Prélude à l'Aube - roman fantasy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Tsumïre le Mar 17 Mar 2009 - 9:24

Prélude à L'Aube

Pour ne pas manquer de politesse, je vous propose le prologue du premier tome de ma trilogie. Celui-ci est déjà terminé, relu et corrigé par Cocyclics. J'en suis à la rédaction du deuxième avant de passer tenter de contacter des maisons d'édition. Je vous le laisse mais je ne vous demande pas de bêta détaillée car ce n'est pas une nécessité.
Bonne lecture.

Prologue

« Veshala, Aîné des aînés, s’offrit au Néant. Alors il vit les lambeaux des Créations, avalés par le Vide, figés dans l’Oubli. Au milieu des ténèbres, là où les Mondes se déchirent, Veshala trouva l’âme rougeoyante du Juge et, pour notre salut, l’emprisonna dans son cœur.
Aussitôt, l’ultime fragment de notre monde tomba dans les abymes. Et L’Aube apporta avec la Terre, ses enfants et ses lois. Le cœur ardent de Veshala fut confié à la Mère. Que son sang le scelle à jamais.
Ainsi perdurera Azla.
Ainsi perdureront nos vies. »
Extrait de l'Aîné et du Cadet, verset 7
Vicord Del Shys


*
* *

Les chercheurs d’or arpentaient les berges balamiennes de La Pelée, fleuve aux multiples ramifications qui divisent les terres et les rendent marécageuses.
Bâtée en main, un jeune enfant raclait le fond du lit puis effectuait le même mouvement circulaire que son grand-père afin de dénicher quelques pépites. Il n’avait jamais eu de chance à ce jeu d'adulte et en imitait le geste uniquement par respect. En général, il se lassait très vite de se mouiller les bras de chemise ; la bâtée finissait abandonnée sur la berge et le gamin partait jouer aux alentours.
Mais, l’inespéré arriva ce jour-là lorsqu’il remarqua une petite pierre rouge au milieu du sable et, tout fier, le garçon s'en alla retrouver son grand-père pour la lui montrer.
— Grand’Pa ! Grand’Pa ! Regarde !
C’était assez inhabituel pour que l’homme cesse son travail et prenne le butin des mains de l’enfant. Le vieillard caressa la surface polie avec soin, fit rouler la pierre dans sa paume avec un air pensif puis il posa ses yeux sur son petit-fils, impatient d'entendre le verdict.
— Ce n’est ni de l’or, ni une pierre précieuse… ça ne se vendra pas, mon garçon.
— T’es sûr ? demanda l’enfant déçu.
— Certain. Fais en ce qu’il te plaît. Après tout, c’est ta trouvaille.
Ainsi la pierre fut échangée contre un bâton de réglisse dans une cabane au pied d’un chêne. Elle passa de main en main jusqu’à arriver dans celles d'un négoce, décidé à la vendre au meilleur prix à un joaillier dénommé Jenkis. Derrière le comptoir, l’artisan observa la pierre avec intérêt. Soudain la petite clochette de l'huis tinta deux fois. Un jeune homme pénétra dans la boutique et Monsieur Jenkis délaissa un instant le marchand pour accueillir son client :
— Bonjour monsieur Boerin, je suis à vous dans une minute, si vous le permettez ?
— Faîtes donc, je ne suis pas pressé, répondit le jeune homme.
Pour tuer le temps, celui-ci fit le tour de la pièce, détailla les orfèvreries en prêtant l'oreille à la discussion :
— Vous ne trouverez pas de plus beau rouge, dit le négoce.
Les lunettes rondes au bout du nez, Monsieur Jenkis tourna la pierre amarante à la lumière de la lampe.
— Ma foi, répondit l’artisan, je reconnais qu’elle est d’un bel éclat mais il ne s’agit pas d’une pierre précieuse et elle est trop brute pour un sertissage. Je ne pourrai pas en tirer grand-chose. Combien en voulez-vous ?
— Cent roués.
— Cent roués ? répéta le joaillier. C’est plus que ma boutique ! Par Gavehel, vous êtes fou ! Elle ne vaut même pas le quart !
— C’est un exemplaire unique, persista le négociant avec un large sourire, il a été trouvé dans la frontière du Walkland, dans le lit de la Pelée.
— Et alors ?
— Monsieur Jenkis, vous n’allez pas me faire croire que vous ne connaissez pas la légende…
— Éclairez-moi.
— La couronne de Satra… ça ne vous évoque rien ?
À ces mots, le client s’approcha des deux hommes et retira son chapeau pour mieux observer la pierre.
— Pardonnez mon indiscrétion mais vous pensez qu’il s’agit d’un de ses joyaux ?
— Monsieur Boerin, dit le joaillier, vous n’allez pas croire ce marchand de pacotille ? Des joyaux de Satra ! Qu’allez-vous encore inventer ? Soyez sérieux. Supposons qu’ils existent, rien que les regarder serait un blasphème, une entorse à l’Inquisition.
— Mais si c'était le cas, intervint le négociant, s’il s’agissait bien d’un des joyaux de Satra, cela n’aurait plus de prix. Imaginez un instant la porte des âmes au bout de vos doigts…
Monsieur Jenkis se retourna vers le négociant avec un air furieux :
— Que vous prêtiez attention à ce genre d’hérésie ne me concerne pas mais je vous préviens, je n’accepte pas que l’on évoque le malin dans ma boutique ! Je ne veux pas entendre parler de cette orfèvrerie dédiée au pouvoir des démons !
— Du calme, intervint le négociant en révisant son discours, inutile de vous énerver. Aucune chance que ce soit une de ces pierres légendaires mais elle n'en reste pas moins belle. Allez, je suis bon prince, je vous la fais à moitié prix.
— Je vois clair dans votre jeu ! Sortez immédiatement !
— Vous êtes sûr ? Reconsidérez ma…
— Dehors !
Le négociant attrapa son sac avant de claquer la porte de la boutique. À travers la vitrine, Monsieur Jenkis le regarda emprunter la ruelle puis prit une profonde inspiration pour recouvrer son calme. Il se tourna ensuite son client avec le masque du parfait commerçant et afficha un sourire sans ombre.
— Je suppose que vous venez pour la bague de fiançailles ? demanda-t-il. Je suis fier de cette pièce. Vous verrez, elle va plaire à votre dame… Monsieur Boerin, tout va bien ?
Le client resta interdit puis il sortit de la boutique :
— Gardez-la moi de côté ! s’écria-t-il. Je reviens !
Le jeune homme se précipita à la suite du négociant. Au-dessus d'eux, les aéronefs volaient avec assurance, rasant les murs de la tour d’Eelde. Boerin emprunta une ruelle adjacente à la boutique, courut jusqu'à un carrefour. Là, il faillit se jeter sous les roues d'un fiacre qui longeait une venelle pavée. Des enfants jouaient aux cerceaux et les guidaient avec habilité de façon à éviter ceux de leurs camarades. Certains parvenaient même à contourner les réverbères. Enfin, il rattrapa le négociant à un croisement et l’accosta brusquement.
— La… la pierre, ahana-t-il, vous la vendez toujours ?
— Mais bien sûr, monsieur, cent roués et elle est à vous.
— Vous l’aviez proposée moitié prix, grimaça Boerin.
— Voyons monsieur, dit-il avec un sourire particulier, vous savez bien qu’elle les vaut.
avatar
Tsumïre
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Nombre de messages : 44
Votre talent : Dessin
Points : 29
Date d'inscription : 04/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  kirlim le Mer 18 Mar 2009 - 16:47

