressemble à ça, laisse moi crever sur place, j'arrête tout de suite d'écrire, non sérieux, y a rien de pire comme remarque que de dire à un auteur qu'il a perdu son empreinte, ou il est absent. Je ne le ressens pas comme ça. Mais j'attends ton retour à cette remarque.
Oh tu sais, certains auteurs le vivent très bien et s'en vantent même publiquement en publiant un livre pour apprendre à ses futurs disciples comment écrire sans style (coucou Bernard Weber Laughing ).
Plus sérieusement, tu m'as donné un exemple dans ta réponse ici. Ce que je pourrais appeler "oublier l'âme d'auteur" ce serait par exemple avec ce genre de tournure là :
nayladream a écrit:tu as creusé un tunnel au fond de mon coeur.
En fait, c'est un ensemble de stéréotypes et de lourdeurs littéraires. Ce que j'appelle en général une absence de la "patte d'auteur" c'est lorsque l'on sent que certaines phrases font sortie tout droit du commun "libidineux" des mortels, et pas de ta vraie gymnastique intellectuelle pour créer des phrases.
Bien entendu, et heureusement, ce n'est pas ce qui caractérise l'ensemble de ton récit. Mais parfois, en plein milieu d'un bon passage, tu as une petite défaillance stylistique qui nous amène tout droit à une tournure de phrase stéréotypé.
Par exemple ceci :
― Non ! j' articule un son étranglé.
Pour avoir justement eu le malheur de lire Twilight une fois dans ma vie (^^), c'est exactement ce qui est selon moi un petit stéréotype. "Articuler un son", ça se dit peut-être dans le langage de tous les jours, mais ça ne veut pas dire grand chose, et c'est surtout, une façon très peu originale de décrire la situation.

Tu vois, je ne dis pas que TOUT est comme ça dans ton récit ; juste quelques petits éléments de ce type là qui peuvent donc faire souffrir la narration.
C'est tout Smile.

nayladream a écrit:Le truc que je me dis, c'est qu'au départ, tu dois un peu te démener pour trouver qui est Lorca, qu'est-ce qu'elle fou là ? Et si tu t'es posé ce genre de question, c'est que j'ai réussi mon effet quelque part. Après, c'est sûr, je vais présenter le scénario de cette façon, mais la forme peut être changé, notamment sur les détails que je vais zapper, écourter certains passage et en aborder d'autres autrement. De manière à le rendre plus clair et compréhensible, mais donner une explication à Lorca, non ! Ce sera donné peu après.
Oui et non. Enfin peut être... je ne connais pas la suite de l'histoire.
Mais la question ne s'est pas posée à moi dans le sens "tiens je suis curieux, je ne vois pas qui est Lorca" mais plutôt "ah mince, c'est qui ça ? Qu'est-ce qu'elle fout là ?"

Bref voilà tout ce que je pouvais te dire en complément.
J'ai un peu zappé sur la fin les derniers éléments, mais je dois partir. J'espère avoir pu t'éclairer, surtout sur l'aspect de la "forme convenue" de l'absence de style marqué à certains endroits Wink.

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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Sam 30 Mar 2013 - 17:05

nayladream a écrit:
Le truc que je me dis, c'est qu'au départ, tu dois un peu te démener pour trouver qui est Lorca, qu'est-ce qu'elle fou là ? Et si tu t'es posé ce genre de question, c'est que j'ai réussi mon effet quelque part. Après, c'est sûr, je vais présenter le scénario de cette façon, mais la forme peut être changé, notamment sur les détails que je vais zapper, écourter certains passage et en aborder d'autres autrement. De manière à le rendre plus clair et compréhensible, mais donner une explication à Lorca, non ! Ce sera donné peu après.

