Jonction Nordique

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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Mer 3 Déc 2008 - 18:50

Merci de la correction Smile

Oui c'est vraiment pas terrible. Je vais retravailler ce passage avant de continuer, je pense modifier pas mal de choses. Déjà que ce n'est pas simple à décrire, ça l'est encore plus de le faire sans répétitions. Bref, je vais lutter Mad
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Re: Jonction Nordique

Message  Pacô le Ven 5 Déc 2008 - 20:02

Maeror a écrit:

Ils rassemblèrent le strict minimum de leurs affaires, ils voulaient faire vite, bien que la nuit soit déjà presque tombée et qu'ils ne partiraient pour la Tour que le lendemain, à l'aube.
Lexie fit glisser un vieux revolver dans sa ceinture, sans oublier de préciser qu'il ne lui restait plus qu'une balle. Le calibre de son arme était différent du shopkeeper de Wayne, et ils ne purent donc pas partager les munitions. Le prêtre laissa sur place les livres qu'il avait consultés pendant de longues heures ces derniers jours, ils n'en auraient plus besoin.
Cora se contenta de prendre Kathryn, sa poupée.
Quant à Wayne, il rangea les tranches de jambons dans une petite sacoche qu'il portait à la hanche et fixa les deux gourdes d'eau à son cou grâce aux lanières qui ornaient le bouchon des récipients.
Ils se partagèrent les pommes en silence, Wayne ne comprenait pas par quel miracle ces fruits pouvaient se trouver ici, en plein désert, mais il ne posa pas la question. Ce n'était pas d'une grande importance, comparé au reste. Mais surtout, il était fatigué d'entendre le vieil homme parler, sa voix glaciale le rendait de plus en plus nerveux.
Wayne ne savait que penser de la musique qui s'élevait du saloon, ni même de ses auteurs, et Lexie semblait aussi troublé que lui. La même chanson leur parvenait aux oreilles depuis un peu plus d'une heure à présent, et Wayne ne lui trouvait plus rien d'entrainant. Au contraire, elle l'inquiétait de plus en plus.
Tu deviens parano mon vieux, ce n'est qu'une chanson comme une autre.
Mais malgré tout ses efforts, il ne parvenait pas à se rassurer. La chanson tournait en boucle avec à peine quelques minutes de pause entre chaque nouvelle interprétation. Et à chaque fois, les dernières paroles glaçaient le sang de l'ancien prêtre.

Tu peux venir là où je suis
L'ennui c'est que je ne suis plus

Oh que non ma cocotte, je n'ai aucunement l'intention de venir voir ton spectacle, aussi délirant soit-il.
« Vous m'avez bien l'air nerveux, mon fils. » La soudaine prise de parole de Lexie le fit sortir de sa torpeur en sursautant.
« Il y a de quoi, non ?
- Une fois les premières surprises de passées, il n'y a plus de raison de l'être » répondit le prêtre, avant de replonger dans le silence.
Les premières surprises ? J'espère en avoir fait le tour, de ces surprises, pensa Wayne avec amertume.
« Bon, je vais dormir maintenant, bonne nuit » leur lança Cora en bâillant. Les deux hommes grognèrent une réponse, et la laissèrent aller se coucher sur un matelas. Ils étaient tous les deux plongés dans leurs pensées, l'un espérant qu'il pourrait partir de la ville dès le lendemain, l'autre – peut être – priant pour qu'ils atteignent la Tour sans encombre.
« Dites, pourquoi ne pas partir maintenant ? Pour la Tour, je veux dire, demanda Wayne.
- Les papillons, se contenta de répondre Lexie, comme si cela expliquait tout.
- Oui d'accord, mais jusqu'à présent ils n'ont causés pas le moindre mal, n'est-ce pas ? » Le prêtre rit doucement, les yeux dans le vague.
« Effectivement. Ce sont de gentilles bestioles, pour sûr ! Murmura-t'il.
- Ne vos foutez pas de moi ! » Lexie releva la tête et le fixa d'un regard vide, nullement vexé du langage de Wayne.
« Elles n'ont fait que ... Hum ... Faire disparaître des cadavres, si j'ai bien compris. Mais rien ne prouve qu'elles tentent de faire disparaitre les êtres vivants !
- N'êtes vous pas venu en mule ? Demanda doucement Lexie.
- Si, bon ... Mais je ne serais nullement surpris d'apprendre que Bill ait tué ma mule après m'avoir fait monter à l'étage. Il aurait largement eu le temps, il ne faisait pas encore tout à fait nuit.
- Et pourquoi aurait-il fait ça ?
- Peut être pour m'empêcher de fuir à toute vitesse s'il me venait à l'esprit de faire une virée en solitaire. »
Lexie ne le lâchait pas du regard, mais le manque d'éclat dans son regard montrait à quel point il était perdu dans ses pensées.
Rien d'étonnant. Depuis presque deux mois qu'il a conçu ce plan, une petite montée de stress avant la phase finale n'a rien de surprenant.
« Et bien allez-y. Il fait nuit maintenant, les papillons ne vont pas tarder. Allez-y, prenez donc de l'avance, moi et Cora on va attendre demain. Mais si vous êtes si pressé, ne perdez pas de temps, ne nous attendez pas »
Wayne ouvrit puis referma sa bouche à plusieurs reprises, ne sachant que répondre. Il avait espéré les faire venir avec lui, mais le vieux chnoc n'en avait aucune envie. Et maintenant, il était impossible de faire marche arrière. Cette simple idée faisait tellement mal à son égo qu'il n'aurait plus osé adresser la parole au prêtre. Il se leva donc sans un mot, et sortit du bureau, emportant les provisions et son colt.

Rien à redire... ça complète bien mes attentes. Ce petit changement de situation est assez croustillant. Une très bonne imagination que je vois là Wink.

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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Ven 5 Déc 2008 - 22:11

Content que ça te plaise Wink

Je fait une petite pause au niveau de l'écriture. Le dernier morceau posté ne me plaisant pas, je vais le réécrire en entier en modifiant peut être même les évenements.
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Ven 5 Déc 2008 - 22:16

ok!!! J'attendrai donc!
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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Sam 6 Déc 2008 - 12:29

Voila voila, juste un petit bout qui reprend donc le tout début du dernier morceau. Dites moi si c'est déjà mieux, si vous arrivez bien à voir où les personnages sont situés Wink


            Dehors, le soleil tapait aussi fort que les jours précédents. Le temps ne changeait jamais dans cette région. Les rayons de l'astre, tant vénéré au Tertre Noir, étaient ici aussi haï que les étrangers, voir peut être plus. Quelques rapaces tout fripés volaient haut dans ce ciel sans nuages, cherchant avec hargne une carcasse à dévorer. Mais dans ce désert, les cadavres étaient rare, ici la faune était quasiment inexistante. Pourtant, de nombreux déserts de par le monde étaient plus arides encore, mais quelque chose de malsain se dégageait de celui-ci. Tous les êtres vivants le ressente, ce n'est pas une question d'intelligence ou de perception, c'est une question d'instinct. Et même la créature la moins pourvu de ce sens ne se risquait pas sur cette terre désolée. Ici, le sable sent le sang, ici les roches sentent les tripes, ici l'odeur de la mort règne en maitre.
            Mais quel chouette pays ! Pensa Wayne en se raclant la gorge.
            Il regarda les environs, une main en visière au dessus des yeux. A sa gauche, quelques petites cours clôturées servaient de frontière entre le désert et l'arrière des bâtiments. Au delà, la route cahoteuse qui l'avait amenée jusque dans cette ville fantôme filait tout droit vers l'horizon. En face de lui, le même paysage désolé prenait place, jusqu'à perte de vue. A sa droite, l'étable se dressait comme elle le pouvait – c'est à dire avec difficulté, cachant les autres bâtiments qui longeaient la rue principale.
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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Sam 6 Déc 2008 - 16:18

