Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

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Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Ven 20 Sep 2013 - 13:37

Merci Smile
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Sam 21 Sep 2013 - 14:20

Tout d’abord bienvenue dans le club « j’écris et je me corrige !!! » Very Happy , je te soutiens à fond dans cette entreprise, tu as tout à fait raison, mieux vaut souffrir pendant que durant des plombes après, sans jamais parvenir à tout épurer complètement !! No Donc, compte sur moi pour te soutenir !!!
Ton texte est très prenant. Bien que je n’ai lu qu’un extrait de ton précédent roman, j’ai retrouvé « ta patte, ta touche perso » et ça c’est bien. Tu donnes le ton, créés une atmosphère (sombre, lugubre même), tu emmènes ton lecteur dans cette cabine écœurante… donc, un fort potentiel à approfondir et travailler. 









bêta:

Chapitre 1

Le souffle de l’homme balaye son visage,
(ici, je pense qu’il manque quelque chose… ne serait-ce que « des » ?) « senteurs douces » d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse (si comme je le pense, l’haleine de l’homme est chargée d’alcool, je ne suis pas certaine que l’on puisse parler de « senteurs douces » c’est pas du plus agréable ) . Le genre de poison qui ronge les neurones comme un acide, qui (une répétition qui n’est pas nécessaire, ta phrase supporterait tout à fait de l’absence de ce deuxième qui)  transforme les spatiaux en zombies aveugles pour les envoyer s’échouer sur les quais glacés des stations perdues aux frontières de l’Ellipse, là où la lueur des étoiles agonise dans le néant.  (Vin oublie l’odeur) (J’ai mis du temps à comprendre que c’était un prénom…aïeeeee) se concentrant (ici, le participe présent coupe l’action, le présent utilisé au début me semble plus approprié) sur le plafond et le vieux tube au néon qui clignote en projetant ses flashs blanc couleur bloc opératoire. (lourd et long)
Elle ne parle pas, ne le fait jamais, se contentant d'émettre des gémissements métalliques qui se fondent dans ceux du sommier martyrisé par le poids des deux corps dont les ombres courent le long des murs infestés de rouilles.

Pas très loin, un navire atterrit, ravageant le silence des docks, poussant les rampants (que de an…)derrière les écrans de protection chauffés à blanc par l’enfer de flammes vomi par les réacteurs. Le verre d’eau croupie(,) (pas de virgule) posé sur le lavabo noirci par la crasse, tremble et se joint (lui aussi) (inutile) au chaos, à la symphonie des hurlements mécaniques qui se propagent le long des structures de la station. Plus personne ne vit dans les cavernes d’acier qui bordent les quais, sauf les putains et leurs clients qui n’ont pas de quoi se payer une chambre dans les quartiers commerciaux des étages supérieurs, là où la misère se fond dans les pulsations lumineuses des (néons) (vu déjà plus haut).

L’homme qui se tient au-dessus d’elle ressemble à tous ses amants : yeux froids et pâles, presque vides, flanqués sur un visage brulé par les radiations de lointaines étoiles. Un marchand indépendant en attente d’une cargaison, un contrebandier ou même un pirate, Vin n’en sait rien, elle ne demande jamais, elle offre juste son corps en échange de quelques crédits qui lui permettront d’acheter le droit de respirer. (En fait elle commerce son corps ? Alors peut-on parler d’amant ?) ((Elle vivra une journée de plus dans l’attente du moment où elle ne pourra plus payer sa taxe (phrase longue et compliquée. Je pense avoir compris que tu voulais dire qu’elle vivait au jour le jour avec son rejet comme épée de Damoclès au dessus de la tête, c’est bien cela ?)  
et se retrouvera dans l’espace avec les ordures. Avant cela, elle vendra probablement ses organes à un des bouchers du bazar, à un de ces vieux criminels de guerre ayant réussi à échapper aux chasseurs de primes de l’Ellipse. Elle tiendra quelques mois de plus, petit bonus pour une vie de merde rondement menée, avant de terminer dans le sas qui l’éjectera pour son dernier voyage)). Ironiquement, elle n’ira pas très loin, tout au plus en orbite autour d’un mât de communication, en attendant le passage des nettoyeurs et de leurs vaisseaux dont les soutes équipées de cuves protéiniques la transformeront en biscuit énergétique Laughing .
((Il me semble que tu devrais réécrire ce passage, très intéressant, parce qu’il est confus.))
Vin essaye de ne pas y penser. Elle est jeune, vingt-trois ans à peine, mais sans travail et sans navire, elle n’est qu’une des centaines de sans nom (je mettrais un trait d’union) échouées comme des épaves sur les quais de Puerto Esperanza. Elles sont des milliers comme elle, poussées par une plaisanterie du destin au terminus de l’univers,  dans de minuscules stations ou les transports viennent se ravitailler avant de reprendre leur chemin vers le centre de l’Ellipse, vers les planètes mondes ou les humains se répandent comme des virus.

L'homme la retourne. Vin se laisse faire, la croupe haute, le nez plongé dans les draps sales (reniflant) (dit ainsi on pense que ce sont les draps qui reniflent)  l’odeur des fantômes qui ont défilé sur la couchette. C’est son troisième client et certainement pas le dernier. Il lui en faut cinq pour payer sa taxe de respiration et deux de plus pour s’acheter une barre de protéines qui lui apporteront assez de calories pour recommencer un nouveau cycle infernal. Les bons jours, dix types lui passent dessus sans lui adresser la parole. Ils se contentent de la baiser avant de reprendre leur propre trajectoire de collision avec le destin.

De temps en temps, Vin tombe sur un suicidaire qui vient chercher un peu de chaleur avant de s’exploser (le)crâne. Ils ont tous peur de crever seuls, c'est-ce un des derniers sentiments que les habitants de la station partagent encore. Elle les refuse toujours, elle ne (leur) parle jamais, sa manière de garder un peu de dignité, à moins que cela ne soit simplement la crainte de s’observer dans les yeux glacés d’un homme à quelques minutes de (la) (sa) mort.

Un vaisseau entre sur les docks couvrant son hurlement de douleur quand il lui déchire les reins. Un transport de petite taille, elle le devine à cause des vibrations et du bruit des réacteurs qu’elle reconnait pour les avoir entendus des centaines de fois. Du fond de son cauchemar, elle visualise les énormes amarres d'acier se déroulant le long de la coque de métal et le chuintement des vérins de sécurités se refermant sur la quille. Elle connait chaque phase, chaque détail du ballet des monstres venus de l’espace. J

La lumière des projecteurs du navire traverse les étroites meurtrières qui servent de hublot à la cabine, balayant le corps de l’homme qui, noyé dans ses délires, continue sa chevauchée aveugle. Vin sent du sang couler entre ses jambes, la douleur devient plus aiguë lui arrachant des larmes qui forment de petits (lacs) (tu es dans le réalisme de la scène et ce lac le coupe maladroitement)  sombres dans la crasse des draps. Elle essaye de se dégager, poussant des cris qui se perdent dans le vacarme et les vibrations des pas des robots qui se dirigent vers le vaisseau. Des modèles simples et anciens récupérés dans des épaves et recyclés pour travailler sur les docks. Des tas de ferraille rouillés arrivant eux aussi en  fin de course, de plus en plus près de la porte du sas qui les enverra dans l’espace. Elle pense souvent à eux, les envies du fond de sa souffrance qu’ils ne peuvent ressentir.