Pacô a écrit :
Oui et non. Enfin peut être... je ne connais pas la suite de l'histoire.
Mais la question ne s'est pas posée à moi dans le sens "tiens je suis curieux, je ne vois pas qui est Lorca" mais plutôt "ah mince, c'est qui ça ? Qu'est-ce qu'elle fout là ?"
Tu t'es comme même posé la question ! tongue
Blague à part, je suis d'accord pour l'analyse et encore merci pour tes lanternes ! Ah, eh au fait " tu as creuvé un tunnel au fond de mon coeur", il était vraiment spontané celui-là, il était sorti tout seul ! Wink
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Re: Commentaires "Identité"

Message  nayladream le Dim 31 Mar 2013 - 9:29

Pacô a dit :


C'est justement ce point précis que je voulais aborder dans le côté "trop convenu". En fait, parfois tu utilises des expressions type qui donnent l'impression d'une écriture plus guindée, et d'autres fois, des expressions comme "se rendre compte" sont employées. Si l'une et l'autre indépendamment ne sont pas des coquilles dans le récit, ensemble, elles forment un décalage de langage qui se ressent.

Sans aller jusqu'à parler de "style", l'auteur doit définir sa "gamme" de langue :


s'il prend le pli d'être argotique - à la façon d'un germinal de Zola - un mot soutenu de vocabulaire serait tout autant perturbant. Pour l'instant, mon impression à la lecture de ton prologue et de ce premier chapitre, ce serait que tu souhaites élever le niveau de la narration à un statut correct voire un peu soutenu. Par conséquent, des expressions comme "se rendre compte" ou "siffler de l'air" doivent être absente. D'autant plus que "siffler", en plus d'être inscrit dans un registre très familier, ne convient pas au sens de ta phrase : car "siffler" dans le sens "vider" ne s'emploie que pour du liquide, et a fortiori, pour une boisson. D'où : "siffler des verres".

la narration elle-même en termes de pouvoir de représentation littéraire Wink.


