commentaires l'épave et son trésor

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Message  Thoutmes le Dim 14 Sep 2014 - 20:21

Hier, samedi, lors d'une séance de dédicaces j'ai rencontré une journaliste (Directrice adjointe de publication) du groupe PrismaMédia (Femme actuelle, etc.).
Dans une de leurs publications périodiques ils présentent à chaque fois un auteur régional : interview, présentation d'un livre et publication d'une nouvelle.
Je n'ai qu'une seule nouvelle utilisable à ce jour (proposée hors délai pour un concours...).
Qui est prêt à y jeter un coup d’œil et à me dire s'il faut la recentrer, réadapter certaines parties, etc. ?
Elle fait 19893 secs. Il faudrait que je la ramène à 16000 ce qui est envisageable.
Le lien pour la première moitié :
http://imperialdreamer.forumsline.com/t4705-moitie-de-la-nouvelle-l-epave-et-son-tresor
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  auteur008 le Lun 15 Sep 2014 - 8:11

Bonjour, 

J'ai bien aimé, malgré que je sois déçu par la chute. Mais toutes les histoires ne peuvent pas bien finir. C'est ainsi. Je ne suis pas doué pour les remarques et dès l'instant où je suis pris par l'histoire, je ne remarque pas les défauts, s'il y en a.
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Thoutmes le Lun 15 Sep 2014 - 15:54

C'est aussi un commentaire intéressant et important.
Déçu par la chute :

  • parce qu'elle est mal construite ?
  • mal rédigée ?
  • trop courte ?
  • trop négative ?
  • .... ?

Merci d'avance.
farao
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Kwelly le Mar 16 Sep 2014 - 7:42

Tu as mis la deuxième partie ???
Bon en tout cas voici pour la première, en espérant que cela t'aide Wink




avis général:

 J’ai beaucoup aimé et me suis laissée prendre au jeu. Le début est sur le ton du contemplatif, comme une carte postale agréable à regarder, puis vient la partie au bar. Alors le texte s’accélère, de la contemplation on passe dans l’action ; je trouve cet effet très réussi.
Il y a des phrases que j’ai adorées (je te les ai signalées dans la bêta) d’autres moins, celle qui m’a arrêter dans ma lecture est certainement celle dédié aux amoureux, beaucoup trop cliché. What a Face


Le plus : une belle fluidité, un bon niveau de vocabulaire. La structure est bonne et l’on suit une logique. Un jeu de style que j’ai apprécié. Les dialogues (à part à un moment) sont bons et plausibles.

Le moins : Des bouts de phrases en trop (selon moi), je te les ai signalés, vu que tu dois réduire… un avis de lectrice pourra peut-être utile Shocked La mise en page est mauvaise, si ce n'est pas une conséquence indésirable de publication sur le forum, pense au tiret cadratin, au retrait...
Il y a eu un passage assez brouillon (lors de la conversation entre Jojo et Bedel) à revoir...

 
 
 
 

bêta:

L'EPAVE ET SON TRÉSOR

Assis sous un cocotier, protégé du soleil par le feuillage d’un mancenillier, Jojo regardait l’horizon. Une ligne à peine perceptible, qu’aucun mât ne venait briser. Pas de hors-bord, aucune voile, le calme plat. De l’endroit où il se trouvait, (inutile de le mettre, tu gagneras en rapidité) la pointe de la baie, il pouvait profiter de l’immensité de la mer des Caraïbes aussi bien que des bateaux ancrés dans le port. L’un d’eux, un superbe trois-mâts accosté quelques jours plus tôt, continuait à retenir son intérêt. Il l’avait tellement observé qu’il aurait pu le décrire de mémoire sans omettre aucun détail.
Pêcheur devenu vieux, mais resté pauvre, Jojo faisait partie du paysage local. Veuf depuis une dizaine d’années, usé par les épreuves et les espoirs déçus, il s’était laissé aller, ne voyant plus d’intérêt à cette vie solitaire à laquelle les hasards de la vie, et de la mort, l’avaient contraint. (est-ce bien le bon mot ? si oui, tu dois préciser à quoi ils le contraignaient)  Il continuait à pêcher bien sûr. Par habitude. Ou peut-être par (dans) l’espoir d’une belle mort, seul, au cœur d’un océan dont les limites lui échappaient. Avec le temps ses vêtements s’étaient élimés (attention, cela suggère qu’il porte toujours les même vêtements, vu son grand âge, je pense qu’il en a portés d’autres) , ses yeux s’étaient rougis et son visage commençait à avouer, à l’excès, son penchant pour le rhum. Il inspirait de la pitié à ceux qui ne le connaissaient pas. Et de l’inquiétude à ses amis. Des amis fidèles, toujours prêts à le soutenir dans les mauvais moments. Leurs enfants prenaient maintenant le relais,  (si ils sont morts comme le sous-entend cette phrase, alors il ne peut plus leur inspirer d’inquiétude ; leurs enfants prenaient le relais de quoi ?) en souvenir de l’époque où il les emmenait pour une partie de pêche ou leur racontait des histoires extraordinaires pleines de pirates et de trésors protégés par des sorcières tout droit sorties de son imagination.
Il s’épongea le front. La température et l’humidité devenaient insupportables.
-          Ça va péter ! annonça-t-il (je crois qu’il est seul, donc, il n’annonce pas) en bâillant.(tu as déjà parlé en baillant ? surtout si t’es tout seul ?) Et avant ce soir.
Le ciel restait pourtant d’un bleu limpide, sans le moindre nuage. La tempête tropicale annoncée par la météo ne devait pas atteindre l’île avant le lendemain, mais des pluies étaient possibles avant la nuit. (Est-ce indispensable ?) (il manque une transition)Le vrombissement des tronçonneuses et le bruit des marteaux s’entendaient jusqu’à l’extrémité de la baie. Ils annonçaient (répétition) que toute la ville se préparait à affronter la violence de l’ouragan.
Il s’endormit.  (Cela tombe un peu comme un cheveu sur la soupe… Jojo me semblerait plus judicieux, tu es parti sur la tempête, le bruit de la ville… le « il » surprend)
Les lueurs du soleil couchant inondaient la ville, (répétition) illuminant de leurs reflets orangés la sombre vitrine du Chien Jaune. Le plus typé et le plus douteux des bars nocturnes du coin. Ni la climatisation ni les ventilateurs ne parvenaient à y rafraîchir les quelques clients déjà installés là. Une odeur douceâtre, mêlant les vapeurs du rhum à celles des épices et du sucre de canne imprégnait les lieux depuis tant de décennies qu’elle semblait faire partie du décor au même titre que les vieux meubles usés par le temps et le cuir défraîchi des fauteuils.
La vitrine crépita soudain, frappée par une pluie violente. Une de ces pluies chaudes, acharnées et drues, qui vous transforment les caniveaux en rivières. (J’aime beaucoup cette phrase  Cool  trop swag !!)Caniveaux inexistants, de toute façon, à Haïtuma, la capitale de cette ancienne possession française, oubliée de tous depuis son indépendance. En quelques minutes des bourbiers charriant des immondices avaient remplacé les rues.
La porte s'ouvrit brutalement sur Jojo, dégoulinant comme les chutes d'Iguaçu et jurant comme un charretier pour ne pas déroger à son habitude. (super !  Razz  des comme ça, j'en veux des tonnes !!!) Il arborait sa trogne des mauvais jours, des jours où il n'avait pas trouvé assez d'âmes charitables pour l'aider à irriguer un gosier qui passait pour aussi asséché que le Sahara.
-          Regarde-moi ça, je suis trempé ! Et j’ai failli me ramasser dans la rue juste avant d'arriver ici.
-          T'es déjà bourré ? ironisa Bedel, le barman, en lui jetant un coup d’œil amusé.
Jeune antillais, musclé par des années d’efforts en salle de gymnastique, Bedel arborait un superbe T-shirt jaune. D’un jaune à faire pâlir d’envie un canari. Son habituel béret, hérité d’un ancien para, était vissé sur son crâne rasé.
-          Te fous pas de moi, rétorqua l'autre (Jojo ? de qui parles-tu ?)avec hargne, t'as vu l'état de la rue ? Tu traverses quand c'est plein d'eau, (donc là je suppose que c’est pas Jojo… mais qui alors ?) t'es sûr de te rétamer.(oups, tu parles de la rue puis des fonctionnaires un peu brutalement, il me semble qu’il manque une phrase au milieu qui parlerait justement du non investissement de la municipalité, voire de l’état) Mais nous on n'a qu'à fermer nos gueules et payer nos impôts pour nourrir tous ces bons à rien de fonctionnaires.
-          Pour ce que tu dois payer comme impôts toi ! (bon je suis un peu perdu dans ton dialogue là, j’ai besoin de repère)
-          Arrête un peu, je ne suis peut-être pas au mieux en ce moment, mais j'en ai touché moi du blé, et j'en ai payé des impôts, sûrement plus que tu n'en paieras jamais. Ah oui, tu peux te fiche de moi… Bon sers moi un petit blanc sec, ça nous changera de ce temps pourri.
-          Du blanc ? Qu'est-ce qui t'arrive, tu es malade ?
-          J'ai envie de blanc. C'est tout !
-          Une revanche ? ricana le barman.
Sans répondre, Jojo s’adossa au bar, coudes en arrière, pour balayer la salle du regard.
Il était encore assez tôt, et le petit café-théâtre paraissait presque vide. Quatre joueurs de bésigue avaient interrompu leur partie à l'entrée du nouvel arrivant, avant de s'y replonger après un échange de coups d'œil entendus. Trois individus attablés près de l’entrée, (je ne mettrais pas de virgule) discutaient à voix basse, tandis qu’un jeune couple installé au fond, (pourquoi installe-t-on toujours les couples dans le fond, dans un recoin peu éclairé ??? ils ont peur de se regarder ou quoi ?) dans un recoin peu éclairé, complétait la maigre clientèle. Les deux jeunes ne semblaient entendre ni voir personne d'autre qu'eux-mêmes. Les yeux dans les yeux, loin du monde, ils paraissaient trop amoureux pour être légitimes. (bah !!! la phrase qui tue !!!! alors tu penses sincèrement qu’on n’est pas capable de se regarder yeux dans les yeux et tout et tout quand l’histoire est légitime ??? Surtout qu’ils sont jeunes, donc, on va dire qu’ils ont encore échappé à la routine, aux indiscutables déceptions… pirat  je rigole !!! mais là je trouve que tu uses de deux clichés dans une même phrase et c’est vraiment dommage et là je suis sérieuse  Neutral ) Ou peut-être que le monde autour d'eux n'avait pas encore eu le temps de se recréer depuis leur coup de foudre. (bon là je ne suis pas fan non plus Evil or Very Mad ) Un observateur attentif aurait pu déceler une lueur d’attendrissement dans le regard du vieux pêcheur.
Il s’obligea à(c’est un verbe fort, trop fort pour moi) regarder de l’autre côté, vers la scène. Elle était encore vide, occupée par les seuls les instruments de musique abandonnés là depuis la veille. Leur présence laissait espérer la reprise imminente de l'animation nocturne.
Jojo fut tiré de son tour d'horizon par le barman, qui lui tapa discrètement sur le coude :
-          Je t’ai mis une serviette et un polo sec au bout du bar. Je t’apporte ton verre là-bas, j'ai à te causer et ça ne regarde personne.
-          Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as peur que je ne paie pas ?
-          Écrase, tu veux ! Et parle moins fort, pour une fois ça ne te fera (ferait ?)pas de mal.
Séché, le torse vêtu d’un polo gris trop large pour lui, Jojo fit un signe d’impatience  (c’est quoi un signe d’impatience ?) en voyant arriver Bedel avec son verre.
-          Bon, qu'est-ce que tu as ?
-          C'est à propos d'hier soir, reprit le barman à voix basse, tu étais saoul comme un cochon, et tu racontais n'importe quoi. Tu n’as pas cessé de dire à tout le monde que tu avais repéré quelque chose et que tu serais bientôt le plus riche de cette île. Fais gaffe avec ces conneries, il suffirait qu'un idiot te croie pour qu'il t'arrive des bricoles…
-          D'abord je ne suis jamais saoul comme un cochon, je sais ce que je bois et je sais ce que je dis. Et… qu'est-ce qui te fait croire que je dis des conneries ? répliqua Jojo énervé et haussant le ton.
-          Moi ce que j'en dis c'est pour ton bien. Tes histoires de trésor je les connais depuis que je suis tout gosse, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Alors fais gaffe à ce que tu racontes, c'est tout. N'oublie pas qu'il y a des vrais voyous et que ta peau ne vaudrait pas cher si l’un d’eux finissait par croire que tu as du fric planqué ou que tu sais où en trouver.
-          à part ça, tu te calmes, (je ne sais pas si c’est un problème de mise en page, mais il ne faudrait pas de retour à la ligne ; de deux je ne comprends pas pourquoi il dit cette phrase) reprit Bedel sans laisser le temps à son interlocuteur de réagir. C'est moi qui offre le verre. Comme un vieux copain.
Il se dirigea aussitôt vers un petit groupe de trois clients qui venaient juste d'entrer.
Vexé, mais acceptant le petit blanc avec reconnaissance, Jojo faillit le siffler d'un trait. Il s'arrêta net, le verre au bord des lèvres. La bouche ouverte, il observa les nouveau-venus pendant quelques secondes avant de se tourner (vers quoi ? se détourner ?) Il s’absorba dans la contemplation d'un mur dont l'état méritait sans doute une attention soutenue, mais de la part d'un peintre…
-          Encore ceux-là ! dit-il à mi-voix.
Les trois hommes, des français selon toute vraisemblance, commandaient des cocktails compliqués et coûteux, à base de rhum. Une horreur pour Jojo qui ne concevait pas que l'on puisse détruire un produit local, fabriqué avec amour, en y mettant autre chose que du sucre de canne et du jus de citron.
-          Des sauvages, des malappris, des soiffards qui n'ont aucune considération pour notre rhum, murmura-t-il en leur jetant un coup d'œil discret. M'étonne pas. Que ce soit le petit m'as-tu-vu (je n’ai pas compris) blondinet ou l'espèce d'escogriffe basané avec son chapeau, y'en a pas un pour racheter le troisième !
Il resta à la même place, (Pourquoi cette précision ? Il envisageait de changer de place…) pensif, oubliant même de finir son verre de vin blanc, pendant que les trois hommes emportaient leurs cocktails à une table écartée, proche du grand chien de céramique jaune qui valait son nom à l'établissement. Oreilles rabattues, museau aux babines pendantes, ce chien assis tenait plus de la caricature que du redoutable gardien que l'artiste avait sans doute voulu représenter. A l'origine, deux exemplaires (trônaient ?) à l’entrée du bar mais la chute malheureuse d'un ivrogne avait eu raison de l'un d'eux. Le survivant traînait désormais sa solitude près du bar.
-          Des vrais rigolos ces trois types dit Bedel qui revenait vers lui, ils sont là depuis quatre jours, et ils prétendent toujours s'appeler Gaspard, Melchior et Balthazar. Comme les rois mages !
-          Et tu gobes ça ? grinça Jojo.
-          Non. Ils plaisantent parce que leur société s’appelle Rois mages productions. Ils produisent des films. D'ailleurs ils vont tourner une scène ici, ce soir avant de repartir demain matin. Avant l’arrivée de la tempête.
-          Des conneries ces histoires de films. Je connais ce genre d’oiseau, j'en ai vu ici avant que tu saches lire. Tu te souviens des deux zigotos de l'an dernier ? Ceux qui avaient trouvé l'emplacement d'un bateau de commerce coulé au 18° siècle.
-          Sauf que tout le monde ici savait que l'épave avait été retrouvée et fouillée dans les années cinquante.
-          Et que personne ne leur a jamais rien dit, s'exclama Jojo dans un éclat de rire inattendu. Les épaves ça me connaît et c’est moi qui ai eu pitié d’eux au bout de deux mois !
-          Ah, c’était toi ! Je t'offre quoi, un petit rhum ?
-          Attends, j'ai pas fini mon blanc.
-          Tu crois que ces trois-là sont aussi à la recherche d'une épave ? C’est ça ?
-          Tu as vu leurs dégaines ? Tu crois vraiment qu'ils vont tourner un film ? Et pourquoi est-ce qu'ils restent sur leur bateau, et tout au bout du port, depuis qu'ils sont arrivés ? Ils sont où les caméramans, les maquilleuses et tout ça ?
-          Pour le moment ils font les repérages, le tournage n’est prévu que dans deux ou trois mois. D'ailleurs, ils ont amené une caméra, fit Bedel montrant une valise posée dans un coin.
-          Conneries, je te dis qu'ils font semblant, ils sont là pour chercher un trésor ou une épave.
-          Toi tu me caches des choses, ou alors tu es tellement embrumé à force de picoler que tu ne fais plus la différence entre tes rêves et la réalité.
-          Ne t'inquiète pas pour moi, il n'est pas né de la dernière pluie le Jojo, et il en surprendra encore plus d'un. On en reparlera.
Le barman, observa Jojo quelques instants, perplexe, avant de hausser les épaules en s'apercevant que  la salle commençait à se remplir et que quelques clients manifestaient déjà leur impatience.
-          Ne fais pas de conneries, viens me parler quand tu veux, dit-il, l’air soucieux, avant de s'éloigner.
Mais le vieil homme, plongé dans des réflexions éthyliques qui ne concernaient que lui, ne l'entendait déjà plus. Son imaginaire était peuplé de trésors engloutis qu'il brassait à pleines mains, qu'il remontait dans sa barque de pêche. Il se voyait abordant le port sous les applaudissements de tous ceux qui le méprisaient et ne chercheraient plus que sa présence, son amitié, et son… argent. Il était riche et célèbre, son aventure devenait un best-seller, puis on en faisait un film.
Le rêve s'arrêta brutalement, butant sur cette idée. Un film !
Il se leva de sa chaise, jeta un coup d'œil assassin aux trois prétendus rois mages cinéastes. Ils discutaient toujours entre eux. En les observant quelques instants, Jojo eut l'impression qu'ils veillaient jalousement à ce que personne ne puisse entendre ce qu'ils disaient. Impression ou certitude ? Dans l'esprit de l'ivrogne, c'était une certitude qui s'ancrait progressivement. Il n’avait plus de doutes : ces trois-là cachaient bien leur jeu.
Quelques jeunes femmes complétaient maintenant les tables. Il aperçut Rosina, une superbe îlienne moulée dans une robe rose ultra courte. Elle traversait la salle en ondulant, sans doute à la recherche de son partenaire de la soirée. Hochant la tête en signe de désapprobation, Jojo se tourna juste à temps pour apercevoir l'un des pseudo rois mages terminer une conversation avec Bedel. Il fronça les sourcils et acheva son verre de blanc d'un geste rageur.
Le barman revint vers Jojo, jetant un regard sur son verre.
-          Je te sers le même, ou un rhum ?
-          Le même, je vais alléger la dose ce soir, j'ai à faire.
-          Tu deviens raisonnable ou tu prévois de faire une connerie ?
-          T'occupe, je sais ce que je fais. Qu'est-ce qu'il t'a raconté l'autre escroc là ?
-          Melchior, le blond ? Il me disait qu'ils vont simplement faire des photos avec les deux acteurs en position. Comme ils vont sortir leurs faux flingues il faut que je demande à la chanteuse de faire une annonce.
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  auteur008 le Mar 16 Sep 2014 - 8:24

Bonjour, 

Oui, trop négative, mais comme je le disais, tout ne peut pas bien finir.
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Pilgrim le Mer 17 Sep 2014 - 14:35

D'indéniables qualités narratives, servies par une forme maîtrisée. Un décor bien planté, un personnage bien croqué, rendu attachant. L'histoire est bien menée et vivante.

Selon tes aspirations à raccourcir le texte, je l'ai lu avec un ciseau en tête. J'ai donc un peu taillé dans les descriptions et les propos qui ne servaient pas directement l'intrigue afin de la resserrer et de concentrer l'attention du lecteur sur le personnage et l'action décrite. Je te propose donc quelques suppressions (phrases barrées) mais bien entendu, ce ne sont que des suggestions. Et je suis conscient qu'elles puissent être douloureuses. Elles touchent parfois des tournures et des observations assez plaisantes mais qui ne sont pas forcément utiles et qui peuvent détourner l'attention du lecteur (tu succombes parfois à la tentation du bon mot ou d'une bonne trouvaille !!!). Cela peut être gênant, surtout dans le cadre d'une nouvelle... qui doit être plus "tendue" qu'un roman... et focalisée sur le sujet.
Je le répète, ses suppressions ne sont indiquées là que comme des pistes. De même, mes interventions colorées en vert ne sont aussi que des propositions, des observations, des remarques, à prendre ou à laisser, écrites suite à une gêne que j'ai eue à la lecture. Elles ont un caractère purement subjectif. En bleu, j'ai noté les répétitions qui m'ont sauté aux yeux. Et en rouge (très peu de rouge), les erreurs relevées.