L’homme saisit sa chevelure, tirant sa tête vers l’arrière avec violence. Elle a de beaux cheveux noirs qui cascadent dans sa nuque comme les ailes d’un oiseau. Elle les coupe régulièrement en se regardant dans la glace d’une toilette publique avec derrière elle les corps des junkies embarqués dans leur voyage artificiel vers la mort. Elle s’y lave aussi, au milieu de l’odeur d’urine et de vomit et parfois, quand le froid des docks devient insupportable, elle y dort, roulée en boule devant une grille de ventilation qui déverse ses bouffées d’air tiède et puant.

L’homme se retire violemment et la traine hors de la couchette. Vin se recroqueville en hoquetant, les jambes remontées le long du torse. Elle attend. Sur les quais, les réacteurs du vaisseau se taisent et elle entend la respiration lourde de l’inconnu qui la surplombe comme une ombre malfaisante. Il la prend par les cheveux, l’obligeant à s’agenouiller face à lui, le visage à quelques centimètres du sexe encore tendu et avide de sa bouche. Elle résiste (pour éviter le contact) (on s’en doute) et elle sent la main s’écraser contre sa joue faisant trembler ses dents qui s’entrechoquent violemment. (phrase confuse, j’ai du relire deux fois, sans encore cerner ce que tu as voulu dire)  Du sang ruissèle de son nez et se disperse sur le sol en formant de minuscules rivières (idem lac) qui s’écoulent dans les canaux de rouilles.

L’homme la maintient toujours à hauteur de son bas ventre. Vin tourne la tête, ses yeux accrochant le reflet de sa mince silhouette pâle se (dessinant sur l’acier de la lame) (une silhouette se dessiner sur la lame d’un couteau ???) d’un couteau posé sur un tas de vêtements. Trop maigre pour être vraiment belle, avec des côtes saillantes et des seins trop petits qui ressemblent à celle d’une adolescente. (Je n’ai pas compris pourquoi tu évoques une solutions plausible à sa maltraitance (le couteau) et que tu passes ensuite à son aspect physique ? Ceci pour moi, manque de logique) Le mal de l’espace et la malnutrition chronique lui donnent un air famélique de chien perdu. Le visage du type surgit du métal chromé, déformé dans un rictus animal. (pas compris)  Elle crie quand ses lèvres touchent le sexe tendu et que sa main empoigne l’arme. L’homme hurle, de plaisir tout d’abord lorsqu’elle l’avale, puis de douleur au moment où l’acier s’enfonce dans son ventre en faisant jaillir une fontaine d'hémoglobine (tu as une tendance à exagérer tout ce qui est liquide J). Elle ne le lâche pas, laissant le liquide chaud couler le long de son corps, ses dents se refermant avec toute la force dont elle est capable pour l’empêcher de reculer. Elle le sent trembler, secouer de spasmes de plus en plus irréguliers, ses mains posées sur tête,  gluante de sang. Cela prend quelques secondes, minutes, le temps se dilate, elle perçoit le sexe dans sa bouche, la poignée du couteau entre ses doigts et la vie qui s’échappe, qui se répand sur le sol glacé. Sur les quais, il n’y a plus que le silence, les scintillements rapides des feux de navigation du navire qui pulsent dans la nuit artificielle des docks, qui découpent la chute du corps en une succession de brefs flashs lumineux, (suite d’images figées, d’instantanés brutaux de la mort qui emporte sa proie) (rajouté et inutile, l’image était très parlante et belle, ça l’alourdit inutilement).
Elle reste à genoux, immobile au milieu de la mare de sang qui s’étend autour d’elle (comme les pétales d’une rose) (l’image est mal choisie à mon goût). Elle retire le couteau et lève la tête vers un ciel qu’elle n’a jamais vu, cherchant une réponse dans le cancer de rouille qui s’entend sur le plafond.

Vin hurle. Un long cri de plaisir et de douleur qui roule entre les murs de la prison d’acier. J

 


Mon avis:

En positif : Ce que j’ai écrit plus haut. Un sens aigu du réalisme et même pas peur de se montrer crue. L’utilisation des bruits extérieurs comme une bande son, tout en décrivant le monde dans lequel le lecteur se trouve plongé. (bien qu’il y a beaucoup d’info, donc vérifier si il n’y en a pas trop)
En négatif : Participe présent qui désoriente (fais attention, reste sur le présent, c’est plus vivant)
Une tendance à vouloir en faire trop (très souvent ta première image suffit et ce qui suit répète la même chose et alourdit tes phrases, bref, tu gâches le travail effectué)
Comme dit plus haut, l’idée de la bande son est bonne mais désoriente parfois, allège peut être les descriptions, les infos, tu as encore de l’espace pour faire passer les messages importants)
Le prénom Vin peut porter à confusion, peut être l'orthographier autrement ??? 

Continue !!!
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 23 Sep 2013 - 12:09

Avant tout merci pour tes précieux commentaires et ta lecture.

Quelques petits commentaires rapides de ma part :

1.       Oui le nom de Vin ne me satisfait pas. J’avais eu la même impression en me relisant. J’ai un autre nom en tête.

2.       J’avais utilisé pas mal de participes présents pour donner de la lourdeur au texte et renforcer l’ambiance, mais je pense en effet que j’ai eu la main un peu lourde.

Je vais revoir tout cela et poster la beta 2 !


Merci
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 23 Sep 2013 - 13:42

Voilà les premières corrections

1.       J’ai changé le nom de Vin.

2.       J’ai allégé le texte de participes présents.

3.       J’ai modifié un peu la scène du couteau, mais gardé la logique que je me permets d’expliquer ici.

a.       Dolores est une prostituée. Je pense que cela devient évident. Elle est passive. Elle ne parle pas, et est même loin de la situation, écoutant plus les bruits navires que la présence de son client. C’est sa défense, sa manière de résister.
b.      À un moment, par hasard, elle croise son reflet dans la lame d’un couteau. Elle se voit et prend conscience de ce qu’elle est.
c.       Mélange avec la brutalité de l’homme, cette vision d’elle-même provoque une explosion. Elle le tue.


4.       J’ai laissé la comparaison avec la rose qui c’est bien de la naissance de Dolores sont nous parlons ici, une naissance qui se produit dans un bain de sang.

J’ai laissé aussi deux autres comparaisons qui me semblent passer mieux dans ce texte moins lourd (mais quand même lourd pour s’accorder a l’ambiance).
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mer 25 Sep 2013 - 12:01

Bonjour,
j'ai lu tes deux versions, la première et la corrigée.  Tu as un style vraiment intéressant, très visuel et très cru, tes descriptions sont très explicites (on n'a qu'à fermer les yeux et on s'y croit)
L'ambiance est bien cyberpunk, les descriptions des vaisseaux et de leurs bruits/mouvement sont bien rendues, on sent parfaitement qu'elle '"s’évade" en écoutant tout ce qui se passe autour.