            « Bon, il n'y a pas de temps à perdre, il faut nous rendre au saloon.
            - Au saloon ? S'exclama Wayne, éberlué.
            - Je vais vous expliquer en chemin, mais en gros, on ne pourra jamais atteindre la Tour si l'on passe par la surface.
            - Mais que ...
            - Il faut passer par les souterrains, coupa Lexie. Le terrain est trop dégagé autour de la Tour pour y aller sans se faire repérer ... et sans devenir une cible mouvante. »
            Cora, qui paraissait pleine de joie et d'énergie quelques instants auparavant était désormais au moins aussi pâle que le vieil homme.
            « Pas les souterrains, Lexie. C'est dangereux là ba, il fait tout noir.
            - Je sais, Cora, mais tout se passera bien, je te le promets. »
            T'as pas l'air aussi sûr que ça, mon vieux, songea sinistrement Wayne. L'idée de se retrouver dans des souterrains l'emplissait d'un sentiment irréel. Jamais il ne se serait douté que de tels passages existaient ici, au Tertre Noir ils étaient légion, mais dans une aussi petite ville ...
            Il avait pensé que les souterrains en question n'en avaient que le nom, qu'il s'agissait en fait de quelconques passages dérobés, mais la petite fille lui avait fait revoir son jugement. Non, ils allaient bien aller sous terre.
            « Et pourquoi le saloon ? Demanda-t-il.
            - L'entrée la plus proche s'y trouve, tout simplement. Regardez. »
            Il s'agenouilla dans la poussière et traça avec ses doigts un dessin sommaire : une longue ligne coupée à angle droit par deux autres traits, plus ou moins droits.
            « Ca, dit-il, c'est Jonction Nordique. Enfin, les rue. »
            Il dessina alors une croix, un rond, un triangle et un carré à différents endroits du plan improvisé.

            « Bon, nous nous sommes là, dit-il en montrant du doigt la croix. Le rond, c'est l'armurerie ... avec ce qui va avec. » Il lança un rapide coup d'œil à Wayne, puis rapporta son attention sur la plan.
            « Le triangle, c'est le saloon, et le carré, c'est la Tour. »
            Il observa la réaction de ses deux compagnons. Cora regardait le bout de ses sandales, et Wayne contractait puis décontractait ses mâchoires.
            « Hors de question d'aller au saloon ...
            - Ne me dites pas que vous avez peur de la musique ! S'exclama Lexie en riant. Allons bon, vous n'êtes plus un enfant. »
            Mais Wayne ne fut pas dupe, le rire de Lexie sonnait faux, et sa réponse avait été trop rapide pour qu'il s'agisse d'une coïncidence. Le vieil homme aussi était mort de peur.
            « Ecoutez, je parle en connaissance de cause, j'ai travaillé pendant des années à la Tour. Il y a bien une vingtaine de mètres totalement vide autours !
            - Vide ?
            - Oui enfin, il n'y a rien, aucun bâtiment, juste du sable et des cailloux. De plus la Tour se trouve en haut de la colline, et cette zone de vide est en pente. Du coup, dès que nous commencerons l'ascension de la colline, nous serons ralentit, et sans la moindre protection.
            - Et ... N'y a t-il pas d'autre entrée que le saloon ?
            - Si, il en existe quatre. Mais la plus proche, comme je vous ai dit, est dans le saloon.
            - Mais si nous nous dépêchons ...
            - Voulez-vous prendre le risque d'être capturé par les trois paumés parce que vous n'avez pas eu assez de courage pour entrer dans le saloon ? Explosa le prêtre.
            - Les trois paumés ? » Demanda Cora en fronçant les sourcils. Les deux autres l'ignorèrent.
            « Et la musique hein ? Et les coups de feu ! S'exclama Wayne, sentant la colère rejaillir. Le prêtre était décidément trop borné à son goût.
            - Et bien quoi ? Judith et Vog ont simplement tué un dingue !
            - Et vous croyez qu'ils se seraient remis à chanter et à faire du piano, comme si de rien n'était, après avoir expulsé ad patres un dingo ?
            - Mais j'en sais rien moi ! Mais nous n'avons pas le choix ! Vous êtes marrant vous, avec votre logique du Tertre ! Ici, c'est Xell ! »
            La puissante envie de tordre le cou du vieil homme survint soudainement dans le cœur de Wayne. Ce qui le rendait encore plus en colère était le fait de savoir que Lexie avait raison, qu'ils n'avaient pas le choix. Une nuque qui se brise, un doux son à l'oreille.
            Une petite voix le tira de sa rêverie morbide :
            « Si vous continuez à vous disputer comme ça, j'irais toute seule moi. »
            Elle ne semblait pas avoir envie de mettre en œuvre ses paroles, mais l'éclat de ses yeux disait qu'elle n'en ferait pas moins.
            « C'est la seule solution » Murmura Lexie, apparemment redevenu calme. Wayne soupira en tapotant de ses doigts la crosse de son colt. Ils étaient restés trop longtemps ici, les joyeux résident de Flingues & Souvenirs n'allaient pas tarder à se lancer à leur poursuite, il en était certain. Sentant sa colère s'en aller doucement, il hocha la tête sans regarder Lexie.
            « Bon, dit celui-ci, en route. »
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Sam 6 Déc 2008 - 21:25

Maeror a écrit:
            Dehors, le soleil tapait aussi fort que les jours précédents. Le temps ne changeait jamais dans cette région. Les rayons de l'astre, tant vénéré au Tertre Noir, étaient ici aussi haïs que les étrangers, voire peut être plus. Quelques rapaces tout fripés volaient haut dans ce ciel sans nuages, cherchant avec hargne une carcasse à dévorer. Mais dans ce désert, les cadavres étaient rare, ici la faune était quasiment inexistante. Pourtant, de nombreux déserts de par le monde étaient plus arides encore, mais quelque chose de malsain se dégageait de celui-ci. Tous les êtres vivants le ressente, ce n'est pas une question d'intelligence ou de perception, c'est une question d'instinct. Et même la créature la moins pourvue de ce sens ne se risquait pas sur cette terre désolée. Ici, le sable sentait le sang, ici les roches sentaient les tripes, ici l'odeur de la mort règne (régnait) en maitre.
            Mais quel chouette pays ! Pensa Wayne en se raclant la gorge.
            Il regarda les environs, une main en visière au dessus des yeux. A sa gauche, quelques petites cours clôturées servaient de frontière entre le désert et l'arrière des bâtiments. Au delà, la route cahoteuse qui l'avait amenée jusque dans cette ville fantôme filait tout droit vers l'horizon. En face de lui, le même paysage désolé prenait place, jusqu'à perte de vue. A sa droite, l'étable se dressait comme elle le pouvait – c'est à dire avec difficulté, cachant les autres bâtiments qui longeaient la rue principale.
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Sam 6 Déc 2008 - 21:33