Concernant la forme, j'ai noté la forte utilisation des verbes dire, faire, regarder, voir, trouver, passer, entendre... ainsi que de l'expression jeter un coup d’œil et de la conjonction mais. Peut-être varier un peu. De même, limiter l'emploi des participe présent (même si tu es loin d'en abuser) pour donner davantage de dynamisme ainsi que l'emploi des périphrases verbales (commencer à + inf, sembler +inf, faire + inf...) qui alourdissent un peu la lecture.
Pour les dialogues, utiliser le tiret cadratin — et non le tiret simple -.



Spoiler:

L'EPAVE ET SON TRÉSOR


Assis sous un cocotier, protégé du soleil par le feuillage d’un mancenillier, Jojo regardait l’horizon. Une ligne à peine perceptible, qu’aucun mât ne venait briser. Pas de hors-bord, aucune voile, le calme plat. De l’endroit où il se trouvait, la pointe de la baie, il pouvait profiter de l’immensité de la mer des Caraïbes aussi bien que des bateaux ancrés dans le port. L’un d’eux, un superbe trois-mâts accosté quelques jours plus tôt, continuait à retenir son intérêt. Il l’avait tellement observé qu’il aurait pu le décrire de mémoire sans omettre aucun détail.
Pêcheur devenu vieux mais resté pauvre, Jojo faisait partie du paysage local. Veuf depuis une dizaine d’années, usé par les épreuves et les espoirs déçus, il s’était laissé aller, ne voyant plus d’intérêt à cette vie solitaire à laquelle les hasards de la vie, et de la mort, l’avaient contraint. Il continuait à pêcher bien sûr. Par habitude. Ou peut-être par l’espoir d’une belle mort, seul, au cœur d’un océan dont les limites lui échappaient. Avec le temps ses vêtements s’étaient élimés, ses yeux s’étaient ( avaient rougi : rougir ne s'emploie pas à la forme pronominale) rougis et son visage commençait à avouer (trahir ?), à l’excès, son penchant pour le rhum. Il inspirait de la pitié à ceux qui ne le connaissaient pas. (pas indispensable) Et de l’inquiétude à ses amis. Des amis fidèles, toujours prêts à le soutenir dans les mauvais moments. Leurs enfants prenaient maintenant le relais (j'ai un peu buté à la lecture et ai dû m'y reprendre pour comprendre. Suggestion : Épaulés/Relayés/Secondés à présent par leurs enfants, qu'il emmenait autrefois à la pêche et auxquels il racontait des histoires...), en souvenir de l’époque où il les emmenait pour une partie de pêche ou leur racontait des histoires extraordinaires pleines de pirates et de trésors protégés par des sorcières tout droit sortis de son imagination.
Il s’épongea le front. La température et l’humidité devenaient insupportables.
-          Ça va péter ! annonça-t-il en bâillant. Et avant ce soir.
Le ciel restait pourtant d’un bleu limpide, sans le moindre nuage. La tempête tropicale annoncée par la météo ne devait pas atteindre l’île avant le lendemain, mais des pluies étaient possibles avant la nuit. Le vrombissement des tronçonneuses et le bruit des marteaux s’entendaient jusqu’à l’extrémité de la baie. Ils annonçaient que toute la ville se préparait à affronter la violence de l’ouragan.
Il s’endormit. 
(saut de ligne ?)
Les lueurs du soleil couchant inondaient la ville, illuminant de leurs reflets orangés la sombre vitrine du (espace) Chien Jaune. Le plus typé et le plus douteux des bars nocturnes du coin. Ni la climatisation ni les ventilateurs ne parvenaient à y rafraîchir les quelques clients déjà installés . Une odeur douceâtre, mêlant les vapeurs du rhum à celles des épices et du sucre de canne, (virgule) imprégnait les lieux depuis tant de décennies qu’elle semblait faire (faisait... Il est curieux de dire d'une odeur qu'elle fait partie du décor mais pourquoi pas...) partie du décor au même titre que les vieux meubles usés par le temps ou le cuir défraîchi des fauteuils.
La vitrine crépita soudain, frappée par une pluie violente. Une de ces pluies chaudes, acharnées et drues, qui vous transforment les caniveaux en rivières. Caniveaux inexistants, de toute façon, à Haïtuma, la capitale de cette ancienne possession française, oubliée de tous depuis son indépendance. En quelques minutes des bourbiers charriant des immondices avaient remplacé (est-ce le bon terme ? envahi ? ) les rues.
La porte s'ouvrit brutalement sur Jojo, dégoulinant comme les chutes d'Iguaçu et jurant comme un charretier pour ne pas déroger à son habitude. Il arborait sa trogne des mauvais jours, des jours où il n'avait pas trouvé assez d'âmes charitables pour l'aider à irriguer un gosier qui passait pour aussi asséché que le Sahara.
-          Regarde-moi ça, je suis trempé ! Et j’ai failli me ramasser dans la rue juste avant d'arriver ici.
-          T'es déjà bourré ? ironisa Bedel, le barman, en lui jetant un coup d’œil amusé.
Jeune antillais, musclé par des années d’efforts en salle de gymnastique, Bedel arborait un superbe T-shirt jaune. D’un jaune à faire pâlir d’envie un canari. Son habituel béret, hérité d’un ancien para, était vissé sur son crâne rasé.
-          Te fous pas de moi, rétorqua l'autre avec hargne, t'as vu l'état de la rue ? Tu traverses quand c'est plein d'eau, t'es sûr de te rétamer. Mais nous on n'a qu'à fermer nos gueules et payer nos impôts pour nourrir tous ces bons à rien de fonctionnaires.
-          Pour ce que tu dois payer comme impôts toi !
-          Arrête un peu, je ne suis peut-être pas au mieux en ce moment, mais j'en ai touché moi du blé, et j'en ai payé des impôts, sûrement plus que tu n'en paieras jamais. Ah oui, tu peux te fiche de moi… Bon sers moi un petit blanc sec, ça nous changera de ce temps pourri.
-          Du blanc ? Qu'est-ce qui t'arrive, tu es malade ?
-          J'ai envie de blanc. C'est tout !
-          Une revanche ? ricana le barman.
Sans répondre, Jojo s’adossa au bar, coudes en arrière, pour balayer (balaya) la salle du regard.
Il était encore assez tôt, et le petit café-théâtre paraissait presque vide. Quatre joueurs de bésigue avaient interrompu leur partie à l'entrée du nouvel arrivant, avant de s'y replonger après un échange de coups d'œil entendus. Trois individus attablés près de l’entrée, discutaient à voix basse, tandis qu’un jeune couple installé au fond, dans un recoin peu éclairé, complétait la maigre clientèle. Les deux jeunes ne semblaient entendre ni voir personne d'autre qu'eux-mêmes. Les yeux dans les yeux, loin du monde, ils paraissaient trop amoureux pour être légitimes. Ou peut-être que le monde autour d'eux n'avait pas encore eu le temps de se recréer depuis leur coup de foudre. Un observateur attentif aurait pu déceler une lueur d’attendrissement dans le regard du vieux pêcheur.
Il s’obligea à regarder (Il regarda) de l’autre côté, vers la scène. Elle était encore vide, (juste) occupée par les seuls instruments de musique abandonnés là depuis la veille. Leur présence laissait espérer la reprise imminente de l'animation nocturne.
Jojo fut tiré de son tour d'horizon par le barman, qui lui tapa discrètement sur le coude :
-          Je t’ai mis une serviette et un polo sec au bout du bar. Je t’apporte ton verre là-bas, j'ai à te causer et ça ne regarde personne.
-          Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as peur que je ne paie pas ?
-          Écrase, tu veux ! Et parle moins fort, pour une fois ça ne te fera pas de mal.
(saut de ligne ?)
Séché, le torse vêtu d’un polo gris trop large pour lui, Jojo fit un signe d’impatience (manifesta son impatience ?) en voyant arriver Bedel avec son verre.
-          Bon, qu'est-ce que tu as ?
-          C'est à propos d'hier soir, reprit le barman à voix basse, tu étais saoul comme un cochon, et tu racontais n'importe quoi. Tu n’as pas cessé de dire à tout le monde que tu avais repéré quelque chose et que tu serais bientôt le plus riche de cette île. Fais gaffe avec ces conneries, il suffirait qu'un idiot te croie pour qu'il t'arrive des bricoles…
-          D'abord je ne suis jamais saoul comme un cochon, je sais ce que je bois et je sais ce que je dis. Et… qu'est-ce qui te fait croire que je dis des conneries ? répliqua Jojo énervé et haussant le ton.
-          Moi ce que j'en dis c'est pour ton bien. Tes histoires de trésor je les connais depuis que je suis tout gosse, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Alors fais gaffe à ce que tu racontes, c'est tout. N'oublie pas qu'il y a des vrais voyous et que ta peau ne vaudrait pas cher si l’un d’eux finissait par croire que tu as du fric planqué ou que tu sais où en trouver.
(Bedel ne lui permit pas de réagir, poursuivit sur sa lancée.
- À part ça, c'est moi qui offre le verre. Comme un vieux copain.)
-          à (À : majuscule) part ça, tu te calmes, reprit Bedel sans laisser le temps à son interlocuteur de réagir. C'est moi qui offre le verre. Comme un vieux copain.
Il (le laissa et se dirigea vers) se dirigea aussitôt vers un petit groupe de trois clients qui (entraient juste) venaient juste d'entrer.
Vexé, mais acceptant le petit blanc avec reconnaissance, Jojo faillit le siffler d'un trait. Il s'arrêta net, le verre au bord des lèvres (, quand il reconnut les nouveaux arrivants). La bouche ouverte, il observa les nouveau-venus pendant quelques secondes avant de se tourner Il s’absorba dans la contemplation d'un mur dont l'état méritait sans doute une attention soutenue, mais de la part d'un peintre…
-          Encore ceux-là ! dit-il à mi-voix.
Les trois hommes, des français selon toute vraisemblance, commandaient des cocktails compliqués et coûteux, à base de rhum. Une horreur pour Jojo qui ne concevait pas que l'on puisse détruire un produit local, fabriqué avec amour, en y mettant autre chose que du sucre de canne et du jus de citron.
-          Des sauvages, des malappris, des soiffards qui n'ont aucune considération pour notre rhum, murmura-t-il en leur jetant (en jetant sur eux des coups d’œil discrets) un coup d'œil discret. M'étonne pas. Que ce soit le petit m'as-tu-vu blondinet ou l'espèce d'escogriffe basané avec son chapeau, y'en a pas un pour racheter le troisième !
Il resta à la même place, pensif, oubliant même de finir son verre de vin blanc, pendant que les trois hommes emportaient leurs cocktails à une table écartée, proche du grand chien de céramique jaune qui valait (donnait) son nom à l'établissement. Oreilles rabattues, museau aux babines pendantes, ce chien assis tenait plus de la caricature que du redoutable gardien que l'artiste avait sans doute voulu représenter. A l'origine, deux exemplaires indiquaient l’entrée du bar mais la chute malheureuse d'un ivrogne avait eu raison de l'un d'eux. Le survivant traînait désormais sa solitude dans un recoin de la salle.
-          Des vrais rigolos ces trois types dit Bedel qui revenait vers lui, ils sont là depuis quatre jours, et ils prétendent toujours s'appeler Gaspard, Melchior et Balthazar. Comme les rois mages !
-          Et tu gobes ça ? grinça Jojo.
-          Non. Ils plaisantent parce que leur société s’appelle Rois mages productions. Ils produisent des films. D'ailleurs ils vont tourner une scène ici, ce soir, (virgule) avant de repartir demain matin. Avant l’arrivée de la tempête.
-          Des conneries ces histoires de films. Je connais ce genre d’oiseau, j'en ai vu ici avant que tu saches lire. Tu te souviens des deux zigotos de l'an dernier ? Ceux qui avaient trouvé l'emplacement d'un bateau de commerce coulé au 18° siècle.
-          Sauf que tout le monde ici savait que l'épave avait été retrouvée et fouillée dans les années cinquante.
-          Et que personne ne leur a jamais rien dit (Et personne ne leur disait rien), s'exclama Jojo dans un éclat de rire inattendu. Les épaves ça me connaît et c’est moi qui ai eu pitié d’eux au bout de deux mois !
-          Ah, c’était toi ! Je t'offre quoi, un petit rhum ?
-          Attends, j'ai pas fini mon blanc.
-          Tu crois que ces trois-là sont aussi à la recherche d'une épave ? C’est ça ?
-          Tu as vu leurs dégaines ? Tu crois vraiment qu'ils vont tourner un film ? Et pourquoi est-ce qu'ils restent sur leur bateau, et tout au bout du port, depuis qu'ils sont arrivés ? Ils sont où les caméramans, les maquilleuses et tout ça ?
-          Pour le moment ils font les repérages, le tournage n’est prévu que dans deux ou trois mois. D'ailleurs, ils ont amené une caméra, fit Bedel montrant une valise posée dans un coin.
-          Conneries, je te dis qu'ils font semblant, ils sont là pour chercher un trésor ou une épave.
-          Toi tu me caches des choses, ou alors tu es tellement embrumé à force de picoler que tu ne fais plus la différence entre tes rêves et la réalité.
-          Ne t'inquiète pas pour moi, il n'est pas né de la dernière pluie le Jojo, et il en surprendra encore plus d'un. On en reparlera.
Le barman, observa Jojo quelques instants, perplexe, avant de hausser les épaules en s'apercevant que la salle commençait à se remplir et que quelques clients manifestaient déjà leur impatience.
-          Ne fais pas de conneries, viens me parler quand tu veux, dit-il, l’air soucieux, avant de s'éloigner.
Mais le vieil homme, plongé dans des (ses) réflexions éthyliques qui ne concernaient que lui, ne l'entendait déjà plus. Son imaginaire était peuplé de trésors engloutis qu'il brassait à pleines mains, qu'il remontait dans sa barque de pêche (qu'il remontait dans sa barque et brassait à pleines mains). Il se voyait abordant le port sous les applaudissements de tous ceux qui le méprisaient et ne chercheraient plus que sa présence, son amitié, et son… argent. Il était riche et célèbre, son aventure devenait un best-seller, puis on en faisait un film.
Le rêve s'arrêta brutalement, butant sur cette idée. Un film !
Il se leva de sa chaise, jeta un coup d'œil assassin aux prétendus rois mages cinéastes. Ils discutaient toujours entre eux. En les observant quelques instants, Jojo eut l'impression qu'ils veillaient jalousement à ce que personne ne puisse entendre ce qu'ils disaient. Impression ou certitude ? Dans l'esprit de l'ivrogne, c'était une certitude qui s'ancrait progressivement.
Il n’eut bientôt plus de doutes : ces trois-là cachaient bien leur jeu.
Quelques jeunes femmes complétaient maintenant les tables. Il aperçut Rosina, une superbe îlienne moulée dans une jupe rose ultra courte. Elle traversait la salle en ondulant, sans doute à la recherche de son partenaire de la soirée. Hochant la tête en signe de désapprobation, Jojo se tourna juste à temps pour apercevoir (Jojo déclina l'invite, se détourna et aperçut ???) l'un des pseudo rois mages terminer une (en conversation ?) conversation avec Bedel. Il fronça les sourcils et acheva son verre de blanc d'un geste rageur.
Le barman revint vers lui, jetant un regard sur son verre.
-          Je te sers le même, ou un rhum ?
-          Le même, je vais alléger la dose ce soir, j'ai à faire.
-          Tu deviens raisonnable ou tu prévois de faire une connerie ?
-          T'occupe, je sais ce que je fais. Qu'est-ce qu'il t'a raconté l'autre escroc là ?
-          Melchior, le blond ? Il me disait qu'ils vont simplement faire des photos avec les deux acteurs en position (???). Comme ils vont sortir leurs faux flingues il faut que je demande à la chanteuse de faire une annonce.