Le narrateur Pacô est celui qui raconte l’histoire, si je reprend la définition mot pour mot. En l’occurrence ici, dans identité, "Gwenaëlle".
Il ne faut pas la confondre avec l’auteur du récit (la personne réelle qui a écrit le texte), ni avec les personnages (le narrateur n’est pas forcément un personnage du récit).
Il faut savoir que le choix du "je" est délibéré, réfléchi. Aussi bien le prologue, que la suite.
Et pour ce qui est de la gymnastique intellectuelle, si j'ose appuyer dessus, parce qu'elle fait mal celle là Very Happy , elle a plutôt tournée à plein régime justement.
Le fait de poser dès l'entrée de mon tome mon personnage, au stade enfant ( une gamine qui pleure ), c'est déjà un exercice. J'ai dû me mettre à la place de la gamine, et penser ce qu'elle a pu ressentir à cet âge, lorsqu'on perd un être cher.
Je suis adulte, et j'ai dû adapter mon langage à celui de Gwen (Je pense en plus que tu t'es déjà essayé à l'emploie du "je" dans un essai plus loin dans le forum, c'est pas évident ! )
L'utilisation du "je" permet une certaine liberté tout de même dans le récit. Puis après, j'ai dû la rendre presque adulte ; penser au langage de cette période, voir quelques mots familiers qui peuvent lui venir en tête. Comment veux-tu qu'un ado de nos jours (elle n'est tout de même pas une surdoué Gwenaëlle), comprenne des formules bien posées, et des belles phrases, longues. Un adolescent qui lit, va me zapper tout de suite.
Et si toi même tu n'as pas saisi au départ l'histoire avec Lorca, imagine un ado.
Donc la réflexion se base la dessus également. Comment adopter mon langage écrit, à un langage parlé, et jongler avec les deux. Sachant tout de même, qu'une bonne partie du chapitre 1 est un dialogue.
Ou les émotions de l'héroïne sont exagérées, vues par une ado, aussi excitée que déprimée dès le matin, et qui se fait titiller les nerfs par cette chose dont on ne sait d'où elle sort, si je peux reprendre ton expression la dessus. Mais je défends tout de même l'idée, qu'avec un "je", ne m'implique pas forcément, je reviens de temps en temps, mais pas tout le temps, l'histoire m'appartient sans vraiment m'appartenir. On y trouve des traces, mais le point de vue subjectif de l'histoire est à elle, je lui cède une partie de moi, certes, mais c'est elle qui raconte. Ce sont ses pensées et ses ressentis. Elle peut s'exprimer en des termes familiers ( Tu te vois t'exprimer devant tes copains de manière réfléchi, avec de belles phrases lyriques, un langage soutenu tout le temps ? Non, personne ne s'exprime réellement comme ça, heureusement d'ailleurs ), comme en des termes parfois construits.
Je te donne un exemple :
Si tu bois un verre avec tes amis, et que tu penses à tes impressions sur le moment, tu va te dire :
"Tiens, je passe une putain de bonne soirée ! ".
En gros, c'est l'idée que je veux te soumettre. Ce n'est pas évident de trouver un juste milieu entre le langage parlé "je" dans une oeuvre, et le langage du récit. Il ne peut être régulier, les lecteurs s’ennuieraient pour certains. Et puis là, il n'y a pas trop d'écart comme "Merde" et ensuite j'entreprends une belle tournure imagée.
Et l'ado ne comprendrait pas certaines tournures de toute façon, ou ne verrait pas où je veux en venir. Il va se dire :
"Elle est d'un ennui total, elle parle du Baudelaire!
(J'exagère ce style, mais c'est pour que tu vois où je veux en venir en abordant Identité) "
Dans le prologue, Gwenaëlle rêve, Elle est mise en condition, aussi bien enfant que presque âge adulte. Elle éprouve des sensations aussi bien (du haut de ses dix sept ans qui rêve, donc subconscient qui intervient ), que de sa mise en situation (enfant). Et éprouve toutes les émotions dues à son jeune âge. Mais les âges, je dirai ici, sont confondus, un coup elle parle ado ( on passe du langage soutenu à familier), un coup elle revient au langage simple de son âge enfantin. Tu comprends ?
Le point de vue est un choix que j'ai fait en toute conscience pour raconter mon histoire : il choisit un angle de vue, un jeu de “caméras”. Le point de vue est en relation avec ce qu’ elle sait des faits et des évènements, en utilisant tantôt sa façon de parler, tantôt je lui prête la mienne.
Quand j'écris, je n'essaye pas d'adopter un style, je suis obligé de me mettre dans la peau du personnage pour essayer de comprendre ce qu'il peut ressentir, et ça, c'est un exercice cérébrale assez complexe, parce qu'il faut que j'aille chercher au loin, au fin fond de mon passé, du haut de mes dix sept ans, ou 4 ans (peu probable) pour essayer de mettre mon héroïne en situation, aussi bien pour le langage parlé que pour le fond de ses pensées. Parfois, tu penses soutenu, et parfois tu penses familier. C'est à toi de choisir !
Je n'utilise pas la 3 ème personne, où là je suis assez d'accord, il faut être régulier dans son style de raconter son récit. Cohérent même. Je prends note de tes analyses, et de toute avis d'ailleurs, parce que je sais me remettre en question, je suis ici pour essayer de choper quelques trucs qui peuvent m'aider à la rédaction, mais c'est vrai que là, je reste sceptique tout de même, je suis pratiquement sûre de ce que j'avance.

J'essaye de rendre mon oeuvre accessible
au public twilight.
.
Je vais reprendre cette idée parce que je n'ai pas dit le livre, bien qu'il a aussi son mérite, mais j'ai parlé du public, pas du style, ni de l'écriture (que j'ai trouvé aussi ennuyeuse, sauf le 4). Mon histoire ne ressemble à rien à cette de Stéphanie Meyer, et heureusement je dirai. N'empêche, elle a su attirer des fans, c'est que ce n'est pas si con que ça sa machine à vampire. Même si je trouve aussi que c'est simple.

Pour ce qui est de mon expression que j'ai sorti spontanément, je vais reprendre vite fait ce qui a déjà été dit plus haut. Là encore, je ne suis pas dans la réflexion, c'est du tac au tac. Je ne vais pas me poser et me dire, tiens, je vais chercher une formule adéquate pour mieux formuler l'image du coeur. Pour l'oeuvre, c'est un peu ça aussi, le côté spontané peut aussi accrocher.


Pacô a dit :
En fait, c'est un ensemble de stéréotypes et de lourdeurs littéraires.