Maeror a écrit:            « Bon, il n'y a pas de temps à perdre, il faut nous rendre au saloon.
            - Au saloon ? S'exclama Wayne, éberlué.
            - Je vais vous expliquer en chemin, mais en gros, on ne pourra jamais atteindre la Tour si l'on passe par la surface.
            - Mais que ...
            - Il faut passer par les souterrains, coupa Lexie. Le terrain est trop dégagé autour de la Tour pour y aller sans se faire repérer ... et sans devenir une cible mouvante. »
            Cora, qui paraissait pleine de joie et d'énergie quelques instants auparavant était désormais au moins aussi pâle que le vieil homme.
            « Pas les souterrains, Lexie. C'est dangereux là-bas, il fait tout noir.
            - Je sais, Cora, mais tout se passera bien, je te le promets. »
            T'as pas l'air aussi sûr que ça, mon vieux, songea sinistrement Wayne. L'idée de se retrouver dans des souterrains l'emplissait d'un sentiment irréel. Jamais il ne se serait douté que de tels passages existaient ici, (un point serait mieux ici) au Tertre Noir ils étaient légion, mais dans une aussi petite ville ...
            Il avait pensé que les souterrains en question n'en avaient que le nom, qu'il s'agissait en fait de quelconques passages dérobés, mais la petite fille lui avait fait revoir son jugement. Non, ils allaient bien aller (allaient aller? Tu peux pas changer un verbe?) sous terre.
            « Et pourquoi le saloon ? Demanda-t-il.
            - L'entrée la plus proche s'y trouve, tout simplement. Regardez. »
            Il s'agenouilla dans la poussière et traça avec ses doigts un dessin sommaire : une longue ligne coupée à angle droit par deux autres traits, plus ou moins droits.
            « Ca, dit-il, c'est Jonction Nordique. Enfin, les rues. »
            Il dessina alors une croix, un rond, un triangle et un carré à différents endroits du plan improvisé.

            « Bon, nous nous sommes là, dit-il en montrant du doigt la croix. Le rond, c'est l'armurerie ... avec ce qui va avec. » Il lança un rapide coup d'œil à Wayne, puis rapporta son attention sur la plan.
            « Le triangle, c'est le saloon, et le carré, c'est la Tour. »
            Il observa la réaction de ses deux compagnons. Cora regardait le bout de ses sandales, et Wayne contractait puis décontractait ses mâchoires.
            « Hors de question d'aller au saloon ...
            - Ne me dites pas que vous avez peur de la musique ! S'exclama Lexie en riant. Allons bon, vous n'êtes plus un enfant. »
            Mais Wayne ne fut pas dupe, le rire de Lexie sonnait faux, et sa réponse avait été trop rapide pour qu'il s'agisse d'une coïncidence. Le vieil homme aussi était mort de peur.
            « Ecoutez, je parle en connaissance de cause, j'ai travaillé pendant des années à la Tour. Il y a bien une vingtaine de mètres totalement vide autours !
            - Vide ?
            - Oui enfin, il n'y a rien, aucun bâtiment, juste du sable et des cailloux. De plus la Tour se trouve en haut de la colline, et cette zone de vide est en pente. Du coup, dès que nous commencerons l'ascension de la colline, nous serons ralentit (ralentis), et sans la moindre protection.
            - Et ... N'y a t-il pas d'autre entrée que le saloon (soit une autre, soit d'autres entrées)?
            - Si, il en existe quatre. Mais la plus proche, comme je vous l'ai dit, est dans le saloon.
            - Mais si nous nous dépêchons ...
            - Voulez-vous prendre le risque d'être capturé par les trois paumés parce que vous n'avez pas eu assez de courage pour entrer dans le saloon ? Explosa le prêtre.
            - Les trois paumés ? » Demanda Cora en fronçant les sourcils. Les deux autres l'ignorèrent.
            « Et la musique hein ? Et les coups de feu ! S'exclama Wayne, sentant la colère rejaillir. Le prêtre était décidément trop borné à son goût.
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            La puissante envie de tordre le cou du vieil homme survint soudainement dans le cœur de Wayne. Ce qui le rendait encore plus en colère était le fait de savoir que Lexie avait raison, qu'ils n'avaient pas le choix. Une nuque qui se brise, un doux son à l'oreille.
            Une petite voix le tira de sa rêverie morbide :
            « Si vous continuez à vous disputer comme ça, j'irais toute seule moi. »
            Elle ne semblait pas avoir envie de mettre en œuvre ses paroles, mais l'éclat de ses yeux disait qu'elle n'en ferait pas moins.
            « C'est la seule solution » Murmura Lexie, apparemment redevenu calme. Wayne soupira en tapotant de ses doigts la crosse de son colt. Ils étaient restés trop longtemps ici, les joyeux résidents de Flingues & Souvenirs n'allaient pas tarder à se lancer à leur poursuite, il en était certain. Sentant sa colère s'en aller doucement, il hocha la tête sans regarder Lexie.
            « Bon, dit celui-ci, en route. »
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Sam 6 Déc 2008 - 21:35

Tu as carrément décidé de changer l'histoire?! Ben c'est pas mal du tout.
T'as trouvé le moyen d'échapper à la description de la ville! lol!
Cette version me plaît assez, c'est un rebondissement de plus, et ça me fait attendre impatiemment la suite!
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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Sam 6 Déc 2008 - 21:40

Merci Very Happy

Tu as carrément décidé de changer l'histoire?!
Oui, et l'idée m'est venu en lisant ton texte, va savoir pourquoi ^^


Je prends en note la correction Wink
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Sam 6 Déc 2008 - 22:01

Ben ravie de voir que je t'inspire, même si je ne vois pas vraiment de rapport^^
J'attends la suite!
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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Dim 7 Déc 2008 - 12:08

Voici la suite, passage de description obligatoire. J'espère que ce sera mieux que l'autre fois, en tout cas moi j'aime déjà mieux.