2ème partie

Spoiler:

-          Poudre aux yeux, ils se foutent de ta gueule ! 
-          Je ne crois pas, non. Ils ont déposé un dossier au ministère de la culture pour pouvoir se déplacer et tourner les scènes dans les eaux territoriales. Ils ont dû "arroser" pas mal… En tout cas, ils savent ce qu'ils veulent. Il y aura le petit blond tournant le dos à la scène, le pistolet posé sur le bar. Le grand au chapeau sera plus vers le fond pour observer l'autre. 
-          Mouais... Et après ?
-          Le basané sort son flingue discrètement et commence à canarder. Du moins pour les prises de vues…
-          Foutaises.
-          Je te dis que c'est très professionnel : ils veulent aussi que Rosina traverse la salle derrière le blondinet. A mon avis(,) elle a un déhanchement qui ne les a pas laissés indifférents, ajouta Bedel en tapant sur l'épaule de Jojo.
-          J'en ai assez entendu, je me tire dès que j’aurai fini le verre que tu vas me donner.
(saut de ligne ?)
Moins d’une heure plus tard Jojo, à nouveau trempé, se hissa à bord du bateau désert. Il l’avait tellement observé qu’il le connaissait parfaitement, mais pas au point de se risquer à l’intérieur de la coque. Il dénicha rapidement (attention à ne pas enfiler les adverbes : tellement, parfaitement, rapidement) une planque exiguë mais qui lui permettait de garder un angle d’observation sur le pont. Avec la rouille qui couvrait ses charnières(,) cette cache n’avait pas dû servir (être visitée ?) souvent et il espérait que ce serait encore le cas pour cette nuit.
Il commençait à somnoler lorsque le bruit d’un taxi le fit sursauter. Les trois cinéastes s’en extirpèrent avant de monter (et montèrent ?) à bord, hilares.
-          Quelle bande de ploucs. On leur ferait avaler n’importe quoi !
-          Fais gaffe, qu'on ne nous entende pas, répliqua le troisième personnage, celui qui semblait diriger l’équipe. Maintenant on se calme, on observe, et dans un quart d'heure on y va si rien ne bouge, continua-t-il avec le même ton d'autorité.
Une vingtaine de minutes plus tard, Jojo sentit le bateau appareiller, sans bruit. Un moteur électrique ! se dit-il, voilà pourquoi je les voyais sortir du port la nuit sans que personne ne les remarque. Je ne m'étais pas trompé, ce sont bien des pilleurs d'épaves qui se cachent. (mettre en italique les pensées du personnage)
Le temps passant, à l'étroit dans sa cachette humide, il se sentait gagné par un engourdissement contre lequel il ne pouvait lutter sans prendre le risque d'être repéré. Par un interstice il aperçut deux hommes revêtir des tenues de plongée, tandis que le bateau s'arrêtait et qu'un groupe électrogène se mettait en route. Il soupira d'aise : avec un peu plus de bruit il serait en sécurité. Il commença à percevoir un grondement lointain, celui d'un moteur qui se rapproche. Des garde-côtes ? Il se pencha légèrement et aperçut le chef de la bande, toujours aussi calme, qui semblait attendre (qui attendait ? Eviter l'utilisation trop fréquente de sembler, qui alourdit. ).
-          Troisième et dernière, dit ce dernier à l'intention des deux autres. Après on se casse et on rentre. Comme j’ai dit que les repérages étaient terminés et que nous partirions tôt demain matin pour contourner la tempête, personne ne se préoccupera de nous.
L'autre bateau les accosta enfin. Au bruit du moteur, Jojo devina qu'il s'agissait d'une vedette puissante et rapide que l'on faisait tourner au ralenti depuis longtemps, sans doute pour en limiter le niveau sonore. Il commença à s'inquiéter, ne comprenant plus ce qui se passait.
C'est alors qu'il commit l'erreur fatale. En bougeant, pour mieux voir, il donna un coup de coude contre la cloison, faisant se retourner les trois hommes. (beaucoup de participes présents par ici !!!) Il ne fallut que quelques secondes supplémentaires pour qu'il se retrouve à terre sous la menace de trois armes qui n'avaient rien de factice.
-          Qu'est-ce qu'il fout là ce poivrot ? dit l'un des deux plongeurs.
-          Il cuvait sûrement son rhum. Mais ça n'a aucune importance, (. De toute...) de toute façon il faut se débarrasser de lui.
-          Je le flingue ?
-          Non, moins on fera de bruit, mieux ce sera. On le donne à nos amis qui le balanceront par-dessus bord loin d'ici, mais avec ce qu'il faut pour qu'il reste au fond. Melchior, tu t'en charges.
Un violent coup sur le crâne suffit à calmer Jojo qui fut ligoté et lesté alors qu'il était inconscient. Lorsqu'il revint à lui, les deux plongeurs remontaient à bord tandis que leur chef discutait avec un personnage qu'il n'avait pas encore vu.
-          C'est bon, tout est embarqué dans la quille, elle est fermée et l'étanchéité est vérifiée. C'est plein comme un œuf ! dit-il en s'esclaffant. Pas mal de fric à se faire avec ça !
-          C'est ingénieux votre système, remarqua le nouveau-venu, l'idée va resservir. Une quille creuse, étanche, remplie de sable pour venir, et bourrée… d'autre chose… au retour. Même si vous êtes arrêtés, c’est sans risque. Excellent pour ce business.
Des trafiquants de drogue, se dit Jojo, soudain paniqué. Il commença à se débattre en hurlant, mais les quatre hommes l'empoignèrent aussitôt et le firent passer dans la vedette.
-          Ne vous inquiétez pas, je m'en occupe, on ne le retrouvera pas de sitôt, fit le quatrième personnage en éclatant de rire
Il fallut peu de temps pour que la puissante embarcation s'éloigne dans la nuit. Lorsqu’elle s’arrêta, Jojo, transi de peur, sa tête émergeant seule de la bâche enveloppée de chaînes dans laquelle il était ficelé, fut saisi par deux hommes prêts à le jeter par-dessus bord.
-          On a laissé dépasser ta tête pour que tu puisses admirer les poissons, ricana l'un d'eux.
-          Arrêtez, c’est inhumain, protesta un des autres hommes, s’attirant les regards surpris de ses comparses et réveillant un espoir fou chez ce pauvre Jojo.
-          Ben oui, il fait nuit comment voulez-vous qu’il voie les poissons ? C’est pas juste !
En éclatant de rire il lui fixa une lampe frontale sur le crâne, sous les applaudissements et les moqueries du petit équipage de trafiquants. Son dernier espoir déçu, le pauvre homme crut mourir de terreur.
En quelques secondes Jojo, jeté par-dessus bord, s'enfonça dans l'océan glacé. Il suffoqua, puis il perdit connaissance, plongé dans une sorte de coma où se mêlaient des pirates et un trésor, le trésor qu'il avait espéré toute sa vie, celui qui avait nourri ses espoirs (un peu répétitif) et lui avait permis de survivre aux pires vicissitudes d'une vie parfois heureuse et souvent misérable.
Exit Jojo, dit une petite voix au fond de sa conscience.
Lorsqu'il toucha le fond, un ultime souffle de vie lui fit ouvrir les yeux dans un dernier réflexe. Un sourire illumina son visage avant de s’y figer pour toujours.
Libéré de sa misère et les yeux grands ouverts, il semblait regarder, à quelques mètres de lui, la longue carcasse d'un vieux galion échoué là depuis des siècles. Un de ces galions chargés d'or qui hantent les légendes et excitent tant de convoitises.
De son regard éteint, Jojo contemplait enfin ce qu'il avait tant espéré trouver un jour, et qu'il possédait enfin pour lui seul, et pour l'éternité.

