Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Jeu 24 Oct 2013 - 18:22

Pour le chapitre 2 deuxième partie:

Spoiler:

Dolores sort, laissant le corps à son éternelle solitude.  Il fait froid et elle observe quelques secondes les nuages informes de condensation qu’elle vomit  et qui se perdent donc là, deux choses me gênent, le mot "vomit" qui me semble pas très approprié, et la répétition de que (qu'elle, qui), ça alourdit la phrase dans l’air raréfié des quais. Elle tremble, de peur, mais aussi de faim, deux veilles compagnes qui l’accompagnent depuis tant d’années.

Elle se dirige vers l’échoppe branlante d’un vieil attention répétition de vieil-vieilles Asiatique aux yeux en forme de meurtrière pour y avaler un bol de nouilles collantes. Elle a besoin de réfléchir, de chasser les images de mort qui hantent encore son esprit, de laisser le feu d’artifice sensoriel de ses émotions se calmer. Elle ajoute une pilule bleutée qu’elle noie dans un thé brulant servi dans une canette de bière de contrebande.

Les quais sont bondés, recouverts d’une marée humaine qui répond à un étrange mouvement brownien, frémissants comme le pelage d’un monstre endormi. Les dockers engoncés dans leur exosquelette s’activent autour des navires sous l’œil vigilant des équipages. Ils sont des dizaines à effectuer des va-et-vient entre les zones de stockages et les soutes béantes des géants d’acier en provenance des confins de l’univers.

Des hommes en armes, vêtus de lourde armure de combat là j'aurais plutôt mis lourde armure de combat au pluriel, et puis ça accroche un peu la répétition armes-armures , patrouillent le long des bassins d’amarrage, le doigt posé sur la détente de leur fusil. Des mercenaires à la solde des dirigeants de la station, des vétérans de guerres oubliées. L’un d’eux tourne la tête vers Dolores, son visage aveugle, caché sous la visière de son casque intégral, l’examine. Elle sent les battements de son cœur s’accélérer et plonge les yeux  dans la crasse qui forme un cercle au fond de la boite de nouille pluriel. Elle l’agite, regarde  tourbillonner le siphon qu’elle vient de créer avant que les impuretés ne reprennent leur place initiale. L’ordre naturel des choses, le genre de loi universelle qui la conduira au sas d’expulsion pour le meurtre d’un type dont les traits  disparaissent déjà de sa mémoire. La pilule la fait vibrer et la peur recule, remplacée par la rage, par une terrible envie de vivre. Elle lève les yeux  pour affronter ceux du militaire, pour faire face à son destin, mais l’homme s’est remis en route, s’ouvrant un passage dans la masse compacte des rampants.

Elle finit sa nourriture avec les doigts. La chaleur provoque des fourmillements dans ses mains encore engourdies par le froid. C’était presque bon. Appuyée au bar de l’échoppe, qui n’est qu’une simple tôle de métal posée sur deux barils d’huile, elle regarde les informations ; une fusillade a éclaté dans une coursive à proximité des docks. L'objectif du  « drone » filme un corps qui git dans une mare de sang, puis un corridor étroit dans lequel les néons forment une voute voûte avec l'accent de lumière. Le travail des « gangs » opérant dans les zones de basse sécurité ici il manque une virgule, non? explique un avatar au visage inexpressif. Bientôt cela sera son cadavre qui sera à la une des faits divers et elle peut déjà mentalement en imaginer les titres, tout comme la conclusion, elle aussi captée par l’œil avide d’une caméra alors qu’elle sera aspirée par le vide de l’espace. Son destin ne dépend plus qu’un que d’un antique flingue de spatial dont elle sait à peine se servir et de la carte d’identification d’un mort.

Dolores sourit au vieux et laisse quelques crédits sur le comptoir noirci par les rejets de carburants. Elle entreprend de se frayer un passage répétition dans la foule qui déferle sur les docks. Un gros vaisseau de guerre Ter Amien vient d’entrer en orbite de la station, incapable d’y accoster. Deux milles quatre cents mètres de long, hérissé de canons et d’antennes, il tourne lentement comme un monstre endormi. Une seule salve de ses lasers peut déchiqueter la structure et les envoyer en enfer. Elle devine l’angoisse des contrôleurs. Les bâtiments impériaux ne s’aventurent que très rarement dans les territoires situés au-delà des frontières de l’Ellipse ; trop occupés à mater les rébellions qui naissent et meurent comme autant de super nova humaines.


Voilà, sinon, c'était comme les autres passages que tu as postés, super bien !!
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Ven 25 Oct 2013 - 11:59

Merci globule, je corrige cela !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 28 Oct 2013 - 12:47

Voilà les corrections sur la partie 2 (je n’ai pas trouvé la répétition par contre) et la fin du chapitre 2. Avec cette partie viennent les premiers dialogues. Je suis toujours un peu mal à l’aise avec ce moment, j’ai toujours l’impression qu’ils réduisent mes personnages, que cela les simplifie. J’attends donc avec intérêt vos commentaires.


Vous découvrez aussi Ana. J’attendais ce moment avec impatience et j’espère qu’Ana se reconnaitra entre ses cheveux roux, sa bonne humeur et son attitude roublarde de voleuse Laughing 
Ana ma partenaire de crime qui pour les besoins de l’histoire, elle ne vole plus de poulets mais des octects Laughing . Bienvenue dans l’histoire Ana cheers 
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Lun 28 Oct 2013 - 18:50

Coucou Océane,
Et bien j'arrive en retard Rolling Eyes  mais bon, puisque je t'avais préparé une bêta, je te la poste quand même, tu en feras ce que tu veux Razz 

Nouvelle version:


bêta:

Chapitre 2

Dolores prend le temps de se laver et laisse le tremblement de ses mains se calmer. Elle vient de tuer un homme, un type qu’elle ne connait pas et qui continue de la fixer depuis la mort avec une étrange expression de surprise comme s’il cherchait encore une explication (pour moi ça fait rajouter). Elle n’en a pas, ou en tout cas, aucune capable de convaincre les autorités de la station de ne pas la balancer dans l’espace avec la prochaine évacuation des ordures.

Elle fouille les vêtements imbibés de sang de sa victime qui forment sur le sol une masse sombre et compacte à côté du cadavre  dont la peau est devenue pâle, presque translucide. Elle y découvre quelques crédits, eux aussi imprégnés d’hémoglobine, et une carte de débit qu’elle nettoie sur un bout de drap ayant échappé au désastre. Elle est presque vide, de quoi vivre quelques jours. Elle paie la cabine pour dix heures, ce qui lui donne un sursis, le temps de trouver sa propre fin, de s’éclater les neurones dans un éclair blanc de rêve artificiel ou simplement de se tirer une balle dans la tête avec l’arme du pauvre type étendu à ses pieds. C’est le modèle standard des spatiaux, un revolver semi-automatique aux projectiles propulsés par une minuscule charge explosive ; assez puissante pour transpercer les chairs, mais pas le métal d’une coque. Elle pose le pistolet sur le lit et continue de fouiller dans les maigres possessions de sa victime, dans les reliques éparses d’une vie dont les fragments s’étalent sur le sol ensanglanté comme les pièces d’un puzzle balayées par la main du destin. Elle s’attarde un moment sur une photographie jaunie par les années ; une femme aux yeux gris délavé.  Elle la retourne entre ses doigts, laisse la lumière crue du néon jouer avec les grains du visage qui ne cesse de la fixer, reproche muet venu du puits d’une existence dont il ne restera bientôt plus rien, même pas un nom sur un des murs de la station, ni une ligne dans un quelconque registre administratif. Sans personne pour payer les frais, le corps sera remis aux éboueurs qui le trafiqueront aux producteurs de protéines et à leurs sinistres navires anthropophages. (long… Est-ce que cette femme a de l’importance dans le roman ? Comment sait-elle que personne ne pourra payer les frais ? Est-ce qu’il s’agit de sa femme ? De sa maîtresse, sa mère ?)

La carte de navigant est la dernière pièce qu’elle extrait du tas informe (en fait je reste perplexe, plus haut, elle paie la cabine, comment ? Il y a une borne, elle sort de la pièce ? Pourquoi paie-t-elle avant d’avoir terminée de fouiller ? La logique voudrait que tu termines déjà de tout sortir, de trier et ensuite d’utiliser ce que tu as récolté non ?) et celle qui scelle son destin, qui lui permet pour la première fois d’accéder à un vaisseau, d’y embarquer grâce au sésame électronique des codes qui y sont stockés. Son cœur s’emballe, sa main tremble alors qu’elle la range dans l’une de ses poches, son cerveau élaborant des plans d’évasion ; vieille habitude de putain, (quoi donc, l’évasion ?) la seule raison sans doute qui la maintient en vie depuis tant d’années. Elle résiste à l’envie de prendre d’assaut le navire, de foncer tête baissée dans ce qui pourrait être son ultime opportunité, son ticket pour une nouvelle existence dont elle entrevoit déjà les contours sombres se dessinant sur un fond d’étoiles scintillantes.

Elle ferme sa veste la passant au-dessus de l’arme qui pèse sur ses hanches. Elle porte un treillis militaire troué, des vêtements récupérés sur les docks, dans les poubelles d’un transport en provenance du centre de l’Ellipse.

Chapitre 2 (suite)
 
Dolores sort, laissant le corps à son éternelle solitude.  Il fait froid et elle observe quelques secondes les nuages informes de condensation qu’elle vomit (mal utilisé selon moi) et qui se perdent dans l’air raréfié des quais. Elle tremble, de peur, mais aussi de faim, deux veilles compagnes qui l’accompagnent depuis tant d’années.

Elle se dirige vers l’échoppe branlante d’un vieil Asiatique aux yeux en forme de meurtrière pour y avaler un bol de nouilles collantes. Elle a besoin de réfléchir, de chasser les images de mort qui hantent encore son esprit, de laisser le feu d’artifice sensoriel de ses émotions se calmer. Elle ajoute une pilule bleutée qu’elle noie dans un thé brulant servi dans une canette de bière de contrebande.

Les quais sont bondés, recouverts d’une marée humaine qui répond à un étrange mouvement brownien, frémissants comme le pelage d’un monstre endormi. Les dockers engoncés dans leur exosquelette s’activent autour des navires sous l’œil vigilant des équipages. Ils sont des dizaines à effectuer des va-et-vient entre les zones de stockages et les soutes béantes des géants d’acier en provenance des confins de l’univers.

Des hommes en armes, vêtus de lourde armure de combat, patrouillent le long des bassins d’amarrage, le doigt posé sur la détente de leur fusil. Des mercenaires à la solde des dirigeants de la station, des vétérans de guerres oubliées. L’un d’eux tourne la tête vers Dolores, son visage aveugle ( ???, un visage ne peut être aveugle,  je pense que tu exprimes plus l’idée de dissimulé ?) , caché sous la visière de son casque intégral, l’examine. (en tout cas, cela vient en contradiction avec aveugle)  Elle sent les battements de son cœur s’accélérer et plonge les yeux  dans la crasse qui forme un cercle au fond de la boite de nouille. Elle l’agite, regarde  tourbillonner le siphon qu’elle vient de créer avant que les impuretés ne reprennent leur place initiale. L’ordre naturel des choses, le genre de loi universelle qui la conduira au sas d’expulsion pour le meurtre d’un type dont les traits  disparaissent déjà de sa mémoire. La pilule la fait vibrer et la peur recule, remplacée par la rage, par une terrible envie de vivre. Elle lève les yeux  pour affronter ceux du militaire, pour faire face à son destin, mais l’homme s’est remis en route, s’ouvrant un passage dans la masse compacte des rampants.

Elle finit sa nourriture avec les doigts. La chaleur provoque des fourmillements dans ses mains encore engourdies par le froid. C’était presque bon. Appuyée au bar de l’échoppe, qui n’est qu’une simple tôle de métal posée sur deux barils d’huile, elle regarde les informations ; une fusillade a éclaté dans une coursive à proximité des docks. L'objectif du  « drone » filme un corps qui git dans une mare de sang, puis un corridor étroit dans lequel les néons forment une voute de lumière. Le travail des « gangs » opérant dans les zones de basse sécurité explique un avatar au visage inexpressif. Bientôt cela sera son cadavre qui sera à la une des faits divers et elle peut déjà mentalement en imaginer les titres, tout comme la conclusion, elle aussi captée par l’œil avide d’une caméra alors qu’elle sera aspirée par le vide de l’espace. Son destin ne dépend plus qu’un d’un antique flingue de spatial dont elle sait à peine se servir et de la carte d’identification d’un mort.

Dolores sourit au vieux et laisse quelques crédits sur le comptoir noirci par les rejets de carburants. Elle entreprend de se frayer un passage dans la foule qui déferle sur les docks. Un gros vaisseau de guerre Ter Amien vient d’entrer en orbite de la station, incapable d’y accoster. Deux milles quatre cents mètres de long, hérissé de canons et d’antennes, il tourne lentement comme un monstre endormi. Une seule salve de ses lasers peut déchiqueter la structure et les envoyer en enfer. Elle devine l’angoisse des contrôleurs. Les bâtiments impériaux ne s’aventurent que très rarement dans les territoires situés au-delà des frontières de l’Ellipse ; trop occupés à mater les rébellions qui naissent et meurent comme autant de super nova humaines.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 28 Oct 2013 - 21:12

 Merci pour tes remarques. J’ai modifié directement certains points dans ma version !

Voici mes commentaires :

Elle vient de tuer un homme, un type qu’elle ne connait pas et qui continue de la fixer depuis la mort avec une étrange expression de surprise comme s’il cherchait encore une explication (pour moi ça fait rajouter).

C’est vrai, maintenant que je me relis c’est complètement inutile…

Sans personne pour payer les frais, le corps sera remis aux éboueurs qui le trafiqueront aux producteurs de protéines et à leurs sinistres navires anthropophages. (Long… Est-ce que cette femme a de l’importance dans le roman ? Comment sait-elle que personne ne pourra payer les frais ? Est-ce qu’il s’agit de sa femme ? De sa maîtresse, sa mère ?)

Je ne vais pas changer ce passage et voici l’explication. J’essaye de décrire un univers, un univers qui diffère du nôtre (encore que), avec plein de petits détails, certains sans importance, d’autres avec plus d’importance, mais qui font partie de l’image. Sur une photographie, il n’y a pas que les détails importants qui sont agréables à regarder, mais tous les détails, dont les inutiles. J’aime aussi ce style parfois touffu, qui décrit un univers chaotique et bizarre. Je ne sais pas si cette femme a de l’importance, mais sa photographie fait partie du ‘paquet’ donc je la décris, elle est la, bien présente. Je ne sais pas si les frais seront payes, probablement non puisque l’homme est un voyageur et que ce monde ne semble pas briller pour son altruisme.  N’attendez donc pas un style épuré ou seuls les détails importants sont mis en avant, tous les détails font partie de la photographie. Cela me permet aussi d'expliquer une partie de l'economie, comment survivent les hommes dans l'espace. Tout se recupere. Meme les cadavres....

La carte de navigant est la dernière pièce qu’elle extrait du tas informe (en fait je reste perplexe, plus haut, elle paie la cabine, comment ? Il y a une borne, elle sort de la pièce ? Pourquoi paie-t-elle avant d’avoir terminé de fouiller ? La logique voudrait que tu termines déjà de tout sortir, de trier et ensuite d’utiliser ce que tu as récolté non ?)

Je vais attendre d’autre avis sur ce passage. Cela me semblait a priori assez clair. Elle trouve d’abord la carte de débit ( avec laquelle elle paie... Dois-je expliquer comment on paie avec une carte de débit ? Peut-être ajouter quelques détails sur l’opération ? Je vais y réfléchir. La carte de navigant ne fait évidemment pas référence au paiement, mais a l’ identification. Dois-je remplacer Carter par autre chose ? Vos avis ?


Son cœur s’emballe, sa main tremble alors qu’elle la range dans l’une de ses poches, son cerveau élaborant des plans d’évasion ; vieille habitude de putain ’évasion ?) la seule raison sans doute qui la maintient en vie depuis tant d’années

Oui. Référence au chapitre précédent où elle est en état d’évasion permanente. Elle s’évade, que cela soit mentalement dans la première partie et physiquement ensuite.

Des mercenaires à la solde des dirigeants de la station, des vétérans de guerres oubliées. L’un d’eux tourne la tête vers Dolores, son visage aveugle ( ??? un visage ne peut être aveugle,  je pense que tu exprimes plus l’idée de dissimulé ?) , caché sous la visière de son casque intégral, l’examine. (En tout cas, cela vient en contradiction avec aveugle


Oui et en même temps je voulais jouer sur cette contradiction. Mais si visage aveugle passe mal c’est peut-être a changer. C’était un peu une tournure de phrase, le casque intégral leur donnait des airs d’aveugles. D'autres avis?

Merci encore pour tes precieux commentaires !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mar 29 Oct 2013 - 19:37

coucou,

juste une faute ou deux que j'avais oubliées dans ton chapitre 2:
Dolores sort, laissant le corps à son éternelle solitude.  Il fait froid et elle observe quelques secondes les nuages informes de condensation qui se perdent dans l’air raréfié des quais. Elle tremble, de peur, mais aussi de faim, deux veilles (vieille avec un i en plus) compagnes qui l’accompagnent depuis tant d’années.
Et un peu plus loin:
Des hommes en armes, vêtus de lourdes tenues de combats, patrouillent le long des bassins d’amarrage, le doigt posé sur la détente de leur fusil. Je crois qu'on dit "en arme" sans le S, et "tenues de combat" sans le S également, mais je n'en suis pas sûre à 100%.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mar 29 Oct 2013 - 20:04

Et pour la fin du chapitre 2:
je te le fais en deux parties parce que c'est un peu long.
D'abord la première partie:


Spoiler:

Dolores remonte les docks sur deux kilomètres, examinant chaque navire. Celui qu’elle cherche se situe dans une zone réservée aux petits bâtiments, à l’extrémité des aires d’appontement. Son nom, Ferox, s’affiche en lettre verte Plusieurs lettres dans ferox, donc "en lettres vertes" au-dessus de la passerelle qui mène au sas d’embarquement. Il n’y a aucun garde sur cette partie des quais, ce luxe est le privilège  des unités de commerces là j'aurais mis au singulier de plus grandes tailles et non pas des vagabonds qui parcourent les étoiles avec un équipage réduit. Elle s’approche du hublot (manque une virgule) nettoyant du bras la crasse qui s’y est accumulée et pose son front contre la vitre. Le navire mesure une cinquantaine de mètres, un croiseur aux formes anguleuses qui lui semble vaguement militaire. Probablement un de ces vaisseaux issus des surplus de l’armée, un vestige d’une guerre dont plus personne ne se souvient. L’équipage doit se composer de quatre ou cinq personnes, le strict minimum, juste de quoi se lancer entre deux points de sauts. La coque noire porte fièrement les stigmates de ses voyages ; des balafres qui courent le long des structures polies par le temps et la poussière de lointaines étoiles. Sur la proue, elle aperçoit la lumière rougeâtre des veilleuses de la passerelle et elle (celui-là je pense que tu peux le supprimer) imagine la présence d’un officier de quart assoupi devant les moniteurs de contrôle ou (où avec l'accent) défilent les données que déverse l’ordinateur central.
Fais attention à ces phrases un peu à rallonge avec des "où" et des "qui", ça finit par alourdir et nuire à la compréhension du texte.

Dolores n’est pas une navigante, son expérience des vaisseaux se limite à récurer les ponts à quatre pattes avec comme seule perspective les jambes des spatiaux évoluant entre les consoles de commandes. Parfois, pendant une pause, elle a pu capter une conversation, enregistrant des informations éparses (manque une virgule) construisant ainsi sa propre culture de l’espace et de ces humains qui le bravent comme des demi-dieux, défiant le temps et les distances.

Elle serre les poings et abandonne la contemplation du navire. Elle s’enfonce entre les gigantesques conteneurs qui attendent d’être chargés. Il y en a des centaines en provenance de tout l’univers. Certains d’entre eux ont voyagé des années avant d’atteindre, souvent par les caprices du destin, les quais de Puerto Esperanza.

Elle longe les murs, traversant en courant les flaques noires de liquides. ça fait bizarre... pourquoi ne pas mettre juste "des flaques noires", vu que le mot flaque renvoie de toute façon à une notion de liquide, et qu'en plus après tu détailles? Dans le microsome clos de la station, la condensation finit toujours par retomber, formant des lacs aux odeurs nauséabondes. Elle croise quelques rats mutants qui couinent pour saluer son passage, leurs yeux étonnamment humains suivant sa progression. Elle est maintenant loin de la cohue des quais, dans les zones de maintenance qui s'étendent sous les étages encore habitables. Les coursives se transforment en un réseau de conduits de plus en plus étroits, souvent encombrés par des masses de câbles qui pendent comme les entrailles d’un cadavre. I love you Elle patauge dans l’eau glacée, continuant sa progression, virant à gauche et à droite, suivant des indications que seuls les membres du clan sont capables de distinguer : un graffiti tracé sur une cloison, un morceau de tissu ou parfois un bout de métal tordu qui pointent la direction d’un autre enfer, celui des bas-fonds où vivent les infrahumains, les voleurs et les monstres dont la station ne veut plus.

Dolores les trouve installés dans une petite caverne située au centre d’un nœud de canalisation. Le groupe compte une dizaine d’individus, très jeunes pour la plupart, vautrés contre les murs, attendant l’heure de la prochaine sortie ou ils s’introduiront sur les docks pour y dérober leur pitance. Les visages noircis par la crasse se tournent vers Dolores. Il n’y a aucun signe de peur, juste des yeux vides et fatigués. Ils la connaissent bien, elle fait partie de leur monde de perdition et d’épaves humaines. Personne ne lui adresse la parole, ils parlent très peu, parfois un grognement ou un rire qui ressemble à un gémissement ; ils se contentent de l’observer de la suivre du regard alors qu’elle s’approche d’une jeune femme à la chevelure rousse qui dort contre la carcasse rouillée d’un vieux générateur. Dolores s’accroupit à ses côtés et la contemple, un timide sourire dansant sur ses lèvres. Ana fait partie de son univers, elles ont grandi ensemble, filles de colons dont le vaisseau s’est échoué sur Puerto Esperanza pour ne plus jamais en décoller. Manque d’argent et navire confisqué par les autorités, l’histoire habituelle des migrants dont les ailes de leurs rêves de liberté sont amputées par les conglomérats de l’Ellipse contrôlant les portes de sauts et les stations de ravitaillement. phrase un peu trop à rallonge, à couper en 2?
Dolores passe une main sur sa joue (manque une virgule) traçant un sillon clair dans la crasse et dévoilant Attention aux participes présents, tu en utilises beaucoup, ça casse un peu la fluidité de ton texte une peau d’une blancheur immaculée. La jeune femme ne bouge pas, peut être un léger souffle de satisfaction (manque une virgule ou un "ou") un mouvement fugitif des lèvres. Elle ne dort pas vraiment et a détecté sa présence bien avant qu’elle ne pénètre dans le refuge de la bande. Comme tous les parias, Ana a les sens aiguisés d’un prédateur, capable de reconnaitre une odeur et d’identifier le rythme particulier d’une démarche.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mar 29 Oct 2013 - 21:04

Merci pour ton aide. J’ai déjà corrigé dans mon texte et je republierais le chapitre 2 complet avec les corrections une fois que j’ai ton retour pour la dernière partie.


Je ne suis pas non plus convaincue par ce passage :
Manque d’argent et navire confisqué par les autorités, l’histoire habituelle des migrants dont les ailes de leurs rêves de liberté sont amputées par les conglomérats de l’Ellipse contrôlant les portes de sauts et les stations de ravitaillement. phrase un peu trop à rallonge, à couper en 2?

J’ai tous les mots, tout ce que je veux dire, mais la phrase est mal tournée. Je cherche une solution.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mar 29 Oct 2013 - 21:15

Pour la dernière partie avec les dialogues, j'ai surtout regardé la forme pour l'instant, pas du tout le fond.

Quelques remarques globales déjà:

Il me semble qu'il faut revenir à la ligne à chaque fois que tu insères une phrase à la fin de ton incise, exemple:
-          Tu es énervée, observe Ana en tournant ses immenses yeux verts vers sa compagne.  (A la ligne) Ils sont étonnamment lucides et brillants d’intelligence.
Ensuite, fais attention à ne pas surcharger les incises. On sait déjà que ce sont deux personnes bien définies qui parlent entre elles; pas la peine de le répéter, ça donne un effet répétitif du style:
- J'y vais! déclara Sophie en souriant.
- Super, répondit Gudule d'une voix tremblante.
- Tu ne veux pas venir avec moi? lui demanda Sophie en la regardant de traviole.
- Non, merci, murmura Gudule en baissant les yeux.
(Bon ok là j'ai vraiment exagéré le trait, tes dialogues sont quand même bien meilleurs que ça.)

Du coup tu es obligée d'ajouter plein de participes présents, ce n'est pas forcément très fluide.

Ce que tu peux faire, c'est garder des parties racontées au milieu des dialogues, par exemple sur ton passage:

-          Tu sens les nouilles, déclare-t-elle en se redressant soudainement, son nez parsemé de taches de rousseur frémissant dans l’air glacé à la recherche d’un effluve qu’elle n’aurait pu capter.
-          On discutera gastronomie plus tard si tu veux bien, grogne Dolores en ramassant le sac sur laquelle la tête de son amie reposait.
-          Tu es énervée, observe Ana en tournant ses immenses yeux verts vers sa compagne. Ils sont étonnamment lucides et brillants d’intelligence.
-          Tu le serais si tu venais de tuer un homme.
-          Évidemment, acquiesce la rouquine. Elle ne semble pas vraiment surprise, intriguée tout au plus. Le meurtre ne fait pas partie des méfaits habituels de la bande. Ils se contentent de petits larcins sans gravité dont ils revendent le butin aux contrebandiers des quais. Ana est un cas particulier dans le monde des bas-fonds, un génie de l’électronique capable de pirater les mécanismes d’une porte ou de s’infiltrer sur les réseaux informatiques de la station. Elle trafique les dates des taxes de respirations offrant souvent aux membres du clan un sursis, de quoi dénicher les crédits manquants.
ça donnerait après modification:


-   Tu sens les nouilles, déclare-t-elle en se redressant soudainement.
Son nez parsemé de taches de rousseur frémit dans l’air glacé à la recherche d’un effluve qu’elle n’aurait pu capter.

-          On discutera gastronomie plus tard si tu veux bien, grogne Dolores en ramassant le sac sur laquelle la tête de son amie reposait.
 Ana tourna ses immenses yeux verts brillants d’intelligence vers sa compagne.
-
         
Tu es énervée.
-          Tu le serais si tu venais de tuer un homme.
-          Évidemment, acquiesce la rouquine.
Elle ne semble pas vraiment surprise, intriguée tout au plus. Le meurtre ne fait pas partie des méfaits habituels de la bande. Ils se contentent de petits larcins sans gravité dont ils revendent le butin aux contrebandiers des quais. Ana est un cas particulier dans le monde des bas-fonds, un génie de l’électronique capable de pirater les mécanismes d’une porte ou de s’infiltrer sur les réseaux informatiques de la station. Elle trafique les dates des taxes de respirations offrant souvent aux membres du clan un sursis, de quoi dénicher les crédits manquants.
Ensuite c'est mieux, tu le fais moins.

Spoiler:



-          Je n’ai que quelques heures avant qu’ils ne découvrent le corps, souffle Dolores en entrainant (participe présent: ça alourdit) la jeune fille à l’écart du groupe et des oreilles indiscrètes. A la ligne Beaucoup seraient prêtes à la dénoncer pour un repas chaud. 
-          Tu peux te cacher ici.
Elle attrape Ana par les deux bras la faisant pivoter vers elle, son visage a quelques centimètres du sien.
-          Ils me retrouveront. C’est juste une question de temps. Et je n’ai pas tué un homme pour finir ma vie dans ce trou. Je me barre.
-          Bien entendu, tu achètes un passage en première classe avec l’argent que ton richissime client a dû te léguer en guise d’héritage. C’est bien un de tes clients que tu as trucidés ?
-          Oui. Le capitaine d’un vaisseau, lance-t-elle en brandissant la carte d’identification. J’ai accès à son navire. Je vais me tirer et laisser derrière moi ce tas de métal puant.
La pirate contemple pensivement le sésame électronique, le touchant du bout des doigts comme pour s’assurer de sa réalité. 
-          Tu es complètement folle.
-          Plus que cela, souffle Dolores. Ses yeux sombres brillent d’un éclat sauvage. ça je l'aurais mis à la ligne après "je n'ai plus rien à perdre" Je suis libre, je n’ai plus rien à perdre.
-          Et comment comptes- tu procéder ?
-          Je ne sais pas, je n’ai pas le temps d’élaborer des plans compliqués, avoue-t-elle en regardant les chiffres qui défilent sur son avant-bras : l’heure et son crédit de respiration. Dans trente heures, un peu moins maintenant, la cabine sera à nouveau ouverte et le prochain locataire découvrira le corps. J’improviserais au futur, sans le s . Je dois partir. Ce vaisseau est une occasion unique, il est petit avec pas plus de cinq membres d’équipages le s est en trop . Avec un peu de chance, certains sont dans la station et la garde est réduite au minimum.
-          C’est une chose facile à vérifier, répond Ana en extirpant du sac le clavier de son terminal. A la ligne Une console Inako, du matériel militaire récupéré sur une épave en train de se faire désosser par les éboueurs vivant en orbite d’une des lunes.  

D’une main experte, elle saisit une poignée de câbles qui pend hors de la cloison ; sa connexion personnelle au système de la station.  Dolores lui indique le nom du navire et les doigts de la jeune femme survolent le clavier, tapant à toute vitesse des instructions qui se perdent dans la trainée verte des caractères qui s’étalent sur l’écran plat du terminal. Elle franchit les fragiles lignes des programmes de défenses sans le s qui explosent devant elle en un feu d’artifice d’octets démembrés. Elle lance une série  d’attaques de diversions sans le s vers des sous-systèmes pour y attirer l’attention des contrôleurs qu’elle a dû sortir de leur coma digital. Elle les sent se ruer sur ses leurs faute, tu voulais dire "leurres", non? , elle rit et continue de progresser, cette fois plus discrètement vers les banques de données des quais. C’est un travail facile, elle connait chaque recoin du réseau de Puerto Esperanza et y navigue sans même recourir à une connexion neuronale. Elle est chez elle dans la jungle des ordinateurs qui se parlent en vomissant leurs flots binaires.
-          Ton vaisseau est un croiseur militaire de type Falcon, un engin de guerre électronique reconverti en transport léger. Six membres d’équipages dont deux à bord. D’après son plan de vol, il devrait appareiller dans cinquante heures à destination des territoires de l’Ellipse. Aucun chargement en attente. En supposant que tu t’empares de ce navire (manque une virgule) où comptes-tu aller?
Dolores hausse les épaules.
-          N’importe où, le plus loin possible de ce trou.
-          C’est de la folie pure, répond la pirate en rangeant son clavier. Mais je pense que moi aussi j’ai besoin de vacances. Je viens avec toi.
Dolores sourit et finit par éclater de rire, sortant le reste de la bande de leur sommeil comateux.

Voilà, sinon c'est toujours aussi bien. Je crois que je suis devenue accro à tes perso et à Puerto Esperanza...
Vivement la suite!

Bonne soirée,
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Mer 30 Oct 2013 - 9:38

Hello Very Happy 
Petites explications... geek 
Je continuerai ma lecture dans la semaine cheers 




obs:

Merci pour tes remarques. J’ai modifié directement certains points dans ma version !

Voici mes commentaires :

Elle vient de tuer un homme, un type qu’elle ne connait pas et qui continue de la fixer depuis la mort avec une étrange expression de surprise comme s’il cherchait encore une explication (pour moi ça fait rajouter).

C’est vrai, maintenant que je me relis c’est complètement inutile…

Sans personne pour payer les frais, le corps sera remis aux éboueurs qui le trafiqueront aux producteurs de protéines et à leurs sinistres navires anthropophages. (Long… Est-ce que cette femme a de l’importance dans le roman ? Comment sait-elle que personne ne pourra payer les frais ? Est-ce qu’il s’agit de sa femme ? De sa maîtresse, sa mère ?)

Je ne vais pas changer ce passage et voici l’explication. J’essaye de décrire un univers, un univers qui diffère du nôtre (encore que), avec plein de petits détails, certains sans importance, d’autres avec plus d’importance, mais qui font partie de l’image. Sur une photographie, il n’y a pas que les détails importants qui sont agréables à regarder, mais tous les détails, dont les inutiles. J’aime aussi ce style parfois touffu, qui décrit un univers chaotique et bizarre. Je ne sais pas si cette femme a de l’importance, mais sa photographie fait partie du ‘paquet’ donc je la décris, elle est la, bien présente. Je ne sais pas si les frais seront payes, probablement non puisque l’homme est un voyageur et que ce monde ne semble pas briller pour son altruisme.  N’attendez donc pas un style épuré ou seuls les détails importants sont mis en avant, tous les détails font partie de la photographie. Cela me permet aussi d'expliquer une partie de l'economie, comment survivent les hommes dans l'espace. Tout se recupere. Meme les cadavres....
 
Je comprends que tu veuilles garder cette photo, après tout pourquoi pas, ce n’est pas elle qui me dérange, mais plutôt le fait que tu t’en serves de support pour lancer des informations plus générales et qui ici, pèse sur la lecture, puisqu’en fait, rien d’émotionnel ou intéressant n’a aiguisé ma curiosité. Je m’explique ; ce type était un connard et je ne vais pas m’apitoyer sur son sort, le fait qu’il est quelqu’un quelque part ne me touche pas non plus (je pense même que c’est bon débarras pour elle !) donc, tout ce qui suit la prise en main de la photo ne m’apporte rien. Je ne sais pas si je suis claire là… Bah, sinon, dis-le moi ! J

La carte de navigant est la dernière pièce qu’elle extrait du tas informe (en fait je reste perplexe, plus haut, elle paie la cabine, comment ? Il y a une borne, elle sort de la pièce ? Pourquoi paie-t-elle avant d’avoir terminé de fouiller ? La logique voudrait que tu termines déjà de tout sortir, de trier et ensuite d’utiliser ce que tu as récolté non ?)

Je vais attendre d’autre avis sur ce passage. Cela me semblait a priori assez clair. Elle trouve d’abord la carte de débit ( avec laquelle elle paie... Dois-je expliquer comment on paie avec une carte de débit ? Peut-être ajouter quelques détails sur l’opération ? Je vais y réfléchir. La carte de navigant ne fait évidemment pas référence au paiement, mais a l’ identification. Dois-je remplacer Carter par autre chose ? Vos avis ?
En fait, je n’ai pas mélangé les deux cartes, c’est la cassure de l’action que j’ai voulu souligné par mes questions.
1er hypothèse) Elle sort pour payer puis revient sur les lieux de son crime et termine de fouiller… Euh, je ne comprends pas pourquoi il y avait urgence à payer ce qui l’avait été, au moins le temps de sa passe non ? Tu casses une action par un autre action qui interfère directement sur la première.
2ème hypothèse) Elle paie sur place puis retourne fouiller les habits du cadavre… Idem, l’action de fouiller est cassée par cette nouvelle action qui devrait clôturer la première.
Observation : Si elle avait attendu, elle aurait su qu’elle possédait une carte d’embarcation, donc, qu’elle pourrait partir quelques heures plus tard, alors aurait-elle eu besoin de gaspiller de l’argent pour 10 heures alors que 2 ou 3 auraient suffis ? (là c’est la fauchée qui parle !!)

Son cœur s’emballe, sa main tremble alors qu’elle la range dans l’une de ses poches, son cerveau élaborant des plans d’évasion ; vieille habitude de putain ’évasion ?) la seule raison sans doute qui la maintient en vie depuis tant d’années

Oui. Référence au chapitre précédent où elle est en état d’évasion permanente. Elle s’évade, que cela soit mentalement dans la première partie et physiquement ensuite.
 
« Evasion psychologique, oui, mais ici, on parle de concret, elle va quitter la station, rien ne nous laisse à penser qu’il y a amalgame entre les deux formes d’évasion »
« Evasion physique, je ne vois pas en quoi sa condition de putain la force à s’évader souvent, elle lutte pour sa survie, se trouve dans des galères, mais s’évadés contient en soi la notion d’être prisonnier, donc cela n’a plus rien à voir avec sa condition de putain.

Des mercenaires à la solde des dirigeants de la station, des vétérans de guerres oubliées. L’un d’eux tourne la tête vers Dolores, son visage aveugle ( ??? un visage ne peut être aveugle,  je pense que tu exprimes plus l’idée de dissimulé ?) , caché sous la visière de son casque intégral, l’examine. (En tout cas, cela vient en contradiction avec aveugle


Oui et en même temps je voulais jouer sur cette contradiction. Mais si visage aveugle passe mal c’est peut-être a changer. C’était un peu une tournure de phrase, le casque intégral leur donnait des airs d’aveugles. D'autres avis?
Peut être qu’il suffirait simplement d’une petite précision et le tour serait joué J

Merci encore pour tes precieux commentaires !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mer 30 Oct 2013 - 13:25

Je comprends que tu veuilles garder cette photo, après tout pourquoi pas, ce n’est pas elle qui me dérange, mais plutôt le fait que tu t’en serves de support pour lancer des informations plus générales et qui ici, pèse sur la lecture, puisqu’en fait, rien d’émotionnel ou intéressant n’a aiguisé ma curiosité. Je m’explique ; ce type était un connard et je ne vais pas m’apitoyer sur son sort, le fait qu’il est quelqu’un quelque part ne me touche pas non plus (je pense même que c’est bon débarras pour elle !) donc, tout ce qui suit la prise en main de la photo ne m’apporte rien. Je ne sais pas si je suis claire là… Bah, sinon, dis-le moi ! J

Je comprends que tu veuilles garder cette photo, après tout pourquoi pas, ce n’est pas elle qui me dérange, mais plutôt le fait que tu t’en serves de support pour lancer des informations plus générales et qui ici, pèse sur la lecture, puisqu’en fait, rien d’émotionnel ou intéressant n’a aiguisé ma curiosité. Je m’explique ; ce type était un connard et je ne vais pas m’apitoyer sur son sort, le fait qu’il est quelqu’un quelque part ne me touche pas non plus (je pense même que c’est bon débarras pour elle !) donc, tout ce qui suit la prise en main de la photo ne m’apporte rien. Je ne sais pas si je suis claire là… Bah, sinon, dis-le moi ! J



 

En SF, c’est ma perception, l’univers est aussi important que l’histoire. Ce n’est pas un univers contemporain ou les informations et la logique sont connues. Il faut donc décrire beaucoup, des choses qui paraissent absurdes pour nous. Ici, nous parlons d’une économie de récupération, de survivance, ou les gens se mangent entr’eux pour se nourrir. Bien entendu , ils ne mangent que les protéines récupérées sur les cadavres, mais bon…je pourrais écrire des passages sur cela, dédie aux explications,, mais je préfère justement me servir des détails pour expliquer un peu plus de l’univers, que les gens s’y enfoncent avec ce qu’ils voient et lisent. C’est une technique assez courante en SF, je suis surprise que cela te semble étrange. De cet univers vous ne connaissez que la cabine, que les éléments liés aux détails de cet endroit clos, ensuite cela s’étend un peu, les quais, d’autres gens, d’autres détails et aussi d’autres questions, de nouvelles informations. Dans le prochain chapitre, vous trouverez les premières infos liées à l’histoire de l’Ellipse, de la politique, de ses habitants, mais une fois encore à travers les détails, qui construisent peu à peu l’univers.  Cela me semble une manière moins artificielle de construire l’univers de Dolores et Ana.


Sinon, merci pour toutes vos remarques, la dernière série de conseils et précisions qui me sont précieuses ! Je travaille sur tout cela.


Pour les dialogues, je n’étais un peu forcée oui J j’avais eu une remarque sur ce point sur un autre passage et j’avais donc essayé d’être aussi précise que possible. Mais trop. Je préfère aussi les dialogues plus spontanés.


http://imperialdreamer.forumsline.com/t4505-commentaires-de-derive#90516 (fin de la première page de remarque). Cette remarque m’avait un peu découragé , d’autant plus que tous les dialogues de dérives sont comme cela, secs et rapides.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mer 30 Oct 2013 - 17:10

J'espère que tu n'a pas mal pris ma remarque sur les dialogues?
En fait je trouve le reste super fluide, et par comparaison les dialogues l'étaient un peu moins...mais ça reste quand même très bien écrit!

De plus c'est moins redondant en variant , c'est à dire en mettant parfois des incises, parfois des descriptions.
Mais ce n'est que mon point de vue, et cela reste donc discutable...

Cela permet aussi d'accélérer la rythmique du texte, par exemple au début de la description tu décris, puis tes personnages s'énervent ou s'emballent, et là hop on supprime les incises et les descriptions, ça rajoute au côté "précipité" (je pratique ça pas mal dans mes écrits...mais c'est pas toujours très réussi)
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mer 30 Oct 2013 - 19:47

Pas du tout Globule.  Au contraire !


J’avais en fait un peu la même impression et la raison étant que je tombais dans l’extrême du cas précèdent et je n’étais moi-même pas convaincue. Je travaille la dessus pour l’instant.


Merci pour toutes tes remarques.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Jeu 31 Oct 2013 - 12:08

Coucou,
j'ai oublié une petite faute (vue en me relisant), et une remarque sur le texte
Spoiler:

-          Je ne sais pas, je n’ai pas le temps d’élaborer des plans compliqués, avoue-t-elle en regardant les chiffres qui défilent sur son avant-bras : l’heure et son crédit de respiration. Dans trente heures, un peu moins maintenant, la cabine sera à nouveau ouverte et le prochain locataire découvrira le corps. J’improviserai . Je dois partir. Là j'aurais inversé les deux: elle sait qu'avant tout, elle doit partir, et après elle improvisera  Ce vaisseau est une occasion unique, il est petit avec pas plus de cinq membres d’équipage . Avec un peu de chance, certains sont dans la station et la garde est réduite au minimum.
-          C’est une chose facile à vérifier, répond Ana en extirpant du sac le clavier de son terminal.
Une console Inako, du matériel militaire récupéré sur une épave en train de se faire désosser par les éboueurs vivant en orbite d’une des lunes.  

D’une main experte, elle saisit une poignée de câbles qui pend ce n'est pas la poignée qui pend mais las câbles, donc je pense qu'il faut accorder "qui pendent" hors de la cloison ;
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Lun 4 Nov 2013 - 14:28

Voilà, j’ai poste une version corrigée du chapitre 2.


Ne prenez pas en compte les tabulations, c’est un effet du copier coller.


Encore Merci !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Sam 9 Nov 2013 - 23:48

Salut Oceanywenty, excuse-moi j'étais assez prise en ce moment donc pas trop le temps de poster des commentaires...

Chapitre 3 partie 1:

Quelques remarques tout d'abord:
- Je n'ai pas vu de fautes (mais je me suis surtout concentrée sur la structure des phrases et le fond)
- Il y a encore pas mal de phrases qui sont très longues et donc difficiles à appréhender en une seule fois (elles nécessitent une relecture), et donc je trouve que ça coince un peu au niveau de la fluidité.
Par exemple ces trois là:
Spoiler:

La frégate Ter Arienne flotte dans son bassin d’amarrage comme un oiseau de proie ; silhouette menaçante de prédateur conçu pour repousser les attaques sporadiques des pirates venus des frontières.

Regroupée en bas de la passerelle, une délégation d’officiels attend l’ouverture du sas. La présence des Impériaux inquiète les dirigeants de la station dont la survie dépend en bonne partie de la bonne volonté des grandes puissances, membres fondateurs de l’Ellipse, cet immense espace d’échange commercial échappant à toute politique.



Un nuage de condensation s’élève au-dessus des hommes qui discutent en sautant sur place pour lutter contre le froid qui règne sur les quais. Ils appartiennent tous à la république Ter Tzigane créée de toute pièce après la défaite Arienne contre leurs anciens esclaves Tziganes et leur allié Ter Taris. Guerre qui mit un frein à la politique d’expansion de l'Empire, décimant des dizaines de systèmes solaires, envoyant dans l’espace des milliards de réfugiés, des hordes de navires fantômes dérivant dans le vide avec en cale leur chargement humain.


- De plus je trouve que tu passes un peu vite dessus, on n'a pas le temps de bien comprendre la "géopolitique globale" de ton monde, mais peut-être comptes tu revenir dessus plus en détail un peu plus tard ? En tous cas je pense que ça serait une bonne idée de le faire, car si pour toi tout cela parait évident (c'est normal puisque tu as créé ce monde, tu le maîtrises ) pour nous c'est plus compliqué, on voit tout cela comme une vague toile de fond. Or, si cela est important pour ton histoire, il faudra le répéter pour que l'histoire (avec un grand H) de ton monde imprègne bien le lecteur.
- Ensuite:
Spoiler:

Aucun des individus présents ne se fait d’illusion sur leur marge de manœuvre. Leur nation est tolérée, mais mêmes vaincus, les Ariens peuvent montrer les crocs. Sans le support de leur allié Taris, la survie de la république Tzigane dépend entièrement de leur loyauté face à leurs anciens maîtres. L’Ellipse, dirigée par un conglomérat de méga corporations, ne les protègera pas, ils ne sont que quantité négligeable, gardien d’une porte située aux frontières, loin des voies commerciales conduisant au cœur des mondes Ter. Encore une phrase trop longue.

Le sas du vaisseau s’ouvre sur une femme sanglée dans la tunique bleue des forces impériales : veste à col montant et jupe qui descend à hauteur des genoux. En retrait, deux autres silhouettes se dessinent dans la pénombre de la coursive. Elle marque une pause, laissant les rampants trembler devant sa présence et celle de son navire. C’est une simple frégate, mais pour ces hommes entassés dans leur cage de métal, elle représente la puissance des Ariens. Derrière chaque canon se cache un empire de guerriers poussés par la foi divine, par la croyance en un dieu qui leur permet les pires atrocités.

La jeune Arienne sait tout cela. Elle n’éprouve que le plus profond dédain pour cette race d’esclaves. Elle peut sentir la peur qu’elle leur inspire ; une odeur qu’elle apprécie. Satisfaite de son examen, elle s’engage sur l’étroite passerelle. Les bruits de ses bottes résonnent sur le métal, faisant trembler la fragile structure qui surplombe le vide.

Un creux dans l’estomac, le chef du petit groupe s’avance vers le trio de militaires, s’inclinant à plusieurs reprises en signe de respect. Insensibles au flot de compliments et formules de politesse des plus standards, les trois femmes s’arrêtent sur les quais, dos à leur navire dont la silhouette menaçante se dessine en toile de fond.

D’un signe de la main, l’adjoint les invite à le suivre vers les portes de métal qui donnent accès aux zones d’habitations. Puerto Esperanza est une station de taille moyenne qui orbite autour d’une planète morte que personne n’a jugé utile de nommer. Sur les cartes galactiques, elle porte un simple numéro au-dessus d’une série de coordonnées tridimensionnelles. Perdue aux frontières de l’espace, elle ne bénéfice que d’un faible trafic, en majorité des indépendants qui essayent de se trouver une cargaison en marge des grandes corporations qui contrôlent les voies commerciales en direction de l’Ellipse. Trop long et enchaînement de prépositions "qui", et "qui", ça fait trop de phrases dans la phrase Alors qu’il s’enfonce dans les entrailles de l’édifice, l’homme se lance dans un long discours sur la santé financière de son cartel et son dévouement éternel au peuple Arien. Impassible, aucune des trois femmes ne lui prête attention. Leurs visages aux yeux légèrement bridés n’expriment qu’une parfaite indifférence.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mar 12 Nov 2013 - 16:06

Merci Globule. Je vais revoir cela. Oui pour la politique je compte revenir dessus.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mar 19 Nov 2013 - 16:06

Voilà donc le chapitre trois au complet. J’y ai rectifié certain passages trop long. C’est un chapitre qui lance un nouveau fil d’intrigue, encore détaché des personnages principaux, mais qui comme vous le devinez les rejoindra et ceci sur le long terme. C’est disons l’intrigue de fond.


J’ai envie de concevoir le récit à la manière d’épisode, chaque volume étant une histoire en particulier sur une intrigue de fond qui est le fil connecteur.


Apres les micro-descriptions des deux premiers chapitres, j’ai voulu faire un zoom out, et cette fois donner quelques éléments épars de l’univers. Il y en aura d’autres. Ces éléments ne sont pas vitaux à l’histoire de Dolores qui vit à une échelle plus petite. Je veux juste donner cette impression d’univers immense ou les forces qui s’affrontent sont énormes.


A ce stade je désirais que le lecteur comprenne les choses suivantes :


-          Le nom des trois races humaines.


-          L’origine du mot Ter et sa signification (un premier élément). J’espère que cela va aussi attiser la curiosité. Y-a-t-il d’autres races ? etc….


-          L’Ellipse : une vague notion de ce que c’est. Une zone d’échange dirigée par les méga corporations. D’autres explications suivront.


Ne vous attachez pas à la mise en page toujours capricieuse avec le copy/paste.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  MémoireDuTemps le Mar 19 Nov 2013 - 20:42

Coucou,
bon je n'ai pas eu le temps de faire une vraie bêta-lecture (en plein déménagement et des petits problèmes administratifs) mais la curiosité m'a poussée à te lire.
Toujours très bien écrit, fluide, on lit avec plaisir une histoire bien construite.
Toutefois quelques remarques rapides :
d'abord trop de participes présents, certains tu peux t'en passer en utilisant d'autres formes ou en séparant la partie de phrase principale de celle au participe présent.
à un moment tu utilses trop d'adverbes en "ment" (partout ailleurs, pas de problèmes) :

Spoiler:
leurs longues chevelures noires retenues par des broches en métal richement sculpté. Leurs yeux pâles et froids ressemblent à l’acier des coques de leur navire de guerre. Elles sont jeunes, probablement, des officiers fraîchement sortis de l’académie militaire. Il en est vaguement soulagé
 et enfin une faute de temps ici
Spoiler:

La femme montra une plaque de mémoire qu’elle tend au directeur.
et là peut-être un accent sur ù
Spoiler:
- Cette personne est bien ici, déclare-t-il en effaçant le rapport.
- Ou ?

__________________________________
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Kwelly le Ven 22 Nov 2013 - 20:23

Hello ! Une petite bêta ?? Very Happy 
D'une façon générale beaucoup trop de participe présent, bon je sais on te l'a déjà dit et répété Sleep mais bon je me répète encore Razz 
J'ai trouvé le ton moins recherché ; des expressions hasardeuses et des phrases trop longues qui m'ont dérangée dans ma lecture. 
Voili ! On est partit

bêta:
OceanywentyLa frégate Ter Arienne flotte dans son bassin d’amarrage comme un oiseau de proie. Un navire aux formes menaçantes de prédateur conçu pour repousser les attaques sporadiques des pirates venus des frontières.

Regroupée en bas de la passerelle, une délégation d’officiels attend l’ouverture du sas. La présence de l’Empire inquiète les dirigeants de la station. Leur  survie dépend en bonne partie de la bonne (répétition) volonté des grandes puissances, membres fondateurs de l’Ellipse, cet immense espace d’échange commercial échappant à toute idéologie politique.

Un nuage de condensation s’élève au-dessus des hommes qui discutent en sautant sur place (sauter est trop fort) pour lutter contre le froid qui règne sur les quais. Ils appartiennent tous à la république Ter Tzigane créée de toute pièce après la défaite Arienne contre leurs anciens esclaves Tziganes et leur allié Ter Taris. (ouf ! phrase longue et complexe) Guerre qui mit un frein à la politique d’expansion de l'Empire, décimant des dizaines de systèmes solaires, envoyant  (participe présent) dans l’espace des milliards de réfugiés.

Aucun des individus présents ne se fait d’illusion sur leur marge de manœuvre. Leur nation est tolérée, mais mêmes vaincus, les Ariens peuvent montrer les crocs. Sans le support de leur allié Taris, la survie de la république Tzigane dépend entièrement de leur loyauté face à leurs anciens maîtres. L’Ellipse, dirigée par un conglomérat de méga corporations, ne les protègera pas. Ils ne sont que quantité négligeable, gardien d’une porte située aux frontières, loin des voies commerciales conduisant au cœur des mondes Ter.

Le sas du vaisseau s’ouvre sur une femme sanglée dans la tunique bleue des forces impériales : veste à col montant et jupe qui descend à hauteur des genoux. En retrait, deux autres silhouettes se dessinent dans la pénombre de la coursive. Elle marque une pause, laissant les rampants trembler devant sa présence et celle de son navire. C’est une simple frégate, mais pour ces hommes entassés dans leur cage de métal, elle représente la puissance des Ariens. Derrière chaque canon se cache un empire de guerriers poussés par la foi divine, par la croyance en un dieu  (redondance) qui leur permet les pires atrocités.

La jeune Arienne sait tout cela. Elle n’éprouve que le plus profond dédain (lourd) pour cette race d’esclaves. Elle peut sentir (généralement on ressent la peur) la peur qu’elle leur inspire ; une odeur ( ? tu parles de la peur ?) qu’elle apprécie. Satisfaite de son examen, elle s’engage sur l’étroite passerelle. Les bruits (Le claquement ?) de ses bottes résonnent sur le métal, faisant trembler la fragile structure qui surplombe le vide.

Un creux dans l’estomac, le chef du petit groupe s’avance vers le trio de militaires, s’inclinant à plusieurs reprises en signe de respect. Insensibles au flot de compliments et formules de politesse des plus standards, les trois femmes s’arrêtent sur les quais, dos à leur navire dont la silhouette menaçante se dessine en toile de fond. Je n’ai pas compris cette phrase.

D’un signe de la main, l’adjoint les invite à le suivre vers les portes de métal qui donnent accès aux zones d’habitations. Puerto Esperanza est une station de taille moyenne orbitant autour d’une planète morte que personne n’a jugée utile de nommer. Sur les cartes galactiques, elle porte un simple numéro au-dessus d’une série de coordonnées tridimensionnelles. Perdue aux frontières de l’espace, elle ne bénéfice que d’un faible trafic, en majorité des indépendants qui essayent de trouver une cargaison en marge des grandes corporations. Alors qu’il s’enfonce dans les entrailles de l’édifice, l’homme se lance dans un long discours sur la santé financière de son cartel et son dévouement éternel au peuple Arien. Impassible, aucune des trois femmes ne lui prête attention. Leurs visages aux yeux légèrement bridés n’expriment qu’une parfaite indifférence.

Après une vingtaine de minutes de marche dans les étroites coursives, ils s’arrêtèrent devant une porte couverte de lambris de bois artificiel blanchie par la lumière des tubes au néon. L’adjoint échange quelques mots rapides avec le reste de la délégation et active le mécanisme d’ouverture. Noyé dans le respect (expression surprenante) , il invite les trois militaires à entrer, saluant encore plus bas l’homme qui se tient derrière un immense bureau transparent. Installé dans un fauteuil confortable, l’individu prend le temps d’examiner les visiteuses vêtues de l’uniforme bleu de la flotte (déjà dit plus haut non ?) .
Phrase longue et embrouillée.
Il reconnait les traits asiates des Ariens, une des races Ter, origine commune de tous les humains peuplant la galaxie. Les trois femmes semblent taillées (je ne suis pas certaine qu’on taille dans un moule) dans le même moule avec leurs longues chevelures noires retenues par des broches en métal richement sculpté. Leurs yeux pâles et froids ressemblent à l’acier des coques de leur navire de guerre. Elles sont jeunes, probablement, (ici, enlève la virgule sinon on pense qu’elles sont probablement jeunes)  des officiers fraîchement sortis de l’académie militaire. Il en est vaguement soulagé. Sans doute une simple mission de routine.

- Que puis-je faire pour vous capitaine ? demande-t-il en s’adressant à la plus petite des trois.

La femme montra (montre) une plaque de mémoire qu’elle tend au directeur.

- Cette personne est-elle à bord ?

Sa voix est monocorde, dénudée de toute expres​sion(redondance).

Le chef de la station se gratte le crâne. La survie de Port Esperanza se base (dépend ?) sur sa discrétion. Si les trafiquants qui négocient (le verbe négocier me semble en décalage pour des trafiquants) dans le secteur apprennent (apprenaient) que les données sont livrées aux forces impériales, le maigre commerce risque d’en souffrir. Pensif, il glisse le chip dans son terminal et examine les informations qui scintillent sur l’écran.

- Cette personne est bien ici, déclare-t-il en effaçant le rapport.

- Ou ?(où)

L’homme pousse un petit gémissement (bizarre ici) et se lance dans une série d’explications sur la confidentialité et l’indépendance (attention, je pense qu’il s’agit là de deux choses différentes !) des Ter Tziganes ainsi que leur profond dévouement à l’Empire. Plein d’espoir, il scrute le visage neutre des trois officiers qui attendent calmement, les jambes légèrement écartées, les mains croisées dans le dos.

- Cet individu est soupçonné de graves crimes (crimes graves) contre l’Empire, ponctue une des femmes sans lâcher du regard le directeur qui se replie dans son fauteuil. Si cette station collabore avec des terroristes, nous l’attaquerons.

Le chef de Puerto Esperanza sursaute. Il connait assez les Ariens pour savoir qu’ils ne plaisantent pas. La destruction d’une simple base commerciale aux limites de l’espace Tzigane ne suscitera aucune réaction des autres nations. Personne ne veut se mêler des affaires internes de leur Empire.

- Ce que vous me demandez provoquera la ruine de mon cartel, gémit-il (décidément)  en baissant la tête pour éviter le regard glacial des trois Ariennes. Ce n’est qu’une petite fille, vous faites certainement erreur.

Une des trois femmes s’avance vers le directeur. Son visage est plus doux que celui de ses deux collègues et il (qui ?)arrive même à trouver dans le bleu très pâle de ses yeux une légère trace de compassion.

- Nous comprenons votre situation. Nous pouvons nous montrer très flexibles et généreuses. Une fois cette malheureuse histoire terminée, personne ne saura que nous sommes venues. Sauf votre compte en banque, ajoute-t-elle avec un sourire. Comme vous le dites, il s’agit d’une simple petite fille, étrangère à votre monde.

L’homme hésite un instant puis murmure.

- Les dernières informations, transmises par les caméras de surveillance, la signalent en compagnie des Chimistes. Je n’ai aucune trace de son arrivée, surement un passager clandestin qui a profité d’une escale pour débarquer. 

Les trois Ariennes se regardent, ne pouvant masquer leur impatience.

- Où se trouvent donc ces Chimistes ?

- C’est un gang qui vit dans les hangars d’éjection des ordures. À l’heure qu’il est, votre petite fille est probablement morte. Ce sont des animaux, pratiquant de manière courante le cannibalisme, sans compter qu’ils vivent dans des zones très pauvres en oxygène.

Le capitaine approuve d'un geste pensif (je ne vois pas comment un geste peut être pensif) .

- Nous vérifierons par nous-mêmes. 

Soulagé d’en avoir terminé, l’homme se lève pour saluer les militaires qui disparaissent dans la coursive.
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Sam 23 Nov 2013 - 17:53

Salut Oceanywenty,
J'ai relu tes passages après correction: Amour Waou!! Ça claque grave !
Beaucoup plus fluide, on se laisse vraiment porter par l'histoire.

quelques commentaires sur ta deuxième partie:
Spoiler:

Après une vingtaine de minutes de marche dans les étroites coursives, ils s’arrêtèrent devant une porte couverte de lambris de bois artificiel blanchie par la lumière des tubes au néon. L’adjoint échange quelques mots rapides avec le reste de la délégation et active le mécanisme d’ouverture. Noyé dans le respect,Very Happy  il invite les trois militaires à entrer, saluant encore plus bas l’homme qui se tient derrière un immense bureau transparent. Installé dans un fauteuil confortable, l’individu prend le temps d’examiner les visiteuses vêtues de l’uniforme bleu de la flotte.

Il reconnait les traits asiates des Ariens, une des races Ter, origine commune de tous les humains peuplant la galaxie. Les trois femmes semblent taillées dans le même moule avec leurs longues chevelures noires retenues par des broches en métal richement sculpté. Leurs yeux pâles et froids ressemblent à l’acier des coques de leur navire de guerre   Very Happy . Elles sont jeunes, probablement, virgule en trop? des officiers fraîchement  sortis de l’académie militaire. Il en est vaguement soulagé. un peu lourd le triple adverbe, mais en y réfléchissant je ne sais pas par quoi tu pourrais les remplacer pour avoir le même sens Sans doute une simple mission de routine.

- Que puis-je faire pour vous capitaine ? demande-t-il en s’adressant à la plus petite des trois.

La femme montra une plaque de mémoire qu’elle tend petit problème de concordance des temps au directeur.

- Cette personne est-elle à bord ?

Sa voix est monocorde, dénudée dénuée sans le deuxième "d" de toute expression.

Le chef de la station se gratte le crâne. La survie de Port Esperanza se base sur sa discrétion. Cette expression fait bizarre: on dirait que seule sa discrétion compte dans la défense de port Esperanza (alors qu'il doit y avoir aussi des armes, des gens qui la défendent...) je ne sais pas si je suis claire? J'aurais plutôt mis "dépend de" ou un truc du style, moins "définitif" que "se base sur", mais c'est mon ressenti personnel Si les trafiquants qui négocient dans le secteur apprennent que les données sont livrées aux forces impériales, le maigre commerce risque d’en souffrir. Pensif, il glisse le chip (c'est quoi, un chip? Je ne connais pas ce mot. C'est la carte mémoire?) dans son terminal et examine les informations qui scintillent sur l’écran.

- Cette personne est bien ici, déclare-t-il en effaçant le rapport.

- Ou ?

L’homme pousse un petit gémissement et se lance dans une série d’explications sur la confidentialité et l’indépendance des Ter Tziganes ainsi que leur profond dévouement à l’Empire.
Amour

 Plein d’espoir, il scrute le visage neutre des trois officiers qui attendent calmement, les jambes légèrement répétition d'adverbes écartées, les mains croisées dans le dos.

- Cet individu est soupçonné de graves crimes contre l’Empire, ponctue une des femmes sans lâcher du regard le directeur qui se replie dans son fauteuil. Si cette station collabore avec des terroristes, nous l’attaquerons.

Le chef de Puerto Esperanza sursaute. Il connait assez les Ariens pour savoir qu’ils ne plaisantent pas. La destruction d’une simple base commerciale aux limites de l’espace Tzigane ne suscitera aucune réaction des autres nations. Personne ne veut se mêler des affaires internes de leur Empire.

- Ce que vous me demandez provoquera la ruine de mon cartel, gémit-il en baissant la tête pour éviter le regard glacial des trois Ariennes. Ce n’est qu’une petite fille, vous faites certainement erreur.

Une des trois femmes s’avance vers le directeur. Son visage est plus doux que celui de ses deux collègues et il arrive même à trouver dans le bleu très pâle de ses yeux une légère trace de compassion.

- Nous comprenons votre situation. Nous pouvons nous montrer très flexibles et généreuses. Une fois cette malheureuse histoire terminée, personne ne saura que nous sommes venues. Sauf votre compte en banque, ajoute-t-elle avec un sourire. Comme vous le dites, il s’agit d’une simple petite fille, étrangère à votre monde.

L’homme hésite un instant puis murmure. Pourquoi un point?

- Les dernières informations, transmises par les caméras de surveillance, la signalent en compagnie des Chimistes. Je n’ai aucune trace de son arrivée, surement un passager clandestin qui a profité d’une escale pour débarquer.

Les trois Ariennes se regardent, ne pouvant masquer leur impatience.

- Où se trouvent donc ces Chimistes ?

- C’est un gang qui vit dans les hangars d’éjection des ordures. À l’heure qu’il est, votre petite fille est probablement morte. Ce sont des animaux, pratiquant de manière courante le cannibalisme, sans compter qu’ils vivent dans des zones très pauvres en oxygène.

Le capitaine approuve d'un geste pensif.

- Nous vérifierons par nous-mêmes.

Soulagé d’en avoir terminé, l’homme se lève pour saluer les militaires qui disparaissent dans la coursive.

Super! C'est de mieux en mieux!! Continue !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mar 26 Nov 2013 - 16:37

Merci pour vos commentaires.
J’ai posté une nouvelle version du chapitre 3. J’ai toutefois gardé les expressions comme noyé dans le respect etc…que je les trouve assez jolie.


Oui un chip est un composant, mais je crois que le terme exact est microchip. Je vais vérifier.


Je post aussi un premier brouillon du 4. Plus difficile comme chapitre. Retour au style qui suit Dolores et Ana.


L’exploration de la station se poursuit....

Merci encore !
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mer 27 Nov 2013 - 7:10

Oups je ne sais pas si c'est à moi que tu disais cela, mais si c'est le cas je me suis mal fait comprendre:
pour tes expressions style "noyé dans le respect", si j'ai fait  Very Happy  c'est que ça me fait sourire et que je les trouve très bien...
Donc surtout, ne les change pas, c'est ta patte, et c'est original.

Bonne journée

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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  Oceanywenty le Mer 27 Nov 2013 - 13:48

Merci Very Happy Smile
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Re: Puerto Esperanza / conseils / corrections /avis :)

Message  globule le Mer 4 Déc 2013 - 11:23

Salut Oceanywenty, excuse-moi d'avoir mis si longtemps à te répondre...
Donc ta partie 4-1:

Spoiler:

Ils gravissent les montagnes d’ordures comme des alpinistes sortis des enfers ; les collecteurs, les mangeurs d’acier, ce sont eux qui gravissent les montagnes d'ordures? Je veux dire: ce sont des personnes, ou des appareils (robots?)? toujours en quête d’une merde quelconque qu’ils revendront aux ferrailleurs des bas quartiers en échange de quelques crédits.

Depuis la bouche béante du tunnel, les deux jeunes femmes les distinguent à peine, ils ne sont que de minuscules points accrochés au mur de débris électroniques qui continue de croitre pour toucher l’obscurité des voutes manque un accent sur le "u" de métal. C’est de là que dévalent les nouveaux déchets en provenance des étages, crachés depuis d’énormes tubes d’un jaune clownesque, ultime pied de nez   il me semble que tu as déjà utilisé cette expression dans un chapitre pas très longtemps avant (mais peut-être l'as tu supprimée sur tes nouvelles versions ? Je ne sais plus) à la misère de ces bouffeurs d’ordures.

Une heure de trajet dans les entrailles de la station pour atteindre cet El Dorado de rebuts qui s’entassent dans l’attente de leur prochaine expulsion dans l’espace. Ils rejoindront alors la ceinture de débris qui orbite autour d’une lune sombre déchirée ça donne un effet un peu lourd ces deux adjectifs. En fait en relisant ça ne me choque plus...par les impacts de météorites. C’est le terrain de chasse des désosseurs qui rodent à bord de leurs épaves aux formes chaotiques ; amas complexes de morceaux de navires assemblés suivant les plans dessinés par un architecte dément. Attention à toutes ces phrases avec "qui", ça alourdit, on s’emmêle les pinceaux entre le sujet et le reste de la phrase... Moi je trouve que parfois, un petit participe présent ça permet d’alléger tout ça .
je sais qu'on t'a dit que tu en mettais trop, (des participes présents) moi ça ne me choque pas
quand il y en a... donc en gros, tu fais comme tu veux ...  Laughing 

Dolores regarde les chiffres défiler sur son poignet. Il lui reste vingt-sept heures, peut-être un peu plus si personne n’utilise la cabine. Elle se mord la lèvre et se tourne vers Ana qui observe le va-et-vient des collecteurs. 

-          Tu ne comptes pas escalader ce tas de merde n’est-ce pas ?

La rouquine sourit, éclair blanc sur le fond de crasse qui couvre son visage.  Amour

Elle possède l’air angélique de ces mannequins aux traits réguliers que les concepteurs des hauts niveaux louent le temps de les modéliser et de les vendre aux esthéticiens des docks qui les répliquent à l’infini.
Tres belle phrase, mais encore un "que" et "qui", ça alourdit...

 Ils opèrent dans les arrières salles pouilleuses des bars ou se rassemblent les équipages des navires en escale. Ils viennent y panser leurs plaies, s’y défoncent à l’acide pour calmer la douleur de leurs neurones torturés par les effets répétés des sauts en hyperespace.
Amour
Jolie phrase, mais on parle de qui? Des concepteurs de haut niveau?
 
Beaucoup n’utilisent pas les drogues sensées Censées avec un "C" les protéger ; trop couteux pour les vagabonds qui préfèrent se greffer un nouveau visage pour masquer les stigmates de la folie qui les ronge. 

Tout ce passage est très beau et bien écrit, mais je ne le trouve pas très bien placé dans le texte; on ne comprend pas pourquoi tu digresse à ce moment là sur les concepteurs des mannequins... Peut être mettre deux ou trois mots de "liaison" entre la scène présente et ce que tu racontes, genre comme si c'était Dolores qui pensait à tout ça. Parce que là c'est toi, le narrateur, qui parles; ça nous "sort" de la scène.
-          Si nous avions le temps, nous aurions pu, sourit Ana. C’est très amusant manque un point

-          Ils ont l’air de s’éclater, ricane Dolores en suivant du regard les silhouettes qui s’approchent du sommet, encordées par des câbles de fibre optique.

La jeune pirate pousse son amie et s’avance vers la montagne sombre des  rebus. faute: "rebuts" Elle salue de la main des hommes au visage hagard assis à même le sol devant des monticules de composants électroniques qu’ils trient avec leurs doigts bleus, nécrosés par le froid et le manque d’oxygène. Certains lui répondent d’un léger signe de la tête, sans lâcher des yeux leur maigre trésor, leur ticket pour un nouveau crédit de respiration.

-          Que cherches-tu ? Qui parle? Dolorès? Ana? ça paraitrait logique que ce soit Dolorès, mais comme tu dis ensuite que c'est Dolorès qui observe, on a l'impression que c'est elle qui "cherche" des yeux quelque chose pour "entrer dans le navire de manière plus élégante qu'avec un flingue rouillé"

Dolores observe les alpinistes qui subissent une pluie d’ordures vomies par bouches d’éjection. Elle entend le hurlement des hommes, l’impact des déchets transformés en projectiles qui retombent autour des silhouettes vacillantes cramponnées aux parois.  Un des collecteurs est heurté par un bloc d’alimentation et bascule dans le vide.

-          De quoi entrer dans ton navire de manière plus élégante qu’avec un flingue rouillé dont tu ne sais certainement pas te servir. Là c'est Ana qui parle, si j'ai bien compris.

-          J’ai la carte.

L’éboueur se balance au bout de sa corde. Il agite les bras ce qui lui donne un air d’araignée blessée.

-          Ce n’est pas suffisant, explique Ana en s’accroupissant face à un homme pour examiner des prises de connexion. L’ordinateur de bord va essayer de t’identifier et même si ce n’est pas un génie, il s’apercevra que tu n’es pas la personne que tu prétends. Sans compter que toutes les caméras de ce fichu navire seront braquées sur toi et les images transmises à l’officier de garde sur la passerelle. En moins de trente secondes, l’alerte sera donnée dans toute la station.

Dolores hoche la tête et sa main se pose sur la crosse de son arme toujours cachée sous sa veste. Le contact du métal la rassure, lui procure la vague impression qu’elle maitrise son destin. Sur la montagne, le type hurle quand ses compagnons coupent le lien. Il plonge dans le vide, rebondissant sur la paroi artificielle avant de s’écraser au pied d’un groupe aux allures patibulaires.

Ana sort quelques crédits de la poche de son pantalon rouge sang et ramasse les câbles qu’elles fourrent ça fait bizarre un pluriel, vu le début de la phrase dans son sac. L’homme les compte, tache difficile pour ses doigts gelés et son métabolisme trafiqué pour vivre dans les zones pauvre en oxygène. Ses lèvres ne cessent de bouger comme s’il récitait une prière muette. La jeune hacker patiente A mon avis, là il manque une virgule avant et après "patiente" se soumet au rythme lent et chaotique du vendeur, évitant surtout d’attirer l’attention des Chimistes qui hantent les structures aériennes du hangar comme des fantômes hallucinés. Ils surveillent les éboueurs dans l’espoir que l’un d’eux découvre le trésor ayant échappé aux yeux experts des robots de triage.  Ana les connait bien, ils se déplacent en groupe comme des prédateurs, le cerveau brulés par l’alcool qu’il fabrique Faute, mettre au pluriel. De plus encore un "qui..." qui alourdit la phrase déjà longue... soit tu trouves autre chose, ou tu peux couper la phrase en deux? à partir du carburant des navires.

Du côté de la montagne, le cadavre de l’alpiniste déchu se fait dépouiller et très vite il ne reste sur le sol gèle Faute: "gelé" qu’un corps nu a faute: "à" avec l'accent la peau nacrée. Elle distingue les veines parcourant ses bras, bleutés et nécrosés, détruites  si tu parles des veines, il faut tout mettre au féminin: "bleutées et nécrosées", si tu veux parler des bras il faut enlever la virgule avant "bleutés et nécrosés", vu qu'ensuite tu mets "détruites" au féminin, on ne comprend pas par les injections d’anticoagulant. Une nouvelle ordure qui sera évacuée a la prochaine ouverture du sas et qui finira dans les bains de protéines.

Elles se remettent en route, les yeux manque un d' Ana levés vers l’obscurité des voutes de métal. Il lui semble ça fait bizarre que tu prennes Ana comme sujet alors que ce sont ses yeux le sujet de la phrase précédente... mais je ne suis pas sure de moi sur ce coup là. détecter un mouvement, une tache plus claire qui disparait aussitôt dans l’enchevêtrement des poutrelles.

-          Tu as trouvé ce que tu cherches ? cette phrase fait bizarre à cet endroit, peut-être faudrait-il que tu précises qu'elles attendent que le vendeur se soit éloigné pour parler entre elles... Sinon on ne comprend pas pourquoi Dolorès ne lui a pas demandé cette information plus tôt, lorsqu'elles ont trouvé les câbles.

-          En partie, répond-Ana d’une voix ou perce un soupçon d’inquiétude. J’ai de quoi m’interfacer à cette relique de navire. J’aurais aimé dénicher un software quelconque de la station, une sous routine de maintenance, mais nous n’allons pas avoir le temps.

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