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Message  Ella Avilo le Jeu 3 Avr 2014 - 20:49

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Re: L'Obsession - Commentaires

Message  auteur008 le Ven 4 Avr 2014 - 7:51

Bonjour, 

Malgré que ce genre d'histoire ne soit pas ma tasse de thé, je me suis pris dans l'histoire. Tu as le don de l'écriture. Bravo !
J'ai relevé une faute : Elena se leva péniblement, elle avait la pâteuse   Je pense que tu voulais dire "langue" pâteuse.
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Re: L'Obsession - Commentaires

Message  MémoireDuTemps le Ven 4 Avr 2014 - 8:10

Ella Avilo a écrit:
Spoiler:
L'Obsession.
L’ambiance dans la pièce était étouffante. Différentes odeurs et sensations enivraient les sens en ébullition de la rousse à moitié nue sur un matelas isolé tu veux en dire beaucoup, là, coupe peut-être par un ; qui allégera. La chambre était répétition car tu l’as utilisé peu de mots avant… remplace peut-être celui-ci plutôt grande et les corps s’entremêlaient dans une valse dégoulinante de sueur, de salive et de sperme. La rousse répétition se leva, observant les hommes et femmes masqués qui s’extasiaient, se frottant les uns contre les autres, comme si toute cette scène allait durer pour l’éternité, comme si rien n’avait d’importance.
Ses longs cheveux d’un rouge flamboyant frôlaient le bas de son dos dénudé. Son cul il y a d’autres mots plus précis, en parfaite forme de cœur, était répétition, si tu enlèves le second et garde 1er et 3ème ça passe  à lui seul un appel aux fantasmes les plus intimes. Son visage, caché sous un masque ancien, comme celui porté par les médecins pendant la période de la peste, était répétition angélique encore une fois était, n’abuse pas de être non auxiliaire surtout dans des descriptions et je me demande comment, avec un pareil masque, tu peux en conclure qu’il était angélique… je dirai "était caché sous…" et après tu décris le visage que les autres ne peuvent deviner. Mais personne n’aurait le droit ce soir d’observer ses profonds yeux bleus en amende, son teint pâle de porcelaine, ses lèvres pulpeuses d’un rouge naturel et tout ce qui faisait répétition d’elle une putain de belle femme dans ce contexte, putain prête à confusion si elle est putain comme tu le suggères après, elle n’est pas "une putain de belle femme", plutôt "très" "sacrée"… . Elle était répétitionpour répétition amuser la galerie, pour répétition montrer son corps et faire répétition monter la température de la pièce, pour répétition aiguiser les sens et surtout pour répétition les biftons qui empliraient ses poches à la fin de la soirée.
Elle avait accepté ce travail car, comme bien d’autres prostituées, elle manquait d’argent, de vivres, de fringues et elle n’avait plus que sa dignité à vendre. Mais rien ne l’empêchait d’apprécier quand même les pêchés de chair… Après tout, autant aimer un peu son boulot, ça ne fait jamais de mal de prendre du plaisir. ♥♥♥
La jeune femme se leva, toujours nue, et s’éclipsa dans une salle de bain dégueulassée après les passages d’innombrables hommes et femmes en rut. Même le miroir en avait payé les frais et gardait les stigmates de cette soirée sous forme de traces suspectes, de gouttes de sperme encore fraiches et même de crachats hasardeux. Elle retira le masque de sur maladroit son visage, prenant une grande bouffée d’air. Maintenant qu’elle était isolée, elle pouvait s’aérer l’esprit, se changer les idées et surtout se défaire un instant de la chaleur causée par le masque. Ses joues étaient rougies et ses cheveux dégoulinaient de sueur. Un coup d’eau fraîche sur le visage et tout allait déjà mieux…
Elle ferma les yeux, savourant la sensation de l’eau froide sur sa peau chaude. Les sons lui parvenaient de la pièce adjacente. Les gémissements se faisaient évite de trop utiliser les verbes fourre-tout, faire par exemple de plus en plus forts, et elle avait évite de trop utiliser les verbes fourre-tout, avoir non auxiliaire par exemple l’impression de les sentir au plus profond de ses entrailles. Pour n’importe qui répétition d’autre, les odeurs qui répétition se dégageaient de l’appartement auraient été évite de trop utiliser les verbes fourre-tout, être non auxiliaire par exemple quasiment nauséabondes. Mais pas pour Elena. Elle aimait les odeurs qui répétition se dégageaient des corps en ébullition. Même la puanteur de la pisse de ceux qui répétition ne savaient pas viser le trou ou dont les jeux sexuels tournaient autour de l’urine. Un autre arôme particulier était répétition celui des drogues qui répétition emplissaient l’air… L’opium et d’autres herbes ou poudres circulaient librement dans le petit espace déjà bien rempli de couples.
Ce genre de soirées n’était répétition pas au menu tous les jours, et c’était répétition sans doute pour cela qu’elle en profitait autant quand elle avait l’opportunité de participer. Mais son temps était écoulé, elle ne devait être payée que pour quelques heures de présence et elle avait répétition sûrement du fric à se faire évite de trop utiliser les verbes fourre-tout, faire par exemple, ici il y a d’autres mots "glaner" "ramasser"… ailleurs qu’ici entre ces quatre murs.