En revanche, pour la scène du couteau, c'est moins clair, même dans ta version corrigée on ne comprend pas que tu cherches à faire transparaitre ça "b. À un moment, par hasard, elle croise son reflet dans la lame d’un couteau. Elle se voit et prend conscience de ce qu’elle est."
A mon avis, il faut que tu le dises clairement, ou du moins d'une façon plus claire... Parce qu'en fait là on a l'impression de lire une vengeance, ou que ça va être genre la naissance d'une tueuse en série bien cracra qui trucide les gars pendant l'acte sexuel (OUI j'avoue ça m'a fait penser à American Psycho...)

Pour finir, juste une remarque sur la forme: attention au mot "souffrance", je l'ai vu écrit plusieurs fois il me semble (à vérifier) dont deux fois dans le même paragraphe.

Et sinon un truc personnel (qui moi me bloque mais apparemment ce n'est pas du tout le cas de la plupart des gens, donc tu en fais ce que tu en veux ) je trouve que tes phrases du début gagneraient à être raccourcies (point au lieu des virgules par exemple), cela rendrait ton texte plus dynamique; pour les textes de SF où tout est "nouveau", l'esprit arrive mieux à assimiler les choses quand les idées sont énoncées l'une après l'autre, du moins au début.(Et OUI, je suis parfois un peu ralentie du bulbe) Ensuite on s'habitue à l'univers, et c'est plus simple. 
Voila, bonne journée!!
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mer 25 Sep 2013 - 13:36

Merci Globule.


Je suis super contente que tu t’es sentie dans l’univers glauque de Puerto Esperanza.
Je vais réécrire complètement la scène du couteau et non pas simplement la corriger. Elle est centrale dans le récit, c’est ce qui déclenche l’histoire et ne peut pas être mal comprise.
Je vais vérifier pour souffrance, il se pourrait qu’une répétition se soit glissée pendant une correction !


Merci


Ocean



 
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  MémoireDuTemps le Ven 27 Sep 2013 - 12:42

Oceanywenty a écrit:
Spoiler:
Chapitre 1

Le souffle de l’homme balaye son visage vomissant Si c’est "le souffle… vomissant", un participe présent ne se justifie pas surtout non précédé d’une virgule (sinon c’est le visage qui vomit), relie plutôt les 2 parties de phrases, par exemple "et vomit" par contre si c’est l’homme, la phrase ne va pas. La question est aussi savoir si vomir est vraiment adapté, si c’est le souffle un mot adapté à ce qui caractérise une odeur conviendrait mieux (exhaler, dégager, empester…)  les senteurs nauséabondes d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse. Ta phrase est un peu longue, pense aux ; pour aérer  Le genre de poison qui ronge les neurones comme un acide et transforme les spatiaux en zombies aveugles pour les envoyer s’échouer sur les quais glacés des stations perdues aux frontières de l’Ellipse, là où la lueur des étoiles agonise dans le néant. Ta phrase est un peu longue là aussi, mais ici, je ne trouve pas cela gênant.  Dolores oublie l’odeur, se concentre sur le plafond et Ta ici tu séparerais par un ; plutôt qu’un et… ce qui t’évite d’utiliser un qui et surtout évite au lecteur de se demander si le tube est au plafond (ce qu’on devine) ou au mur, ce qui est plausible aussi "plafond ; son vieux tube…" le vieux tube au néon qui clignote en projetant ses flashs blanc couleur bloc opératoire. Elle ne parle pas, ne le fait jamais, se contentant Ici, d’abord le participe présent est à éviter, "se contente" va très bien, de même faire peut être amélioré   d'émettre des gémissements métalliques qui se fondent dans ceux du sommier martyrisé par le poids des deux corps dont les ombres courent le long des murs infestés de rouilles. on est en SF, il peut donc y avoir plusieurs types de rouille, mais en général le "s" est superflu

Pas très loin, un navire atterrit, ravage le silence des docks, poussant les rampants derrière les écrans de protection chauffés à blanc par l’enfer de flammes craché par les réacteurs. Le verre d’eau croupie une virgule ici ou aucune ? posé sur le lavabo noirci par la crasse, tremble et se joint au chaos, à la symphonie des hurlements mécaniques qui se propagent le long des structures de la station. Plus personne ne vit dans les cavernes d’acier qui bordent les quais, sauf les putains qui répétition, le premier et le troisième peuvent être remplacés par un ; suivi d’un pronom qui reprend le sujet  n’ont pas de quoi se payer une chambre dans les quartiers commerciaux des étages supérieurs, là où la misère se fond dans les pulsations lumineuses des néons. j’♥ bien ce rappel à ce qui précède, cela m’a fait sourire

L’homme qui se tient au-dessus d’elle ressemble à tous ses clients : yeux froids et pâles, presque vides, flanqués sur un visage brulé par les radiations de lointaines étoiles. Un marchand indépendant en attente d’une cargaison, un contrebandier ou même un pirate, Dolores n’en sait rien, elle ne demande jamais, elle offre son corps en échange de quelques crédits qui lui permettront d’acheter le droit de respirer. Elle vivra une journée de plus dans l’attente du moment où elle ne pourra plus payer sa taxe et se retrouvera dans l’espace avec les ordures. Avant cela, elle vendra probablement adverbe en "ment" facile à remplacer ses organes à un des bouchers du bazar, à un de ces vieux criminels de guerre ayant réussi à échapper aux chasseurs de primes de l’Ellipse. Elle tiendra quelques mois de plus, petit bonus pour une vie de merde rondement adverbe en "ment" remplaçable menée, avant de terminer dans le sas qui l’éjectera pour son dernier voyage. Ironiquement, elle n’ira pas très loin, tout au plus en orbite autour d’un mât de communication, en attendant  participe présent pouvant être remplacé par ", en l’attente" ou un futur ", et attendra" le passage des nettoyeurs et de leurs vaisseaux dont les soutes équipées de cuves protéiniques la transformeront en biscuit énergétique. Tout ce paragraphe est vraiment excellent, décrivant très bien ton monde, l’avenir de Dolorès, les mots sont très forts, bravo

Dolores essaye de ne pas y penser. Elle est jeune, vingt-trois ans à peine, mais sans travail et sans navire, elle n’est qu’une des centaines de sans-nom échouées orthographe correcte, effectivement pas de s à sans-nom et pour échouées si ce ne sont que des femmes comme des épaves sur les quais de Puerto Esperanza. Elles sont des milliers comme répétition et juste avant tu dis des centaines ???  elle, poussées par une plaisanterie du destin au terminus de l’univers,  dans de minuscules stations ou où les transports viennent se ravitailler avant de reprendre leur chemin vers le centre de l’Ellipse, vers les planètes mondes ou les humains se répandent comme des virus.