J'aime beaucoup !
J'ai pas grand chose à dire si ce n'est que j'aime énormément la manière dont tu relates la progression de la pierre depuis sa découverte. Et qu'est-ce que c'est bien écrit !
Et au fait, tu as quel âge déjà ? O_o Parce que j'admire vraiment Smile

__________________________________
<br>

kirlim
Talent Divin
Talent Divin

Masculin Nombre de messages : 3190
Votre talent : Écriture
Points : 2761
Date d'inscription : 12/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Tsumïre le Mer 18 Mar 2009 - 17:00

J'ai quelques années de plus, en effet. Pour être exact, j'ai 23 ans.
Je te remercie de ton avis et de tes compliments. Ce n'est pas tous les jours que j'ai droit à autant de gentils mots.
avatar
Tsumïre
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Nombre de messages : 44
Votre talent : Dessin
Points : 29
Date d'inscription : 04/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  kirlim le Mer 18 Mar 2009 - 17:10

Vraiment, j'aime bien ^^ C'est sincère, tu ne manques absolument pas de vocabulaire en fait =)
Et puis même, ton texte est bien riche, tu as frôlé un cliché au début, lorsqu'il trouve la pierre mais non, ce n'est pas un œuf de dragon ou quelque chose d'intéressant, il la revend. Ce passage là, j'ai trouvé ça bien fort, je croyais qu'il la garderait et qu'elle deviendrait quelque chose de sensationnel qui lui confèrerait des pouvoirs sensationnels mais nan !
Vraiment j'aime bien ^_^