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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Thoutmes le Mer 17 Sep 2014 - 17:05

Merci pour ces remarques.
J'en tiendrai compte pour cette nouvelle mais également pour les autres écrits sur lesquels je travaille.
Ce n'est pas facile de s'améliorer !
J'ai aussi deux tendances, que tu soulignes par tes indications :

  • je suis prudent, donc j'ai une fâcheuse tendance à ajouter partout du "semble", "paraît", etc. Sans doute un vieux reste de l'époque où j'avais des syndicalistes en face de moi...  affraid
  • j'aime pourtant être précis et du coup je compense ce qui précède par la multiplication d'adjectifs ou de termes descriptifs.

Avec les remarques déjà obtenues de Kwelly et, bientôt, de Mémoire je vais pouvoir retravailler ce texte.
farao

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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  MémoireDuTemps le Mer 17 Sep 2014 - 17:52

Thoutmes a écrit:

  • je suis prudent, donc j'ai une fâcheuse tendance à ajouter partout du "semble", "paraît", etc. Sans doute un vieux reste de l'époque où j'avais des syndicalistes en face de moi...  affraid

Oui ça va venir... j'étais déléguée du personnel et représentante syndicale au CE Very Happy mais c'était alors une très grosse entreprise affraid

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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Thoutmes le Mer 17 Sep 2014 - 19:07

Oups... What a Face 
Il y a sûrement prescription ! clown
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Kwelly le Dim 21 Sep 2014 - 15:28

Et voici pour la deuxième partie

Com. général:
Je trouve que les dialogues sont beaucoup moins percutants, je n'y ai pas forcément cru...
Autre question : Pourquoi monter dans un bateau de personnes que l'on devine louche ??? pas très cohérent ; il s'ingénie à dire à Bedel que ces types là ne sont pas ce qu'ils prétendent être et voilà mon Jojo qui tout de même, grimpe sur le pont (non pour le fouiller à la recherche de preuves, mais pour les y attendre ????) On sait qu'il va mourir dès ce moment  Rolling Eyes  donc pas d'effet surprise sur la fin...
J'avoue m'être attachée au personnage donc, je l'ai suivi jusqu'au bout et ai eu une petite larme à la fin, toute petite, ça aurait pu être pire Twisted Evil  Je pense qu'il manque donc une justification plausible à sa présence dans le bateau (tout en sachant que personne ne croit vraiment ce que raconte notre Jojo, pas facile à trouver j'en conviens...)
La qualité narrative de la première partie s'est un peu effilochée.


 



partie 2:

 
-          Melchior, le blond ? Il me disait qu'ils vont simplement faire des photos avec les deux acteurs en position. Comme ils vont sortir leurs faux flingues il faut que je demande à la chanteuse de faire une annonce.
-          Poudre aux yeux, ils se foutent de ta gueule !
-          Je ne crois pas, non. Ils ont déposé un dossier au ministère de la culture pour pouvoir se déplacer et tourner les scènes dans les eaux territoriales. Ils ont dû "arroser" pas mal… En tout cas, ils savent ce qu'ils veulent. Il y aura le petit blond tournant le dos à la scène, le pistolet posé sur le bar. Le grand au chapeau sera plus vers le fond pour observer l'autre.
-          Mouais... Et après ?
-          Le basané sort son flingue discrètement et commence à canarder. Du moins pour les prises de vues…
-          Foutaises.
-          Je te dis que c'est très professionnel : (ici un point ! ou un . tes deux phrases ne découlent pas l’une de l’autre) ils veulent aussi que Rosina traverse la salle derrière le blondinet. (petite interrogation, le blond se trouve au bar et l’autre en face de lui se met à canarder… quand le blond traverse-t-il la salle la serveuse derrière lui ??) A mon avis elle a  (beaucoup d’avoir, tu peux fort bien les éviter en tournant ta phrase : À mon avis, son déhanchement ne les laisse pas indifférents…) un déhanchement qui ne les a pas laissés indifférents, ajouta Bedel en tapant sur l'épaule de Jojo.
-          J'en ai assez entendu, je me tire dès que j’aurai fini le (mon) verre que tu vas me donner. (lourd)
Moins d’une heure plus tard Jojo, à nouveau trempé, se hissa (l’action est longue : se hissait) à bord du bateau désert. Il l’avait tellement observé qu’il le connaissait parfaitement, mais pas au point de se risquer à l’intérieur de la coque. (il reste donc sur le pont ?) Il dénicha rapidement une planque exiguë mais qui lui permettait de garder un angle d’observation sur le pont. Avec la rouille qui couvrait ses charnières cette cache n’avait pas dû servir souvent et il espérait que ce serait encore le cas pour cette nuit. (en fait, je ne comprends pas pourquoi il monte sur le bateau pour s’y planquer… qu’est-ce qu’il cherche exactement ?)
Il commençait à somnoler lorsque le bruit d’un taxi (je ne pense pas qu’un taxi fasse un bruit particulier, après tout c’est une voiture comme une autre…) le fit sursauter. (le bruit d’un moteur n’a rien d’ « inattendu », il est perceptible de loin puis se rapproche.. ce qui fait sursauter se serait plutôt un « claquement de portière » où le crissement des pneus…) Les trois cinéastes s’en extirpèrent avant de monter à bord, hilares. (attention on est dans la planque de Jojo qui a une vue d’angle sur le pont, pas sur le quai… comment sait-il qu’il s’agit des trois cinéastes ??? Sois tu met une transition pour que l’on change notre point d’observation, sois tu fais sauter ta phrase)
-          Quelle bande de ploucs. On leur ferait avaler n’importe quoi !
-          Fais gaffe, qu'on ne nous entende pas, (même si on les entendait, qui saurait de qui ils parlent ???) répliqua le troisième personnage, (jusqu’à présent tu les as présentés sous leur « nom » enrichit par la couleur de leurs cheveux, pourquoi ne pas continuer dans cette lignée ?)  celui qui semblait diriger (un peu lourd et plus qu’il y a doute, pourquoi le mettre ? cela n’apporte rien à l’histoire) l’équipe. Maintenant on se calme, on observe, et dans un quart d'heure on y va si rien ne bouge, continua-t-il avec le même ton d'autorité. (ont-ils commis un forfait ? pourquoi ne montent-ils pas tout de suite dans leur bateau ??)
Une vingtaine de minutes plus tard, (je ne suis pas fan des indications de temps et là tu en as déjà mis trois !! oups, obsédé de la montre ???  Razz ) Jojo sentit le bateau appareiller, sans bruit. Un moteur électrique ! se dit-il, voilà pourquoi je les voyais sortir du port la nuit sans que personne ne les remarque. Je ne m'étais pas trompé, ce sont bien des pilleurs d'épaves qui se cachent.
Le temps passant, à l'étroit dans sa cachette humide, il se sentait (sentit) gagné par un engourdissement contre lequel il ne pouvait lutter sans prendre le risque d'être repéré. (ceci me semble superflue)
 