Alors "lourdeurs littéraire", on ne doit pas avoir la même définition de lourdeurs :
Répétitions, adverbes en surabondance, adjectifs inutiles, texte trop chargé d'idées confuses, ce sont des lourdeurs littéraires.
Or là, on est dans un dialogue et répliques courtes, c'est assez direct. Autant qu'un ado. Même si certains utilisent de belles phrases.


Pacô a dit :
Ce que j'appelle en général une absence de la "patte d'auteur" c'est lorsque l'on sent que certaines phrases font sortie tout droit du commun "libidineux" des mortels, (On reste comme même des mortels tongue )
et pas de ta vraie gymnastique intellectuelle pour créer des phrases.

Pas forcément, et tu fais bien de préciser ce que tu appelles (avis subjectif). Un auteur se différencie par son style, son idée, son imagination, sa façon d'amener son oeuvre, s'il réussit à t'embarquer quelque part, c'est qu'il a forcément un style déjà. Beaucoup d'oeuvre sont écrite à "la patte d'auteurs" je dirai pour reprendre ton expression, et pourtant, rien n'en sort, le vide intergalactique, juste l'auteur, point, y a rien d'autre. Donc là aussi je pense que c'est un tout.


Bien entendu, et heureusement, ce n'est pas ce qui caractérise l'ensemble de ton récit. Mais parfois, en plein milieu d'un bon passage, tu as
une petite défaillance stylistique
qui nous amène tout droit à une tournure de phrase stéréotypé.

Là je comprends de quoi tu veux parler, et je vais en prendre compte. En fait, je voulais juste exprimer mon avis la dessus. Et ça m'aide ton analyse, sincèrement, parce que je vais revoir les points de vues pour voir ce qui peut être améliorer.
Je dirai même que ce serait cool d'ajouter cette discussion dans la rubrique débat littéraire, sur le style de l'auteur, comment le reconnaître, par quoi on le définit dans une oeuvre, etc...


Pour avoir justement eu le malheur de lire Twilight une fois dans ma vie (^^)
Toute mes condoléances ! Very Happy

Tu vois, je ne dis pas que TOUT est comme ça dans ton récit ; juste quelques petits éléments de ce type là qui peuvent donc
faire souffrir la narration.
C'est tout Smile.
Je ne sais pas si ça fait souffrir, sachant que ça reste subjectif. Voir plus haut.


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Re: Commentaires "Identité"

Message  Pacô le Dim 31 Mar 2013 - 16:48

Je suis tout à fait conscient que mes remarques sont subjectives, et je t'enjoins par ailleurs à simplement les considérer comme elles viennent. Par ailleurs, si elles te font réfléchir, c'est le but de la bêta-lecture : tu restes maître à bord Smile.

Ceci dit, j'aimerais clarifier quelques détails dans ta réponse.
Première chose, je ne te reproche en rien le choix d'une narration à la première personne. Nonobstant la facilité apparente avec laquelle on peut employer le "je", je crois que le "je" est très difficile à tenir sur le long terme. Justement pour la question du style.
Or, je ne t'ai pas souligné une maladresse dans l'emploi du "je" mais plutôt dans les contrastes constatés entre plusieurs registres de langue employés. Et ce qui complique l'exercice du narration à la première personne, c'est que tu es contraint à encore plus de rigueur pour maintenir la crédibilité de l'identité de ton personnage. Un narrateur extérieur à la narration peut se permettre une nuance de registre parce qu'il n'est pas partie intégrante du récit. Pas un narrateur/protagoniste.
Parfois, tu penses soutenu, et parfois tu penses familier. C'est à toi de choisir !
Oui, c'est vrai : et c'est aussi pourquoi je pense que peu de monde pourrait véritablement comprendre mes pensées. Laughing
Le travail de l'auteur est de pouvoir rendre accessible un point de vue interne ; s'il suffisait de retranscrire des pensées, ce ne serait pas si complexe et il n'y aurait pas de besogne à proprement parlé.
Et je dirais en conclusion qu'il est bien plus simple d'écrire à la 3ème personne qu'à la première Wink.