(J'ai le droit à une toute petite suite pour la forme ? *.*)
(je comprendrais que tu ne veuilles pas comme tu vas essayer de la publier mais après tout, pourquoi pas une page de plus ? ¤___¤'')

PS: Et pour ton âge, ça me rassure un peu, je me disais : 'waaw, mais c'est pas lui le nouveau membre qui a 12 ans là ? Nan quand même pas, ce serait atroce qu'il écrive aussi bien !' m'enfin ^^

__________________________________
<br>

kirlim
Talent Divin
Talent Divin

Masculin Nombre de messages : 3190
Votre talent : Écriture
Points : 2761
Date d'inscription : 12/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Tsumïre le Jeu 19 Mar 2009 - 9:45

Eh bien, contente de t'avoir surpris.
Pour la publication, je n'en suis pas encore là. Disons que je compte faire mes premiers envoies en automne de cette année, j'attends de finir le deuxième tome. Mais, d'ici là, je peux te donner un autre extrait. Ce n'est pas la suite du prologue, c'est situé au deuxième chapitre mais ça bouge plus, donc voilà, bonne lecture :

Pour info: A ce moment de l'histoire, Silaë est une adolescente, de quinze ans à peine.

Un lac entouré de joncs.
Le froissement des feuilles sous le vent.
Toujours cette brume dense et blanche.
« Quand viendras-tu à moi ? Avance au cœur de mon domaine… N’aie pas peur »
Un œil jaune, un œil bleu qui la fixaient encore.