La jeune femme aurait aimé prendre une douche, mais elle était répétition certaine que de le faire répétition ici ne serait répétition pas une bonne idée et puis elle avait répétition besoin de rentrer chez elle, faire répétition le vide, et profiter du calme, loin de tout ça. Ses vêtements traînaient en hauteur répétition dans la salle de bain, posés sur l’un des meubles les plus haut répétition et il faut un "s", probablement pour éviter que quelqu’un les repère trop vite et les crade c’est de l’argot, pas gênant bien sûr, mais tu as plein d’autres termes tout aussi évocateurs  d’une façon ou d’une autre. Elle dut se hisser sur la pointe des pieds, du haut répétition de son mètre soixante-dix, pour attraper sa robe rouge et ses escarpins vieillis. Elle savait parfaitement qu’elle avait besoin de refaire sa garde-robe… Au risque de perdre sa crédibilité et passer de prostituée reconnue, à simple souillon malmenée et sous payée avec un tiret de préférence.
Enfilant ses vêtements à toute allure, elle se rendit compte qu’une pièce de lingerie avait disparu : sa culotte en dentelle noire. Il était inutile de sortir demander qui l’avait volée, puis de toute façon le fait de traîner la chatte à l’air n’était en général pas un problème. Dans ce métier on évite bien vite de dire que l’on a des tabous ou des principes… Autrement adieu la bonne paye. De l’autre côté de la porte de la salle de bain, une femme se tenait là. Il s’agissait d’une petite brune d’environ un mètre cinquante-quatre à tout casser, petite poitrine, et totalement rasée. Si elle n’avait pas eu un visage aussi ridé, elle aurait pu passer pour une ado. Elle tambourina à la porte et se pencha en avant pour faire glisser une enveloppe bien garnie sous la porte.
- un "dialogue" dans un texte commence par « suivi d’une espace insécable (et alors se clôt par » précédé d’une espace insécable) ou par un cadratin suivi d’une espace insécable (obtenu en combinant et utilisé aussi pour poursuivre le dialogue… il faut corriger ce défaut dès maintenant car long et fastidieux à corriger et ce peut être la cause d’un refus d’éditeurs ou de jurys de nouvelles Merci à toi. Dans l’enveloppe tu as la somme dont on avait parlé, plus un petit extra pour tes services. J’espère que tu reviendras… -Elle marqua une pause n’obtenant pas de réponse- ici oui tu peux mettre entre tirets mais suivis ou précédés par une espace insécable et pas de majuscule après le premier tiret Bon, je retourne avec mes invités. Fais-moi signe quand tu voudras retenter l’expérience !
J'arrête pour ce matin ma bêta-lecture. Le résultat est très coloré, c'est certain, ce qui ne signifie pas que ton texte n'est pas bon, mais il souffre du "trop" et surtout ce ces verbes dits "faibles" "fourre-tout" qui viennent souvent à l'esprit quand on écrit vite car très utilisés dans le langage courant (et aussi il faut le reconnaître dans certains romans).
Le problème est que, si certains se permettent ces facilités, nous écrivains débutants ou non reconnus ne pouvons nous l'autoriser parce que c'est interprété comme une faiblesse. En ce qui concerne les éditeurs, c'est évident, pour les jurys cela est "moins" flagrant et ne sera pas toujours sanctionné.
Je réussis souvent à convaincre qu'un texte truffé de ces verbes perd énormément en fluidité parc que ça fait répétition déjà (surtout pour être et avoir quand ils ne sont pas auxiliaires... puisque justement on les utilise aussi comme auxiliaires de conjugaison) et que le côté expressif, riche ou original du texte est étouffé totalement.
Par quoi les remplacer : par des verbes plus expressifs qui te permettront en même temps d'apporter de la richesse, de la personnalité, de la fluidité à ton texte, et même parfois d'imager bien plus pour donner une impression poétique, élégante ou aussi donneront bien plus de force à tes mots.
Un texte ne souffre jamais d'être trop riche, varié, précis, poétique, alors pourquoi s'en priver...
Moi j'utilise souvent un site de synonymes,
http://www.crisco.unicaen.fr/des/synonymes/
le seul à ma connaissance qui ne se contente pas de donner une liste réduite de synonymes dans les sens les plus courants des mots recherchés, mais liste quasiment tous les synonymes utilisables du mot... Petit à petit, de proche en proche en cliquant sur les différents mots suggérés ou en modifiant le mot recherché par un semblable on réussit à trouver le mot exact recherché, ou le synonyme exact... ça prend un peu de temps lors des relectures, mais ton texte y gagne tant aussi.
Et aussi pour les dialogues, il te faut absolument respecter les règles typographiques, certains l'exigent et ne lisent pas les textes qui ne respectent pas ces règles et de plus c'est fastidieux et long à corriger, alors autant les respecter de suite et ne plus avoir à corriger les nouveaux textes que tu écris.