N'empêche, elle a su attirer des fans, c'est que ce n'est pas si con que ça sa machine à vampire. Même si je trouve aussi que c'est simple.
Pas tout à fait.
Le "Allo ? T'es pas une fille si t'as pas de shampoing ! Allooo quoi ? T'es pas une fille si t'as pas de cheveux !" de Nabila a bien réussi à conquérir ses fans. Et plus généralement, TF1 dépasse tous les soirs ARTE sur mediamétrie... et pourtant, ce n'est pas un signe de qualité Laughing.

Pour résumer plus simplement mon avis, je te dis juste que tu ne peux pas vraiment mélanger les styles. Je ne parle même plus de registres de langue. Mais écrire de temps en temps avec des tournures plus "lyriques" et "imagées" puis ensuite, avec des passages plus épurés à la façon "commercial", c'est une très bonne façon de faire fuir tous les publics. Les lecteurs/consommateurs voudront du 100% commercial - à la style ado - et les lecteurs/intello voudront du 100% lyrique. Et pire que tout, le tout mélangé dans une même narration empêchera le lecteur à se faire une idée de l'identité - ce qui serait un comble pour ton roman tongue - de ta narratrice. Ils éprouveront des difficultés alors à s'attacher à elle.

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Re: Commentaires "Identité"

Message  azul le Dim 31 Mar 2013 - 17:30

Et c'est là où la bêta-lecture a ses limites. Elle finit par t'embrouiller la tête et tu ne sais plus à quel saint te vouer, même si tu tentes de faire la part des choses entre ce que tu penses juste des explications de l'autre et ce que toi tu voudrais faire passer et que tu crois, du coup, avoir raté.
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Re: Commentaires "Identité"