 Par un interstice il aperçut deux hommes revêtir des tenues de plongée, tandis que le bateau s'arrêtait et qu'un groupe électrogène se mettait en route. Il soupira d'aise : avec un peu plus de bruit il serait en sécurité. Il commença à percevoir un grondement lointain, celui d'un moteur qui se rapproche. Des garde-côtes ? Il se pencha légèrement et aperçut le chef de la bande, toujours aussi calme, qui semblait attendre.
-          Troisième et dernière, dit ce dernier à l'intention des deux autres. Après on se casse et on rentre. Comme j’ai dit que les repérages étaient terminés et que nous partirions tôt demain matin pour contourner la tempête, personne ne se préoccupera de nous.
L'autre bateau les accosta enfin. Au bruit du moteur, Jojo devina qu'il s'agissait d'une vedette puissante et rapide  (même chose) que l'on faisait tourner au ralenti depuis longtemps, (comment le sait-il ?) sans doute pour en limiter le niveau sonore. Il commença à s'inquiéter, ne comprenant plus ce qui se passait. (pourquoi s’inquiète-t-il ?)
C'est alors qu'il commit l'erreur fatale. En bougeant, pour mieux voir, il donna un coup de coude contre la cloison, faisant se (c’est le bruit qui fait se retourner…) retourner les trois hommes. Il ne fallut que quelques secondes supplémentaires  (phrase lourde : en quelques secondes, il se retrouva…) pour qu'il se retrouve à terre sous la menace de trois armes qui n'avaient rien de factice.
-          Qu'est-ce qu'il fout là ce poivrot ? dit l'un des deux plongeurs.
-          Il cuvait sûrement son rhum. (dans leur bateau ???) Mais ça n'a aucune importance, de toute façon il faut se débarrasser de lui.
-          Je le flingue ?
-          Non, moins on fera de bruit, (en fait le bateau a quitté le port depuis pas mal de temps, un bateau est venu les rejoindre, je pense qu’ils sont loin des terres à présent, je me trompe ?) mieux ce sera. On le donne à nos amis qui le balanceront par-dessus bord loin d'ici, mais avec ce qu'il faut pour qu'il reste au fond. Melchior, tu t'en charges.
Un violent coup sur le crâne suffit à calmer Jojo (il se débattait ?) qui fut ligoté et lesté alors qu'il était inconscient. Lorsqu'il revint à lui, les deux plongeurs remontaient à bord tandis que leur chef discutait avec un personnage qu'il n'avait pas encore vu. (fait attention avec les que, les lorsque, tandis que… j’en ai relevé 28 en tout !!! au bout d’un moment ça agresse les yeux !)
-          C'est bon, tout est embarqué dans la quille, elle est fermée et l'étanchéité est vérifiée. C'est plein comme un œuf ! dit-il en s'esclaffant. Pas mal de fric à se faire avec ça !
-          C'est ingénieux votre système, remarqua le nouveau-venu, l'idée va resservir. Une quille creuse, étanche, remplie de sable pour venir, et bourrée… d'autre chose… au retour. Même si vous êtes arrêtés, c’est sans risque. Excellent pour ce business. (Là j’avoue ne pas comprendre le malaise du type, ils sont entre eux, donc, pourquoi ne pas dire franchement « came » ou je ne sais quoi, cela manque d’authenticité)
Des trafiquants de drogue, se dit Jojo, soudain paniqué. Il commença à se débattre en hurlant, (il aurait du le faire avant, car même si ce n’était pas des trafiquants, ils on dit qu’ils allaient le tuer avant de l’assommer…) mais les quatre hommes l'empoignèrent aussitôt et le firent passer dans la vedette.
-          Ne vous inquiétez pas, je m'en occupe, on ne le retrouvera pas de sitôt, fit le quatrième personnage  (oups, à quoi nous sert de savoir qu’il est le troisième ou le quatrième ? Puisqu’on ne connaît aucun d’eux ? Le quatrième en partant de quoi d’ailleurs, ou de qui ?) en éclatant de rire.
Il fallut peu de temps pour que la puissante embarcation s'éloigne dans la nuit. Lorsqu’elle s’arrêta, Jojo, transi de peur, sa tête émergeant seule  (inutile de le préciser, sinon tu n’aurais pas seulement dit la tête) de la bâche enveloppée de chaînes dans laquelle il était ficelé, fut saisi par deux hommes prêts à le jeter par-dessus bord.
-          On a laissé dépasser ta tête pour que tu puisses admirer les poissons, ricana l'un d'eux.
-          Arrêtez, c’est inhumain, protesta un des autres hommes, s’attirant les regards surpris de ses comparses et réveillant un espoir fou chez ce pauvre Jojo.
-          Ben oui, il fait nuit comment voulez-vous qu’il voie les poissons ? C’est pas juste !
En éclatant de rire (répétition) il lui fixa une lampe frontale sur le crâne, sous les applaudissements  (ça fait peut être un peu enfantin, non ? j’imagine mal des trafiquants, des durs, applaudir pour ce genre de chose) et les moqueries du petit équipage de trafiquants. Son dernier espoir déçu, le pauvre homme crut mourir de terreur.
En quelques secondes Jojo, jeté par-dessus bord, s'enfonça dans l'océan glacé. (phrase mal construite) Il suffoqua, puis il perdit connaissance, plongé dans une sorte de coma où se mêlaient des pirates et un trésor, le trésor qu'il avait espéré toute sa vie, celui qui avait nourri ses espoirs et lui avait permis de survivre aux pires vicissitudes d'une vie parfois heureuse et souvent misérable.
Exit Jojo, dit une petite voix au fond de sa conscience.
Lorsqu'il toucha le fond, un ultime souffle de vie lui fit ouvrir les yeux dans un dernier réflexe. Un sourire illumina son visage avant de s’y figer pour toujours.
Libéré de sa misère et les yeux grands ouverts, il semblait regarder, à quelques mètres de lui, la longue carcasse d'un vieux galion échoué là depuis des siècles. Un de ces galions chargés d'or qui hantent les légendes et excitent tant de convoitises.
De son regard éteint, Jojo contemplait ( les deux ne vont pas ensemble, ils sont contradictoires…) enfin ce qu'il avait tant espéré trouver un jour, et qu'il possédait enfin pour lui seul, et pour l'éternité.
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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  MémoireDuTemps le Mar 23 Sep 2014 - 10:43

Thoutmes a écrit:

Spoiler:
L'EPAVE É ET SON TRÉSOR


Assis sous un cocotier, protégé du soleil par le feuillage d’un mancenillier, Jojo regardait l’horizon. Une ligne à peine perceptible, qu’aucun mât ne venait briser. Pas de hors-bord, aucune voile, le calme plat. De l’endroit où il se trouvait, la pointe de la baie, il pouvait profiter de l’immensité de la mer des Caraïbes aussi bien que des bateaux ancrés dans le port. L’un d’eux, un superbe trois-mâts accosté quelques jours plus tôt, continuait à retenir son intérêt. Il l’avait tellement observé qu’il aurait pu le décrire de mémoire sans omettre aucun détail.
Pêcheur devenu vieux mais resté pauvre ☺☺☺, Jojo faisait partie du s’intégrait au ??? paysage local. Veuf depuis une dizaine d’années, usé par les épreuves et les espoirs déçus, il s’était laissé aller, ne voyant plus d’intérêt à cette vie solitaire à laquelle les hasards de la vie, et de la mort, l’avaient contraint. Il continuait à pêcher bien sûr. Par habitude. Ou peut-être par l’espoir répétition d’une belle mort, seul, au cœur d’un océan dont les limites lui échappaient. Avec le temps ses vêtements s’étaient élimés, ses yeux s’étaient rougis et son visage commençait à avouer, à l’excès, son penchant pour le rhum. Il inspirait de la pitié à ceux qui ne le connaissaient pas. Et de l’inquiétude à ses amis. Des amis fidèles, toujours prêts à le soutenir dans les mauvais moments. Leurs enfants prenaient maintenant le relais, en souvenir de l’époque où il les emmenait pour une partie de pêche ou leur racontait des histoires extraordinaires pleines de pirates et de trésors protégés par des sorcières tout droit sortis de son imagination.
Il s’épongea le front. La température et l’humidité devenaient insupportables.
-          Ça va péter ! annonça-t-il en bâillant. Et avant ce soir.
Le ciel restait pourtant d’un bleu limpide, sans le moindre nuage. La tempête tropicale annoncée par la météo ne devait pas atteindre l’île avant le lendemain, mais des pluies étaient possibles avant la nuit. Le vrombissement des tronçonneuses et le bruit des marteaux s’entendaient jusqu’à l’extrémité de la baie. Ils annonçaient répétition et je ne comprends le lien entre la tempête et ce bruit… ou une métaphore ?  que toute la ville se préparait à affronter la violence de l’ouragan.
Il s’endormit.
Les lueurs du soleil couchant inondaient la ville répétition, illuminant de leurs reflets orangés la sombre vitrine du Chien Jaune. Le plus typé et le plus douteux des bars nocturnes du coin. Ni la climatisation ni les ventilateurs ne parvenaient à y rafraîchir les quelques clients déjà installés là. Une odeur douceâtre, mêlant les vapeurs du rhum à celles des épices et du sucre de canne imprégnait les lieux depuis tant de décennies qu’elle semblait faire partie du décor au même titre que les vieux meubles usés par le temps ou le cuir défraîchi des fauteuils. ☺☺☺  j’aime bien ce paragraphe, l’ambiance est là mais qui serait plus fluide sans le participe présent "mêlant" et le "semblait faire partie", se passer de ces formes peu fluides (et à valeur répétitives se justifient dans certaines phases (action par exemple), pour décrire elles sont plutôt à bannir pour les remplacer par des synonymes ou des tournures différentes, je te garantis, on y gagne notamment parce que des verbes bien choisis enrichissent le texte
La vitrine crépita soudain, frappée par une pluie violente. Une de ces pluies chaudes, acharnées et drues, qui vous transforment les caniveaux en rivières. Caniveaux inexistants, de toute façon, à Haïtuma, la capitale de cette ancienne possession française, oubliée de tous depuis son indépendance. En quelques minutes des bourbiers charriant des immondices avaient remplacé les rues.
La porte s'ouvrit brutalement sur Jojo, dégoulinant comme les chutes d'Iguaçu et jurant comme un charretier pour ne pas déroger à son habitude. Il arborait sa trogne des mauvais jours, des jours où il n'avait pas trouvé assez d'âmes charitables pour l'aider à irriguer un gosier qui passait pour aussi asséché que le Sahara.
-          Regarde-moi ça, je suis trempé ! Et j’ai failli me ramasser dans la rue juste avant d'arriver ici.
-          T'es déjà bourré ? ironisa Bedel, le barman, en lui jetant un coup d’œil amusé.
Jeune antillais règle des gentilés : un habitant d’un lieu prend toujours une majuscule, musclé par des années d’efforts en salle de gymnastique, Bedel arborait un superbe T-shirt jaune. D’un jaune petite remarque, n’abuse pas de la formule déjà utilisée pour jour peu avant à faire pâlir d’envie un canari. Son habituel béret, hérité d’un ancien para, était vissé sur son crâne rasé.
-          Te fous pas de moi, rétorqua l'autre avec hargne, t'as vu l'état de la rue ? Tu traverses quand c'est plein d'eau, t'es sûr de te rétamer. Mais nous on n'a qu'à fermer nos gueules et payer nos impôts pour nourrir tous ces bons à rien de fonctionnaires.
-          Pour ce que tu dois payer comme impôts toi !
-          Arrête un peu, je ne suis peut-être pas au mieux en ce moment, mais j'en ai touché moi du blé, et j'en ai payé des impôts, sûrement plus que tu n'en paieras jamais. Ah oui, tu peux te fiche de moi… Bon sers moi tiret manquant un petit blanc sec, ça nous changera de ce temps pourri.
-          Du blanc ? Qu'est-ce qui t'arrive, tu es malade ?
-          J'ai envie de blanc. C'est tout ! attention, pas trop de points !
-          Une revanche ? ricana le barman.
Sans répondre, Jojo s’adossa au bar, coudes en arrière, pour balayer la salle du regard.
Il était encore assez tôt, et le petit café-théâtre paraissait presque vide. Quatre joueurs de bésigue avaient interrompu leur partie à l'entrée du nouvel arrivant, avant de s'y replonger après un échange de coups d'œil entendus. Trois individus attablés près de l’entrée, discutaient à voix basse, tandis qu’un jeune couple installé au fond, dans un recoin peu éclairé, complétait la maigre clientèle. Les deux jeunes ne semblaient entendre ni voir personne d'autre qu'eux-mêmes. Les yeux dans les yeux, loin du monde, ils paraissaient ne pas abuser de sembler, paraître, trop amoureux pour être légitimes. Ou peut-être que le monde autour d'eux n'avait pas encore eu le temps de se recréer depuis leur coup de foudre. ♥♥♥ Un observateur attentif aurait pu déceler une lueur d’attendrissement dans le regard du vieux pêcheur.
Il s’obligea à regarder répétition de l’autre côté, vers la scène. Elle était encore vide, occupée par les seuls  instruments de musique abandonnés là depuis la veille. Leur présence laissait espérer la reprise imminente de l'animation nocturne.
Jojo fut tiré de son tour d'horizon par le barman, qui lui tapa discrètement sur le coude :
-          Je t’ai mis une serviette et un polo sec au bout du bar. Je t’apporte ton verre là-bas, j'ai à te causer et ça ne regarde personne.
-          Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as peur que je ne paie pas ?
-          Écrase, tu veux ! Et parle moins fort, pour une fois ça ne te fera pas de mal.
Séché, le torse vêtu d’un polo gris trop large pour lui, Jojo fit attention aux répétitions de faire dans un dialogue ça passe… si tu limites drastiquement les autres un signe d’impatience en voyant arriver Bedel avec son verre.
-          Bon, qu'est-ce que tu as ?
-          C'est à propos d'hier soir, reprit le barman à voix basse, tu étais saoul comme un cochon, et tu racontais n'importe quoi. Tu n’as pas cessé de dire à tout le monde que tu avais repéré quelque chose et que tu serais bientôt le plus riche de cette île. Fais gaffe avec ces conneries, il suffirait qu'un idiot te croie pour qu'il t'arrive des bricoles…
-          D'abord je ne suis jamais saoul comme un cochon, je sais ce que je bois et je sais ce que je dis. Et… qu'est-ce qui te fait croire que je dis des conneries ? répliqua Jojo énervé et haussant le ton.
-          Moi ce que j'en dis attention aux répétitions de dire dans un dialogue ça passe… si tu limites drastiquement les autres c'est pour ton bien. Tes histoires de trésor je les connais depuis que je suis tout gosse, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Alors fais gaffe à ce que tu racontes, c'est tout. N'oublie pas qu'il y a des vrais voyous et que ta peau ne vaudrait pas cher si l’un d’eux finissait par croire que tu as du fric planqué ou que tu sais où en trouver.
-          à majuscule À part ça, tu te calmes, reprit Bedel sans laisser le temps à son interlocuteur de réagir. C'est moi qui offre le verre. Comme un vieux copain.
Il se dirigea aussitôt vers un petit groupe de trois clients qui venaient juste d'entrer.
Vexé, mais acceptant le petit blanc avec reconnaissance, Jojo faillit le siffler d'un trait expression familière qui ne cadre pas dans un récit sauf à la première personne hors dialogues. Il s'arrêta net, le verre au bord des lèvres. La bouche ouverte, il observa les nouveau-venus pendant quelques secondes avant de se tourner Il s’absorba dans la contemplation d'un mur dont l'état méritait sans doute une attention soutenue, mais de la part d'un peintre…
-          Encore ceux-là ! dit-il à mi-voix.
Les trois hommes, des français règle des gentilés : un habitant d’un lieu prend toujours une majuscule selon toute vraisemblance, commandaient des cocktails compliqués et coûteux, à base de rhum. Une horreur pour Jojo qui ne concevait pas que l'on puisse détruire un produit local, fabriqué avec amour, en y mettant autre chose que du sucre de canne et du jus de citron.
-          Des sauvages, des malappris, des soiffards qui n'ont aucune considération pour notre rhum, murmura-t-il en leur jetant un coup d'œil discret tu utilises beaucoup le regard, ne pas trop appuyer quand même sinon cela atténue justement lorsqu’il y a vraiment à le remarquer… il faut par contre diversifier avec les autres sens, l’impression, l’atmosphère, l’attitude… . M'étonne pas. Que ce soit le petit m'as-tu-vu blondinet ou l'espèce d'escogriffe basané avec son chapeau, y'en a pas un pour racheter le troisième !
Il resta à la même place, pensif, oubliant même de finir son verre de vin blanc, pendant que les trois hommes emportaient leurs cocktails à une table écartée, proche du grand chien de céramique jaune qui valait son nom à l'établissement. Oreilles rabattues, museau aux babines pendantes, ce chien assis tenait plus de la caricature que du redoutable gardien que l'artiste avait sans doute voulu représenter. A majuscule sur le À l'origine, deux exemplaires indiquaient l’entrée du bar mais la chute malheureuse d'un ivrogne avait eu raison de l'un d'eux. Le survivant traînait désormais sa solitude dans un recoin de la salle.
-          Des vrais rigolos ces trois types manque virgule et là c’est une faute de grammaire dit Bedel qui revenait vers lui, ils sont là depuis quatre jours, et ils prétendent toujours s'appeler Gaspard, Melchior et Balthazar. Comme les rois mages !
-          Et tu gobes ça ? grinça Jojo.
-          Non. Ils plaisantent parce que leur société s’appelle Rois mages productions. Ils produisent des films. D'ailleurs ils vont tourner une scène ici, ce soir avant de repartir demain matin. Avant l’arrivée de la tempête.
-          Des conneries manque virgule ces histoires de films. Je connais ce genre d’oiseau, j'en ai vu ici avant que tu saches lire. Tu te souviens des deux zigotos de l'an dernier ? Ceux qui avaient trouvé l'emplacement d'un bateau de commerce coulé au 18° siècle pour les siècles, plutôt en chiffres romains ou en toute lettre.
-          Sauf que tout le monde ici savait que l'épave avait été retrouvée et fouillée dans les années cinquante.
-          Et que personne ne leur a jamais rien dit, s'exclama Jojo dans un éclat de rire inattendu. Les épaves ça me connaît et c’est moi qui ai eu pitié d’eux au bout de deux mois !
-          Ah, c’était toi ! Je t'offre quoi, un petit rhum ?
-          Attends, j'ai pas fini mon blanc.
-          Tu crois que ces trois-là sont aussi à la recherche d'une épave ? C’est ça ?
-          Tu as vu leurs dégaines ? Tu crois vraiment qu'ils vont tourner un film ? Et pourquoi est-ce qu'ils restent sur leur bateau, et tout au bout du port, depuis qu'ils sont arrivés ? Ils sont où les caméramans, les maquilleuses et tout ça ?
-          Pour le moment ils font les repérages, le tournage n’est prévu que dans deux ou trois mois. D'ailleurs, ils ont amené une caméra, fit Bedel montrant une valise posée dans un coin.
-          Conneries, je te dis qu'ils font semblant, ils sont là pour chercher un trésor ou une épave.
-          Toi tu me caches des choses, ou alors tu es tellement embrumé à force de picoler que tu ne fais plus la différence entre tes rêves et la réalité.
-          Ne t'inquiète pas pour moi, il n'est pas né de la dernière pluie le Jojo, et il en surprendra encore plus d'un. On en reparlera.
Le barman, observa Jojo quelques instants, perplexe, avant de hausser les épaules en s'apercevant que la salle commençait à se remplir et que quelques clients manifestaient déjà leur impatience.
-          Ne fais pas de conneries, viens me parler quand tu veux, dit-il, l’air soucieux, avant de s'éloigner.
Mais le vieil homme, plongé dans des réflexions éthyliques qui ne concernaient que lui, ne l'entendait déjà plus. Son imaginaire était peuplé de trésors engloutis qu'il brassait à pleines mains, qu'il remontait dans sa barque de pêche. Il se voyait abordant le port sous les applaudissements de tous ceux qui le méprisaient et ne chercheraient plus que sa présence, son amitié, et son… argent. Il était riche et célèbre, son aventure devenait un best-seller, puis on en faisait un film maladroit hors dialogue.
Le rêve s'arrêta brutalement, butant sur cette idée. Un film !
Il se leva de sa chaise, jeta un coup d'œil encore ce genre d’expression assassin aux prétendus rois mages cinéastes. Ils discutaient toujours entre eux. En les observant quelques instants, Jojo eut l'impression qu'ils veillaient jalousement à ce que personne ne puisse entendre ce qu'ils disaient. Impression ou certitude ? Dans l'esprit de l'ivrogne, c'était une certitude qui s'ancrait progressivement.
Il n’eut bientôt plus de doutes : ces trois-là cachaient bien leur jeu.
Quelques jeunes femmes complétaient maintenant les tables. Il aperçut Rosina, une superbe îlienne règle des gentilés : un habitant d’un lieu prend toujours une majuscule ici ça passe mieux car le lieu est imprécis moulée dans une jupe rose ultra courte. Elle traversait la salle en ondulant, sans doute à la recherche de son partenaire de la soirée. Hochant la tête en signe de désapprobation, Jojo se tourna juste à temps pour apercevoir l'un des pseudo rois mages terminer une conversation avec Bedel. Il fronça les sourcils et acheva son verre de blanc d'un geste rageur.
Le barman revint vers lui, jetant un regard sur son verre.
-          Je te sers le même, ou un rhum ?
-          Le même, je vais alléger la dose ce soir, j'ai à faire.
-          Tu deviens raisonnable ou tu prévois de faire une connerie ?
-          T'occupe, je sais ce que je fais. Qu'est-ce qu'il t'a raconté l'autre escroc là ?
-          Melchior, le blond ? Il me disait qu'ils vont simplement faire des photos avec les deux acteurs en position. Comme ils vont sortir leurs faux flingues il faut que je demande à la chanteuse de faire une annonce. certes c’est un dialogue mais on n’est pas obligé d’en rajouter.
la suite, j'espère tout à l'heure,

attention à varier, tu y gagneras énormément, ce n'est pas parce que je pense que l'écrit est bon, intéressant, bien décrit qu'il ne faut pas l'améliorer un peu, surtout que dans ton style ce sont des mots ou expressions qui sont un peu répétitifs... facile à remplacer pour la plupart, car le reste est très bien construit

pour réduire ton texte : peut-être supprimer certaines descriptions ou dialogues dont tu peux te passer

bilan plus complet en fin de bêta plus tard

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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  MémoireDuTemps le Mar 23 Sep 2014 - 16:24