par exemple:

« Tu es allée au marché ce matin ? demande-t-il.
— Oui, confirme-t-elle.
— Alors tant mieux, nous ne devrons plus ressortir aujourd’hui », conclut-il avec un grand sourire.
 
Ou
— Tu es allée au marché ce matin ? demande-t-il.
— Oui, confirme-t-elle.
— Alors tant mieux, nous ne devrons plus ressortir aujourd’hui, conclut-il avec un grand sourire.

__________________________________
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Message  auteur008 le Ven 4 Avr 2014 - 8:26

Bonjour, 

Heureusement qu'il y a des gens comme toi. Je me suis tellement investi dans le texte, que je n'ai pas remarqué toutes ces petites fautes. Pour ma part, je tiens à remercier celles et ceux qui s'investissent dans la correction des ouvrages présent sur ce forum.
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Re: L'Obsession - Commentaires

Message  Ella Avilo le Ven 4 Avr 2014 - 18:53

Merci beaucoup à vous!

C'est sur que je me dis que quand je poste mes textes je relève mon manque certain d'un vocabulaire plus poussé. Pourtant pour cette nouvelle j'ai fait l'effort de chercher des synonymes etc, surtout pour le mot "odeur" qui est très présent... Ce rapport aux senteurs est partout et je me suis donc centrée sur ce mot là en particulier. Cela dit je vais prendre le temps bien entendu d'améliorer ce texte qui me plaît énormément, et avec ton aide mémoire du temps je pense que ça pourrait être rapidement faisable hihi

Merci pour vos compliments, votre soutient et tout le reste, cela me touche vraiment beaucoup et ça m'aidera à avancer, j'en suis sûre! ^_^
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Message  Kwelly le Lun 7 Avr 2014 - 18:03