Message  MémoireDuTemps le Dim 31 Mar 2013 - 19:11

Je n'ai pas encore pu analyser ce que dit en détail Nayla, mais il y a une énorme différence entre la narration "objective" à la troisième personne et celle à la première personne.
Contrairement à une pensée commune, ni l’une ni l’autre ne sont simples.
Pour la troisième personne, il est évident que, hors les brefs moments ou le narrateur "retransmet" les pensées de tel ou tel personnage, son récit doit adapter le même ton et de préférence littéraire, il ne doit notamment à aucun moment avoir du parlé dans sa rédaction.
Récemment, j’ai affiché le prologue de mon roman et, chose particulière, ce prologue est le récit d’une scène du livre qui elle est racontée à la première personne du passé, un souvenir d’un de mes personnages. J’avais alors plusieurs choix pour le faire :
- Raconter la scène par mon autre personnage, Mahâ,
- Raconter la scène non comme dans le souvenir, mais en faisant parler ma Toumaî (je ne suis pas Anthony Burgess et, dans la Guerre du feu, il ne s’est même pas essayé à retransmettre la pensée, seulement le langage… et c’étaient des presque humains alors que mon personnage est un ancêtre bien plus lointain)
- Utiliser la solution retenue : une vue par un observateur extérieur objectif et, d’ailleurs, Pilgrim m’a fait remarquer, à juste titre qu’on pouvait améliorer encore un peu.
Si je prends cet exemple, c’est que je pense que pour le roman de Nayla, la problématique est un peu similaire : la scène est celle de la vision d’une enfant, ou l’auteure, le lecteur aura peut-être du mal à se mettre dans la tête de l’enfant tel qu’il aurait pu être à cet âge… et d’ailleurs quiconque. Quel choix de l’auteure pour une telle scène ? Pas du tout évident.
J’ai relu le prologue dans les différentes versions affichées ici. Si un des défauts de la version 1 était certainement sa cohérence, j’ai trouvé que cette dernière version était très cohérente de ce point de vue (et aussi bien mieux rédigée, les lourdeurs ayant disparu et seuls quelques petits points restent à améliorer).
Dans le prologue une chose apparaît relativement clairement, quand la petite fille se plaint, appelle sa mère, il me semble que le ton est très juste, celui d’une enfant perdue qui a peur que sa mère s’en aille. N’oublions pas que c’est une problématique qui apparaît dans l’enfance qui s’appelle l’abandonite (même parfois chez les adultes) qui peut de plus entraîner un sentiment de culpabilité (c’est moi la cause)… et sans doute cela peuple les cauchemars enfantins.
La question aussi se pose : est-ce parce que c’est au présent que c’est actuel ? On écrit rarement un prologue en rêve ☺
Maintenant par exemple l’expression « je me rends compte » ne me gêne pas du tout dans le contexte et dans le style donné hors des "dialogues/plaintes" de la petite fille. Je n’ai pas encore eu le temps de terminer la bêta du chapitre 1.
La difficulté d’être bêta-lu vient déjà du contraste entre l’avis pas du tout objectif des conjoints, famille, amis et même autres lecteurs qui sont souvent encourageants, on se croit vite génial et ensuite les bêta-lecteurs qui disent que des tas de choses ne vont pas, même certains de manière très sèche et quasi décourageante (il n'y en a plus aucun sur ce forum je crois)… Seulement ce genre d’avis se retrouvera chez un éditeur et les défauts relevés seront souvent encore plus nombreux lors de la relecture par un correcteur.
Mais le jeu en vaut la chandelle parce que ce n’est pas des critiques pour la critique, c’est un moyen d’améliorer non seulement ton texte affiché mais ta manière d’écrire. Tu obtiens ainsi au bout de quelque temps une écriture plus assurée, évitant certains défauts (les tiens mais aussi ceux des autres). Mais, comme il est précisé dans le forum : il y a un côté subjectif à la bêta, un tel ressentira plus telle ou telle chose, des plus ou des moins, un autre d’autres points… et parfois tous diront la même chose…
En aucun cas tu dois te dire : je suis tous les conseils (d’abord certains sont contradictoires) et même s’il y a unanimité sur un point, ça ne veut pas dire qu’il faut forcément corriger à tout prix… mais remettre en question ton texte, oui, te poser aussi la question "pourquoi ?"… il m’est arrivé de réécrire une partie signalée par tous… mais pas du tout dans le sens conseillé par les bêta.
Par contre au niveau fluidité, même si on lit pas mal de livres peuplés d’être, avoir, faire (pas plus tard qu’hier on me parle j’ai découvert le dictionnaire pas académique… oups à la lettre F… au moins 1/3 commencent par faire… je crains qu’un jour on retrouve cela dans les textes qui arrivent ici), de participes présents ou d’adverbes maintes fois répétés en plus… cela ne prouve pas que ce soit la voie à suivre… personne ne prônera jamais "le moins écrit" mais je pense qu’il est préférable si on veut se faire éditer d’éviter cela… la ponctuation aussi (même s’il y a des règles précises quand même) : il y a une certaine liberté de l’auteur, mais avant tout respecter les contraintes et je pense que le moins est préférable de toute façon… quant au reste des corrections (orthographe – grammaire), ben là en général préférable de les suivre (attention, j’ai déjà vu des fautes ne pas être remarquées même après plusieurs lectures de bêta expérimentés).
Tu sais, il vaut mieux passer des heures à améliorer ton début : cela compte bien plus car les lecteurs qui n’entrent pas dans un livre ne continuent pas au-delà.


Au niveau précis de ce dialogue et plus généralement du choix de mode de rédaction : première ou troisième personne, présent ou passé, je pense qu’on pourrait en parler sur un fil à part. J’avais d’ailleurs aussi déclenché un tel fil sur Cocyclics il y a deux ans, difficile de trancher sur ce qui est le plus facile, le plus parlant.
Spoiler:
Par contre des réflexions ont a été faites par deux écrivaines spécialistes de l’écriture pour jeunes :

"J'écris à la première personne moi aussi, je trouve que ça convient mieux au style de mon roman (destiné aux ados). C'est important pour se sentir proche du héros. "

"Les livres pour jeunes lecteurs sont dans la grande majorité des cas écrits au présent. Deux raisons à cela je pense:
- d'une part, l'empathie avec le personnage
- d'autre part, le fait que les jeunes enfants ont souvent du mal à se repérer dans le temps.
En revanche, ils sont rarement écrits au "je", là encore à mon avis parce que l'enfant, tout en s'identifiant au personnage, a besoin de mettre une certaine distance (notamment, quand on lit un livre à voix haute à un enfant, il est difficile de raconter au "je"). "

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