Lorsque Silaë se réveilla en sursaut, le feu n’était plus que cendres. Elle maugréa : elle aurait espérée quitter la forêt avant la tombée de la nuit. En remarquant que l’aube se levait à peine, elle se détendit ; il valait mieux prendre la route au petit matin. C’était décidé : elle quittait cette maudite forêt qui lui susurrait de lugubres cauchemars.
En fait, elle craignait de se rendormir, hantée par les yeux vairons. L’étrange regard de ses délires nocturnes absorbait toutes ses pensées et la guettait à travers l’ombre. Elle s’arrêta, se retourna. Mais elle était seule.
Les herbes sauvages de l’autre côté du cours d’eau étaient plus denses. Des ronces s’entremêlaient, dardant leurs épines acérées sur la peau de ses mollets. Cette jungle s’épaississait et formait une barrière : si elle n’était pas impénétrable, elle en restait décourageante. Gênée par son sac, Silaë se fraya un chemin à coup de poignard ; la lame bleue aiguisée coupait les tiges sans mal. Plus elle s’enfonçait, plus les ronces semblaient gagner en hauteur si bien qu’elles finirent par dépasser la jeune fille. Celle-ci dut batailler contre les épines qui accrochaient ses cheveux et griffaient son visage. Les parterres d’orties attaquaient sa peau.
Je n’ai pas emprunté ce chemin la première fois…
Les herbes lui cachaient toute visibilité. Elle tenta de faire demi tour… mais le chemin qu’elle venait de tailler était déjà assailli, repris, réinvesti par les ronces. Le sifflement du vent ne rassura pas Silaë. Il était différent des apparitions de Vent Sombre, plus cruel.
L’obscurité était trop dense pour un matin. Ses bottes disparaissaient sous une brume épaisse qui rasait le sol. Soudain, elle entendit un craquement. Puis, un froissement. Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule : rien. L’air était glacé. Son cœur manqua un battement lorsqu’elle entendit un son rauque. Elle resta immobile, paralysée par la peur, elle écoutait, une main serrant sa poitrine, l’autre son poignard.
Silaë discerna avec peine deux yeux dissimulés dans le brouillard. Deux yeux vairons rivés sur elle, aussi froids que ceux de ses cauchemars. La chose était tapie dans les ronces, prête à bondir. Silaë s’élança dans la direction opposée. Peu importaient les éraflures. Elle refusait de ralentir, elle le sentait, elle le redoutait : le prédateur la talonnait.
La course de la jeune fille était désespérée. Elle repensa au cerf dévoré jusqu’au blanc des os. L’effroi la poussait en avant, plus vite qu’elle ne le pouvait. Soudain, elle discerna la démarcation d’une falaise, tenta de bifurquer mais trébucha sur une souche. D’une main, elle attrapa une ronce pour se retenir. Elle ne put contenir son élan, les épines arrachèrent sa paume. Roulée en boule, elle dévala la pente et heurta un tronc mort. Elle se redressa aussitôt. La barrière de ronces s’arrêtait en amont du dénivelé. Où se terrait le prédateur ?
Elle n’entendait rien mais la brume était plus dense. Sa peau arrachée la faisait souffrir. Sa dague ? Elle l’avait fait tombée. Paniquée, elle la chercha à tâtons et fut soulagée de la retrouver. Elle tourna le dos aux ronces et, au hasard, s’aventura dans le brouillard ; il était hors de question de retourner à l’endroit où se mouvait la chose.
Silaë ne distinguait que les contours diffus des arbres. L’atmosphère pesante sentait le moisi et le silence accentuait les battements de son cœur.
Tout à coup, elle remarqua un curieux phénomène au loin. Elle dut plisser les yeux pour voir ce qu’il en était. Des faisceaux bleus émergeaient du sol pour former une nappe lumineuse sous un voile de brume. Silaë, circonspecte, contempla les éclats étouffés avant de s’approcher des ondoiements envoûtants qui dessinaient des arabesques sur sa peau. À chaque pas, le mystère s’amplifiait.
Soudain, le grognement de la chose, plus violent, retentit. Il lui semblait que son haleine caressait déjà sa nuque. Silaë se retourna, frissonnante.
Son cœur fit un bond douloureux. Elle recula. La bête était là, tache sombre dissimulée dans le brouillard. Une peur viscérale étreignit la jeune fille. Le regard du prédateur luisait dans la pénombre. Son immobilité menaçante annonçait une mise à mort. L’œil jaune et l’œil bleu dévisageaient Silaë terrorisée. Le souvenir de ses rêves lui souleva le cœur. La jeune fille s’écarta de la chose, trébucha et s’écroula au sol, à la merci du prédateur. Les yeux vairons ne bougeaient pas. Qu’attendait-il pour l’attaquer ?
Ils restèrent face à face, muscles tendus puis il feula avec force. Persuadée de la charge imminente de l’animal, Silaë se précipita sur le sentier menant à la nappe lumineuse. Le prédateur la pistait à son rythme, la refoulait au plus profond du bosquet. Silaë ne pouvait compter sur aucune aide. Seule résonnait la cadence irrégulière de ses pas. Seules répondaient les palpitations affolées de sa poitrine. Encore quelques foulées jusqu’aux courbes lumineuses, juste quelques mètres…
Soudain, le rideau de brume s’évapora et Silaë reconnut le lac de ses songes. Elle n’y prêta pas attention, trop occupée par sa survie. Une cachette. Vite. Le prédateur ne daignait pas se montrer, elle balaya le lieu du regard.
L’onde inspirait une quiétude mystique et semblait aussi polie qu’un miroir de glace. On aurait put croire qu’une lune bleue dormait en son sein. Défiant la loi hivernale, les bouleaux s’abreuvaient de l’eau claire et portaient leurs frondaisons avec la fierté des grands pins. Des petites perles luminescentes s’échappaient du feuillage pour tournoyer dans l’atmosphère humide, avant de mourir à la surface du lac. La voûte céleste se nappait d’une obscurité sur laquelle se diluaient les courbes de douces Voies Lactées, si proches que Silaë croyait les caresser.
Une branche craqua à sa droite. Elle se retourna en serrant la garde de son arme de toutes ses forces. La bête était tapie dans la pénombre que déchiraient ses yeux diaboliques. Une patte velue, blanche comme la brume, sortit de l’obscurité. Le corps du traqueur se présenta devant elle : une panthère des neiges de taille impressionnant dont les courbes se dissimulaient derrière le voile de brouillard.
Ils s’observèrent. Des émotions contradictoires envahirent la jeune fille. La bête inspirait un mystérieux attrait, une emprise aussi terrifiante que merveilleuse. Les volutes de la brume dansaient sous la grâce de la silhouette, l’animal mystique s’imposait à la vue de Silaë. Elle ne se trouvait pas devant un simple fauve, elle fixait un vrai démon.
Soudain, le traqueur s’éclipsa dans la brume. Le cœur battant, la jeune fille opta pour une piètre position de défense. La cruauté du démon n’aurait pas de limite. Il lui fallait fuir, trouver une issue. C’était sa seule chance. Les joncs n’offraient aucun couvert et les arbres étaient trop éloignés pour songer s’y cacher. Non, elle se devait de faire face à ses pires cauchemars, à la hantise de tout homme. Elle devait affronter le démon.
La silhouette du fauve se glissa sur son côté gauche, ses griffes meurtrières lancées en avant. Surprise, Silaë les esquiva d’un saut. Cette facilité la dérouta. L’avait-il évité exprès? Elle plaqua son dos contre un rocher. Le démon s’était à nouveau dissipé dans la brume.
Où est-il ?
Un souffle chaud lui chatouilla le haut du crâne ; elle se retourna et leva les yeux vers le sommet du rocher. La bête y était perchée, son corps vibrant, ses sens décuplés par l’acte final de sa traque. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres noires pour découvrir de longs crocs blancs.
avatar
Tsumïre
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Nombre de messages : 44
Votre talent : Dessin
Points : 29
Date d'inscription : 04/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  B. le Jeu 19 Mar 2009 - 16:59