Un peu à la bourre, mais je te fais une bêta bientôt  Very Happy
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Re: L'Obsession - Commentaires

Message  Kwelly le Mer 9 Avr 2014 - 18:10

Coucou Ella, j'ai lu avec beaucoup d'attention ta nouvelle. Elle est bien emmenée et se lit très bien.  Very Happy 
Quel était le sujet du concours ? En espérant que tout cela t'aidera à y voir plus clair, voici un avis plus détaillé et ma bêta  Wink 


avis général:

e pense que tu gagnerais à te fixer un style d'écriture et de l'exploiter à fond, en bref, tu peux très bien nous l'écrire à la franchouillarde, un rien provoquant ; mais alors adapte tout ton texte sur le même ton.
Exemple quand tu décris :

longs cheveux d’un rouge flamboyant frôlaient le bas de son dos dénudé ; on est dans du bon français, solide, un rien littéraire ; donc, quand vient son cul tout de suite après, ben c'est moi qui y suis restée sur le cul ! Cela m'a étonnée et sortie de ma lecture.

Autre chose, tu dois apprendre à faire confiance à tes images et ne pas trop insister ; en faisant cela, tu alourdis ton texte.

TU as la fluidité, reste à adapter au mieux le fond  Very Happy , enfin ceci est mon humble avis ! Wink 


bêta:




L’ambiance (généralement on parle d’atmosphère) dans la pièce était étouffante. Différentes odeurs et sensations enivraient les sens en ébullition  (répétition d’idée) de la rousse à moitié nue sur un matelas isolé (de quoi ?). La chambre était plutôt grande et (ce qui suit n’a pas de rapport avec la grandeur de la chambre, une virgule serait la bienvenue) les corps s’entremêlaient dans une valse dégoulinante de sueur, de salive et de sperme. La rousse se leva, observant les hommes et femmes masqués qui s’extasiaient, se frottant les uns contre les autres, comme si toute cette scène allait durer pour l’éternité, comme si rien n’avait d’importance. (ici, le participe présent, distancie de la scène, je trouve que c’est dommage)
Ses longs cheveux d’un rouge flamboyant frôlaient le bas de son dos dénudé. Son cul, (un peu cru, en fait ce que j’ai lu ne me prépare pas à cela et ce qui suit non plus) en parfaite forme de cœur, était à lui seul un appel aux fantasmes les plus intimes.(j’aime beaucoup !) Son visage, caché sous un masque ancien, comme celui porté par les médecins pendant la période de la peste, était angélique. Mais personne n’aurait le droit ce soir d’observer ses profonds yeux bleus en amende, (à moins d’être aveuglée par son masque, on voit ses yeux) son teint pâle de porcelaine, ses lèvres pulpeuses d’un rouge naturel et tout ce qui faisait d’elle une putain de belle femme. Elle était là pour amuser la galerie, pour montrer son corps et faire monter la température de la pièce, (ça fait répétition d’idée) pour aiguiser les sens et surtout pour les biftons qui empliraient ses poches à la fin de la soirée. (tu insistes beaucoup, choisis des termes percutants sans en rajouter, tu gagnerais à alléger tes images)
Elle avait accepté ce travail car, comme bien d’autres prostituées, elle manquait d’argent, de vivres, de fringues et elle n’avait plus que sa dignité à vendre. (ceci est résumé par le manque d’argent) Mais rien ne l’empêchait d’apprécier quand même les pêchés de chair (redondance)… Après tout, autant aimer un peu (ton un peu est contredit pas le fait d’y prendre du plaisir) son boulot, ça ne fait jamais de mal de prendre du plaisir.
La jeune femme se leva, toujours nue, (en même temps, tu n’as pas dit le contraire) et s’éclipsa dans une salle de bain dégueulassée après les passages d’innombrables hommes et femmes en rut. Même le miroir en avait payé les frais et gardait (ici problème de temps) les stigmates de cette soirée (bah, j’ai pas compris, la soirée est finie ?) sous forme de traces suspectes, de gouttes de sperme encore fraiches et même de crachats hasardeux. Elle retira le masque de sur son visage, prenant une grande bouffée d’air. Maintenant qu’elle était isolée, elle pouvait s’aérer l’esprit, ( ?, elle respire) se changer les idées (je ne comprends pas ce que tu veux dire) et surtout se défaire un instant de la chaleur causée par le masque. Ses joues étaient rougies et ses cheveux dégoulinaient (terme un peu fort, mouillaient ?)de sueur. Un coup (tu forces !  opte pour un style et tient toi-y ; tu peux nous la faire « décontracte » limite « argot » ou « franchouillard » mais alors évite de décrire de façon à la limite du poétique, de faire preuve de retenue et d’un bon français ; c’est déconcertant et on sent que cela n’est plus tout à fait naturel)