            Ils partirent vers le nord, vers l'étable. Celle-ci était composée d'une quinzaine de box surmonté par une longue toiture pentue. L'odeur des chevaux était forte ici, odeur que Wayne aimait depuis toujours, mais ici elle lui fit plisser le nez. Tout semblait corrompu dans cette région de mort.
            Les trois compagnons contournèrent le long établissement par la gauche, s'éloignant encore un peu plus de la ville. Le bâtiment était fait dans un bois plus classique que celui, très sombre, qui composait la maison de l'alchimiste. Quelques rares plantes, grillées par le soleil, tentaient de pousser ça et là, sur cette terre rocailleuse. Ils passèrent à côté d'une brouette remplie d'un liquide noirâtre sentant fortement la pourriture, de nombreuses mouches voletaient au dessus, se posant parfois sur les rebords rouillées de la brouette. Les deux hommes et la petite fille passèrent à côté sans échanger un mot. Il valait mieux ne pas savoir certaines choses si l'on voulait ne pas rendre le dernier repas.
            Ils arrivèrent dans une petite cours, très similaire à celle de Flingues & Souvenirs, mis à part la pompe. Sur leur droite, une vieille bâtisse décrépit les cachaient de la rue, juste de l'autre côté. De nombreux bâtiment du même type se succédaient, toute longeant l'artère principale de la ville. Les mêmes petites arrières cours, pleines de vide, accompagnaient ces maisons anonymes.
            A plusieurs centaines de mètres devant eux, la ligne formée par les gourbis obliquait vers l'ouest, formant un angle droit.
            La seconde rue se trouve de l'autre côté de ces bâtiments, songea Wayne en se souvenant du plan sommaire dessiné par Lexie.
            Et dans cette rue, le saloon. Pensa-t-il avec un frisson.
            Comme lisant dans ses pensées, le prêtre prit la parole.
            « Une fois que nous aurons atteint les maisons, là ba, il nous faudra retourner dans la rue. Il n'y aura plus que quelques mètres à faire avant de rentrer dans le saloon. Le seul moment risqué sera quand il faudra traverser la rue principale. » Il se tourna vers Wayne.
            « Nous sommes du mauvais côté de la ville, si vous vous souvenez bien du plan.
            - En quoi se serait risqué Lex, demanda Cora, l'air troublée.
            - Rien de bien important, allez, allons y. » S'empressa-t-il de répondre. Sur ce, il se remit en marche, Cora quant à elle lança un regard interrogateur à Wayne.
            « Le cauchemar, souviens toi notre pacte. Le cauchemar. »


Pour l'inspiration en lisant ton texte, j'avou que je ne sais pas trop non plus comment ça m'est venu à l'esprit^^
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Dim 7 Déc 2008 - 17:51

Maeror a écrit:
            Ils partirent vers le nord, vers l'étable. Celle-ci était composée d'une quinzaine de box surmontés par une longue toiture pentue. L'odeur des chevaux était forte ici, odeur que Wayne aimait depuis toujours, mais ici ("là" plutôt, pour éviter la répétition) elle lui fit plisser le nez. Tout semblait corrompu dans cette région de mort.
            Les trois compagnons contournèrent le long établissement par la gauche, s'éloignant encore un peu plus de la ville. Le bâtiment était fait dans un bois plus classique que celui, très sombre, qui composait la maison de l'alchimiste. Quelques rares plantes, grillées par le soleil, tentaient de pousser ça et là, sur cette terre rocailleuse. Ils passèrent à côté d'une brouette remplie d'un liquide noirâtre sentant fortement la pourriture, de nombreuses mouches voletaient au-dessus, se posant parfois sur les rebords rouillées de la brouette. Les deux hommes et la petite fille passèrent à côté sans échanger un mot. Il valait mieux ne pas savoir certaines choses si l'on voulait ne pas rendre (si l'on ne voulait pas rendre, c'est mieux) le (son) dernier repas.
            Ils arrivèrent dans une petite cours, très similaire à celle de Flingues & Souvenirs, mis à part la pompe. Sur leur droite, une vieille bâtisse décrépit (décrépite) les cachaient de la rue, juste de l'autre côté. De nombreux bâtiments du même type se succédaient, toute (tous) longeant l'artère principale de la ville. Les mêmes petites arrières cours, pleines de vide, accompagnaient ces maisons anonymes.
            A plusieurs centaines de mètres devant eux, la ligne formée par les gourbis obliquait vers l'ouest, formant un angle droit.
            La seconde rue se trouve de l'autre côté de ces bâtiments, songea Wayne en se souvenant du plan sommaire dessiné par Lexie.
            Et dans cette rue, le saloon. Pensa-t-il avec un frisson.
            Comme lisant dans ses pensées, le prêtre prit la parole.
            « Une fois que nous aurons atteint les maisons, là-bas , il nous faudra retourner dans la rue. Il n'y aura plus que quelques mètres à faire avant de rentrer dans le saloon. Le seul moment risqué sera quand il faudra traverser la rue principale. » Il se tourna vers Wayne.
            « Nous sommes du mauvais côté de la ville, si vous vous souvenez bien du plan.
            - En quoi se serait (sera) risqué Lex, demanda Cora, l'air troublée.
            - Rien de bien important, allez, allons-y (ça fait répétition du verbe aller). » S'empressa-t-il de répondre. Sur ce, il se remit en marche, Cora quant à elle lança un regard interrogateur à Wayne.
            « Le cauchemar, souviens toi notre pacte. Le cauchemar. »
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Dim 7 Déc 2008 - 17:52

Ben c'est beaucoup mieux! Faut dire que ton shéma a bien aidé! lol!
J'attends la suite avec impatience!!!
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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Dim 7 Déc 2008 - 18:02

Oui je crois aussi ^^
Merci beaucoup pour la correction Wink

Voici la suite (encore une fois, si je vais trop vite, hésite pas à me le dire Wink ):


            Ils marchèrent ainsi pendant de longues minutes, traversant les arrières cours mal entretenues en longeant les bâtiments, presque en ruine pour certains. Les gourbis étaient pour la plupart collés aux autres, mais il y avait parfois d'étroit passage entre deux d'entre eux. A chaque fois qu'ils passaient devant ces passages, menant directement sur la rue principale, ils pressaient le pas en silence. Cora ne comprenait pas leur manège, mais elle ne posa aucune question.
            Souviens toi notre pacte, lui avait dit Wayne, et elle s'en était souvenue.
            « Alors Lexie, commença-t-elle, qu'avais- tu de si génial à montrer à Wayne ?
            - C'est pas le moment, Cora. » Grommela le prêtre.
            La petite fille gloussa de satisfaction devant ce qu'elle considéra comme une victoire, contente d'avoir le dernier mot. Elle aimait bien le vieil homme - il était froid, mais bon – ce qui ne l'empêchait pas de détester que quelqu'un la prenne pour une idiote.
            Ils approchaient désormais de la seconde rue, ils y seraient dans quelques instants.
            Elle escalada tant bien que mal une barrière de bois pleine d'écharde et elle serai sûrement tombée si Wayne ne l'avait pas retenue à temps. Cora le remercia par un grand sourire, et c'est à ce moment que la musique reprit.

J'suis la môme kaléidoscope
J'avais des robes à 200 sacs
Et c'était pas dans le viandox
Qu'on pouvait m'voir planquer mon trac
J'en ai connu des gigolos
Qu'en pinçaient maxi pour mes miches
Qui m'offraient la vie de château
Et le foie gras dans mes sandwiches
Mais les pavots se sont flétris
Dans les champs du dernier salut
On m'a reléguée dans la nuit
Au milieu des vieux tas d'invendus



            « Merde ! Souffla Wayne en pâlissant. Manquait plus que ça ! »

            A quelques centaines de mètres de là, deux hommes se réveillèrent en sursaut. L'un s'était endormit sur un double lit, l'autre à même le plancher.
Et tout près d'eux, un autre rampait avec difficulté vers une porte bien, très bien, dissimulée dans un mur.

            Wayne attrapa Cora par les aisselles et la plaqua contre son torse.
            « C'est pas le moment de trainer mon père ! »
            Les deux hommes se mirent à courir. Ils franchirent ainsi les derniers mètres qui les séparaient des maisons, devant eux. Ils traversèrent rapidement un passage obscur entre deux bâtiments et se retrouvèrent dans la rue. Immédiatement, Lexie tourna à droite, vers l'intersection des deux rues, Wayne et Cora sur les talons.

            « Mais dépêche toi vieux débris ! » S'exclama Bill en ouvrant la porte donnant sur l'escalier. Dean ne répondit pas, il l'avait déjà rejoint. Ils dévalèrent l'escalier quatre à quatre et ouvrir la porte à la volée.
            Il y eu une détonation et Bill sentit un liquide chaud couler dans son coup. Instinctivement, il se jeta au sol, sans lâcher sa winchester. Dean avait hurlé.
            Une autre explosion retentit et Bill sentit des copaux de bois lui tomber sur le dos.
            In extremis, eut-il le temps de penser.
            Il regarda enfin devant lui, dans la direction d'où provenaient les coups de feu.
            Les sales types d'en face !
            Mais non, un homme était couché au sol, à une dizaine de mètres de lui.
            Jonas !
            Sur le coup de la surprise, il perdit toute combativité. Le jeune homme avait le visage recouvert de sang, ses cheveux semblaient gluant au possible, collés ensemble par un mélange de sang coagulé, de sueur, et d'une humeur rosâtre. Ses yeux étaient exorbités, ses lèvres retroussées, et de la bave coulait sur son menton. Mais le regard de Bill ne s'attarda pas sur ses détails, il s'intéressa plutôt au gros calibre qu'il tenait à deux mains, tendus à bout de bras.

            Lexie eut un petit cri de surprise et Wayne faillit lâcher Cora quand les coups de feu retentirent. Ils avaient presque atteint le carrefour. Ils s'arrêtèrent juste avant l'intersection et se plaquèrent contre le mur en bois de la maison faisant l'angle avec la rue principale et la rue dans laquelle ils se trouvaient. Wayne déposa Cora à terre – celle-ci avait les yeux écarquillés – et osa un coup d'œil dans l'artère principale de la ville.
            « Personne en vue. » Balbutia-t-il avec difficulté. Le fait d'avoir couru, mêlé à la peur rendait tout discussion difficile.
            Ils suaient à grosses gouttes, et sentait leur vessie pleine à craquer.


Désolé si ça coupe un peu brusquement, mais je n'ai pas encore écrit la suite ^^
Ah et désolé aussi si le texte est bourré de faute, je ne l'ai pas encore relut, je n'ai pas le temps là (aaaaah ! on est en train de m'arracher de ma chaise ! HELP !).


Dernière édition par Maeror le Dim 7 Déc 2008 - 19:12, édité 3 fois
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Re: Jonction Nordique

Message  kirlim le Dim 7 Déc 2008 - 18:12

Eyh eyh, j'ai commencé un peu ton roman, ça m'a l'air tout super sympa ça ^^
Bon en bref : je vais lire :p
Laisse moi jusqu'à demain environ :p (je vais le lire cette nuit je pense et je commenterais après Smile

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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Dim 7 Déc 2008 - 18:53

Merci et bon courage Kirlim ^^
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Dim 7 Déc 2008 - 19:41

Je lis et corrige demain là je suis démontée.
Bonne nuit!
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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Dim 7 Déc 2008 - 19:49

Pas de problème ^^"
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Re: Jonction Nordique

Message  Pacô le Dim 7 Déc 2008 - 20:39

Maeror a écrit:

Il s'approchait lentement de la marquise. Un froid terrible lui glaçait la peau, mais il n'en avait cure. Il se souvenait vaguement d'une époque où il n'aurait pu s'endormir à cause de la chaleur étouffante qui régnait la nuit, mais cette période de sa vie était révolue, et il n'avait pas sommeil.
Quelque chose de beaucoup plus excitant l'attendait.
Il lança un coup d'œil vers le magasin de mort, de l'autre côté de la rue. Il fut ravi de voir que les trois créatures qui y vivaient n'étaient pas visibles. Il aurait put les tuer, mais ça aurait été risqué. Ces créatures étaient armées. Non, une proie bien plus facile l'attendait. Une petite créature à peau bleue. Il l'avait vu courir dans tous les sens, près des box de l'étable. Elle tenait une sorte de bestiole dans les bras, mais il n'avait pas été dupe, cette bestiole n'était pas vivante. Ce n'était qu'un gros chiffon.
Bonne nuit, les enfants, songea son esprit torturé, sans trop en comprendre le sens. Son cerveau lui envoyait souvent ce genre de message, mais ils étaient toujours incompréhensibles. Et après tout, il ne s'y intéressait pas, seul l'instinct était important.
La ville était silencieuse, la musique entêtante ne s'élevait plus du saloon. Une bonne chose.
Il avait d'abord eu l'intention de s'y rendre, voir si une proie s'y trouvait. Mais il s'était montré plus intelligent que ses congénères, et avait décidé de ne pas y aller, bien qu'il eut pu y vivre l'extase. Il aurait pu s'agir d'un piège.
Il accéléra le pas. Il devait se dépêcher, les créatures fluorescentes n'allaient pas tarder à arriver.
Il devait faire vite. Il devait tuer.

Wayne traversa le fin corridor à grand pas. Il était désormais furieux.
Ce type appelle à l'aide, j'arrive, et maintenant il se comporte comme si je ne lui étais d'aucune utilité. Oui, bien, merci, au revoir.
Il ouvrit en grand la porte, et entra en trombe dans la pièce principale ... Pour se retrouver nez à nez avec un inconnu.
Il s'agissait d'un homme, brun, de taille moyenne, portant de fines lunettes, plutôt minces. Un homme tout ce qu'il y a de plus naturel en somme, mais il était couvert de sang. Les verres de ses lunettes étaient fissurés, et une substance rougeâtre et gluante était collée à son oreille gauche, comme une sorte d'horrible boucle d'oreille (répétition). Son visage n'était pas très expressif, mes ses yeux étaient exorbités. Il ne s'était visiblement pas attendu à faire une telle rencontre.
Heureusement pour Wayne, l'homme se trouvait de l'autre côté de la vitrine.
Celui-ci posa ses mains ensanglantées dessus, faisant apparaitre de larges taches sanguinolentes sur la devanture. Il se colla à la vitrine, aplatissant son nez (je doute que ce soit le mien ^^) contre la verrière.
Wayne était paralysé. Sa colère s'était envolée, il ne ressentait plus qu'une terrible peur mêlée de surprise. Il avait l'impression d'être hypnotisé par les yeux semi-morts de l'homme.
Oh merde ... Oh merde ...
Le fou se mit à sourire, dévoilant d'horribles chicots noirâtres, comme s'il lisait dans ses pensées. Il se redressa soudainement, leva ses bras ...
Oh merde ...
... puis les abattit avec une force incroyable, faisant trembler la vitrine et provoquant un terrible raffut. Wayne sursauta, tremblant de tous ses membres, il recula de quelques pas sans lâcher le fou du regard. L'homme inclina la tête sur le côté, eut un nouveau sourire, puis recommença l'opération. Voyant Wayne trembler de peur, il se mit à tambouriner violemment la marquise, chassant la poussière qui s'y était accumulée et l'éclaboussant de substances sanguinolentes.
Wayne tenta de dégainer son colt, mes ses membres étaient tout tremblants ("tremblaient" aussi). Ses doigts moites glissèrent sur la crosse en métal grossier. Le fou se mis à rire, un rire mauvais, mesquin.

Ils descendirent en trombe l'escalier, Jonas faillit même faire tomber Dean, mais celui-ci se rattrapa de justesse sur le dos de Bill, qui n'y prêta pas la moindre intention (attention). Un dingue avait retrouvé l'offrande avant eux. Mais ce dingue comptait le tuer. Bill portait une winchester, et les deux autres avaient récupéré en vitesse un colt chacun. Les trois hommes se ruèrent sur la vitrine de Flingues & Souvenirs. Hors de question de sortir, les papillons allaient bientôt arriver.

Lexie entra dans le couloir en courant, pistolet à la main. La porte, à l'autre extrémité, était grande ouverte. Il put voir Wayne dégainer son colt et le braquer vers la vitrine. De là où il était, le prêtre ne pouvait voir ce qu'il visait, mais il n'y avait pas beaucoup de possibilités différentes. Un fou. Les bruits sourds provoqués par l'homme – ou par une autre chose – qui était dehors l'avait sorti de sa torpeur, et ramené à la raison. Voyant Wayne armer tant bien que mal le chien de son six-coup, Lexie fit un « non » silencieux de la bouche tout en courant, sachant qu'il serait trop tard.

Wayne pressa la détente.
Une puissante détonation lui fit siffler les oreilles. Une épaisse fumée grise emplit son champ de vision. L'odeur de poudre était telle que ses yeux se remplirent de larmes. Le bruit qu'il avait souhaité entendre ne lui était pas arrivé jusqu'aux oreilles. Aucun bruit de verres brisés.
« Crétin ! » hurla quelqu'un sur sa gauche. Se retournant, il vit Lexie arriver en courant.
« Et les enchantements, hein ? » Il ne semblait plus du tout dans un autre monde, il était pleinement réveillé. Le vieil homme regarda par la marquise. Elle n'était pas brisée, mais un large impact de balle y était visible, se superposant avec le visage éberlué du fou, dehors. Son regard ne s'attarda pas sur l'homme, il repéra immédiatement Bill, Jonas et Dean à la vitrine du bâtiment d'en face.
« Bien joué, sombre crétin ! Vous avez rameuté (s'il ne parle qu'à Wayne, pas de pluriel, jsute le vouvoiement. S'il parle à Wayne et Lexie, il faut rajouter des "s" à "sombres" et "crétins" Wink) tous les dingos du coin ! »
Wayne n'en croyait pas ses yeux.
La vitrine ...
Sous ses yeux exorbités il vit les fines fissures rétrécirent petit à petit, disparaissant des extrémités vers le centre, là où la balle avait touché la vitre. La balle en question tomba sur le sombre plancher ("sur le plancher noir" ou qqchose comme ça) , complètement déformée. La marquise était désormais comme neuve.
« Ce bâtiment est ensorcelé ! Il est indestructible ! » Explosa Lexie.
« Et maintenant, regardez, en face ! Ne vous attardez pas sur ce pauvre homme ! Regardez, ceux qui sont vraiment dangereux, là ! Devant nous ! »
Dans le bâtiment d'en face, les trois hommes levèrent leurs armes. L'armurerie, elle, n'était pas enchantée.

« Non, attendez les mecs. Attendez. » Bill semblait réfléchir à toute allure. Il humidifia ses lèvres puis continua :
« Si on pète notre vitrine, les papillons pourront rentrer. »
Les deux autres se regardèrent nerveusement.
« La porte, dit Dean.
- Je ... Je l'ai barricadée hier, comme tu me l'as demandé Bill » balbutia Jonas.
Bill porta une main à son front.
« Ne suis-je donc entouré que d'idiots incapables (de réfléchir) (pas obligatoire) ? C'était juste pour faire peur au prêtre ! Pour qu'il veuille restez avec nous, en sécurité ! »
Il n'en courra pas moins vers la porte, rapidement suivit par les deux autres. Jonas avait cloué trois planches horizontalement sur la porte, empêchant toute ouverture.
« Mais quel con ! » maugréa Bill.
Il se mit à frapper les planches avec son fusil, tentant de les arracher au bois. Dean l'imita.
« Et ... Pourquoi ne pas aller à la fenêtre, si vous voulez tant tuer le fou qui est dehors ! Et puis de toute façon, c'est pas comme si ceux d'en face étaient nos frangins. » Jonas parlait d'une voix aiguë, visiblement près de s'effondrer en larmes. Bill se retourna soudainement, rouge de colère.
« Mais c'est simple non ? Si l'Offrande meurt, on ne sortira jamais d'ici !
- Mais ... ils sont armés !
- Tu as vu en compagnie de qui il est ? De Lexie ! Du prêtre ! Tu crois qu'un homme comme lui sait se servir d'une arme ? Et quand à l'Offrande, tu l'as vu tirer non ? Mais maintenant qu'il a raté sa cible, il hésitera à le faire quand sa vie sera en jeux, c'est à dire très bientôt, par peur de rater son coup une nouvelle fois. Oh et puis merde ! Pourquoi je t'explique tout ça, moi ? »
Il se retourna et se remit au travail, seulement Jonas reprit la parole, en balbutiant cette fois. Grand mal lui en prit.
« Mais ... Mais ... Et ... Et les fenêtres de l'étage ? »
Bill se retourna soudainement, et leva son fusil au-dessus de sa tête, faisant frôler le manche de l'arme au plafond.
« Je t'ai dit de la fermer ! » hurla t-il en faisant une courte pause entre chaque mot.
Et il abaissa violemment la crosse de sa winchester sur le crâne du jeune homme. Un craquement terrible se fit entendre et Jonas chuta sans un bruit, du sang dégoulinant abondamment sur son visage. Bill regarda son amis quelques secondes en respirant fortement, se demandant vaguement s'il l'avait tué, puis se retourna et reprit sa tache. Dean s'était contenté de regarder la scène d'un œil inquiet. Jamais plus il ne mettrait Bill en colère, décida t-il.
Bill se souvint rapidement de la veille, presque à la même heure. Il était dans la chambre de l'étage avec le prêtre, et il avait fermé les fenêtres avec force.
C'est pas le moment de leur dire qu'il est impossible de les rouvrir maintenant que j'ai brisé leurs verrous.

Le fou se remit à rire, offrant un large sourire à Lexie. Celui-ci l'ignora et se tourna vers Wayne.
« Tant qu'il est à l'extérieur, cet ... homme ne nous causera pas le moindre problème. Il ne peut pas briser la vitre »
L'intéressé frappa violemment la vitrine, comme pour tenter de contredire le prêtre.
« Et on fait quoi ? Il va bien falloir sortir à un moment ou un autre.
- Je crois que vos trois amis vont se charger de lui pour nous. » Répondit froidement Lexie.
Wayne regarda l'armurerie. Les trois hommes ne se trouvaient plus derrière la vitrine. Il rapporta son attention sur le vieil homme.
« Non, je ne crois pas. Je crois plutôt qu'ils ... » Il tourna vivement la tête, quelque chose bougeait au niveau de la porte d'entrée du magasin de Bill. Et il ne s'était pas trompé, il voyait la porte trembler, même d'ici. Il (un peu trop de Il) entendit le bois craquer, puis, la fameuse porte s'ouvrit à la volée, manquant de faire tomber Bill et Dean qui se trouvaient derrière.
Le fou se retourna vers eux pendant qu'ils levaient leurs armes. Bill et sa winchester, Dean et son six-coups. Le dément émit un étrange bruit de gorge, et Wayne crut voir ses oreilles se baisser. Il eut tout juste le temps de penser : Plus animal qu'homme, que Bill et Dean firent feu.
Le fou décolla de terre et fut violemment propulsé contre la vitrine de l'alchimiste dans un feu d'artifice sanguinolent. Il glissa à terre dans un horrible son de chiffon nettoyant du verre (j'vois ce que tu veux dire, mais c'est mal dit ^^), laissant de larges trainées de sang sur la marquise. Il gisait maintenant assis, le dos contre la vitrine et le menton sur le torse. De fins filets de sang coulaient à un rythme régulier de sa bouche.
Wayne trembla de tout son corps. Il avait déjà vu des hommes mourir, mais toujours de maladies ou de vieillesse. Là, c'était autre chose. Lexie quant à lui se contenta de regarder ailleurs. La mort, ça le connaissait. (ou "il la connaissait")
L'ancien prêtre reprit ses esprits autant qu'il le put et releva la tête. Ce qu'il vit lui donna un tel élan de rage qu'il n'en trembla que plus fort : les visages jaunes de Bill et Dean le regardait en souriant, l'air ravi. Heureux même, nullement agressif.
Jaunes ?
Wayne tourna brusquement la tête vers la gauche, tentant d'apercevoir la Tour de derrière la vitrine. Mais l'angle était tel qu'il ne put voir que les façades miteuses des autres bâtiments. D'étranges reflets jaunâtres se mouvaient rapidement sur les devantures. Il rapporta son attention vers l'armurerie et vit que Bill et Dean étaient rentrés, ils étaient désormais derrière la vitrine. Wayne put voir leurs visages souriants pendant quelques secondes avant que tout ne disparaisse dans un fourmillement de lumières jaunes, éblouissantes.
« Papillons » murmura Lexie.

J'aime, j'aime, j'aime... Sérieusement, tu n'as jamais pensé à la faire éditer celui là? Sérieusement? Vraiment sérieusement? Il faut absolument que tu le montres au moins à un éditeur. Si tu veux, je t'aide ^^'. Mais j'aime beaucoup !

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Re: Jonction Nordique

Message  kirlim le Lun 8 Déc 2008 - 1:16

...
ça... ça tue !
C'est trop trop trop génial, je trouve pas les mots >o<
Ton scénario est très chouette, bien écrit, tu suis un très bon rythme, c'est.... Waow Oo
Nan mais sérieusement, heureusement qu'il n'y a pas la suite parce que sinon je ne me serais pas arrêté avant d'avoir lu le tout...
Encore une fois, je dis : Waw ><
Sinon, ayant tout lu d'un coup, je peux t'affirmer qu'il ne manque pas non paire lus d'action. Elle est au contraire plutôt bien répartie je trouve =ç=
En somme, mis à part quelques fautes d'orthographes.. c'est vraiment perfect Very Happy

encore bravo, du up, du up :p

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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Lun 8 Déc 2008 - 11:04

Merci beaucoups ! Vos commentaires mes font très plaisir Very Happy

son de chiffon nettoyant du verre (j'vois ce que tu veux dire, mais c'est mal dit ^^),
Oui je suis du même avis, mais je vois pas comment rendre ça mieux ^^

Bleu : répétitions

J'aime, j'aime, j'aime... Sérieusement, tu n'as jamais pensé à la faire éditer celui là? Sérieusement? Vraiment sérieusement?
Que c'est grisant, cette petite correction clown
Le truc c'est que ça me paraître vraiment court : je suis environ à la moitié du texte, donc il devrait y avoir en tout environ 60 - 70 pages OpenOffice. Je ne sais pas ce que ça donne en poche, mais ça ne doit pas être énorme. Et l'histoire me semble un peu légère :s
Mais de toute façon, je verrai une fois que je l'aurai terminé. Si ça vous plait toujours autant à la fin, peut être tenterai-je ma chance Wink
En ce moment je me demande si je ne devrai pas faire lire ce que j'écris à mon prof de français, j'ai vu que ça se faisait pas mal. Je pense qu'il pourrait m'être d'une grande aide, mais l'ennui c'est que je ne l'aime absolument pas >.< ... et c'est réciproque.


par Kirlim le Lun 8 Déc - 2:16
Wow ... lire mon texte jusqu'à deux heures du mat, c'est quelque chose ^^ Merci beaucoups Very Happy
En tout cas ça me fait très plaisir de voir que ça t'as plu ! Et je suis aussi content de voir qu'il n'y a pas un manque d'action Very Happy
Vraiment, merci à toi de m'avoir lu, je ne m'attendais vraiment pas à une telle lecture ! Merci Very Happy
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Re: Jonction Nordique

Message  kirlim le Lun 8 Déc 2008 - 15:45

Au niveau de ton texte, j'hésite à le dire mais je trouve peut-être qu'en effet, il mériterait peut-être d'être un peu étoffé.
70 pages, c'est pas choquant du tout pour un livre, et de grands auteurs ont déjà fait beaucoup moins. Mais plus encore, ce qui m'a dérangé, c'est que, même si on adore ça et que ça le fait trop bien, tu enchaînes les actions unes à unes... Il n'y a pas de passages inutiles et ça, ça me fait bizarre.
Je veux dire, quand je lis un roman, très souvent, il va y avoir un passage ou monsieur X va recevoir une lettre de monsieur Y, cette lettre permettra de montrer que monsieur X n'aime pas monsieur Y dans une description complète des sentiments qui sont déversés dans la lettre. Par la suite, on entendra plus jamais parler de monsieur Y, juste de la vie de monsieur X (ou l'inverse) mais le texte a été étoffé...
Enfin bon, pour être plus clair, je me dis que ce serait moins bien d'ajouter ce que je te demande d'ajouter mais que ça rendrait peut-être le texte un peu plus... pour adultes. Et je me dis que si tu laisses comme ça, le texte est super, mais plus destiné à des enfants (au niveau de la forme, pas du contenu).
Ou sinon des descriptions peut-être, quelques flashbacks sur sa vie avant qu'il n'arrive à Jonction Nordique, des informations sur le personnage, sur sa famille inclues un peu partout dans le texte....
Mais je répète que si tu fais ça, le texte deviendra plus lourd et d'un autre style.
Donc bon, juste pour dire que j'ai moi aussi un peu pensé au fait que ton texte soit un peu court, mais bon... je ne sais pas du tout comment y remédier sans détériorer ton texte...
Voilàà Smile

(-> Euuh... sinon, ne t'en fais pas, ce n'est pas la première fois que je suis debout à 2 heures du mat, et surtout, même sans ton texte, je me serais couché à la même heure ^^ n'empêche que ton texte était une véritable partie de plaisir hier Very Happy Et si ça peut te rassurer d'autant plus, c'est pas à 2 heures que je me suis couché ^^')


Dernière édition par Kirlim le Mar 9 Déc 2008 - 17:33, édité 1 fois

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Re: Jonction Nordique

Message  Maeror le Lun 8 Déc 2008 - 17:27

Oui je comprends très bien ce que tu veux dire Kirlim, et c'est sûrement ce qui manque à mon texte. C'est pour moi l'un des principaux défauts, mais vu l'avancement de l'histoire, je ne vais pas me mettre à intégrer tout un tas d'informations sur sa vie, peut être une ou deux infos mais pas plus.
Mais je tenterai de remédier à ce problème une fois le texte terminé, sans alourdir le texte, donc pas dès le départ (départ que je modifierai de toute façon, il est trop lourd à mon goùt).

mais plus destiné à des enfants
Tes enfants seront psychopathe Twisted Evil

(au niveau de la forme, pas du contenu)
Je me disais aussi ^^

le texte deviendra plus lourd et d'un autre style.
Sûrement, mais je crois pourtant que c'est un passage obligatoire si je souhaite me faire éditer.

En fait tout ça c'est ce que je voulais dire par :
Et l'histoire me semble un peu légère :s
Parce que du coup je suppose qu'il est plus dur de situer les personnages moralement.
En gros, elle manque de contenu (pas au niveau du présent, mais du passé).

Mais bon, pour le moment je vais uniquement m'occuper de la trame principale, elle me prend déjà assez de temps comme ça ^^
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Re: Jonction Nordique

Message  Marie D le Lun 8 Déc 2008 - 20:33

Maeror a écrit:
            Ils marchèrent ainsi pendant de longues minutes, traversant les arrières-cours mal entretenues en longeant les bâtiments, presque en ruine pour certains. Les gourbis étaient pour la plupart collés aux autres, mais il y avait parfois d'étroits passage entre deux d'entre eux (étrange, ça fait double répétition; "entre" ou "entre eux", c'est plus compréhensibles, même si c'est pas super joli; ou alors trouve une autre tournure). A chaque fois qu'ils passaient devant ces passages (passaient et passages, ça fait lourd), menant directement sur la rue principale, ils pressaient le pas en silence. Cora ne comprenait pas leur manège, mais elle ne posa aucune question.
            Souviens-toi de notre pacte, lui avait dit Wayne, et elle s'en était souvenue (encore répétition).
            « Alors Lexie, commença-t-elle, qu'avais- tu de si génial à montrer à Wayne ?
            - C'est pas le moment, Cora. » Grommela le prêtre.
            La petite fille gloussa de satisfaction devant ce qu'elle considéra comme une victoire, contente d'avoir le dernier mot. Elle aimait bien le vieil homme - il était froid, mais bon – ce qui ne l'empêchait pas de détester que quelqu'un la prenne pour une idiote.
            Ils approchaient désormais de la seconde rue, ils y seraient dans quelques instants.
            Elle escalada tant bien que mal une barrière de bois pleine d'échardes et elle serait sûrement tombée si Wayne ne l'avait pas retenue à temps. Cora le remercia par un grand sourire, et c'est à ce moment que la musique reprit.

J'suis la môme kaléidoscope
J'avais des robes à 200 sacs
Et c'était pas dans le viandox
Qu'on pouvait m'voir planquer mon trac
J'en ai connu des gigolos
Qu'en pinçaient maxi pour mes miches
Qui m'offraient la vie de château
Et le foie gras dans mes sandwiches
Mais les pavots se sont flétris
Dans les champs du dernier salut
On m'a reléguée dans la nuit
Au milieu des vieux tas d'invendus



            « Merde ! Souffla Wayne en pâlissant. Manquait plus que ça ! »

            A quelques centaines de mètres de là, deux hommes se réveillèrent en sursaut. L'un s'était endormit (endormi) sur un double lit, l'autre à même le plancher.
Et tout près d'eux, un autre rampait avec difficulté vers une porte bien, très bien, dissimulée (pourquoi une virgule?) dans un mur.

            Wayne attrapa Cora par les aisselles et la plaqua contre son torse.
            « C'est pas le moment de trainer (traîner) mon père ! »
            Les deux hommes se mirent à courir. Ils franchirent ainsi les derniers mètres qui les séparaient des maisons, devant eux. Ils traversèrent rapidement un passage obscur entre deux bâtiments et se retrouvèrent dans la rue. Immédiatement, Lexie tourna à droite, vers l'intersection des deux rues, Wayne et Cora sur les talons.

            « Mais dépêche-toi vieux débris ! » S'exclama Bill en ouvrant la porte donnant sur l'escalier. Dean ne répondit pas, il l'avait déjà rejoint. Ils dévalèrent l'escalier quatre à quatre et ouvrirent la porte à la volée.
            Il y eut une détonation et Bill sentit un liquide chaud couler dans son coup (cou). Instinctivement, il se jeta au sol, sans lâcher sa winchester. Dean avait hurlé.
            Une autre explosion retentit et Bill sentit des copaux de bois lui tomber sur le dos.
            In extremis, eut-il le temps de penser.
            Il regarda enfin devant lui, dans la direction d'où provenaient les coups de feu.
            Les sales types d'en face !
            Mais non, un homme était couché au sol, à une dizaine de mètres de lui.
            Jonas !
            Sur le coup de la surprise, il perdit toute combativité. Le jeune homme avait le visage recouvert de sang, ses cheveux semblaient gluants au possible, collés ensemble par un mélange de sang coagulé, de sueur, et d'une humeur rosâtre. Ses yeux étaient exorbités, ses lèvres retroussées, et de la bave coulait sur son menton. Mais le regard de Bill ne s'attarda pas sur ses (ces) détails, il s'intéressa plutôt au gros calibre qu'il tenait à deux mains, tendus à bout de bras (bizarre ce bout de phrase, c'est qui qui est tendu à bout de bras? En plus je crois bien que ça veut rien dire, tendu à bout de bras).

            Lexie eut (émit, c'est plus joli) un petit cri de surprise et Wayne faillit lâcher Cora quand les coups de feu retentirent. Ils avaient presque atteint le carrefour. Ils s'arrêtèrent juste avant l'intersection et se plaquèrent contre le mur en bois de la maison faisant l'angle avec la rue principale et la rue dans laquelle ils se trouvaient. Wayne déposa Cora à terre – celle-ci avait les yeux écarquillés – et osa un coup d'œil dans l'artère principale de la ville.
            « Personne en vue. » Balbutia-t-il avec difficulté. Le fait d'avoir couru, mêlé à la peur rendait tout discussion difficile.
            Ils suaient à grosses gouttes, et sentait leur vessie pleine à craquer.
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