Je viens de lire le premier extrait. C'est vraiment très intéressant, écrit de façon très correcte. J'ai deux questions cependant: pourquoi tu écris "Monsieur Jenkins" avec une majuscule? C'est un homme important, un homme riche et que l'on doit vénérer? Parce que sinon, la majuscule n'a rien à faire là.
Ensuite, quand je lis ton texte, j'imagine un monde un peu ancien: chercheurs d'or, fiacres, cerceaux des enfants. Et tu rajoutes des aéronefs? C'est étrange, mais bon, c'est du fantasy, n'est-ce pas? Alors tu crées ce que tu veux, mais c'est déconcertant ici. En plus, comme tu n'en avais pas parlé avant la phrase où ils apparaissent, il vaut mieux écrire "des aéronefs", que "les aéronefs":
Au-dessus d'eux, des aéronefs volaient avec assurance
Le mot "assurance" ne convient pas vraiment pour qualifier le vol d'un appareil.

Je sais que tu ne voulais pas de bêta-lecture mais j'ai pas pu m'en empêcher Embarassed
Sinon, rien à dire sur le fond, l'idée est bonne et me donne envie de lire la suite.

B.
Talent Divin
Talent Divin

Féminin Nombre de messages : 4396
Votre talent : Écriture
Points : 4555
Date d'inscription : 23/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  kirlim le Jeu 19 Mar 2009 - 17:06

Sa dague ? Elle l’avait fait tombée.
Rooh !

Sinon, bah j'aime beaucoup ton style toujours Very Happy
Je ne sais pas si ça tient la route au niveau du scénario mais si c'est le cas, n'hésite pas pour les maisons d'éditions, fonce ! :p
Et autre petite chose, fait attention à 'elle', tu l'utilises et le réutilises sans cesse, et des fois, ça fait des répétitions pas toutes jolies...
Bah sinon, je suis avec toi ! Et j'ai bien envie de connaître le rapport avec la pierre du début... Rolling Eyes

Alla ! mici d'avoir mis un second extrait =)

__________________________________
<br>

kirlim
Talent Divin
Talent Divin

Masculin Nombre de messages : 3190
Votre talent : Écriture
Points : 2761
Date d'inscription : 12/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  B. le Jeu 19 Mar 2009 - 17:14

Tsumïre a écrit:Eh bien, contente de t'avoir surpris.
Pour la publication, je n'en suis pas encore là. Disons que je compte faire mes premiers envoies en automne de cette année, j'attends de finir le deuxième tome. Mais, d'ici là, je peux te donner un autre extrait. Ce n'est pas la suite du prologue, c'est situé au deuxième chapitre mais ça bouge plus, donc voilà, bonne lecture :

Pour info: A ce moment de l'histoire, Silaë est une adolescente, de quinze ans à peine.

Un lac entouré de joncs.
Le froissement des feuilles sous le vent.
Toujours cette brume dense et blanche.
« Quand viendras-tu à moi ? Avance au cœur de mon domaine… N’aie pas peur »
Un œil jaune, un œil bleu qui la fixaient encore.