L'homme la retourne. Dolores se laisse faire, la croupe haute, le nez plongé dans les draps sales imprégnés de l’odeur des fantômes qui ont défilé sur la couchette. C’est son troisième client et certainement pas le dernier. Il lui en faut cinq pour payer sa taxe de respiration et deux de plus pour s’acheter une barre de protéines qui lui apporteront Tu mets au pluriel alors qu’il n’y a qu’une barre et que la respiration n’a pas de calories ? assez de calories pour recommencer un nouveau cycle infernal. Les bons jours, dix types lui passent dessus sans lui adresser la parole. Ils se contentent de la baiser avant de reprendre leur propre trajectoire de collision avec le destin.

De temps en temps, Dolores tombe sur un suicidaire qui vient chercher un peu de chaleur avant de s’exploser manque quelque chose crâne. Ils ont tous peur de crever seuls, c'est un des derniers sentiments que les habitants de la station partagent encore. Elle les refuse toujours, elle ne leur parle jamais, sa manière de garder un peu de dignité, à moins que cela ne soit simplement la crainte de s’observer dans les yeux glacés d’un homme à quelques minutes de sa mort.

Un vaisseau entre sur les docks couvrant son hurlement de douleur quand il lui déchire les reins. Bizarre, j’aurais plutôt inversé : le hurlement couvert par… mais ça peut être une manière de dire qu’elle fait plus attention à ce qui se passe à l’extérieur que dans la pièce Un transport de petite taille, elle le devine à cause des vibrations et du bruit des réacteurs qu’elle reconnait pour les avoir entendus on perçoit plus qu’on n’entend des vibrations mais celles-ci peuvent être des bruits inaudibles (fréquences très basses d’infrasons)   des centaines de fois. Du fond de son cauchemar, elle visualise les énormes amarres d'acier se déroulant le long de la coque de métal et le chuintement des vérins de sécurités se refermant sur la quille. Attention aux participes présents, dans cette phrase deux, or en la coupant de ; et le chuintement lorsque les vérins, ainsi tu supprimes les deux participes présents. Elle connait chaque phase, chaque détail du ballet des monstres venus de l’espace.

La lumière des projecteurs du navire traverse les étroites meurtrières qui servent de hublot à la cabine, balayant le corps de l’homme qui, noyé dans ses délires, continue sa chevauchée aveugle. Dolores sent du sang couler entre ses jambes, la douleur devient plus aiguë lui arrachant des larmes qui tracent des sillons de souffrance dans la crasse des draps là, je ne comprends pas trop, j’ai d’abord cru que c’était l’homme qui saignait. Elle essaye de se dégager, poussant des cris qui se perdent dans le vacarme et les vibrations des pas des robots qui se dirigent vers le vaisseau. Des modèles simples et anciens récupérés dans des épaves et recyclés pour travailler sur les docks. Des tas de ferraille rouillés c’est la ferraille qui est rouillée, pas les tas arrivant eux aussi en  fin de course, de plus en plus près de la porte du sas qui les enverra dans l’espace. Elle pense souvent à eux, les envies Jamais de "s" à la rtroisième personne du singulier ou alors c’est le nom envie et dans ce cas-là les ne convient pas, mais des envies du fond de sa souffrance qu’ils ne peuvent ressentir.

L’homme saisit sa chevelure, tirant sa tête vers l’arrière avec violence. Elle a de beaux cheveux noirs qui cascadent dans sa nuque comme les ailes d’un oiseau. Elle les coupe régulièrement adverbe en "ment" facile à remplacer en se regardant dans la glace d’une toilette publique avec derrière elle les corps des junkies embarqués dans leur voyage artificiel vers la mort. Elle s’y lave aussi, au milieu de l’odeur d’urine et de vomit substantif ici . Parfois, quand le froid des docks devient insupportable, elle y dort, roulée en boule devant une grille de ventilation qui déverse ses bouffées d’air tiède et puant.
L’homme se retire violemment et la traine hors de la couchette. Dolores se recroqueville en hoquetant, les jambes remontées le long du torse. Elle attend. Sur les quais, les réacteurs du vaisseau se taisent et elle entend la respiration lourde de l’inconnu qui la surplombe comme une ombre malfaisante. Il la prend par les cheveux, l’obligeant à s’agenouiller face à lui, le visage à quelques centimètres du sexe encore tendu et avide de sa bouche. Elle résiste et sent la main s’écraser contre sa joue, bref élancement de douleur noyé un brouillard d’humiliation. Du sang ruissèle de son nez et se disperse sur le sol glacé.

L’homme la maintient toujours à hauteur de son bas ventre. Dolores tourne la tête, ses yeux accrochant participe présent alors que accrochent convient très bien par hasard l’éclat  métallique d’une lame de couteau sur laquelle se reflète sa mince silhouette pâle. Trop maigre pour être vraiment belle, avec des côtes saillantes et des seins trop petits qui ressemblent à celle d’une adolescente. Le mal de l’espace et la malnutrition chronique lui donnent un air famélique de chien perdu. Elle sent la colère l’envahir, une sensation qui ne parvenait  plus à percer le brouillard de ses émotions. Le regard de celle qui la fixe n’est pourtant pas celui d’un animal, mais d’une femme dérivant depuis trop longtemps sur le cloaque nauséabond d’une existence de paria. Le couteau vibre, ; plutôt un navire s’apprête à appareiller, à larguer les amarres qui le retiennent prisonnier de la station. Elle voit maintenant l’inconnu, déformé lui aussi par l’acier, pour couper la phrase, un ; ou … seraient mieux qu’une simple , à moins que cela ne soit son véritable visage, cette masse  de chair qui s’étirent soit c’est la masse donc singulier soit ce sont les chairs et il faut un "s" à chair sur les courbes de la lame, qui révèle un rictus de sadique domination.

Elle crie quand ses lèvres touchent le sexe tendu et le à supprimer que le sperme l'éclabousse.  Elle essaye de reculer, de se libérer de la poigne de l’homme qui la maintient toujours par les cheveux, agenouillée devant lui comme une esclave impuissante.

Le grondement du vaisseau continue de croitre, des ondes lumineuses envahissent la cabine, balayent sa peau comme une multitude de vagues colorées, jouant ici plutôt et jouent, un seul participe présent suffit avec les formes de son corps, l’enveloppant d’une aura rougeâtre. Elle entend le gémissement métallique des vérins qui se rétractent, le chuintement de l’air qui s’échappe dans l’espace alors que s’ouvrent les portes de la baie d’amarrage. Il est presque libre, la laissant seule aux mains des monstres humains venus des étoiles. La station tremble et le couteau tombe sur le sol une virgule ici sinon c’est le sol qui glisse  glissant vers elle, main tendue du destin vers sa libération maintenant toute proche.  Elle le saisit d’un geste vif, presque inconscient. Elle se noie dans la tourmente des sons et des images qui l’emportent, balayant ces derniers doutes, brisant les chaines invisibles de son existence.