 
 d’eau fraîche sur le visage et tout allait déjà mieux…
Elle ferma les yeux, savourant la sensation de l’eau (répétition) froide sur sa peau chaude. Les sons lui parvenaient de la pièce adjacente. Les gémissements se faisaient de plus en plus forts, et elle avait l’impression de les sentir au plus profond de ses entrailles. Pour n’importe qui d’autre, les odeurs (relents, effluves ?)qui se dégageaient de l’appartement auraient été quasiment nauséabondes. Mais pas pour Elena. Elle aimait les odeurs (répétition) qui se dégageaient des corps en ébullition. Même la puanteur de la pisse de ceux qui ne savaient pas viser le trou ou dont les jeux sexuels tournaient autour de l’urine. Un autre arôme (peut-on parler d’arôme ?)particulier était celui des drogues qui emplissaient l’air…(ta phrase est mal mise ; un autre arôme particulier emplissait l’air, celui des drogues…) L’opium et d’autres herbes ou poudres circulaient librement dans le petit espace déjà bien rempli de couples.
Ce genre de soirées n’était pas au menu tous les jours, et c’était sans doute pour cela qu’elle en profitait autant quand elle avait l’opportunité de participer. Mais son temps était écoulé, elle ne devait être payée que pour quelques heures de présence et elle avait sûrement du fric à se faire ailleurs qu’ici entre ces quatre murs. (phrase embrouillée)
La jeune femme aurait aimé prendre une douche, mais elle était certaine que de le faire ici ne serait pas une bonne idée et puis elle avait besoin de rentrer chez elle, faire le vide, et profiter du calme, loin de tout ça. (Aïe, tu contredis ce que tu viens de dire dans la phrase juste en dessus, aller se faire du fric ailleurs…)  Ses vêtements traînaient en hauteur dans la salle de bain, posés sur l’un des meubles les plus haut, (redondance) probablement pour éviter que quelqu’un (ne) les repère trop vite et les crade d’une façon ou d’une autre. Elle dû se hisser sur la pointe des pieds, du haut de son mètre soixante-dix, pour attraper sa robe rouge et ses escarpins vieillis. Elle savait parfaitement qu’elle avait besoin de refaire sa garde-robe… Au risque de perdre sa crédibilité et passer de prostituée reconnue, à simple souillon malmenée et sous payée. (ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe…)
Enfilant ses vêtements à toute allure, elle se rendit compte qu’une pièce de lingerie avait disparu : sa culotte en dentelle noire. Il était inutile de sortir demander qui l’avait volée, puis de toute façon le fait de traîner la chatte à l’air n’était en général pas un problème. Dans ce métier on évite bien vite de dire que l’on a des tabous ou des principes… Autrement adieu la bonne paye. De l’autre côté de la porte de la salle de bain, une femme se tenait là. Il s’agissait d’une petite brune d’environ un mètre cinquante-quatre à tout casser, petite poitrine, et totalement rasée. Si elle n’avait pas eu un visage aussi ridé, elle aurait pu passer pour une ado. Elle tambourina à la porte et se pencha en avant pour faire glisser une enveloppe bien garnie sous la porte.
-Merci à toi. (met un tiret cadratin et fait un retrait pour les dialogues) Dans l’enveloppe tu as la somme dont on avait parlé, plus un petit extra pour tes services. J’espère que tu reviendras… -Elle marqua une pause n’obtenant pas de réponse- Bon, je retourne avec mes invités. Fais-moi signe quand tu voudras retenter l’expérience


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Message  Pilgrim le Mer 9 Avr 2014 - 20:40

Bonjour Ella,
bon, tout d'abord, je te prie encore de m'excuser mais je n'ai pas eu le courage de faire une bêta... Il faut dire que ton texte est long et du coup, ça décourage un peu.
Je me suis contenté de te lire sans entrer dans les détails. Je ne te donnerai donc qu'un avis général.
Encore une fois, il y a de très grosses qualités et en même temps une impression d'inachevé tant sur la forme que sur le fond. Bref, un texte très prometteur mais qui requiert encore du travail.

Spoiler:

Tes deux personnages principaux, la pute et le couturier, sont bien cernés. Tu poses le décor et instaures une atmosphère oppressante et nauséeuse. J'apprécie beaucoup la distanciation que tu induis par ton style, une distanciation teintée d'ironie. Tu décris les situations telles quelles sans fioritures et cela confère à ton histoire un côté implacable. Je pense à ce sujet que ton texte gagnerait encore en intensité et en densité en diversifiant ton vocabulaire et en homogénéisant son niveau (ainsi que l'ont indiqué Mémoire et Kwelly) d'autant qu'ici, tu adoptes un point de vue surplombant avec un narrateur extérieur (quand tu emploies le "je" comme dans la saint zombi, l'emploi d'un vocabulaire limité, de verbes faibles, peut être justifié par la personne même du narrateur et de son langage "parlé" ; ce qui n'est pas le cas, ici).
J'ai été surpris par tes transitions ou plutôt par l'absence de transitions, quand tu passes d'un personnage à un autre ou d'une situation à un autre. C'est un peu abrupt pour le lecteur et l'on est parfois obligé d'y revenir pour savoir de quoi (de qui) tu parles. En même temps, c'est ta marque. Et cela peut être considéré comme un procédé de style, un procédé qui bouscule mais qui finalement peut convenir à ce texte.
Par ailleurs, j'ai à nouveau trouvé que ta fin était bâclée. Tu suis de façon approfondie, en prenant ton temps, la pute et le couturier et puis, sur le dénouement, tu te focalises sur le flic et son ressenti, mais de façon assez superficielle. Le lecteur (enfin... moi !) n'est pas du tout en prise avec ce personnage. Et du coup, on décroche, on n'y croit plus, on est lâché... Alors que tu détaillais tes situations, là, tu expédies... et tu expédies en même temps le lecteur, d'autant que tu recours à quelques clichés notamment celui du flic qui justement allait prendre sa retraite et qui a été usé jusqu'à la corde, et qui apparaît ici comme une facilité voire une flemmardise... C'est le genre de cliché assez dévastateur car l'on trouve la ficelle un peu grosse et cela contribue à perdre le lecteur que, pourtant, tu étais auparavant parvenue à embarquer. Du coup, j'en viens à douter de la pertinence de cette confrontation entre le couturier et le flic, voire si on ne pourrait pas s'en passer... 
Une autre observation, aussi, s'agissant des rapports entre le couturier et sa mère : il faudrait à mon sens que tu développes la description de leurs relations quand il était enfant pour qu'à la fin la révélation du nom de la destinataire de la robe ait plus d'impact. Parce que là, on reçoit l'info, mais ça ne percute pas. Il y a un effet un peu gâché.
Attention aussi, parfois, à la relecture et gare, notamment, aux conjugaisons (ex : Tristan sortit de ses pensées) et à l'emploi passé simple/imparfait.

Sinon, oui, je pense que tu pourrais très bien présenter ce texte, une fois retravaillé, à l'appel à texte moisson d'épouvante. Tu as là, une fois de plus, une fort belle matière à exploiter.
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