Lorsque Silaë se réveilla en sursaut, le feu n’était plus que cendres. Elle maugréa : elle aurait espéré quitter la forêt avant la tombée de la nuit. En remarquant que l’aube se levait à peine, elle se détendit ; il valait mieux prendre la route au petit matin. C’était décidé : elle quittait cette maudite forêt qui lui sussurrait (j'aurais dit "insufflait") de lugubres cauchemars.
En fait, elle craignait de se rendormir, hantée par les yeux vairons. L’étrange regard de ses délires nocturnes absorbait toutes ses pensées et la guettait à travers l’ombre. Elle s’arrêta, se retourna. Mais elle était seule.
Les herbes sauvages de l’autre côté du cours d’eau étaient plus denses. Des ronces s’entremêlaient, dardant leurs épines acérées sur la peau de ses mollets. Cette jungle s’épaississait et formait une barrière : si elle n’était pas impénétrable, elle en restait décourageante. Gênée par son sac, Silaë se fraya un chemin à coup de poignard ; la lame bleue aiguisée coupait les tiges sans mal. Plus elle s’enfonçait, plus les ronces semblaient gagner en hauteur si bien qu’elles finirent par dépasser la jeune fille. Celle-ci dut batailler contre les épines qui accrochaient ses cheveux et griffaient son visage. Les parterres d’orties attaquaient sa peau.
Je n’ai pas emprunté ce chemin la première fois…
Les herbes lui cachaient toute visibilité. Elle tenta de faire demi tour… mais le chemin qu’elle venait de tailler était déjà assailli, repris >>> ce verbe me paraît en trop, ça alourdit réinvesti par les ronces. Le sifflement du vent ne rassurait pas Silaë. Il était différent des apparitions de Vent Sombre, plus cruel.
L’obscurité était trop dense pour un matin. Ses bottes disparaissaient sous une brume épaisse qui rasait le sol. Soudain, elle entendit un craquement. Puis, un froissement. Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule : rien. L’air était glacé. Son cœur manqua un battement lorsqu’elle entendit un son rauque. Elle resta immobile, paralysée par la peur, elle écoutait, une main serrant sa poitrine, l’autre son poignard.
Silaë discerna avec peine deux yeux dissimulés dans le brouillard. Deux yeux vairons rivés sur elle, aussi froids que ceux de ses cauchemars. La chose était tapie dans les ronces, prête à bondir. Silaë s’élança dans la direction opposée. Peu importaient les éraflures. Elle refusait de ralentir, elle le sentait, elle le redoutait : le prédateur la talonnait.
La course de la jeune fille était désespérée. Elle repensa au cerf dévoré jusqu’au blanc des os. L’effroi la poussait en avant, plus vite qu’elle ne le pouvait. Soudain, elle discerna la démarcation d’une falaise, tenta de bifurquer mais trébucha sur une souche. D’une main, elle attrapa une ronce pour se retenir. Elle ne put contenir son élan, les épines arrachèrent sa paume. Roulée en boule, elle dévala la pente et heurta un tronc mort. Elle se redressa aussitôt. La barrière de ronces s’arrêtait en amont du dénivelé. Où se terrait le prédateur ?
Elle n’entendait rien mais la brume était plus dense. Sa peau arrachée la faisait souffrir. Sa dague ? Elle l’avait laissée tombée. Paniquée, elle la chercha à tâtons et fut soulagée de la retrouver. Elle tourna le dos aux ronces et, au hasard, s’aventura dans le brouillard ; il était hors de question de retourner à l’endroit où se mouvait la chose.
Silaë ne distinguait que les contours diffus des arbres. L’atmosphère pesante sentait le moisi et le silence accentuait les battements de son cœur.
Tout à coup, elle remarqua un curieux phénomène au loin. Elle dut plisser les yeux pour voir ce qu’il en était. Des faisceaux bleus émergeaient du sol pour former une nappe lumineuse sous un voile de brume. Silaë, circonspecte, contempla les éclats étouffés avant de s’approcher des ondoiements envoûtants qui dessinaient des arabesques sur sa peau. À chaque pas, le mystère s’amplifiait.
Soudain, le grognement de la chose, plus violent, retentit. Il lui semblait que son haleine caressait déjà sa nuque. Silaë se retourna, frissonnante.
Son cœur fit un bond douloureux. Elle recula. La bête était là, tache sombre dissimulée dans le brouillard. Une peur viscérale étreignit la jeune fille. Le regard du prédateur luisait dans la pénombre. Son immobilité menaçante annonçait une mise à mort. L’œil jaune et l’œil bleu dévisageaient Silaë terrorisée. Le souvenir de ses rêves lui souleva le cœur. La jeune fille s’écarta de la chose, trébucha et s’écroula au sol, à la merci du prédateur. Les yeux vairons >>> je sais, ça ne va pas être facile, mais il te faut un synonyme de "vairon", trois répétitions déjà ne bougeaient pas. Qu’attendait-il pour l’attaquer ?
Ils restèrent face à face, muscles tendus puis il feula avec force. Persuadée de la charge imminente de l’animal, Silaë se précipita sur le sentier menant à la nappe lumineuse. Le prédateur la pistait à son rythme, la refoulait au plus profond du bosquet. Silaë ne pouvait compter sur aucune aide. Seule résonnait la cadence irrégulière de ses pas. Seules répondaient les palpitations affolées de sa poitrine. Encore quelques foulées jusqu’aux courbes lumineuses, juste quelques mètres…
Soudain, le rideau de brume s’évapora et Silaë reconnut le lac de ses songes. Elle n’y prêta pas attention, trop occupée par sa survie. Une cachette. Vite. Le prédateur ne daignait pas se montrer, elle balaya le lieu du regard.
L’onde inspirait une quiétude mystique et semblait aussi polie qu’un miroir de glace. On aurait put croire qu’une lune bleue dormait en son sein. Défiant la loi hivernale, les bouleaux s’abreuvaient de l’eau claire et portaient leurs frondaisons avec la fierté des grands pins. Des petites perles luminescentes s’échappaient du feuillage pour tournoyer dans l’atmosphère humide, avant de mourir à la surface du lac. La voûte céleste se nappait d’une obscurité sur laquelle se diluaient les courbes de douces Voies Lactées, si proches que Silaë croyait les caresser.
Une branche craqua à sa droite. Elle se retourna en serrant la garde de son arme de toutes ses forces. La bête était tapie dans la pénombre que déchiraient ses yeux diaboliques. Une patte velue, blanche comme la brume, sortit de l’obscurité. Le corps du traqueur se présenta devant elle : une panthère des neiges de taille impressionnante dont les courbes se dissimulaient derrière le voile de brouillard.
Ils s’observèrent. Des émotions contradictoires envahirent la jeune fille. La bête inspirait un mystérieux attrait, une emprise aussi terrifiante que merveilleuse. Les volutes de la brume dansaient sous la grâce de la silhouette, l’animal mystique s’imposait à la vue de Silaë. Elle ne se trouvait pas devant un simple fauve, elle fixait un vrai démon.
Soudain, le traqueur s’éclipsa dans la brume. Le cœur battant, la jeune fille opta pour une piètre position de défense. La cruauté du démon n’aurait pas de limite. Il lui fallait fuir, trouver une issue. C’était sa seule chance. Les joncs n’offraient aucun couvert et les arbres étaient trop éloignés pour songer s’y cacher. Non, elle se devait de faire face à ses pires cauchemars, à la hantise de tout homme. Elle devait affronter le démon.
La silhouette du fauve se glissa sur son côté gauche, ses griffes meurtrières lancées en avant. Surprise, Silaë les esquiva d’un saut. Cette facilité la dérouta. L’avait-il évité exprès? Elle plaqua son dos contre un rocher. Le démon s’était à nouveau dissipé dans la brume.
Où est-il ?
Un souffle chaud lui chatouilla le haut du crâne ; elle se retourna et leva les yeux vers le sommet du rocher. La bête y était perchée, son corps vibrant, ses sens décuplés par l’acte final de sa traque. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres noires pour découvrir de longs crocs blancs.