L’homme hurle, de plaisir tout d’abord lorsqu’elle l’avale, puis de douleur au moment où l’acier s’enfonce dans son ventre. Elle ne le lâche pas, laissant ici plutôt et laisse  le liquide chaud couler le long de son corps, ses dents se refermant ici plutôt "son corps ; ses dents se referment…"  avec toute la force dont elle est capable pour l’empêcher de reculer. Elle boit son sperme, se délecte de son agonie. Elle le sent trembler, secoué de spasmes de plus en plus irréguliers, ses mains posées sur manque quelque chose tête,  gluante de sang. Cela prend quelques secondes, minutes, le temps se dilate, elle perçoit le sexe dans sa bouche, la poignée du couteau entre ses doigts et la vie qui s’échappe, qui se répand sur le sol glacé. Sur les quais, il n’y a plus que le silence, les scintillements rapides des balises de navigations qui pulsent dans la nuit artificielle des docks, qui découpent la chute du corps en une succession de brefs flashs lumineux.

Elle reste à genoux, immobile au milieu de la mare de sang qui s’étend autour d’elle comme les pétales d’une rose. Elle retire le couteau du ventre de sa victime, lève la tête vers un ciel qu’elle n’a jamais vu, cherchant une réponse dans le cancer de rouille qui s’entend sur le plafond.


 
Malgré beaucoup de remarques, ton extrait est remarquable car il met dans une ambiance très SF hyperréaliste, SF désespérée aussi et en plus avec une touche féminine qui lui donne une sacrée originalité. Certaines de mes remarques sur la fluidité (participes présents, adverbes) vont dans le sens de donner encore plus de force à un extrait qui en est déjà très pourvu. Compte tenu de cette puissance, il ne faut surtout pas qu’un remplacement de mots ou de bouts de phrase tuent cette description, mais quelquefois des petites touches ça et là accentuent les écrits. Il y a quelques fautes, oui, peu de répétitions, attention aussi aux espaces entre mots ou ponctuations.je suis bien (sauf une phrase signalée) et tout lecteur adulte appréciera je pense, j’ai pensé à "Amsterdam" de Brel en plus extrême, de tous les points de vue… et la vision via la femme accentue ce côté.
 
Je plussoie Kwelly, autant pour certains textes, un premier jet en continu peut se comprendre, autant quand on crée un univers complexe, travaillé, fort et original comme le tien (le sien et le mien aussi, d’ailleurs ☺ ), il peut être souhaitable de retravailler très vite ce qui est écrit, cela permet notamment de continuer dans la même veine, d’avancer finalement presque aussi vite et avec plus de sureté.
Un vrai plaisir de découvrir ce monde !


Une remarque aussi, ne mélange pas fil texte et fil commentaire...

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Ven 27 Sep 2013 - 13:06

Merci pour ta lecture et tes remarques. Comme pour les autres lecteurs, elles me semblent vraiment claires et me permettons d'améliorer le texte. C'est vraiment une chance d'avoir des lecteurs comme vous dès le début de l'écriture.

je ne vais pas commettre l'erreur du premier roman et me retrouver avec 300 pages de corrections d'un seul coup. Alterner entre l'écriture d'un chapitre et les corrections est un vraiment bon système.

Je prends l'avion ce soir et vos remarques me permettront de tuer le temps et de travailler pendant le vol en compagnie de Dolores et d'Ana qui vous découvrirez bientôt.

Je n'ai pas bien compris ta remarque de pas mélanger les fils, devrais-je poster les corrections sur le post commentaires  et non sur le post roman? Peut-être remplacer le texte dans roman par la dernière version existante?

Merci encore pour le temps que vous consacrez aux corrections et à la lecture

En raison de mon voyage, je vais être moins presente pendant les dix prochains jours même si je passe souvent sur le forum.

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  MémoireDuTemps le Ven 27 Sep 2013 - 13:43

Concernant l'organisation des fils, le plus simple est d'afficher en clair (non en spoiier) la dernière version à bêta-lire et en spoiler les précédentes versions... ou les supprimer (idem si plusieurs extraits.
En début de fil, rappelle où est le commentaire et aussi la partie à bêta-lire en priorité.
Tout le reste (discussions, bêta-lectures, retour sur les bêta-lectures...) reporte-le sur le fil commentaire.
Si, toutefois, certains ont affiché sur ton fil texte, un administrateur peut le translater sur ton fil commentaire.

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Dim 29 Sep 2013 - 9:27

Du bon travail de reprise Very Happy j'ai lu les deux textes et tes corrections me confortent dans mon appréciation première. 
Par contre, je trouve qu'il y a encore trop de participe présent, il coupe l'action et arrête la lecture. 
Je reste fan de certaines images Razz 
J'ai relevé quelques petits problèmes de fond. 


le couteau:
L’homme se retire violemment et la traine (traîne ?) hors de la couchette. Dolores se recroqueville en hoquetant, les jambes remontées le long du torse. Elle attend. Sur les quais, les réacteurs du vaisseau se taisent et elle entend la respiration lourde de l’inconnu qui la surplombe comme une ombre malfaisante. Il la prend par les cheveux, l’obligeant à s’agenouiller face à lui, le visage à quelques centimètres du sexe encore tendu et avide de sa bouche. Elle résiste et sent la main s’écraser contre sa joue, bref élancement de douleur noyé un brouillard d’humiliation. Du sang ruissèle (ruisselle) de son nez et se disperse sur le sol glacé. (a ) il la frappe sur la joue et s’est son nez qui saigne… b) je pense que tu peux améliorer la scène de la gifle, l’image n’est pas assez claire ; elle sent une main s’écraser,  on imagine plutôt une pression, pas le claquement d’une main)

L’homme la maintient toujours à hauteur de son bas ventre. Dolores tourne la tête, ses yeux accrochant par hasard l’éclat  métallique d’une lame de couteau sur laquelle se reflète sa mince silhouette pâle. Trop maigre pour être vraiment belle, avec des côtes saillantes et des seins trop petits qui ressemblent à celle d’une adolescente. Le mal de l’espace et la malnutrition chronique lui donnent un air famélique de chien perdu. Elle sent la colère l’envahir, une sensation qui ne parvenait  plus à percer le brouillard de ses émotions. (Le regard de celle qui la fixe n’est pourtant pas celui d’un animal, mais d’une femme dérivant depuis trop longtemps sur le cloaque nauséabond d’une existence de paria) (la distanciation entre elle et l’image qui se reflète est une bonne idée, mais la complexité de ta phrase lui enlève de sa force)  . Le couteau vibre, un navire s’apprête à appareiller, à larguer les amarres qui le retiennent prisonnier de la station. Elle voit maintenant l’inconnu, déformé lui aussi par l’acier, à moins que cela ne soit son véritable visage, cette masse  de chair qui s’étirent sur les courbes de la lame, qui révèle un rictus de sadique domination.

Elle crie quand ses lèvres touchent le sexe tendu et le que le sperme l'éclabousse.  Elle essaye de reculer, de se libérer de la poigne de l’homme qui la maintient toujours par les cheveux, agenouillée devant lui comme une esclave impuissante.