Thoutmes a écrit:
Spoiler:
-          Poudre aux yeux, ils se foutent de ta gueule !
-          Je ne crois pas, non. Ils ont déposé un dossier au ministère de la culture pour pouvoir se déplacer et tourner les scènes dans les eaux territoriales. Ils ont dû "arroser" pas mal… En tout cas, ils savent ce qu'ils veulent. Il y aura le petit blond tournant le dos à la scène, le pistolet posé sur le bar. Le grand au chapeau sera plus vers le fond pour observer l'autre.
-          Mouais... Et après ?
-          Le basané sort son flingue discrètement et commence à canarder. Du moins pour les prises de vues…
-          Foutaises.
-          Je te dis que c'est très professionnel : ils veulent aussi que Rosina traverse la salle derrière le blondinet. A À mon avis elle a un déhanchement qui ne les a pas laissés indifférents, ajouta Bedel en tapant sur l'épaule de Jojo.
-          J'en ai assez entendu, je me tire dès que j’aurai fini le verre que tu vas me donner.
Moins d’une heure plus tard Jojo, à nouveau trempé, se hissa à bord du bateau désert. Il l’avait tellement observé qu’il le connaissait parfaitement, mais pas au point de se risquer à l’intérieur de la coque. Il dénicha rapidement une planque exiguë mais qui lui permettait de garder un angle d’observation sur le pont. Avec la rouille qui couvrait ses charnières cette cache n’avait pas dû servir souvent et il espérait que ce serait encore le cas pour cette nuit.
Il commençait à somnoler lorsque le bruit d’un taxi le fit encore faire et ici tu peux vraiment t’en passer en tournant autrement la phrase sursauter. Les trois cinéastes s’en extirpèrent avant de monter à bord, hilares.
-          Quelle bande de ploucs. On leur ferait avaler n’importe quoi !
-          Fais gaffe, qu'on ne nous entende pas, répliqua le troisième personnage, celui qui semblait diriger l’équipe. Maintenant on se calme, on observe, et dans un quart d'heure on y va si rien ne bouge, continua-t-il avec le même ton d'autorité.
Une vingtaine de minutes plus tard, Jojo sentit le bateau appareiller, sans bruit. Un moteur électrique ! se dit-il, voilà pourquoi je les voyais sortir du port la nuit sans que personne ne les remarque. Je ne m'étais pas trompé, ce sont bien des pilleurs d'épaves qui se cachent. Cette pensée devrait être mise entre «  »
Le temps passant, à l'étroit dans sa cachette humide, il se sentait répétition gagné par un engourdissement contre lequel il ne pouvait lutter sans prendre le risque d'être repéré. Par un interstice il aperçut deux hommes revêtir des tenues de plongée, tandis que le bateau s'arrêtait et qu'un groupe électrogène se mettait en route. Il soupira d'aise : avec un peu plus de bruit il serait en sécurité. Il commença à percevoir un grondement lointain, celui d'un moteur qui se rapproche pourquoi un présent ?. Des garde-côtes ? Il se pencha légèrement et aperçut répétition le chef de la bande, toujours aussi calme, qui semblait attendre.
-          Troisième et dernière, dit ce dernier à l'intention des deux autres. Après on se casse et on rentre. Comme j’ai dit que les repérages étaient terminés et que nous partirions tôt demain matin pour contourner la tempête, personne ne se préoccupera de nous. Ici semblait signifie qu’il serait susceptible de faire autre chose ce qui est improbable, pourquoi alourdir ainsi ?
L'autre bateau les accosta enfin. Au bruit du moteur, Jojo devina qu'il s'agissait d'une vedette puissante et rapide que l'on faisait pourquoi pas "qui tournait" ainsi tu évites faire tourner au ralenti depuis longtemps, sans doute pour en limiter le niveau sonore. Il commença à s'inquiéter, ne comprenant plus ce qui se passait.
C'est alors qu'il commit l'erreur fatale. En bougeant, pour mieux voir, il donna un coup de coude contre la cloison, faisant se retourner les trois hommes. Il ne fallut que quelques secondes supplémentaires pour qu'il se retrouve à terre sous la menace de trois armes qui n'avaient rien de factice.
-          Qu'est-ce qu'il fout là ce poivrot ? dit l'un des deux plongeurs.
-          Il cuvait sûrement son rhum. Mais ça n'a aucune importance, de toute façon il faut se débarrasser de lui.
-          Je le flingue ?
-          Non, moins on fera de bruit, mieux ce sera. On le donne à nos amis qui le balanceront par-dessus bord loin d'ici, mais avec ce qu'il faut pour qu'il reste au fond. Melchior, tu t'en charges.
Un violent coup sur le crâne suffit à calmer Jojo qui fut ligoté et lesté alors qu'il était inconscient. Lorsqu'il revint à lui, les deux plongeurs remontaient à bord tandis que leur chef discutait avec un personnage plutôt personne ou homme, vu qu’il est question de cinéma qu'il n'avait pas encore vu. Pourquoi pas connaissait pas ou inconnu pour remplacer " qu'il n'avait pas encore vu "
-          C'est bon, tout est embarqué dans la quille, elle est fermée et l'étanchéité est vérifiée. C'est plein comme un œuf ! dit-il en s'esclaffant encore dire, là aussi varier les verbes d’incises, dire ce n’est pas parlant s’esclaffa-t-il ça l’est par contre. Pas mal de fric à se faire avec ça !
-          C'est ingénieux votre système, remarqua le nouveau-venu, l'idée va resservir. Une quille creuse, étanche, remplie de sable pour venir, et bourrée… d'autre chose… au retour. Même si vous êtes arrêtés, c’est sans risque. Excellent pour ce business. Ben si, au retour, non ?
Des trafiquants de drogue, se dit pensa ou interpréta ou supposa ou… Jojo, soudain paniqué. Il commença à se débattre en hurlant, mais les quatre hommes l'empoignèrent aussitôt et le firent passer faire inutile ici dans la vedette.
-          Ne vous inquiétez pas, je m'en occupe, on ne le retrouvera pas de sitôt, fit le quatrième personnage en éclatant de rire. éclata de rire remplace même si ce n’est pas "habituel"
Il fallut peu de temps pour que la puissante embarcation s'éloigne dans la nuit. Lorsqu’elle s’arrêta, Jojo, transi de peur, sa tête émergeant seule de la bâche enveloppée de chaînes dans laquelle il était ficelé, fut saisi par deux hommes prêts à le jeter par-dessus bord.
-          On a laissé dépasser ta tête pour que tu puisses admirer les poissons, ricana l'un d'eux.
-          Arrêtez, c’est inhumain, protesta un des autres hommes, s’attirant les regards surpris de ses comparses et réveillant un espoir fou chez ce pauvre Jojo.
-          Ben oui, il fait nuit virgule comment voulez-vous qu’il voie les poissons ? C’est pas juste !
En éclatant de rire il lui fixa une lampe frontale sur le crâne, sous les applaudissements et les moqueries du petit équipage de trafiquants. Son dernier espoir déçu, le pauvre homme crut mourir de terreur.
En quelques secondes Jojo, jeté par-dessus bord, s'enfonça dans l'océan glacé. Il suffoqua, puis il perdit connaissance, plongé dans une sorte de coma où se mêlaient des pirates et un trésor, le trésor qu'il avait espéré toute sa vie, celui qui avait nourri ses espoirs et lui avait permis de survivre aux pires vicissitudes d'une vie parfois heureuse et souvent misérable.
Exit Jojo, dit une petite voix au fond de sa conscience.
Lorsqu'il toucha le fond, un ultime souffle de vie lui fit ouvrir les yeux dans un dernier réflexe. Un sourire illumina son visage avant de s’y figer pour toujours.
Libéré de sa misère et les yeux grands ouverts, il semblait regarder, à quelques mètres de lui, la longue carcasse d'un vieux galion échoué là depuis des siècles. Un de ces galions chargés d'or qui hantent les légendes et excitent tant de convoitises.
De son regard éteint, Jojo contemplait enfin ce qu'il avait tant espéré trouver un jour, et qu'il possédait enfin pour lui seul, et pour l'éternité.

Moi, j’aime bien cette fin !
Je trouve l’ambiance excellente, le scénario accrocheur et plein de suspens, les personnages bien typés, différenciés et Jojo un personnage auquel on s’attache dans tous ses défauts et sa curiosité. Ça se lit avec plaisir. Maintenant quand tu parles de couper un peu dans ta nouvelle, elle n’est peut-être pas assez ciblée type nouvelle qui doit avoir une "unicité" de personnage, de lieux, de temps, donc ne pas trop se laisser aller à décrire un milieu mais se centrer sur le principal et donc réduire la place des secondaires  : trop de personnages secondaires, en réduisant à l’essentiel, cela te permettra de gagner des octets et peut-être laisser par exemple le couple amoureux, la partie qui les décrit est savoureuse, mais si tu la sabres, mets-la de côté au cas où…. Aussi ne pas trop d’appesantir sur certaines descriptions non indispensables (c’est ce qui est demandé pour une nouvelle : aller à l’essentiel même si c’est un peu frustrant pour auteur et lecteur).
 
Maintenant, je pense que ton écrit gagnerait à utiliser une plus grande richesse de mots pour décrire… c’est souvent (j’ai corrigé la nouvelle gagnante du 4ème tournoi Nouveau Monde après la fin du tournoi – ça ne l’a donc pas empêché de gagner – et là aussi cela pêchait de ce côté)… ce n’est pas une erreur en soi, cela ne retire rien à la qualité de ton texte… mais tu pourrais aller plus loin en variant l’expression et ainsi le magnifier. Moi, et d’autres, utilisons le site http://www.crisco.unicaen.fr/des/synonymes/ qui permet par les solutions offertes dans les synonymes de trancher sur tous les autres sites… parfois plus de 100 solutions pour un mot… parfois des mots bizarres ou qui semblent inappropriés puis parfois en cliquant sur certains tu as d’autres mots et finalement tu réussis à trouver la perle recherchée à laquelle tu n’aurais jamais pensé (il y a peut-être d’autres sites, parfois c’est pas mieux que d’autres, mais sur tous les sites testés c’est le plus riche et celui qui me convient le mieux et souvent on me dit que mon vocabulaire est riche… c’est à Caen que se trouve ma potion  Very Happy   
 
Oui : il faut des tirets cadratins —  (alt+0151) des majuscules accentuées et apprendre la règle des gentilés trop peu connue chez les nouvellistes

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Re: commentaires l'épave et son trésor

Message  Thoutmes le Mar 23 Sep 2014 - 16:35

Merci à toi, et merci à vous trois d'ailleurs.
Pas eu le temps de lire tes remarques et beta-corrections/suggestions : je me débats avec Air France : je devrais être dans un vol vers Toronto depuis cet après-midi et je suis encore chez moi !
Départ demain avec Delta et transit par Minneapolis...
Départ de mon domicile vers 2h30 du matin !!! No
Encore merci à tous.
farao
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