Waouh! C'est vraiment génial! Palpitant, angoissant, parfaitement écrit, riche en vocabulaire et en émotions! Mais pourquoi ne pas nous faire lire ch par ch? Parce que comme tu vois, il te reste quand même quelques fautes par ci par là. Je sais bien que dans l'optique d'une édition tu ne peux pas tout poster ici, mais tu pourrais nous permettre de lire ton histoire dans l'ordre...

B.
Talent Divin
Talent Divin

Féminin Nombre de messages : 4396
Votre talent : Écriture
Points : 4555
Date d'inscription : 23/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Tsumïre le Jeu 19 Mar 2009 - 17:29

Ah... merci beaucoup pour votre enthousiasme.

Je sais que mon texte n'est pas parfait, car je pense que la perfection est très subjective. Je ne vous ai pas soumis l'histoire chapitre par chapitre car je n'en ressens pas le besoin. En fait, je me doute qu'il reste quelques coquilles, mais comme je le disais plus tôt, je suis sous direction Cocyclics. Je ne sais pas si vous connaissez ce collectif mais j'ai soumis mon roman l'année dernière et depuis, je suis soutenue et corrigée par d'autres auteurs. Vous faîtes preuve de bonne volonté sur ce forum, et comme je ne veux pas profiter de votre temps alors que je suis déjà épaulée, je préfère ne pas m'étendre. D'autres jeunes auteurs ont besoin d'être conseillés Wink
En revanche, je vous ai proposé le premier extrait (puis le deuxième sous la demande de Krilim) parce que je trouve courtois de montrer un de ses textes lorsque l'on se prétend un minimum auteur.