Le grondement du vaisseau continue de croitre (croître), des ondes lumineuses envahissent la cabine, balayent sa peau comme une multitude de vagues colorées, jouant avec les formes de son corps, l’enveloppant d’une aura rougeâtre. Elle entend le gémissement métallique des vérins qui se rétractent, le chuintement de l’air qui s’échappe dans l’espace alors que s’ouvrent les portes de la baie d’amarrage. Il est presque libre, la laissant seule aux mains des monstres humains venus des étoiles. La station tremble et le couteau tombe sur le sol(,) glissant vers elle, main tendue du destin vers sa libération maintenant toute proche.  Elle le saisit d’un geste vif, presque inconscient. Elle se noie dans la tourmente des sons et des images qui l’emportent, balayant ces derniers doutes, brisant les chaines invisibles de son existence.

L’homme hurle, de plaisir tout d’abord lorsqu’elle l’avale, puis de douleur au moment où l’acier s’enfonce dans son ventre (euh, détaille un peu cru, mais il me semble que l’homme a déjà éjaculé). Elle ne le lâche pas, laissant le liquide chaud couler le long de son corps, ses dents se refermant avec toute la force dont elle est capable pour l’empêcher de reculer (rien que ça, ça doit le faire hurler) . Elle boit son sperme, ( je ne comprends pas, son sperme est la chose qu’elle hait qui la ramène à sa soumission, pour moi, elle devrait le cracher comme une chose impure qu’elle refuse au point de l’avoir poignardé !) se délecte de son agonie. Elle le sent trembler, secoué de spasmes de plus en plus irréguliers, ses mains posées sur tête (il manque quelque chose),  gluante de sang. Cela prend quelques secondes, minutes, le temps se dilate, elle (perçoit) (ici la notion de percevoir dérange, elle est plutôt dans le ressenti)  le sexe dans sa bouche, la poignée du couteau entre ses doigts et la vie qui s’échappe, qui se répand sur le sol glacé. Sur les quais, il n’y a plus que le silence, les scintillements rapides des balises de navigations qui pulsent dans la nuit artificielle des docks, qui découpent la chute du corps en une succession de brefs flashs lumineux.

Elle reste à genoux, immobile au milieu de la mare de sang qui s’étend autour d’elle comme les pétales d’une rose. Elle retire le couteau du ventre de sa victime, lève la tête vers un ciel qu’elle n’a jamais vu, cherchant une réponse dans le cancer de rouille qui s’entend sur le plafond. (j’adore cette image) tongue 

Dolores hurle. Un long cri de plaisir et de douleur qui roule entre les murs de la prison d’acier.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Dim 29 Sep 2013 - 10:49

Merci Kwelly !

Je regarde cela.

Question ponctuelle:

Questions:

Le souffle de l’homme balaye son visage vomissant Si c’est "le souffle… vomissant", un participe présent ne se justifie pas surtout non précédé d’une virgule (sinon c’est le visage qui vomit), relie plutôt les 2 parties de phrases, par exemple "et vomit" par contre si c’est l’homme, la phrase ne va pas. La question est aussi savoir si vomir est vraiment adapté, si c’est le souffle un mot adapté à ce qui caractérise une odeur conviendrait mieux (exhaler, dégager, empester…)  les senteurs nauséabondes d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse.

Ta première remarque concerne une phrase que j’avais corrigée. Ma première construction étant celle-ci.

Le souffle de l’homme balaye son visage, senteurs nauséabondes d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse

J’aime assez ce genre de construction, ou on décrit puis on revient en arrière pour apporter un détail.
Quel est la ponctuation entre visage et senteur ? Virgule ou point virgule ?
J’aime beaucoup ce genre de construction que je trouve plus fluide et lente.
Merci !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Jeu 3 Oct 2013 - 6:25

coucou Océane
En fait je ne sais pas si la question s'adressait à moi, mais je vais me permettre d'y réponde avec retarde.
Pour moi, vomissant, n'est pas approprié :
Même au sens figuré, il suggère une émotion intense qui jaillit de soi (colère, haine, injure....) mais le mettre pour une odeur me déconcerte un peu...
Voilà, je te donne mon avis Very Happy
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  MémoireDuTemps le Jeu 3 Oct 2013 - 7:57

Ou peut-être à moi ?
"Le souffle de l’homme balaye son visage, senteurs nauséabondes d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse"
Je préfère ainsi, parce que vomissant n'est pas parfait et est en plus un participe présent,et aussi qu'on pense plutôt à un "phénomène" liquide ou visqueux Very Happy  
senteurs nauséabondes, ce serait un peu ironique, puisque plutôt associé au parfum ou aux fleurs, tu as relent ou des synonymes plus adaptés et décrivant l'odeur... sans avoir besoin d'en rajouter Smile... ce qui peut t'éviter l'adjectif nauséabondes
Peut-être éviter le "de... d'une" alcool prohibé ou un adjectif proche.


L'utilisation de participes présents doit être limitée. Dans certains cas, c'est utile, pour décrire une action rapide où on ne veut pas de phrases complexes, où on veut exprimer des choses simultanées (mais des phrases courtes,ça marche aussi, ou d'autres formes encore)


Par contre dans les descriptions, je pense qu'il est préférable de prendre son temps, par exemple ici, je plussoie ta remarque
"J’aime assez ce genre de construction, ou on décrit puis on revient en arrière pour apporter un détail."

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Jeu 3 Oct 2013 - 11:32

Merci à vous deux. J’ai une version corrigée que je posterais la semaine prochaine. Etant en voyage, je n’ai pas tout le confort pour poster de longs textes.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Plume le Sam 5 Oct 2013 - 11:43

Bonjour Oceanywenty,



Ton texte est le premier de ceux que je commente sur le forum et je ne suis pas certaine de répondre à tes attentes. Je me lance cependant.



Le souffle de l’homme balaye son visage ; relents nauséabonds d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse.
Je m’interroge sur l’utilisation du point virgule. J’aurai tendance à dire que cette ponctuation sépare d’ordinaire des propositions, reliées par un fil conducteur. Si tu n’es pas adepte des deux points, une simple virgule ne serait-elle pas plus appropriée ?



Le genre de poison qui ronge les neurones comme un acide et transforme les spatiaux en zombies aveugles pour les envoyer s’échouer sur les quais glacés des stations perdues aux frontières de l’Ellipse, là où la lueur des étoiles agonise dans le néant. 
La phrase me paraît longue.
J’aurais ôté quelques mots et l’aurais scindé, en écrivant, par exemple :
« Ce genre de poison ronge les neurones comme un acide. Il transforme les spatiaux en zombies aveugles, qu’il envoie s’échouer sur les quais glacés des stations perdues aux frontières de l’Ellipse, où la lueur des étoiles agonise dans le néant. »
La seconde phrase de ma proposition reste longue. Elle pourrait sans doute être encore raccourcie.



Dolores oublie l’odeur, se concentre sur le plafond ; le vieux tube au néon clignote en projetant ses flashs blanc couleur bloc opératoire.
Tu as oublié un « s » à blancs.



Elle ne parle pas, jamais elle ne déroge à cette règle et se contente d'émettre des gémissements métalliques qui se fondent dans ceux du sommier martyrisé par le poids des deux corps dont les ombres courent le long des murs infestés de rouille.
Cette phrase aussi me semble longue. En fait, il y a plusieurs exemples dans la suite du récit. C’est sans doute ta façon d’écrire. La lecture nécessite plus d’attention. En contrepartie, tes images et descriptions sont plus précises. J’ai tendance à dire que c’est un choix, et qu’il ne faut pas forcément modifier. En gros, tout est affaire d’objectif.



Elle les refuse toujours, elle ne leur parle jamais, sa manière de garder un peu de dignité, à moins que cela ne soit simplement la crainte de s’observer dans les yeux glacés d’un homme à quelques minutes de sa mort.
Très joli ! Désabusé. Du désespoir, de la résignation, de l’auto dérision. Bravo.


Un vaisseau entre sur les docks couvrant son hurlement de douleur quand il lui déchire les reins.
Joli aussi. Cette phrase amplifie les sensations transmises par la précédente.




En synthèse : Des phrases trop longues, pour moi en tant que lectrice (en tant qu’auteur, c’est hélas différent, car j’ai aussi cette tendance).
La scène est bien transcrite. La peinture est sombre et le désespoir palpable. Dans ce court extrait, Dolorès se dessine déjà, elle prend une existence : une apparence, mais aussi une ébauche de passé et de personnalité.
La lectrice que je suis trouve un décor, un personnage, un début d’intrigue qui l’incite à poursuivre.

Ton style m'est agréable, le choix de tes mots également. L'atmosphère bien restitué.



J'aurais plaisir à lire la suite. A bientôt.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 7 Oct 2013 - 12:25

Merci pour tes commentaires Plume.

Oui, quelques phrases sont longues, particulièrement dans ce premier chapitre, mais pour l'instant, je vais prendre le risque de les laisser, car je pense qu'elles servent le style.

Je ne suis pas certaine pour blanc, mais ne reste-t-il pas invariable quand une couleur lui est apposée? Je vais vérifier.

Le souffle de l’homme balaye son visage ; relents nauséabonds d’un alcool de contrebande fabriqué dans les soutes d’une épave dérivant en orbite basse.

Je vais vérifier aussi. L'emploi dû ; et du , est parfois un peu casse-tête

Merci en tout cas pour tes remarques.

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Ven 11 Oct 2013 - 16:42

Le chapitre 2 (partie 1) est dispo Very Happy . Je le posterais en 3 parties.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  MémoireDuTemps le Mer 16 Oct 2013 - 11:21

 J'ai relu la chapitre 1. OK. Deux petites remarques :
Oceanywenty:
elle visualise les énormes amarres d'acier se déroulant le long de la coque de métal et le chuintement lorsque les vérins de sécurités pas de s à sécurité se referment sur la quille.
 
Le grondement du vaisseau continue de croitre, des ondes lumineuses envahissent la cabine, balayent sa peau comme une multitude de vagues colorées et jouent avec les formes de son corps, l’enveloppant d’une aura rougeâtre. Elle entend le gémissement métallique des vérins qui se rétractent, le chuintement de l’air qui s’échappe dans l’espace alors que s’ouvrent les portes de la baie d’amarrage. Il est presque libre, la laissant seule aux mains des monstres humains venus des étoiles. La station tremble et le couteau tombe sur le sol, glissant vers elle, main tendue du destin vers sa libération maintenant toute proche.  Elle le saisit d’un geste vif, presque inconscient. Elle se noie dans la tourmente des sons et des images qui l’emportent, balayant  répétition de balayer ces derniers doutes, brisant les chaines invisibles de son existence.

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mer 16 Oct 2013 - 12:16

Merci.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  MémoireDuTemps le Jeu 17 Oct 2013 - 9:32

Oceanywenty:
Chapitre 2

Dolores prend le temps de se laver et laisse le tremblement de ses mains se calmer. Elle vient de tuer un homme, un type qu’elle ne connait pas, mais Il vaut mieux réserver le mais quand il y a opposition entre deux parties de phrase, sinon parfois il y en a trop ici plutôt "et" ou " ; il "  qui continue de la fixer depuis la mort avec un étrange sentiment  un mort n’éprouve pas vraiment de sentiments c’est plutôt Dolorès, ou alors précise par exemple conservant…   de surprise comme s’il cherchait encore une explication. Elle n’en a pas, ou en tout cas, aucune capable de convaincre les autorités de la station de ne pas la balancer dans l’espace avec la prochaine évacuation des ordures.

Elle fouille les vêtements imbibés de sang de sa victime qui forment sur le sol une masse sombre et compacte à côté du cadavre dont la peau est devenue pâle, presque translucide. Elle y découvre quelques crédits, eux aussi imprégnés d’hémoglobine, et une carte de débit qu’elle nettoie sur un bout de drap ayant échappé au désastre. Elle est presque vide, de quoi vivre quelques jours. Elle paie la cabine pour dix heures, ce qui lui donne un sursis, le temps de trouver sa propre fin, de s’éclater les neurones dans un éclair blanc de rêve artificiel ou simplement de se tirer une balle dans la tête avec l’arme du pauvre type entendu étendu je pense ? à ses pieds. C’est le modèle standard des spatiaux, un revolver semi-automatique aux projectiles propulsés par une minuscule charge explosive ; assez puissante pour transpercer les chairs, mais pas le métal d’une coque. Elle pose le pistolet sur le lit et continue de fouiller dans les maigres possessions de sa victime, dans les reliques éparses d’une vie depuis laquelle la regarde Je vois à peu près ce que tu veux dire, à mon avis une belle phrase pleine de poésie, mais là, c’est mal formulé une femme aux yeux bleus gravés sur le papier d’une photographie jaunie par les années. Elle s’y attarde un moment, la retournant entre ses doigts, laissant  pourquoi deux participes présents plutôt que des verbes conjugués ?  la lumière blanche du néon jouer avec les grains du visage qui ne cesse de la fixer, reproche muet venu du puits d’une existence dont il ne restera bientôt plus rien, même pas un nom sur un des murs de la station, ni une ligne dans un quelconque registre administratif. Sans personne pour payer les frais, le corps serait remis aux éboueurs qui le trafiqueront aux producteurs de protéines et à leurs sinistres navires anthropophages.

La carte de navigant est la dernière pièce qu’elle extrait du tas informe et celle qui scelle son destin, qui lui permet pour la première fois d’accéder à un vaisseau, d’y embarquer grâce au sésame électronique des codes qui y sont stockés. Son cœur s’emballe, sa main tremble alors qu’elle la range dans l’une de ses poches, son cerveau élaborant des plans d’évasion ; veille habitude de putain, la seule raison sans doute qui la maintient en vie depuis tant d’années. Elle résiste a l’envie de prendre d’assaut le navire, de foncer tête baissée dans ce qui pourrait être son ultime opportunité, son ticket pour une nouvelle existence dont elle entrevoit déjà les contours sombres se dessinant sur un fond d’étoiles scintillantes.

Elle ferme sa veste la passant au-dessus de l’arme qui pèse sur ses hanches. Elle porte un treillis militaire troué, des vêtements récupérés sur les docks, dans les poubelles d’un transport en provenance du centre de l’Ellipse.
Toujours très fort et très bien écrit. Je comprends qu’elle veuille partir, mais moi j’aurais bien voulu passer encore un moment dans ces docks de cauchemar. What a Face 


Dernière édition par MémoireDuTemps le Lun 21 Oct 2013 - 13:08, édité 1 fois

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Jeu 17 Oct 2013 - 11:45

Merci beaucoup pour tes corrections J


Ne t’inquiète pas il est prévu qu’elle reste un peu sur Puerto Esperanza J
On ne s’échappe pas si facilement de l’enfer J
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Jeu 17 Oct 2013 - 18:51

Salut Océanywenty, j'ai lu tes corrections du chapitre 1 et Bravo !! Very Happy Razz I love you 

 J'ai aussi découvert le premier extrait du chapitre 2 et j'ai beaucoup aimé, comme d'hab.



bêta:

Chapitre 2

Dolores prend le temps de se laver et laisse le tremblement de ses mains se calmer. Elle vient de tuer un homme, un type qu’elle ne connait pas,(en fait nous on le sait aussi, c’est un peu comme si tu voulais rappeler à ton lecteur ce qui vient de se passer, alors, qu’il n’a pas pu oublier…trop bon pour être oublié !!)  mais qui continue de la fixer depuis la mort avec un étrange sentiment de surprise ( cela m’a dérangé pour un mort, cela me semble beaucoup plus lié à la vie ; j’ai bien compris ce que tu voulais dire, mais selon moi, ce n’est pas approprié de cette façon)  comme s’il cherchait encore une explication. Elle n’en a pas, ou en tout cas, aucune capable de convaincre les autorités de la station de ne pas la balancer dans l’espace avec la prochaine évacuation des ordures.

Elle fouille les vêtements imbibés de sang de sa victime qui forment sur le sol une masse sombre et compacte (rien de méchant, compacte m’évoque plus une fusion des choses ) à côté du cadavre dont la peau est devenue pâle, presque translucide. Elle y découvre quelques crédits, eux aussi (un rappel aux vêtements qui n’est selon moi pas nécessaire)  imprégnés d’hémoglobine, et une carte de débit qu’elle nettoie sur un bout de drap ayant échappé au désastre. Elle est presque vide, de quoi vivre quelques jours. Elle paie la cabine pour dix heures, ce qui lui donne un sursis, le temps de trouver sa propre fin, de s’éclater les neurones dans un éclair blanc (une couleur qui revient souvent, deux fois dans le chapitre 1) de rêve artificiel ou simplement de se tirer une balle dans la tête avec l’arme du pauvre type entendu à ses pieds. C’est le modèle standard des spatiaux, un revolver semi-automatique aux projectiles propulsés par une minuscule charge explosive ; assez puissante pour transpercer les chairs, mais pas le métal d’une coque. Elle pose le pistolet sur le lit et continue de fouiller dans les maigres possessions de sa victime, dans les reliques éparses d’une vie depuis laquelle la regarde une femme aux yeux bleus gravés sur le papier d’une photographie jaunie par les années (attention ta phrase est compliquée, j’ai du la relire pour bien la saisir) . Elle s’y attarde un moment, la retournant entre ses doigts, laissant la lumière blanche du néon jouer avec les grains du visage (difficile à voir sur une photo) qui ne cesse de la fixer, reproche muet venu du puits d’une existence dont il ne restera bientôt plus rien, même pas un nom sur un des murs de la station, ni une ligne dans un quelconque registre administratif.

(tout ce passage m’est apparu compliqué à suivre, les phrases manquent leur but et dévient sur beaucoup de choses à la fois. On en est presque à oublier l’idée première)

Sans personne pour payer les frais, le corps serait (est-ce bien le conditionnel qu’il faut ici ?) remis aux éboueurs qui le trafiqueront aux producteurs de protéines et à leurs sinistres navires anthropophages. What a Face 

La carte de navigant est la dernière pièce qu’elle extrait du tas ((Elle paie la cabine pour dix heures, lu plus haut m’a fait penser qu’elle était sortie et rien de ce qui a suivi ne m’a prouvée le contraire)…  informe et celle qui scelle son destin, qui lui permet pour la première fois d’accéder à un vaisseau, d’y embarquer grâce au sésame électronique des codes qui y sont stockés. Son cœur s’emballe, sa main tremble alors qu’elle la range dans l’une de ses poches, son cerveau élaborant des plans d’évasion ; veille (vieille) habitude de putain, la seule raison sans doute qui la maintient en vie depuis tant d’années. Elle résiste a l’envie de prendre d’assaut le navire, de foncer tête baissée dans ce qui pourrait être son ultime opportunité, son ticket pour une nouvelle existence dont elle entrevoit déjà les contours sombres se dessinant sur un fond d’étoiles scintillantes.

Elle ferme sa veste la passant au-dessus de l’arme qui pèse sur ses hanches. Elle porte un treillis militaire troué, des vêtements récupérés sur les docks, dans les poubelles d’un transport en provenance du centre de l’Ellipse.


 

avis général:
Bon mis à part deux passages un peu trouble ou j’ai du forcer ma lecture, on reste bien dans l’histoire, ton style que j’apprécie beaucoup. Ton personnage a déjà pris beaucoup d’ampleur et te lire reste un vrai plaisir.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Ven 18 Oct 2013 - 13:54

Merci Kelly.


Je vais commencer mes corrections des que je termine le chapitre 3 et 4 dans lesquels je suis plongée.


Merci encore !


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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 21 Oct 2013 - 12:48

Je viens de poster la correction du chapitre 2 partie 1 :


J’ai changé sentiment par expression. En effet, les morts n’ont plus de sentiments par contre leur visage peuvent garder une expression.


J’ai revu le passage de la photographie pour rendre la phrase moins compliquée mais en gardant le rythme.


J’ai corrigé les fautes que vous m’avez signalées


Je pense que le fait que Dolores se trouve dans la cabine sera évident au moment où elle en sort.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Jeu 24 Oct 2013 - 18:09

Salut Oceanywenty,
donc j'ai beaucoup aimé le début du chapitre 2 (j'ai lu la version corrigée)
Juste une petite remarque sur cette phrase, qui prête un peu à confusion:
La carte de navigant est la dernière pièce qu’elle extrait du tas informe et celle qui scelle son destin, qui lui permet pour la première fois d’accéder à un vaisseau, d’y embarquer grâce au sésame électronique des codes qui y sont stockés.
Je trouve que mettre "qui lui permet" au présent donne l'impression que ça y est, elle est prête à embarquer, et donc on croit qu'elle est sortie de chez elle. Du coup on ne comprend pas ensuite pourquoi elle est toujours dans sa cabine... si tu le mets au futur ("qui lui permettra") ça lève la confusion, et on comprend mieux qu'elle est toujours en train de trifouiller dans les papiers.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

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