Voilà.
Je suis très touchée par votre enthousiasme, ça me donne encore plus d'énergie pour rédiger le deuxième tome et finir la correction du premier mais je suis surtout venue pour donner, lorsque j'ai le temps, quelques petits conseils si je le peux, plus que vous embêter avec mes écrits.

Bon, après, j'ose un peu de publicité. Je ne sais pas encore où je vais aller avec ce deuxième essais de blog mais je pensais mettre un ou deux chapitres là bas donc si le coeur vous en dit, et que vraiment vous voulez en savoir plus, vous pouvez jeter un coup d'oeil par ici : Les Chimères de Tsu

Encore merci à vous.
avatar
Tsumïre
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Nombre de messages : 44
Votre talent : Dessin
Points : 29
Date d'inscription : 04/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  B. le Jeu 19 Mar 2009 - 17:34

Je te souhaite alors bonne chance pour une futur édition. Si ton livre est aussi riche en émotions et en qualité que ces 2 extraits, tu ne devrais pas avoir de mal à le faire paraître. Merci à toi de nous l'avoir fait lire, c'était un réel plaisir. Et voui, si tu as envie de corriger quelques uns d'entre nous, n'hésite pas surtout (moi par exemple... Wink )

Bonne continuation!

B.
Talent Divin
Talent Divin

Féminin Nombre de messages : 4396
Votre talent : Écriture
Points : 4555
Date d'inscription : 23/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  kirlim le Jeu 19 Mar 2009 - 18:21

Comme le dit Barbara, on est ravis d'avoir pu lire tes extraits Very Happy
Et puis tu nous tiens au courant si tu es publié hein ? ^_^

__________________________________
<br>

kirlim
Talent Divin
Talent Divin

Masculin Nombre de messages : 3190
Votre talent : Écriture
Points : 2761
Date d'inscription : 12/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Pacô le Sam 21 Mar 2009 - 9:45

Sinon, il y a le Publicator. Pas besoin de bêta lecture Wink.

Le démon, la panthère, ne serait-elle pas la même que dans tes dessins? Je dois avouer que l'œil jaune et l'autre bleu m'ont fait souvenir de cette jolie création.

Et ton monde se forme dans ma tête quand je te lis (un grand atout Smile). Les aéronefs ne me choquent pas outre mesure (au contraire, ils me font plaisir ^^). Et j'aime ta facilité d'énonciation.

Le dialogue entre le négociant et le joailler m'a beaucoup plu et à attisé ma curiosité... Je ne peux que attendre l'édition à présent Razz.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Tsumïre le Lun 23 Mar 2009 - 10:45

En effet Pacô, c'est bien une illustration de mon roman. L'héroïne, Silaë, est d'ailleurs la jeune femme aux cheveux blancs.

Merci pour vos encouragements et vos compliments.

Si publication il y a, je me ferai une joie de le crier par ici.
avatar
Tsumïre
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Nombre de messages : 44
Votre talent : Dessin
Points : 29
Date d'inscription : 04/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Pacô le Lun 23 Mar 2009 - 19:50

Et nous, on se fera une joie de l'acheter Wink.

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
Sénateur Nixon, bras droit de Terrae.

avatar
Pacô
Admin à la retraite

Masculin Nombre de messages : 16004
Age : 25
Localisation : Clermont-Ferrand
Emploi/loisirs : Etudiant
Votre talent : Écriture
Points : 12756
Date d'inscription : 07/08/2007

http://imperialdream.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  kirlim le Mar 24 Mar 2009 - 21:06

J'avoue que je serai probablement des acheteurs Smile

__________________________________
<br>

kirlim
Talent Divin
Talent Divin

Masculin Nombre de messages : 3190
Votre talent : Écriture
Points : 2761
Date d'inscription : 12/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Maeror le Mer 25 Mar 2009 - 16:37

J'ai le le premier extrait, et je n'ai pas à me plaindre, c'est très agréable à lire. C'est très "frais" !
Au départ j'avais l'impression que ça allait trop vite, puis j'ai compris en voyant la tournure des évènements =)
Bref, ça me plait bien tout ça, je lirai l'autre extrait bientôt Smile
avatar
Maeror
Talent Génial
Talent Génial

Masculin Nombre de messages : 670
Age : 25
Votre talent : Écriture
Points : 256
Date d'inscription : 04/11/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Tsumïre le Jeu 26 Mar 2009 - 16:31

Merci bien, pour ta lecture et ton avis.
avatar
Tsumïre
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Nombre de messages : 44
Votre talent : Dessin
Points : 29
Date d'inscription : 04/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Prélude à l'Aube - roman fantasy

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum